Etat de la planète et raisons d'espérer

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Pour en savoir plus sur la non-violence et sur la résolution non-violente de conflits , sur les « chercheurs d’humanité » (non-violence, alternatives économiques, écologie, changement sociétal, spiritualité) : www.irnc.org, rubrique « Diaporamas »

Les maux qui menacent la planète Terre et ses habitants : guerre, destruction de l'environnement, crise écologique, économie débridée, crise financière, crise alimentaire, faim, sous-alimentation, misère, perte de sens
Les raisons d'espérer : effondrement des dictatures, construction d'une société politique à l'échelle mondiale, role des femmes, nouveaux concepts, Internet, développement personnel

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Etat de la planète et raisons d'espérer

  1. 1. Histoire et actualité du Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN) Étienne Godinot .05.3.2017
  2. 2. Sources Ce diaporama est principalement inspiré du travail réalisé par Guillaume Gamblin (photo), membre du MAN et journaliste à la revue Silence, publié dans le numéro 134 de la revue Alternatives non-violentes intitulé La non-violence, une aventure collective (mars 2005) . Ce numéro présente les organisations suivantes, présentées par ordre chronologique de leur date de création : - Mouvement International de la Réconciliation (MIR, 1919) - Communauté de l’Arche de Lanza del Vasto (1948) - Revue Alternatives non-violentes (1973) - Mouvement pour une Alternative non-violente (MAN, 1974) - Le Cun du Larzac (1975, aujourd’hui disparu et devenu IECCC) - Revue Non-violence Actualité (1977, aujourd’hui disparue) - Institut de recherche sur la Résolution Non-violente des Conflits (IRNC, 1984) - Instituts de formation du MAN (IFMAN, 1989) - Equipe de Paix dans les Balkans – Balkan Peace Team (1994, EPB-BPT, ) - Fonds associatif Non-violence XXI (2001)
  3. 3. L’état de notre planète • Crise écologique majeure : - pollution de l’air, des cours d’eau, de la mer, des sols, - destruction des écosystèmes, - épuisement des ressources naturelles (ressources halieutiques, forêts, nappes phréatiques, minerais, énergies fossiles), - atteintes graves à la biodiversité, - réchauffement climatique,
  4. 4. L’état de notre planète Cette crise écologique est provoquée par la puissance technologique et la démesure de l’homo sapiens sapiens (ou homo demens ?) son déficit de spiritualité et de bon sens et la perte de ses liens avec l’Univers. Le mode de production et de consommation initié par les pays occidentaux - et largement copié par la Chine, l’Inde, etc. - est incompatible avec les ressources de la planète.
  5. 5. L’état de notre planète • Crise financière et économique déclenchée par la rapacité et l’irresponsabilité des banques, mais aux causes plus profondes (par ex. : - financiarisation de l’économie, écart entre les transactions financières et l’économie réelle, - spéculation sur les matières premières, etc.)
  6. 6. L’état de notre planète • Crise alimentaire - perte des terres agricoles (urbanisation, routes, érosion éolienne et pluviale suite à la suppression des haies, etc.) et déforestation - disparition des savoir-faire agricoles - disparition de la biodiversité - disparition des paysans
  7. 7. L’état de notre planète • Crise alimentaire - Effet dévastateur des politiques de libéralisation des marchés agricoles : invasion des marchés des pays du Sud par des productions alimentaires subventionnées des pays industrialisés (blé, volailles « hors sol », etc. - Développement insensé des agrocarburants destinés aux véhicules au détriment de la nourriture des hommes
  8. 8. L’état de notre planète - Abandon des agricultures familiales et paysannes au profit de l’agribusiness, destiné notamment à l’alimentation animale, encouragé par les États malgré ses dégâts sociaux et environnementaux, car il génère des impôts et des devises.
  9. 9. L’état de notre planète Dans les pays du Sud Expropriation des populations tribales par les sociétés multinationales (minières, agricoles, forestières, touristiques) avec l’accord ou la passivité des pouvoirs publics. Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants déracinés, privés de moyens de subsistance, sont en errance ou grossissent les bidonvilles d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie.
  10. 10. L’état de notre planète La misère chasse la pauvreté La pauvreté - la frugalité, la simplicité, la rusticité - est la condition la plus ordinaire des hommes et des femmes depuis des millénaires. Elle était intégrée dans une culture de l’autonomie et de la solidarité, de la joie de vivre et de la beauté.
  11. 11. L’état de notre planète La misère chasse la pauvreté Le soi-disant « développement » a supprimé les anciens savoirs et réseaux de subsistance. Des centaines de millions d’êtres humains sont peu à peu déracinés de leur mode de vie traditionnel et des milieux naturels ou humains où ils pouvaient vivre avec sobriété, mais avec dignité, des fruits de leur travail.
  12. 12. L’état de notre planète 1,4 milliard d’être humains n’ont pas accès à l’eau potable. 1 milliard ne savent ni lire ni écrire. 20 % de la population mondiale disposent de 80 % de la richesse. L’aide fournie par les pays riches est inadéquate tant en qualité qu’en quantité et n’arrête ni ne compense les dégâts commis par un système économique prédateur.
  13. 13. L’état de notre planète • Dans les pays « riches », crise du sens provoquée par la surconsommation des uns et la misère des autres, le déficit de vie intérieure, l’individualisme, la compétition exacerbée dans tous les domaines de la vie (économie, éducation, sport) : occultation de la réalité de la vieillesse et de la mort, fuite en avant technologique sans règles éthiques, replis identitaires, etc.
  14. 14. L’état de notre planète • Dans les pays riches, la pauvreté et la misère restent présentes ou progressent (inégalités économiques, handicaps, exclusions, discriminations). La non couverture de besoins fondamentaux (se loger, se nourrir, se soigner, se déplacer, s’exprimer, vivre en sécurité) génère un sentiment d’impuissance.
  15. 15. Le cercle vicieux de l’exclusion Chômage Inactivité, précarité Manque de formation et de qualification Echec scolaire, illettrisme Pb de santé ou de dépendances Pb de famille, échec conjugal, famille monoparentale Manque de revenus, palliatifs de dérive, endettement Pb de logement Sentiment d’échec, d’incapacité
  16. 16. L’état de notre planète Le mal-être des individus et le mal-être des sociétés sont indissociables : – course au pouvoir – séduction de l’avoir – déficit de sens
  17. 17. L’état de notre planète • Domination, course au pouvoir, course aux armements : les dépenses militaires mondiales annuelles sont de 1 300 milliards de dollars
  18. 18. L’état de notre planète • Séduction de l’avoir et de la richesse matérielle : les dépenses publicitaires mondiales sont de près de 700 milliards de dollars
  19. 19. De nouveaux risques Les risques d’agression, de déstabilisation ou de contrôle de notre société sont nouveaux : - assassinats et attentats menés par des organisations terroristes, comme Daech - risques de coup d’État ou d’arrivée au pouvoir par la voie électorale d’un régime très autoritaire ou dictatorial, fondé sur une idéologie d’exclusion ou de xénophobie, par exemple à la suite d’une grave crise alimentaire, économique, financière, sociale et/ou écologique. Photos : - L’attentat contre les Twin Towers à New-York le 11 septembre 2001 - La crise du système économique actuel ne fait que commencer
  20. 20. L’état de notre planète • Compétition contre les autres ou contre soi, avenir bouché, vie sans but, déficit de sens : le trafic des stupéfiants est de 600 milliards de dollars par an
  21. 21. Des raisons d’espérer - Effondrement des dictatures (Amérique latine, Philippines, URSS, Europe de l’Est), de l’apartheid en Afrique du Sud, de régimes corrompus (Tunisie) - Construction d’une société politique à l’échelle mondiale (ONU, Europe, conférence de Rio, Kyoto, etc.) - Irruption de l’inattendu, y compris en politique.
  22. 22. Des raisons d’espérer • Le "printemps arabe" à partir de décembre 2010 : Tunisie, Égypte, Libye, Bahreïn, Yémen, Syrie. La Tunisie est à ce jour le seul pays où il ait été durable. • Le mouvement des “indignés” : Espagne, Portugal, France, Allemagne, Italie, Royaume Uni, Belgique, Grèce, États-Unis, aux conséquences difficilement évaluables.
  23. 23. L’irruption de l’improbable Edgar Morin donne des exemples : - Victoire improbable de la petite démocratie athénienne sur le grand empire perse, colosse aux pieds d’argile - Victoire improbable des Chrétiens sur l’empire romain (fausse victoire, car elle a perverti le christianisme qui est devenu l’allié du pouvoir politique…) - Victoire improbable des philosophes des Lumières sur le système monarchique - Victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie, improbable jusqu’en décembre 1941. Le Conseil National de la Résistance a même construit en pleine guerre le nouveau pacte social pour l’avenir. Photos : Voltaire, Jean Moulin
  24. 24. L’irruption de l’improbable - Élection de Vaclav Havel (1993) et de Nelson Mandela (1994) peu après leur sortie de prison où ils avaient été détenus politiques. - Élection d’un noir à la présidence des États-Unis en 2008 - En 1960, Che Guevara demande à Fidel Castro : « Quand les États-Unis reconnaîtront-ils Cuba ? ». Fidel Castro lui répond : « Quand le président des États-Unis sera noir et le pape argentin ! ». Photos : Vaclav Havel, Nelson Mandela, Barak Obama, pape François
  25. 25. Des raisons d’espérer - Prise de conscience de la gravité de la situation par l’opinion publique; - Prise de conscience du rôle des femmes dans le changement de la société; - Émergence d’une nouvelle spiritualité et d’une « intériorité citoyenne »; - Dialogue interculturel et interreligieux;
  26. 26. Des raisons d’espérer - Nouveaux concepts pour penser et pour agir (indice de développement humain, compensation carbone, responsabilité sociale et environnementale des entreprises, investissements socialement responsables, etc.) - Nouveaux modes d’entreprenariat - Alliance des associations et mouvements alternatifs
  27. 27. Des raisons d’espérer - Réflexion sur les processus de changement en profondeur - Prise de conscience de la nécessité d’une action à trois niveaux : * la transformation personnelle * la qualité des relations humaines au quotidien dans les milieux de vie et de travail * le changement sociétal Photo : Patrick Viveret, Edgar Morin, Nicolas Hulot
  28. 28. Des raisons d’espérer - Nouveaux comportements des citoyens, des consommateurs (tri sélectif, covoiturage, tourisme solidaire etc.) - La mise en lien et la mobilisation très rapide de millions de citoyens par Internet et les réseaux sociaux
  29. 29. Les États généraux du pouvoir citoyen Le 12 octobre 2013, à la Bourse du travail (Paris), la journée de lancement des États généraux du pouvoir citoyen (initiés par Claude Alphandéry, Patrick Viveret, Michel Dinet et Pierre Larrouturou) rassemble 140 réseaux associatifs. Le principe de cette rencontre : créer un espace commun d’échange et de construction entre les acteurs de la société civile pour relier et rendre visible les initiatives citoyennes de terrain. En clair, montrer que des alternatives existent et faire travailler ensemble tous celles et ceux qui œuvrent pour plus de justice sociale et pour une nouvelle donne en matière économique, sociale, environnementale, démocratique, etc.
  30. 30. Le serment de Paris Le 12 décembre 2015, à l’occasion de la COP21 et de l’accord de Paris pour le climat, le Serment de Paris, sur le modèle de celui du Jeu de Paume en 1789, réunit des personnes et réseaux sociaux venant de cultures et traditions différentes sur un objectif commun : « consacrer toutes nos capacités, toute notre créativité, nos compétences et nos ressources intellectuelles, émotionnelles, artistiques, matérielles et immatérielles, à l’accélération immédiate et sans plus tarder de la grande transition vers des énergies renouvelables et non polluantes, à l’abandon des énergies fossiles et des modes de production et de consommation destructeurs pour les humains et pour notre planète, à la mise en œuvre partout, et à toutes les échelles, de nos familles à nos villages ou nos cités, à nos régions et nations, d’une nouvelle économie respectueuse de la vie, de la santé, de l’épanouissement des êtres humains, ainsi que de la biodiversité et des grands équilibres de tous les écosystèmes terrestres et sous-marins dont dépend la survie de l’humanité. »
  31. 31. Des raisons d’espérer présentées dans un film Le film de Cyril Dion et Mélanie Laurent paru en 2015, un immense succès, explore le monde en quête de solutions capables de sauver la planète et l’humanité. À partir des expériences les plus abouties dans tous les domaines (agriculture, énergie, industrie, habitat, économie, démocratie, éducation), et dans divers pays (France et île de la Réunion, Danemark, Finlande, Belgique, Inde, Grande-Bretagne, États- Unis, Suisse, Suède et Islande), il présente un avenir possible.
  32. 32. Des raisons d’espérer - