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     Travail de recherche documentaire
  Méthodologie
     Séminaire d'initiation à la démarche scientifique
Quelle est l'influence du prix du cannabis 
sur sa consommation ?
   Mme Hauzeur
   Manon Cuylits, 1ère bac en gestion d'entreprise
   Année académique 2009 – 2010
“Je   soussignée,   CUYLITS,   Manon,   étudiante   en   1ère   Baccalauréat, 
déclare par la présente que le travail ci­joint est exempt de tout plagiat et  
respecte en tous points le règlement des études en matière d'emprunts, de  
citations et d'exploitation de sources diverses signé lors de mon inscription  
à l'ICHEC, ainsi que les instructions et consignes concernant les notes en  
bas   de   page,   bibliographie,   etc.   mise   à   ma   disposition   sur 
ICHECCAMPUS. 
Par ma signature, je certifie sur l'honneur avoir pris connaissance des  
documents précités et que le travail présenté est original et exempt de tout  
emprunt à un tiers non­cité correctement.”
Date: Signature:
« Il est vraiment superflu, après toutes ces considérations, d’insister sur le caractère immoral du 
haschisch. Que je le compare au suicide, à un suicide lent, à une arme toujours sanglante et  
toujours aiguisée, aucun esprit raisonnable n’y trouvera à redire. Que je l’assimile à la sorcellerie, 
à la magie, qui veulent, en opérant sur la matière, et par des arcanes dont rien ne prouve la fausseté 
non plus que l’efficacité, conquérir une domination interdite à l’homme ou permise seulement à  
celui qui en est jugé digne, aucune âme philosophique ne blâmera cette comparaison. si l’Eglise  
condamne la magie et la sorcellerie, c’est qu’elles militent contre les intentions de Dieu, qu’elles  
suppriment le travail du temps et veulent rendre superflues les conditions de pureté et de moralité ; 
et qu’elle, l’Eglise, ne considère comme légitimes, comme vrais, que les trésors gagnés par la bonne  
intention assidue. Nous appelons escroc le joueur qui a trouvé le moyen de jouer à coup sûr ;  
comment nommerons­nous l’homme qui veut acheter, avec un peu de monnaie, le bonheur et le  
génie? C’est l’infaillibilité même du moyen qui en constitue l’immoralité, comme l’infaillibilité 
supposée de la magie lui impose son stigmate infernal. Ajouterai­je que le haschisch, comme toutes  
les joies solitaires, rend l’individu inutile aux hommes et la société superflue pour l’individu, le  
poussant à s’admirer sans cesse lui­même et le précipitant jour à jour vers le gouffre lumineux où il 
admire sa face de Narcisse ? »
Extrait issus des essais intitulés 
« Les paradis artificiels » de
Charles Baudelaire
1860
● Table des matières
Introduction P. 6
1. Question de départ et phase exploratoire P. 8
1. Question de départ P. 8
2. Méthode pour trouver les sources P. 9
3. Synthèse des sources P. 9
■ Qu'est ce que le cannabis ? P. 9
■ Cannabis et législation P. 11
■ Culture du cannabis P. 11
■ Le cannabis, une drogue dure ou une drogue douce ? P. 12
■ Cannabis et dépendance P. 12
■ Risques du cannabis  P. 13
■ Qui en consomme ? P. 15
■ Qu'est ce qui pousse les adolescents belges à consommer 
du cannabis? P. 16
■ Le cannabis à Bruxelles P. 18
■ La prévention contre le cannabis P. 18
■ Arrêter le cannabis  P. 19
■ Conclusion  P. 19
2. Construction du modèle d'analyse P. 21
1. Problématique P. 21
2. Hypothèse P. 22
3. Tableau d'analyse conceptuelle P. 25
1. Justification des choix d'indicateurs P. 26
3. Outils de récolte de données et observation P. 27
1. Le sondage P. 27
4. Analyse des données P. 28
1. Résultats P. 28
2. Analyse des résultats P. 28
3. Confrontations des données avec l'hypothèse P. 28
1. Vérification de l'hypothèse P. 28
2. Conclusions P. 28
Conclusions générales P. 29
Bibliographie P. 31
Ouvrages P. 31
Syllabi P. 31
Thèses & mémoires P. 31
Sites P. 31
Liste des annexes P. 32
Annexe P. 34
● Introduction:
Etant étudiante en première bac à l'ICHEC, dans le cadre du cours d'Activité d'Intégration 
Professionnelle, il nous a été demandé de réaliser un travail sur un sujet au choix, tout en suivant 
une démarche scientifique. Ils nous a donc été demandé de formuler une question de départ pour 
ensuite tenter d'y répondre grâce à la démarche scientifique.
La méthode comprend sept étapes successives, à savoir: la question de départ, la phase 
d'exploration, la problématique, la définition du modèle d'analyse, l'observation, l'analyse des 
informations et la conclusion1
. Tout au long du travail, nous nous sommes efforcé de respecter ces 
différentes étapes, et ce, dans un esprit scientifique, qui requiert le doute, l'observation, 
l'exhaustivité et la neutralité2
.
La première étape, la question de départ, est évidemment essentielle puisqu'il s'agit 
d'orienter la recherche et en même temps d'en définir le périmètre. Cette question se doit de 
respecter trois critères, à savoir: la clarté, la faisabilité et la pertinence.3
Il s'agira ensuite de faire des recherches documentaires afin de trouver des informations 
susceptibles de répondre à la question de départ. Cette deuxième étape, celle de l'exploration, 
consiste donc en une récolte d'informations de sources variées. Si le dictionnaire ou l'encyclopédie 
peuvent nous donner un point de vue général sur la question, il nous faut consulter des ouvrages, 
des articles de revues, des mémoires et internet pour détailler le sujet. Il faut toutefois se méfier de 
cette source qu'est Internet car si la quantité d'informations y foisonne, la qualité n'est pas toujours 
au rendez­vous4
. La démarche scientifique à cette étape consiste à établir des fiches de lecture sur 
les informations trouvées et d'en faire une synthèse.
S'en suit l'étape de la problématique5
. Elle nécessite de mettre en évidence tous les 
éléments qui expliquent le phénomène évoqué dans la question de départ, sous forme de schéma. A 
partir de ces éléments, il faut alors choisir une orientation théorique.
Ces éléments serviront aussi à l'élaboration de l'hypothèse, qui est la phase suivante. Cette 
dernière est proposée comme étant “une réponse anticipée et provisoire à la question que l'on se 
pose.”6
 Elle servira de base au raisonnement et guidera la recherche. Elle se doit d'être affirmative, 
plausible, vérifiable et précise. Certains estiment aussi qu'elle doit être unidimensionnelle et 
falsifiable.7
Afin d'éviter toute confusion, il est nécessaire de réaliser un modèle d'analyse8
 de 
l'hypothèse. Ce modèle re­découpe l'hypothèse en concepts, dimensions et indicateurs. 
1 Source: WATTIER, S., PAQUET, G., BAWIN, I., Séminaire d'initiation à la démarche scientifique, Bruxelles, ICHEC,
syllabus, 2008-2009, p. 9
2 Source: WATTIER, S., PAQUET, G., BAWIN, I., Séminaire d'initiation à la démarche scientifique, Bruxelles, ICHEC,
syllabus, 2008-2009, p. 7
3 Source: WATTIER, S., PAQUET, G., BAWIN, I., Séminaire d'initiation à la démarche scientifique, Bruxelles, ICHEC,
syllabus, 2008-2009, p. 11
4 Source: WATTIER, S., PAQUET, G., BAWIN, I., Séminaire d'initiation à la démarche scientifique, Bruxelles, ICHEC,
syllabus, 2008-2009, p. 13 - 25
5 Source: WATTIER, S., PAQUET, G., BAWIN, I., Séminaire d'initiation à la démarche scientifique, Bruxelles, ICHEC,
syllabus, 2008-2009, p. 36
6 Source: WATTIER, S., PAQUET, G., BAWIN, I., Séminaire d'initiation à la démarche scientifique, Bruxelles, ICHEC,
syllabus, 2008-2009, p. 37
7 Source: WATTIER, S., PAQUET, G., BAWIN, I., Séminaire d'initiation à la démarche scientifique, Bruxelles,
ICHEC, syllabus, 2008-2009, p. 38
8 Source: WATTIER, S., PAQUET, G., BAWIN, I., Séminaire d'initiation à la démarche scientifique, Bruxelles, ICHEC,
syllabus, 2008-2009, p. 42 - 43
Afin de pouvoir infirmer ou confirmer l'hypothèse, il s'agit ensuite de choisir un outil de 
récolte de données et d'observations. S'offrent à nous la recherche documentaire, l'observation 
directe, l'entretien, l'entrevue et l'enquête par questionnaire. 9
Une fois ces données récoltées, il faut les analyser et les interpréter, c'est l'étape d'analyse 
des données. C'est à ce stade là qu'on est apte à confirmer ou infirmer l'hypothèse. L'analyse des 
données se fait en mettant en évidence les relations entre les données.10
Et finalement il ne reste plus qu'à tirer des conclusions de l'analyse des données.
● 1 Question de départ et phase exploratoire
9 Source: WATTIER, S., PAQUET, G., BAWIN, I., Séminaire d'initiation à la démarche scientifique, Bruxelles, ICHEC,
syllabus, 2008-2009, p. 48 - 51
10 Source: WATTIER, S., PAQUET, G., BAWIN, I., Séminaire d'initiation à la démarche scientifique, Bruxelles, ICHEC,
syllabus, 2008-2009, p. 53 - 54
Dans cette étape, nous définirons la question de départ pour ensuite effectuer des recherches 
documentaires sur le sujet. 
● 1.1 Question de départ
Actuellement, nous vivons dans une société où l'on entend de plus en plus souvent parler des 
problèmes de drogue, à la télé, dans le journal, à l'école, etc. Les saisies de drogue ne cessent 
d'augmenter en Belgique. Ceci est un réel fléau, un sujet qui inquiète nombre d'entre nous.
Les drogues sont nombreuses et sont toutes plus ou moins dangereuses, de la cigarette aux 
amphétamines en passant par l'alcool, le cannabis et la cocaïne. Aucune de ces drogues n'est 
exempte de dangers. Certaines peuvent même entraîner la mort. Malheureusement, les médias ne 
cessent de faire la 'publicité' de ces drogues par l'intermédiaire des 'people' qui en consomment. 
Les jeunes sont les plus touchés par ce problème de drogue. Si la consommation d'une 
grande partie des drogues a nettement augmenté depuis deux mille sept (doublé pour certaines), 
c'est en partie dû aux jeunes. Ces derniers consomment majoritairement du cannabis. Une plus 
petite proportion d'entre eux (néanmoins non négligeable), consomme aussi de la cocaïne, de 
l'ecstasy, des amphétamines, de l'héroïne etc. Les drogues se sont terriblement popularisées ces 
dernières années. 
Ma propre expérience me permet de vous dire que si on parle souvent de banalisation du 
cannabis, on oublie de parler de celle des autres drogues ! En effet, je suis étonnée de voir la 
proportion des gens que je connais qui a déjà ne fût­ce que testé une drogue de synthèse (en 
particulier l'ecstasy et la cocaïne). Il serait donc intéressant de se demander pourquoi ces jeunes 
ressentent le besoin de consommer ce genre de substances, cannabis ou autres drogues banalisées.
