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SPOTS DE PREVENTION MALVEILLANTS, ÇA SUFFIT ! 
Argumentaire 
Sous le titre « le tabac tue 1 fumeur sur 2 », l’I.N.P.E.S. (Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé) a lancé le 26 septembre une campagne médiatique de prévention du tabagisme par la diffusion de spots radiophoniques et télévisuels mettant en scène une mère atteinte d’un cancer, en fin de vie, et faisant ses adieux à ses enfants pour le premier spot, et pour le deuxième un homme faisant ses adieux à sa femme après 17 ans de vie commune. Tout y est : Les lumières grises d’un hôpital, les couloirs lugubres, la pénombre, le trémolo dans la voix, le petit hoquet au souffle court subtilement joué et l’enrouement délicat de la fin d’une vie qui ne lutte plus vraiment. Tout est retranscrit dans cette campagne d’une manière particulièrement réaliste. L’objectif est annoncé clairement sur le site internet de l’I.N.P.E.S, il s’agit de: « déclencher une émotion auprès du spectateur et […] favoriser la prise de conscience et la mobilisation de tous »1. Cette campagne de prévention utilise des ressorts émotionnels, essentiellement négatifs, comme la peur et la culpabilité que peuvent ressentir indifféremment l’ensemble des spectateurs et auditeurs, fumeurs, non- fumeurs, malades, non-malades, homme, femmes, adultes, enfants... Cette campagne se veut ainsi à destination du public le plus large, comme en témoigne les médias ciblés ainsi que les heures de passage des spots (par exemple lors de la tranche horaire 7h-9h sur France Inter, avec plus de 5 Millions d’auditeurs)2. Si l’utilisation de la peur en prévention n’est pas « neuve » et ressort d’un long compagnonnage3, il convient pourtant de vivement réagir face à cette campagne. Elle constitue en effet le dernier avatar d’une utilisation massive et imposée des émotions négatives au sein des stratégies de communications en santé, inspirée du marketing, et ayant pour objectif de convaincre les individus à modifier leurs comportements. Le refus catégorique de ces stratégies utilisant la peur, la menace, la culpabilité est étayé par les travaux théoriques de chercheurs en sciences sociales, par les pratiques et l’expérience des professionnels du domaine de l’Education pour la santé, de même que sur une réflexion philosophique sur le « vivre ensemble ». 
1 Inpes.fr 
2 Source France Inter et Médiamétrie 
3 « La peur en prévention », Coord. P. Trefois, Question de santé, n° spécial, 2003
On note que l’INPES lui-même, dans le cadre des réflexions qui présidaient à son dixième anniversaire, fustigeait ce type de communication. Au cours de cet évènement, l’institut a rappelé que l’objectif des campagnes4 est de signifier l’engagement des pouvoirs publics et travailler sur les compétences psychosociales. Que leurs méthodes reposent sur 5 entre autre6 :  respecter le choix de chacun ;  ne pas inquiéter, pour éviter le rejet du message ;  ne pas stigmatiser (notamment les comportements individuels à risque), ne pas marginaliser, ne pas culpabiliser ;  ne pas imposer une norme sociale, par exemple en opposant des « bons » et des « mauvais » comportements ;  ne pas informer sur les risques sans proposer des solutions (moyens de prévention) ;  inciter à la réflexion, à la remise en question, pour amener les destinataires du message à construire une réflexion qui leur est propre et respecter leur autonomie, leurs croyances et leur responsabilité ; Ainsi, l’INPES, sous une pression qui reste à déterminer, contredit ses propres principes de communication pourtant étayés par de longues décennies d’études. Plus précisément, quatre arguments invalident et s’opposent à cette campagne médiatique sur le tabagisme : 
1. Dans une société utilisant massivement la mise en scène émotionnelle et le ton compassionnel du traitement de l’information dans les médias, quels que soient les sujets traités, guerre, emploi, souffrance sociale, immigration etc… nous pensons que ce type de spot médiatique participe d’un climat délétère renforçant le repli sur soi et le brouillage des enjeux réels, ici en termes de santé, la culpabilisation des individus, fumeurs ou non. L’usage des émotions négatives, à ce point mises en scène, s’inscrit dans une logique de contrôle social que nous n’acceptons pas, de même qu’il renforce cette injonction paradoxale permanente incitant à toujours plus de rationalité dans les actes, alors que l’émotion domine massivement l’espace médiatique et politique. 
