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Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
2012-­‐2013 
1 
Partie 
3 
: 
Les 
indicateurs 
de 
prix 
CONCEPTS 
Inflation 
• Concept 
1 
: 
hausse 
instantanée 
des 
prix 
à 
la 
consommation 
(en 
glissement 
annuel) 
• Concept 
2 
: 
accélération 
généralisée, 
non 
maitrisée 
& 
auto-­‐entretenue 
(par 
les 
anticipations) 
de 
l’ensemble 
des 
prix 
è 
principe 
de 
contagion 
de 
la 
hausse 
des 
prix. 
o Généralisée 
: 
l’inflation 
n’est 
pas 
un 
phénomène 
ponctuel 
comme 
dans 
le 
concept 
1. 
o Non 
maitrisée 
: 
les 
politiques 
monétaires 
n’ont 
pas 
d’effet 
sur 
l’inflation 
dans 
ce 
cas-­‐ 
ci. 
Maitriser 
l’inflation 
grâce 
aux 
taux 
d’intérêt 
ne 
fonctionne 
que 
dans 
le 
cas 
d’une 
inflation 
de 
type 
économique, 
due 
à 
l’activité 
économique 
(pas 
si 
le 
prix 
du 
pétrole 
s’envole 
par 
exemple) 
o Auto-­‐entretenue 
: 
le 
fait 
d’anticiper 
ou 
de 
percevoir 
une 
hausse 
de 
l’inflation 
pour 
les 
ménages 
peut 
les 
pousser 
à 
réduire 
leur 
consommation 
è 
effet 
boule 
de 
neige 
• Il 
est 
sain 
pour 
un 
pays 
d’avoir 
un 
peu 
d’inflation, 
de 
l’ordre 
de 
2% 
(= 
missions 
BCE 
& 
Fed) 
• Trop 
d’inflation 
= 
très 
forte 
augmentation 
des 
prix 
è 
diminution 
du 
pouvoir 
d’achat 
des 
consommateurs 
parce 
que 
le 
salaire 
n’évolue 
pas 
d’office 
en 
fonction 
de 
l’inflation 
(sauf 
si 
indexation 
des 
salaires) 
• Butoirs 
structurels 
: 
globalisation, 
mondialisation, 
déréglementation 
o Globalisation 
: 
permet 
de 
diminuer 
l’inflation, 
import 
de 
produits 
à 
bas 
prix 
depuis 
la 
Chine, 
la 
Corée, 
etc. 
MAIS 
effet 
de 
rareté 
des 
matières 
premières 
possible 
: 
augmentation 
de 
l’inflation 
o Déréglementation 
: 
on 
peut 
produire 
ailleurs, 
moins 
cher, 
et 
donc 
vendre 
moins 
cher 
è 
diminution 
des 
prix 
et 
donc 
de 
l’inflation 
• Impacts 
: 
o Manque 
de 
visibilité 
et 
report 
de 
décisions 
économiques 
(ex 
: 
décision 
d’investir) 
o Réduction 
de 
l’horizon 
temporel 
des 
agents 
économiques 
o Distorsion 
entre 
la 
réalité 
économique 
et 
comptable 
o Augmentation 
de 
la 
volatilité 
du 
cycle 
économique 
o Augmentation 
de 
la 
prime 
de 
risque 
sur 
les 
actifs 
risqués 
o Indexation 
automatique 
des 
salaires 
(que 
au 
Luxembourg 
& 
en 
Belgique) 
: 
peut 
être 
un 
handicap 
de 
compétitivité 
pour 
les 
entreprises 
o Etc. 
è 
Mondialisation 
Ø Hausse 
des 
parts 
de 
marché 
des 
pays 
émergents 
Ø Délocalisation 
et 
menaces 
de 
délocalisation 
: 
Aujourd’hui 
on 
voit 
un 
mouvement 
de 
plus 
en 
plus 
important 
pour 
essayer 
de 
contrôler 
l’inflation 
parce 
qu’il 
y 
a 
des 
menaces 
de 
délocalisation 
par 
les 
entreprises 
si 
on 
ne 
réduit 
pas 
les 
salaires. 
Ø Climat 
général 
de 
concurrence 
è 
Déréglementation 
et 
ouverture 
des 
marchés 
è 
Ressources 
en 
main 
d’oeuvre 
toujours 
abondantes 
à 
l’échelle 
mondiale 
è 
Gains 
de 
productivité 
élevés 
(clairement 
anti-­‐inflationniste) 
: 
la 
productivité 
par 
tête 
progresse 
plus 
vite 
que 
le 
salaire 
réel 
par 
tête 
au 
niveau 
mondial 
è 
Caractère 
récessif 
de 
l’inflation 
Il 
y 
a 
un 
caractère 
récessif 
a 
la 
déflation 
mais 
aussi 
a 
une 
inflation 
trop 
élevée 
! 
Une 
inflation 
de 
15 
ou 
20% 
peut 
poser 
un 
problème 
de 
croissance 
économique 
tout 
a 
fait 
évident, 
en 
terme 
de 
consommation. 
Différents 
types 
de 
sources 
inflationnistes 
: 
Ø Aspects 
géopolitiques 
Ø La 
météo 
è 
provoque 
des 
problèmes 
en 
terme 
de 
disponibilité 
des 
matières 
premières 
agricoles, 
du 
coup 
leur 
prix 
augmente. 
Ø Vigueur 
de 
l’activité 
économique 
è 
situation 
plus 
normale 
d’inflation 
« 
Planche 
à 
billet 
» 
è 
= 
injection 
de 
liquidité 
par 
la 
banque 
centrale.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
2012-­‐2013 
2 
Principe 
du 
panier 
de 
la 
ménagère 
(= 
le 
même 
pour 
tous 
les 
consommateurs) 
Ø Calcul 
mensuel 
sur 
base 
d’un 
relevé 
des 
prix 
de 
différents 
produits 
et 
services 
dans 
des 
lieux 
différents 
(denrées 
varient 
d’un 
pays 
à 
l’autre 
mais 
le 
principe 
de 
calcul 
est 
le 
même 
partout) 
è 
denrées 
indispensables 
en 
grande 
proportion 
+ 
moins 
indispensables 
Ø Représentativité 
de 
la 
consommation 
d’un 
ménage 
moyen 
Ø Modification 
de 
la 
composition 
des 
produits 
selon 
l’évolution 
du 
mode 
de 
vie 
è 
la 
composition 
du 
panier 
évolue 
dans 
le 
temps 
Ø Variation 
de 
prix 
entre 
deux 
périodes 
déterminées 
(mensuelles) 
Chaque 
pays 
a 
son 
calcul 
et 
son 
chiffre 
d’inflation 
et, 
en 
général, 
par 
zone 
géographique, 
on 
a 
des 
taux 
d’inflation 
homogénéisé 
qui 
partent 
du 
principe 
que 
c'est 
le 
même 
panier 
pour 
tout 
le 
monde. 
Désinflation 
= 
Moindre 
croissance 
des 
prix 
à 
la 
consommation. 
Il 
y 
a 
une 
croissance, 
mais 
elle 
est 
moindre. 
Il 
y 
a 
toujours 
croissance 
des 
prix 
(par 
rapport 
à 
il 
y 
a 
12 
mois 
!) 
= 
sous-­‐catégorie 
de 
l’inflation 
Déflation 
= 
Baisse 
des 
prix 
à 
la 
consommation 
(en 
glissement 
annuel). 
è 
Quand 
on 
est 
en 
dessous 
de 
0. 
Il 
y 
a 
une 
baisse 
des 
prix 
à 
la 
consommation 
en 
glissement 
annuel. 
Quand 
on 
est 
dans 
une 
situation 
ou 
il 
y 
a 
une 
déflation 
persistante, 
c'est 
évidemment 
mauvais 
parce 
que 
les 
ménages 
ont 
tendance 
à 
postposer 
leurs 
décisions 
d'investissement 
et 
d’achat 
durables. 
Avoir 
une 
déflation 
temporaire 
peut 
être 
géré 
et 
gérables 
mais 
une 
déflation 
persistante 
c'est 
très 
négatif 
! 
Stagflation 
2 
concepts 
: 
STAG 
et 
FLATION. 
Situation 
de 
stagnation, 
de 
stabilité 
de 
l’activité 
économique 
mais 
en 
période 
d’inflation. 
C'est 
un 
peu 
dans 
cette 
situation 
qu’on 
est 
maintenant. 
On 
a 
une 
certaine 
stabilité 
de 
l’activité 
économique 
mais 
on 
risque 
d’avoir 
un 
peu 
d’inflation. 
C’est 
une 
situation 
qui 
peut 
être 
embêtante 
puisqu’on 
n’a 
pas 
de 
croissance 
économique 
mais 
qu’on 
a 
une 
inflation 
qui 
augmente 
les 
prix 
et 
donc 
diminue 
le 
pouvoir 
d’achat. 
Ce 
n'est 
pas 
un 
concept 
d’inflation 
à 
proprement 
parler 
mais 
plutôt 
une 
liaison 
entre 
l’activité 
économique 
et 
inflation. 
3 
principaux 
pays 
: 
USA, 
Europe 
et 
le 
Japon 
= 
G3 
On 
voit 
que 
globalement 
on 
vit 
dans 
un 
monde 
de 
moins 
en 
moins 
inflationniste. 
è 
L’inflation 
dans 
le 
passé 
était 
a 
des 
niveaux 
plus 
élevés 
avec 
une 
volatilité 
beaucoup 
plus 
importante. 
Grâce 
aux 
indicateurs 
de 
croissance 
et 
de 
prix 
on 
est 
parvenu 
à 
mieux 
contrôler 
l’inflation 
è 
moindres 
variations 
(volatilité) 
et 
inflation 
mieux 
contrôlée. 
Poids 
de 
l’alimentaire 
& 
des 
produits 
pétroliers 
dans 
le 
CPI 
CPI 
= 
indice 
des 
prix 
à 
la 
consommation. 
Le 
poids 
de 
l’alimentation 
est 
parfois 
assez 
important 
dans 
calcul 
du 
CPI. 
è 
Plus 
on 
est 
dans 
des 
pays 
émergents 
et 
en 
voie 
de 
développement, 
plus 
le 
poids 
de 
l’alimentation 
est 
important 
dans 
la 
consommation 
des 
ménages 
(parce 
que 
nous 
on 
mange 
mais 
on 
a 
des 
loisirs, 
une 
maison, 
une 
voiture 
etc. 
qui 
coutent 
cher, 
à 
côté 
de 
l’alimentation). 
On 
voit 
au 
niveau 
de 
l’impact, 
que 
le 
poids 
de 
l’alimentation 
peut 
atteindre 
parfois 
plus 
de 
40% 
dans 
certaines 
zones 
économique, 
donc 
la 
moindre 
variation 
du 
prix 
du 
maïs 
ou 
autre 
peut 
avoir 
un 
impact 
assez 
important 
au 
niveau 
de 
l’inflation. 
Dans 
les 
pays 
développés, 
le 
poids 
de 
l’alimentation 
est 
d’environ 
10 
ou 
15%. 
C’est 
beaucoup 
moins 
important 
que 
pour 
les 
pays 
en 
vois 
de 
développement, 
les 
pays 
émergents. 