Etant donné que c'est le cannabis qui touche principalement les jeunes, j'ai décidé de 
m'intéresser plus particulièrement à son cas. Tant et plus que c'est la seule drogue qui a été 
dépénalisée à ce jour. 
De multiple facteurs ont pu 'encourager' la consommation du cannabis: sa légalisation, l'effet 
de mode, son prix, la connotation artistique, ..
J'ai choisi de focaliser ma recherche sur l'influence du prix du cannabis sur sa consommation. En 
effet, on voit des personnes de tous milieux sociaux en consommer, et pourtant, le cannabis a un 
prix.
Ma question de départ est donc:
Quelle est l'influence du prix du cannabis sur sa consommation chez les jeunes belges ?
● 1.2 Méthode pour trouver les sources
Les premières recherches se sont faites sur internet, dans le but de trouver quelques sources 
officielles intéressantes qui me donneraient une idée sur la question. Cela m'a permis de trouver, 
entre autre, le dernier Rapport National Belge sur les Drogues, ainsi que des statistiques relevées 
par l'organisme du CRIOC. Le site d'Infordrogue regorge également d'informations pertinentes, et 
sur d'autres sites, par ailleurs, j'ai pu trouver des informations sur la législation belge relative aux 
drogues et des articles de journaux. 
La bibliothèque de psychologie et sciences de l'éducation de l'UCL, m'a permis de trouver 
un livre intéressant sur le sujet.
Pour compléter mes sources, j'ai consulté plusieurs encyclopédies à la bibliothèque de Saint 
Louis où j'ai pu trouver des articles intéressants.
● 1.3 Synthèse des sources
Aujourd'hui, on entend souvent parler de la drogue dans les médias, l'une d'elle, le cannabis, 
est particulièrement prisée chez les jeunes.
Qu'est ce que le cannabis?
Selon la définition du dictionnaire encyclopédique Larousse, “le cannabis est le nom latin du 
chanvre. C'est une plante à fleurs dioïques; les fleurs mâles sont disposées en grappes, les femelles 
réunies en épi à une seule bractée. Le fruit (chènevis) est un akène, dont la graine sans albumen 
renferme un embryon charnu. Les pieds mâles sont plus frêles, moins élevés que les pieds femelles. 
La tige acquiert une hauteur d'autant plus grande qu'on va vers le sud: de un mètre cinquante dans le 
Nord, elle atteint quatre mètres en Italie. La plante est cultivée pour ses fibres depuis la haute 
antiquité. 
Les principales variétés cultivées sont le chanvre commun, le chanvre du Piémont, le chanvre 
d'Anjou, le chanvre Indien ou kif, dont les inflorescences servent à la préparation du stupéfiant 
appelé hachisch. Il existe également depuis peu une variété de chanvre monoïque originaire 
d'Allemagne. La production mondiale de chanvre dont l'usage a beaucoup diminué depuis le 
XIXème siècle, est presque entièrement le fait de l'U.R.S.S., de l'Inde et de l'Italie. Les autres 
producteurs notables sont la Yougoslavie, la Roumanie, la Corée et la Chine. Le chanvre exige une 
terre profonde, fraîche, bien préparée, fumée fortement. Semis à la volée en avril ou mai (quatre­
vingt à cent kilogrammes de graines à l'hectare), suivi d'un hersage ou d'un roulage. La plante 
germe après une douzaine de jours, elle demande peu de soins, d'entretien, parfois un sarclage. En 
petite culture, la récolte se pratique deux fois: on arrache d'abord les pieds mâles vers la fin de 
juillet puis les pieds femelles vingt ou vingt­cinq jours après. On lie les tiges en bottes qu'on fait 
sécher en les dressant sur le sol. 
Après récolte, les tiges doivent subir les opérations du rouissage et du teillage, analogues en 
principe à celles qui sont pratiquées sur le lin, de manière à isoler les filaments fibreux se trouvant 
sur la zone libérienne des tiges, désignés sous le nom de filasse. La filasse du chanvre, moins fibre 
que celle du lin, a une couleur allant du jaune clair au jaune foncé ou jaune­vert. Examinée au 
microscope, (...)”11
 Ensuite les auteurs parlent de la fabrication de tissus grâce au chanvre. On 
constate que cette définition date, et qu'elle cerne surtout le côté 'fabrication de textile' associée au 
chanvre.
La définition la plus commune à l'heure actuelle parle du cannabis comme une plante qui 
contient plusieurs substances cannabinoïdes dont une, appelée le delta­9­ tetrahydrocannabinol 
(THC). La consommation de cette dernière a des effets psychotropes, elle met alors le 
consommateur dans un état second (nous y reviendrons plus tard). Les substances contenues dans le 
cannabis sont des substances lipophiles, c'est à dire qu'elles atteignent facilement le système 
nerveux.
Il existe différentes sortes de cannabis: la marijuana ou herbe, le haschisch ou shit, et l'huile. Selon 
la sorte, la concentration de THC varie. Dans la marijuana, elle est comprise entre 2% et 10% mais 
peut atteindre 30% dans certains cas; dans le haschisch elle varie entre 5% et 25%; et dans l'huile 
elle peut atteindre 50%. Il va sans dire que plus la teneur en THC est élevée, et plus la quantité 
ingérée est grande, plus les effets seront intenses. 12
Le cannabis se consomme de différentes manières, d'abord on peut le fumer, sous forme de pipe, de 
narguilé, de bang ou de cigarette roulée appelée joint, dans ces cas là, on peut choisir de le mélanger 
au tabac, ou non. On peut aussi le manger, mélangé à d'autres aliments, comme dans le cas du space 
cake, qui est un gâteau dans lequel on trouve de la marijuana, ou le boire, sous forme d'infusion. 
L'huile, elle, se dépose à raison de quelques gouttes sur une cigarette13
. Cette dernière est surtout 
réservée aux gros consommateurs. La plupart du temps les jeunes consomment le cannabis sous 
forme de joint.
Environ une heure après avoir fumé ou mangé de la marijuana, les effets psychotropes se 
font ressentir. Le consommateur va alors voir ses sens changer, son imagination stimulée, son 
humeur, ses sensations et son comportement se modifier, ses angoisses vont s'atténuer. Il est la 
plupart du temps dans un état de bien être, d'ivresse, d'euphorie, de détente, etc. Certains voient 
même tomber leurs inhibitions.
En réalité, le cannabis est un amplificateur d'humeur, si le consommateur n'est pas dans un bon 
“mood” au moment ou il fume/ mange de la marijuana, il se peut que l'euphorie soit remplacée par 
la déprime, on appelle cela le bad trip. C'est une intoxication aiguë, ou la consommation de 
cannabis provoque des crises d'angoisse, de panique. Dans ce cas, le consommateur devra s'isoler et 
attendre que la crise passe.
La consommation de cannabis a également des effets secondaires, tels que le fait d'avoir la 
11 Source: Grand Larousse Encyclopédique, volume 2. (BAUF -> CHER)
12 Source: www.infordrogues.be
13 Source: “Le cannabis est-il l'antidépresseur des adolescents” Mémoire de Laurent Berlioux
bouche sèche, de perdre la mémoire de manière temporaire, de voir sa concentration diminuer, pour 
ne citer que les effets les plus importants .Elle peut aussi provoquer des troubles du mouvement, des 
spasmes, des vertiges, une somnolence, des hallucinations (plus rares), ou encore de l'hypoglycémie 
(c'est pour cette dernière raison que le fait de fumer donne faim). En outre, la consommation de 
cannabis modifie le rythme cardiaque et la pression artérielle, et  augmente le temps de réaction.
Chez les consommateurs réguliers, une tolérance s'installe. C'est à dire qu'ils auront besoin d'une 
plus grande quantité de cannabis pour atteindre les mêmes effets.
Cannabis et législation:
La législation du cannabis reste floue pour beaucoup d'entre nous, mais il ne faut pas se 
méprendre, il n'existe aucune politique de légalisation pour aucune drogue en Belgique.
De nombreuses personnes confondent la légalisation des drogues avec la dépénalisation du cannabis 
et ne sont pas au courant des conditions de cette dépénalisation.
La consommation ou détention de cannabis par les mineurs (moins de dix­huit ans) reste à un 
niveau de tolérance zéro ! La détention, même d'une infime dose de cannabis, peut leur causer pas 
mal de problèmes avec les autorités.
En ce qui concerne les majeurs, ils ont l'autorisation de détenir trois grammes de cannabis 
maximum,  et un plant femelle chez eux, et ce pour leur consommation personnelle. Cette 
législation a été mise en vigueur en deux mille cinq.14
Culture du cannabis:
Il existe deux sortes de culture du cannabis: la culture en intérieur, et la culture en extérieur.
La culture en intérieur: Elle est beaucoup plus intéressante, à tous points de vue car elle permet:
– Plus de discrétion
– Le contrôle des conditions de culture
– Quatre récoltes par an
– Une meilleure qualité
– Une plus grande concentration en THC
La culture en extérieure: Elle est par déduction, moins intéressante que celle en intérieure car:
– Elle expose à plus de risques, puisque moins discrète. Or les saisies de plantations de cannabis 
sont de plus en plus nombreuses
– La culture dépend de la météo, aucun contrôle possible sur les conditions 
– Elle ne permet qu'une seule récolte par an
– La qualité est moins bonne
– La concentration en THC est moins forte
En Belgique il existe environ dix 'Grow Shop' qui contiennent tout le matériel nécessaire à la 
culture du cannabis. Ils sont autorisés mais restent surveillés de près car la culture du cannabis reste 
illégale chez nous.
En plus d'être illégale, la culture de cannabis est dangereuse. En effet, entre deux mille six et deux 
14 Source: http://www.jeminforme.be/drogues_belgique/reglementation_belge.html
mille huit, trente­sept incendies ont été enregistrés dus aux problèmes d'électricité dans les cultures, 
et de nombreuses inondations ont été constatées aussi (dues au besoin d'eau pour les plants.)15
Le cannabis, une drogue dure ou une drogue douce?16
Actuellement, on a tendance à considérer les drogues telles la cocaïne, l'héroïne, les 
amphétamines, l'ecstasy etc. comme étant des drogues dures, et le cannabis comme étant une drogue 
douce. En réalité, la 'dureté' ou la 'douceur' d'une drogue ne dépend pas de ses propriétés 
pharmacologiques, mais plutôt de l'usage qu'on en fait. C'est en tout cas ce que pensent le Dr 
William Lowenstein  et ses associés quand il écrivent que “la dangerosité d'un produit dépend en 
grande partie du contexte de consommation et de la personnalité de chacun”.17
A l'époque, une drogue douce était une drogue que l'on consommait en groupe pour le plaisir, dans 
la douceur, et qui permettait un moment de partage avec les autres consommateurs.
Aujourd’hui, les jeunes considèrent qu'une drogue douce est une drogue sans danger, ce qui donne 
un certain 'label de sécurité' à des drogues qui ne le méritent pas du tout ! 
Il est difficile de dire d'une drogue si elle est dangereuse ou non, cela dépend de différents facteurs, 
dont la qualité de la drogue (si elle a été coupée, si oui, avec quoi, etc..), la quantité ingérée, etc.
Beaucoup de gens pensent que comme pour l'alcool, la consommation de cannabis est sans risque, 
ils font deux erreurs. 
