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Economie et marchés financiers - Les indicateurs de prix

  1. 1. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 1 Partie 3 : Les indicateurs de prix CONCEPTS Inflation • Concept 1 : hausse instantanée des prix à la consommation (en glissement annuel) • Concept 2 : accélération généralisée, non maitrisée & auto-­‐entretenue (par les anticipations) de l’ensemble des prix è principe de contagion de la hausse des prix. o Généralisée : l’inflation n’est pas un phénomène ponctuel comme dans le concept 1. o Non maitrisée : les politiques monétaires n’ont pas d’effet sur l’inflation dans ce cas-­‐ ci. Maitriser l’inflation grâce aux taux d’intérêt ne fonctionne que dans le cas d’une inflation de type économique, due à l’activité économique (pas si le prix du pétrole s’envole par exemple) o Auto-­‐entretenue : le fait d’anticiper ou de percevoir une hausse de l’inflation pour les ménages peut les pousser à réduire leur consommation è effet boule de neige • Il est sain pour un pays d’avoir un peu d’inflation, de l’ordre de 2% (= missions BCE & Fed) • Trop d’inflation = très forte augmentation des prix è diminution du pouvoir d’achat des consommateurs parce que le salaire n’évolue pas d’office en fonction de l’inflation (sauf si indexation des salaires) • Butoirs structurels : globalisation, mondialisation, déréglementation o Globalisation : permet de diminuer l’inflation, import de produits à bas prix depuis la Chine, la Corée, etc. MAIS effet de rareté des matières premières possible : augmentation de l’inflation o Déréglementation : on peut produire ailleurs, moins cher, et donc vendre moins cher è diminution des prix et donc de l’inflation • Impacts : o Manque de visibilité et report de décisions économiques (ex : décision d’investir) o Réduction de l’horizon temporel des agents économiques o Distorsion entre la réalité économique et comptable o Augmentation de la volatilité du cycle économique o Augmentation de la prime de risque sur les actifs risqués o Indexation automatique des salaires (que au Luxembourg & en Belgique) : peut être un handicap de compétitivité pour les entreprises o Etc. è Mondialisation Ø Hausse des parts de marché des pays émergents Ø Délocalisation et menaces de délocalisation : Aujourd’hui on voit un mouvement de plus en plus important pour essayer de contrôler l’inflation parce qu’il y a des menaces de délocalisation par les entreprises si on ne réduit pas les salaires. Ø Climat général de concurrence è Déréglementation et ouverture des marchés è Ressources en main d’oeuvre toujours abondantes à l’échelle mondiale è Gains de productivité élevés (clairement anti-­‐inflationniste) : la productivité par tête progresse plus vite que le salaire réel par tête au niveau mondial è Caractère récessif de l’inflation Il y a un caractère récessif a la déflation mais aussi a une inflation trop élevée ! Une inflation de 15 ou 20% peut poser un problème de croissance économique tout a fait évident, en terme de consommation. Différents types de sources inflationnistes : Ø Aspects géopolitiques Ø La météo è provoque des problèmes en terme de disponibilité des matières premières agricoles, du coup leur prix augmente. Ø Vigueur de l’activité économique è situation plus normale d’inflation « Planche à billet » è = injection de liquidité par la banque centrale.