2. L’objectif annoncé est incohérent : Il est, selon la présentation du spot faite sur le site internet de l’INPES, de « déclencher une émotion auprès du spectateur et […] favoriser la prise de conscience et la mobilisation de tous »7. Or ’émotion brute suscitée ne peux inciter à la réflexion critique, elle seule gage de prise de conscience. Comment réfléchir lorsqu’on est pris à la gorge tant par les sons que par les images ? De même, la « mobilisation de tous » requiert le réel débat citoyen et le partage d’enjeux communs au sein de la 
4 http://www.inpes.fr/campagne-communication/role-publicite.asp 
5 http://www.inpes.fr/campagne-communication/principes-sante-publique.asp 6 Les autres mesures préconiser sont;  tenir compte des inégalités d’accès à l’information, des inégalités sociales de santé, des codes culturels ;  soutenir et accompagner le changement, c'est-à-dire donner, autant que faire se peut, les moyens d’agir, de mettre les conseils en pratique, par exemple en renvoyant vers un dispositif d’aide à distance (tabac-info-service, drogue-info-service, sida-info- service…) ou vers un professionnel de santé ;  accompagner les campagnes grand public d’un volet pour les professionnels de santé ;  rapprocher la communication nationale de la réalité locale en donnant aux acteurs de terrain les moyens de se réapproprier les messages. L’Inpes prévient par exemple en amont les agences régionales de santé de toutes ses campagnes. 
7 Inpes.fr
société. . Mais ni le débat démocratique, ni la mobilisation collective ne peuvent avoir lieues sous le coup de l’émotion, mais bien au contraire dans l’échange de points de vue, dans des prises de paroles contradictoires et argumentées et des communautés d’intérêt. Loin de nier l’affect, il s’agit bien au contraire de la prendre en compte et de la faire vivre comme inhérente à la condition humaine, sans en faire le primat de toute action. Enfin, les mobilisations collectives sous le seul coup de l’émotion nous feront toujours craindre les foules imbéciles et aveugles (Le calme et les pratiques de régulation des violences et des déprédations au cours des manifestations en cours à Hong – Kong en est une illustration instantanée). 
3. Ce recours à l’émotion brute, sans l’avoir anticipée et sans pouvoir y échapper, contredit fondamentalement les fondements de l’éducation pour la santé et de la promotion de la santé : Le pari de l’intelligence collective, la confiance dans les capacités de tout à chacun à penser, réfléchir et poser des choix de vie faisant sens dans son parcours de vie et de santé, l’intérêt des dynamiques collectives comme espace et temps de constructions des individus. A contrario, les registres émotionnels et compassionnels ne participent assurément pas à autonomiser « les gens ». Qui s’est jamais senti « libre de penser» et « libre d’agir » alors qu’une vive émotion lui était imposée, ou qu’il était plongé dans l’angoisse ? L’éthique même des pratiques des professionnels travaillant à la promotion de la santé, mais aussi le principe hippocratique « primum non nocere » (« d’abord, ne pas nuire »), sont particulièrement mis à mal dans ce spot1. 
4. Enfin, en regard de ses effets pervers, l’utilisation sadique de la peur en prévention n’a aucune justification sur le plan de l’efficacité. Les revues scientifiques en sciences humaines, sociales et politiques regorgent de papiers argumentant de façon solide l’inefficacité de ces approches et ce, depuis des décennies2 : (1) la dissonance cognitive provoquée par ces messages, le caractère impensable, inconcevable des situations évoquées, suscitent la mise en place de mécanismes de rejet, non pas du comportement incriminé, mais du message tout entier, et de son émetteur perçu comme un persécuteur3 (2) plus les récepteurs du message sont en situation de vulnérabilité (économique, relationnelle, affective), plus ces menaces sont génératrices de souffrance, et moins ils sont en mesure d’y faire face, faute de ressources humaines et matérielles4 (3) la peur court-circuite toute mentalisation préalable à l’action, sidère les personnes et les paralyse5. Cela s’avère particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de dissuader des gestes ne comportant aucun danger à court terme mais procurant à leurs auteurs un plaisir immédiat6. Le comportement tabagique, qui répond à cette description, est donc particulièrement peu accessible à la peur. 
