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Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
1 
Partie 
2 
: 
les 
indicateurs 
de 
croissance 
économique 
CONCEPTS 
è 
Cela 
a 
une 
implication 
pour 
les 
marchés 
financiers 
(pas 
juste 
le 
marché 
des 
actions 
ici) 
Croissance 
économique 
Quand 
l’activité 
économique 
progresse 
Ralentissement 
de 
la 
croissance 
économique 
Moindre 
croissance 
de 
l’activité 
économique 
Récession 
Dépression 
Exemple 
: 
ce 
qu’on 
a 
eu 
en 
2008-­‐2009 
INDICATEURS 
PRECURSEURS 
Comment 
anticiper 
les 
concepts 
ci-­‐dessus 
? 
Consommateur 
Chefs 
d’entreprise 
Divers 
• Secteurs 
d’activité 
• Matières 
premières 
• Etc. 
Secteurs 
d’activité 
: 
surtout 
le 
secteur 
de 
la 
construction 
et 
de 
l’intérim 
(ex 
: 
augmentation 
ou 
diminution 
du 
nombre 
de 
constructions) 
• Intérim 
: 
on 
n’est 
sur 
de 
rien. 
Plutôt 
que 
d’embaucher 
& 
virer 
sans 
cesse, 
on 
va 
préférer 
prendre 
des 
intérimaires. 
D’un 
côté, 
si 
l’intérim 
redémarre, 
cela 
signifie 
qu’on 
a 
besoin 
de 
personnel. 
Matières 
premières 
: 
on 
regarde 
l’évolution 
des 
prix. 
Surtout 
pour 
les 
matières 
premières 
industrielles 
(pas 
celles 
agricoles 
parce 
qu’elles 
dépendent 
principalement 
des 
conditions 
météo) 
è 
ex 
: 
prix 
du 
pétrole, 
gaz, 
zinc, 
cuivre, 
etc. 
réagissent 
fort 
aux 
données 
économiques 
: 
leur 
prix 
augmente 
ou 
diminue 
en 
fonction. 
INDICATEURS 
DE 
L’OFFRE 
ET 
DE 
LA 
DEMANDE 
INDICATEURS 
DE 
L’OFFRE 
INDICATEURS 
DE 
LA 
DEMANDE 
• Production 
industrielle 
• Taux 
d’utilisation 
des 
capacités 
de 
production 
(TUC) 
è 
dans 
le 
secteur 
financier 
• Emploi 
• Etc. 
• ISM 
(Institute 
of 
Supply 
Management) 
• Revenus 
des 
consommateurs 
• Dépenses 
des 
consommateurs 
o Ventes 
au 
détail 
et 
biens 
durables, 
construction, 
etc. 
• Exportations 
• Etc. 
Principaux 
agents 
économiques 
: 
• Les 
autorités 
publiques 
• Les 
consommateurs 
• Les 
entreprises 
Ils 
réagissent 
globalement 
aux 
mêmes 
variables 
mais 
à 
des 
degrés 
divers. 
Ex 
: 
en 
général, 
les 
autorités 
publiques 
dépensent 
+ 
d’argent 
quand 
les 
entreprises 
et 
les 
consommateurs 
ont 
le 
moral 
bas 
è 
quand 
l’activité 
économique 
est 
en 
berne, 
pour 
la 
soutenir 
ou 
la 
relancer.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
2 
PRINCIPALES 
COMPOSANTES 
DE 
LA 
CROISSANCE 
Déficit 
public 
Si 
on 
a 
une 
forte 
hausse 
du 
déficit 
public, 
parfois 
c’est 
positif 
parce 
que 
l’Etat 
a 
beaucoup 
donné 
pour 
la 
relance 
de 
l’activité 
économique. 
Le 
déficit 
public 
est 
un 
élément 
qui 
peut 
être 
différé 
dans 
le 
temps. 
• Les 
recettes 
peuvent 
être 
importantes 
en 
période 
de 
croissance 
économique 
• Les 
coûts 
peuvent 
être 
importants 
en 
période 
de 
récession 
Pouvoir 
d’achat 
Le 
pouvoir 
d’achat 
comprend 
les 
revenus 
nets 
de 
taxes 
& 
de 
prélèvements 
fiscaux 
Exportations 
On 
parle 
d’exportations 
nettes 
ici 
(= 
exportations 
– 
importations) 
Croissance 
La 
croissance 
économique 
doit 
être 
la 
+ 
élevée 
possible 
Emploi 
On 
compte 
en 
milliers 
d’emplois 
créés 
ou 
en 
taux 
de 
chômage 
Consommation 
+ 
la 
consommation 
est 
importante, 
mieux 
c’est 
Investissement 
+ 
les 
investissements 
sont 
importants, 
+ 
cela 
montre 
une 
croissance 
de 
l’activité 
économique 
Diverses 
approches 
peuvent 
être 
retenues 
pour 
la 
mesure 
de 
l’activité 
économique 
Ø Indicateurs 
précurseurs 
Ø Analyse 
de 
cycles 
: 
repose 
sur 
des 
séries 
et 
donne 
des 
fluctuations 
de 
l’activité 
économique 
Il 
existe 
de 
nombreux 
autres 
indicateurs 
Ø Transports 
: 
pour 
transporter 
des 
choses, 
il 
faut 
une 
demande, 
ce 
qui 
signifie 
une 
reprise 
de 
l’activité 
économique 
Ø Travail 
intérimaire 
Ø Matières 
premières 
Ø Etc.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
3 
CONCEPTS 
CROISSANCE 
ECONOMIQUE 
Croissance 
économique 
mondiale 
L’activité 
économique 
mondiale 
dans 
les 
pays 
industrialisés 
a 
tendance 
à 
devenir 
+ 
homogène 
è 
corrélation. 
SAUF 
pour 
le 
Japon 
On 
constate 
une 
volatilité 
persistante 
de 
la 
croissance 
économique 
mondiale 
Japon 
3 
caractéristiques 
: 
Ø Endettement 
public 
super 
important, 
détenu 
par 
les 
Japonais 
Ø Vieillissement 
de 
la 
population 
: 
c’est 
un 
problème 
parce 
qu’il 
n’y 
a 
pas 
de 
naissances 
Ø Pays 
très 
exportateur 
dans 
le 
secteur 
de 
l’automobile 
et 
de 
la 
technologie 
qui 
sont 
des 
secteurs 
très 
spécifiques 
et 
peu 
diversifiés. 
Le 
secteur 
de 
la 
technologie 
est 
très 
cyclique 
& 
fin. 
Volatilité 
du 
PIB 
des 
pays 
développés 
• Pays 
développés 
= 
USA, 
Allemagne, 
Japon, 
France 
et 
Royaumes 
Unis 
è 
pays 
ayant 
déjà 
une 
certaine 
maturité 
• Volatilité 
= 
écart-­‐type 
du 
PIB 
sur 
les 
dernières 
années 
• On 
voit 
une 
diminution 
de 
la 
volatilité 
du 
PIB 
des 
pays 
développés 
car 
quand 
on 
voit 
que 
quand 
l’activité 
économique 
augmente/diminue 
trop, 
on 
peut 
la 
faire 
diminuer/augmenter. 
è 
On 
contrôle 
mieux 
l’anticipation 
de 
l’activité 
économique 
au 
niveau 
des 
pays 
développés 
qu’avant. 
C’est 
pareil 
pour 
les 
pays 
émergents 
mais 
dans 
une 
moindre 
mesure 
Volatilité 
du 
PIB 
des 
pays 
émergents 
• Pays 
émergents 
: 
Brésil, 
Mexique, 
Inde 
& 
Chine 
• On 
constate 
également 
une 
diminution 
de 
la 
volatilité 
du 
PIB 
dans 
les 
pays 
émergents 
mais 
elle 
est 
moins 
forte 
que 
dans 
le 
cas 
des 
pays 
développés. 
Le 
niveau 
de 
volatilité 
du 
PIB 
de 
ces 
pays 
reste 
très 
élevé 
par 
rapport 
à 
la 
volatilité 
du 
PIB 
des 
pays 
industrialisés/développés. 
RECESSION 
Récession 
conventionnelle 
• = 
Décroissance 
de 
l’activité 
économique 
• Contraction 
du 
PIB 
durant 
au 
moins 
deux 
trimestres 
consécutifs 
Récession 
technique 
• Période 
de 
quelques 
trimestres 
de 
contraction/progression 
du 
PIB 
è 
on 
n’a 
pas 
2 
trimestres 
consécutifs 
mais 
une 
hausse 
puis 
une 
baisse 
puis 
un 
hausse 
etc. 
du 
PIB 
è 
Volatilité 
Récession 
de 
type 
« 
NBER 
» 
• NBER 
= 
organisme 
privé 
fondé 
en 
1920 
(récent) 
è 
il 
est 
officiellement 
habilité 
à 
dater 
les 
points 
de 
retournement 
du 
cycle 
économique 
aux 
Etats-­‐Unis 
(depuis 
1960). 
Il 
analyse 
les 
cycles 
conjoncturels 
depuis 
1854. 
• analyse 
de 
type 
« 
business 
cycle 
» 
: 
déclin 
significatif 
& 
répandu 
dans 
l’économie 
durant 
plus 
que 
« 
quelques 
mois 
» 
• Prise 
en 
considération 
de 
données 
mensuelles 
sur 
l’emploi, 
les 
revenus 
réels, 
la 
production 
industrielle, 
le 
volume 
des 
ventes 
réelles 
(de 
détail 
et 
de 
gros) 
è 
pas 
que 
le 
PIB 
! 
• Souplesse 
& 
précision 
MAIS 
publication 
tardive 
è 
dans 
les 
marchés 
financiers, 
une 
fois 
que 
c’est 
publié, 
il 
est 
déjà 
trop 
tard. 
• Une 
récession 
NBER 
peut 
être 
concomitante 
avec 
une 
récession 
d’un 
autre 
type 
Dépression 
• Récession 
significative 
tant 
en 
amplitude 
qu’en 
durée 
è 
soit 
très 
forte 
& 
courte 
ou 
bien 
moins 
forte 
& 
longue
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
4 
PIB 
AMERICAIN 
principales 
composantes 
Consommation 
privée 
• Biens 
durables 
>3ans 
• Biens 
non 
durables 
• Services 
Consommation 
privée 
= 
+/-­‐ 
70% 
du 
PIB 
américain 
(toujours). 
On 
consomme 
principalement 
des 
services 
(soins 
de 
santé, 
école, 
etc.) 
: 
47% 
du 
PIB 
US. 
è 
Aux 
Etats-­‐Unis, 
ils 
consomment 
quasi 
tout, 
le 
taux 
d’épargne 
est 
très 
faible. 
Slide 
104 
on 
voit 
l’évolution 
du 
PIB 
en 
glissement 
annuel 
: 
on 
voit 
que 
c’est 
la 
variable 
qui 
bouge 
le 
moins 
alors 
qu’on 
constate 
parfois 
une 
volatilité 
importante 
de 
la 
consommation 
privée 
(en 
% 
par 
rapport 
à 
l’année 
précédente). 
Ex 
: 
en 
2008-­‐2009 
la 
consommation 
privée 
a 
perdu 
15% 
par 
rapport 
à 
l’année 
précédente. 
è 
70% 
du 
PIB 
= 
70% 
d’un 
montant 
en 
valeur 
absolue, 
si 
le 
PIB 
baisse, 
la 
consommation 
privée 
reste 
de 
70% 
du 
PIB 
mais 
en 
valeur 
absolue 
elle 
diminue. 
Investissements 
• Fixes 
• Non 
résidentiels 
• Résidentiels 
• Structures 
• Bien 
d’équipement 
& 
logiciels 
Investissements 
= 
13% 
du 
PIB 
américain 
• Fixes 
= 
investissements 
durables 
(usines, 
grosses 
machines, 
etc.) 
• Non 
résidentiels 
= 
bureaux, 
entrepôts, 
etc. 
• Résidentiels 
= 
maisons, 
appartements, 
etc. 
• Structures 
= 
chaussées, 
ponts, 
mais 
surtout 
: 
prisons, 
autoroutes, 
etc. 
• Bien 
d’équipement 
& 
logiciels 
= 
IT 
global 
au 
niveau 
des 
entreprises 
è 
Les 
sociétés 
investissent 
quand 
ça 
va 
bien. 
C’est 
la 
composante 
la 
+ 
cyclique 
du 
PIB. 
Dépenses 
publiques 
Dépenses 
publiques 
= 
20% 
du 
PIB 
américain 
è 
ce 
montant 
bouge 
énormément. 
Les 
dépenses 
publiques 
sont 
un 
peu 
contra-­‐cycliques. 
• Période 
de 
croissance 
économique 
: 
les 
dépenses 
publiques 
ont 
tendance 
à 
diminuer 
• Période 
de 
ralentissement 
économique 
: 
les 
dépenses 
publiques 
ont 
tendance 
à 
augmenter 
On 
travaille 
en 
parts 
relatives 
è 
double 
impact 
sur 
les 
dépenses 
publiques 
: 
Sachant 
que 
la 
consommation 
privée 
reste 
stable 
(70%) 
aux 
USA 
: 
Ø Ex 
: 
si 
les 
2 
autres 
composantes 
du 
PIB 
américain 
baissent 
(investissements 
& 
commerce 
extérieur 
baissent 
en 
général 
quand 
ça 
va 
mal), 
è 
les 
dépenses 
publiques 
vont 
augmenter 
= 
aides 
de 
natures 
diverses 
(par 
ex 
: 
au 
secteur 
de 
la 
construction 
: 
chaussées, 
etc. 
ou 
en 
donnant 
des 
primes 
à 
l’emploi, 
des 
bonus 
fiscaux, 
etc.) 
è 
rôle 
de 
contrebalancier. 
è 
Quand 
la 
conjoncture 
est 
mauvaise, 
les 
gouvernements 
ont 
tendance 
à 
augmenter 
leurs 
dépenses 
pour 
soutenir 
l’activité 
économique 
(si 
ils 
en 
ont 
les 
moyens 
financiers) 
On 
voit 
que 
les 
dépenses 
publiques 
sont 
relativement 
stables 
avec 
quelques 
écarts 
un 
peu 
+ 
importants 
(slide 
104) 
Commerce 
extérieur 
• Exportations 
• Importations 
Commerce 
extérieur 
= 
-­‐4% 
du 
PIB 
américain 
è 
exportations 
– 
importations 
• Si 
<0 
: 
imports 
> 
exports 
• Si 
>0 
: 
exports 
> 
imports 
è 
contribution 
des 
exportations 
positive 
au 
PIB 
US 
Le 
commerce 
extérieur 
est 
très 
cyclique. 
Aujourd’hui 
on 
remarque 
une 
grande 
dépendance 
par 
rapport 
à 
la 
Chine. 
Le 
commerce 
extérieur 
dépend 
de 
la 
demande 
extérieure.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
5 
PIB 
AMERICAIN 
(autres 
informations) 
Les 
stocks 
Les 
stocks 
peuvent 
être 
considérés 
comme 
un 
indicateur 
précurseur 
au 
niveau 
de 
l’évolution 
de 
l’activité 
économique. 
L’analyse 
de 
l’évolution 
des 
stocks 
permet 
de 
voir 
2 
choses 
: 
1. Voir 
si 
les 
directeurs 
d’achat 
ont 
bien 
anticipé 
les 
phases 
de 
croissance/décroissance 
en 
constituant 
leurs 
stocks. 
2. Quand 
on 
est 
dans 
une 
situation 
de 
morosité 
économique 
prolongée, 
les 
stocks 
sont 
en 
général 
au 
+ 
bas 
è 
les 
entreprises 
ne 
doivent 
pas 
financer 
de 
gros 
stocks 
et 
donc 
leurs 
coûts 
sont 
bas. 
MAIS 
si 
il 
y 
a 
une 
reprise 
de 
l’activité 
économique, 
cela 
peut 
créer 
une 
volatilité 
assez 
importante 
de 
l’activité 
économique 
à 
la 
hausse 
è 
si 
la 
demande 
devient 
importante, 
il 
faut 
faire 
tourner 
la 
machine 
+ 
vite 
: 
ré-­‐ 
engager, 
racheter 
des 
matières 
premières 
etc. 
è 
Une 
mauvaise 
estimation 
des 
stocks 
(trop 
bas) 
peut 
générer 
une 
inflation 
temporaire. 
Selon 
les 
secteurs, 
ça 
va 
+ou-­‐ 
vite 
de 
relancer 
l’outil 
de 
production. 
• Dans 
les 
périodes 
de 
forte 
activité 
économique 
: 
si 
on 
a 
des 
stocks 
trop 
importants, 
cela 
peut 
freiner 
l’inflation 
car 
il 
y 
a 
les 
réserves 
nécessaires 
pour 
faire 
face 
à 
la 
demande. 
PIB 
américain 
& 
Fed 
Funds 
On 
constate 
une 
croissance 
relativement 
parallèle 
entre 
le 
PIB 
nominal 
américain 
et 
les 
taux 
Fed 
Funds. 
En 
période 
de 
croissance 
économique, 
quand 
le 
PIB 
augmente, 
les 
taux 
Fed 
Funds 
ont 
tendance 
à 
augmenter 
aussi, 
et 
vice 
versa 
quand 
le 
PIB 
diminue 
en 
période 
de 
décroissance 
économique 
: 
les 
taux 
Fed 
Funds 
ont 
tendance 
à 
diminuer. 
Cependant, 
on 
peut 
constater 
des 
écarts 
entre 
les 
deux. 
Par 
exemple 
une 
hausse 
de 
l’activité 
économique 
mais 
avec 
des 
taux 
bas 
è 
c’est 
du 
au 
fait 
que 
la 
Fed 
a 
2 
autres 
missions, 
outre 
de 
celle 
qui 
consiste 
à 
réguler 
l’inflation 
: 
elle 
doit 
faire 
un 
arbitrage 
à 
un 
moment 
donné 
et 
décider 
quelle 
mission 
privilégier. 
LE 
NIVEAU 
D’ENDETTEMENT 
AUX 
ETATS 
UNIS 
Actuellement 
Suite 
à 
la 
crise 
de 
2008-­‐2009 
La 
forte 
hausse 
du 
niveau 
d’endettement 
global 
aux 
USA 
était 
essentiellement 
due 
: 
• Aux 
ménages 
• Aux 
institutions 
financières 
è 
Normal 
puisque 
c’est 
une 
conséquence 
de 
la 
crise 
immobilière 
Au 
contraire, 
l’endettement 
des 
entreprises 
et 
des 
autorités 
fédérales 
n’a 
pas 
fortement 
augmenté 
ATTENTION 
: 
autorités 
fédérales 
& 
Etat 
≠ 
Fed 
è 
la 
Fed 
est 
indépendante 
de 
tout 
pouvoir 
politique 
Suite 
à 
la 
crise 
de 
1929 
On 
avait 
aussi 
constaté 
une 
forte 
hausse 
de 
l’endettement 
global 
aux 
USA 
; 
mais 
la 
structure 
de 
l’endettement 
était 
tout 
à 
fait 
différente 
: 
la 
hausse 
de 
l’endettement 
était 
surtout 
due 
: 
• Surtout 
aux 
entreprises 
• Dans 
une 
moindre 
mesure 
: 
aux 
ménages
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
LES 
INDICATEURS 
PRECURSEURS 
DE 
CROISSANCE 
AUX 
USA 
= 
Leading 
indicators 
Grâce 
à 
une 
analyse 
de 
+ 
en 
+ 
pertinente 
des 
paramètres 
précurseurs, 
on 
est 
parvenu 
à 
mieux 
anticiper 
& 
contrôler 
l’évolution 
future 
de 
l’activité 
économique. 
On 
anticipe 
mieux 
et 
on 
peut 
prendre 
des 
mesures. 
Les 
indicateurs 
précurseurs 
c’est 
de 
l’attente 
future. 
C’est 
de 
l’émotion 
rationnelle 
parce 
que 
basé 
sur 
le 
passé 
(ISM, 
PMI, 
Indices 
de 
confiance 
des 
consommateurs 
– 
CB) 
Concept 
de 
récession 
NBER 
On 
est 
parvenu 
à 
réduire 
la 
volatilité, 
l’ampleur 
des 
récessions 
et 
à 
augmenter 
les 
expansions. 