La première est que la consommation d'alcool n'est absolument pas sans risque, bien au contraire, 
elle est peut être même plus dangereuse que la consommation de cannabis et la deuxième est que, 
contrairement à ce que beaucoup croient, le cannabis n'est pas réellement une drogue douce, et ce 
pour les raisons expliquées ci­dessus.
La 'dureté' d'une drogue dépend de:
– la pureté de sa substance
– la rapidité de son action
– la durée de son action (plus la durée est courte, plus la drogue est addictive)
Cannabis et dépendance:
La question de la dépendance est une question assez controversée. Il faut commencer par 
distinguer la dépendance physique de la dépendance psychologique.
La dépendance psychologique consiste principalement en une très forte envie de consommer du 
cannabis, soit pour décompresser, soit pour se sentir bien, soit pour surmonter ses propres 
difficultés ou encore pour dormir ou réaliser certaines activités. C'est surtout une question 
d'habitude, cette dépendance est moins forte que la dépendance à l'alcool ou aux drogues dures.
La dépendance physique est plus souvent remise en question. Lors du sevrage, elle est perceptible: 
Les symptômes résident en un inconfort physique et psychique, une transpiration excessive, de 
15 Source: Belgian National Report on Drugs 2009
16 Source: http://www.ulb.ac.be/medecine/psymed/pres/confisy/usage%20dur.doc
17 “Les drogues” Dr William Lowenstein et autres, collection Librio santé, 2005
l'anxiété, de la nervosité, de l'irritabilité, de l'agitation, des maux de tête, parfois des nausées, des 
diarrhées, des troubles du sommeil, une diminution de l'appétit et du poids corporel, des crampes et 
douleurs à l'estomac, des tremblements, une hyperthermie, un état pseudo­grippal etc. La durée de 
ces symptômes varient selon les personnes, ils commencent environ entre trois et sept jours après le 
début du sevrage et peuvent durer entre quatre et quinze jours.18
Seulement, ces symptômes pourraient aussi bien être dus au manque de nicotine, ce sont des 
symptômes 'basiques', communs à toutes les drogues. 
Selon certaines sources, seule une consommation de cannabis régulière et prolongée pourrait 
provoquer une (légère) dépendance physique. Cette dépendance toucherait donc peu de gens.
Selon le DSM­IV19
, “on parle de dépendance à partir du moment où le consommateur présente au 
moins trois des sept signes suivants sur une période d'un an:
1. Présence du phénomène de tolérance au produit.
2. Sevrage (cf. plus bas).
3. Le produit est pris en plus grande quantité que prévue, ou pendant un temps plus long que 
prévu.
4. La personne tente sans succès de diminuer ou contrôler la consommation du produit.
5. Les activités consacrées au produit (recherche, achat, préparation, consommation, 
récupération des effets) prennent un temps très important.
6. La personne diminue ou stoppe des activités sociales, professionnelles ou des loisirs à cause 
de la consommation du cannabis.
7. La personne continue de consommer le produit bien qu'il occasionne un problème 
psychologique ou physique persistant.”
Risques du cannabis:
Ce n'est que vers le milieu des années nonante que les effets à court, moyen et long terme du 
cannabis ont été remis en question, suite à certaines études. En effet, avant    le cannabis  n'était pas 
considéré comme nocif.20
Comme on l'a vu ci­dessus, le cannabis ne provoque que peu de dépendance physique, néanmoins, 
la dépendance psychique reste bien réelle. 
Aujourd'hui la consommation de cannabis est banalisée, or ça reste une drogue, même si il n'y a 
presque aucun risque létal puisque l'overdose de cannabis n'existe pas (ou si elle existe, elle se 
traduit sous la forme d'un bad trip).
– Pour commencer, la consommation de cannabis comporte les mêmes risques que le tabac (qui 
sont non négligeables), à savoir le cancer des poumons, les troubles respiratoires, etc.
– Le mélange de cannabis à d'autres drogues peut avoir des effets inattendus, par exemple, 
beaucoup de jeunes disent que lorsqu'ils mélangent l'alcool et le cannabis cela augmente leurs 
18 Source: www.infordrogues.be
19 Source: “Diagnostic and Statistic Manuel of mental disorders”
20 Source: CHAMAYOU, J., Les dangers du haschisch et les dernières découvertes scientifiques sur le cannabis, In Thèse
pour le Doctorat en Médecine, France, 2002, 151p.
risques de faire un bad trip.
– Certains pensent que le cannabis pourrait être une porte d'entrée vers les drogues plus dures. En 
effet, il arrive que le dealer, par des stratégies bien à lui, pousse le consommateur à s'orienter 
vers des drogues plus dures, telle que la cocaïne, l'ecstasy, l'héroïne etc. 
– Une consommation régulière et prolongée peut engendrer un syndrome amotivationel, qui 
consiste en une perte de motivation chez le jeune, comme on peut le voir dans le témoignage de 
Karim, dix­huit ans21
. Il y raconte que quand il a commencé à fumer, c'était récréatif, puis qu'il 
est “tombé” dans la dépendance psychique et qu'il a commencé à fumer quotidiennement. A ce 
moment, il a commencé à se rendre compte que la marijuana était sa seule motivation. Il n'allait 
plus aux cours car les intercours étaient trop courts pour lui permettre de fumer un joint; il 
restait chez lui toute la journée, à consommer; il n'avait même plus le courage de voir ses amis, 
si ces derniers n'avaient pas prévu de fumer.
Il y a un cercle vicieux qui s'installe; on fume, donc on est démotivé, donc on est inactif, donc 
on s'ennuie, donc on fume, et ainsi de suite.22
– Dans de très rares cas (mais il en existe néanmoins), on a constaté que le cannabis pouvait être 
le facteur déclencheur de troubles psychiques graves, comme la schizophrénie ou la psychose, ce 
n'est cependant ni un facteur nécessaire, ni un facteur suffisant au déclenchement de ces 
troubles. En effet, cela reste une exception, seulement certaines personnes sont prédisposées à ce 
genre de problèmes, chez eux le cannabis accélérerait/ déclencherait le processus.
– Le prix du cannabis ne diminue pas, bien au contraire, il faut donc certains moyens pour pouvoir 
en consommer régulièrement. Pour pouvoir s'en procurer, certains seront prêts à commettre des 
crimes en tous genre: dealer, voler, racketter, etc. En Belgique, le cannabis est passé de quatre 
euros soixante le gramme en deux mille quatre, à neuf euros soixante le gramme actuellement.23
– Tout comme la consommation d'alcool, la consommation de cannabis est dangereuse sur les 
routes. Le consommateur verra ses réflexes diminuer, et son temps de réaction augmenter, sans 
parler des 'moments d'absences' qui peuvent arriver à tout instant. Chaque année le cannabis 
cause autant d'accident de circulation que l'alcool. 
– La consommation de cannabis a des conséquences néfastes sur le système de prises de 
décisions, elle peut provoquer des gros problèmes d'adaptation psychosociale (présents chez de 
nombreux consommateurs réguliers). Bon nombre d'entre eux auront des problèmes 
relationnels, que ce soit avec leurs proches, dans leurs loisirs ou même dans leurs études ou 
professions.
21 Source: Témoignage recueilli par “Ecoute Cannabis”.
22 Source: “Le cannabis est-il l'antidépresseur des adolescents ?” Mémoire de Laurent Berlioux
23 Source: http://levif.rnews.be/fr/news/
– Si la consommation en groupe a ce côté rituel très apprécié, la consommation en solitaire, est 
dangereuse, car elle peut être le symptôme d'un mal être, d'une problématique. 
– La consommation de cannabis est dangereuse car elle masque les angoisses, or ces dernières 
sont indispensables au bon développement et à la bonne 'construction' des adolescents.
– Selon certaines sources, un joint serait équivalent à sept cigarettes24
, selon d'autres il en vaudrait 
vingt25
. (Etant donné que ces sources étaient contradictoires, j'ai regardé sur internet pour voir 
quelle était la réponse la plus fréquente, et presque tous les sites estiment qu'un joint équivaut à 
vingt cigarettes, soit plus d'un paquet, ce qui est énorme). Ceci est du au fait que:
– le joint est fumé sans filtre, mais bien avec un carton plié qui ne filtre rien.
– le joint est fumé à une température plus élevée
– les fumeurs de cannabis inhalent plus profondément la fumée et la retiennent plus longtemps 
que les fumeurs de cigarette 
– le cannabis contient beaucoup plus d'ammoniaque que la cigarette 
– Le joint est souvent banalisé, et mis sur le même pied d'égalité que la cigarette et l'alcool, les 
jeunes ont tendance à en consommer plus facilement de ce fait.
– Il existe des syndromes psychotiques liés à la consommation de cannabis, comme une 
dépersonnalisation, une déréalisation, une sensation de perte de contrôle de soi, une peur de 
mourir, des idées paranoïdes, et une peur panique irrationnelle.
Qui en consomme?
Le cannabis est la drogue la plus consommée en milieu festif, directement après le tabac et 
l'alcool, elle y est de plus en plus prisée.
Une partie importante de la population belge a déjà testé le cannabis. Selon Mr Sebastien, dans son 
article “La prise de cannabis à l'adolescence” écrit pour le site Infordrogue, entre 10% et 15% de la 
population26
 (tout âge confondu) aurait déjà testé le cannabis, l'âge moyen de ce test serait de vingt­
huit ans.
Actuellement, le nombre d'adolescents qui en consomment est en augmentation constante:
Un jeune sur quatre, entre douze et dix­sept ans, a déjà consommé du cannabis, c'est donc eux qui 
sont le plus touchés par cette drogue, parmi eux, un jeune sur dix en consomme régulièrement.27
Parmi les jeunes, ceux qui consomment le plus de cannabis sont les jeunes âgés de 16 ans28
, les 
jeunes issus de familles monoparentales, les jeunes mécontents de leur environnement (que ce soit 
la famille, l'école, les amis, ou même eux­même..) et les jeunes fumeurs de cigarette.
24 Source: CHAMAYOU, J., Les dangers du haschisch et les dernières découvertes scientifiques sur le cannabis, In Thèse
pour le Doctorat en Médecine, France, 2002, 151p.
25 Source: www.psychologue-clinicien.com/cannabis.htm
26 Source: www.psychologue-clinicien.com/cannabis.htm
27 Source: www.oivo-crioc.org/files/fr/4747fr.pdf
28 Source: www.oivo-crioc.org/files/fr/4747fr.pdf
Selon Marc Vandercammen, les Wallons âgés de douze à dix­sept ans consommeraient plus 
de cannabis que les Bruxellois et les Flamands29
. Or selon Mr Mirre,  les Bruxellois âgés de quinze 
à vingt­cinq ans consommeraient plus de cannabis que la moyenne belge30
. Cela veut­il dire que les 
jeunes entre dix­sept et vingt­cinq ans fument beaucoup plus que ceux entre douze et dix­sept ans, 
ou bien qu'un des deux auteurs se trompe dans ses chiffres. Il faut donc rester prudent sur cette 
information (bien que Monsieur Vandercammen fasse partie d'un organisme reconnu, le CRIOC).