Problème 
éthique 
è 
A 
partir 
du 
moment 
ou 
le 
prix 
de 
l’agriculture 
a 
tendance 
à 
fort 
augmenter, 
cela 
génère 
une 
inflation 
importante 
dans 
ces 
pays 
la.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
2012-­‐2013 
Etats-­‐Unis 
: 
point 
mort 
d’inflation 
sur 
10 
ans 
: 
But 
du 
jeu 
: 
essayer 
de 
voir 
quels 
sont 
les 
moyens 
pour 
essayer 
d’anticiper 
ou 
non 
une 
augmentation 
ou 
diminution 
des 
prix 
a 
la 
consommation. 
(// 
Chapitre 
sur 
la 
croissance 
économique) 
Point 
mort 
d’inflation 
sur 
10 
ans 
3 
è 
• Sur 
10 
ans 
parce 
qu’on 
prend 
le 
rendement 
des 
obligations 
d’Etat 
US 
ou 
Européen 
à 
10 
ans. 
Cela 
va 
nous 
aider 
à 
voir 
si 
il 
y 
a 
ou 
non 
de 
l’inflation. 
Un 
processus 
inflationniste 
c'est 
généralement 
à 
LT. 
• Le 
point 
mort 
d’inflation 
est 
un 
différentiel 
de 
taux 
d’intérêt: 
on 
regarde 
la 
différence 
entre 
les 
taux 
d’intérêt 
: 
rendement 
des 
obligations 
d’Etat 
et 
rendement 
des 
obligations 
d’Etat 
indexées 
à 
l’inflation 
• Le 
point 
mort 
est 
le 
taux 
de 
rendement 
qui 
permet 
d’annuler 
l’impact 
de 
l’inflation 
Ø = 
taux 
nominal 
– 
taux 
réel 
è 
permet 
de 
mesurer 
l’inflation 
anticipée 
Ø « 
point 
mort 
» 
: 
plus 
il 
est 
élevé, 
plus 
la 
protection 
contre 
l’inflation 
a 
de 
la 
valeur 
(surperformance 
des 
obligations 
indexées 
sur 
les 
obligations 
classiques) 
Obligations 
d’Etat 
indexées 
a 
l’inflation 
è 
Quand 
on 
a 
un 
portefeuille 
obligataire, 
le 
problème 
est 
le 
suivant 
: 
Ø On 
a 
investi 
100 
à 
du 
5% 
Ø Dans 
1 
an 
on 
a 
5 
euros 
de 
revenu, 
dans 
2 
ans 
aussi, 
etc. 
Ø Si 
le 
taux 
d’intérêt 
est 
à 
3% 
ou 
6%, 
ça 
change 
tout 
o Rappel 
: 
Taux 
nominal 
– 
inflation 
= 
Taux 
réel 
Le 
revenu 
des 
obligations 
: 
Ø Soit 
on 
le 
consomme 
(manger, 
vacances, 
etc.) 
Ø Soit 
on 
veut 
épargner 
Si 
l’écart 
entre 
le 
rendement 
des 
obligations 
d’Etat 
et 
celui 
des 
obligations 
d’Etat 
indexées 
à 
l’inflation 
se 
creuse 
= 
on 
a 
des 
anticipations 
inflationnistes. 
On 
peut 
se 
protéger 
en 
achetant 
des 
obligations 
indexées 
à 
l’inflation 
si 
on 
anticipe 
une 
augmentation 
de 
cette 
dernière. 
2 
types 
d’obligations 
: 
• Les 
obligations 
indexées 
à 
l’inflation 
• Les 
FRN 
(Floating 
Rate 
Note) 
: 
ce 
sont 
des 
obligations 
tout 
a 
fait 
classiques 
qui 
ont 
un 
taux 
de 
base 
+ 
par 
ex 
l’Euribor 
à 
3 
mois. 
On 
part 
du 
principe 
que 
si 
il 
y 
a 
de 
l’inflation, 
le 
taux 
d’intérêt 
va 
augmenter. 
Ce 
n’est 
pas 
tout 
à 
fait 
exact 
en 
fait, 
mais 
soit. 
On 
est 
sur 
d’avoir 
un 
certain 
pourcentage 
(le 
taux 
fixe) 
+ 
notre 
bonus 
: 
on 
a 
une 
meilleure 
rémunération, 
si 
taux 
d’intérêt 
CT 
monte, 
c'est 
que 
l’inflation 
augmente. 
Objectifs 
(slide 
209 
– 
Examen) 
La 
mission 
de 
base 
de 
la 
Fed 
et 
de 
la 
BCE 
est 
la 
même 
en 
terme 
de 
pourcentage 
: 
2% 
d’inflation 
MAIS 
: 
• Fed 
: 
2% 
de 
l’indice 
CPI 
core 
(éléments 
volatiles 
exclus 
è 
but 
: 
exclure 
les 
biens 
qui 
peuvent 
perturber 
l’évolution 
du 
prix 
des 
biens 
à 
la 
consommation) 
• BCE 
: 
2% 
de 
l’indice 
CPI 
Headline 
(éléments 
volatiles 
inclus 
è 
pas 
juste 
les 
prix 
de 
marché 
mais 
aussi 
ceux 
fixés 
par 
les 
autorités 
publiques 
: 
l’alcool, 
le 
tabac, 
etc.) 
Indice 
Headline 
: 
on 
a 
eu 
pas 
mal 
de 
périodes 
avec 
une 
inflation 
> 
2% 
en 
Europe.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
2012-­‐2013 
4 
Sources 
de 
volatilité 
: 
• Problèmes 
géopolitiques 
• Conditions 
climatiques 
• Spéculation 
financière 
• Problématique 
des 
taxes 
& 
des 
accises 
(ex 
: 
l’augmentation 
de 
la 
TVA 
à 
22% 
peut 
avoir 
un 
impact 
sur 
l’inflation 
pris 
en 
compte 
dans 
l’indice 
core 
& 
headline) 
Examen 
: 
quel 
est 
l’avantage 
de 
prendre 
l’indice 
core 
ou 
global 
? 
Cela 
peut 
engendrer 
des 
décisions 
fort 
différentes 
du 
côté 
de 
la 
Fed 
et 
de 
la 
BCE 
suite 
à 
des 
différences 
d’interprétation. 
Le 
panier 
de 
la 
ménagère 
est 
constitué 
par 
un 
inspecteur 
qui 
se 
rend 
dans 
les 
≠ 
magasins 
et 
coche 
les 
prix 
TVA 
incluse 
sur 
une 
liste 
d’articles. 
Exemple 
: 
la 
TVA 
a 
augmenté 
en 
Angleterre 
et 
cela 
a 
fait 
augmenter 
l’inflation 
car 
les 
prix 
ont 
augmenté 
pour 
les 
citoyens. 
Réponse 
: 
prendre 
l’indice 
headline, 
qui 
comprend 
les 
indices 
volatiles, 
me 
semble 
plus 
pertinent 
étant 
donné 
qu’il 
prend 
en 
compte 
la 
réelle 
augmentation 
du 
coût 
de 
la 
vie 
pour 
les 
consommateurs 
et 
donc 
la 
vraie 
diminution 
de 
leur 
pouvoir 
d’achat. 
Evolution 
comparative 
(cf. 
schéma 
second 
tour) 
Le 
pic 
de 
l’inflation 
sous-­‐jacente 
(core) 
suit 
le 
pic 
de 
l’inflation 
headline 
avec 
un 
retard 
de 
quelques 
mois. 
è 
Savoir 
expliquer 
pourquoi 
à 
l’examen. 
C’est 
du 
au 
fait 
que 
quand 
le 
prix 
des 
matières 
premières 
comme 
le 
pétrole 
augmente, 
cela 
fait 
également 
augmenter 
le 
prix 
de 
produits 
finis, 
etc. 
comme 
les 
emballages 
par 
exemple. 
On 
utilise 
des 
matières 
premières 
volatiles 
pour 
des 
produits 
finis 
qui 
sont 
inclus 
dans 
le 
panier 
de 
la 
ménagère 
calculé 
pour 
l’indice 
core 
è 
voir 
effet 
de 
second 
tout 
(examen). 
Attention 
: 
l’effet 
de 
second 
tour 
n’est 
valable 
que 
si 
l’inflation 
va 
de 
pair 
avec 
une 
augmentation 
du 
prix 
des 
matières 
premières. 
è 
Il 
y 
a 
une 
contamination 
positive 
ou 
négative 
entre 
l’indice 
headline 
et 
l’indice 
core 
même 
si 
la 
matière 
première 
originale 
n’est 
pas 
une 
composante 
de 
l’indice 
core 
è 
effet 
indirect. 
(L’effet 
peut 
être 
à 
la 
hausse 
mais 
aussi 
à 
la 
baisse 
!)
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
2012-­‐2013 
5 
ELEMENTS 
VOLATILES 
Voir 
le 
slide 
214 
sur 
les 
dépenses 
de 
consommation 
aux 
USA. 
• La 
majorité 
des 
dépenses 
de 
consommation 
vont 
dans 
les 
services 
(ex 
: 
frais 
de 
scolarité, 
d’hospitalisation). 
Services 
= 
tout 
ce 
qui 
est 
fourni 
par 
les 
autorités 
publiques 
è 
la 
scolarité 
a 
un 
poids 
très 
important 
+ 
comprend 
les 
logements. 
• L’alimentation 
ne 
représente 
pas 
la 
majeure 
partie 
de 
ces 
dépenses 
(+ou-­‐ 
pareil 
que 
les 
dépenses 
en 
frais 
de 
santé 
et 
que 
les 
biens 
durables 
= 
>3 
ans). 
• L’énergie 
ne 
représente 
qu’une 
petite 
partie 
de 
ces 
dépenses 
(ex 
: 
charbon) 
Attention, 
ne 
pas 
confondre 
avec 
le 
poids 
des 
composantes 
de 
l’indice 
des 
prix 
à 
la 
consommation 
è 
plus 
politique. 
On 
peut 
décider 
du 
poids 
qu’on 
donne 
aux 
différentes 
composantes 
dans 
le 
CPI 
pour 
essayer 
d’influencer 
le 
calcul 
de 
l’inflation. 
Il 
y 
a 
une 
différence 
entre 
le 
poids 
réel, 
ce 
qu’on 
paye 
au 
quotidien, 
et 
le 
poids 
des 
éléments 
dans 
le 
CPI. 
Cf. 
slide 
215. 
Exemple 
: 
en 
Belgique 
on 
a 
un 
peu 
moins 
de 
1.000.000 
de 
fonctionnaires, 
quand 
l’inflation 
augmente 
et 
dépasse 
le 
taux 
pivot, 
on 
a 
une 
indexation 
automatique 
des 
salaires 
è 
augmentation 
de 
la 
masse 
salariale 
(ex 
: 
augmentation 
des 
salaires 
de 
5% 
si 
la 
vraie 
inflation 
est 
de 
5%). 
Une 
fois 
que 
les 
salaires 
augmentent, 
on 
ne 
sait 
plus 
revenir 
en 
arrière 
(très 
rare 
d’avoir 
un 
CPI 
négatif) 
Examen 
(cf. 
slide 
214 
et 
215) 
: 
logement 
= 
élément 
très 
volatile 
qui 
représente 
40% 
de 
la 
composition 
du 
CPI 
è 
il 
a 
participé 
de 
manière 
significative 
à 
la 
hausse 
des 
prix 
à 
la 
consommation 
jusqu’en 
2008 
aux 
USA. 
Puis 
à 
partir 
de 
2008, 
le 
prix 
des 
logements 
s’est 
cassé 
la 
gueule 
: 
baisse 
des 
prix 
des 
logements 
mais 
AUSSI 
de 
LOYERS 
è 
les 
loyers 
étaient 
plus 
bas 
è 
cela 
a 
permis 
d’atténuer 
la 
hausse 
de 
certains 
prix 
à 
la 
consommation. 
è 
2008-­‐2009 
: 
baisse 
de 
l’inflation 
(CPI 
headline 
& 
core) 
parce 
que 
l’immobilier, 
en 
crise, 
ne 
générait 
pas 
d’inflation 
importante. 
è 
Aux 
USA, 
l’inflation 
est 
très 
dépendante 
du 
prix 
du 
logement 
et 
du 
marché 
immobilier. 
On 
part 
du 
principe 
d’un 
loyer 
fictif 
: 
principe 
que 
tout 
américain 
paye 
un 
loyer, 
qu’il 
soit 
propriétaire 
ou 
non 
(pour 
le 
calcul 
de 
l’inflation 
– 
CPI) 
Examen 
: 
peut 
on 
imaginer 
une 
crise 
économique 
avec 
une 
inflation 
importante 
? 
L’inflation 
peut 
dépendre 
de 
3 
grands 
facteurs 
: 
(examen) 
1. Les 
décisions 
politiques 
(augmentation 
de 
la 
TVA, 
des 
impôts, 
des 
taxes, 
accises) 
2. L’activité 
économique 
+ou-­‐ 
soutenue. 
Si 
elle 
est 
soutenue 
et 
qu’on 
ne 
sait 
pas 
augmenter 
les 
capitaux 
de 
production, 
et 
si 
on 
a 
vraiment 
besoin 
d’un 
bien, 
on 
sera 
prêt 
à 
payer 
plus 
cher 
pour 
l’acquérir 
è 
hausse 
des 
prix 
à 
la 
consommation 
3. Problématique 
du 
taux 
de 
change 
: 
si 
on 
paye 
du 
pétrole 
en 
$, 
il 
faut 
faire 
attention 
au 
taux 
de 
change. 
Toutes 
autres 
choses 
étant 
égales 
par 
ailleurs, 
le 
fait 
que 
le 
$ 
monte 
ou 
baisse 
par 
rapport 
à 
l’€ 
peut 
entrainer 
une 
augmentation 
de 
l’inflation, 
sur 
une 
certaine 
distance 
de 
temps. 
Si 
le 
prix 
du 
pétrole 
reste 
à 
1$ 
mais 
que 
le 
prix 
du 
$ 
est 
plus 
cher 
(contre 
l’euro), 
cela 
peut 
provoquer 
une 
hausse 
du 
prix 
du 
pétrole 
en 
€ 
! 
Examen 
: 
• l’exportation 
n’a 
aucune 
influence 
sur 
l’inflation, 
si 
le 
taux 
de 
change 
varie, 
c’est 
le 
problème 
de 
celui 
qui 
importe 
mais 
n’a 
aucun 
impact 
pour 
l’exportateur 
! 
(Exportation 
≠ 
consommation) 
• L’inflation 
peut 
uniquement 
avoir 
un 
impact 
via 
les 
prix 
à 
l’importation 
: 
si 
le 
prix 
du 
pétrole 
augmente 
(transports), 
le 
risque 
d’inflation 
sera 
plus 
élevé. 
Si 
le 
prix 
du 
pétrole 
est 
identique 
mais 
que 
le 
taux 
de 
change 
est 
défavorable, 
risque 
d’inflation 
également.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
2012-­‐2013 
Dans 
le 
passé, 
le 
poids 
du 
pétrole 
dans 
le 
CPI 
était 
beaucoup 
plus 
important. 
Ex 
: 
guerre 
è 
6 
hausse 
du 
prix 
du 
pétrole 
è 
hausse 
de 
l’inflation 
quasi 
automatique. 
3 
raisons 
: 
• Moins 
de 
problèmes 
géopolitiques 
ajd 
• Meilleure 
répartition 
des 
sources 
d’approvisionnement 
au 
niveau 
énergétique 
(plus 
uniquement 
quelques 
pays 
distributeurs) 
• On 
a 
diversifié 
nos 
sources 
énergétiques 
: 
gaz 
etc. 
+ 
on 
consomme 
moins 
par 
unité 
de 
production 
Le 
poids 
du 
pétrole 
dans 
le 
PIB 
a 
fortement 
diminué. 
(Preuve 
slide 
219) 
• WTI 
= 
West 
Texas 
Intermediate 
= 
prix 
du 
pétrole 
aux 
USA. 
• BREWT 
= 
prix 
du 
pétrole 
en 
Mer 
du 
Nord. 
è 
≠ 
entre 
WTI 
& 
BREWT 
vient 
de 
la 
composition 
du 
pétrole 
: 
pas 
la 
même 
qualité 
en 
terme 
de 
souffre. 
On 
peut 
constater 
un 
écart 
important 
entre 
le 
CPI 
core 
et 
le 
CPI 
headline 
du 
aux 
éléments 
volatiles 
(slides 
219 
et 
220) 
Indice 
santé 
: 
uniquement 
en 
Belgique. 
= 
Indice 
de 
prix 
a 
la 
conso 
très 
soft, 
plutôt 
favorable 
a 
ceux 
qui 
ont 
des 
revenus 
bas 
dans 
son 
calcul 
parce 
que 
sert 
notamment 
a 
l’indexation 
des 
loyers. 
Quand 
on 
est 
locataire 
c'est 
qu’on 
a 
pas 
les 
moyen 
d’être 
proprio 
en 
général. 
L’indice 
santé 
est 
un 
indice 
très 
politique 
: 
le 
but 
c'est 
qu’il 
progresse 
le 
moins 
possible. 
Toutes 
les 
composantes 
intégrées 
= 
essayer 
d’avoir 
la 
plus 
faible 
indexation 
possible. 
Utilisé 
pr 
pensions, 
allocations 
familiales, 
salaires, 
loyers, 
etc. 
Le 
poids 
de 
l’alimentation 
a 
fortement 
diminué 
dans 
le 
CPI 
grâce 
à 
une 
intensification 
de 
la 
production. 
Le 
poids 
de 
l’alimentation 
est 
d’autant 
plus 
faible 
que 
le 
pays 
est 
industrialisé. 
è 
Poids 
beaucoup 
plus 
faible 
dans 
les 
pays 
industrialisés 
que 
dans 
les 
pays 
émergents. 
• Pays 
moins 
développés 
: 
source 
essentielle 
de 
dépense 
= 
alimentation 
(moins 
d’autres 
sources 
de 
dépenses, 
genre 
vacances, 
voiture, 
etc.) 
o L’augmentation 
du 
prix 
des 
produits 
agricoles 
est 
un 
problème 
o On 
mange 
+ 
de 
viande 
et 
– 
de 
céréales 
MAIS 
pour 
produire 
1kg 
de 
viande, 
il 
faut 
+ 
de 
céréales 
& 
d’eau 
è 
nécessité 
d’une 
intensification 
de 
la 
production 
alimentaire
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
2012-­‐2013 
7 
ANTICIPATIONS 
D’INFLATION 
≠ 
entre 
anticipations 
d’inflation 
& 
inflation 
réelle 
• Anticipations 
d’inflation 
: 
on 
demande 
aux 
gens 
ce 
qu’ils 
perçoivent 
(surtout 
à 
1 
an 
et 
5 
ans, 
il 
peut 
y 
avoir 
des 
≠ 
entre 
les 
2). 
En 
général 
on 
pose 
la 
question 
sans 
prendre 
en 
considération 
l’impact 
de 
l’évolution 
technologique 
qui 
peut 
permettre 
une 
baisse 
des 
prix. 
è 
Il 
y 
a 
une 
≠ 
fondamentale 
entre 
ce 
qu’ils 
perçoivent 
et 
ce 
qu’ils 
décaissent 
réellement 
(inflation 
réelle). 
è 
Reflet 
de 
leurs 
anticipations, 
leur 
ressenti 
sur 
leur 
consommation 
(psychologique) 
: 
si 
ils 
pensent 
que 
les 
prix 
augmentent, 
même 
si 
ce 
n’est 
pas 
le 
cas, 
ils 
consomment 
moins 
è 
impact 
sur 
le 
PIB. 
Plusieurs 
manières 
d’essayer 
d’anticiper 
l’inflation 
: 
1. Les 
anticipations 
des 
consommateurs 
(Conférence 
Board 
: 
confiance 
des 
consommateurs) 
2. Au 
niveau 
des 
marchés 
financiers 
è 
évolution 
du 
point 
mort. 
a. USA 
: 
on 
prend 
les 
TIPS1 
: 
obligations 
dont 
la 
rémunération 
future 
(le 
coupon) 
est 
indexée 
sur 
l’inflation 
b. France 
: 
on 
prend 
les 
OAT 
On 
compare 
ces 
obligations 
avec 
d’autres, 
normales 
: 
même 
débiteur, 
même 
durée. 
Ø Rendement 
d’une 
obligation 
d’Etat 
américaine 
à 
2 
ans 
: 
2% 
Ø Rendement 
des 
TIPS 
à 
2 
ans 
: 
2,5% 
Ø Inflation 
attendue 
sur 
cette 
période 
là 
= 
0,5% 
par 
an 
3. Dérivées 
sur 
les 
sources 
d’inflation 
: 
on 
regarde 
les 
contrats 
à 
terme, 
la 
manière 
dont 
les 
swaps 
sont 
pricés 
(pour 
info, 
pas 
retenir) 
4. Lire 
les 
messages 
de 
la 
banque 
centrale 
(si 
préparent 
une 
hausse 
des 
taux, 
probable 
qu’ils 
prévoient 
une 
hausse 
de 
l’inflation) 
Les 
anticipations 
d’inflation 
peuvent 
être 
très 
différentes 
selon 
qu’on 
s’adresse 
à 
des 
industriels 
(chefs 
d’entreprise) 
ou 
à 
des 
ménages. 
Ø Les 
chefs 
d’entreprise 
se 
trouvent 
au 
niveau 
des 
matières 
premières 
et 
les 
consommateurs 
au 
niveau 
du 
CPI 
dans 
la 
chaine, 
donc 
beaucoup 
+ 
loin. 
Il 
y 
a 
un 
décalage 
temporel 
entre 
les 
2 
(MP 
& 
CPI) 
Ø La 
politique 
des 
entreprises 
peut 
jouer 
: 
ils 
peuvent 
décider 
d’augmenter 
ou 
non 
leurs 
prix 
de 
vente 
en 
fonction 
de 
l’inflation. 
(+ 
pricing 
power) 
è 
Question 
de 
réflexion 
à 
l’examen 
Les 
anticipations 
d’inflation 
varient 
souvent 
d’un 
pays 
à 
l’autre, 
même 
si 
les 
pays 
sont 
proches. 
Les 
attentes 
inflationnistes 
sont 
très 
intéressantes 
pour 
la 
fixation 
du 
prix 
de 
revient 
dans 
le 
futur 
(aux 
USA 
et 
dans 
la 
Zone 
euro). 
1 
Attention, 
le 
marché 
des 
obligations 
indexées 
à 
l’inflation 
n’est 
pas 
toujours 
très 
liquide 
alors 
que 
celui 
des 
obligations 
d’Etat 
l’est 
toujours 
(+ 
de 
transactions) 
è 
possibilité 
d’un 
biais 
en 
terme 
de 
pricing 
et 
d’écart 
temporaire 
entre 
les 
2.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
2012-­‐2013 
8 
Evolution 
des 
prix 
à 
la 
production 
industrielle 
(quand 
on 
produit) 
& 
inflation 
(quand 
on 
consomme) 
: 
Globalement, 
ils 
suivent 
les 
mêmes 
tendances 
mais 
: 
Ø Baisses/hausses 
relativement 
similaires 
mais 
pas 
d’office 
la 
même 
amplitude 
Ø Décalage 
temporel 
: 
MP 
& 
CPI 
sont 
séparés 
de 
quelques 
mois 
dans 
la 
chaine 
(l’impact 
sur 
les 
prix 
à 
la 
consommation 
industrielle 
et 
sur 
l’inflation 
n’a 
pas 
lieu 
au 
même 
moment) 
Ø L’évolution 
des 
prix 
à 
la 
production 
industrielle 
ne 
concerne 
que 
la 
production 
aux 
USA 
alors 
que 
l’inflation 
comprend 
des 
produits 
qui 
peuvent 
être 
vendus 
aux 
USA 
mais 
produits 
dans 
d’autres 
pays 
è 
on 
ne 
parle 
pas 
de 
la 
même 
chose. 
Les 
prix 
à 
la 
consommation, 
c’est 
ce 
que 
les 
américains 
consomment, 
peu 
importe 
ou 
c’est 
produit. 
L’impact 
des 
importations 
devient 
de 
plus 
en 
plus 
important 
aux 
USA. 
Cela 
joue 
sur 
l’inflation 
mais 
pas 
sur 
les 
prix 
à 
la 
production 
industrielle. 
Ø La 
part 
de 
l’industrie 
aux 
USA 
ne 
représente 
que 
15% 
environ 
de 
l’activité 
économique 
(avant 
: 
30%) 
è 
avant 
on 
regardait 
beaucoup 
les 
prix 
à 
la 
production 
industrielle 
pour 
essayer 
d’anticiper 
l’inflation 
future, 
maintenant 
moins. 
Maintenant, 
il 
est 
plus 
intéressant 
de 
regarder 
l’évolution 
des 
prix 
à 
la 
consommation 
en 
Chine 
etc. 
pour 
essayer 
d’anticiper 
l’inflation 
aux 
USA 
(importations) 
La 
Chine 
exporte 
énormément 
vers 
les 
pays 
industrialisés 
: 
si 
les 
prix 
à 
la 
production 
monte 
ou 
baisse, 
cela 
aura 
un 
impact 
sur 
les 
prix 
à 
l’exportation. 
Les 
Chinois 
consomment 
peu 
de 
ce 
qu’ils 
produisent. 
Ø Export 
essentiel 
de 
leur 
production 
Ø Consommation 
privée 
= 
30% 
du 
PIB 
en 
Chine 
(>< 
USA 
= 
70%) 
Ø Plus 
un 
pays 
est 
faiblement 
développé, 
plus 
le 
poids 
des 
produits 
alimentaires 
est 
élevé 
dans 
son 
calcul 
du 
CPI 
è 
La 
consommation 
en 
Chine 
est 
principalement 
composée 
de 
produits 
alimentaires. 
è 
Examen 
: 
rapprochement 
à 
faire 
entre 
la 
Chine 
et 
les 
USA
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
2012-­‐2013 
9 
COMPORTEMENT 
DES 
CONSOMMATEURS 
ET 
DES 
ENTREPRISES 
Les 
dépenses 
de 
consommation 
en 
volume 
≠ 
dépenses 
de 
consommation 
en 
prix. 
è 
On 
est 
de 
+ 
en 
+ 
efficace, 
on 
produit 
+ 
avec 
moins 
en 
volume 
(économie 
d’énergie 
par 
exemple). 
La 
globalisation 
pousse 
les 
salaires 
à 
la 
baisse. 
Il 
y 
a 
un 
décalage 
au 
niveau 
du 
cout 
horaire 
entre 
les 
pays 
(cf. 
slide 
237), 
même 
entre 
des 
pays 
proches. 
On 
peut 
produire 
moins 
cher 
ailleurs, 
donc 
les 
salaires 
baissent 
avec 
la 
globalisation. 
(// 
schéma 
: 
effet 
de 
second 
tour 
!) 
è 
Gain 
en 
pouvoir 
d’achat 
car 
baisse 
des 
prix 
à 
la 
consommation. 
La 
globalisation 
pousse 
à 
une 
certaine 
homogénéisation 
des 
salaires 
è 
niveaux 
de 
plus 
en 
plus 
proche 
entre 
les 
≠ 
pays. 
Les 
écarts 
diminuent. 
Il 
y 
avait 
(c’est 
encore 
le 
cas 
mais 
moins 
accentué 
maintenant) 
une 
augmentation 
des 
salaires 
dans 
les 
pays 
émergents 
è 
double 
impact 
: 
Ø Impact 
au 
niveau 
de 
la 
compétitivité 
: 
l’écart 
entre 
les 
pays 
émergents 
et 
les 
pays 
développés 
a 
tendance 
à 
se 
réduire 
Ø On 
est 
en 
train 
de 
créer 
une 
augmentation 
du 
revenu 
disponible 
du 
coté 
des 
pays 
émergents 
è 
si 
les 
consommateurs 
n’épargnent 
pas 
tout, 
comme 
ils 
gagnent 
+, 
on 
a 
une 
croissance 
économique 
+ 
soutenue 
grâce 
à 
la 
consommation 
privée 
qui 
augmente. 
La 
Chine 
pourrait 
donc 
devenir 
moins 
dépendante 
des 
exportations 
donc. 
Création 
d’emploi 
& 
évolution 
des 
salaires 
: 
(// 
effet 
de 
second 
rang) 
Les 
deux 
sont 
assez 
liés 
en 
général 
è 
on 
peut 
s’attendre 
à 
une 
hausse 
des 
salaires 
quand 
il 
y 
a 
des 
créations 
nettes 
d’emploi, 
et 
vice 
versa. 
MAIS 
possibilité 
d’éléments 
perturbateurs 
(savoir 
en 
donner 
à 
l’examen) 
: 
Ø Tensions 
sur 
certains 
segments 
de 
marché 
: 
trop 
peu 
d’ingénieurs, 
trop 
de 
juristes, 
etc. 
par 
exemple 
Ø Emplois 
trop 
qualifiés 
en 
discordance 
Ø Décalage 
temporel 
Ø Etc. 
Quand 
il 
y 
a 
énormément 
de 
créations 
d’emplois, 
l’activité 
économique 
tourne 
à 
plein 
régime 
: 
en 
principe 
le 
chômage 
diminue. 
Pour 
attirer 
les 
bons 
travailleurs 
on 
est 
prêt 
à 
augmenter 
les 
salaires. 
è 
Si 
il 
manque 
certaines 
fonctions, 
les 
salaires 
ont 
tendance 
à 
augmenter 
dans 
cette 
fonction. 
(le 
graphe 
slide 
239 
est 
trop 
général, 
peut 
cacher 
des 
distorsions 
au 
niveau 
sectoriel). 
Effet 
de 
second 
rang 
: 
l’impact 
de 
la 
hausse 
des 
prix 
entraine 
une 
indexation 
et/ou 
une 
augmentation 
des 
salaires 
puis, 
à 
nouveau, 
une 
hausse 
des 
prix 
à 
la 
consommation 
suite 
à 
la 
décision, 
par 
les 
entreprises, 
de 
relever 
les 
prix 
è 
effet 
boule 
de 
neige. 
Evolution 
du 
salaire 
réel 
et 
du 
revenu 
brut 
disponible 
réel 
: 
Ø Salaire 
= 
ce 
que 
l’employeur 
nous 
paie 
Ø Revenu 
brut 
disponible 
= 
revenu 
lié 
à 
l’activité 
professionnelle. 
Reprend 
aussi 
tous 
les 
ATN 
qu’on 
peut 
obtenir: 
voiture, 
PC, 
GSM, 
etc. 
+ 
d'autres 
revenus 
: 
assurances 
groupe, 
allocations 
familiales, 
etc. 
mais 
on 
ne 
reprend 
pas 
tous 
les 
revenus 
de 
l’épargne 
(ex 
: 
patrimoine 
mobilier, 
immobilier 
è 
dans 
le 
revenu 
de 
l’épargne, 
pas 
dans 
le 
revenu 
brut 
disponible) 
Ø Réel 
= 
déduction 
de 
l’inflation 
faite 
è 
nominal 
– 
inflation. 
è 
= 
pouvoir 
d’achat 
réel
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
2012-­‐2013 
10 
On 
constate 
une 
corrélation 
assez 
forte 
entre 
les 
2 
Examen 
: 
comment 
peut 
on 
arriver 
à 
avoir 
des 
baisses 
de 
salaire 
aux 
USA 
? 
Pour 
les 
nouveaux 
engagés, 
on 
peut 
avoir 
des 
taux 
de 
salaires 
inférieurs 
à 
ceux 
qu’on 
avait 
avant. 
Dépenses 
incompressibles 
en 
% 
du 
revenu 
disponible 
: 
Dépenses 
incompressibles 
: 
(tendance 
à 
fort 
augmenter 
avec 
le 
temps) 
Ø Obligations 
financières 
: 
ce 
sont 
les 
charges 
qu’on 
a 
au 
niveau 
de 
notre 
endettement 
Ø Santé 
Ø Alimentation 
: 
on 
doit 
continuer 
à 
manger 
Ø Energie 
: 
ce 
qui 
nous 
permet 
de 
nous 
chauffer, 
nous 
éclairer 
Selon 
le 
cycle 
économique, 
il 
y 
a 
des 
moments 
ou 
des 
parts 
des 
dépenses 
incompressibles 
ont 
tendance 
à 
augmenter. 
Les 
dépenses 
incompressibles 
représentent 
la 
moitié 
des 
dépenses 
totales, 
les 
ménages 
américains 
peuvent 
faire 
des 
choix 
sur 
la 
manière 
de 
dépenser 
l’autre 
moitié. 
Rappel 
: 
les 
ménages 
américains 
n’épargnent 
presque 
rien. 
Examen 
: 
comment 
se 
fait-­‐il 
qu’en 
phase 
d’expansion 
économique 
on 
constate 
une 
hausse 
des 
dépenses 
incompressibles 
en 
% 
du 
revenu 
disponible 
(ex 
: 
2000-­‐2008 
sur 
le 
slide 
241) 
? 
La 
part 
des 
dépenses 
incompressibles 
a 
augmenté 
aux 
USA 
suite 
au 
marché 
immobilier 
(à 
cause 
de 
ou 
grâce 
à…). 
Comme 
le 
niveau 
d’endettement 
des 
ménages 
à 
augmenté, 
la 
part 
incompressible 
de 
leurs 
revenus 
aussi. 
On 
constate 
une 
relation 
directe 
entre 
l’inflation 
et 
le 
coût 
direct 
du 
travail. 
Dés 
qu’on 
a 
une 
augmentation 
des 
prix, 
on 
a 
en 
général 
une 
augmentation 
des 
salaires 
ou 
une 
indexation 
des 
salaires 
(slide 
242). 
En 
Allemagne 
: 
négociation 
des 
salaires 
tous 
les 
2-­‐3 
ans 
avec 
les 
syndicats 
(à 
la 
hausse 
ou 
à 
la 
baisse). 