è 
6 
Durée 
moyenne 
des 
expansions 
: 
ü Avant 
1945 
: 
29 
mois 
ü Depuis 
1945 
: 
58 
mois 
è 
Temps 
passé 
en 
récession 
: 
ü De 
1854 
à 
1945 
: 
41% 
du 
temps 
ü De 
1945 
à 
2007 
: 
14% 
du 
temps 
ü Depuis 
1982 
jusqu’à 
aujourd’hui 
: 
5% 
du 
temps 
Indicateurs 
de 
confiance 
Tous 
ces 
indicateurs 
sont 
calculés 
par 
des 
organismes 
indépendants 
& 
on 
les 
retrouve 
dans 
la 
presse 
économique, 
sur 
internet, 
etc. 
ENTREPRISES 
CONSOMMATEURS 
Etats-­‐Unis 
(les 
+ 
suivis) 
ISM 
Manufacturier 
& 
non 
Manufacturier 
Conférence 
Board 
Zone 
Euro 
PMI 
IFO 
(Allemagne) 
+ 
BNB 
(Zone 
Euro) 
CE 
ZEW 
(Allemagne) 
Japon 
Tankan 
Tokyo 
• ISM 
o ISM 
manufacturier 
o ISM 
non 
manufacturier: 
uniquement 
les 
services 
§ Si 
> 
50 
points 
: 
croissance 
économique 
§ Si 
< 
50 
points 
: 
décroissance 
économique 
(récession) 
• Conférence 
Board 
• PMI 
: 
indicateur 
calculé 
par 
pays 
et 
pour 
l’ensemble 
de 
la 
Zone 
euro 
• IFO 
: 
cet 
indicateur 
est 
important 
car 
l’Allemagne 
= 
1/3 
des 
statistiques 
de 
la 
Zone 
Euro 
(NB 
: 
la 
France 
& 
l’Italie 
sont 
2 
autres 
pays 
importants) 
• BNB 
: 
indicateur 
assez 
précurseur 
au 
sein 
de 
la 
Zone 
euro 
parce 
que 
la 
Belgique 
est 
une 
économie 
ouverte 
(elle 
exporte 
beaucoup) 
• IFO 
& 
BNB 
: 
ce 
sont 
les 
2 
indicateurs 
les 
+ 
probants 
pour 
la 
Zone 
euro 
• CE 
: 
indice 
de 
confiance 
des 
chefs 
d’entreprise 
• ZEW 
: 
Indicateur 
de 
confiance 
allemand 
• Tankan 
: 
l’évolution 
est 
calculée 
pour 
les 
grandes 
villes 
et 
puis 
de 
manière 
globale 
pour 
le 
Japon 
• Tokyo 
: 
calcul 
de 
l’évolution 
des 
attentes 
du 
consommateur 
pour 
essayer 
d’avoir 
une 
indication 
pour 
l’ensemble 
du 
Japon
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
7 
CONFERENCE 
BOARD 
(Examen) 
LEADING 
INDICATORS 
AUX 
USA 
LAGGING 
INDICATORS 
AUX 
USA 
Indice 
calculé 
par 
le 
Conference 
Board 
& 
considéré 
comme 
un 
baromètre 
de 
l’activité 
économique 
pour 
les 
3 
à 
6 
prochains 
mois 
(en 
général 
moins 
que 
6) 
: 
intéressant 
pour 
déterminer 
les 
points 
de 
retournement 
de 
la 
conjoncture. 
Ces 
indices 
clés 
essayent 
d’anticiper 
l’évolution 
de 
l’activité 
économique. 
Indice 
« 
après 
coup 
» 
calculé 
par 
le 
Conference 
Board. 
Il 
prend 
en 
considération 
des 
indicateurs 
« 
en 
retard 
». 
L’indice 
est 
composé 
des 
10 
indicateurs 
suivants 
: 
(lire) 
1. Heures 
de 
travail 
prestées 
sur 
une 
semaine 
en 
moyenne 
2. Nouveaux 
demandeurs 
de 
travail 
sur 
une 
semaine 
(moyenne) 
3. Carnet 
de 
nouvelles 
commandes 
dans 
l’industrie 
4. Ventes 
des 
fournisseurs 
5. Dépenses 
en 
biens 
de 
consommation 
(durables 
et 
non 
durables) 
6. Demandes 
de 
permis 
de 
bâtir 
7. Indices 
boursiers 
8. Masse 
monétaire 
M2 
9. Indice 
de 
confiance 
(attentes 
futures) 
10. Différentiel 
de 
taux 
d’intérêt 
è 
on 
touche 
un 
peu 
à 
tous 
les 
niveaux 
: 
on 
essaye 
d’anticiper 
l’évolution 
de 
l’activité 
économique 
par 
rapport 
à 
un 
paramètre 
relativement 
large. 
L’indice 
est 
composé 
des 
10 
indicateurs 
suivants 
: 
1. Pertes 
d’emplois 
2. Coûts 
salariaux 
3. Ratio 
« 
stocks/ventes 
» 
4. Taux 
d’intérêt 
5. Prêts 
6. Ratio 
« 
crédits/revenus 
» 
7. Inflation 
Il 
est 
également 
composé 
de 
10 
indicateurs, 
comme 
le 
leading 
indicator. 
Ce 
ne 
sont 
pas 
les 
mêmes 
indicateurs 
mais 
il 
y 
a 
des 
similitudes. 
Savoir 
qu’il 
existe 
2 
types 
d’indices 
(leading/lagging) 
et 
qu’ils 
sont 
tous 
les 
2 
composés 
de 
10 
indicateurs 
On 
voit 
que 
les 
leading 
indicators 
fonctionnent 
assez 
bien 
! 
Quand 
on 
anticipe 
une 
hausse 
de 
l’activité 
économique, 
on 
voit 
par 
après, 
avec 
les 
lagging 
indicators, 
qu’on 
a 
effectivement 
eu 
une 
hausse 
de 
l’activité 
économique 
par 
exemple. 
On 
a 
un 
parallélisme 
entre 
les 
leading 
et 
lagging 
indicators 
avec 
un 
décalage 
dans 
le 
temps 
(3 
à 
6 
mois 
minimum)
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
8 
Indice 
précurseur 
de 
confiance 
du 
consommateur 
américain 
: 
Conference 
Board 
(slide 
115 
à 
133) 
Conférence 
Board 
& 
Consommation 
: 
L’indice 
précurseur 
de 
confiance 
du 
consommateur 
au 
niveau 
du 
Conférence 
Board 
se 
décline 
en 
3 
composantes 
: 
-­‐ Present 
Situation 
: 
la 
situation 
actuelle 
-­‐ Expectations 
: 
les 
attentes 
à 
6 
mois 
(le 
+ 
important 
: 
leading 
indicator) 
-­‐ Le 
Conférence 
Board 
: 
mix 
des 
2 
è 
Attentes 
à 
6 
mois 
: 
la 
corrélation 
avec 
les 
dépenses 
futures 
des 
ménages 
américains 
est 
forte 
en 
principe. 
Il 
y 
a 
une 
corrélation 
assez 
forte 
entre 
les 
attentes 
futures 
& 
les 
marchés 
boursiers. 
è 
On 
part 
du 
principe 
que 
si 
les 
attentes 
futures 
sont 
bonnes, 
ça 
a 
un 
impact 
sur 
les 
consommateurs 
et 
donc 
un 
impact 
positif 
sur 
les 
marchés 
boursiers. 
Corrélation 
forte 
entre 
les 
attentes 
futures 
et 
la 
consommation 
réelle 
en 
volume. 
2 
éléments 
peuvent 
expliquer 
une 
discordance 
: 
1. Parfois 
on 
peut 
mal 
interpréter 
l’évolution 
de 
l’activité 
économique 
et 
se 
planter 
dans 
les 
attentes 
futures 
2. Il 
peut 
y 
avoir 
des 
imprévus 
(ex 
: 
fermetures 
d’entreprises, 
attentats, 
problèmes 
géopolitiques, 
etc.). 
On 
a 
constaté 
des 
écarts 
par 
exemple 
lors 
de 
l’intervention 
de 
l’Irak 
au 
Koweït 
en 
1990, 
on 
constate 
aussi 
souvent 
des 
écarts 
liés 
à 
des 
problèmes 
au 
niveau 
du 
pétrole. 
Les 
anticipations 
reposent 
plus 
du 
psychologique 
que 
sur 
des 
faits 
concrets. 
-­‐ Ex 
: 
USA 
= 
vague 
d’optimise 
par 
rapport 
à 
l’évolution 
de 
l’activité 
économique 
au 
2ème 
semestre 
è 
on 
s’attend 
à 
une 
reprise 
de 
l’activité 
économique 
aux 
USA 
et 
dans 
les 
pays 
émergents 
-­‐ Ex 
: 
Europe 
= 
perte 
de 
15.000 
emplois 
è 
grosses 
vagues 
de 
licenciement 
régulières. 
Impact 
négatif 
sur 
le 
consommateur 
et 
donc 
sur 
ses 
attentes 
de 
consommation 
à 
6 
mois, 
alors 
que 
cela 
pourrait 
être 
terminé 
demain. 
Conférence 
Board 
et 
S&P500 
: 
On 
constate 
une 
corrélation 
très 
forte 
entre 
les 
attentes 
futures 
du 
CB 
et 
le 
S&P500. 
ATTENTION 
: 
cette 
analyse 
a 
une 
faiblesse 
: 
on 
interroge 
le 
consommateur 
AMERICAIN 
alors 
que 
les 
entreprises 
dans 
le 
S&P500 
son 
de 
nationalité 
américaine 
mais 
n’ont 
pas 
d’office 
toutes 
leurs 
activités 
uniquement 
aux 
USA 
(ex 
: 
Caterpillar). 
è 
On 
compare 
quelque 
chose 
100% 
américain 
avec 
autre 
chose 
qui 
ne 
l’est 
pas 
à 
100%. 
Il 
faut 
regarder 
la 
part 
des 
bénéfices 
réalisée 
en 
fonction 
de 
la 
géographie 
(aux 
USA 
pour 
les 
entreprises 
américaines 
par 
ex). 
L’emploi 
constitue 
une 
variable 
importante 
: 
L’emploi 
est 
un 
indicateur 
clé 
(parmi 
les 
10) 
: 
3 
critères 
principaux 
: 
1. Création 
nette 
d’emplois 
2. Taux 
de 
chômage 
3. Taux 
de 
participation 
Création 
nette 
d’emploi 
aux 
USA 
: 
Aux 
USA 
(uniquement) 
on 
travaille 
par 
unité 
è 
cela 
peut 
fausser 
les 
résultats. 
Perte 
d’un 
emploi 
temps 
plein 
= 
-­‐1, 
trouver 
2 
temps 
plein 
= 
+2 
è 
résultat 
de 
+1 
mais 
le 
travailleur 
n’est 
pas 
spécialement 
plus 
riche 
in 
fine. 
On 
ne 
tient 
pas 
compte 
des 
emplois 
dans 
l’agriculture 
car 
c’est 
trop 
cyclique 
è 
on 
essaye 
d’avoir 
une 
donnée 
+/-­‐ 
lissée 
dans 
le 
temps, 
hors 
effets 
climatiques, 
etc.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
On 
regarde 
la 
création 
nette 
d’emploi 
aux 
USA 
parce 
que 
le 
taux 
d’épargne 
est 
faible 
et 
donc 
on 
consomme 
plus 
qu’on 
n’épargne 
(>< 
Europe 
: 
une 
partie 
est 
épargnée) 
è 
9 
impact 
sur 
la 
consommation 
privée. 
Il 
faut 
environ 
170.000 
créations 
nettes 
d’emplois 
(annuel) 
pour 
stabiliser 
la 
situation. 
Taux 
de 
chômage 
aux 
USA 
: 
Récession 
è 
baisse 
de 
l’emploi 
-­‐ Des 
variations 
importantes 
du 
taux 
de 
chômage 
aux 
USA 
montrent 
(slide 
121) 
qu’avant 
on 
anticipait 
moins 
bien 
les 
périodes 
de 
récession 
à 
venir. 
-­‐ 
è 
Avant 
: 
le 
taux 
de 
chômage 
augmentait 
quand 
on 
était 
déjà 
en 
récession 
(limite 
quand 
elle 
se 
terminait) 
-­‐ >< 
Maintenant 
: 
on 
a 
un 
taux 
de 
chômage 
qui 
augmente 
beaucoup 
plus 
rapidement 
è 
prouve 
que 
les 
entreprises 
anticipent 
beaucoup 
mieux 
l’évolution 
de 
l’activité 
économique 
et 
licencient 
donc 
de 
manière 
proactive 
pour 
faire 
des 
économies. 
On 
constate 
une 
corrélation 
inversée 
entre 
la 
confiance 
du 
consommateur 
et 
le 
taux 
de 
chômage 
aux 
USA 
: 
-­‐ Quand 
la 
confiance 
du 
consommateur 
baisse, 
le 
taux 
de 
chômage 
a 
tendance 
à 
augmenter 
è 
un 
ralentissement 
économique 
justifie 
que 
les 
entreprises 
doivent 
ajuster 
leur 
niveau 
d’emploi. 
-­‐ Quand 
la 
confiance 
du 
consommateur 
augmente, 
le 
taux 
de 
chômage 
a 
tendance 
à 
diminuer. 
Il 
y 
a 
un 
décalage 
temporel 
: 
les 
entreprises 
ne 
commencent 
pas 
à 
licencier 
directement, 
il 
y 
a 
un 
certain 
délai 
: 
le 
temps 
pour 
les 
chefs 
d’entreprise 
de 
constater 
que 
la 
marche 
des 
affaires 
est 
moins 
bonne. 
Il 
faudrait 
que 
ce 
délai 
soit 
le 
+ 
court 
possible, 
mais 
qu’il 
existe 
quand 
même 
(réflexion). 
è 
+ 
le 
délai 
est 
court, 
+ 
il 
illustre 
les 
faits 
d’anticipation 
des 
chefs 
d’entreprise 
en 
ce 
qui 
concerne 
l’évolution 
de 
l’activité 
économique. 
Taux 
de 
participation 
(en 
%) 
: 
(surtout 
important 
aux 
USA, 
moins 
en 
Europe) 
Prend 
en 
compte 
le 
nombre 
de 
gens 
qui 
travaillent 
sur 
la 
totalité 
de 
la 
population 
active, 
de 
personnes 
en 
âge 
de 
travailler. 
Aujourd’hui, 
64% 
des 
personnes 
en 
âge 
de 
travailler 
travaillent 
vraiment. 
Les 
autres 
(36%) 
continuent 
des 
études, 
s’occupent 
de 
leurs 
enfants, 
etc. 
en 
attendant 
que 
la 
conjoncture 
soit 
meilleure, 
ou 
bien 
prennent 
une 
pause 
carrière, 
etc. 
Il 
n’y 
a 
pas 
que 
des 
chômeurs 
dans 
les 
36% 
de 
gens 
qui 
ne 
travaillent 
pas. 
Emplois 
& 
récessions 
(NBER) 
aux 
Etats-­‐Unis 
: 
On 
voit 
(slide 
125) 
que 
parfois 
le 
chômage 
continue 
à 
augmenter 
après 
les 
périodes 
de 
récession 
è 
plutôt 
pour 
les 
récessions 
de 
très 
courte 
durée. 
On 
constate 
qu’en 
période 
de 
récession, 
le 
taux 
de 
chômage 
augmente 
et 
la 
qualité 
d’emploi 
diminue 
: 
le 
temps 
partiel 
subi 
augmente 
(= 
perte 
partielle 
de 
travail). 
En 
outre, 
les 
temps 
partiels 
subis 
ne 
sont 
pas 
repris 
dans 
les 
statistiques 
de 
chômage 
parce 
que 
les 
personnes 
ont 
toujours 
un 
travail 
MAIS 
leurs 
revenus 
ont 
diminué 
! 
è 
Impact 
négatif 
du 
chômage 
et 
des 
temps 
partiels 
subis 
sur 
les 
revenus 
et 
donc 
sur 
la 
consommation 
privée. 
Aux 
USA 
& 
en 
Europe 
: 
Comment 
prendre 
en 
compte 
les 
intérimaires 
? 
• Aux 
USA, 
il 
y 
a 
une 
flexibilité 
de 
l’emploi 
beaucoup 
plus 
importante 
qu’en 
Europe 
: 
les 
employeurs 
peuvent 
licencier 
beaucoup 
plus 
vite 
& 
à 
moindre 
cout. 
• En 
Europe 
: 
il 
y 
a 
des 
syndicats 
très 
présents, 
le 
poids 
des 
législations, 
le 
cout 
de 
financement 
des 
licenciements 
(= 
préavis 
aux 
ouvriers/employés) 
è 
moins 
flexible 
• Allemagne 
: 
on 
parle 
de 
meilleure 
compétitivité 
parce 
que 
se 
rapproche 
fort 
de 
la 
structure 
de 
l’emploi 
aux 
USA 
è 
beaucoup 
d’intérimaires, 
notamment 
dans 
le 
secteur 
automobile 
è 
la 
structure 
de 
l’emploi 
est 
aussi 
plus 
précaire 
!
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
10 
ATTENTION 
: 
ceux 
qui 
ont 
toujours 
le 
travail 
à 
temps 
plein 
peuvent 
voir 
leur 
salaire 
diminuer. 
Cet 
indicateur 
n’est 
pas 
un 
indicateur 
de 
revenu 
(sauf 
quand 
on 
a 
perdu 
son 
travail) 
mais 
bien 
un 
indicateur 
d’emploi. 
Les 
revenus 
peuvent 
diminuer 
à 
cause 
de 
la 
conjoncture 
économique, 
mais 
on 
ne 
le 
voit 
pas 
sur 
le 
graphe. 
NB 
: 
on 
prend 
les 
récessions 
NBER 
dans 
le 
cadre 
de 
l’emploi 
car 
elles 
permettent 
de 
mieux 
montrer 
les 
vraies 
périodes 
d’activité 
économique. 
De 
manière 
générale, 
on 
constate 
une 
corrélation 
inversée 
entre 
les 
dépenses 
de 
consommation 
& 
le 
taux 
de 
chômage 
è 
quand 
le 
chômage 
augmente, 
les 
dépenses 
de 
consommation 
sont 
moindres. 
Taux 
d’épargne 
aux 
Etats-­‐Unis 
: 
(environ 
4% 
ajd) 
Taux 
d’épargne 
= 
ce 
qu’on 
épargne 
sur 
notre 
revenu 
disponible. 
2 
taux 
d’épargne 
existent 
: 
• Taux 
d’épargne 
avant 
remboursement 
des 
dettes 
• Taux 
d’épargne 
après 
remboursement 
des 
dettes 
(meilleur 
è 
pas 
toujours 
évident, 
il 
peut 
y 
avoir 
des 
emprunts 
de 
type 
bullet, 
pour 
lesquels 
on 
rembourse 
le 
capital 
à 
l’échéance 
et 
on 
paye 
uniquement 
les 
intérêts 
de 
manière 
régulière) 
Création 
d’emploi 
& 
PIB 
aux 
Etats 
Unis 
: 
On 
constate 
une 
corrélation 
étroite 
entre 
l’évolution 
du 
PIB 
et 
celle 
de 
la 
création 
nette 
d’emploi 
aux 
USA. 
En 
général 
quand 
on 
a 
une 
activité 
économique 
soutenue, 
on 
crée 
+ 
d’emplois 
et 
quand 
elle 
est 
moins 
soutenue, 
on 
crée 
– 
d’emplois 
(ou 
perte 
d’emplois). 
On 
remarque 
un 
décalage 
temporel 
entre 
l’évolution 
des 
2 
: 
(slide 
128) 
• Ce 
n’est 
pas 
parce 
que 
l’activité 
économique 
reprend 
qu’on 
a 
envie 
d’engager 
directement 
• Problème 
de 
délocalisation 
: 
la 
création 
d’emploi 
concerne 
uniquement 
les 
USA 
mais 
on 
peut 
fermer 
des 
usines, 
même 
quand 
le 
PIB 
augmente. 