Ce pourquoi nous affirmons que les stratégies usitées dans cette campagne médiatique, relevant de stratégies de communication les plus éculées, délétères, non-éthiques, non-efficaces, contredisent ce que nous défendons dans des pratiques professionnelles étayées sur le plan théorique : Le renforcement de l’autonomie des personnes dans des dynamiques collectives en faveur de leur santé. Ce en quoi, par ailleurs, mais de la manière la plus vive, nous nous opposons de même fondamentalement aux intérêts de l’industrie du tabac.
1 HASTINGS G., STEAD M. & WEBB J. (2004) Fear appeals in social marketing : strategic and ethical reasons for concern. Psychology and Marketing, 21, 11. 
2 RUITER R.A., KESSELS L.T., PETERS G.J. & KOK G. (2014) Sixty years of fear appeal research : Current state of the evidence. International Journal of Psychology, 49, 2, 63-70 
3 TEN HOOR G., PETERS G.J., KALAGI J. et al. (2012) Reactions to threatening health messages. BMC Public Health, 12 : 1011. 
4 IVERSEN A.C. & KRAFT P. (2006) Does socio-economic status and health consciousness influence how women respond to health related messages in media ? Health Education Research Advance Access. 
5 O’NEILL S., NICHOLSON-COLE S. (2009) « Fear won’t do it ! » Science Communication, 30, 3. 
6 MOREL A., BOULANGER M., HERVE F., TONNELET G.(2001), Prévenir les toxicomanies, Paris, Dunod.

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  • 1. SPOTS DE PREVENTION MALVEILLANTS, ÇA SUFFIT ! Argumentaire Sous le titre « le tabac tue 1 fumeur sur 2 », l’I.N.P.E.S. (Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé) a lancé le 26 septembre une campagne médiatique de prévention du tabagisme par la diffusion de spots radiophoniques et télévisuels mettant en scène une mère atteinte d’un cancer, en fin de vie, et faisant ses adieux à ses enfants pour le premier spot, et pour le deuxième un homme faisant ses adieux à sa femme après 17 ans de vie commune. Tout y est : Les lumières grises d’un hôpital, les couloirs lugubres, la pénombre, le trémolo dans la voix, le petit hoquet au souffle court subtilement joué et l’enrouement délicat de la fin d’une vie qui ne lutte plus vraiment. Tout est retranscrit dans cette campagne d’une manière particulièrement réaliste. L’objectif est annoncé clairement sur le site internet de l’I.N.P.E.S, il s’agit de: « déclencher une émotion auprès du spectateur et […] favoriser la prise de conscience et la mobilisation de tous »1. Cette campagne de prévention utilise des ressorts émotionnels, essentiellement négatifs, comme la peur et la culpabilité que peuvent ressentir indifféremment l’ensemble des spectateurs et auditeurs, fumeurs, non- fumeurs, malades, non-malades, homme, femmes, adultes, enfants... Cette campagne se veut ainsi à destination du public le plus large, comme en témoigne les médias ciblés ainsi que les heures de passage des spots (par exemple lors de la tranche horaire 7h-9h sur France Inter, avec plus de 5 Millions d’auditeurs)2. Si l’utilisation de la peur en prévention n’est pas « neuve » et ressort d’un long compagnonnage3, il convient pourtant de vivement réagir face à cette campagne. Elle constitue en effet le dernier avatar d’une utilisation massive et imposée des émotions négatives au sein des stratégies de communications en santé, inspirée du marketing, et ayant pour objectif de convaincre les individus à modifier leurs comportements. Le refus catégorique de ces stratégies utilisant la peur, la menace, la culpabilité est étayé par les travaux théoriques de chercheurs en sciences sociales, par les pratiques et l’expérience des professionnels du domaine de l’Education pour la santé, de même que sur une réflexion philosophique sur le « vivre ensemble ». 1 Inpes.fr 2 Source France Inter et Médiamétrie 3 « La peur en prévention », Coord. P. Trefois, Question de santé, n° spécial, 2003