Il 
existe 
3 
systèmes 
: 
1. Système 
de 
revalorisation 
salariale 
tous 
les 
x 
temps 
(ex 
: 
Allemagne) 
2. Ajustements 
qui 
peuvent 
intervenir 
en 
fonction 
de 
l’indexation 
des 
salaires 
è 
lorsque 
les 
pivots 
d’index 
sont 
dépassés 
3. Revendication 
salariale 
de 
manière 
ponctuelle 
Gains 
de 
productivité 
dans 
le 
secteur 
non 
agricole 
(valeur 
ajoutée 
horaire) 
: 
USA 
: 
majorité 
des 
statistiques 
sur 
le 
secteur 
de 
l’emploi 
sont 
dans 
le 
secteur 
non 
agricole 
è 
dans 
le 
secteur 
agricole 
on 
a 
des 
données 
qu’on 
ne 
maitrise 
pas 
(ex 
: 
météo) 
Aujourd’hui, 
qu’on 
soit 
en 
période 
de 
crise 
ou 
de 
croissance 
économique, 
on 
voit 
que 
dans 
les 
pays 
industrialisés, 
les 
gains 
de 
productivité 
deviennent 
relativement 
importants, 
on 
parvient 
à 
les 
augmenter 
malgré 
la 
crise 
è 
cela 
justifie 
le 
fait 
que 
malgré 
la 
crise, 
les 
entreprises 
parviennent 
à 
faire 
de 
bons 
résultats 
: 
la 
profitabilité 
augmente. 
è 
On 
parvient 
à 
être 
+ 
efficace 
avec 
moins 
de 
matières 
premières 
utilisées 
= 
gains 
de 
productivité. 
NB 
: 
la 
crise 
peut 
être 
positive 
pour 
les 
gains 
de 
productivité 
car 
on 
restructure. 
Les 
entreprises 
arrivent 
à 
ajuster 
l’évolution 
de 
leurs 
couts 
de 
production 
de 
manière 
significative.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
2012-­‐2013 
11 
Coûts 
salariaux 
en 
Allemagne 
: 
En 
Allemagne, 
ils 
parviennent 
à 
diminuer 
le 
cout 
salarial 
de 
manière 
significative 
: 
Ø grâce 
à 
des 
emplois 
précaires 
: 
on 
utilise 
de 
+ 
en 
+ 
souvent 
des 
intérimaires 
Ø Ils 
ont 
un 
taux 
de 
syndicalisation 
moindre 
(ce 
qui 
coute 
cher 
au 
niveau 
licenciement 
– 
ex 
: 
Belgique) 
Ø Problème 
de 
la 
différence 
entre 
les 
formes 
de 
rémunérations 
fixes 
& 
variables 
è 
Ils 
donnent 
parfois 
des 
primes 
énormes 
à 
leurs 
ouvriers 
(ex 
: 
dans 
le 
secteur 
automobile). 
La 
dernière 
année 
sur 
le 
slide 
245, 
on 
dirait 
que 
les 
couts 
salariaux 
ont 
baissé 
mais 
c’est 
la 
structure 
des 
contrats 
de 
travail 
qui 
a 
changé 
(il 
faut 
rajouter 
plus 
tard 
les 
bonus 
etc.), 
c’est 
uniquement 
le 
cout 
immédiat 
qui 
a 
diminué. 
è 
les 
couts 
salariaux 
deviennent 
de 
+ 
en 
+ 
variables 
: 
on 
ajoute 
le 
bonus 
en 
fonction 
des 
chiffres 
& 
targets 
o Positif 
pour 
les 
salariés 
o A 
double 
tranchant 
pour 
les 
entreprises 
Jusqu’aux 
années 
90, 
l’Allemagne 
avait 
des 
couts 
salariaux 
élevés 
mais 
ils 
sont 
parvenus 
à 
inverser 
la 
tendance 
(slide 
246). 
Leurs 
couts 
salariaux 
n’ont 
pas 
baissé 
mais 
ont 
moins 
progressé. 
Coûts 
salariaux 
en 
zone 
euro 
: 
culture 
générale 
La 
moyenne 
européenne 
des 
couts 
salariaux 
est 
en 
augmentation 
constante. 
// 
L’Allemagne 
a 
juste 
moins 
progressé 
par 
rapport 
aux 
autres 
pays. 
Evolution 
des 
prix 
à 
l’importation 
et 
de 
l’indice 
CPI 
core 
: 
On 
constate 
des 
écarts 
relativement 
importants 
entre 
les 
2 
(slide 
247). 
Il 
y 
a 
une 
partie 
de 
l’inflation 
qui 
ne 
dépend 
pas 
des 
décisions 
des 
pouvoirs 
publics, 
etc. 
mais 
bien 
des 
importations. 
On 
importe 
des 
biens 
de 
consommation 
mais 
aussi 
des 
services 
! 
Il 
y 
a 
des 
paramètres 
qu’on 
ne 
sait 
pas 
maitriser 
dans 
l’inflation 
donc, 
comme 
par 
exemple, 
les 
prix 
à 
l’importation 
è 
ex 
: 
le 
pétrole, 
son 
prix 
peut 
varier 
à 
la 
hausse 
ou 
à 
la 
baisse 
è 
impact 
sur 
l’inflation 
d’un 
pays 
via 
l’augmentation 
des 
prix 
mais 
aussi 
la 
variation 
des 
taux 
de 
change 
(examen 
: 
possibilité 
d’un 
double 
impact 
à 
la 
hausse 
ou 
à 
la 
baisse, 
ou 
peut 
s’annuler,). 
è 
Des 
phénomènes 
exogènes 
à 
un 
pays 
peuvent 
impacter 
son 
inflation. 
Examen 
: 
à 
partir 
du 
moment 
ou 
le 
coût 
salarial 
d’un 
pays 
augmente 
(comme 
en 
Chine), 
le 
prix 
des 
produits 
chinois 
importés 
doit 
augmenter 
pour 
que 
la 
Chine 
puisse 
garder 
ses 
marges, 
et 
donc 
cela 
a 
un 
impact 
sur 
l’inflation. 
Slide 
250 
– 
voir 
notes 
(pour 
mémoire) 
Au 
niveau 
des 
innovations, 
souvent 
elles 
coutent 
cher 
au 
début 
: 
élément 
imprévu 
dans 
le 
panier 
de 
la 
ménagère, 
mais 
les 
dépenses 
augmentent 
pour 
les 
ménages 
(ex 
: 
sortie 
des 
PC). 
Avec 
la 
guerre 
des 
prix, 
on 
constate 
cependant 
une 
diminution 
des 
prix 
de 
ces 
innovations 
par 
la 
suite.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
2012-­‐2013 
12 
INFLATION 
& 
MARCHES 
FINANCIERS 
(Partie 
qui 
précède 
= 
impact 
de 
l’inflation 
sur 
l’économie. 
Ici 
: 
impact 
de 
l’inflation 
sur 
les 
marchés 
financiers.) 
Inflation 
& 
taux 
nominal 
: 
Si 
inflation 
> 
taux 
nominal 
: 
on 
a 
un 
taux 
réel 
négatif 
(c’est 
le 
cas 
en 
Belgique) 
c’est 
gérable 
sur 
le 
CT 
mais 
peut 
devenir 
problématique 
sur 
le 
LT. 
è 
Impact 
sur 
le 
pouvoir 
d’achat. 
En 
cas 
de 
taux 
réel 
négatif 
du 
à 
une 
inflation 
trop 
élevée 
: 
Ø Quelqu’un 
qui 
est 
endetté 
peut 
voir 
une 
partie 
de 
son 
endettement 
remboursé 
par 
l’inflation 
èles 
taux 
réels 
négatifs 
ne 
sont 
jamais 
un 
problème 
pour 
lui. 
Cette 
situation 
est 
assez 
rare 
car 
en 
général 
il 
y 
a 
un 
collatéral. 
Ø Quelqu’un 
qui 
épargne 
(qui 
a 
des 
liquidités) 
peut 
voir 
une 
partie 
de 
son 
épargne 
amputée 
par 
l’inflation 
è 
les 
taux 
réels 
négatifs 
sont 
toujours 
un 
problème 
pour 
lui 
: 
manque 
à 
gagner 
en 
terme 
de 
pouvoir 
d’achat. 
è 
Si 
on 
a 
de 
l’argent 
qu’on 
ne 
consomme 
pas, 
il 
vaudra 
moins 
plus 
tard 
(cas 
de 
l’épargne) 
>< 
Si 
on 
est 
endetté, 
on 
remboursera 
moins 
plus 
tard. 
Avec 
l’inflation, 
l’argent 
vaut 
moins 
à 
l’échéance. 
Aversion 
au 
risque 
è 
Certains 
préfèrent 
épargner 
que 
de 
placer 
en 
actions 
ou 
autre. 
Ils 
savent 
qu’ils 
vont 
perdre 
une 
partie 
de 
leur 
argent 
mais 
que 
la 
perte 
sera 
limitée 
à 
un 
montant 
(ex 
: 
O,5%) 
et 
qu’ils 
ne 
perdront 
pas 
plus. 
//assurance 
incendie 
: 
on 
paye 
x% 
pour 
protéger 
notre 
capital. 
Ø USA 
: 
Il 
y 
a 
un 
certain 
parallélisme 
entre 
les 
taux 
d’intérêt 
CT 
& 
l’inflation 
core 
(slide 
253) 
: 
en 
général 
aux 
USA 
quand 
l’inflation 
diminue, 
les 
taux 
d’intérêt 
baissent. 
è 
C’est 
lié 
aux 
3 
missions 
de 
la 
Fed 
: 
cela 
peut 
aussi 
créer 
des 
divergences 
selon 
l’arbitrage 
que 
la 
Fed 
fait. 
Ø Zone 
Euro 
: 
la 
BCE 
n’a 
qu’une 
mission 
officielle, 
celle 
de 
la 
gestion 
de 
l’inflation. 
Globalement 
on 
voit 
un 
parallélisme 
assez 
important 
entre 
l’inflation 
et 
les 
taux 
d’intérêt 
CT 
(= 
Taux 
Refi 
de 
la 
BCE). 
En 
pratique, 
la 
BCE 
intervient 
aussi 
dans 
d’autres 
cas 
que 
celui 
de 
l’inflation.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
2012-­‐2013 
13 
Prix 
à 
la 
consommation 
& 
marchés 
boursiers 
: 
Ø USA 
: 
S&P500 
& 
CPI 
core 
On 
voit 
un 
certain 
parallélisme 
entre 
l’indice 
des 
actions 
américaines 
et 
l’inflation 
core. 
Question 
d’examen 
: 
Quelles 
sont 
les 
imperfections/écarts 
qu’on 
peut 
relever 
dans 
le 
type 
de 
graphe 
qu’on 
voit 
slide 
256 
? 
1. On 
compare 
des 
choses 
qui 
ne 
sont 
pas 
comparables. 
a. Le 
S&P500 
est 
représentatif 
des 
cours 
de 
bourse 
de 
sociétés 
qui 
ont 
la 
nationalité 
américaine 
mais 
pas 
d’office 
toutes 
leurs 
activités 
aux 
USA. 
è 
Américain 
mais 
pas 
d’office 
représentatif 
de 
l’activité 
économique 
américaine. 
(// 
Delhaize 
qui 
a 
75% 
de 
ses 
activités 
aux 
USA 
et 
pas 
en 
Belgique 
mais 
est 
quand 
même 
dans 
le 
Bel20 
alors 
que 
son 
activité 
est 
beaucoup 
plus 
dépendante 
des 
USA). 
b. Au 
niveau 
de 
l’inflation 
on 
ne 
prend 
que 
ce 
qui 
est 
consommé 
par 
les 
américains 
è 
MAIS 
pas 
d’office 
produit 
aux 
USA. 
2. En 
général 
(pas 
toujours 
vrai), 
il 
y 
a 
de 
l’inflation 
quand 
l’activité 
économique 
est 
bonne. 