Emploi 
& 
salaire 
aux 
Etats-­‐Unis 
: 
On 
constate 
une 
corrélation 
entre 
la 
création 
d’emploi 
et 
les 
salaires 
horaires. 
En 
principe 
: 
(valable 
pour 
les 
USA 
ou 
les 
économies 
assez 
ouvertes) 
• Quand 
il 
y 
a 
+ 
d’emplois, 
les 
salaires 
ont 
tendance 
à 
augmenter 
selon 
le 
principe 
de 
la 
pénurie. 
• Quand 
il 
y 
a 
des 
problèmes 
d’emplois, 
on 
constate 
des 
moindres 
taux 
de 
rémunération 
è 
C’est 
de 
moins 
en 
moins 
vrai 
pour 
2 
raisons 
: 
1. Il 
faut 
tenir 
compte 
du 
degré 
de 
spécialisation, 
tous 
secteurs 
confondus. 
Par 
exemple 
: 
manque 
de 
spécialistes 
dans 
un 
domaine 
: 
les 
employeurs 
vont 
offrir 
des 
salaires 
plus 
élevés 
à 
ces 
spécialistes 
(rares) 
et 
éventuellement 
baisser 
celui 
d’autres 
travailleurs 
2. Il 
faute 
tenir 
compte 
de 
la 
délocalisation 
: 
cela 
provoque 
une 
baisse 
de 
l’emploi 
et 
des 
salaires 
Emploi 
et 
utilisation 
des 
capacités 
de 
production 
aux 
Etats-­‐Unis 
: 
TUC 
= 
Taux 
d’Utilisation 
des 
Capacités 
de 
production 
On 
constate 
un 
parallélisme 
entre 
l’évolution 
des 
TUC 
et 
l’évolution 
du 
chômage 
è 
plus 
on 
utilise 
les 
capacités 
de 
production, 
plus 
on 
emploie 
(et 
moins 
il 
y 
a 
de 
chômage).
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
11 
Coûts 
unitaires 
du 
travail 
& 
risque 
inflationnistes 
aux 
USA 
: 
On 
remarque 
que 
depuis 
le 
début 
des 
années 
70, 
il 
y 
a 
de 
nouveau 
une 
corrélation 
assez 
forte 
entre 
l’évolution 
du 
coût 
unitaire 
du 
travail 
pour 
l’employeur 
et 
l’évolution 
de 
l’inflation. 
è 
Adéquation 
inflation-­‐coûts 
salariaux 
è 
Si 
on 
a 
une 
baisse 
ou 
une 
absence 
de 
hausse 
de 
salaires, 
il 
ne 
devrait 
pas 
y 
avoir 
d’inflation 
sous-­‐jacente. 
Problème 
: 
Effet 
de 
second 
tour 
ou 
Effet 
boule 
de 
neige: 
A 
partir 
du 
moment 
où 
il 
y 
a 
une 
augmentation 
des 
salaires, 
il 
y 
a 
une 
augmentation 
potentielle 
de 
l’inflation 
è 
le 
coût 
de 
la 
vie 
augmente 
pour 
les 
travailleurs 
è 
ils 
vont 
demander 
une 
augmentation. 
è 
Effet 
de 
second 
tour 
= 
spirale 
inflationniste. 
è 
Cela 
joue 
surtout 
en 
Belgique 
& 
au 
Luxembourg 
ou 
on 
a 
une 
indexation 
automatique 
des 
salaires 
: 
il 
y 
a 
des 
pivots, 
dés 
qu’on 
les 
franchit 
: 
augmentation 
des 
salaires. 
Gains 
de 
productivité 
aux 
Etats-­‐Unis 
: 
(pas 
super 
important) 
Gains 
de 
productivité 
: 
c’est 
la 
capacité 
pour 
une 
entreprise 
de 
produire 
plus 
à 
moyens 
mis 
en 
oeuvre 
constants 
è 
produire 
+ 
avec 
les 
mêmes 
unités 
de 
production 
ou 
bien 
produire 
la 
même 
chose 
avec 
moins 
de 
moyens 
de 
production. 
On 
constate 
que 
les 
gains 
de 
productivité 
ont 
toujours 
tendance 
à 
augmenter 
après 
chaque 
crise 
économique. 
è 
But 
: 
économiser 
des 
moyens 
de 
production 
pour 
produire 
la 
même 
chose. 
PIB 
& 
demande 
intérieure 
: 
On 
constate 
une 
corrélation 
assez 
forte 
entre 
le 
PIB 
américain 
et 
la 
demande 
intérieure 
(= 
consommation 
domestique) 
è 
70% 
de 
PIB 
représentés 
par 
la 
consommation 
privée. 
è 
Quand 
la 
consommation 
privée 
augmente, 
cela 
a 
un 
impact 
important 
sur 
le 
PIB. 
Il 
y 
a 
des 
zones 
d’incertitude 
è 
Problématique 
des 
stocks 
: 
parfois 
on 
produit 
beaucoup 
et 
ce 
n’est 
pas 
consommé, 
les 
stocks 
augmentent 
et 
ca 
représente 
un 
cout 
important 
pour 
les 
entreprises. 
Il 
faut 
regarder 
l’impact 
au 
niveau 
des 
stocks 
dans 
le 
PIB. 
L’idéal 
c’est 
d’avoir 
une 
consommation 
forte 
avec 
des 
niveaux 
de 
stocks 
faibles.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
12 
INDICE 
ISM 
aux 
Etats 
Unis 
-­‐Indice 
précurseur 
de 
confiance 
des 
Chefs 
d’entreprise 
aux 
Etats 
Unis 
(slides 
134 
à 
145) 
Avant 
: 
NAPM 
è 
Maintenant 
: 
Indice 
ISM 
L’indice 
ISM 
comprend 
une 
composante 
manufacturière 
et 
une 
composante 
non 
manufacturière 
(= 
activités 
de 
service). 
Il 
ne 
se 
base 
que 
sur 
le 
moral 
des 
directeurs 
d’achat 
aux 
Etats-­‐Unis. 
è 
Enquête 
sur 
≠ 
variables 
et 
leur 
évolution 
attendue 
au 
cours 
des 
6 
prochains 
mois 
: 
• Les 
nouvelles 
commandes 
• La 
production 
• L’emploi 
• Les 
stocks 
L’indice 
est 
donc 
calculé 
par 
secteur 
d’activité 
pour 
être 
ensuite 
consolidé 
au 
niveau 
global 
sur 
base 
de 
la 
moyenne 
pondérée 
des 
réponses 
è 
3 
niveaux 
: 
• Secteurs 
• Manufacturier 
& 
Non 
Manufacturier 
(cf. 
slide 
135 
& 
136) 
La 
moyenne 
pondérée 
donne 
l’indice 
global 
: 
• > 
50 
points 
: 
économie 
en 
expansion 
• < 
50 
points 
: 
économie 
en 
contraction 
L’indice 
ISM 
manufacturier 
est 
beaucoup 
+ 
cyclique 
que 
l’indice 
ISM 
non 
Manufacturier, 
ce 
qui 
est 
logique 
puisque 
l’industrie 
est 
beaucoup 
+ 
cyclique 
que 
les 
services. 
ISM 
& 
PIB 
américain 
: 
L’ISM 
est 
un 
bon 
proxy 
pour 
essayer 
de 
déterminer 
l’évolution 
du 
PIB 
(= 
indicateur 
précurseur) 
mais 
cela 
ne 
peut 
pas 
continuer 
comme 
ça 
pour 
toujours. 
On 
voit 
qu’une 
divergence 
apparaît 
(slide 
137) 
è 
le 
poids 
de 
l’industrie 
manufacturière 
a 
tendance 
à 
diminuer 
au 
niveau 
du 
PIB 
alors 
que 
le 
poids 
de 
l’industrie 
des 
services 
a 
fort 
augmenté 
è 
c’est 
du 
au 
principe 
de 
la 
délocalisation 
: 
le 
poids 
de 
l’industrie 
est 
passé 
de 
30% 
des 
activités 
globales, 
fin 
des 
années 
80, 
à 
15% 
environ 
aujourd’hui. 
ISM 
& 
Production 
manufacturière 
: 
On 
constate 
une 
corrélation 
assez 
forte 
entre 
la 
production 
manufacturière 
et 
l’ISM 
au 
niveau 
de 
la 
production. 
USA 
: 
Commandes 
& 
gestion 
des 
stocks 
(ISM) 
: 
Les 
nouvelles 
commandes 
sont 
très 
regardées. 
Entre 
le 
moment 
ou 
le 
PIB 
monte 
ou 
descend, 
il 
y 
a 
des 
choses 
qui 
se 
produisent 
: 
le 
directeur 
d’achat 
commande 
è 
nouvelles 
commandes. 
Une 
fois 
que 
les 
nouvelles 
commandes 
sont 
passées, 
il 
y 
a 
la 
gestion 
des 
stocks, 
cela 
fait 
partie 
de 
la 
chaine 
opérationnelle 
entre 
le 
moment 
ou 
on 
a 
un 
indice 
précurseur 
et 
le 
moment 
où 
le 
PIB 
monte 
ou 
descend 
éventuellement. 
Evolution 
favorable 
quand 
: 
• Nouvelles 
commandes 
augmentent 
• Les 
stocks 
diminuent 
(soit 
parce 
que 
vendus, 
soit 
parce 
que 
problème 
de 
gestion 
financière) 
Quand 
le 
niveau 
de 
commande 
augmente, 
il 
faut 
livrer 
et 
donc 
les 
stocks 
diminuent 
(mais 
mauvaise 
gestion 
du 
directeur 
d’achat 
qui 
aurait 
du 
garder 
son 
niveau 
de 
stocks). 
Il 
faut 
augmenter 
la 
production 
quand 
le 
niveau 
de 
commande 
augmente. 
è 
L’idéal 
est 
de 
garder 
un 
niveau 
de 
stocks 
stables 
quand 
les 
commandes 
augmentent. 
ISM 
non 
Manufacturier 
& 
emploi 
:
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
Dans 
le 
cadre 
de 
l’indice 
ISM, 
on 
pose 
plusieurs 
questions 
aux 
directeurs 
des 
achats, 
y 
compris 
au 
niveau 
de 
l’emploi 
: 
« 
au 
cours 
des 
prochains 
mois, 
comptez 
vous 
augmenter 
13 
ou 
diminuer 
l’emploi 
? 
». 
On 
constate 
un 
certain 
parallélisme 
entre 
l’évolution 
de 
la 
création 
nette 
d’emploi 
mensuelle 
et 
celle 
l’indice 
ISM 
non 
manufacturier 
au 
niveau 
de 
l’emploi. 
ISM 
& 
ajustement 
des 
stocks 
aux 
USA 
: 
(slide 
142) 
On 
constate 
un 
certain 
parallélisme 
entre 
l’évolution 
de 
l’ISM 
et 
l’évolution 
de 
tout 
ce 
qui 
concerne 
les 
stocks 
& 
livraisons. 
ISM 
& 
Conférence 
Board 
aux 
USA 
(Question 
d’examen) 
On 
compare 
2 
choses 
qui 
n’ont 
à 
priori 
rien 
à 
voir 
: 
• L’indice 
ISM 
non 
Manufacturier 
• Le 
Conférence 
Board 
= 
confiance 
du 
consommateur 
On 
voit 
un 
certain 
parallélisme 
dans 
l’évolution 
de 
ces 
2 
indices 
précurseurs. 
L’indice 
ISM 
Manufacturier 
et 
Non 
Manufacturier 
est 
relativement 
corrélé 
au 
PIB 
et 
c'est 
également 
le 
cas 
du 
Conférence 
Board 
! 
Si 
les 
chefs 
d’entreprise 
sont 
positifs, 
cela 
aura 
un 
impact 
positif 
sur 
le 
PIB 
et 
donc 
sur 
le 
salaire 
des 
travailleurs, 
des 
consommateurs. 
Au 
niveau 
de 
l’emploi 
c’est 
positif, 
les 
consommateurs 
gagneront 
plus 
d’argent 
et 
dépenseront 
plus. 
La 
consommation 
privée 
augmente 
et 
du 
coup 
le 
PIB 
aussi. 
ATTENTION 
: 
En 
Europe, 
il 
y 
a 
une 
différence 
: 
en 
Allemagne, 
il 
peut 
y 
avoir 
une 
distorsion 
entre 
ce 
que 
les 
entreprises 
et 
les 
consommateurs 
pensent 
parce 
que 
l’Allemagne 
est 
une 
économie 
très 
ouverte 
(// 
Belgique) 
et 
que 
donc 
ce 
qu’on 
produit 
en 
Allemagne 
est 
généralement 
exporté. 
Il 
peut 
donc 
toujours 
y 
avoir 
un 
élément 
de 
différenciation 
: 
• Conférence 
Board 
= 
américains 
qui 
vivent 
et 
consomment 
aux 
USA 
• ISM 
= 
s’adresse 
à 
des 
chefs 
d’entreprise 
qui 
peuvent 
avoir 
des 
activités 
manufacturière 
ou 
non 
en 
dehors 
des 
USA 
et 
donc 
les 
exporter. 
La 
confiance 
des 
chefs 
d’entreprise 
ne 
dépend 
donc 
pas 
uniquement 
des 
consommateurs 
américains. 
è 
L’ISM 
pourrait 
s’améliorer 
(optimisme 
des 
chefs 
d’entreprise) 
alors 
que 
le 
Conférence 
Board 
ne 
s’améliore 
pas. 
Raisons 
: 
Globalisation 
de 
l’activité 
économique 
: 
• La 
chine 
produit 
à 
moindres 
couts 
: 
on 
a 
tendance 
à 
délocaliser, 
produire 
là 
où 
cela 
coute 
moins 
cher 
• Il 
y 
a 
moins 
de 
barrières 
commerciales 
aux 
importations/exportations 
qu’avant 
è 
monde 
de 
libre 
échange 
beaucoup 
plus 
marqué 
qu’avant 
(taxes)
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
14 
LES 
INDICATEURS 
PRECURSEURS 
DE 
LA 
ZONE 
EURO 
ISM 
aux 
USA 
& 
PMI 
en 
Europe 
• PMI: 
Indice 
précurseur 
Européen 
: 
on 
calcule 
le 
PMI 
pays 
par 
pays 
pour 
ensuite 
faire 
la 
somme 
et 
obtenir 
l’indice 
Européen. 
• ISM: 
Indice 
précurseur 
Américain 
o Manufacturier 
o Non 
Manufacturier 
(services) 
Ici 
(slide 
144) 
on 
compare 
globalement 
la 
Zone 
Euro 
et 
les 
Etats 
Unis. 
On 
constate 
un 
certain 
parallélisme 
entre 
les 
deux, 
il 
est 
du 
à 
: 
1. La 
globalisation 
de 
l’activité 
économique 
au 
niveau 
des 
pays 
industrialisés 
2. Globalement, 
on 
constate 
un 
effet 
anticipateur 
aux 
USA 
: 
l’économie 
américaine 
est 
un 
précurseur 
de 
l’économie 
de 
la 
zone 
euro 
avec 
un 
décalage 
temporel 
de 
3 
à 
6 
mois 
è 
c’est 
de 
+ 
en 
+ 
remis 
en 
question 
car 
avec 
la 
globalisation 
qui 
augmente, 
l’écart 
temporel 
entre 
les 
2 
diminue. 
(Un 
écart 
peut 
se 
justifier 
si 
un 
événement 
majeur 
se 
produit, 
par 
ex 
les 
attentats 
du 
11 
septembre 
en 
2001). 
Nouvelles 
commandes 
dans 
l’industrie 
: 
On 
a 
pris 
les 
nouvelles 
commandes 
dans 
≠ 
pays 
è 
meilleur 
exemple 
de 
la 
globalisation 
économique 
(slide 
145). 
On 
voit 
que 
les 
nouvelles 
commandes 
ont 
baissé 
sur 
presque 
tous 
les 
continents 
de 
manière 
quasi 
systématique 
: 
la 
crise 
se 
répercute 
un 
peu 
partout 
à 
des 
degrés 
divers, 
y 
compris 
en 
Chine, 
etc. 
Production 
industrielle 
aux 
USA 
: 
On 
essaye 
d’anticiper 
la 
production 
industrielle 
aux 
USA 
avec 
l’ISM 
Manufacturier. 
En 
2008, 
on 
constate 
une 
baisse 
de 
la 
production 
industrielle 
énorme 
suite 
à 
la 
crise 
(bien 
plus 
importante 
que 
les 
autres 
baisses 
cf. 
slide 
146). 
La 
crise 
de 
2008 
est 
une 
crise 
financière 
et 
n’aurait 
en 
principe 
pas 
du 
beaucoup 
toucher 
l’industrie, 
mais 
: 
• La 
crise 
financière 
a 
surtout 
été 
présente 
en 
Europe 
et 
moins 
aux 
USA 
• Le 
problème 
provenait 
du 
secteur 
immobilier 
à 
la 
base, 
et 
donc 
de 
la 
construction 
è 
crise 
de 
confiance 
du 
consommateur 
au 
niveau 
de 
l’immobilier 
qu’il 
faut 
construire 
(bois, 
briques, 
etc. 
à 
fabriquer). 
La 
production 
industrielle 
a 
baissé 
suite 
à 
la 
faiblesse 
de 
la 
demande 
au 
niveau 
immobilier, 
au 
niveau 
de 
la 
construction 
: 
un 
pan 
de 
l’économie 
américaine 
est 
au 
ralenti 
pendant 
un 
moment. 
Taux 
d’utilisation 
des 
capacités 
de 
production 
: 
Schéma 
: 
si 
S 
(stocks), 
E 
(emplois) 
et 
TUC 
(taux 
d’utilisation 
des 
capacités 
de 
production 
augmentent, 
en 
général 
c’est 
assez 
bon 
signe. 
Examen 
: 
Pourquoi 
est-­‐il 
rare 
d’avoir 
des 
stocks 
en 
baisse 
et 
des 
TUC 
en 
hausse 
? 
Les 
TUC 
sont 
une 
moyenne 
: 
on 
calcule 
les 
TUC 
secteur 
d’activité 
par 
secteur 
d’activité 
avant 
de 
faire 
la 
moyenne 
des 
résultats. 
Il 
y 
a 
des 
discordances 
entre 
les 
secteurs 
d’activité 
(= 
bémol). 
On 
compare 
des 
choses 
non 
comparables, 
par 
exemple, 
pendant 
la 
crise 
l’informatique 
de 
pointe 
a 
continué 
à 
super 
bien 
fonctionner 
alors 
que 
d’autres
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
secteurs 
allaient 
très 
mal. 
Certains 
secteurs 
sont 
très 
cycliques 
et 
d’autres 
moins, 
et 
dans 
le 
cas 
des 
TUC 
ils 
sont 
tous 
confondus. 
15 
è 
écart 
types 
très 
importants. 
Les 
TUC 
sont 
très 
cycliques. 
On 
passe 
de 
80% 
à 
65% 
(slide 
147), 
cela 
veut 
dire 
qu’on 
utilise 
l’usine 
à 
2/3 
de 
ses 
capacités. 
On 
utilise 
rarement 
une 
usine 
à 
+ 
de 
75% 
ou 
80% 
de 
ses 
capacités. 
Il 
arrive 
que 
les 
TUC 
soient 
à 
+ 
de 
100%, 
c’est 
possible 
techniquement 
parlant, 
mais 
c’est 
mauvais 
car 
cela 
provoque 
de 
l’usure 
(on 
produit 
plus 
que 
ce 
qui 
est 
prévu) 
et 
on 
arrive 
rarement 
à 
100% 
car 
il 
y 
a 
des 
entretiens 
& 
réparations 
à 
faire. 
Aujourd’hui, 
le 
TUC 
se 
rapproche 
de 
80% 
: 
cela 
signifie 
qu’on 
anticipe 
une 
reprise 
de 
l’activité 
économique 
au 
second 
semestre. 
NB 
: 
aux 
USA 
on 
fait 
encore 
de 
tout 
au 
niveau 
de 
l’industrie, 
par 
contre 
en 
Europe, 
il 
y 
a 
des 
industries 
qui 
disparaissent 
(ex 
: 
la 
sidérurgie). 
Production 
industrielle 
et 
TUC 
aux 
USA 
: 
(slide 
148) 
On 
constate 
un 
parallélisme 
entre 
la 
production 
industrielle 
et 
les 
TUC 
aux 
USA. 