  2. 2. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 2 Principe du panier de la ménagère (= le même pour tous les consommateurs) Ø Calcul mensuel sur base d’un relevé des prix de différents produits et services dans des lieux différents (denrées varient d’un pays à l’autre mais le principe de calcul est le même partout) è denrées indispensables en grande proportion + moins indispensables Ø Représentativité de la consommation d’un ménage moyen Ø Modification de la composition des produits selon l’évolution du mode de vie è la composition du panier évolue dans le temps Ø Variation de prix entre deux périodes déterminées (mensuelles) Chaque pays a son calcul et son chiffre d’inflation et, en général, par zone géographique, on a des taux d’inflation homogénéisé qui partent du principe que c'est le même panier pour tout le monde. Désinflation = Moindre croissance des prix à la consommation. Il y a une croissance, mais elle est moindre. Il y a toujours croissance des prix (par rapport à il y a 12 mois !) = sous-­‐catégorie de l’inflation Déflation = Baisse des prix à la consommation (en glissement annuel). è Quand on est en dessous de 0. Il y a une baisse des prix à la consommation en glissement annuel. Quand on est dans une situation ou il y a une déflation persistante, c'est évidemment mauvais parce que les ménages ont tendance à postposer leurs décisions d'investissement et d’achat durables. Avoir une déflation temporaire peut être géré et gérables mais une déflation persistante c'est très négatif ! Stagflation 2 concepts : STAG et FLATION. Situation de stagnation, de stabilité de l’activité économique mais en période d’inflation. C'est un peu dans cette situation qu’on est maintenant. On a une certaine stabilité de l’activité économique mais on risque d’avoir un peu d’inflation. C’est une situation qui peut être embêtante puisqu’on n’a pas de croissance économique mais qu’on a une inflation qui augmente les prix et donc diminue le pouvoir d’achat. Ce n'est pas un concept d’inflation à proprement parler mais plutôt une liaison entre l’activité économique et inflation. 3 principaux pays : USA, Europe et le Japon = G3 On voit que globalement on vit dans un monde de moins en moins inflationniste. è L’inflation dans le passé était a des niveaux plus élevés avec une volatilité beaucoup plus importante. Grâce aux indicateurs de croissance et de prix on est parvenu à mieux contrôler l’inflation è moindres variations (volatilité) et inflation mieux contrôlée. Poids de l’alimentaire & des produits pétroliers dans le CPI CPI = indice des prix à la consommation. Le poids de l’alimentation est parfois assez important dans calcul du CPI. è Plus on est dans des pays émergents et en voie de développement, plus le poids de l’alimentation est important dans la consommation des ménages (parce que nous on mange mais on a des loisirs, une maison, une voiture etc. qui coutent cher, à côté de l’alimentation). On voit au niveau de l’impact, que le poids de l’alimentation peut atteindre parfois plus de 40% dans certaines zones économique, donc la moindre variation du prix du maïs ou autre peut avoir un impact assez important au niveau de l’inflation. Dans les pays développés, le poids de l’alimentation est d’environ 10 ou 15%. C’est beaucoup moins important que pour les pays en vois de développement, les pays émergents. Problème éthique è A partir du moment ou le prix de l’agriculture a tendance à fort augmenter, cela génère une inflation importante dans ces pays la.
  3. 3. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 Etats-­‐Unis : point mort d’inflation sur 10 ans : But du jeu : essayer de voir quels sont les moyens pour essayer d’anticiper ou non une augmentation ou diminution des prix a la consommation. (// Chapitre sur la croissance économique) Point mort d’inflation sur 10 ans 3 è • Sur 10 ans parce qu’on prend le rendement des obligations d’Etat US ou Européen à 10 ans. Cela va nous aider à voir si il y a ou non de l’inflation. Un processus inflationniste c'est généralement à LT. • Le point mort d’inflation est un différentiel de taux d’intérêt: on regarde la différence entre les taux d’intérêt : rendement des obligations d’Etat et rendement des obligations d’Etat indexées à l’inflation • Le point mort est le taux de rendement qui permet d’annuler l’impact de l’inflation Ø = taux nominal – taux réel è permet de mesurer l’inflation anticipée Ø « point mort » : plus il est élevé, plus la protection contre l’inflation a de la valeur (surperformance des obligations indexées sur les obligations classiques) Obligations d’Etat indexées a l’inflation è Quand on a un portefeuille obligataire, le problème est le suivant : Ø On a investi 100 à du 5% Ø Dans 1 an on a 5 euros de revenu, dans 2 ans aussi, etc. Ø Si le taux d’intérêt est à 3% ou 6%, ça change tout o Rappel : Taux nominal – inflation = Taux réel Le revenu des obligations : Ø Soit on le consomme (manger, vacances, etc.) Ø Soit on veut épargner Si l’écart entre le rendement des obligations d’Etat et celui des obligations d’Etat indexées à l’inflation se creuse = on a des anticipations inflationnistes. On peut se protéger en achetant des obligations indexées à l’inflation si on anticipe une augmentation de cette dernière. 2 types d’obligations : • Les obligations indexées à l’inflation • Les FRN (Floating Rate Note) : ce sont des obligations tout a fait classiques qui ont un taux de base + par ex l’Euribor à 3 mois. On part du principe que si il y a de l’inflation, le taux d’intérêt va augmenter. Ce n’est pas tout à fait exact en fait, mais soit. On est sur d’avoir un certain pourcentage (le taux fixe) + notre bonus : on a une meilleure rémunération, si taux d’intérêt CT monte, c'est que l’inflation augmente. Objectifs (slide 209 – Examen) La mission de base de la Fed et de la BCE est la même en terme de pourcentage : 2% d’inflation MAIS : • Fed : 2% de l’indice CPI core (éléments volatiles exclus è but : exclure les biens qui peuvent perturber l’évolution du prix des biens à la consommation) • BCE : 2% de l’indice CPI Headline (éléments volatiles inclus è pas juste les prix de marché mais aussi ceux fixés par les autorités publiques : l’alcool, le tabac, etc.) Indice Headline : on a eu pas mal de périodes avec une inflation > 2% en Europe.