Actuellement, les jeunes fument en moyenne 5.7 joints du lundi au vendredi, 2.7 joints le 
samedi et 1.7 joints le dimanche, ce qui fait environ 10.1 joints du lundi au dimanche, ce chiffre a 
presque doublé par rapport à deux mille sept ou les jeunes fumaient environ 5.5 joints du lundi au 
dimanche.31
L'âge moyen du premier essai est de quatorze ans et deux mois, mais les plus précoces 
commencent dés douze ans ! (Les jeunes âgés de seize – dix­sept ans fument beaucoup plus 
qu'avant).32
Malgré que la majorité des jeunes n'ait jamais consommé de cannabis seul, 30% des 
consommateurs le fait régulièrement.33
Qu'est ce qui poussent les adolescents belges à consommer du cannabis?
– Quand on demande aux jeunes quelles sont les raisons qui les poussent à consommer du 
cannabis, la réponse la plus fréquente est 'par curiosité'.
– Une autre raison est que cette envie d'essayer est due au fait que l'adolescence est le moment de 
l'apprentissage des risques, du test des limites, et pour cette raison, le jeune a besoin de 
transgresser les interdits de l'autorité, de tester la pertinence de l'autorité de l'adulte etc. 
D'ailleurs dans l'Encyclopédie Bordas, il est écrit que la transgression des tabous (surtout 
sexuels et liés aux drogues) est considéré comme étant un divertissement, et donc, elle 
permettrait de détourner l'être humain de ses occupations utilitaires, de le distraire. Or on sait 
que l'être humain aime la distraction.34
Certains jeunes ressentent le besoin de consommer du cannabis pour marquer le passage de 
l'hétéronomie à l'autonomie, montrer qu'ils peuvent faire des choix seuls, indépendamment de 
leurs parents. 
– Ensuite, on peut dire que le fait que les adolescents se croient immortels joue aussi dans le fait 
29 Source: www.oivo-crioc.org/files/fr/4747fr.pdf
30 Source: http://www.generalite.com/?1136-une-enquete-revele-un-taux-eleve-de-consommation-de-drogues-a-
bruxelles
31 Source: www.oivo-crioc.org/files/fr/4747fr.pdf
32 Source: www.oivo-crioc.org/files/fr/4747fr.pdf
33 Source: www.oivo-crioc.org/files/fr/4747fr.pdf
34 Source: Bordas Encyclopédie, 79, Jeux, divertissements, sports. p.11 et p.24
qu'ils testent la drogue, ainsi que le fait que beaucoup de jeunes (quatre jeunes sur dix, plus 
exactement) pensent que le cannabis est sans danger.
– Le fait d'essayer le cannabis peut aussi montrer un besoin d'appartenance à un groupe, car en 
effet, même si certains le consomment seul, le cannabis a un côté convivial, rituel, ou on se 
passe le joint de mains en mains, ou on partage ce moment de 'défonce' tous ensemble. Ce côté 
est d'ailleurs autant apprécié que les effets du cannabis eux même, c'est peu dire.
– Certains jeunes consomment du cannabis dans le but de briser leur image d'enfant parfait, afin 
de montrer qu'ils sortent de l'enfance.35
– Isidore Pelc et Paul Verbanck ont montré dans leur étude que dans les familles où les parents 
sont trop permissifs, ou bien hostiles, la consommation a tendance à être plus importante que 
dans des familles où les parents exercent un contrôle bienveillant.36
– Pareil que ci­dessus pour les jeunes qui peuvent difficilement s'identifier à leurs parents, qui 
passent peu de temps en famille ou qui manque d'affection maternelle, ainsi que pour ceux qui 
sont peu sujet à l'autorité maternelle ou qui vivent dans des familles consommatrices de 
cannabis. On voit ainsi que l'environnement familial influence fort la consommation du jeune. 
– Le cannabis est une des drogues les plus faciles à se procurer, on peut en trouver un peu partout, 
ou qu'on soit en Belgique (école, soirées, etc..). De plus, elle est disponible en Hollande, en 
toute légalité dans les coffee shops, et elle est moins chère qu'en Belgique.
– Il est aussi prouvé que le cannabis touche souvent les gens faibles (à tous points de vue), ainsi 
que les groupes sociaux exclus et les gens qui manquent de confiance en eux (c'est le cas de 
beaucoup de garçons qui vivent dans des familles monoparentales mère).
– Un autre facteur influençant la consommation de cannabis des jeunes est que presque 40% 
d'entre eux considèrent que le cannabis les aide à se détendre et faire diminuer leurs craintes.37
 
Certains l'utilise même comme substitut aux antidépresseurs et anxiolytiques, afin de surmonter 
leurs problèmes ainsi que les conflits internes et externes.38
– Presque 30% des jeunes pensent qu'on s'amuse mieux avec le cannabis (comme actuellement, 
beaucoup de jeunes pensent qu'on ne peut plus s'amuser en soirée sans alcool.)39
35 Source: “Le cannabis est-il l'antidépresseur des adolescents?” Mémoire de Laurent Berlioux
36 Source: http://www.ulb.ac.be/medecine/psymed/pres/confisy/usage%20dur.doc
37 Source: www.oivo-crioc.org/files/fr/4747fr.pdf
38 Source: “Le cannabis est-il l'antidépresseur des adolescents?” Mémoire de Laurent Berlioux
39 Source: www.oivo-crioc.org/files/fr/4747fr.pdf
– En outre, on peut considérer que la consommation de cannabis chez le jeune est 'normale', c'est 
une conduite exploratoire.
– Les jeunes en recherche d'ivresse, de nouveautés, ou facilement influençables par leurs amis 
auront aussi plus de facilité à tomber dans la consommation de cannabis.
– Mais aussi les jeunes ayant des troubles de la personnalité, ou les personnes antisociales 
(impulsifs, sans remords, vivants dans la transgression, etc.), les délinquants, les jeunes 'reclus 
de la société', les jeunes manquant de soutien social, les jeunes peu investis dans leurs études, 
etc. 
– Les jeunes hyperactifs ou ayant un trouble déficitaire de l'attention (TDA) sont souvent plus 
sujets à tomber dans la consommation de cannabis, qui aurait des effets calmants sur eux. 25% 
d'entre eux environs, sont susceptibles de développer une dépendance à une substance 
psychoactive tel que le cannabis (en particulier chez ceux qui ne sont pas traités avec de la 
rilatine.)40
– La transgression des tabous (surtout sexuels et liés aux drogues) est considéré comme étant un 
divertissement pour l'encyclopédie Bordas, et donc, elle permettrait de détourner l'être humain 
de ses occupation utilitaires, de le distraire. Or on sait que l'être humain aime la distraction, par 
défaut.41
Au contraire, les jeunes ayant un niveau intellectuel plus élevé, une capacité à résoudre les 
problèmes, un caractère sociable, une bonne estime d'eux­même, un soutien familial, sont moins 
sujets à consommer du cannabis.
Le cannabis à Bruxelles:   42
  
Suite à une enquête réalisée par Mr Mirre auprès de jeunes bruxellois, âgés de quinze à 
vingt­cinq ans, pour les besoins de son article intitulé “Une enquête révèle un taux élevé de 
consommation de drogue à Bruxelles”, on a pu réaliser que 53% d'entre eux consomment du 
cannabis.
Les plus précoces commencent dés douze ans.
36% d'entre eux fument quotidiennement, contre 17% qui fument hebdomadairement. 
On remarque que le taux de consommation à Bruxelles est particulièrement élevé par rapport au 
reste de la Belgique, ce taux est historiquement élevé. 
La prévention contre le cannabis:
40 Source: LEJOYEUX, M., p. 153
41 Source: Bordas Encyclopédie, 79, Jeux, divertissements, sports. p.11 et p.24
42 Source: http://www.generalite.com/?1136-une-enquete-revele-un-taux-eleve-de-consommation-de-drogues-a-
bruxelles
En Belgique, des études ont prouvé que les jeunes étaient particulièrement vulnérables aux 
drogues, et qu'une bonne prévention restait primordiale.
En deux mille sept, la Belgique a investit cent quatre­vingt six millions d'euros (soit 0,07% de son 
PIB) dans la prévention.43
Etant donné que les consommateurs de cannabis les plus jeune ont douze ans, il est important que 
les campagnes visent les jeunes dés cet âge là ! 
Malheureusement en Belgique on manque de moyens afin de créer des campagnes percutantes. 
Infordrogue et Druglijn sont deux sites de prévention qui ont une permanence téléphonique, 
la première vise plutôt les francophones, la deuxième les néerlandophones. Ils sont joignables vingt 
quatre heures sur vingt quatre, sept jours sur sept, pour toute personne désireuse d'avoir des 
informations sur la drogue.
La majorité des appels passés à ces deux permanences proviennent de mères qui sont inquiètes pour 
leur fils et qui aimeraient avoir plus d'informations sur la drogue. La majorité des appels entrants 
concernent le cannabis et sont passés par des gens qui ont entre trente­six et quarante­neuf ans. 
Druglijn reçoit beaucoup d'appels de gens entre dix­huit et vingt­cinq ans. Ils reçoivent presque 
deux fois plus d'appels qu'Infrodrogues, avec respectivement entre six mille quatre cent et sept mille 
appels, et entre trois mille cinq cent et quatre mille appels.44
Selon Antoine Boucher45
 “Il ne faut pas essayer de faire peur aux gens avec des campagnes 
de publicité choc. Si un produit est considéré comme tabou, il intriguera les jeunes qui le testeront 
par curiosité”46
Beaucoup de jeunes pensent que le dialogue est très important dans la prévention contre le cannabis, 
et que les parents jouent un rôle important à ce niveau là.
Arrêter le cannabis:
En réalité seul 9% des jeunes essayent d'arrêter de consommer du cannabis.
Les autres ne sont pas contre l'idée d'arrêter mais postposent l'idée (minimum six mois).
Environ 25% des jeunes se disent dépendants du cannabis.47
Certains jeunes, lorsqu'ils n'ont pas l'occasion de fumer pendant un certain laps de temps, 
montrent des signes de sevrage (cf. plus haut, “cannabis et dépendance”), les symptômes les plus 
fréquemment ressentis sont l'irritabilité et la distraction, certains jeunes sont même angoissés et 
nerveux.
Conclusion:
On remarque que ces six dernières année, le prix du cannabis a presque doublé. Il est passé 
43 Source: http://www.generalite.com/?1136-une-enquete-revele-un-taux-eleve-de-consommation-de-drogues-a-
bruxelles
44 Source: Belgian National Report on Drugs 2009
45 Antoine Boucher est l'auteur de plusieurs articles sur l'alcool, le cannabis etc.
46 Source: http://levif.rnews.be/fr/news/
47 Source: : www.oivo-crioc.org/files/fr/4747fr.pdf
de quatre euro soixante le gramme, à neuf euro soixante. C'est une augmentation non négligeable 
qui s'ajoute à celle du prix du tabac pour les consommateurs de joints. La consommation régulière 
de cannabis représente donc un budget ! 
Néanmoins, quand on observe les statistiques, on constate que la proportion de 
consommateurs, âgés de douze  à dix­sept ans, est en nette augmentation, et que la consommation 
moyenne de ces jeunes a presque doublé entre deux mille sept et aujourd'hui. En effet, elle est 
passée d'environ 5.5 joints/semaine à 10.1 joints/semaine, et a donc presque doublé en trois ans.