Quand 
la 
production 
industrielle 
a 
tendance 
à 
diminuer, 
le 
taux 
d’utilisation 
des 
capacités 
de 
production 
a 
tendance 
à 
diminuer 
également, 
ce 
qui 
est 
logique. 
Examen 
: 
On 
peut 
avoir 
une 
baisse 
d’un 
côté 
et 
une 
hausse 
de 
l’autre, 
pourquoi 
? 
Parfois, 
on 
augmente 
la 
production 
industrielle 
en 
se 
disant 
qu’on 
va 
augmenter 
le 
taux 
d’utilisation 
des 
capacités 
de 
production 
: 
les 
entreprises 
continuent 
à 
investir 
mais 
on 
ne 
tourne 
qu’à 
80% 
au 
niveau 
des 
TUC 
parce 
qu’il 
y 
a 
des 
erreurs, 
des 
réglages 
à 
faire, 
etc. 
PMI 
de 
la 
zone 
euro 
PMI 
: 
Indice 
manufacturier 
: 
L’indice 
PMI 
en 
Europe 
est 
l’équivalent 
de 
l’indice 
ISM 
aux 
USA. 
Presque 
70% 
des 
statistiques 
de 
la 
zone 
euro 
sont 
produites 
par 
3 
pays 
: 
• L’Allemagne 
• La 
France 
• L’Italie 
On 
constate 
un 
grand 
parallélisme 
dans 
l’évolution 
de 
l’indice 
ISM 
des 
différents 
pays 
contributeurs 
de 
la 
zone 
euro, 
malgré 
un 
petit 
décalage 
temporel 
ou 
une 
différence 
d’ampleur 
de 
temps 
à 
autres. 
PMI 
: 
Indice 
des 
services 
: 
C’est 
la 
même 
chose 
que 
le 
point 
précédent 
sauf 
que 
l’ampleur 
et 
le 
décalage 
temporel 
diffèrent 
un 
peu, 
mais 
les 
bases 
de 
calcul, 
les 
modalités 
sont 
les 
mêmes 
pour 
l’indice 
PMI 
manufacturier 
et 
l’indice 
PMI 
des 
services. 
NB 
: 
l’Allemagne 
est 
plus 
proche 
des 
USA. 
Indices 
précurseur 
de 
confiance 
au 
sein 
de 
la 
Zone 
Euro 
L’Allemagne 
a 
un 
énorme 
avantage 
: 
Elle 
parvient 
à 
réorienter 
ses 
exportations 
dans 
des 
délais 
courts. 
Ils 
parviennent 
à 
changer 
de 
zone 
géographique, 
à 
réorienter 
leurs 
exportations 
vers 
les 
différentes 
zones 
en 
fonction 
des 
crises 
économiques, 
etc. 
Ils 
ont 
la 
faculté 
de 
sentir 
vers 
où 
le 
vent 
va
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
tourner 
et 
à 
bien 
se 
positionner 
en 
fonction 
pour 
profiter 
du 
potentiel 
de 
croissance 
économique. 
On 
constate 
un 
fort 
parallélisme 
entre 
l’évolution 
de 
l’indice 
de 
confiance 
au 
niveau 
de 
l’industrie 
et 
celle 
de 
l’indice 
de 
confiance 
au 
niveau 
des 
services 
au 
sein 
de 
la 
zone 
euro. 
16 
PMI 
composite 
et 
PIB 
de 
la 
zone 
euro 
: 
(// 
ISM 
& 
PIB 
aux 
USA) 
PMI 
composite 
= 
• PMI 
services 
(par 
secteur 
de 
services) 
• PMI 
manufacturier 
(industrie) 
o Chimie 
o Etc. 
On 
voit 
une 
corrélation 
(slide 
152) 
entre 
l’évolution 
du 
PMI 
composite 
et 
celle 
du 
PIB 
et 
on 
constate 
une 
anticipation. 
Le 
PMI 
est 
un 
indicateur 
précurseur 
du 
PIB 
qui 
lui 
est 
un 
élément 
statistique 
réalisé. 
Attention 
l’anticipation 
ne 
fonctionne 
pas 
à 
tous 
les 
coups, 
il 
peut 
y 
avoir 
des 
imprévus. 
PIB 
& 
indicateur 
avancé 
au 
sein 
de 
la 
zone 
euro 
: 
Indice 
Eurocon 
: 
indice 
précurseur 
de 
3 
mois 
calculé 
par 
la 
Commission 
Européenne. 
Il 
est 
peu 
utilisé 
(mais 
il 
faut 
savoir 
qu’il 
existe). 
C’est 
un 
indice 
semblable 
au 
PMI 
mais 
il 
est 
un 
peu 
politique 
parce 
que 
plus 
diversifié 
au 
niveau 
géographique 
; 
il 
tient 
compte 
d’une 
certaine 
pondération 
qui 
ne 
tient 
pas 
vraiment 
compte 
de 
la 
réalité 
économique. 
Zone 
euro 
: 
PMI 
composite 
et 
politique 
monétaire 
(BCE) 
: 
NB 
: 
lien 
étroit 
entre 
la 
politique 
monétaire 
menée 
aux 
USA 
et 
l’évolution 
de 
l’activité 
économique 
aux 
USA 
(notamment). 
Cf. 
introduction 
: 
PIB 
& 
évolution 
des 
taux 
d’intérêt 
; 
les 
3 
missions 
de 
la 
Fed. 
Ici 
(slide 
154) 
on 
a 
l’évolution 
du 
PMI 
composite 
: 
c’est 
un 
bon 
proxy 
par 
rapport 
à 
l’évolution 
de 
l’activité 
économique 
dans 
la 
zone 
euro. 
En 
parallèle, 
on 
a 
l’évolution 
de 
la 
politique 
monétaire 
: 
l’évolution 
des 
taux 
d’intérêt 
dans 
la 
zone 
euro, 
qui 
évoluent 
en 
fonction 
de 
la 
mission 
de 
la 
BCE 
: 
la 
gestion 
de 
l’inflation. 
Est-­‐il 
normal 
que 
la 
BCE 
n’ait 
que 
la 
gestion 
de 
l’inflation 
comme 
objectif 
dans 
le 
cadre 
d’une 
économie 
de 
plus 
en 
plus 
globalisée? 
Sa 
mission 
unique 
n’est 
elle 
pas 
obsolète 
? 
On 
voit 
au 
niveau 
de 
l’indice 
PMI 
les 
zones 
d’expansion 
(>50 
points) 
et 
de 
contraction 
(<50 
points) 
de 
l’économie 
et 
on 
voit 
que 
les 
taux 
d’intérêt 
bougent 
en 
fonction 
(slide 
154). 
Quand 
l’activité 
économique 
va 
trop 
bien, 
on 
augmente 
les 
taux 
pour 
juguler 
la 
croissance, 
et 
donc 
l’inflation. 
Il 
n’est 
pas 
bon 
d’avoir 
une 
croissance 
de 
l’activité 
économique 
très 
forte 
puis 
trop 
faible. 
On 
tente 
d’avoir 
une 
stabilité 
en 
jouant 
sur 
les 
taux. 
Quand 
la 
croissance 
de 
l’activité 
économique 
est 
anticipée 
trop 
forte, 
les 
autorités 
monétaires 
augmentent 
les 
taux 
pour 
calmer 
le 
jeu. 
è 
Augmenter 
les 
taux 
d’intérêt 
= 
tenter 
de 
freiner 
l’activité 
économique 
è 
les 
investissements 
diminuent 
car 
le 
cout 
de 
financement 
augmente, 
la 
consommation 
diminue 
et 
l’épargne 
augmente. 
Quand 
on 
augmente 
les 
taux 
d’intérêt, 
c’est 
aussi 
parce 
qu’il 
y 
a 
de 
l’inflation. 
Une 
forte 
croissance 
de 
l’activité 
économique 
provoque 
en 
général 
de 
l’inflation. 
(Question 
d’examen)
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
Quels 
sont 
les 
éléments 
de 
différenciation 
qu’il 
peut 
y 
avoir 
entre 
la 
Fed 
et 
la 
BCE 
(qui 
ont 
respectivement 
3 
missions 
et 
1 
unique 
mission) 
17 
? 
(Examen) 
Quand 
il 
y 
a 
une 
croissance 
de 
l’activité 
économique, 
il 
n’y 
a 
pas 
d’office 
une 
augmentation 
de 
l’inflation. 
On 
peut 
également 
avoir 
de 
l’inflation 
sans 
croissance 
économique 
(augmentation 
du 
prix 
des 
matières 
premières, 
etc.) 
Exemples 
: 
• Guerre 
au 
Moyen 
Orient 
: 
le 
prix 
du 
pétrole 
augmente 
è 
on 
a 
une 
récession 
économique 
mais 
il 
y 
a 
quand 
même 
de 
l’inflation 
due 
à 
l’augmentation 
du 
prix 
du 
pétrole. 
• Lors 
d’hivers 
très 
rudes, 
ou 
d’inondations, 
on 
peut 
avoir 
une 
explosion 
du 
prix 
des 
produits 
agricoles 
è 
ils 
font 
partie 
du 
panier 
utilisé 
pour 
calculer 
l’indice 
des 
prix 
à 
la 
consommation, 
l’inflation. 
On 
aura 
donc 
une 
augmentation 
de 
l’inflation. 
Quand 
on 
est 
dans 
le 
cadre 
d’une 
croissance 
de 
l’activité 
économique, 
en 
général 
il 
y 
a 
une 
augmentation 
des 
prix 
à 
la 
consommation. 
Par 
exemple, 
dans 
le 
cas 
d’une 
croissance 
économique, 
en 
général 
on 
constate 
une 
augmentation 
de 
la 
consommation 
des 
matières 
premières, 
leur 
prix 
augmente 
et 
donc 
l’inflation 
augmente. 
Il 
y 
a 
cependant 
des 
cas 
de 
figure 
anormaux 
: 
• Aspects 
géopolitiques 
• Evènements 
climatiques 
Donc 
on 
peut 
avoir 
une 
baisse/hausse 
des 
taux 
d’intérêt 
qui 
ne 
vont 
pas 
en 
parallèle 
avec 
l’évolution 
de 
l’activité 
économique 
: 
• hausse 
des 
taux 
quand 
l’activité 
est 
mauvaise 
parce 
qu’il 
y 
a 
quand 
même 
de 
l’inflation 
en 
Europe 
• baisse 
des 
taux 
quand 
l’activité 
économique 
est 
bonne 
NB 
: 
dans 
ses 
statuts, 
la 
BCE 
ne 
peut 
faire 
que 
de 
la 
gestion 
de 
l’inflation 
(mission 
unique), 
mais 
en 
réalité, 
depuis 
une 
dizaine 
d’années, 
on 
constate 
que 
la 
BCE 
a 
plusieurs 
fois 
baissé 
ses 
taux 
d’intérêt 
pour 
des 
raisons 
économiques 
et 
pas 
uniquement 
inflationnistes. 
Zone 
Euro 
: 
PMI 
composite 
& 
attentes 
bénéficiaires 
: 
Une 
fois 
que 
le 
PIB 
a 
augmenté 
ou 
diminué, 
on 
va 
regarder 
les 
attentes 
bénéficiaires 
(EPS 
= 
Earnings 
Per 
Share). 
Cf. 
schéma. 
On 
voit 
une 
évolution 
relativement 
parallèle 
des 
anticipations 
des 
dirigeants 
d’entreprise 
(PMI 
composite) 
et 
des 
anticipations 
des 
analystes 
(attentes 
bénéficiaires). 
è 
Un 
bon 
analyste 
essaye 
de 
contacter 
les 
entreprises 
à 
suivre 
et 
de 
rencontrer 
le 
management 
pour 
ressentir 
comment 
les 
directeurs 
de 
ces 
entreprises 
voient 
l’évolution 
des 
choses. 
Indice 
de 
la 
BNB 
C’est 
l’indice 
de 
la 
Banque 
Nationale 
Belge, 
c’est 
un 
indice 
fort, 
assez 
utilisé 
en 
Europe. 
La 
BNB 
publie 
un 
indicateur 
précurseur 
de 
l’évolution 
de 
l’activité 
économique 
pour 
la 
Belgique 
mais 
il 
fonctionne 
bien 
au 
sein 
de 
la 
Zone 
Euro 
car 
la 
Belgique 
est 
une 
économie 
ouverte 
: 
on 
importe, 
transforme 
& 
exporte, 
cela 
permet 
de 
donner 
une 
bonne 
idée 
du 
niveau 
d’activité 
économique 
en 
Europe 
du 
coup.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
18 
IFO 
Allemand 
(= 
climat 
des 
affaires) 
L’IFO 
Allemand 
est 
un 
des 
indicateurs 
les 
plus 
utilisés 
dans 
la 
Zone 
Euro. 
C’est 
un 
indicateur 
important, 
c’est 
celui 
qu’on 
utilise 
le 
plus 
au 
niveau 
des 
marchés 
financiers. 
Il 
donne 
une 
image 
assez 
forte 
de 
l’évolution 
de 
l’activité 
économique 
dans 
la 
Zone 
Euro 
(Allemagne 
= 
1/3 
de 
la 
zone 
euro 
au 
niveau 
de 
l’économie 
+ 
pays 
très 
exportateur, 
pays 
très 
ouvert). 
On 
constate 
un 
parallélisme 
assez 
important 
entre 
l’évolution 
de 
l’IFO 
et 
du 
PIB 
Allemand 
en 
glissement 
annuel 
(slide 
157). 
L’IFO 
utilise 
la 
même 
méthode 
qu’aux 
USA. 
Dans 
le 
cadre 
de 
l’IFO, 
on 
est 
dans 
le 
climat 
des 
affaires 
(entreprises): 
l’IFO 
composite 
reprend 
• La 
situation 
actuelle 
• L’évolution 
future 
attendue 
par 
les 
chefs 
d’entreprise 
(perspectives 
d’activité). 
IFO 
Allemand 
& 
production 
industrielle 
: 
Quand 
les 
chefs 
d’entreprise 
Allemands 
sont 
positifs, 
la 
production 
industrielle 
a 
tendance 
à 
évoluer 
positivement, 
et 
vice 
versa. 
L’évolution 
des 
2 
est 
proche, 
cela 
signifie 
qu’il 
y 
a 
une 
corrélation 
entre 
ce 
que 
les 
chefs 
d’entreprise 
disent 
et 
ce 
qu’ils 
font 
vraiment 
par 
après. 
Il 
peut 
y 
avoir 
des 
évolutions 
contradictoires 
cependant. 
IFO 
Allemand 
& 
intention 
d’achat 
: 
Ici 
on 
compare 
l’indice 
IFO 
(attentes 
des 
directeurs 
d’achat) 
à 
la 
volonté 
d’achat 
des 
consommateurs 
(indice 
GFK). 
On 
constate 
une 
corrélation 
entre 
les 
2. 
(// 
Comparaison 
ISM 
& 
volonté 
d’achat 
des 
consommateurs 
aux 
USA 
– 
on 
constate 
que 
c’est 
la 
même 
chose). 
En 
Allemagne, 
on 
peut 
constater 
un 
écart 
important 
par 
rapport 
aux 
USA. 
C’est 
du 
au 
fait 
que 
dans 
le 
cas 
de 
l’indice 
IFO, 
les 
chefs 
d’entreprise 
allemands 
sont 
principalement 
axés 
vers 
l’exportation 
puisque 
l’Allemagne 
est 
une 
économie 
très 
ouverte. 
Les 
écarts 
entre 
l’IFO 
allemand 
et 
les 
intentions 
d’achat 
des 
consommateurs 
allemands 
peuvent 
provenir 
du 
fait 
que 
les 
consommateurs 
Allemands 
peuvent 
broyer 
du 
noir, 
leurs 
intentions 
d’achat 
seront 
donc 
impactées 
à 
la 
baisse. 
A 
côté 
de 
cela, 
les 
chefs 
d’entreprise 
peuvent 
continuer 
à 
exporter 
énormément. 
Examen 
: 
Expliquer 
que 
parfois 
on 
a 
l’indice 
IFO 
qui 
explose 
temporairement 
mais 
celui 
de 
la 
confiance 
des 
consommateurs 
qui 
est 
très 
mauvais 
(implose) 
? 
Réponse 
possible 
: 
Problème 
de 
gestion 
des 
stocks 
: 
les 
chefs 
d’entreprise 
peuvent 
déstocker 
et 
donc 
avoir 
des 
frais 
de 
gestion 
des 
stocks 
moindres. 
C’est 
bon 
pour 
les 
entreprises 
à 
CT 
mais 
mauvais 
pour 
l’activité 
économique. 
IFO 
Allemand 
& 
indice 
boursier 
européen 
: 
Ici 
on 
compare 
(slide 
161) 
une 
composante 
future 
(IFO) 
et 
une 
composante 
indice 
boursier. 
On 
voit 
une 
corrélation 
entre 
les 
2 
: 
quand 
l’IFO 
monte, 
l’indice 
boursier 
européen 
(actions 
européennes) 
monte, 
cela 
permet 
d’anticiper 
les 
cycles 
économiques. 
NB 
: 
DAX 
= 
équivalent 
du 
BEL20 
mais 
pour 
l’Allemagne.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
ZEW 
Allemand 
Zone 
Euro, 
point 
de 
vue 
consommateurs. 
Le 
ZEW 
est 
un 
indice 
de 
confiance 
des 
institutionnels 
qui 
investissent 
dans 
les 
marchés 
boursiers 
ou 
financiers 
(actions, 
obligations, 
compagnies 
d’assurance, 
fonds 
de 
pension, 
holding, 
etc.) 
en 
Allemagne. 
On 
leur 
demande 
si 
ils 
ont 
l’intention 
d’investir 
ou 
de 
désinvestir 
& 
leurs 
impressions. 
Le 
ZEW 
Allemand 
est 
un 
bon 
indicateur 
précurseur 
de 
l’évolution 
de 
l’EuroStoxx 
50 
(= 
valeur 
des 
actions 
de 
la 
Zone 
Euro). 
On 
peut 
faire 
un 
parallélisme 
entre 
ce 
que 
les 
institutionnels 
pensent 
et 
ce 
qu’ils 
font. 
Indices 
précurseur 
de 
confiance 
dans 
l’industrie 
: 
USA 
VS 
Zone 
Euro 
On 
va 
comparer 
l’évolution 
de 
l’indice 
ISM 
(USA) 
et 
de 
l’indice 
PMI 
(Zone 
euro) 
dans 
l’industrie. 
(Indice 
Euroland 
: 
indice 
de 
confiance 
dans 
l’industrie) 
On 
constate 
un 
fort 
parallélisme 
du 
à 
la 
globalisation 
de 
l’activité 
économique. 
19
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
20 
Les 
grandes 
composantes 
de 
l’activité 
économique 
Les 
moyens 
d’action 
Entreprise 
Consommateur 
Secteur 
public 
Les 
taux 
d’intérêt 
• Financement 
de 
l’investissement 
• Financement 
de 
l’immobilier 
• Endettement 
Les 
impôts 
• Résultat 
net 
• Investissement 
• Pouvoir 
d’achat 
• Budget 
(+ 
ou 
-­‐) 
Les 
prix 
• Déstockage 
• « 
Pricing 
Power 
» 
• Pouvoir 
d’achat 
• Inflation 
• Indexation 
(salaires, 
accises, 
etc.) 
Il 
y 
a 
3 
manières 
essentielles 
d’intervenir 
pour 
juguler 
un 
peu 
l’activité 
économique 
: 
• Les 
taux 
d’intérêt 
• Les 
impôts 
• Les 
prix 
è 
certains 
ne 
peuvent 
pas 
être 
décidés 
(ex 
: 
frais 
d’hospitalisation, 
frais 
scolaires, 
etc.) 
Jouer 
sur 
les 
prix 
peut 
avoir 
des 
répercussions 
positives/négatives 
sur 
les 
principaux 
agents 
économiques. 