  4. 4. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 4 Sources de volatilité : • Problèmes géopolitiques • Conditions climatiques • Spéculation financière • Problématique des taxes & des accises (ex : l’augmentation de la TVA à 22% peut avoir un impact sur l’inflation pris en compte dans l’indice core & headline) Examen : quel est l’avantage de prendre l’indice core ou global ? Cela peut engendrer des décisions fort différentes du côté de la Fed et de la BCE suite à des différences d’interprétation. Le panier de la ménagère est constitué par un inspecteur qui se rend dans les ≠ magasins et coche les prix TVA incluse sur une liste d’articles. Exemple : la TVA a augmenté en Angleterre et cela a fait augmenter l’inflation car les prix ont augmenté pour les citoyens. Réponse : prendre l’indice headline, qui comprend les indices volatiles, me semble plus pertinent étant donné qu’il prend en compte la réelle augmentation du coût de la vie pour les consommateurs et donc la vraie diminution de leur pouvoir d’achat. Evolution comparative (cf. schéma second tour) Le pic de l’inflation sous-­‐jacente (core) suit le pic de l’inflation headline avec un retard de quelques mois. è Savoir expliquer pourquoi à l’examen. C’est du au fait que quand le prix des matières premières comme le pétrole augmente, cela fait également augmenter le prix de produits finis, etc. comme les emballages par exemple. On utilise des matières premières volatiles pour des produits finis qui sont inclus dans le panier de la ménagère calculé pour l’indice core è voir effet de second tout (examen). Attention : l’effet de second tour n’est valable que si l’inflation va de pair avec une augmentation du prix des matières premières. è Il y a une contamination positive ou négative entre l’indice headline et l’indice core même si la matière première originale n’est pas une composante de l’indice core è effet indirect. (L’effet peut être à la hausse mais aussi à la baisse !)
  5. 5. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 5 ELEMENTS VOLATILES Voir le slide 214 sur les dépenses de consommation aux USA. • La majorité des dépenses de consommation vont dans les services (ex : frais de scolarité, d’hospitalisation). Services = tout ce qui est fourni par les autorités publiques è la scolarité a un poids très important + comprend les logements. • L’alimentation ne représente pas la majeure partie de ces dépenses (+ou-­‐ pareil que les dépenses en frais de santé et que les biens durables = >3 ans). • L’énergie ne représente qu’une petite partie de ces dépenses (ex : charbon) Attention, ne pas confondre avec le poids des composantes de l’indice des prix à la consommation è plus politique. On peut décider du poids qu’on donne aux différentes composantes dans le CPI pour essayer d’influencer le calcul de l’inflation. Il y a une différence entre le poids réel, ce qu’on paye au quotidien, et le poids des éléments dans le CPI. Cf. slide 215. Exemple : en Belgique on a un peu moins de 1.000.000 de fonctionnaires, quand l’inflation augmente et dépasse le taux pivot, on a une indexation automatique des salaires è augmentation de la masse salariale (ex : augmentation des salaires de 5% si la vraie inflation est de 5%). Une fois que les salaires augmentent, on ne sait plus revenir en arrière (très rare d’avoir un CPI négatif) Examen (cf. slide 214 et 215) : logement = élément très volatile qui représente 40% de la composition du CPI è il a participé de manière significative à la hausse des prix à la consommation jusqu’en 2008 aux USA. Puis à partir de 2008, le prix des logements s’est cassé la gueule : baisse des prix des logements mais AUSSI de LOYERS è les loyers étaient plus bas è cela a permis d’atténuer la hausse de certains prix à la consommation. è 2008-­‐2009 : baisse de l’inflation (CPI headline & core) parce que l’immobilier, en crise, ne générait pas d’inflation importante. è Aux USA, l’inflation est très dépendante du prix du logement et du marché immobilier. On part du principe d’un loyer fictif : principe que tout américain paye un loyer, qu’il soit propriétaire ou non (pour le calcul de l’inflation – CPI) Examen : peut on imaginer une crise économique avec une inflation importante ? L’inflation peut dépendre de 3 grands facteurs : (examen) 1. Les décisions politiques (augmentation de la TVA, des impôts, des taxes, accises) 2. L’activité économique +ou-­‐ soutenue. Si elle est soutenue et qu’on ne sait pas augmenter les capitaux de production, et si on a vraiment besoin d’un bien, on sera prêt à payer plus cher pour l’acquérir è hausse des prix à la consommation 3. Problématique du taux de change : si on paye du pétrole en $, il faut faire attention au taux de change. Toutes autres choses étant égales par ailleurs, le fait que le $ monte ou baisse par rapport à l’€ peut entrainer une augmentation de l’inflation, sur une certaine distance de temps. Si le prix du pétrole reste à 1$ mais que le prix du $ est plus cher (contre l’euro), cela peut provoquer une hausse du prix du pétrole en € ! Examen : • l’exportation n’a aucune influence sur l’inflation, si le taux de change varie, c’est le problème de celui qui importe mais n’a aucun impact pour l’exportateur ! (Exportation ≠ consommation) • L’inflation peut uniquement avoir un impact via les prix à l’importation : si le prix du pétrole augmente (transports), le risque d’inflation sera plus élevé. Si le prix du pétrole est identique mais que le taux de change est défavorable, risque d’inflation également.
  6. 6. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 Dans le passé, le poids du pétrole dans le CPI était beaucoup plus important. Ex : guerre è 6 hausse du prix du pétrole è hausse de l’inflation quasi automatique. 3 raisons : • Moins de problèmes géopolitiques ajd • Meilleure répartition des sources d’approvisionnement au niveau énergétique (plus uniquement quelques pays distributeurs) • On a diversifié nos sources énergétiques : gaz etc. + on consomme moins par unité de production Le poids du pétrole dans le PIB a fortement diminué. (Preuve slide 219) • WTI = West Texas Intermediate = prix du pétrole aux USA. • BREWT = prix du pétrole en Mer du Nord. è ≠ entre WTI & BREWT vient de la composition du pétrole : pas la même qualité en terme de souffre. On peut constater un écart important entre le CPI core et le CPI headline du aux éléments volatiles (slides 219 et 220) Indice santé : uniquement en Belgique. = Indice de prix a la conso très soft, plutôt favorable a ceux qui ont des revenus bas dans son calcul parce que sert notamment a l’indexation des loyers. Quand on est locataire c'est qu’on a pas les moyen d’être proprio en général. L’indice santé est un indice très politique : le but c'est qu’il progresse le moins possible. Toutes les composantes intégrées = essayer d’avoir la plus faible indexation possible. Utilisé pr pensions, allocations familiales, salaires, loyers, etc. Le poids de l’alimentation a fortement diminué dans le CPI grâce à une intensification de la production. Le poids de l’alimentation est d’autant plus faible que le pays est industrialisé. è Poids beaucoup plus faible dans les pays industrialisés que dans les pays émergents. • Pays moins développés : source essentielle de dépense = alimentation (moins d’autres sources de dépenses, genre vacances, voiture, etc.) o L’augmentation du prix des produits agricoles est un problème o On mange + de viande et – de céréales MAIS pour produire 1kg de viande, il faut + de céréales & d’eau è nécessité d’une intensification de la production alimentaire
  7. 7. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 7 ANTICIPATIONS D’INFLATION ≠ entre anticipations d’inflation & inflation réelle • Anticipations d’inflation : on demande aux gens ce qu’ils perçoivent (surtout à 1 an et 5 ans, il peut y avoir des ≠ entre les 2). En général on pose la question sans prendre en considération l’impact de l’évolution technologique qui peut permettre une baisse des prix. è Il y a une ≠ fondamentale entre ce qu’ils perçoivent et ce qu’ils décaissent réellement (inflation réelle). è Reflet de leurs anticipations, leur ressenti sur leur consommation (psychologique) : si ils pensent