Il 
y 
a 
plusieurs 
types 
d’inflation 
dont 
1 
qui 
provient 
du 
fait 
que 
l’activité 
économique 
tourne 
à 
plein 
régime. 
Quand 
l’activité 
économique 
tourne 
bien, 
on 
gagne 
+, 
on 
dépense 
+ 
mais 
on 
épargne 
+ 
aussi 
è 
Acheter 
des 
actions 
= 
épargner 
(mais 
l’argent 
qu’on 
gagne 
en 
bourse, 
on 
peut 
le 
consommer) 
Ø CPI 
è 
consommation 
è 
pouvoir 
d’achat 
Ø >< 
Indice 
de 
l’évolution 
des 
actions 
è 
épargne 
Question 
d’examen 
: 
qu’est 
ce 
qui 
pourrait 
justifier 
d’avoir 
de 
l’inflation 
alors 
que 
les 
cours 
de 
bourse 
baissent 
? 
L’impact 
des 
produits 
importés, 
ou 
de 
l’énergie, 
ou 
encore 
l’augmentation 
des 
taxes, 
etc. 
Prix 
à 
la 
consommation 
& 
taux 
longs 
(obligations 
à 
10 
ans 
de 
l’Etat 
US) 
: 
Ce 
qui 
s’applique 
aux 
taux 
courts 
s’applique 
aux 
taux 
longs. 
C’est 
rare 
qu’il 
y 
ait 
de 
grosses 
différences 
entre 
les 
taux 
CT 
et 
LT 
mais 
en 
général, 
les 
taux 
LT 
> 
les 
taux 
CT 
(cf. 
courbe 
des 
taux) 
Les 
taux 
longs 
= 
les 
taux 
de 
marché 
è 
ils 
ne 
sont 
pas 
décidés 
par 
la 
Banque 
Centrale. 
Ils 
sont 
plus 
représentatifs 
des 
attentes 
du 
marché 
puisque 
dépendent 
des 
acheteurs 
& 
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Economie et marchés financiers - Les indicateurs de prix

  • 1. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 1 Partie 3 : Les indicateurs de prix CONCEPTS Inflation • Concept 1 : hausse instantanée des prix à la consommation (en glissement annuel) • Concept 2 : accélération généralisée, non maitrisée & auto-­‐entretenue (par les anticipations) de l’ensemble des prix è principe de contagion de la hausse des prix. o Généralisée : l’inflation n’est pas un phénomène ponctuel comme dans le concept 1. o Non maitrisée : les politiques monétaires n’ont pas d’effet sur l’inflation dans ce cas-­‐ ci. Maitriser l’inflation grâce aux taux d’intérêt ne fonctionne que dans le cas d’une inflation de type économique, due à l’activité économique (pas si le prix du pétrole s’envole par exemple) o Auto-­‐entretenue : le fait d’anticiper ou de percevoir une hausse de l’inflation pour les ménages peut les pousser à réduire leur consommation è effet boule de neige • Il est sain pour un pays d’avoir un peu d’inflation, de l’ordre de 2% (= missions BCE & Fed) • Trop d’inflation = très forte augmentation des prix è diminution du pouvoir d’achat des consommateurs parce que le salaire n’évolue pas d’office en fonction de l’inflation (sauf si indexation des salaires) • Butoirs structurels : globalisation, mondialisation, déréglementation o Globalisation : permet de diminuer l’inflation, import de produits à bas prix depuis la Chine, la Corée, etc. MAIS effet de rareté des matières premières possible : augmentation de l’inflation o Déréglementation : on peut produire ailleurs, moins cher, et donc vendre moins cher è diminution des prix et donc de l’inflation • Impacts : o Manque de visibilité et report de décisions économiques (ex : décision d’investir) o Réduction de l’horizon temporel des agents économiques o Distorsion entre la réalité économique et comptable o Augmentation de la volatilité du cycle économique o Augmentation de la prime de risque sur les actifs risqués o Indexation automatique des salaires (que au Luxembourg & en Belgique) : peut être un handicap de compétitivité pour les entreprises o Etc. è Mondialisation Ø Hausse des parts de marché des pays émergents Ø Délocalisation et menaces de délocalisation : Aujourd’hui on voit un mouvement de plus en plus important pour essayer de contrôler l’inflation parce qu’il y a des menaces de délocalisation par les entreprises si on ne réduit pas les salaires. Ø Climat général de concurrence è Déréglementation et ouverture des marchés è Ressources en main d’oeuvre toujours abondantes à l’échelle mondiale è Gains de productivité élevés (clairement anti-­‐inflationniste) : la productivité par tête progresse plus vite que le salaire réel par tête au niveau mondial è Caractère récessif de l’inflation Il y a un caractère récessif a la déflation mais aussi a une inflation trop élevée ! Une inflation de 15 ou 20% peut poser un problème de croissance économique tout a fait évident, en terme de consommation. Différents types de sources inflationnistes : Ø Aspects géopolitiques Ø La météo è provoque des problèmes en terme de disponibilité des matières premières agricoles, du coup leur prix augmente. Ø Vigueur de l’activité économique è situation plus normale d’inflation « Planche à billet » è = injection de liquidité par la banque centrale.
  • 2. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 2 Principe du panier de la ménagère (= le même pour tous les consommateurs) Ø Calcul mensuel sur base d’un relevé des prix de différents produits et services dans des lieux différents (denrées varient d’un pays à l’autre mais le principe de calcul est le même partout) è denrées indispensables en grande proportion + moins indispensables Ø Représentativité de la consommation d’un ménage moyen Ø Modification de la composition des produits selon l’évolution du mode de vie è la composition du panier évolue dans le temps Ø Variation de prix entre deux périodes déterminées (mensuelles) Chaque pays a son calcul et son chiffre d’inflation et, en général, par zone géographique, on a des taux d’inflation homogénéisé qui partent du principe que c'est le même panier pour tout le monde. Désinflation = Moindre croissance des prix à la consommation. Il y a une croissance, mais elle est moindre. Il y a toujours croissance des prix (par rapport à il y a 12 mois !) = sous-­‐catégorie de l’inflation Déflation = Baisse des prix à la consommation (en glissement annuel). è Quand on est en dessous de 0. Il y a une baisse des prix à la consommation en glissement annuel. Quand on est dans une situation ou il y a une déflation persistante, c'est évidemment mauvais parce que les ménages ont tendance à postposer leurs décisions d'investissement et d’achat durables. Avoir une déflation temporaire peut être géré et gérables mais une déflation persistante c'est très négatif ! Stagflation 2 concepts : STAG et FLATION. Situation de stagnation, de stabilité de l’activité économique mais en période d’inflation. C'est un peu dans cette situation qu’on est maintenant. On a une certaine stabilité de l’activité économique mais on risque d’avoir un peu d’inflation. C’est une situation qui peut être embêtante puisqu’on n’a pas de croissance économique mais qu’on a une inflation qui augmente les prix et donc diminue le pouvoir d’achat. Ce n'est pas un concept d’inflation à proprement parler mais plutôt une liaison entre l’activité économique et inflation. 3 principaux pays : USA, Europe et le Japon = G3 On voit que globalement on vit dans un monde de moins en moins inflationniste. è L’inflation dans le passé était a des niveaux plus élevés avec une volatilité beaucoup plus importante. Grâce aux indicateurs de croissance et de prix on est parvenu à mieux contrôler l’inflation è moindres variations (volatilité) et inflation mieux contrôlée. Poids de l’alimentaire & des produits pétroliers dans le CPI CPI = indice des prix à la consommation. Le poids de l’alimentation est parfois assez important dans calcul du CPI. è Plus on est dans des pays émergents et en voie de développement, plus le poids de l’alimentation est important dans la consommation des ménages (parce que nous on mange mais on a des loisirs, une maison, une voiture etc. qui coutent cher, à côté de l’alimentation). On voit au niveau de l’impact, que le poids de l’alimentation peut atteindre parfois plus de 40% dans certaines zones économique, donc la moindre variation du prix du maïs ou autre peut avoir un impact assez important au niveau de l’inflation. Dans les pays développés, le poids de l’alimentation est d’environ 10 ou 15%. C’est beaucoup moins important que pour les pays en vois de développement, les pays émergents. Problème éthique è A partir du moment ou le prix de l’agriculture a tendance à fort augmenter, cela génère une inflation importante dans ces pays la.
  • 3. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 Etats-­‐Unis : point mort d’inflation sur 10 ans : But du jeu : essayer de voir quels sont les moyens pour essayer d’anticiper ou non une augmentation ou diminution des prix a la consommation. (// Chapitre sur la croissance économique) Point mort d’inflation sur 10 ans 3 è • Sur 10 ans parce qu’on prend le rendement des obligations d’Etat US ou Européen à 10 ans. Cela va nous aider à voir si il y a ou non de l’inflation. Un processus inflationniste c'est généralement à LT. • Le point mort d’inflation est un différentiel de taux d’intérêt: on regarde la différence entre les taux d’intérêt : rendement des obligations d’Etat et rendement des obligations d’Etat indexées à l’inflation • Le point mort est le taux de rendement qui permet d’annuler l’impact de l’inflation Ø = taux nominal – taux réel è permet de mesurer l’inflation anticipée Ø « point mort » : plus il est élevé, plus la protection contre l’inflation a de la valeur (surperformance des obligations indexées sur les obligations classiques) Obligations d’Etat indexées a l’inflation è Quand on a un portefeuille obligataire, le problème est le suivant : Ø On a investi 100 à du 5% Ø Dans 1 an on a 5 euros de revenu, dans 2 ans aussi, etc. Ø Si le taux d’intérêt est à 3% ou 6%, ça change tout o Rappel : Taux nominal – inflation = Taux réel Le revenu des obligations : Ø Soit on le consomme (manger, vacances, etc.) Ø Soit on veut épargner Si l’écart entre le rendement des obligations d’Etat et celui des obligations d’Etat indexées à l’inflation se creuse = on a des anticipations inflationnistes. On peut se protéger en achetant des obligations indexées à l’inflation si on anticipe une augmentation de cette dernière. 2 types d’obligations : • Les obligations indexées à l’inflation • Les FRN (Floating Rate Note) : ce sont des obligations tout a fait classiques qui ont un taux de base + par ex l’Euribor à 3 mois. On part du principe que si il y a de l’inflation, le taux d’intérêt va augmenter. Ce n’est pas tout à fait exact en fait, mais soit. On est sur d’avoir un certain pourcentage (le taux fixe) + notre bonus : on a une meilleure rémunération, si taux d’intérêt CT monte, c'est que l’inflation augmente. Objectifs (slide 209 – Examen) La mission de base de la Fed et de la BCE est la même en terme de pourcentage : 2% d’inflation MAIS : • Fed : 2% de l’indice CPI core (éléments volatiles exclus è but : exclure les biens qui peuvent perturber l’évolution du prix des biens à la consommation) • BCE : 2% de l’indice CPI Headline (éléments volatiles inclus è pas juste les prix de marché mais aussi ceux fixés par les autorités publiques : l’alcool, le tabac, etc.) Indice Headline : on a eu pas mal de périodes avec une inflation > 2% en Europe.