Effet 
d’un 
changement 
des 
prix 
au 
niveau 
des 
entreprises 
: 
• Déstockage 
: 
toute 
évolution 
positive 
ou 
négative 
des 
prix 
fait 
que 
les 
entreprises 
vont 
jouer 
sur 
le 
déstockage. 
o Si 
les 
entreprises 
anticipent 
une 
baisse 
des 
prix, 
elles 
vont 
essayer 
de 
déstocker 
parce 
que 
sinon 
elles 
vont 
faire 
des 
pertes 
de 
valeur 
• « 
Pricing 
power 
» 
: 
c’est 
la 
capacité 
ou 
non 
d’une 
entreprise 
à 
pouvoir 
changer 
ses 
prix 
en 
fonction 
d’une 
situation 
de 
marché. 
Ex 
: 
relever 
ses 
prix 
si 
elle 
subit 
une 
augmentation 
du 
prix 
de 
ses 
matières 
premières 
ou 
de 
ses 
couts 
de 
production. 
Quand 
le 
prix 
des 
matières 
premières 
augmente 
et 
que 
l’entreprise 
est 
incapable 
d’augmenter 
ses 
prix 
de 
vente 
en 
conséquence, 
pour 
des 
raisons 
de 
concurrence 
par 
exemple, 
cela 
peut 
avoir 
des 
effets 
très 
néfastes 
pour 
elle. 
Effet 
d’un 
changement 
des 
prix 
au 
niveau 
des 
consommateurs 
: 
Une 
augmentation 
des 
prix 
pour 
le 
consommateur 
joue 
directement 
au 
niveau 
du 
pouvoir 
d’achat, 
lié 
à 
la 
problématique 
de 
l’inflation. 
Effet 
d’un 
changement 
de 
prix 
au 
niveau 
du 
secteur 
public 
: 
Une 
augmentation 
des 
prix 
peut 
provoquer 
une 
indexation 
des 
salaires 
pour 
le 
secteur 
public, 
et 
parfois 
une 
indexation 
des 
accises. 
Effet 
d’un 
changement 
des 
impôts 
au 
niveau 
des 
entreprises 
: 
Si 
les 
impôts 
augmentent 
ou 
diminue, 
cela 
peut 
jouer 
sur 
le 
résultat 
net 
des 
entreprises, 
et 
donc 
sur 
leurs 
investissements. 
Effet 
d’un 
changement 
des 
impôts 
sur 
les 
consommateurs 
: 
Une 
augmentation 
de 
l’impôt 
diminuera 
le 
pouvoir 
d’achat 
des 
consommateurs 
& 
une 
diminution 
de 
l’impôt 
augmentera 
son 
pouvoir 
d’achat. 
NB 
: 
si 
consommateurs 
reçoivent 
un 
package 
fiscal 
ou 
si 
leurs 
impôts 
diminuent, 
leur 
consommation 
va 
normalement 
augmenter 
et 
leur 
taux 
d’épargne 
diminuer 
(slide 
165 
à 
172 
: 
pour 
mémoire) 
Effet 
d’un 
changement 
des 
impôts 
sur 
le 
secteur 
public 
: 
Un 
changement 
au 
niveau 
des 
impôts 
a 
un 
impact 
sur 
le 
budget 
des 
secteurs 
publics 
: 
si 
les 
impôts 
augmentent, 
normalement 
leur 
budget 
augmente 
également, 
et 
vice 
versa.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
CONCLUSIONS 
: 
PIB 
: 
Anticipations 
selon 
consensus 
(slide 
173) 
Ici 
il 
s’agit 
de 
comparer 
le 
PIB 
à 
la 
tendance 
des 
anticipations 
selon 
le 
consensus 
et 
d’analyser 
les 
écarts 
qu’il 
peut 
y 
avoir. 
21 
INDICATEURS 
Leading 
Indicator 
of 
Financial 
Trend 
Tracking 
(LIFTT) 
Il 
existe 
des 
indicateurs 
propres 
à 
des 
banques 
& 
des 
analystes, 
ici, 
le 
LIFTT 
est 
un 
indicateur 
de 
Goldman 
Sachs 
par 
exemple. 
Il 
permet 
d’anticiper 
l’évolution 
des 
marchés 
financiers. 
Observed 
Global 
Risk 
Indicator 
(OGRI) 
L’OGRI 
(indice) 
montre 
l’optimisme 
& 
le 
pessimisme 
excessif. 
On 
voit 
qu’il 
fonctionne 
relativement 
bien 
(slide 
176) 
et 
qu’il 
est 
fort 
corrélé 
à 
l’indice 
MSCI 
World 
en 
glissement 
annuel. 
Le 
marché 
réagit 
parfois 
de 
manière 
assez 
significative 
à 
cet 
indice. 
ELIT 
(Exane 
Leading 
Indicator 
of 
Trade) 
L’ELIT 
c’est 
la 
même 
chose 
que 
l’OGRI 
mais 
il 
est 
surtout 
utilisé 
par 
rapport 
au 
commerce 
mondial. 
C’est 
un 
indicateur 
de 
l’ensemble 
de 
l’activité 
économique 
à 
l’échelle 
mondiale. 
On 
calcule 
également 
l’indice 
ELIT 
par 
région. 
Récessions 
& 
marchés 
financiers 
(important) 
Slide 
179 
on 
voit 
les 
récessions 
économiques 
aux 
Etats 
Unis 
depuis 
1950. 
Ce 
sont 
les 
récessions 
normales, 
de 
type 
académique 
ici 
(>< 
NBER). 
On 
voit 
que 
les 
crises 
ont 
duré 
en 
moyenne 
2,5 
trimestres. 
On 
voit 
l’évolution 
du 
S&P500 
: 
Le 
S&P 
500 
et 
le 
Dow 
Jones 
sont 
2 
indices 
phares 
aux 
USA 
: 
• S&P500 
= 
indice 
international 
qui 
reprend 
les 
500 
premières 
valeurs 
américaines 
(cotées 
aux 
USA). 
Il 
est 
assez 
diversifié 
point 
de 
vue 
sectoriel 
et 
est 
donc 
beaucoup 
plus 
représentatif 
de 
la 
réalité 
économique 
que 
le 
Dow 
Jones. 
• Dow 
Jones 
= 
reprend 
les 
30 
premières 
valeurs 
industrielles 
aux 
USA. 
C’est 
un 
indice 
assez 
limité 
: 
sectoriellement 
parlant 
il 
ne 
reprend 
que 
l’industrie, 
quasi 
pas 
de 
prise 
en 
compte 
des 
valeurs 
financières. 
Il 
permet 
uniquement 
d’avoir 
un 
reflet 
de 
l’activité 
industrielle 
des 
valeurs 
américaine. 
NB 
: 
pas 
juste 
américaines 
point 
de 
vue 
sensibilité 
parce 
que 
les 
entreprises 
ne 
sont 
pas 
uniquement 
présentes 
aux 
Etats 
Unis. 
• NB 
: 
le 
STOXX 
600 
concerne 
l’Europe, 
pas 
la 
Zone 
Euro. 
On 
constate 
qu’en 
général 
sur 
les 
marchés 
boursiers 
on 
avait 
déjà 
une 
baisse 
avant 
que 
la 
récession 
ne 
commence 
(-­‐ 
x%). 
On 
voit 
l’évolution 
des 
indices 
boursiers 
entre 
le 
+ 
haut 
et 
le 
+ 
bas. 
Quand 
on 
a 
des 
chiffres 
positifs 
pour 
les 
marchés 
malgré 
la 
récession, 
c’est 
lié 
à 
des 
évènements 
géopolitiques 
imprévus, 
par 
exemple 
l’invasion 
du 
Koweït 
par 
l’Irak, 
qui 
explique 
une 
performance 
boursière 
positive 
malgré 
le 
fait 
qu’on 
allait 
rentrer 
en 
récession. 
• En 
principe 
(sauf 
en 
cas 
événement 
géopolitique 
ou 
exceptionnel), 
les 
marchés 
boursier 
(>< 
obligations) 
anticipent 
une 
entrée 
en 
récession 
entre 
3 
et 
6 
mois. 
• Ensuite, 
dans 
la 
première 
partie 
de 
la 
récession 
(= 
au 
moins 
3 
mois 
puisque 
récession 
= 
2 
trimestres 
consécutifs 
minimum) 
les 
marchés 
boursiers 
continuent 
à 
baisser 
• Ensuite, 
les 
marchés 
boursiers 
anticipent 
la 
reprise 
économique, 
à 
tort 
ou 
à 
raison 
et 
recommencent 
à 
monter 
3 
mois 
avant 
la 
reprise. 
è 
Les 
marchés 
boursiers 
baissent 
min. 
3 
mois 
avant 
la 
récession, 
continuent 
à 
baisser 
pendant 
au 
moins 
le 
1er 
trimestre 
de 
récession, 
et 
recommencent 
à 
monter 
3 
mois 
avant 
la 
reprise.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
22 
C’est 
important 
pour 
2 
raisons 
: 
• Cela 
montre 
l’importance 
des 
indicateurs 
de 
croissance 
• A 
partir 
du 
moment 
où 
on 
a 
beaucoup 
d’indicateurs 
qui 
vont 
+/-­‐ 
dans 
le 
même 
sens, 
cela 
permet 
d’anticiper 
On 
voit 
la 
même 
chose 
avec 
les 
récessions 
de 
type 
NBER 
sur 
le 
slide 
180. 
Ici, 
cela 
permet 
une 
analyse 
assez 
fine, 
stricte 
& 
académique 
de 
la 
notion 
de 
récessions 
puisque 
ne 
prend 
pas 
uniquement 
en 
compte 
l’évolution 
du 
PIB 
mais 
aussi 
d’autres 
paramètres. 
Cependant, 
le 
processus 
de 
publication 
est 
assez 
lent. 
Sur 
le 
slide 
181, 
on 
compare 
des 
choses 
non 
comparables 
: 
• La 
confiance 
des 
consommateurs 
américains 
• Le 
MSCI 
Europe 
= 
indice 
boursier 
européen 
On 
constate 
une 
corrélation 
de 
plus 
en 
plus 
forte 
entre 
2 
types 
d’activités 
économiques 
aux 
USA 
et 
en 
Europe 
: 
c’est 
du 
à 
la 
globalisation. 
On 
voit 
que 
quand 
la 
confiance 
du 
consommateur 
américain 
baisse, 
il 
y 
a 
un 
impact 
sur 
les 
marchés 
boursiers 
européens. 
Causes 
: 
• La 
globalisation 
• Le 
fait 
que 
certaines 
entreprises 
américaines 
sont 
dépendantes 
de 
l’activité 
économique 
en 
Europe 
ET 
• Le 
fait 
que 
certaines 
entreprises 
européennes 
sont 
dépendantes 
de 
l’activité 
économique 
aux 
USA 
En 
général, 
la 
croissance 
économique 
et 
les 
marchés 
boursiers 
ont 
tendance 
à 
réagir 
d’abord 
aux 
USA 
et 
puis 
en 
Europe 
(décalage 
temporel 
entre 
3 
& 
6 
mois). 
Comportement 
sectoriel 
durant 
la 
crise 
(important) 
Ici 
on 
voit 
l’évolution 
de 
l’activité 
économique 
en 
fonction 
du 
temps 
(slide 
182). 
On 
va 
analyser 
le 
comportement 
sectoriel. 
Aux 
USA 
et 
en 
Europe, 
le 
comportement 
des 
≠ 
secteurs 
d’activité 
est 
fondamentalement 
différent 
en 
fonction 
du 
moment 
ou 
on 
se 
situe 
: 
récession, 
crise 
ou 
expansion 
de 
l’activité 
économique.
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
Dans 
quel 
secteur 
investir 
en 
fonction 
de 
l’évolution 
de 
l’activité 
économique 
attendue 
? 
23 
(en 
relatif, 
pas 
en 
absolu 
è 
par 
rapport 
aux 
autres 
secteurs) 
A 
è 
B 
On 
passe 
d’une 
période 
de 
croissance 
(peak) 
à 
une 
contraction 
de 
l’activité 
économique. 
Période 
de 
décroissance, 
de 
ralentissement 
de 
l’activité 
économique 
Secteurs 
qui 
surperforment 
les 
autres 
secteurs 
: 
+ 
• Energie 
Secteurs 
qui 
performent 
moins 
bien 
que 
les 
autres 
: 
-­‐ 
• Services 
Financiers 
• Informatique 
(hardware) 
B 
è 
C 
On 
est 
dans 
une 
phase 
de 
décroissance 
ou 
de 
faiblesse 
de 
l’activité 
économique 
Secteurs 
qui 
performent 
moins 
bien 
que 
les 
autres 
: 
-­‐ 
• Utilities 
(+ou-­‐ 
la 
même 
chose) 
C 
è 
D 
On 
est 
dans 
une 
phase 
de 
reprise 
économique 
Secteurs 
qui 
surperforment 
les 
autres 
secteurs 
: 
+ 
• Finance 
• Informatique 
(Hardware) 
Secteurs 
qui 
performent 
moins 
bien 
que 
les 
autres 
: 
-­‐ 
• Utilities 
A 
è 
D 
Que 
s’est 
il 
passé 
entre 
A 
et 
D 
? 
Quels 
sont 
les 
secteurs 
qui 
ont 
bien 
performé 
? 
Secteurs 
qui 
surperforment 
les 
autres 
secteurs 
: 
+ 
• Alimentation 
• L’alimentation 
: 
si 
le 
marché 
monte, 
le 
secteur 
de 
l’alimentation 
surperformera 
les 
autres 
secteurs. 
On 
voit 
que 
de 
A 
à 
D, 
l’alimentation 
a 
bien 
performé, 
c’est 
normal 
car 
on 
continue 
à 
se 
nourrir 
malgré 
le 
fait 
que 
l’activité 
économique 
baisse. 
• L’énergie 
: 
on 
voit 
que 
le 
secteur 
de 
l’énergie 
surperforme 
quand 
on 
a 
un 
ralentissement 
de 
l’activité 
économique 
• Les 
services 
financiers 
et 
l’informatique 
: 
on 
voit 
qu’ils 
performent 
moins 
bien 
que 
les 
autres 
secteurs 
d’activité 
quand 
on 
a 
un 
ralentissement 
de 
l’activité 
économique 
: 
o Secteur 
financier 
: 
la 
demande 
de 
crédit 
est 
moindre 
quand 
l’activité 
économique 
ralentit, 
les 
marges 
d’intermédiation 
perçues 
par 
le 
secteur 
sont 
donc 
moindres 
puisqu’il 
y 
a 
moins 
de 
transactions 
o Informatique 
: 
si 
les 
entreprises 
voient 
une 
réduction 
potentielle 
de 
l’activité 
économique 
arriver, 
la 
première 
dépense 
qu’elles 
vont 
couper 
c’est 
celle 
de 
l’informatique 
(hardware). 
Par 
contre 
on 
constate 
que 
quand 
on 
est 
dans 
une 
phase 
de 
reprise 
de 
l’activité 
économique, 
la 
finance 
et 
l’informatique 
(hardware) 
performent 
mieux 
que 
les 
autres 
secteurs. 
On 
parle 
bien 
du 
hardware 
et 
pas 
des 
software 
ici 
: 
les 
software 
ne 
varient 
pas 
trop 
parce 
qu’en 
période 
de 
crise, 
les 
entreprises 
continuent 
à 
acheter 
des 
softwares 
pour 
essayer 
de 
réduire 
leurs 
couts. 
• Les 
Utilities 
(= 
services 
publics) 
performent 
de 
manière 
plus 
ou 
moins 
égale 
aux 
autres 
secteurs 
dans 
une 
phase 
de 
décroissance 
ou 
de 
faible 
activité 
économique. 
Quand 
on 
est 
dans 
une 
phase 
de 
reprise 
économique, 
les 
utilities 
performent 
moins 
bien 
que 
les 
autres 
secteurs 
car 
c’est 
un 
secteur 
moins 
cyclique 
généralement, 
un 
secteur 
assez 
défensif 
(surtout 
dans 
le 
passé, 
c’est 
moins 
vrai 
maintenant).
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
24 
Remarques 
: 
1. Notons 
qu’il 
n’y 
a 
que 
des 
tendances, 
il 
n’y 
a 
pas 
de 
vérité 
: 
il 
y 
a 
des 
comportements 
assez 
divergents 
de 
certaines 
valeurs 
au 
sein 
de 
mêmes 
secteurs 
d’activité. 
Par 
exemple, 
toutes 
les 
valeurs 
pharmaceutiques 
ne 
vont 
pas 
réagir 
de 
la 
même 
manière 
lors 
d’une 
évolution 
de 
l’activité 
économique. 
2. La 
reprise 
concerne 
tous 
les 
secteurs 
mais 
pas 
avec 
la 
même 
ampleur. 
3. Notons 
également 
l’importance 
des 
événements 
et 
des 
décisions 
politiques 
(pétrole, 
pharmacie 
: 
problème 
des 
brevets 
qui 
viennent 
à 
expiration, 
mesures 
prises 
pendant 
la 
crise 
pour 
limiter 
le 
remboursement 
des 
médicaments, 
etc.) 
et 
des 
événements 
géopolitiques 
: 
leur 
impact 
est 
non 
négligeable. 
Raisonnement 
à 
retenir 
Les 
marchés 
boursiers 
dépendent 
de 
: 
• L’évolution 
des 
taux 
à 
LT 
• La 
croissance 
des 
bénéfices 
par 
action 
(donc 
des 
bénéfices 
des 
entreprises) 
Les 
bénéfices 
des 
entreprises 
dépendent 
de 
la 
croissance 
du 
PIB. 
La 
croissance 
du 
PIB 
dépend 
de 
: 
• La 
consommation 
privée 
(particuliers) 
è 
le 
seul 
investissement 
vraiment 
significatif 
que 
les 
particuliers 
peuvent 
faire 
= 
dépenses 
de 
logement 
• La 
consommation 
publique 
(Etat) 
• Les 
investissements 
(= 
le 
mode 
de 
dépense 
des 
entreprises 
è 
effet 
de 
levier) 
Les 
investissements 
dépendent 
de 
: 
• Le 
climat 
fiscal 
• Les 
TUC 
= 
taux 
d’utilisation 
des 
capacités 
de 
production 
• L’optimisme 
des 
chefs 
d’entreprise 
à 
l’égard 
de 
l’activité 
économique 
La 
consommation 
privée 
dépend 
de 
: 
• Le 
pouvoir 
d’achat 
des 
particuliers 
• L’emploi 
des 
consommateurs 
On 
peut 
faire 
le 
lien 
avec 
les 
principales 
composantes 
du 
PIB 
US 
vues 
en 
début 
de 
chapitre 
: 
consommation 
privée, 
dépenses 
publiques, 
investissements 
& 
commerce 
extérieur. 
Ici 
il 
manque 
le 
paramètre 
du 
commerce 
international 
(exports 
– 
imports).
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
25 
Cycle 
économique 
& 
investissements 
(d’office 
à 
l’examen)
Manon 
Cuylits 
Economie 
& 
marchés 
financiers 
(Bruno 
du 
Bus) 
2012-­‐2013 
26 
Ici 
on 
n’a 
pas 
le 
paramètre 
monétaire 
car 
cela 
ne 
servirait 
à 
rien. 
è 
Montre 
ce 
qu’il 
faut 
faire 
selon 
la 
période 
dans 
laquelle 
on 
se 
trouve 
au 
niveau 
de 
l’activité 
économique. 
Période 
de 
contraction 
de 
l’activité 
économique 
: 
En 
principe 
on 
assiste 
à 
une 
baisse 
des 
taux 
d’intérêt 
(examen 
: 
savoir 
dire 
pourquoi). 
A 
partir 
du 
moment 
où 
la 
croissance 
économique 
est 
faible, 
ou 
qu’on 
anticipe 
qu’elle 
va 
faiblir, 
on 
essaye 
de 
freiner 
la 
baisse 
en 
diminuant 
les 
taux 
d’intérêt, 
ce 
qui 
favorise 
le 
crédit 
et 
la 
consommation 
et 
diminue 
le 
taux 
d’épargne. 
On 
assiste 
également 
à 
une 
baisse 
de 
l’inflation 
en 
cas 
de 
contraction 
de 
l’activité 
économique 
: 
• è 
L’inflation 
naturelle 
normale 
& 
économique 
doit 
normalement 
baisser 
: 
la 
demande 
est 
moindre, 
la 
capacité 
de 
production 
des 
entreprises 
doit 
diminuer 
et 
il 
n’y 
a 
pas 
de 
surconsommation, 
donc 
les 
prix 
doivent 
tendre 
à 
diminuer 
parce 
que 
les 
entreprises 
doivent 
vendre 
pour 
se 
maintenir. 