que les prix augmentent, même si ce n’est pas le cas, ils consomment moins è impact sur le PIB. Plusieurs manières d’essayer d’anticiper l’inflation : 1. Les anticipations des consommateurs (Conférence Board : confiance des consommateurs) 2. Au niveau des marchés financiers è évolution du point mort. a. USA : on prend les TIPS1 : obligations dont la rémunération future (le coupon) est indexée sur l’inflation b. France : on prend les OAT On compare ces obligations avec d’autres, normales : même débiteur, même durée. Ø Rendement d’une obligation d’Etat américaine à 2 ans : 2% Ø Rendement des TIPS à 2 ans : 2,5% Ø Inflation attendue sur cette période là = 0,5% par an 3. Dérivées sur les sources d’inflation : on regarde les contrats à terme, la manière dont les swaps sont pricés (pour info, pas retenir) 4. Lire les messages de la banque centrale (si préparent une hausse des taux, probable qu’ils prévoient une hausse de l’inflation) Les anticipations d’inflation peuvent être très différentes selon qu’on s’adresse à des industriels (chefs d’entreprise) ou à des ménages. Ø Les chefs d’entreprise se trouvent au niveau des matières premières et les consommateurs au niveau du CPI dans la chaine, donc beaucoup + loin. Il y a un décalage temporel entre les 2 (MP & CPI) Ø La politique des entreprises peut jouer : ils peuvent décider d’augmenter ou non leurs prix de vente en fonction de l’inflation. (+ pricing power) è Question de réflexion à l’examen Les anticipations d’inflation varient souvent d’un pays à l’autre, même si les pays sont proches. Les attentes inflationnistes sont très intéressantes pour la fixation du prix de revient dans le futur (aux USA et dans la Zone euro). 1 Attention, le marché des obligations indexées à l’inflation n’est pas toujours très liquide alors que celui des obligations d’Etat l’est toujours (+ de transactions) è possibilité d’un biais en terme de pricing et d’écart temporaire entre les 2.
  8. 8. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 8 Evolution des prix à la production industrielle (quand on produit) & inflation (quand on consomme) : Globalement, ils suivent les mêmes tendances mais : Ø Baisses/hausses relativement similaires mais pas d’office la même amplitude Ø Décalage temporel : MP & CPI sont séparés de quelques mois dans la chaine (l’impact sur les prix à la consommation industrielle et sur l’inflation n’a pas lieu au même moment) Ø L’évolution des prix à la production industrielle ne concerne que la production aux USA alors que l’inflation comprend des produits qui peuvent être vendus aux USA mais produits dans d’autres pays è on ne parle pas de la même chose. Les prix à la consommation, c’est ce que les américains consomment, peu importe ou c’est produit. L’impact des importations devient de plus en plus important aux USA. Cela joue sur l’inflation mais pas sur les prix à la production industrielle. Ø La part de l’industrie aux USA ne représente que 15% environ de l’activité économique (avant : 30%) è avant on regardait beaucoup les prix à la production industrielle pour essayer d’anticiper l’inflation future, maintenant moins. Maintenant, il est plus intéressant de regarder l’évolution des prix à la consommation en Chine etc. pour essayer d’anticiper l’inflation aux USA (importations) La Chine exporte énormément vers les pays industrialisés : si les prix à la production monte ou baisse, cela aura un impact sur les prix à l’exportation. Les Chinois consomment peu de ce qu’ils produisent. Ø Export essentiel de leur production Ø Consommation privée = 30% du PIB en Chine (>< USA = 70%) Ø Plus un pays est faiblement développé, plus le poids des produits alimentaires est élevé dans son calcul du CPI è La consommation en Chine est principalement composée de produits alimentaires. è Examen : rapprochement à faire entre la Chine et les USA