Si la consommation hebdomadaire de cannabis a presque doublé en trois ans, malgré le fait 
que le prix de ce dernier ait fort augmenté ces dernières années, c'est que l'augmentation du prix du 
cannabis n'a pas entravé sa consommation. Pourquoi ? Au vu du texte ci­dessus, de nombreuses 
raisons sont envisageables.
● 2. Construction du modèle d'analyse
Il s'agit de regrouper tous les informations, liées à la question de départ, récoltées dans la 
synthèse, et de les classer sous forme d'un schéma heuristique.
Cette étape nous permettra de choisir un angle de vue à la question de départ afin d'en faire une 
problématique, une question plus complexe et d'ensuite élaborer une hypothèse répondant à cette 
problématique.
Il est donc important de relire attentivement la synthèse et de noter tout les concepts qui doivent 
l'être, afin d'avoir une base solide à l'élaboration de cette étape suivante.
● 2.1 Problématique
La définition de la problématique est que c'est une “démarche qui débute par le choix d'une 
question générale de recherche et se termine par la formulation (d'un objectif ou) d'une hypothèse”48
 
Pour commencer, il s'agit de choisir un angle de vue qui permettra d'étudier la question de 
départ. Pour ce on s'aidera du schéma vu précédemment. 
Dans ma question de départ, je me demandais si le prix du cannabis avait une forte influence 
sur sa consommation par les jeunes. 
Comme nous l'avons vu dans la synthèse ci­dessus, de nombreux facteurs peuvent expliquer la 
consommation du cannabis, mais pas une seule fois on ne fait un lien entre la consommation de 
cannabis et son prix.
Or comme nous avons pu le constater, il est dit que:
– Le prix du cannabis au gramme a presque doublé en six ans, en passant de quatre euro soixante 
48 Source: QUIVY, R. & VAN CAMPENHOUDT, L., Manuel de recherche en sciences sociales, Dunod, Paris, 1995, p.
286 – 287
en deux mille quatre à neuf euro soixante actuellement.
– Le nombre de consommateurs âgés de douze à dix­sept ans est en augmentation constante.
– Les jeunes fument environ 10.1 joint par semaine actuellement (dont la majorité le samedi), or 
en deux mille sept, ils n'en fumaient que 5.5 par semaine. La consommation hebdomadaire des 
jeunes belges à presque doublé en trois ans !
J'ai trouvé ces données interpellantes. En effet, on peut se demander pourquoi la 
consommation de cannabis a presque doublé en trois ans alors que le prix de ce dernier en a fait de 
même ces six dernières années. 
À partir de ce moment, il est intéressant de se demander quels sont les facteurs qui poussent le jeune 
à consommer régulièrement du cannabis malgré son prix.
Mon intérêt s'est focalisé plus particulièrement sur les facteurs qui poussent le jeune à une 
consommation régulière du cannabis, à contrario de ceux qui ne font que l'expérimenter.   Autant 
peut­on comprendre la démarche du jeune curieux qui va tester un interdit comme le cannabis, 
autant doit­on s'inquiéter pour ceux qui en choisissent la consommation régulière.
Il a donc fallu préciser la question de départ et choisir un angle de vue pour l'étude de cette 
dernière.
Qui ? Les adolescents, consommateurs de cannabis 
Quoi ? L'augmentation du prix du cannabis & l'augmentation de la consommation du cannabis.
Pourquoi ? Pourquoi y a­t­il coexistence des deux phénomènes ci­dessus ?
Où vais je observer le phénomène ? En Belgique
Quand ? Actuellement
Ma problématique est donc: 
Pourquoi l'augmentation du prix du cannabis de ces dernières années n'a pas fait diminuer sa 
consommation régulière par les adolescents belges?
C'est une bonne question car:49
– Elle est claire, on en comprend bien le sens. Il n'est pas possible de la comprendre de plusieurs 
façons différentes. Elle est précise, concise et univoque.
– Elle est faisable, sa résolution est possible, elle n'exprime pas de condition, il est possible 
d'étudier quelle est la raison qui pousse les jeunes à consommer tant et plus de cannabis malgré 
l'augmentation de son prix.
– Elle est pertinente, elle ne pose pas de jugement, elle cherche simplement à comprendre un 
phénomène.
● 2.2 Hypothèse
49 Source: WATTIER, S., PAQUET, G., BAWIN, I., Séminaire d'initiation à la démarche scientifique, Bruxelles, ICHEC,
syllabus, 2008-2009, P. 11
Il faut ensuite poser des hypothèses, qui sont des propositions de réponses anticipées (et 
provisoires) à la problématique. On suppose donc qu'il y a un ou plusieurs facteur(s) qui 
influence(nt) plus les jeunes dans leur consommation de cannabis que son prix puisque ET la 
consommation ET le prix du cannabis augmentent. Il s'agit maintenant de découvrir quel est le 
facteur principal. Dans la synthèse, nous avons découvert les nombreuses raisons qui poussaient les 
jeunes à consommer du cannabis. Par exemple: le besoin d'appartenance à un groupe, la 
transgression des interdits, la recherche des effets du THC, la curiosité (pour le premier essai), une 
faible identification à la famille, etc.
A l'aide du schéma heuristique fait précédemment, qui reprend les concepts relatifs à la 
question de départ, il nous faut maintenant choisir une hypothèse qui servira de base au 
raisonnement, et qui donnera un sens à la recherche de cette deuxième partie de travail. Cette 
hypothèse se doit d'être affirmative, plausible, vérifiable et précise (accessoirement falsifiable et 
unidimensionnelle).50
J'ai commencé par sélectionner les facteurs qui, selon moi, caractérisent le mieux la 
motivation des gros consommateurs. On y retrouve:
– Le fait qu'il est facile de cultiver du cannabis. Mais ce point ne concerne que peu de jeunes 
car en général, avant dix­sept ans, ils vivent chez leur parents et ces derniers encouragent 
rarement leur enfant à la consommation de drogues et encore moins à sa culture.
– Le fait que dealer est 'rentable'. En effet, il est évident que quand certains jeunes toxicomanes 
n'ont pas les moyens de s'acheter du cannabis, ils dealent, afin de pouvoir s'en procurer quand 
même. Heureusement dealer est un risque que tous les jeunes consommateurs ne sont pas prêts à 
prendre. Sans quoi, on pourrait tout à fait imaginer que le fait de dealer et de consommer 
exploseraient par le simple effet pyramidal: « Je n'ai pas de quoi payer ma consommation donc 
je deale. »
– Le besoin d'appartenance à un groupe. Mon sentiment est que beaucoup de jeunes 
consomment du cannabis pour faire 'comme les autres' la première fois. Ensuite ils se rendent 
compte qu'ils apprécient le rituel qui accompagne cette consommation et continuent, jusqu'à ce 
que cela devienne une habitude de vie
Rituel, une habitude de vie: 
– Se passer le joint de main en main (// calumet de la paix des Indiens.)
– Fumer une chicha (= narguilé) 
Ce sont des rituels collectifs lors desquels on partage la même source de plaisir.
50 Source: WATTIER, S., PAQUET, G., BAWIN, I., Séminaire d'initiation à la démarche scientifique, Bruxelles, ICHEC,
syllabus, 2008-2009, P. 38
– La diminution des craintes. Premièrement, beaucoup de jeunes consomment du cannabis afin 
d'apaiser leurs craintes, d' 'évacuer' leurs problèmes et cela devient une habitude, jusqu'à ce 
qu'ils ne puissent plus s'en passer, et ne puisse plus 'résoudre' leurs problèmes autrement. 
Secondement, de nombreux consommateurs réguliers sont sujet au syndrome amotivationel, où 
plus rien ne les motive. Ils ne croient plus en l'avenir et  n'ont donc pas l'impression qu'arrêter la 
consommation de cannabis soit une nécessité.
– Le manque de confiance en soi. Nous avons vu que, comme l'alcool, le cannabis a la propriété 
de pouvoir désinhiber les plus timides d'entre nous. Or les adolescents actuels, filles et garçons, 
manquent souvent de confiance en eux, ce qui est renforcé par les standard de beauté mis en 
place par les médias, les stars, dans les publicités, etc.
– Les problèmes familiaux. On a vu dans la synthèse ci­dessus que les jeunes qui ont une famille 
peu équilibrée sont plus touchés par le cannabis. Par exemple les jeunes vivant dans une famille 
monoparentale, ceux qui peuvent difficilement s'identifier à leur famille, ceux qui ont des 
parents trop permissifs ou au contraire, trop hostiles. Ceux qui manquent d'affection maternelle 
ou encore ceux qui vivent dans une famille consommatrice de cannabis. On n'étudiera pas ce cas 
car tous les consommateurs n'ont pas de problèmes familiaux.
– L'exclusion sociale. Les groupes sociaux exclus. Ici on parle des personnes plus pauvres et 
donc 'exclues' de la société. Il est évident que les gens les plus pauvres ont plus de soucis  qu'ils 
pourraient être tentés de 'régler' par le cannabis.
– Les personnes hyperactives ou atteintes d'un trouble de l'attention. C'est un cas plus 
particulier, mais 25% des jeunes atteints d'hyperactivité ou d'un trouble déficitaire de l'attention 
(TDA) consomment du cannabis, cela a un effet calmant sur eux. Nous n'étudierons pas ce cas 
de figure car il ne concerne qu'une petite partie de la population.
– La transgression des interdits & le test des limites. Les adolescents aiment la transgression 
des interdits car l'interdit génère le désir. Consommer du cannabis est clairement un interdit, aux 
yeux de la loi (en dessous de dix­huit ans) et aux yeux des parents qui, dans la majorité des cas, 
n'approuvent pas ce genre de comportement de leurs enfants.
– La détente, l'amusement. Enfin, c'est la raison la plus connue et celle que la majorité des 
jeunes donnent afin d'expliquer leur consommation de cannabis. Comme c'est le cas pour 
l'alcool, certains jeunes pensent qu'il n'est plus possible de s'amuser sans cannabis.
Je ne tiendrai pas compte des facteurs suivants: la transgression des interdits, le test des 
limites et le besoin d'appartenance à un groupe; car selon moi ils représentent plutôt les facteurs qui 
poussent à tester le cannabis, à commencer à en consommer, et non à en consommer régulièrement.
Je ne tiendrai pas non plus compte des facteurs suivants: les problèmes familiaux, les groupes 
sociaux exclus, les personnes hyperactives ou atteinte d'un trouble de l'attention, les jeunes qui 
dealent pour pouvoir consommer, les jeunes qui cultivent du cannabis, car je connais beaucoup de 
gens qui consomment du cannabis sans pour autant faire partie d'une de ces catégories.
Il nous reste donc les facteurs suivants: le manque de confiance en soi, la diminution des 
craintes et la détente, l'amusement. Selon moi, celui qui caractérise le plus la société dans laquelle 
nous vivons actuellement (et je parle plus particulièrement des adolescents) est celui du manque de 
confiance en soi. 
Les adolescents sont dans une période où ils changent physiquement et psychiquement, ils 
sont mal dans leur peau, surtout à cette époque ou ils sont confrontés sans arrêt à des images 
médiatisées des personnages idéaux.51
 Ils ont l'impression que les stars montrées à la télé, dans les 
magazines, partout et à longueur de temps sont sans défauts, et ce, précisément au moment où eux 
changent et se trouvent tous les défauts du monde. 