• MAIS 
L’inflation 
peut 
augmenter 
dans 
une 
phase 
de 
contraction 
de 
l’activité 
économique 
suite 
à 
un 
événement 
géopolitique 
ou 
autre. 
Quand 
l’activité 
se 
contracte, 
en 
général 
il 
vaut 
mieux 
acheter 
des 
obligations 
: 
Quand 
on 
assiste 
à 
une 
baisse 
des 
taux 
directeurs, 
le 
cours 
des 
obligations 
s’apprécie. 
2 
paramètres 
font 
que 
le 
cours 
de 
l’obligation 
amplifie 
le 
mouvement 
des 
taux 
à 
la 
hausse 
ou 
à 
la 
baisse: 
• + 
l’obligation 
est 
longue, 
+ 
elle 
est 
sensible 
à 
une 
variation 
de 
taux 
(le 
risque 
de 
variation 
significatif 
de 
taux 
est 
plus 
important 
sur 
une 
longue 
période) 
• + 
le 
coupon 
est 
élevé, 
moins 
l’obligation 
est 
sensible 
à 
une 
variation 
de 
taux 
(réinvestissement 
du 
coupon) 
Examen 
: 
que 
faut 
il 
faire 
en 
tant 
qu’investisseur 
obligataire 
quand 
on 
est 
dans 
une 
période 
de 
hausse 
des 
taux 
d’intérêt 
? 
(On 
est 
obligé 
d’être 
investi 
en 
obligations). 
Il 
faut 
réduire 
la 
duration 
(la 
sensibilité 
au 
taux) 
: 
on 
va 
vendre 
les 
obligations 
avec 
les 
échéances 
les 
plus 
longues 
et 
racheter 
des 
obligations 
avec 
des 
échéances 
plus 
courtes. 
+ 
Il 
faut 
savoir 
dire 
quelles 
obligations 
acheter. 
Il 
vaut 
mieux 
éviter 
les 
actions 
si 
l’activité 
économique 
n’est 
pas 
bonne, 
car 
en 
principe 
les 
actions 
ne 
seront 
pas 
bonnes 
non 
plus 
dans 
ce 
contexte 
là. 
Les 
matières 
premières 
sont 
également 
à 
éviter 
en 
période 
de 
contraction 
de 
l’activité 
économique 
puisque 
l’évolution 
de 
leur 
cours 
est 
en 
général 
assez 
corrélé 
avec 
l’activité 
économique 
(PIB), 
sauf 
dans 
le 
cas 
de 
l’or 
et 
du 
pétrole.

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Les indicateurs de croissance économique

  • 1. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 1 Partie 2 : les indicateurs de croissance économique CONCEPTS è Cela a une implication pour les marchés financiers (pas juste le marché des actions ici) Croissance économique Quand l’activité économique progresse Ralentissement de la croissance économique Moindre croissance de l’activité économique Récession Dépression Exemple : ce qu’on a eu en 2008-­‐2009 INDICATEURS PRECURSEURS Comment anticiper les concepts ci-­‐dessus ? Consommateur Chefs d’entreprise Divers • Secteurs d’activité • Matières premières • Etc. Secteurs d’activité : surtout le secteur de la construction et de l’intérim (ex : augmentation ou diminution du nombre de constructions) • Intérim : on n’est sur de rien. Plutôt que d’embaucher & virer sans cesse, on va préférer prendre des intérimaires. D’un côté, si l’intérim redémarre, cela signifie qu’on a besoin de personnel. Matières premières : on regarde l’évolution des prix. Surtout pour les matières premières industrielles (pas celles agricoles parce qu’elles dépendent principalement des conditions météo) è ex : prix du pétrole, gaz, zinc, cuivre, etc. réagissent fort aux données économiques : leur prix augmente ou diminue en fonction. INDICATEURS DE L’OFFRE ET DE LA DEMANDE INDICATEURS DE L’OFFRE INDICATEURS DE LA DEMANDE • Production industrielle • Taux d’utilisation des capacités de production (TUC) è dans le secteur financier • Emploi • Etc. • ISM (Institute of Supply Management) • Revenus des consommateurs • Dépenses des consommateurs o Ventes au détail et biens durables, construction, etc. • Exportations • Etc. Principaux agents économiques : • Les autorités publiques • Les consommateurs • Les entreprises Ils réagissent globalement aux mêmes variables mais à des degrés divers. Ex : en général, les autorités publiques dépensent + d’argent quand les entreprises et les consommateurs ont le moral bas è quand l’activité économique est en berne, pour la soutenir ou la relancer.
  • 2. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 2 PRINCIPALES COMPOSANTES DE LA CROISSANCE Déficit public Si on a une forte hausse du déficit public, parfois c’est positif parce que l’Etat a beaucoup donné pour la relance de l’activité économique. Le déficit public est un élément qui peut être différé dans le temps. • Les recettes peuvent être importantes en période de croissance économique • Les coûts peuvent être importants en période de récession Pouvoir d’achat Le pouvoir d’achat comprend les revenus nets de taxes & de prélèvements fiscaux Exportations On parle d’exportations nettes ici (= exportations – importations) Croissance La croissance économique doit être la + élevée possible Emploi On compte en milliers d’emplois créés ou en taux de chômage Consommation + la consommation est importante, mieux c’est Investissement + les investissements sont importants, + cela montre une croissance de l’activité économique Diverses approches peuvent être retenues pour la mesure de l’activité économique Ø Indicateurs précurseurs Ø Analyse de cycles : repose sur des séries et donne des fluctuations de l’activité économique Il existe de nombreux autres indicateurs Ø Transports : pour transporter des choses, il faut une demande, ce qui signifie une reprise de l’activité économique Ø Travail intérimaire Ø Matières premières Ø Etc.
  • 3. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 3 CONCEPTS CROISSANCE ECONOMIQUE Croissance économique mondiale L’activité économique mondiale dans les pays industrialisés a tendance à devenir + homogène è corrélation. SAUF pour le Japon On constate une volatilité persistante de la croissance économique mondiale Japon 3 caractéristiques : Ø Endettement public super important, détenu par les Japonais Ø Vieillissement de la population : c’est un problème parce qu’il n’y a pas de naissances Ø Pays très exportateur dans le secteur de l’automobile et de la technologie qui sont des secteurs très spécifiques et peu diversifiés. Le secteur de la technologie est très cyclique & fin. Volatilité du PIB des pays développés • Pays développés = USA, Allemagne, Japon, France et Royaumes Unis è pays ayant déjà une certaine maturité • Volatilité = écart-­‐type du PIB sur les dernières années • On voit une diminution de la volatilité du PIB des pays développés car quand on voit que quand l’activité économique augmente/diminue trop, on peut la faire diminuer/augmenter. è On contrôle mieux l’anticipation de l’activité économique au niveau des pays développés qu’avant. C’est pareil pour les pays émergents mais dans une moindre mesure Volatilité du PIB des pays émergents • Pays émergents : Brésil, Mexique, Inde & Chine • On constate également une diminution de la volatilité du PIB dans les pays émergents mais elle est moins forte que dans le cas des pays développés. Le niveau de volatilité du PIB de ces pays reste très élevé par rapport à la volatilité du PIB des pays industrialisés/développés. RECESSION Récession conventionnelle • = Décroissance de l’activité économique • Contraction du PIB durant au moins deux trimestres consécutifs Récession technique • Période de quelques trimestres de contraction/progression du PIB è on n’a pas 2 trimestres consécutifs mais une hausse puis une baisse puis un hausse etc. du PIB è Volatilité Récession de type « NBER » • NBER = organisme privé fondé en 1920 (récent) è il est officiellement habilité à dater les points de retournement du cycle économique aux Etats-­‐Unis (depuis 1960). Il analyse les cycles conjoncturels depuis 1854. • analyse de type « business cycle » : déclin significatif & répandu dans l’économie durant plus que « quelques mois » • Prise en considération de données mensuelles sur l’emploi, les revenus réels, la production industrielle, le volume des ventes réelles (de détail et de gros) è pas que le PIB ! • Souplesse & précision MAIS publication tardive è dans les marchés financiers, une fois que c’est publié, il est déjà trop tard. • Une récession NBER peut être concomitante avec une récession d’un autre type Dépression • Récession significative tant en amplitude qu’en durée è soit très forte & courte ou bien moins forte & longue
  • 4. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 4 PIB AMERICAIN principales composantes Consommation privée • Biens durables >3ans • Biens non durables • Services Consommation privée = +/-­‐ 70% du PIB américain (toujours). On consomme principalement des services (soins de santé, école, etc.) : 47% du PIB US. è Aux Etats-­‐Unis, ils consomment quasi tout, le taux d’épargne est très faible. Slide 104 on voit l’évolution du PIB en glissement annuel : on voit que c’est la variable qui bouge le moins alors qu’on constate parfois une volatilité importante de la consommation privée (en % par rapport à l’année précédente). Ex : en 2008-­‐2009 la consommation privée a perdu 15% par rapport à l’année précédente. è 70% du PIB = 70% d’un montant en valeur absolue, si le PIB baisse, la consommation privée reste de 70% du PIB mais en valeur absolue elle diminue. Investissements • Fixes • Non résidentiels • Résidentiels • Structures • Bien d’équipement & logiciels Investissements = 13% du PIB américain • Fixes = investissements durables (usines, grosses machines, etc.) • Non résidentiels = bureaux, entrepôts, etc. • Résidentiels = maisons, appartements, etc. • Structures = chaussées, ponts, mais surtout : prisons, autoroutes, etc. • Bien d’équipement & logiciels = IT global au niveau des entreprises è Les sociétés investissent quand ça va bien. C’est la composante la + cyclique du PIB. Dépenses publiques Dépenses publiques = 20% du PIB américain è ce montant bouge énormément. Les dépenses publiques sont un peu contra-­‐cycliques. • Période de croissance économique : les dépenses publiques ont tendance à diminuer • Période de ralentissement économique : les dépenses publiques ont tendance à augmenter On travaille en parts relatives è double impact sur les dépenses publiques : Sachant que la consommation privée reste stable (70%) aux USA : Ø Ex : si les 2 autres composantes du PIB américain baissent (investissements & commerce extérieur baissent en général quand ça va mal), è les dépenses publiques vont augmenter = aides de natures diverses (par ex : au secteur de la construction : chaussées, etc. ou en donnant des primes à l’emploi, des bonus fiscaux, etc.) è rôle de contrebalancier. è Quand la conjoncture est mauvaise, les gouvernements ont tendance à augmenter leurs dépenses pour soutenir l’activité économique (si ils en ont les moyens financiers) On voit que les dépenses publiques sont relativement stables avec quelques écarts un peu + importants (slide 104) Commerce extérieur • Exportations • Importations Commerce extérieur = -­‐4% du PIB américain è exportations – importations • Si <0 : imports > exports • Si >0 : exports > imports è contribution des exportations positive au PIB US Le commerce extérieur est très cyclique. Aujourd’hui on remarque une grande dépendance par rapport à la Chine. Le commerce extérieur dépend de la demande extérieure.
  • 5. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 5 PIB AMERICAIN (autres informations) Les stocks Les stocks peuvent être considérés comme un indicateur précurseur au niveau de l’évolution de l’activité économique. L’analyse de l’évolution des stocks permet de voir 2 choses : 1. Voir si les directeurs d’achat ont bien anticipé les phases de croissance/décroissance en constituant leurs stocks. 2. Quand on est dans une situation de morosité économique prolongée, les stocks sont en général au + bas è les entreprises ne doivent pas financer de gros stocks et donc leurs coûts sont bas. MAIS si il y a une reprise de l’activité économique, cela peut créer une volatilité assez importante de l’activité économique à la hausse è si la demande devient importante, il faut faire tourner la machine + vite : ré-­‐ engager, racheter des matières premières etc. è Une mauvaise estimation des stocks (trop bas) peut générer une inflation temporaire. Selon les secteurs, ça va +ou-­‐ vite de relancer l’outil de production. • Dans les périodes de forte activité économique : si on a des stocks trop importants, cela peut freiner l’inflation car il y a les réserves nécessaires pour faire face à la demande. PIB américain & Fed Funds On constate une croissance relativement parallèle entre le PIB nominal américain et les taux Fed Funds. En période de croissance économique, quand le PIB augmente, les taux Fed Funds ont tendance à augmenter aussi, et vice versa quand le PIB diminue en période de décroissance économique : les taux Fed Funds ont tendance à diminuer. Cependant, on peut constater des écarts entre les deux. Par exemple une hausse de l’activité économique mais avec des taux bas è c’est du au fait que la Fed a 2 autres missions, outre de celle qui consiste à réguler l’inflation : elle doit faire un arbitrage à un moment donné et décider quelle mission privilégier. LE NIVEAU D’ENDETTEMENT AUX ETATS UNIS Actuellement Suite à la crise de 2008-­‐2009 La forte hausse du niveau d’endettement global aux USA était essentiellement due : • Aux ménages • Aux institutions financières è Normal puisque c’est une conséquence de la crise immobilière Au contraire, l’endettement des entreprises et des autorités fédérales n’a pas fortement augmenté ATTENTION : autorités fédérales & Etat ≠ Fed è la Fed est indépendante de tout pouvoir politique Suite à la crise de 1929 On avait aussi constaté une forte hausse de l’endettement global aux USA ; mais la structure de l’endettement était tout à fait différente : la hausse de l’endettement était surtout due : • Surtout aux entreprises • Dans une moindre mesure : aux ménages
  • 6. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 LES INDICATEURS PRECURSEURS DE CROISSANCE AUX USA = Leading indicators Grâce à une analyse de + en + pertinente des paramètres précurseurs, on est parvenu à mieux anticiper & contrôler l’évolution future de l’activité économique. On anticipe mieux et on peut prendre des mesures. Les indicateurs précurseurs c’est de l’attente future. C’est de l’émotion rationnelle parce que basé sur le passé (ISM, PMI, Indices de confiance des consommateurs – CB) Concept de récession NBER On est parvenu à réduire la volatilité, l’ampleur des récessions et à augmenter les expansions. è 6 Durée moyenne des expansions : ü Avant 1945 : 29 mois ü Depuis 1945 : 58 mois è Temps passé en récession : ü De 1854 à 1945 : 41% du temps ü De 1945 à 2007 : 14% du temps ü Depuis 1982 jusqu’à aujourd’hui : 5% du temps Indicateurs de confiance Tous ces indicateurs sont calculés par des organismes indépendants & on les retrouve dans la presse économique, sur internet, etc. ENTREPRISES CONSOMMATEURS Etats-­‐Unis (les + suivis) ISM Manufacturier & non Manufacturier Conférence Board Zone Euro PMI IFO (Allemagne) + BNB (Zone Euro) CE ZEW (Allemagne) Japon Tankan Tokyo • ISM o ISM manufacturier o ISM non manufacturier: uniquement les services § Si > 50 points : croissance économique § Si < 50 points : décroissance économique (récession) • Conférence Board • PMI : indicateur calculé par pays et pour l’ensemble de la Zone euro • IFO : cet indicateur est important car l’Allemagne = 1/3 des statistiques de la Zone Euro (NB : la France & l’Italie sont 2 autres pays importants) • BNB : indicateur assez précurseur au sein de la Zone euro parce que la Belgique est une économie ouverte (elle exporte beaucoup) • IFO & BNB : ce sont les 2 indicateurs les + probants pour la Zone euro • CE : indice de confiance des chefs d’entreprise • ZEW : Indicateur de confiance allemand • Tankan : l’évolution est calculée pour les grandes villes et puis de manière globale pour le Japon • Tokyo : calcul de l’évolution des attentes du consommateur pour essayer d’avoir une indication pour l’ensemble du Japon
  • 7. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 7 CONFERENCE BOARD (Examen) LEADING INDICATORS AUX USA LAGGING INDICATORS AUX USA Indice calculé par le Conference Board & considéré comme un baromètre de l’activité économique pour les 3 à 6 prochains mois (en général moins que 6) : intéressant pour déterminer les points de retournement de la conjoncture. Ces indices clés essayent d’anticiper l’évolution de l’activité économique. Indice « après coup » calculé par le Conference Board. Il prend en considération des indicateurs « en retard ». L’indice est composé des 10 indicateurs suivants : (lire) 1. Heures de travail prestées sur une semaine en moyenne 2. Nouveaux demandeurs de travail sur une semaine (moyenne) 3. Carnet de nouvelles commandes dans l’industrie 4. Ventes des fournisseurs 5. Dépenses en biens de consommation (durables et non durables) 6. Demandes de permis de bâtir 7. Indices boursiers 8. Masse monétaire M2 9. Indice de confiance (attentes futures) 10. Différentiel de taux d’intérêt è on touche un peu à tous les niveaux : on essaye d’anticiper l’évolution de l’activité économique par rapport à un paramètre relativement large. L’indice est composé des 10 indicateurs suivants : 1. Pertes d’emplois 2. Coûts salariaux 3. Ratio « stocks/ventes » 4. Taux d’intérêt 5. Prêts 6. Ratio « crédits/revenus » 7. Inflation Il est également composé de 10 indicateurs, comme le leading indicator. Ce ne sont pas les mêmes indicateurs mais il y a des similitudes. Savoir qu’il existe 2 types d’indices (leading/lagging) et qu’ils sont tous les 2 composés de 10 indicateurs On voit que les leading indicators fonctionnent assez bien ! Quand on anticipe une hausse de l’activité économique, on voit par après, avec les lagging indicators, qu’on a effectivement eu une hausse de l’activité économique par exemple. On a un parallélisme entre les leading et lagging indicators avec un décalage dans le temps (3 à 6 mois minimum)
  • 8. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 8 Indice précurseur de confiance du consommateur américain : Conference Board (slide 115 à 133) Conférence Board & Consommation : L’indice précurseur de confiance du consommateur au niveau du Conférence Board se décline en 3 composantes : -­‐ Present Situation : la situation actuelle -­‐ Expectations : les attentes à 6 mois (le + important : leading indicator) -­‐ Le Conférence Board : mix des 2 è Attentes à 6 mois : la corrélation avec les dépenses futures des ménages américains est forte en principe. Il y a une corrélation assez forte entre les attentes futures & les marchés boursiers. è On part du principe que si les attentes futures sont bonnes, ça a un impact sur les consommateurs et donc un impact positif sur les marchés boursiers. Corrélation forte entre les attentes futures et la consommation réelle en volume. 2 éléments peuvent expliquer une discordance : 1. Parfois on peut mal interpréter l’évolution de l’activité économique et se planter dans les attentes futures 2. Il peut y avoir des imprévus (ex : fermetures d’entreprises, attentats, problèmes géopolitiques, etc.). On a constaté des écarts par exemple lors de l’intervention de l’Irak au Koweït en 1990, on constate aussi souvent des écarts liés à des problèmes au niveau du pétrole. Les anticipations reposent plus du psychologique que sur des faits concrets. -­‐ Ex : USA = vague d’optimise par rapport à l’évolution de l’activité économique au 2ème semestre è on s’attend à une reprise de l’activité économique aux USA et dans les pays émergents -­‐ Ex : Europe = perte de 15.000 emplois è grosses vagues de licenciement régulières. Impact négatif sur le consommateur et donc sur ses attentes de consommation à 6 mois, alors que cela pourrait être terminé demain. Conférence Board et S&P500 : On constate une corrélation très forte entre les attentes futures du CB et le S&P500. ATTENTION : cette analyse a une faiblesse : on interroge le consommateur AMERICAIN alors que les entreprises dans le S&P500 son de nationalité américaine mais n’ont pas d’office toutes leurs activités uniquement aux USA (ex : Caterpillar). è On compare quelque chose 100% américain avec autre chose qui ne l’est pas à 100%. Il faut regarder la part des bénéfices réalisée en fonction de la géographie (aux USA pour les entreprises américaines par ex). L’emploi constitue une variable importante : L’emploi est un indicateur clé (parmi les 10) : 3 critères principaux : 1. Création nette d’emplois 2. Taux de chômage 3. Taux de participation Création nette d’emploi aux USA : Aux USA (uniquement) on travaille par unité è cela peut fausser les résultats. Perte d’un emploi temps plein = -­‐1, trouver 2 temps plein = +2 è résultat de +1 mais le travailleur n’est pas spécialement plus riche in fine. On ne tient pas compte des emplois dans l’agriculture car c’est trop cyclique è on essaye d’avoir une donnée +/-­‐ lissée dans le temps, hors effets climatiques, etc.