  • 2. On note que l’INPES lui-même, dans le cadre des réflexions qui présidaient à son dixième anniversaire, fustigeait ce type de communication. Au cours de cet évènement, l’institut a rappelé que l’objectif des campagnes4 est de signifier l’engagement des pouvoirs publics et travailler sur les compétences psychosociales. Que leurs méthodes reposent sur 5 entre autre6 :  respecter le choix de chacun ;  ne pas inquiéter, pour éviter le rejet du message ;  ne pas stigmatiser (notamment les comportements individuels à risque), ne pas marginaliser, ne pas culpabiliser ;  ne pas imposer une norme sociale, par exemple en opposant des « bons » et des « mauvais » comportements ;  ne pas informer sur les risques sans proposer des solutions (moyens de prévention) ;  inciter à la réflexion, à la remise en question, pour amener les destinataires du message à construire une réflexion qui leur est propre et respecter leur autonomie, leurs croyances et leur responsabilité ; Ainsi, l’INPES, sous une pression qui reste à déterminer, contredit ses propres principes de communication pourtant étayés par de longues décennies d’études. Plus précisément, quatre arguments invalident et s’opposent à cette campagne médiatique sur le tabagisme : 1. Dans une société utilisant massivement la mise en scène émotionnelle et le ton compassionnel du traitement de l’information dans les médias, quels que soient les sujets traités, guerre, emploi, souffrance sociale, immigration etc… nous pensons que ce type de spot médiatique participe d’un climat délétère renforçant le repli sur soi et le brouillage des enjeux réels, ici en termes de santé, la culpabilisation des individus, fumeurs ou non. L’usage des émotions négatives, à ce point mises en scène, s’inscrit dans une logique de contrôle social que nous n’acceptons pas, de même qu’il renforce cette injonction paradoxale permanente incitant à toujours plus de rationalité dans les actes, alors que l’émotion domine massivement l’espace médiatique et politique. 2. L’objectif annoncé est incohérent : Il est, selon la présentation du spot faite sur le site internet de l’INPES, de « déclencher une émotion auprès du spectateur et […] favoriser la prise de conscience et la mobilisation de tous »7. Or ’émotion brute suscitée ne peux inciter à la réflexion critique, elle seule gage de prise de conscience. Comment réfléchir lorsqu’on est pris à la gorge tant par les sons que par les images ? De même, la « mobilisation de tous » requiert le réel débat citoyen et le partage d’enjeux communs au sein de la 4 http://www.inpes.fr/campagne-communication/role-publicite.asp 5 http://www.inpes.fr/campagne-communication/principes-sante-publique.asp 6 Les autres mesures préconiser sont;  tenir compte des inégalités d’accès à l’information, des inégalités sociales de santé, des codes culturels ;  soutenir et accompagner le changement, c'est-à-dire donner, autant que faire se peut, les moyens d’agir, de mettre les conseils en pratique, par exemple en renvoyant vers un dispositif d’aide à distance (tabac-info-service, drogue-info-service, sida-info- service…) ou vers un professionnel de santé ;  accompagner les campagnes grand public d’un volet pour les professionnels de santé ;  rapprocher la communication nationale de la réalité locale en donnant aux acteurs de terrain les moyens de se réapproprier les messages. L’Inpes prévient par exemple en amont les agences régionales de santé de toutes ses campagnes. 7 Inpes.fr