  9. 9. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 9 COMPORTEMENT DES CONSOMMATEURS ET DES ENTREPRISES Les dépenses de consommation en volume ≠ dépenses de consommation en prix. è On est de + en + efficace, on produit + avec moins en volume (économie d’énergie par exemple). La globalisation pousse les salaires à la baisse. Il y a un décalage au niveau du cout horaire entre les pays (cf. slide 237), même entre des pays proches. On peut produire moins cher ailleurs, donc les salaires baissent avec la globalisation. (// schéma : effet de second tour !) è Gain en pouvoir d’achat car baisse des prix à la consommation. La globalisation pousse à une certaine homogénéisation des salaires è niveaux de plus en plus proche entre les ≠ pays. Les écarts diminuent. Il y avait (c’est encore le cas mais moins accentué maintenant) une augmentation des salaires dans les pays émergents è double impact : Ø Impact au niveau de la compétitivité : l’écart entre les pays émergents et les pays développés a tendance à se réduire Ø On est en train de créer une augmentation du revenu disponible du coté des pays émergents è si les consommateurs n’épargnent pas tout, comme ils gagnent +, on a une croissance économique + soutenue grâce à la consommation privée qui augmente. La Chine pourrait donc devenir moins dépendante des exportations donc. Création d’emploi & évolution des salaires : (// effet de second rang) Les deux sont assez liés en général è on peut s’attendre à une hausse des salaires quand il y a des créations nettes d’emploi, et vice versa. MAIS possibilité d’éléments perturbateurs (savoir en donner à l’examen) : Ø Tensions sur certains segments de marché : trop peu d’ingénieurs, trop de juristes, etc. par exemple Ø Emplois trop qualifiés en discordance Ø Décalage temporel Ø Etc. Quand il y a énormément de créations d’emplois, l’activité économique tourne à plein régime : en principe le chômage diminue. Pour attirer les bons travailleurs on est prêt à augmenter les salaires. è Si il manque certaines fonctions, les salaires ont tendance à augmenter dans cette fonction. (le graphe slide 239 est trop général, peut cacher des distorsions au niveau sectoriel). Effet de second rang : l’impact de la hausse des prix entraine une indexation et/ou une augmentation des salaires puis, à nouveau, une hausse des prix à la consommation suite à la décision, par les entreprises, de relever les prix è effet boule de neige. Evolution du salaire réel et du revenu brut disponible réel : Ø Salaire = ce que l’employeur nous paie Ø Revenu brut disponible = revenu lié à l’activité professionnelle. Reprend aussi tous les ATN qu’on peut obtenir: voiture, PC, GSM, etc. + d'autres revenus : assurances groupe, allocations familiales, etc. mais on ne reprend pas tous les revenus de l’épargne (ex : patrimoine mobilier, immobilier è dans le revenu de l’épargne, pas dans le revenu brut disponible) Ø Réel = déduction de l’inflation faite è nominal – inflation. è = pouvoir d’achat réel
  10. 10. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 10 On constate une corrélation assez forte entre les 2 Examen : comment peut on arriver à avoir des baisses de salaire aux USA ? Pour les nouveaux engagés, on peut avoir des taux de salaires inférieurs à ceux qu’on avait avant. Dépenses incompressibles en % du revenu disponible : Dépenses incompressibles : (tendance à fort augmenter avec le temps) Ø Obligations financières : ce sont les charges qu’on a au niveau de notre endettement Ø Santé Ø Alimentation : on doit continuer à manger Ø Energie : ce qui nous permet de nous chauffer, nous éclairer Selon le cycle économique, il y a des moments ou des parts des dépenses incompressibles ont tendance à augmenter. Les dépenses incompressibles représentent la moitié des dépenses totales, les ménages américains peuvent faire des choix sur la manière de dépenser l’autre moitié. Rappel : les ménages américains n’épargnent presque rien. Examen : comment se fait-­‐il qu’en phase d’expansion économique on constate une hausse des dépenses incompressibles en % du revenu disponible (ex : 2000-­‐2008 sur le slide 241) ? La part des dépenses incompressibles a augmenté aux USA suite au marché immobilier (à cause de ou grâce à…). Comme le niveau d’endettement des ménages à augmenté, la part incompressible de leurs revenus aussi. On constate