  • 9. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 On regarde la création nette d’emploi aux USA parce que le taux d’épargne est faible et donc on consomme plus qu’on n’épargne (>< Europe : une partie est épargnée) è 9 impact sur la consommation privée. Il faut environ 170.000 créations nettes d’emplois (annuel) pour stabiliser la situation. Taux de chômage aux USA : Récession è baisse de l’emploi -­‐ Des variations importantes du taux de chômage aux USA montrent (slide 121) qu’avant on anticipait moins bien les périodes de récession à venir. -­‐ è Avant : le taux de chômage augmentait quand on était déjà en récession (limite quand elle se terminait) -­‐ >< Maintenant : on a un taux de chômage qui augmente beaucoup plus rapidement è prouve que les entreprises anticipent beaucoup mieux l’évolution de l’activité économique et licencient donc de manière proactive pour faire des économies. On constate une corrélation inversée entre la confiance du consommateur et le taux de chômage aux USA : -­‐ Quand la confiance du consommateur baisse, le taux de chômage a tendance à augmenter è un ralentissement économique justifie que les entreprises doivent ajuster leur niveau d’emploi. -­‐ Quand la confiance du consommateur augmente, le taux de chômage a tendance à diminuer. Il y a un décalage temporel : les entreprises ne commencent pas à licencier directement, il y a un certain délai : le temps pour les chefs d’entreprise de constater que la marche des affaires est moins bonne. Il faudrait que ce délai soit le + court possible, mais qu’il existe quand même (réflexion). è + le délai est court, + il illustre les faits d’anticipation des chefs d’entreprise en ce qui concerne l’évolution de l’activité économique. Taux de participation (en %) : (surtout important aux USA, moins en Europe) Prend en compte le nombre de gens qui travaillent sur la totalité de la population active, de personnes en âge de travailler. Aujourd’hui, 64% des personnes en âge de travailler travaillent vraiment. Les autres (36%) continuent des études, s’occupent de leurs enfants, etc. en attendant que la conjoncture soit meilleure, ou bien prennent une pause carrière, etc. Il n’y a pas que des chômeurs dans les 36% de gens qui ne travaillent pas. Emplois & récessions (NBER) aux Etats-­‐Unis : On voit (slide 125) que parfois le chômage continue à augmenter après les périodes de récession è plutôt pour les récessions de très courte durée. On constate qu’en période de récession, le taux de chômage augmente et la qualité d’emploi diminue : le temps partiel subi augmente (= perte partielle de travail). En outre, les temps partiels subis ne sont pas repris dans les statistiques de chômage parce que les personnes ont toujours un travail MAIS leurs revenus ont diminué ! è Impact négatif du chômage et des temps partiels subis sur les revenus et donc sur la consommation privée. Aux USA & en Europe : Comment prendre en compte les intérimaires ? • Aux USA, il y a une flexibilité de l’emploi beaucoup plus importante qu’en Europe : les employeurs peuvent licencier beaucoup plus vite & à moindre cout. • En Europe : il y a des syndicats très présents, le poids des législations, le cout de financement des licenciements (= préavis aux ouvriers/employés) è moins flexible • Allemagne : on parle de meilleure compétitivité parce que se rapproche fort de la structure de l’emploi aux USA è beaucoup d’intérimaires, notamment dans le secteur automobile è la structure de l’emploi est aussi plus précaire !
  • 10. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 10 ATTENTION : ceux qui ont toujours le travail à temps plein peuvent voir leur salaire diminuer. Cet indicateur n’est pas un indicateur de revenu (sauf quand on a perdu son travail) mais bien un indicateur d’emploi. Les revenus peuvent diminuer à cause de la conjoncture économique, mais on ne le voit pas sur le graphe. NB : on prend les récessions NBER dans le cadre de l’emploi car elles permettent de mieux montrer les vraies périodes d’activité économique. De manière générale, on constate une corrélation inversée entre les dépenses de consommation & le taux de chômage è quand le chômage augmente, les dépenses de consommation sont moindres. Taux d’épargne aux Etats-­‐Unis : (environ 4% ajd) Taux d’épargne = ce qu’on épargne sur notre revenu disponible. 2 taux d’épargne existent : • Taux d’épargne avant remboursement des dettes • Taux d’épargne après remboursement des dettes (meilleur è pas toujours évident, il peut y avoir des emprunts de type bullet, pour lesquels on rembourse le capital à l’échéance et on paye uniquement les intérêts de manière régulière) Création d’emploi & PIB aux Etats Unis : On constate une corrélation étroite entre l’évolution du PIB et celle de la création nette d’emploi aux USA. En général quand on a une activité économique soutenue, on crée + d’emplois et quand elle est moins soutenue, on crée – d’emplois (ou perte d’emplois). On remarque un décalage temporel entre l’évolution des 2 : (slide 128) • Ce n’est pas parce que l’activité économique reprend qu’on a envie d’engager directement • Problème de délocalisation : la création d’emploi concerne uniquement les USA mais on peut fermer des usines, même quand le PIB augmente. Emploi & salaire aux Etats-­‐Unis : On constate une corrélation entre la création d’emploi et les salaires horaires. En principe : (valable pour les USA ou les économies assez ouvertes) • Quand il y a + d’emplois, les salaires ont tendance à augmenter selon le principe de la pénurie. • Quand il y a des problèmes d’emplois, on constate des moindres taux de rémunération è C’est de moins en moins vrai pour 2 raisons : 1. Il faut tenir compte du degré de spécialisation, tous secteurs confondus. Par exemple : manque de spécialistes dans un domaine : les employeurs vont offrir des salaires plus élevés à ces spécialistes (rares) et éventuellement baisser celui d’autres travailleurs 2. Il faute tenir compte de la délocalisation : cela provoque une baisse de l’emploi et des salaires Emploi et utilisation des capacités de production aux Etats-­‐Unis : TUC = Taux d’Utilisation des Capacités de production On constate un parallélisme entre l’évolution des TUC et l’évolution du chômage è plus on utilise les capacités de production, plus on emploie (et moins il y a de chômage).
  • 11. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 11 Coûts unitaires du travail & risque inflationnistes aux USA : On remarque que depuis le début des années 70, il y a de nouveau une corrélation assez forte entre l’évolution du coût unitaire du travail pour l’employeur et l’évolution de l’inflation. è Adéquation inflation-­‐coûts salariaux è Si on a une baisse ou une absence de hausse de salaires, il ne devrait pas y avoir d’inflation sous-­‐jacente. Problème : Effet de second tour ou Effet boule de neige: A partir du moment où il y a une augmentation des salaires, il y a une augmentation potentielle de l’inflation è le coût de la vie augmente pour les travailleurs è ils vont demander une augmentation. è Effet de second tour = spirale inflationniste. è Cela joue surtout en Belgique & au Luxembourg ou on a une indexation automatique des salaires : il y a des pivots, dés qu’on les franchit : augmentation des salaires. Gains de productivité aux Etats-­‐Unis : (pas super important) Gains de productivité : c’est la capacité pour une entreprise de produire plus à moyens mis en oeuvre constants è produire + avec les mêmes unités de production ou bien produire la même chose avec moins de moyens de production. On constate que les gains de productivité ont toujours tendance à augmenter après chaque crise économique. è But : économiser des moyens de production pour produire la même chose. PIB & demande intérieure : On constate une corrélation assez forte entre le PIB américain et la demande intérieure (= consommation domestique) è 70% de PIB représentés par la consommation privée. è Quand la consommation privée augmente, cela a un impact important sur le PIB. Il y a des zones d’incertitude è Problématique des stocks : parfois on produit beaucoup et ce n’est pas consommé, les stocks augmentent et ca représente un cout important pour les entreprises. Il faut regarder l’impact au niveau des stocks dans le PIB. L’idéal c’est d’avoir une consommation forte avec des niveaux de stocks faibles.
  • 12. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 12 INDICE ISM aux Etats Unis -­‐Indice précurseur de confiance des Chefs d’entreprise aux Etats Unis (slides 134 à 145) Avant : NAPM è Maintenant : Indice ISM L’indice ISM comprend une composante manufacturière et une composante non manufacturière (= activités de service). Il ne se base que sur le moral des directeurs d’achat aux Etats-­‐Unis. è Enquête sur ≠ variables et leur évolution attendue au cours des 6 prochains mois : • Les nouvelles commandes • La production • L’emploi • Les stocks L’indice est donc calculé par secteur d’activité pour être ensuite consolidé au niveau global sur base de la moyenne pondérée des réponses è 3 niveaux : • Secteurs • Manufacturier & Non Manufacturier (cf. slide 135 & 136) La moyenne pondérée donne l’indice global : • > 50 points : économie en expansion • < 50 points : économie en contraction L’indice ISM manufacturier est beaucoup + cyclique que l’indice ISM non Manufacturier, ce qui est logique puisque l’industrie est beaucoup + cyclique que les services. ISM & PIB américain : L’ISM est un bon proxy pour essayer de déterminer l’évolution du PIB (= indicateur précurseur) mais cela ne peut pas continuer comme ça pour toujours. On voit qu’une divergence apparaît (slide 137) è le poids de l’industrie manufacturière a tendance à diminuer au niveau du PIB alors que le poids de l’industrie des services a fort augmenté è c’est du au principe de la délocalisation : le poids de l’industrie est passé de 30% des activités globales, fin des années 80, à 15% environ aujourd’hui. ISM & Production manufacturière : On constate une corrélation assez forte entre la production manufacturière et l’ISM au niveau de la production. USA : Commandes & gestion des stocks (ISM) : Les nouvelles commandes sont très regardées. Entre le moment ou le PIB monte ou descend, il y a des choses qui se produisent : le directeur d’achat commande è nouvelles commandes. Une fois que les nouvelles commandes sont passées, il y a la gestion des stocks, cela fait partie de la chaine opérationnelle entre le moment ou on a un indice précurseur et le moment où le PIB monte ou descend éventuellement. Evolution favorable quand : • Nouvelles commandes augmentent • Les stocks diminuent (soit parce que vendus, soit parce que problème de gestion financière) Quand le niveau de commande augmente, il faut livrer et donc les stocks diminuent (mais mauvaise gestion du directeur d’achat qui aurait du garder son niveau de stocks). Il faut augmenter la production quand le niveau de commande augmente. è L’idéal est de garder un niveau de stocks stables quand les commandes augmentent. ISM non Manufacturier & emploi :
  • 13. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 Dans le cadre de l’indice ISM, on pose plusieurs questions aux directeurs des achats, y compris au niveau de l’emploi : « au cours des prochains mois, comptez vous augmenter 13 ou diminuer l’emploi ? ». On constate un certain parallélisme entre l’évolution de la création nette d’emploi mensuelle et celle l’indice ISM non manufacturier au niveau de l’emploi. ISM & ajustement des stocks aux USA : (slide 142) On constate un certain parallélisme entre l’évolution de l’ISM et l’évolution de tout ce qui concerne les stocks & livraisons. ISM & Conférence Board aux USA (Question d’examen) On compare 2 choses qui n’ont à priori rien à voir : • L’indice ISM non Manufacturier • Le Conférence Board = confiance du consommateur On voit un certain parallélisme dans l’évolution de ces 2 indices précurseurs. L’indice ISM Manufacturier et Non Manufacturier est relativement corrélé au PIB et c'est également le cas du Conférence Board ! Si les chefs d’entreprise sont positifs, cela aura un impact positif sur le PIB et donc sur le salaire des travailleurs, des consommateurs. Au niveau de l’emploi c’est positif, les consommateurs gagneront plus d’argent et dépenseront plus. La consommation privée augmente et du coup le PIB aussi. ATTENTION : En Europe, il y a une différence : en Allemagne, il peut y avoir une distorsion entre ce que les entreprises et les consommateurs pensent parce que l’Allemagne est une économie très ouverte (// Belgique) et que donc ce qu’on produit en Allemagne est généralement exporté. Il peut donc toujours y avoir un élément de différenciation : • Conférence Board = américains qui vivent et consomment aux USA • ISM = s’adresse à des chefs d’entreprise qui peuvent avoir des activités manufacturière ou non en dehors des USA et donc les exporter. La confiance des chefs d’entreprise ne dépend donc pas uniquement des consommateurs américains. è L’ISM pourrait s’améliorer (optimisme des chefs d’entreprise) alors que le Conférence Board ne s’améliore pas. Raisons : Globalisation de l’activité économique : • La chine produit à moindres couts : on a tendance à délocaliser, produire là où cela coute moins cher • Il y a moins de barrières commerciales aux importations/exportations qu’avant è monde de libre échange beaucoup plus marqué qu’avant (taxes)
  • 14. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 14 LES INDICATEURS PRECURSEURS DE LA ZONE EURO ISM aux USA & PMI en Europe • PMI: Indice précurseur Européen : on calcule le PMI pays par pays pour ensuite faire la somme et obtenir l’indice Européen. • ISM: Indice précurseur Américain o Manufacturier o Non Manufacturier (services) Ici (slide 144) on compare globalement la Zone Euro et les Etats Unis. On constate un certain parallélisme entre les deux, il est du à : 1. La globalisation de l’activité économique au niveau des pays industrialisés 2. Globalement, on constate un effet anticipateur aux USA : l’économie américaine est un précurseur de l’économie de la zone euro avec un décalage temporel de 3 à 6 mois è c’est de + en + remis en question car avec la globalisation qui augmente, l’écart temporel entre les 2 diminue. (Un écart peut se justifier si un événement majeur se produit, par ex les attentats du 11 septembre en 2001). Nouvelles commandes dans l’industrie : On a pris les nouvelles commandes dans ≠ pays è meilleur exemple de la globalisation économique (slide 145). On voit que les nouvelles commandes ont baissé sur presque tous les continents de manière quasi systématique : la crise se répercute un peu partout à des degrés divers, y compris en Chine, etc. Production industrielle aux USA : On essaye d’anticiper la production industrielle aux USA avec l’ISM Manufacturier. En 2008, on constate une baisse de la production industrielle énorme suite à la crise (bien plus importante que les autres baisses cf. slide 146). La crise de 2008 est une crise financière et n’aurait en principe pas du beaucoup toucher l’industrie, mais : • La crise financière a surtout été présente en Europe et moins aux USA • Le problème provenait du secteur immobilier à la base, et donc de la construction è crise de confiance du consommateur au niveau de l’immobilier qu’il faut construire (bois, briques, etc. à fabriquer). La production industrielle a baissé suite à la faiblesse de la demande au niveau immobilier, au niveau de la construction : un pan de l’économie américaine est au ralenti pendant un moment. Taux d’utilisation des capacités de production : Schéma : si S (stocks), E (emplois) et TUC (taux d’utilisation des capacités de production augmentent, en général c’est assez bon signe. Examen : Pourquoi est-­‐il rare d’avoir des stocks en baisse et des TUC en hausse ? Les TUC sont une moyenne : on calcule les TUC secteur d’activité par secteur d’activité avant de faire la moyenne des résultats. Il y a des discordances entre les secteurs d’activité (= bémol). On compare des choses non comparables, par exemple, pendant la crise l’informatique de pointe a continué à super bien fonctionner alors que d’autres
  • 15. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 secteurs allaient très mal. Certains secteurs sont très cycliques et d’autres moins, et dans le cas des TUC ils sont tous confondus. 15 è écart types très importants. Les TUC sont très cycliques. On passe de 80% à 65% (slide 147), cela veut dire qu’on utilise l’usine à 2/3 de ses capacités. On utilise rarement une usine à + de 75% ou 80% de ses capacités. Il arrive que les TUC soient à + de 100%, c’est possible techniquement parlant, mais c’est mauvais car cela provoque de l’usure (on produit plus que ce qui est prévu) et on arrive rarement à 100% car il y a des entretiens & réparations à faire. Aujourd’hui, le TUC se rapproche de 80% : cela signifie qu’on anticipe une reprise de l’activité économique au second semestre. NB : aux USA on fait encore de tout au niveau de l’industrie, par contre en Europe, il y a des industries qui disparaissent (ex : la sidérurgie). Production industrielle et TUC aux USA : (slide 148) On constate un parallélisme entre la production industrielle et les TUC aux USA. Quand la production industrielle a tendance à diminuer, le taux d’utilisation des capacités de production a tendance à diminuer également, ce qui est logique. Examen : On peut avoir une baisse d’un côté et une hausse de l’autre, pourquoi ? Parfois, on augmente la production industrielle en se disant qu’on va augmenter le taux d’utilisation des capacités de production : les entreprises continuent à investir mais on ne tourne qu’à 80% au niveau des TUC parce qu’il y a des erreurs, des réglages à faire, etc. PMI de la zone euro PMI : Indice manufacturier : L’indice PMI en Europe est l’équivalent de l’indice ISM aux USA. Presque 70% des statistiques de la zone euro sont produites par 3 pays : • L’Allemagne • La France • L’Italie On constate un grand parallélisme dans l’évolution de l’indice ISM des différents pays contributeurs de la zone euro, malgré un petit décalage temporel ou une différence d’ampleur de temps à autres. PMI : Indice des services : C’est la même chose que le point précédent sauf que l’ampleur et le décalage temporel diffèrent un peu, mais les bases de calcul, les modalités sont les mêmes pour l’indice PMI manufacturier et l’indice PMI des services. NB : l’Allemagne est plus proche des USA. Indices précurseur de confiance au sein de la Zone Euro L’Allemagne a un énorme avantage : Elle parvient à réorienter ses exportations dans des délais courts. Ils parviennent à changer de zone géographique, à réorienter leurs exportations vers les différentes zones en fonction des crises économiques, etc. Ils ont la faculté de sentir vers où le vent va
  • 16. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 tourner et à bien se positionner en fonction pour profiter du potentiel de croissance économique. On constate un fort parallélisme entre l’évolution de l’indice de confiance au niveau de l’industrie et celle de l’indice de confiance au niveau des services au sein de la zone euro. 16 PMI composite et PIB de la zone euro : (// ISM & PIB aux USA) PMI composite = • PMI services (par secteur de services) • PMI manufacturier (industrie) o Chimie o Etc. On voit une corrélation (slide 152) entre l’évolution du PMI composite et celle du PIB et on constate une anticipation. Le PMI est un indicateur précurseur du PIB qui lui est un élément statistique réalisé. Attention l’anticipation ne fonctionne pas à tous les coups, il peut y avoir des imprévus. PIB & indicateur avancé au sein de la zone euro : Indice Eurocon : indice précurseur de 3 mois calculé par la Commission Européenne. Il est peu utilisé (mais il faut savoir qu’il existe). C’est un indice semblable au PMI mais il est un peu politique parce que plus diversifié au niveau géographique ; il tient compte d’une certaine pondération qui ne tient pas vraiment compte de la réalité économique. Zone euro : PMI composite et politique monétaire (BCE) : NB : lien étroit entre la politique monétaire menée aux USA et l’évolution de l’activité économique aux USA (notamment). Cf. introduction : PIB & évolution des taux d’intérêt ; les 3 missions de la Fed. Ici (slide 154) on a l’évolution du PMI composite : c’est un bon proxy par rapport à l’évolution de l’activité économique dans la zone euro. En parallèle, on a l’évolution de la politique monétaire : l’évolution des taux d’intérêt dans la zone euro, qui évoluent en fonction de la mission de la BCE : la gestion de l’inflation. Est-­‐il normal que la BCE n’ait que la gestion de l’inflation comme objectif dans le cadre d’une économie de plus en plus globalisée? Sa mission unique n’est elle pas obsolète ? On voit au niveau de l’indice PMI les zones d’expansion (>50 points) et de contraction (<50 points) de l’économie et on voit que les taux d’intérêt bougent en fonction (slide 154). Quand l’activité économique va trop bien, on augmente les taux pour juguler la croissance, et donc l’inflation. Il n’est pas bon d’avoir une croissance de l’activité économique très forte puis trop faible. On tente d’avoir une stabilité en jouant sur les taux. Quand la croissance de l’activité économique est anticipée trop forte, les autorités monétaires augmentent les taux pour calmer le jeu. è Augmenter les taux d’intérêt = tenter de freiner l’activité économique è les investissements diminuent car le cout de financement augmente, la consommation diminue et l’épargne augmente. Quand on augmente les taux d’intérêt, c’est aussi parce qu’il y a de l’inflation. Une forte croissance de l’activité économique provoque en général de l’inflation. (Question d’examen)
  • 17. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 Quels sont les éléments de différenciation qu’il peut y avoir entre la Fed et la BCE (qui ont respectivement 3 missions et 1 unique mission) 17 ? (Examen) Quand il y a une croissance de l’activité économique, il n’y a pas d’office une augmentation de l’inflation. On peut également avoir de l’inflation sans croissance économique (augmentation du prix des matières premières, etc.) Exemples : • Guerre au Moyen Orient : le prix du pétrole augmente è on a une récession économique mais il y a quand même de l’inflation due à l’augmentation du prix du pétrole. • Lors d’hivers très rudes, ou d’inondations, on peut avoir une explosion du prix des produits agricoles è ils font partie du panier utilisé pour calculer l’indice des prix à la consommation, l’inflation. On aura donc une augmentation de l’inflation. Quand on est dans le cadre d’une croissance de l’activité économique, en général il y a une augmentation des prix à la consommation. Par exemple, dans le cas d’une croissance économique, en général on constate une augmentation de la consommation des matières premières, leur prix augmente et donc l’inflation augmente. Il y a cependant des cas de figure anormaux : • Aspects géopolitiques • Evènements climatiques Donc on peut avoir une baisse/hausse des taux d’intérêt qui ne vont pas en parallèle avec l’évolution de l’activité économique : • hausse des taux quand l’activité est mauvaise parce qu’il y a quand même de l’inflation en Europe • baisse des taux quand l’activité économique est bonne NB : dans ses statuts, la BCE ne peut faire que de la gestion de l’inflation (mission unique), mais en réalité, depuis une dizaine d’années, on constate que la BCE a plusieurs fois baissé ses taux d’intérêt pour des raisons économiques et pas uniquement inflationnistes. Zone Euro : PMI composite & attentes bénéficiaires : Une fois que le PIB a augmenté ou diminué, on va regarder les attentes bénéficiaires (EPS = Earnings Per Share). Cf. schéma. On voit une évolution relativement parallèle des anticipations des dirigeants d’entreprise (PMI composite) et des anticipations des analystes (attentes bénéficiaires). è Un bon analyste essaye de contacter les entreprises à suivre et de rencontrer le management pour ressentir comment les directeurs de ces entreprises voient l’évolution des choses. Indice de la BNB C’est l’indice de la Banque Nationale Belge, c’est un indice fort, assez utilisé en Europe. La BNB publie un indicateur précurseur de l’évolution de l’activité économique pour la Belgique mais il fonctionne bien au sein de la Zone Euro car la Belgique est une économie ouverte : on importe, transforme & exporte, cela permet de donner une bonne idée du niveau d’activité économique en Europe du coup.
  • 18. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 18 IFO Allemand (= climat des affaires) L’IFO Allemand est un des indicateurs les plus utilisés dans la Zone Euro. C’est un indicateur important, c’est celui qu’on utilise le plus au niveau des marchés financiers. Il donne une image assez forte de l’évolution de l’activité économique dans la Zone Euro (Allemagne = 1/3 de la zone euro au niveau de l’économie + pays très exportateur, pays très ouvert). On constate un parallélisme assez important entre l’évolution de l’IFO et du PIB Allemand en glissement annuel (slide 157). L’IFO utilise la même méthode qu’aux USA. Dans le cadre de l’IFO, on est dans le climat des affaires (entreprises): l’IFO composite reprend • La situation actuelle • L’évolution future attendue par les chefs d’entreprise (perspectives d’activité). IFO Allemand & production industrielle : Quand les chefs d’entreprise Allemands sont positifs, la production industrielle a tendance à évoluer positivement, et vice versa. L’évolution des 2 est proche, cela signifie qu’il y a une corrélation entre ce que les chefs d’entreprise disent et ce qu’ils font vraiment par après. Il peut y avoir des évolutions contradictoires cependant. IFO Allemand & intention d’achat : Ici on compare l’indice IFO (attentes des directeurs d’achat) à la volonté d’achat des consommateurs (indice GFK). On constate une corrélation entre les 2. (// Comparaison ISM & volonté d’achat des consommateurs aux USA – on constate que c’est la même chose). En Allemagne, on peut constater un écart important par rapport aux USA. C’est du au fait que dans le cas de l’indice IFO, les chefs d’entreprise allemands sont principalement axés vers l’exportation puisque l’Allemagne est une économie très ouverte. Les écarts entre l’IFO allemand et les intentions d’achat des consommateurs allemands peuvent provenir du fait que les consommateurs Allemands peuvent broyer du noir, leurs intentions d’achat seront donc impactées à la baisse. A côté de cela, les chefs d’entreprise peuvent continuer à exporter énormément. Examen : Expliquer que parfois on a l’indice IFO qui explose temporairement mais celui de la confiance des consommateurs qui est très mauvais (implose) ? Réponse possible : Problème de gestion des stocks : les chefs d’entreprise peuvent déstocker et donc avoir des frais de gestion des stocks moindres. C’est bon pour les entreprises à CT mais mauvais pour l’activité économique. IFO Allemand & indice boursier européen : Ici on compare (slide 161) une composante future (IFO) et une composante indice boursier. On voit une corrélation entre les 2 : quand l’IFO monte, l’indice boursier européen (actions européennes) monte, cela permet d’anticiper les cycles économiques. NB : DAX = équivalent du BEL20 mais pour l’Allemagne.
  • 19. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 ZEW Allemand Zone Euro, point de vue consommateurs. Le ZEW est un indice de confiance des institutionnels qui investissent dans les marchés boursiers ou financiers (actions, obligations, compagnies d’assurance, fonds de pension, holding, etc.) en Allemagne. On leur demande si ils ont l’intention d’investir ou de désinvestir & leurs impressions. Le ZEW Allemand est un bon indicateur précurseur de l’évolution de l’EuroStoxx 50 (= valeur des actions de la Zone Euro). On peut faire un parallélisme entre ce que les institutionnels pensent et ce qu’ils font. Indices précurseur de confiance dans l’industrie : USA VS Zone Euro On va comparer l’évolution de l’indice ISM (USA) et de l’indice PMI (Zone euro) dans l’industrie. (Indice Euroland : indice de confiance dans l’industrie) On constate un fort parallélisme du à la globalisation de l’activité économique. 19
  • 20. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 20 Les grandes composantes de l’activité économique Les moyens d’action Entreprise Consommateur Secteur public Les taux d’intérêt • Financement de l’investissement • Financement de l’immobilier • Endettement Les impôts • Résultat net • Investissement • Pouvoir d’achat • Budget (+ ou -­‐) Les prix • Déstockage • « Pricing Power » • Pouvoir d’achat • Inflation • Indexation (salaires, accises, etc.) Il y a 3 manières essentielles d’intervenir pour juguler un peu l’activité économique : • Les taux d’intérêt • Les impôts • Les prix è certains ne peuvent pas être décidés (ex : frais d’hospitalisation, frais scolaires, etc.) Jouer sur les prix peut avoir des répercussions positives/négatives sur les principaux agents économiques. Effet d’un changement des prix au niveau des entreprises : • Déstockage : toute évolution positive ou négative des prix fait que les entreprises vont jouer sur le déstockage. o Si les entreprises anticipent une baisse des prix, elles vont essayer de déstocker parce que sinon elles vont faire des pertes de valeur • « Pricing power » : c’est la capacité ou non d’une entreprise à pouvoir changer ses prix en fonction d’une situation de marché. Ex : relever ses prix si elle subit une augmentation du prix de ses matières premières ou de ses couts de production. Quand le prix des matières premières augmente et que l’entreprise est incapable d’augmenter ses prix de vente en conséquence, pour des raisons de concurrence par exemple, cela peut avoir des effets très néfastes pour elle. Effet d’un changement des prix au niveau des consommateurs : Une augmentation des prix pour le consommateur joue directement au niveau du pouvoir d’achat, lié à la problématique de l’inflation. Effet d’un changement de prix au niveau du secteur public : Une augmentation des prix peut provoquer une indexation des salaires pour le secteur public, et parfois une indexation des accises. Effet d’un changement des impôts au niveau des entreprises : Si les impôts augmentent ou diminue, cela peut jouer sur le résultat net des entreprises, et donc sur leurs investissements. Effet d’un changement des impôts sur les consommateurs : Une augmentation de l’impôt diminuera le pouvoir d’achat des consommateurs & une diminution de l’impôt augmentera son pouvoir d’achat. NB : si consommateurs reçoivent un package fiscal ou si leurs impôts diminuent, leur consommation va normalement augmenter et leur taux d’épargne diminuer (slide 165 à 172 : pour mémoire) Effet d’un changement des impôts sur le secteur public : Un changement au niveau des impôts a un impact sur le budget des secteurs publics : si les impôts augmentent, normalement leur budget augmente également, et vice versa.
  • 21. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 CONCLUSIONS : PIB : Anticipations selon consensus (slide 173) Ici il s’agit de comparer le PIB à la tendance des anticipations selon le consensus et d’analyser les écarts qu’il peut y avoir. 21 INDICATEURS Leading Indicator of Financial Trend Tracking (LIFTT) Il existe des indicateurs propres à des banques & des analystes, ici, le LIFTT est un indicateur de Goldman Sachs par exemple. Il permet d’anticiper l’évolution des marchés financiers. Observed Global Risk Indicator (OGRI) L’OGRI (indice) montre l’optimisme & le pessimisme excessif. On voit qu’il fonctionne relativement bien (slide 176) et qu’il est fort corrélé à l’indice MSCI World en glissement annuel. Le marché réagit parfois de manière assez significative à cet indice. ELIT (Exane Leading Indicator of Trade) L’ELIT c’est la même chose que l’OGRI mais il est surtout utilisé par rapport au commerce mondial. C’est un indicateur de l’ensemble de l’activité économique à l’échelle mondiale. On calcule également l’indice ELIT par région. Récessions & marchés financiers (important) Slide 179 on voit les récessions économiques aux Etats Unis depuis 1950. Ce sont les récessions normales, de type académique ici (>< NBER). On voit que les crises ont duré en moyenne 2,5 trimestres. On voit l’évolution du S&P500 : Le S&P 500 et le Dow Jones sont 2 indices phares aux USA : • S&P500 = indice international qui reprend les 500 premières valeurs américaines (cotées aux USA). Il est assez diversifié point de vue sectoriel et est donc beaucoup plus représentatif de la réalité économique que le Dow Jones. • Dow Jones = reprend les 30 premières valeurs industrielles aux USA. C’est un indice assez limité : sectoriellement parlant il ne reprend que l’industrie, quasi pas de prise en compte des valeurs financières. Il permet uniquement d’avoir un reflet de l’activité industrielle des valeurs américaine. NB : pas juste américaines point de vue sensibilité parce que les entreprises ne sont pas uniquement présentes aux Etats Unis. • NB : le STOXX 600 concerne l’Europe, pas la Zone Euro. On constate qu’en général sur les marchés boursiers on avait déjà une baisse avant que la récession ne commence (-­‐ x%). On voit l’évolution des indices boursiers entre le + haut et le + bas. Quand on a des chiffres positifs pour les marchés malgré la récession, c’est lié à des évènements géopolitiques imprévus, par exemple l’invasion du Koweït par l’Irak, qui explique une performance boursière positive malgré le fait qu’on allait rentrer en récession. • En principe (sauf en cas événement géopolitique ou exceptionnel), les marchés boursier (>< obligations) anticipent une entrée en récession entre 3 et 6 mois. • Ensuite, dans la première partie de la récession (= au moins 3 mois puisque récession = 2 trimestres consécutifs minimum) les marchés boursiers continuent à baisser • Ensuite, les marchés boursiers anticipent la reprise économique, à tort ou à raison et recommencent à monter 3 mois avant la reprise. è Les marchés boursiers baissent min. 3 mois avant la récession, continuent à baisser pendant au moins le 1er trimestre de récession, et recommencent à monter 3 mois avant la reprise.
  • 22. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 22 C’est important pour 2 raisons : • Cela montre l’importance des indicateurs de croissance • A partir du moment où on a beaucoup d’indicateurs qui vont +/-­‐ dans le même sens, cela permet d’anticiper On voit la même chose avec les récessions de type NBER sur le slide 180. Ici, cela permet une analyse assez fine, stricte & académique de la notion de récessions puisque ne prend pas uniquement en compte l’évolution du PIB mais aussi d’autres paramètres. Cependant, le processus de publication est assez lent. Sur le slide 181, on compare des choses non comparables : • La confiance des consommateurs américains • Le MSCI Europe = indice boursier européen On constate une corrélation de plus en plus forte entre 2 types d’activités économiques aux USA et en Europe : c’est du à la globalisation. On voit que quand la confiance du consommateur américain baisse, il y a un impact sur les marchés boursiers européens. Causes : • La globalisation • Le fait que certaines entreprises américaines sont dépendantes de l’activité économique en Europe ET • Le fait que certaines entreprises européennes sont dépendantes de l’activité économique aux USA En général, la croissance économique et les marchés boursiers ont tendance à réagir d’abord aux USA et puis en Europe (décalage temporel entre 3 & 6 mois). Comportement sectoriel durant la crise (important) Ici on voit l’évolution de l’activité économique en fonction du temps (slide 182). On va analyser le comportement sectoriel. Aux USA et en Europe, le comportement des ≠ secteurs d’activité est fondamentalement différent en fonction du moment ou on se situe : récession, crise ou expansion de l’activité économique.
  • 23. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 Dans quel secteur investir en fonction de l’évolution de l’activité économique attendue ? 23 (en relatif, pas en absolu è par rapport aux autres secteurs) A è B On passe d’une période de croissance (peak) à une contraction de l’activité économique. Période de décroissance, de ralentissement de l’activité économique Secteurs qui surperforment les autres secteurs : + • Energie Secteurs qui performent moins bien que les autres : -­‐ • Services Financiers • Informatique (hardware) B è C On est dans une phase de décroissance ou de faiblesse de l’activité économique Secteurs qui performent moins bien que les autres : -­‐ • Utilities (+ou-­‐ la même chose) C è D On est dans une phase de reprise économique Secteurs qui surperforment les autres secteurs : + • Finance • Informatique (Hardware) Secteurs qui performent moins bien que les autres : -­‐ • Utilities A è D Que s’est il passé entre A et D ? Quels sont les secteurs qui ont bien performé ? Secteurs qui surperforment les autres secteurs : + • Alimentation • L’alimentation : si le marché monte, le secteur de l’alimentation surperformera les autres secteurs. On voit que de A à D, l’alimentation a bien performé, c’est normal car on continue à se nourrir malgré le fait que l’activité économique baisse. • L’énergie : on voit que le secteur de l’énergie surperforme quand on a un ralentissement de l’activité économique • Les services financiers et l’informatique : on voit qu’ils performent moins bien que les autres secteurs d’activité quand on a un ralentissement de l’activité économique : o Secteur financier : la demande de crédit est moindre quand l’activité économique ralentit, les marges d’intermédiation perçues par le secteur sont donc moindres puisqu’il y a moins de transactions o Informatique : si les entreprises voient une réduction potentielle de l’activité économique arriver, la première dépense qu’elles vont couper c’est celle de l’informatique (hardware). Par contre on constate que quand on est dans une phase de reprise de l’activité économique, la finance et l’informatique (hardware) performent mieux que les autres secteurs. On parle bien du hardware et pas des software ici : les software ne varient pas trop parce qu’en période de crise, les entreprises continuent à acheter des softwares pour essayer de réduire leurs couts. • Les Utilities (= services publics) performent de manière plus ou moins égale aux autres secteurs dans une phase de décroissance ou de faible activité économique. Quand on est dans une phase de reprise économique, les utilities performent moins bien que les autres secteurs car c’est un secteur moins cyclique généralement, un secteur assez défensif (surtout dans le passé, c’est moins vrai maintenant).
  • 24. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 24 Remarques : 1. Notons qu’il n’y a que des tendances, il n’y a pas de vérité : il y a des comportements assez divergents de certaines valeurs au sein de mêmes secteurs d’activité. Par exemple, toutes les valeurs pharmaceutiques ne vont pas réagir de la même manière lors d’une évolution de l’activité économique. 2. La reprise concerne tous les secteurs mais pas avec la même ampleur. 3. Notons également l’importance des événements et des décisions politiques (pétrole, pharmacie : problème des brevets qui viennent à expiration, mesures prises pendant la crise pour limiter le remboursement des médicaments, etc.) et des événements géopolitiques : leur impact est non négligeable. Raisonnement à retenir Les marchés boursiers dépendent de : • L’évolution des taux à LT • La croissance des bénéfices par action (donc des bénéfices des entreprises) Les bénéfices des entreprises dépendent de la croissance du PIB. La croissance du PIB dépend de : • La consommation privée (particuliers) è le seul investissement vraiment significatif que les particuliers peuvent faire = dépenses de logement • La consommation publique (Etat) • Les investissements (= le mode de dépense des entreprises è effet de levier) Les investissements dépendent de : • Le climat fiscal • Les TUC = taux d’utilisation des capacités de production • L’optimisme des chefs d’entreprise à l’égard de l’activité économique La consommation privée dépend de : • Le pouvoir d’achat des particuliers • L’emploi des consommateurs On peut faire le lien avec les principales composantes du PIB US vues en début de chapitre : consommation privée, dépenses publiques, investissements & commerce extérieur. Ici il manque le paramètre du commerce international (exports – imports).
  • 25. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 25 Cycle économique & investissements (d’office à l’examen)
  • 26. Manon Cuylits Economie & marchés financiers (Bruno du Bus) 2012-­‐2013 26 Ici on n’a pas le paramètre monétaire car cela ne servirait à rien. è Montre ce qu’il faut faire selon la période dans laquelle on se trouve au niveau de l’activité économique. Période de contraction de l’activité économique : En principe on assiste à une baisse des taux d’intérêt (examen : savoir dire pourquoi). A partir du moment où la croissance économique est faible, ou qu’on anticipe qu’elle va faiblir, on essaye de freiner la baisse en diminuant les taux d’intérêt, ce qui favorise le crédit et la consommation et diminue le taux d’épargne. On assiste également à une baisse de l’inflation en cas de contraction de l’activité économique : • è L’inflation naturelle normale & économique doit normalement baisser : la demande est moindre, la capacité de production des entreprises doit diminuer et il n’y a pas de surconsommation, donc les prix doivent tendre à diminuer parce que les entreprises doivent vendre pour se maintenir. • MAIS L’inflation peut augmenter dans une phase de contraction de l’activité économique suite à un événement géopolitique ou autre. Quand l’activité se contracte, en général il vaut mieux acheter des obligations : Quand on assiste à une baisse des taux directeurs, le cours des obligations s’apprécie. 2 paramètres font que le cours de l’obligation amplifie le mouvement des taux à la hausse ou à la baisse: • + l’obligation est longue, + elle est sensible à une variation de taux (le risque de variation significatif de taux est plus important sur une longue période) • + le coupon est élevé, moins l’obligation est sensible à une variation de taux (réinvestissement du coupon) Examen : que faut il faire en tant qu’investisseur obligataire quand on est dans une période de hausse des taux d’intérêt ? (On est obligé d’être investi en obligations). Il faut réduire la duration (la sensibilité au taux) : on va vendre les obligations avec les échéances les plus longues et racheter des obligations avec des échéances plus courtes. + Il faut savoir dire quelles obligations acheter. Il vaut mieux éviter les actions si l’activité économique n’est pas bonne, car en principe les actions ne seront pas bonnes non plus dans ce contexte là. Les matières premières sont également à éviter en période de contraction de l’activité économique puisque l’évolution de leur cours est en général assez corrélé avec l’activité économique (PIB), sauf dans le cas de l’or et du pétrole.