  • 4. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 4 Sources de volatilité : • Problèmes géopolitiques • Conditions climatiques • Spéculation financière • Problématique des taxes & des accises (ex : l’augmentation de la TVA à 22% peut avoir un impact sur l’inflation pris en compte dans l’indice core & headline) Examen : quel est l’avantage de prendre l’indice core ou global ? Cela peut engendrer des décisions fort différentes du côté de la Fed et de la BCE suite à des différences d’interprétation. Le panier de la ménagère est constitué par un inspecteur qui se rend dans les ≠ magasins et coche les prix TVA incluse sur une liste d’articles. Exemple : la TVA a augmenté en Angleterre et cela a fait augmenter l’inflation car les prix ont augmenté pour les citoyens. Réponse : prendre l’indice headline, qui comprend les indices volatiles, me semble plus pertinent étant donné qu’il prend en compte la réelle augmentation du coût de la vie pour les consommateurs et donc la vraie diminution de leur pouvoir d’achat. Evolution comparative (cf. schéma second tour) Le pic de l’inflation sous-­‐jacente (core) suit le pic de l’inflation headline avec un retard de quelques mois. è Savoir expliquer pourquoi à l’examen. C’est du au fait que quand le prix des matières premières comme le pétrole augmente, cela fait également augmenter le prix de produits finis, etc. comme les emballages par exemple. On utilise des matières premières volatiles pour des produits finis qui sont inclus dans le panier de la ménagère calculé pour l’indice core è voir effet de second tout (examen). Attention : l’effet de second tour n’est valable que si l’inflation va de pair avec une augmentation du prix des matières premières. è Il y a une contamination positive ou négative entre l’indice headline et l’indice core même si la matière première originale n’est pas une composante de l’indice core è effet indirect. (L’effet peut être à la hausse mais aussi à la baisse !)
  • 5. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 5 ELEMENTS VOLATILES Voir le slide 214 sur les dépenses de consommation aux USA. • La majorité des dépenses de consommation vont dans les services (ex : frais de scolarité, d’hospitalisation). Services = tout ce qui est fourni par les autorités publiques è la scolarité a un poids très important + comprend les logements. • L’alimentation ne représente pas la majeure partie de ces dépenses (+ou-­‐ pareil que les dépenses en frais de santé et que les biens durables = >3 ans). • L’énergie ne représente qu’une petite partie de ces dépenses (ex : charbon) Attention, ne pas confondre avec le poids des composantes de l’indice des prix à la consommation è plus politique. On peut décider du poids qu’on donne aux différentes composantes dans le CPI pour essayer d’influencer le calcul de l’inflation. Il y a une différence entre le poids réel, ce qu’on paye au quotidien, et le poids des éléments dans le CPI. Cf. slide 215. Exemple : en Belgique on a un peu moins de 1.000.000 de fonctionnaires, quand l’inflation augmente et dépasse le taux pivot, on a une indexation automatique des salaires è augmentation de la masse salariale (ex : augmentation des salaires de 5% si la vraie inflation est de 5%). Une fois que les salaires augmentent, on ne sait plus revenir en arrière (très rare d’avoir un CPI négatif) Examen (cf. slide 214 et 215) : logement = élément très volatile qui représente 40% de la composition du CPI è il a participé de manière significative à la hausse des prix à la consommation jusqu’en 2008 aux USA. Puis à partir de 2008, le prix des logements s’est cassé la gueule : baisse des prix des logements mais AUSSI de LOYERS è les loyers étaient plus bas è cela a permis d’atténuer la hausse de certains prix à la consommation. è 2008-­‐2009 : baisse de l’inflation (CPI headline & core) parce que l’immobilier, en crise, ne générait pas d’inflation importante. è Aux USA, l’inflation est très dépendante du prix du logement et du marché immobilier. On part du principe d’un loyer fictif : principe que tout américain paye un loyer, qu’il soit propriétaire ou non (pour le calcul de l’inflation – CPI) Examen : peut on imaginer une crise économique avec une inflation importante ? L’inflation peut dépendre de 3 grands facteurs : (examen) 1. Les décisions politiques (augmentation de la TVA, des impôts, des taxes, accises) 2. L’activité économique +ou-­‐ soutenue. Si elle est soutenue et qu’on ne sait pas augmenter les capitaux de production, et si on a vraiment besoin d’un bien, on sera prêt à payer plus cher pour l’acquérir è hausse des prix à la consommation 3. Problématique du taux de change : si on paye du pétrole en $, il faut faire attention au taux de change. Toutes autres choses étant égales par ailleurs, le fait que le $ monte ou baisse par rapport à l’€ peut entrainer une augmentation de l’inflation, sur une certaine distance de temps. Si le prix du pétrole reste à 1$ mais que le prix du $ est plus cher (contre l’euro), cela peut provoquer une hausse du prix du pétrole en € ! Examen : • l’exportation n’a aucune influence sur l’inflation, si le taux de change varie, c’est le problème de celui qui importe mais n’a aucun impact pour l’exportateur ! (Exportation ≠ consommation) • L’inflation peut uniquement avoir un impact via les prix à l’importation : si le prix du pétrole augmente (transports), le risque d’inflation sera plus élevé. Si le prix du pétrole est identique mais que le taux de change est défavorable, risque d’inflation également.
  • 6. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 Dans le passé, le poids du pétrole dans le CPI était beaucoup plus important. Ex : guerre è 6 hausse du prix du pétrole è hausse de l’inflation quasi automatique. 3 raisons : • Moins de problèmes géopolitiques ajd • Meilleure répartition des sources d’approvisionnement au niveau énergétique (plus uniquement quelques pays distributeurs) • On a diversifié nos sources énergétiques : gaz etc. + on consomme moins par unité de production Le poids du pétrole dans le PIB a fortement diminué. (Preuve slide 219) • WTI = West Texas Intermediate = prix du pétrole aux USA. • BREWT = prix du pétrole en Mer du Nord. è ≠ entre WTI & BREWT vient de la composition du pétrole : pas la même qualité en terme de souffre. On peut constater un écart important entre le CPI core et le CPI headline du aux éléments volatiles (slides 219 et 220) Indice santé : uniquement en Belgique. = Indice de prix a la conso très soft, plutôt favorable a ceux qui ont des revenus bas dans son calcul parce que sert notamment a l’indexation des loyers. Quand on est locataire c'est qu’on a pas les moyen d’être proprio en général. L’indice santé est un indice très politique : le but c'est qu’il progresse le moins possible. Toutes les composantes intégrées = essayer d’avoir la plus faible indexation possible. Utilisé pr pensions, allocations familiales, salaires, loyers, etc. Le poids de l’alimentation a fortement diminué dans le CPI grâce à une intensification de la production. Le poids de l’alimentation est d’autant plus faible que le pays est industrialisé. è Poids beaucoup plus faible dans les pays industrialisés que dans les pays émergents. • Pays moins développés : source essentielle de dépense = alimentation (moins d’autres sources de dépenses, genre vacances, voiture, etc.) o L’augmentation du prix des produits agricoles est un problème o On mange + de viande et – de céréales MAIS pour produire 1kg de viande, il faut + de céréales & d’eau è nécessité d’une intensification de la production alimentaire
  • 7. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 7 ANTICIPATIONS D’INFLATION ≠ entre anticipations d’inflation & inflation réelle • Anticipations d’inflation : on demande aux gens ce qu’ils perçoivent (surtout à 1 an et 5 ans, il peut y avoir des ≠ entre les 2). En général on pose la question sans prendre en considération l’impact de l’évolution technologique qui peut permettre une baisse des prix. è Il y a une ≠ fondamentale entre ce qu’ils perçoivent et ce qu’ils décaissent réellement (inflation réelle). è Reflet de leurs anticipations, leur ressenti sur leur consommation (psychologique) : si ils pensent que les prix augmentent, même si ce n’est pas le cas, ils consomment moins è impact sur le PIB. Plusieurs manières d’essayer d’anticiper l’inflation : 1. Les anticipations des consommateurs (Conférence Board : confiance des consommateurs) 2. Au niveau des marchés financiers è évolution du point mort. a. USA : on prend les TIPS1 : obligations dont la rémunération future (le coupon) est indexée sur l’inflation b. France : on prend les OAT On compare ces obligations avec d’autres, normales : même débiteur, même durée. Ø Rendement d’une obligation d’Etat américaine à 2 ans : 2% Ø Rendement des TIPS à 2 ans : 2,5% Ø Inflation attendue sur cette période là = 0,5% par an 3. Dérivées sur les sources d’inflation : on regarde les contrats à terme, la manière dont les swaps sont pricés (pour info, pas retenir) 4. Lire les messages de la banque centrale (si préparent une hausse des taux, probable qu’ils prévoient une hausse de l’inflation) Les anticipations d’inflation peuvent être très différentes selon qu’on s’adresse à des industriels (chefs d’entreprise) ou à des ménages. Ø Les chefs d’entreprise se trouvent au niveau des matières premières et les consommateurs au niveau du CPI dans la chaine, donc beaucoup + loin. Il y a un décalage temporel entre les 2 (MP & CPI) Ø La politique des entreprises peut jouer : ils peuvent décider d’augmenter ou non leurs prix de vente en fonction de l’inflation. (+ pricing power) è Question de réflexion à l’examen Les anticipations d’inflation varient souvent d’un pays à l’autre, même si les pays sont proches. Les attentes inflationnistes sont très intéressantes pour la fixation du prix de revient dans le futur (aux USA et dans la Zone euro). 1 Attention, le marché des obligations indexées à l’inflation n’est pas toujours très liquide alors que celui des obligations d’Etat l’est toujours (+ de transactions) è possibilité d’un biais en terme de pricing et d’écart temporaire entre les 2.