une relation directe entre l’inflation et le coût direct du travail. Dés qu’on a une augmentation des prix, on a en général une augmentation des salaires ou une indexation des salaires (slide 242). En Allemagne : négociation des salaires tous les 2-­‐3 ans avec les syndicats (à la hausse ou à la baisse). Il existe 3 systèmes : 1. Système de revalorisation salariale tous les x temps (ex : Allemagne) 2. Ajustements qui peuvent intervenir en fonction de l’indexation des salaires è lorsque les pivots d’index sont dépassés 3. Revendication salariale de manière ponctuelle Gains de productivité dans le secteur non agricole (valeur ajoutée horaire) : USA : majorité des statistiques sur le secteur de l’emploi sont dans le secteur non agricole è dans le secteur agricole on a des données qu’on ne maitrise pas (ex : météo) Aujourd’hui, qu’on soit en période de crise ou de croissance économique, on voit que dans les pays industrialisés, les gains de productivité deviennent relativement importants, on parvient à les augmenter malgré la crise è cela justifie le fait que malgré la crise, les entreprises parviennent à faire de bons résultats : la profitabilité augmente. è On parvient à être + efficace avec moins de matières premières utilisées = gains de productivité. NB : la crise peut être positive pour les gains de productivité car on restructure. Les entreprises arrivent à ajuster l’évolution de leurs couts de production de manière significative.
  11. 11. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 11 Coûts salariaux en Allemagne : En Allemagne, ils parviennent à diminuer le cout salarial de manière significative : Ø grâce à des emplois précaires : on utilise de + en + souvent des intérimaires Ø Ils ont un taux de syndicalisation moindre (ce qui coute cher au niveau licenciement – ex : Belgique) Ø Problème de la différence entre les formes de rémunérations fixes & variables è Ils donnent parfois des primes énormes à leurs ouvriers (ex : dans le secteur automobile). La dernière année sur le slide 245, on dirait que les couts salariaux ont baissé mais c’est la structure des contrats de travail qui a changé (il faut rajouter plus tard les bonus etc.), c’est uniquement le cout immédiat qui a diminué. è les couts salariaux deviennent de + en + variables : on ajoute le bonus en fonction des chiffres & targets o Positif pour les salariés o A double tranchant pour les entreprises Jusqu’aux années 90, l’Allemagne avait des couts salariaux élevés mais ils sont parvenus à inverser la tendance (slide 246). Leurs couts salariaux n’ont pas baissé mais ont moins progressé. Coûts salariaux en zone euro : culture générale La moyenne européenne des couts salariaux est en augmentation constante. // L’Allemagne a juste moins progressé par rapport aux autres pays. Evolution des prix à l’importation et de l’indice CPI core : On constate des écarts relativement importants entre les 2 (slide 247). Il y a une partie de l’inflation qui ne dépend pas des décisions des pouvoirs publics, etc. mais bien des importations. On importe des biens de consommation mais aussi des services ! Il y a des paramètres qu’on ne sait pas maitriser dans l’inflation donc, comme par exemple, les prix à l’importation è ex : le pétrole, son prix peut varier à la hausse ou à la baisse è impact sur l’inflation d’un pays via l’augmentation des prix mais aussi la variation des taux de change (examen : possibilité d’un double impact à la hausse ou à la baisse, ou peut s’annuler,). è Des phénomènes exogènes à un pays peuvent impacter son inflation. Examen : à partir du moment ou le coût salarial d’un pays augmente (comme en Chine), le prix des produits chinois importés doit augmenter pour que la Chine puisse garder ses marges, et donc cela a un impact sur l’inflation. Slide 250 – voir notes (pour mémoire) Au niveau des innovations, souvent elles coutent cher au début : élément imprévu dans le panier de la ménagère, mais les dépenses augmentent pour les ménages (ex : sortie des PC). Avec la guerre des prix, on constate cependant une diminution des prix de ces innovations par la suite.