Qui plus est, les adolescents sont à un âge où il leur faut faire des choix pour leur avenir, beaucoup 
sont dans l'incertitude par rapport à ces choix, ce qui ne fait qu'exacerber ce manque de confiance 
en soi.
Les adolescents d'aujourd'hui se sentent souvent dévalorisés, de différentes manières, et cela a un 
impact négatif sur leur confiance en eux.
Mon hypothèse est donc: 
Si la consommation de cannabis continue à augmenter significativement auprès des adolescents 
belges malgré le fait que son prix au gramme soit passé de 4,60€ à 9,60€ depuis 2004, c'est parce 
que les adolescents manquent de plus en plus de confiance en eux.
● 2.3 Tableau d'analyse conceptuelle
Ci­dessous, le tableau d'analyse conceptuelle construit sur base de l'hypothèse. Il va 
permettre de définir les concepts de l'hypothèse en dimensions, puis en indicateurs; et ce afin de 
déterminer ce qui sera analysé dans l'hypothèse.
CONCEPTS DIMENSIONS INDICATEURS
­ Habitudes de consommation
­ Fréquence de la 
consommation
­ Consommation 
solitaire/Consommation en 
groupe
­ Dosage du cannabis
51 Source: http://adolescence.suite101.fr/article.cfm/les_ados_et_les_complexes
Consommation de cannabis 
­ Type de consommation
­ Type de cannabis 
­ Avec tabac/Sans tabac (pure)
­ Cannabis ajouté à de la 
nourriture
­ Pipe/Bang/Joint/Narguilé
­ Dépôt d'huile sur une cigarette 
­ Infusion de cannabis 
­ Marijuana/Herbe
­ Hachisch/Shit
­ Teneur en THC
­ Huile
Augmentation de la 
consommation
­ Nombre de joints par semaine
­ Nombre de consommateurs
­ 2007: 5.5 joints/semaine en 
moyenne
­ 2010: 10.1 joints/semaine en 
moyenne
­ En augmentation constante
Adolescents
­ Sexe
­ Tranche d'âge
­ Situation familiale
­ Origine
­ Féminin/Masculin
­ Entre 12 & 17 ans
­ Stable/Instable (orphelins, 
familles monoparentales, 
problèmes d'autorité familiale, 
familles recomposées,..)
­ Classe moyenne/ Groupes 
sociaux exclus/..
Belges ­ Nationalité
­ Origine
­ Région
­ Jeunes domiciliés en Belgique
­ Toutes origines
­ Wallonie/Bruxelles/ Flandre
● 2.3.1  Justification du choix des indicateurs
Les indicateurs sont des manifestations objectivement repérables et mesurables des 
dimensions du concept.52
Ils se doivent d'être vérifiables. Tous les indicateurs cités ci­dessus sont vérifiables par le biais d'un 
questionnaire, afin de sonder la population.
La fréquence de consommation, le fait qu'elle s'effectue en solitaire ou en groupe, le fait 
qu'on fume, mange ou boive le cannabis, et ce, sous forme d'huile, de hachisch ou de marijuana; 
tous ces indicateurs définissent le concept de la consommation de cannabis.
L'augmentation des consommateurs, et l'augmentation du nombre moyen de joints fumés 
hebdomadairement expliquent l'augmentation de la consommation de cannabis.
En ce qui concerne les adolescents, entre douze et dix­sept ans ils sont tous concernés, car 
les consommateurs de cannabis sont:
– Aussi bien des filles que des garçons
– Des jeunes issus de toutes sortes de familles (avec ou sans problèmes)
– Des jeunes issus de tous les milieux
Tous les jeunes sont concernés par la consommation de cannabis. Force est de constater qu'aucune 
catégorie sociale n'échappe au phénomène du cannabis.
Les belges regroupent toutes les personnes domiciliées en Belgique, peu importe leur 
origines.
● 3.  Outils de récolte de données et observation
Grâce au tableau d'analyse conceptuelle, nous avons défini le cadre de l'analyse. Au vu des 
indicateurs, ils semble évident que l'outil de récolte le plus appropriés, dans le but d'infirmer ou 
confirmer l'hypothèse, est le sondage.
● 3.1  Le sondage
La création du questionnaire53
 s'est faite directement sur base des indicateurs.
J'ai décidé de poser des questions fermées, adressées aux jeunes adolescents belges consommateurs 
de cannabis.
52 Source: Quivy R. & Van Campenhoudt L., p. 120
53 Cfr. Annexe n°
Le but de ce sondage est de trouver la cause principale de l'augmentation de la 
consommation du cannabis malgré l'augmentation de son prix.
● 4 Analyse des données
Il faut commencer par dépouiller les résultats du sondage, afin de transformer les 
informations qu'ils contiennent en données chiffrées.
Ensuite, on analyse ces résultats pour trouver des éléments de réponse à l'hypothèse.
● 4.1 Résultats
Par manque de temps, il n'était pas possible de soumettre le sondage.
En effet, pour que celui­ci rendent bien compte du réel, il aurait été nécessaire de le soumettre à de 
nombreux adolescents issus de partout en Belgique, afin d'avoir des résultats les plus corrects 
possibles.
● 4.2 Analyse des résultats
Bien évidemment, l'analyse des résultats n'a pas pu être réalisée en absence de ces résultats.
● 4.3 Confrontations des données avec l'hypothèse
Nous ne pouvons donc pas confronter les résultats à l'hypothèse.
● 4.3.1 Vérification de l'hypothèse
Sur base des étapes précédentes il aurait normalement été possible d'infirmer ou de 
confirmer l'hypothèse. Afin de pouvoir prendre en compte les résultats du sondage, il aurait été 
nécessaire de soumettre son questionnaire à de nombreux adolescents (entre 12 et 17 ans) issus de 
tous les milieux, de toutes les régions de Belgique, etc. 
● 4.3.2 Conclusions
Lors de cette étape, il s'agit de tirer des conclusions des nouvelles informations recueillies 
lors du sondage, ce que nous ne pouvons bien entendu pas faire.
● Conclusions générales
La réalisation de ce travail de recherche s'est avéré très enrichissante. D'une part, elle m'a 
permis d'apprendre la démarche scientifique et tout ce qui y est lié (avoir l'esprit scientifique: douter 
de tout, observer, rechercher l'exhaustivité, rester neutre; être rigoureux, etc.). J'ai en quelque sorte 
appris à appliquer une méthode de travail. D'autre part,  il m'a appris énormément de choses sur le 
sujet que j'ai étudié, et que j'ai trouvé fort intéressant.
J'ai découvert qu'il n'y avait pas de lien direct entre le prix du cannabis et sa consommation 
chez les jeunes, ce qui m'a plutôt étonnée. Il serait intéressant de pousser les recherches un peu plus 
loin afin de découvrir quels sont les facteurs qui prennent le dessus sur le prix du cannabis et 
poussent les jeunes à en consommer de plus en plus ! 
Pour finir, il m'a permis de me rendre un peu mieux compte du monde dans lequel on vit et 
du fléau que représente le Cannabis (et accessoirement, les autres drogues).
●   Bibliographie
○   Ouvrages
QUIVY, R. & VAN CAMPENHOUDT, L., Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, Dunod, 
1995
GRAND LAROUSSE ENCYCLOPEDIQUE, 10 vol., Paris, Librairie Larousse, 1960.
LOWENSTEIN, W., Les drogues, Librio santé, 2005
BORDAS ENCYCLOPEDIE, 23 vol., Paris, Bordas, 1974.
LEJOYEUX, M, Addictologie, Paris, Editions Masson, 2009, 352p.
●   Syllabi
BAWIN, I., PAQUET, G., WATTIER, S., Séminaire d'initiation à la démarche scientifique, ICHEC, 
syllabus, 2008 – 2009, 115 p.
●   Thèses & mémoires
BERLIOUX, L., Le cannabis est­il l'antidépresseur des adolescents ?, In Travail de fin d'études, 
France, 2006, 33p.
CHAMAYOU, J., Les danger du hachisch et les dernières découvertes scientifiques sur le cannabis, 
In Thèse pour le Doctorat en Médecine, France, 2002, 151 p.
●   Sites
SEBASTIEN, N., La prise de cannabis à l'adolescence, In infor­drogue, Site d'infordrogue, adresse 
URL: www.infordrogues.be (page consultée le 21/07/2010)
VAN CAPPELLEN, P., Les réglementations sur les drogues en Belgique, In CRIOC, Site du 
CRIOC, adresse URL: 
http://www.jeminforme.be/drogues_belgique/reglementation_belge.html (page consultée 
le 20/10/2010)
PELC, I. & VERBANCK, P., De l'usage dur des drogues douces, In institut de psychiatrie et de 
psychologie médicale, Site de l'ULB, adresse URL: 
http://www.ulb.ac.be/medecine/psymed/pres/confisy/usage%20dur.doc. (page consultée 
le 22/07/2010)
SEBASTIEN, N., La prise de cannabis à l'adolescence, In Psychologue Clinicien, Site d'un 
psychologue clinicien, adresse URL: www.psychologue­clinicien.com/cannabis.htm (page 
consultée le 20/07/2010)
MIRRE, C., Une enquête révèle un taux élevé de consommation de drogues à Bruxelles, In 
Genéralité.com, Communiqués de presse gratuits en ligne, adresse URL: 
http://www.generalite.com/?1136­une­enquete­revele­un­taux­eleve­de­consommation­
de­drogues­a­bruxelles (page consultée le 20/07/2010)
BORRIE, C., Les ados et les complexes, In Suite 101.fr, La communauté des experts, adresse URL: 
http://adolescence.suite101.fr/article.cfm/les_ados_et_les_complexes (page consultée le 
10/08/2010)
●   Documents officiels téléchargés d'internet
LAMKADDEM, B. & ROELANDS, M, Belgian National Report on Drugs 2009, In Scientific 
Institute of Public Health, Website of the Scientific Institute of Public Health, adresse URL: 
http://www.iph.fgov.be:443/reitox/Publications/Belgian_National_Report_on_Drugs_2
009.pdf (page consultée le 19/07/2010)
VANDERCAMMEN, M., Jeunes & Drogues, In Jeunes & Drogues, Site de OIVO­CRIOC, adresse 
URL: www.oivo­crioc.org/files/fr/4747fr.pdf (page consultée le 19/07/2010)
●   Articles de journaux trouvés sur internet
UYTTENHOEF, S., Drogues: la prévention est nécessaire mais doit évoluer, In Le Vif, Le Vif 
l'Express, adresse URL: http://levif.rnews.be/fr/news/  (page consultée le 20/07/2010)
● Liste des annexes
Annexe 1 :  La prise de cannabis à l'adolescence (Infordrogue)
Annexe 2 :  Les dangers du hachisch et les dernières découvertes scientifiques sur 
le cannabis 
Annexe 3 :  Législation des drogues : Sortir des impasses de la prohibition
Annexe 4 :  Jeunes & Drogues
Annexe 5 : La prise de cannabis à l'adolescence (Site d'un psychologue clinicien)
Annexe 6 :  Les réglementations sur les drogues en Belgique
Annexe 7 :  Addictologie
Annexe 8 :  Drogues : la prévention est nécessaire mais doit évoluer
Annexe 9 :  Une enquête révèle un taux élevé de consommation de drogues à 
Bruxelles
Annexe 10 : De l'usage dur des drogues douces
Annexe 11 : Belgian National Report on Drugs 2009
Annexe 12 : Le cannabis est­il l'antidépresseur des adolescents ?
Annexe 13 : Schéma heuristique
Annexe 14 : Questionnaire de sondage vierge 
● Annexe
○ 1 La prise de cannabis à l'adolescence
Grille d'évaluation de la qualité des sources
SEBASTIEN, N., La prise de cannabis à l'adolescence, In infor­drogue, Site d'infordrogue, adresse 
URL: www.infordrogues.be (page consultée le 21/07/2010)
Questions Réponses Evaluation
QUI?
Crédibilité (provenance, 
réputation de l'auteur)
Provenance:
Site internet d'Infordrogue.
Réputation de l'auteur:
Infordrogue est un site créé par une ASBL qui a été 
créée en 1971 sur l'initiative de responsables de 
différentes institutions des secteurs médical et 
psycho­social (Infor­Jeunes, Centre Antipoison, 
Ligue des Familles, Ligue nationale belge, Hygiène 
mentale et le Service de Psychologie médicale du 
Centre de Santé de l'ULB).
4
POURQUOI?
Objectivité (but 
poursuivi, point de vue 
exprimé identique / 
contradictoire)
Cet article est écrit dans le but d'informer le grand 
public des risques et dangers liés aux drogues, mais 
aussi de tout ce qui tourne autour de ce sujet là.
Le site d'infor­drogue ne cherche pas à faire de la 
publicité, ses articles en sont donc exempt. 
4
COMMENT?
Exactitude (résultat de 
recherches ou opinions)
Les sources ne sont pas citées mais le but étant 
d'informer le grand public, on peut supposer que les 
personnes ayant créé ce site étaient eux même bien 
informés sur le sujet.
3
QUAND?
Actualité (récent ou pas?)
Mis à jour en 2010
2
OU?
Provenance (pays, langue, 
traduction)
Belgique, Français
4
SUJETS ABORDES Qu'est ce que le cannabis? Risques etc..
EVALUATION FINALE Source intéressante car abordable, claire, structurée, 
reprend les points importants liés à au soucis de la 
drogue.
17/20
Grille d'évaluation de la pertinence des sources
Questions OUI NON
● Le document est adapté à mon type de recherche?
○ Le sujet abordé est utile à ma recherche?
○ Le document répond au niveau d'information exigé par le 
professeur?
X
● Le document choisi propose un point de vue
○ Complémentaire
○ Contradictoire
○ Redondant
X
X
● L'information est assez récente pour mon sujet? X
● Le document convient à mon niveau de compréhension? X
● Source retenue? X
● Justification: Ce document complète les autres que j'ai déjà, il 
reprend certaines informations que je n'avais pas encore.
Résumé des sources
Le cannabis est une plante contenant du THC, qui est une substance à effets psychotrope. Il en existe 
différentes sortes, et différents usages. 
Selon les sortes de cannabis, la teneur en THC varie, dans l'herbe, la marijuana , elle peut aller de 
2% à 10%, elle peut même atteindre 30%, dans le haschisch, ou shit, elle varie entre 5 et 25%, 
tandis que dans l'huile, la concentration en THC peut atteindre 50%. La marijuana et le haschisch se 
consomment sous forme de cigarette roulée, appelée joint, de pipe ou de nourriture (ex: space cake). 
On peut éventuellement l'accompagner de tabac dans la pipe et le joint.
Les consommateurs de cannabis sont nombreux. Entre 10 et 15% de la population (tout âge 
confondu) en a déjà fumé, l'âge moyen est de 28 ans. Les effets produits par le cannabis varient 
selon la quantité ingérée (plus difficile à contrôler quand on le fume), mais aussi selon la condition 
physique du consommateur, son humeur, ses attentes, sa personnalité et l'environnement dans lequel 
il est consommé.
Le cannabis est très apprécié pour ses effets mais aussi pour le rituel qu'on retrouve derrière, où les 
jeunes se passent le joint de mains en mains; après avoir fumé, le consommateur voit son 
imagination, son humeur, ses sensations et ses comportements stimulés ou modifiés. Il est aussi 
dans un état de bien être, d'euphorie, d'hilarité, d'ivresse agréable, ses sens sont stimulés,.. Le 
cannabis change ses sens. Certaines personnes voient aussi tomber leurs inhibitions après avoir 
consommé du cannabis. La durée de la 'défonce' peut très fort varier.
En réalité le cannabis est un amplificateur d'humeur, si le consommateur est angoissé, inquiet ou 
dans un mauvais 'mood' avant la prise, il se peut que l'euphorie soie remplacée par la déprime. Dans 
ce genre de cas, il est possible de faire un Bad Trip, qui consiste en une crise d'angoisse, de panique.
La consommation de cannabis a d'autres effets que l'euphorie et le bien être, elle rend aussi la 
bouche sèche,  fait perdre la mémoire de manière temporaire, diminue la concentration, trouble 
parfois les mouvements (vertiges, détentes musculaire, parfois somnolence,..), elle peut provoquer 
des hallucinations, de l'hypoglycémie (ce qui donne faim après la consommation); le cannabis 
change le rythme général (le rythme cardiaque, la pression artérielle, augmentation du temps de 
réaction, etc..) 
Les consommateurs réguliers deviennent tolérants au cannabis, ils ont besoin d'une plus grande 
dose pour atteindre le même effet. Malgré ce que beaucoup de gens pensent, la consommation de 
cannabis n'est pas sans risque, même si il n'y a pas de risque létal puisque pas de dose mortelle, 
fumer du cannabis comporte les même risques que fumer du tabac (cancer des poumons etc.,..). En 
outre, mélanger le cannabis à d'autres substances peut avoir des effets imprévus, et le cannabis 
pourrait être une porte d'entrée vers les drogues plus 'dures'. Une consommation régulière et 
prolongée peut engendrer une perte de motivation du jeune, pour tout ce qui ne touche pas au 
cannabis.
La question de la dépendance est assez controversée. Il existe une dépendance psychologique, qui 
consiste en une très forte envie de consommer, soit pour décompresser, soit pour surmonter ses 
difficultés, ou encore pour se sentir bien, dormir ou même en vue de réaliser certaines activités. 
Cette dépendance tient plus de l'habitude qu'autre chose, elle est moins forte que la dépendance à 
l'alcool ou aux drogues dures. Il existe à côté de cela, une dépendance physique, souvent remise en 
question, car lors d'une tentative de sevrage, elle génère des symptômes qui résident en un inconfort 
physique et psychique (sueur, anxiété, nervosité, agitation, maux de tête, nausées, troubles du 
sommeil, diminution de l'appétit et du poids corporel, crampes ou douleurs à l'estomac, 
tremblements, etc..). Ces symptômes durent plus ou moins longtemps selon les personnes (débutent 
après 3­7 jours et durent entre 4­15 jours). Mais ces symptômes pourraient aussi bien être dus au 
manque de nicotine, ce sont des symptômes communs, en réalité, seule un usage régulier et 
prolongé peut provoquer une légère dépendance physique (peu de consommateurs en sont atteint).
Le fait que le cannabis ne provoque que peu de dépendance physique ne veut pas dire qu'il faut le 
banaliser, il peut même dans de très rares cas, être le facteur déclencheur de troubles psychiques 
graves, comme la schizophrénie ou la psychose. Ce n'est cependant ni un facteur suffisant, ni un 
facteur nécessaire à ce déclenchement.
Toujours est­il que le cannabis est une drogue, dont il ne faut pas banaliser la consommation, car 
elle peut engendrer certains problèmes, en effet, toute personne consommant du cannabis s'expose a 
des sanctions judiciaires, à un rejet social (le cannabis étant illégal), ainsi qu'au monde des drogues, 
et donc des drogues dures(la cocaïne, l'héroïne, etc.). La consommation de cannabis n'est pas sans 
crainte, qui plus est, une consommation excessive peut être le signe d'un mal être et de problèmes 
chez le consommateur.
● 2 Les dangers du hachisch et les dernières découvertes 
scientifiques sur le cannabis 
Grille d'évaluation de la qualité des sources
CHAMAYOU, J., Les dangers du haschisch et les dernières découvertes scientifiques sur le 
cannabis, In Thèse pour le Doctorat en Médecine, France, 2002, 151p.
Questions Réponses Evaluation
QUI?
Crédibilité (provenance, 
réputation de l'auteur)
Provenance:
Thèse trouvée sur internet, sur le site de Marc 
Migraine (Adjoint du maire du Havre & médecin.)
Réputation de l'auteur:
Thèse écrite par Jacques Chamayou, docteur en 
médecine générale, pour son doctorat en médecine.
3
POURQUOI?
Objectivité (but 
poursuivi, point de vue 
exprimé identique / 
contradictoire)
Dans cette thèse, Dr Chamayou cherche à expliquer 
les dangers du haschisch et les dernières découvertes 
scientifiques sur le cannabis. 
Cette thèse est tout naturellement exempte de 
publicité, et est écrite de manière objective puisque 
thèse en médecine.
4
COMMENT? Cette thèse est inspirées de très nombreuses sources, 
citées. Elle est donc documentée, vérifiée et 
vérifiable.
4
Exactitude (résultat de 
recherches ou opinions)
QUAND?
Actualité (récent ou pas?)
Septembre 2002.
Ce travail date un peu mais il reprend quand même 
certaines informations qui méritent d'être prises en 
compte.
2
OU?
Provenance (pays, langue, 
traduction)
France. 
Je n'ai pas pris en compte les statistiques et les 
chiffres qui sont bien évidemment fidèles à la France. 
J'ai uniquement pris note des informations 
applicables au cannabis même, et pas au cannabis 
dans son contexte.
2
SUJETS ABORDES Les dangers du haschisch et les dernières découvertes 
scientifiques sur le cannabis.
EVALUATION FINALE Etant donné le fait que c'est une thèse écrite par un 
étudiant en médecine, je n'étais pas à même de 
comprendre tout ce qu'il y racontait, mais il y avait 
quand même pas mal d'informations intéressantes à 
prendre.
15/20
Grille d'évaluation de la pertinence des sources.
Questions OUI NON
● Le document est adapté à mon type de recherche?
○ Le sujet abordé est utile à ma recherche?
○ Le document répond au niveau d'information exigé par le 
professeur?
x
x
x
● Le document choisi propose un point de vue
○ Complémentaire
○ Contradictoire
○ Redondant
x
x
x
● L'information est assez récente pour mon sujet? x
● Le document convient à mon niveau de compréhension? x x
● Source retenue? x
● Justification: Ce document reprend plein d'information 
intéressante et adaptées à mon niveau de compréhension, mais il 
en comprend aussi beaucoup qui ne le sont pas (ex: quand il 
donne des explications scientifiques à des faits évoqués sur le 
cannabis, ..) Il faut sélectionner les informations intéressantes 
pour mon travail et celles qui ne le sont pas, mais dans l'ensemble, 
cette thèse très documentée et écrite par un médecin ne peut pas 
être de trop pour l'élaboration d'une synthèse complète dans le 
cadre de mon travail.
Résumé des sources.