  • 8. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 8 Evolution des prix à la production industrielle (quand on produit) & inflation (quand on consomme) : Globalement, ils suivent les mêmes tendances mais : Ø Baisses/hausses relativement similaires mais pas d’office la même amplitude Ø Décalage temporel : MP & CPI sont séparés de quelques mois dans la chaine (l’impact sur les prix à la consommation industrielle et sur l’inflation n’a pas lieu au même moment) Ø L’évolution des prix à la production industrielle ne concerne que la production aux USA alors que l’inflation comprend des produits qui peuvent être vendus aux USA mais produits dans d’autres pays è on ne parle pas de la même chose. Les prix à la consommation, c’est ce que les américains consomment, peu importe ou c’est produit. L’impact des importations devient de plus en plus important aux USA. Cela joue sur l’inflation mais pas sur les prix à la production industrielle. Ø La part de l’industrie aux USA ne représente que 15% environ de l’activité économique (avant : 30%) è avant on regardait beaucoup les prix à la production industrielle pour essayer d’anticiper l’inflation future, maintenant moins. Maintenant, il est plus intéressant de regarder l’évolution des prix à la consommation en Chine etc. pour essayer d’anticiper l’inflation aux USA (importations) La Chine exporte énormément vers les pays industrialisés : si les prix à la production monte ou baisse, cela aura un impact sur les prix à l’exportation. Les Chinois consomment peu de ce qu’ils produisent. Ø Export essentiel de leur production Ø Consommation privée = 30% du PIB en Chine (>< USA = 70%) Ø Plus un pays est faiblement développé, plus le poids des produits alimentaires est élevé dans son calcul du CPI è La consommation en Chine est principalement composée de produits alimentaires. è Examen : rapprochement à faire entre la Chine et les USA
  • 9. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 9 COMPORTEMENT DES CONSOMMATEURS ET DES ENTREPRISES Les dépenses de consommation en volume ≠ dépenses de consommation en prix. è On est de + en + efficace, on produit + avec moins en volume (économie d’énergie par exemple). La globalisation pousse les salaires à la baisse. Il y a un décalage au niveau du cout horaire entre les pays (cf. slide 237), même entre des pays proches. On peut produire moins cher ailleurs, donc les salaires baissent avec la globalisation. (// schéma : effet de second tour !) è Gain en pouvoir d’achat car baisse des prix à la consommation. La globalisation pousse à une certaine homogénéisation des salaires è niveaux de plus en plus proche entre les ≠ pays. Les écarts diminuent. Il y avait (c’est encore le cas mais moins accentué maintenant) une augmentation des salaires dans les pays émergents è double impact : Ø Impact au niveau de la compétitivité : l’écart entre les pays émergents et les pays développés a tendance à se réduire Ø On est en train de créer une augmentation du revenu disponible du coté des pays émergents è si les consommateurs n’épargnent pas tout, comme ils gagnent +, on a une croissance économique + soutenue grâce à la consommation privée qui augmente. La Chine pourrait donc devenir moins dépendante des exportations donc. Création d’emploi & évolution des salaires : (// effet de second rang) Les deux sont assez liés en général è on peut s’attendre à une hausse des salaires quand il y a des créations nettes d’emploi, et vice versa. MAIS possibilité d’éléments perturbateurs (savoir en donner à l’examen) : Ø Tensions sur certains segments de marché : trop peu d’ingénieurs, trop de juristes, etc. par exemple Ø Emplois trop qualifiés en discordance Ø Décalage temporel Ø Etc. Quand il y a énormément de créations d’emplois, l’activité économique tourne à plein régime : en principe le chômage diminue. Pour attirer les bons travailleurs on est prêt à augmenter les salaires. è Si il manque certaines fonctions, les salaires ont tendance à augmenter dans cette fonction. (le graphe slide 239 est trop général, peut cacher des distorsions au niveau sectoriel). Effet de second rang : l’impact de la hausse des prix entraine une indexation et/ou une augmentation des salaires puis, à nouveau, une hausse des prix à la consommation suite à la décision, par les entreprises, de relever les prix è effet boule de neige. Evolution du salaire réel et du revenu brut disponible réel : Ø Salaire = ce que l’employeur nous paie Ø Revenu brut disponible = revenu lié à l’activité professionnelle. Reprend aussi tous les ATN qu’on peut obtenir: voiture, PC, GSM, etc. + d'autres revenus : assurances groupe, allocations familiales, etc. mais on ne reprend pas tous les revenus de l’épargne (ex : patrimoine mobilier, immobilier è dans le revenu de l’épargne, pas dans le revenu brut disponible) Ø Réel = déduction de l’inflation faite è nominal – inflation. è = pouvoir d’achat réel
  • 10. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 10 On constate une corrélation assez forte entre les 2 Examen : comment peut on arriver à avoir des baisses de salaire aux USA ? Pour les nouveaux engagés, on peut avoir des taux de salaires inférieurs à ceux qu’on avait avant. Dépenses incompressibles en % du revenu disponible : Dépenses incompressibles : (tendance à fort augmenter avec le temps) Ø Obligations financières : ce sont les charges qu’on a au niveau de notre endettement Ø Santé Ø Alimentation : on doit continuer à manger Ø Energie : ce qui nous permet de nous chauffer, nous éclairer Selon le cycle économique, il y a des moments ou des parts des dépenses incompressibles ont tendance à augmenter. Les dépenses incompressibles représentent la moitié des dépenses totales, les ménages américains peuvent faire des choix sur la manière de dépenser l’autre moitié. Rappel : les ménages américains n’épargnent presque rien. Examen : comment se fait-­‐il qu’en phase d’expansion économique on constate une hausse des dépenses incompressibles en % du revenu disponible (ex : 2000-­‐2008 sur le slide 241) ? La part des dépenses incompressibles a augmenté aux USA suite au marché immobilier (à cause de ou grâce à…). Comme le niveau d’endettement des ménages à augmenté, la part incompressible de leurs revenus aussi. On constate une relation directe entre l’inflation et le coût direct du travail. Dés qu’on a une augmentation des prix, on a en général une augmentation des salaires ou une indexation des salaires (slide 242). En Allemagne : négociation des salaires tous les 2-­‐3 ans avec les syndicats (à la hausse ou à la baisse). Il existe 3 systèmes : 1. Système de revalorisation salariale tous les x temps (ex : Allemagne) 2. Ajustements qui peuvent intervenir en fonction de l’indexation des salaires è lorsque les pivots d’index sont dépassés 3. Revendication salariale de manière ponctuelle Gains de productivité dans le secteur non agricole (valeur ajoutée horaire) : USA : majorité des statistiques sur le secteur de l’emploi sont dans le secteur non agricole è dans le secteur agricole on a des données qu’on ne maitrise pas (ex : météo) Aujourd’hui, qu’on soit en période de crise ou de croissance économique, on voit que dans les pays industrialisés, les gains de productivité deviennent relativement importants, on parvient à les augmenter malgré la crise è cela justifie le fait que malgré la crise, les entreprises parviennent à faire de bons résultats : la profitabilité augmente. è On parvient à être + efficace avec moins de matières premières utilisées = gains de productivité. NB : la crise peut être positive pour les gains de productivité car on restructure. Les entreprises arrivent à ajuster l’évolution de leurs couts de production de manière significative.
  • 11. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 11 Coûts salariaux en Allemagne : En Allemagne, ils parviennent à diminuer le cout salarial de manière significative : Ø grâce à des emplois précaires : on utilise de + en + souvent des intérimaires Ø Ils ont un taux de syndicalisation moindre (ce qui coute cher au niveau licenciement – ex : Belgique) Ø Problème de la différence entre les formes de rémunérations fixes & variables è Ils donnent parfois des primes énormes à leurs ouvriers (ex : dans le secteur automobile). La dernière année sur le slide 245, on dirait que les couts salariaux ont baissé mais c’est la structure des contrats de travail qui a changé (il faut rajouter plus tard les bonus etc.), c’est uniquement le cout immédiat qui a diminué. è les couts salariaux deviennent de + en + variables : on ajoute le bonus en fonction des chiffres & targets o Positif pour les salariés o A double tranchant pour les entreprises Jusqu’aux années 90, l’Allemagne avait des couts salariaux élevés mais ils sont parvenus à inverser la tendance (slide 246). Leurs couts salariaux n’ont pas baissé mais ont moins progressé. Coûts salariaux en zone euro : culture générale La moyenne européenne des couts salariaux est en augmentation constante. // L’Allemagne a juste moins progressé par rapport aux autres pays. Evolution des prix à l’importation et de l’indice CPI core : On constate des écarts relativement importants entre les 2 (slide 247). Il y a une partie de l’inflation qui ne dépend pas des décisions des pouvoirs publics, etc. mais bien des importations. On importe des biens de consommation mais aussi des services ! Il y a des paramètres qu’on ne sait pas maitriser dans l’inflation donc, comme par exemple, les prix à l’importation è ex : le pétrole, son prix peut varier à la hausse ou à la baisse è impact sur l’inflation d’un pays via l’augmentation des prix mais aussi la variation des taux de change (examen : possibilité d’un double impact à la hausse ou à la baisse, ou peut s’annuler,). è Des phénomènes exogènes à un pays peuvent impacter son inflation. Examen : à partir du moment ou le coût salarial d’un pays augmente (comme en Chine), le prix des produits chinois importés doit augmenter pour que la Chine puisse garder ses marges, et donc cela a un impact sur l’inflation. Slide 250 – voir notes (pour mémoire) Au niveau des innovations, souvent elles coutent cher au début : élément imprévu dans le panier de la ménagère, mais les dépenses augmentent pour les ménages (ex : sortie des PC). Avec la guerre des prix, on constate cependant une diminution des prix de ces innovations par la suite.
  • 12. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 12 INFLATION & MARCHES FINANCIERS (Partie qui précède = impact de l’inflation sur l’économie. Ici : impact de l’inflation sur les marchés financiers.) Inflation & taux nominal : Si inflation > taux nominal : on a un taux réel négatif (c’est le cas en Belgique) c’est gérable sur le CT mais peut devenir problématique sur le LT. è Impact sur le pouvoir d’achat. En cas de taux réel négatif du à une inflation trop élevée : Ø Quelqu’un qui est endetté peut voir une partie de son endettement remboursé par l’inflation èles taux réels négatifs ne sont jamais un problème pour lui. Cette situation est assez rare car en général il y a un collatéral. Ø Quelqu’un qui épargne (qui a des liquidités) peut voir une partie de son épargne amputée par l’inflation è les taux réels négatifs sont toujours un problème pour lui : manque à gagner en terme de pouvoir d’achat. è Si on a de l’argent qu’on ne consomme pas, il vaudra moins plus tard (cas de l’épargne) >< Si on est endetté, on remboursera moins plus tard. Avec l’inflation, l’argent vaut moins à l’échéance. Aversion au risque è Certains préfèrent épargner que de placer en actions ou autre. Ils savent qu’ils vont perdre une partie de leur argent mais que la perte sera limitée à un montant (ex : O,5%) et qu’ils ne perdront pas plus. //assurance incendie : on paye x% pour protéger notre capital. Ø USA : Il y a un certain parallélisme entre les taux d’intérêt CT & l’inflation core (slide 253) : en général aux USA quand l’inflation diminue, les taux d’intérêt baissent. è C’est lié aux 3 missions de la Fed : cela peut aussi créer des divergences selon l’arbitrage que la Fed fait. Ø Zone Euro : la BCE n’a qu’une mission officielle, celle de la gestion de l’inflation. Globalement on voit un parallélisme assez important entre l’inflation et les taux d’intérêt CT (= Taux Refi de la BCE). En pratique, la BCE intervient aussi dans d’autres cas que celui de l’inflation.
  • 13. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 13 Prix à la consommation & marchés boursiers : Ø USA : S&P500 & CPI core On voit un certain parallélisme entre l’indice des actions américaines et l’inflation core. Question d’examen : Quelles sont les imperfections/écarts qu’on peut relever dans le type de graphe qu’on voit slide 256 ? 1. On compare des choses qui ne sont pas comparables. a. Le S&P500 est représentatif des cours de bourse de sociétés qui ont la nationalité américaine mais pas d’office toutes leurs activités aux USA. è Américain mais pas d’office représentatif de l’activité économique américaine. (// Delhaize qui a 75% de ses activités aux USA et pas en Belgique mais est quand même dans le Bel20 alors que son activité est beaucoup plus dépendante des USA). b. Au niveau de l’inflation on ne prend que ce qui est consommé par les américains è MAIS pas d’office produit aux USA. 2. En général (pas toujours vrai), il y a de l’inflation quand l’activité économique est bonne. Il y a plusieurs types d’inflation dont 1 qui provient du fait que l’activité économique tourne à plein régime. Quand l’activité économique tourne bien, on gagne +, on dépense + mais on épargne + aussi è Acheter des actions = épargner (mais l’argent qu’on gagne en bourse, on peut le consommer) Ø CPI è consommation è pouvoir d’achat Ø >< Indice de l’évolution des actions è épargne Question d’examen : qu’est ce qui pourrait justifier d’avoir de l’inflation alors que les cours de bourse baissent ? L’impact des produits importés, ou de l’énergie, ou encore l’augmentation des taxes, etc. Prix à la consommation & taux longs (obligations à 10 ans de l’Etat US) : Ce qui s’applique aux taux courts s’applique aux taux longs. C’est rare qu’il y ait de grosses différences entre les taux CT et LT mais en général, les taux LT > les taux CT (cf. courbe des taux) Les taux longs = les taux de marché è ils ne sont pas décidés par la Banque Centrale. Ils sont plus représentatifs des attentes du marché puisque dépendent des acheteurs & vendeurs. + lire slide 258 et voir le parallélisme