  12. 12. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 12 INFLATION & MARCHES FINANCIERS (Partie qui précède = impact de l’inflation sur l’économie. Ici : impact de l’inflation sur les marchés financiers.) Inflation & taux nominal : Si inflation > taux nominal : on a un taux réel négatif (c’est le cas en Belgique) c’est gérable sur le CT mais peut devenir problématique sur le LT. è Impact sur le pouvoir d’achat. En cas de taux réel négatif du à une inflation trop élevée : Ø Quelqu’un qui est endetté peut voir une partie de son endettement remboursé par l’inflation èles taux réels négatifs ne sont jamais un problème pour lui. Cette situation est assez rare car en général il y a un collatéral. Ø Quelqu’un qui épargne (qui a des liquidités) peut voir une partie de son épargne amputée par l’inflation è les taux réels négatifs sont toujours un problème pour lui : manque à gagner en terme de pouvoir d’achat. è Si on a de l’argent qu’on ne consomme pas, il vaudra moins plus tard (cas de l’épargne) >< Si on est endetté, on remboursera moins plus tard. Avec l’inflation, l’argent vaut moins à l’échéance. Aversion au risque è Certains préfèrent épargner que de placer en actions ou autre. Ils savent qu’ils vont perdre une partie de leur argent mais que la perte sera limitée à un montant (ex : O,5%) et qu’ils ne perdront pas plus. //assurance incendie : on paye x% pour protéger notre capital. Ø USA : Il y a un certain parallélisme entre les taux d’intérêt CT & l’inflation core (slide 253) : en général aux USA quand l’inflation diminue, les taux d’intérêt baissent. è C’est lié aux 3 missions de la Fed : cela peut aussi créer des divergences selon l’arbitrage que la Fed fait. Ø Zone Euro : la BCE n’a qu’une mission officielle, celle de la gestion de l’inflation. Globalement on voit un parallélisme assez important entre l’inflation et les taux d’intérêt CT (= Taux Refi de la BCE). En pratique, la BCE intervient aussi dans d’autres cas que celui de l’inflation.
  13. 13. Manon Cuylits Economie & marchés financiers 2012-­‐2013 13 Prix à la consommation & marchés boursiers : Ø USA : S&P500 & CPI core On voit un certain parallélisme entre l’indice des actions américaines et l’inflation core. Question d’examen : Quelles sont les imperfections/écarts qu’on peut relever dans le type de graphe qu’on voit slide 256 ? 1. On compare des choses qui ne sont pas comparables. a. Le S&P500 est représentatif des cours de bourse de sociétés qui ont la nationalité américaine mais pas d’office toutes leurs activités aux USA. è Américain mais pas d’office représentatif de l’activité économique américaine. (// Delhaize qui a 75% de ses activités aux USA et pas en Belgique mais est quand même dans le Bel20 alors que son activité est beaucoup plus dépendante des USA). b. Au niveau de l’inflation on ne prend que ce qui est consommé par les américains è MAIS pas d’office produit aux USA. 2. En général (pas toujours vrai), il y a de l’inflation quand l’activité économique est bonne. Il y a plusieurs types d’inflation dont 1 qui provient du fait que l’activité économique tourne à plein régime. Quand l’activité économique tourne bien, on gagne +, on dépense + mais on épargne + aussi è Acheter des actions = épargner (mais l’argent qu’on gagne en bourse, on peut le consommer) Ø CPI è consommation è pouvoir d’achat Ø >< Indice de l’évolution des actions è épargne Question d’examen : qu’est ce qui pourrait justifier d’avoir de l’inflation alors que les cours de bourse baissent ? L’impact des produits importés, ou de l’énergie, ou encore l’augmentation des taxes, etc. Prix à la consommation & taux longs (obligations à 10 ans de l’Etat US) : Ce qui s’applique aux taux courts s’applique aux taux longs. C’est rare qu’il y ait de grosses différences entre les taux CT et LT mais en général, les taux LT > les taux CT (cf. courbe des taux) Les taux longs = les taux de marché è ils ne sont pas décidés par la Banque Centrale. Ils sont plus représentatifs des attentes du marché puisque dépendent des acheteurs & vendeurs. + lire slide 258 et voir le parallélisme

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