  • 3. société. . Mais ni le débat démocratique, ni la mobilisation collective ne peuvent avoir lieues sous le coup de l’émotion, mais bien au contraire dans l’échange de points de vue, dans des prises de paroles contradictoires et argumentées et des communautés d’intérêt. Loin de nier l’affect, il s’agit bien au contraire de la prendre en compte et de la faire vivre comme inhérente à la condition humaine, sans en faire le primat de toute action. Enfin, les mobilisations collectives sous le seul coup de l’émotion nous feront toujours craindre les foules imbéciles et aveugles (Le calme et les pratiques de régulation des violences et des déprédations au cours des manifestations en cours à Hong – Kong en est une illustration instantanée). 3. Ce recours à l’émotion brute, sans l’avoir anticipée et sans pouvoir y échapper, contredit fondamentalement les fondements de l’éducation pour la santé et de la promotion de la santé : Le pari de l’intelligence collective, la confiance dans les capacités de tout à chacun à penser, réfléchir et poser des choix de vie faisant sens dans son parcours de vie et de santé, l’intérêt des dynamiques collectives comme espace et temps de constructions des individus. A contrario, les registres émotionnels et compassionnels ne participent assurément pas à autonomiser « les gens ». Qui s’est jamais senti « libre de penser» et « libre d’agir » alors qu’une vive émotion lui était imposée, ou qu’il était plongé dans l’angoisse ? L’éthique même des pratiques des professionnels travaillant à la promotion de la santé, mais aussi le principe hippocratique « primum non nocere » (« d’abord, ne pas nuire »), sont particulièrement mis à mal dans ce spot1. 4. Enfin, en regard de ses effets pervers, l’utilisation sadique de la peur en prévention n’a aucune justification sur le plan de l’efficacité. Les revues scientifiques en sciences humaines, sociales et politiques regorgent de papiers argumentant de façon solide l’inefficacité de ces approches et ce, depuis des décennies2 : (1) la dissonance cognitive provoquée par ces messages, le caractère impensable, inconcevable des situations évoquées, suscitent la mise en place de mécanismes de rejet, non pas du comportement incriminé, mais du message tout entier, et de son émetteur perçu comme un persécuteur3 (2) plus les récepteurs du message sont en situation de vulnérabilité (économique, relationnelle, affective), plus ces menaces sont génératrices de souffrance, et moins ils sont en mesure d’y faire face, faute de ressources humaines et matérielles4 (3) la peur court-circuite toute mentalisation préalable à l’action, sidère les personnes et les paralyse5. Cela s’avère particulièrement vrai lorsqu’il s’agit de dissuader des gestes ne comportant aucun danger à court terme mais procurant à leurs auteurs un plaisir immédiat6. Le comportement tabagique, qui répond à cette description, est donc particulièrement peu accessible à la peur. Ce pourquoi nous affirmons que les stratégies usitées dans cette campagne médiatique, relevant de stratégies de communication les plus éculées, délétères, non-éthiques, non-efficaces, contredisent ce que nous défendons dans des pratiques professionnelles étayées sur le plan théorique : Le renforcement de l’autonomie des personnes dans des dynamiques collectives en faveur de leur santé. Ce en quoi, par ailleurs, mais de la manière la plus vive, nous nous opposons de même fondamentalement aux intérêts de l’industrie du tabac.
  • 4. 1 HASTINGS G., STEAD M. & WEBB J. (2004) Fear appeals in social marketing : strategic and ethical reasons for concern. Psychology and Marketing, 21, 11. 2 RUITER R.A., KESSELS L.T., PETERS G.J. & KOK G. (2014) Sixty years of fear appeal research : Current state of the evidence. International Journal of Psychology, 49, 2, 63-70 3 TEN HOOR G., PETERS G.J., KALAGI J. et al. (2012) Reactions to threatening health messages. BMC Public Health, 12 : 1011. 4 IVERSEN A.C. & KRAFT P. (2006) Does socio-economic status and health consciousness influence how women respond to health related messages in media ? Health Education Research Advance Access. 5 O’NEILL S., NICHOLSON-COLE S. (2009) « Fear won’t do it ! » Science Communication, 30, 3. 6 MOREL A., BOULANGER M., HERVE F., TONNELET G.(2001), Prévenir les toxicomanies, Paris, Dunod.