Jusqu'en 1995 environ, le cannabis n'est pas considéré comme étant très nocif. Suite à des études 
effectuées dans les années '90, les effets à court, moyen et long terme du cannabis sur les jeunes 
sont reconsidérés. 
Le cannabis est souvent banalisé, et mis sur le même pied que la cigarette et l'alcool, mais il ne faut 
pas perdre de vue que c'est une drogue (comme l'alcool, mais dont les effets et la législation sont 
différents) surtout en ces temps ou la consommation de cannabis par les jeunes ne cesse 
d'augmenter.
Les adolescents essayent / commencent souvent le cannabis plus tôt que les autres drogues, et la 
demande de cannabis par les jeunes ne cesse d'augmenter. Aux yeux des jeunes cette drogue a 
certains avantages, comme le fait qu'elle soit facile à se procurer, qu'elle soit sans danger (mais la 
neurotoxicité du cannabis est mal connue, et il comporte les même effets toxiques que le tabac). Les 
jeunes recherche ses effets et le rituel qu'il y a derrière la consommation. En effet, ils aiment la 
détente, le bien être, la convivialité, la complicité avec les pairs proposés par le cannabis. Si les 
jeunes testent le cannabis la première fois c'est souvent par curiosité de connaître tout cela, par 
envie de s'amuser et par besoin d'être conforme au groupe.
Cependant le cannabis n'est pas sans danger, il existe des symptômes psychotiques qui y sont liés, 
comme une dépersonnalisation, une déréalisation, une sensation de perte de contrôle de soi, une 
peur de mourir, des idées paranoïdes et une peur panique irrationnelle. Qui plus est, le sevrage 
amène encore d'autres symptômes, comme l'anxiété, l'agressivité, l'insomnie, la fatigue musculaire, 
les perturbations de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle, des diarrhées, des gastralgies, 
une transpiration excessive, des tremblements, des spasmes musculaires, une hyperthermie, un état 
pseudo­grippal, etc. 
En outre il existe une possibilité de faire un Bad Trip, qui est une intoxication aiguë. 
Il est important de ne pas banaliser le cannabis, car les risques sont souvent peu connus, mais ils 
sont présents malgré tout (cf. ci dessus), et un joint correspond à sept cigarettes. Une consommation 
excessive de cette drogue est donc à éviter.
● 3 Législation des drogues: Sortir des impasses de la prohibition
Grille d'évaluation de la qualité des sources
BENARD, V., Législation des drogues: sortir des impasses de la prohibition, In Institut Hayek, Site 
de libéralisme et atlantisme, adresse URL: http://www.fahayek.org/index.php?
option=com_content&view=article&id=67:llisation­des­drogues­­sortir­des­impasses­de­la­
prohibition&catid=68:tribunes&Itemid=40 (page consultée le 21/07/2010)
Questions Réponses Evaluation
QUI?
Crédibilité (provenance, 
réputation de l'auteur)
Provenance:
Site de l'institut Hayek
Réputation de l'auteur:
Vincent Bénard est un collaborateur scientifique de 
2
l'institut Hayek, institut qui visiblement prône le 
libéralisme et l'atlantisme.
POURQUOI?
Objectivité (but 
poursuivi, point de vue 
exprimé identique / 
contradictoire)
Le but de cet article est d'expliquer pourquoi il serait 
nécessaire de légaliser les drogues, qui pour l'instant 
sont prohibées. C'est un article intéressant mais pas 
tout à fait objectif puisqu'il nous pousse à croire que 
la légalisation serait la meilleure solution, or rien n'a 
encore été prouvé. Le texte vaut néanmoins la peine 
d'être lue et observé.
2
COMMENT?
Exactitude (résultat de 
recherches ou opinions)
L'article se projette dans le futur sur base des faits 
réels. On ne sait pas prévoir le futur, donc rien ne 
prouve que les suggestions faites par l'article soient 
correctes, mais les idées sont intéressantes et 
l'argumentation est bonne.
2
QUAND?
Actualité (récent ou pas?)
Décembre 2003. 
Etant donné que la situation de la légalisation est 
toujours la même qu'en 2003, ce n'est pas trop 
dérangeant.
3
OU?
Provenance (pays, langue, 
traduction)
France
2
SUJETS ABORDES La légalisation des drogues
EVALUATION FINALE Il est intéressant de voir comment le monde pourrait 
évoluer si les drogues étaient légalisées.
11/20
Grille d'évaluation de la pertinence des sources
Questions OUI NON
● Le document est adapté à mon type de recherche?
○ Le sujet abordé est utile à ma recherche?
○ Le document répond au niveau d'information exigé par le 
professeur?
X
● Le document choisi propose un point de vue
○ Complémentaire X
○ Contradictoire
○ Redondant
● L'information est assez récente pour mon sujet? X
● Le document convient à mon niveau de compréhension? X
● Source retenue? X
● Justification: Il est intéressant de voir les conséquences que 
pourrait avoir la légalisation des drogues.
Résumé des sources.
Actuellement la politique des drogues est celle de la prohibition et de la répression. 
Vincent Bénard affirme que la politique de légalisation, de la production et du commerce de toutes 
les drogues, est une voie prometteuse.
En effet, si la drogue est un problème actuellement, c'est parce qu'elle est prohibée, or, le cannabis 
n'est pas plus dangereux que l'alcool ! Si l'alcool est en vente libre, pourquoi pas le cannabis? 
L'alcool fait globalement plus de dégâts que le cannabis, or on n'envisage pas sa prohibition, on a 
déjà tenté, et les résultats furent peu probants.
Propriétés du cannabis:
– Pas de risque létal
– Action à long terme sur le cerveau (baisse de la volonté, troubles des capacités intellectuelles, 
troubles de la personnalité)
– Peu de dépendance physique
– Diminution de la volonté jusqu'aux pulsions suicidaires
– Diminution de la vigilance routière
– La drogue est chère, les consommateurs sont prêts à tout pour en obtenir (deal, vol, racket, etc.) 
plutôt que de se sevrer.
Le cannabis n'est pas une drogue dure, le fait de laisser croire le contraire aux jeunes, c'est leur 
rendre le passage du cannabis aux vraies drogues dures plus facile ! 
Pourquoi serait­il bien de légaliser le cannabis/ les drogues?
– La drogue est actuellement très chère, ça permettrait de faire baisser les prix, et donc la 
criminalité qui y est relative.
– Si la drogue était légalisée, ça permettrait une libre et saine concurrence dans le marché des 
drogues.
– Actuellement, en plus d'être chère, la drogue est très souvent coupée, ce qui peut être dangereux. 
Si la drogue était légalisée, cela permettrait de contrôler sa qualité.
– Si la drogue était vendue en vente libre, les dealers ne feraient plus autant de profits, et leur 
nombre diminuerait sensiblement.
– Les prisons ne seraient plus aussi encombrées par les dealers.
Quel impact aurait une baisse des prix de la drogue?
– Les consommateurs ne devraient plus tomber dans la spirale de la délinquance et de la 
prostitution
– Le nombre de vols commis pour se procurer de la drogue, diminuerait, pour presque atteindre le 
niveau zéro. La police serait ainsi plus libre pour s'occuper d'autres problèmes.
Quel impact auraient la légalisation et la baisse des prix de la drogue sur la consommation?
On n'en a aucune idée ! 
Actuellement, il est facile de se procurer de la drogue, qui plus est, les dealers utilisent des stratégies 
'marketing' pour faire marcher leur commerce, en proposant la première dose gratuite, par exemple.
La légalisation ferait diminuer les dealers de rue, donc pour tomber dans la drogue, il faudrait faire 
le premier pas soi même, rentrer dans une pharmacie qui vendrait de la drogue, en acheter, et 
s'initier seul. 
Il faut savoir qu'une société sans drogue est utopique ! Reste à savoir quel serait l'impact d'une 
légalisation de la drogue; la consommation augmenterait­elle, diminuerait­elle ou bien stagnerait­
elle dans un tel cas?
○ 4 Jeunes & Drogues
Grille d'évaluation de la qualité des sources
VANDERCAMMEN, M., Jeunes & Drogues, In Jeunes & Drogues, Site de OIVO­CRIOC, adresse 
URL: www.oivo­crioc.org/files/fr/4747fr.pdf (page consultée le 19/07/2010)
Question Réponse Evaluation
QUI?
Crédibilité (provenance, 
réputation de l'auteur)
Provenance:
Document téléchargé sur internet.
Rapport du CRIOC (= Centre de recherche et 
d'information des organisations de consommateurs.)
Réputation de l'auteur:
Marc Vandercammen, directeur du CRIOC
4
POURQUOI?
Objectivité (but 
poursuivi, point de vue 
exprimé identique / 
contradictoire)
Ce rapport est écrit par un centre de recherche 
reconnu, le CRIOC, il vise à informer sur le sujet des 
jeunes & de la drogue. 
Ce rapport met en avant des statistiques sur la drogue 
(dont le cannabis), basées sur des enquêtes.
Il est exempt de toute publicité.
4
COMMENT?
Exactitude (résultat de 
recherches ou opinions)
Le rapport est documenté, puisque basé sur des faits 
réels et sur le témoignages de nombreuses personnes.
La présentation est claire, structurée et illustrée.
Les statistiques sont à jour.
4
QUAND?
Actualité (récent ou pas?)
Février 2010
4
OU?
Provenance (pays, langue, 
traduction)
Belgique.
4
SUJETS ABORDES Statistiques sur les jeunes Belges et la drogue.
Un grand nombre de points relatifs aux jeunes et à la 
drogue sont abordés.
EVALUATION FINALE Très intéressant car complet, récent, simple, 
structuré. Travail basé sur de nombreuses 
témoignages, rédigé par des un spécialiste dans le 
domaine des études de marchés et de la 
consommation.
20/20
Grille d'évaluation de la pertinence des sources.
Questions OUI NON
● Le document est adapté à mon type de recherche?
○ Le sujet abordé est utile à ma recherche?
○ Le document répond au niveau d'information exigé par le 
professeur?
X
● Le document choisi propose un point de vue
○ Complémentaire
○ Contradictoire
○ Redondant
X
X
● L'information est assez récente pour mon sujet? X
● Le document convient à mon niveau de compréhension? X
● Source retenue? X
● Justification: Ce document rassemble des chiffres très intéressant 
sur lequel je pourrais aisément me baser pour mon travail. Il est 
clair, structuré, écrit à titre informatif et donc objectif.
Résumé des sources.
Actuellement, 1 jeune sur 4 entre 12 et 17 ans a déjà consommé du cannabis. Entre le début des 
années 2000, et 2007, ce chiffre a augmenté de 10% , il stagne depuis 2007. Une partie de ces jeunes 
continue à en consommer, 1 jeune sur 10, plus exactement. Ce chiffre a diminué par rapport à 2007.
Le cannabis se consomme de différentes manières:
– Sous forme de joint
– 82% des consommateurs l'utilisent sous cette forme.
– 8% des jeunes le consomme sous cette forme.
– Sous forme de narguilé
– 61% des consommateurs l'utilisent sous cette forme.
– 6% des jeunes le consomme sous cette forme.
– Avec des aliments, comme le space cake
– 29% des consommateurs l'utilisent sous cette forme.
– 4% des jeunes le consomme sous cette forme.
Certains consommateurs utilisent le cannabis de plusieurs manières différentes.
Qui sont les plus gros fumeurs?
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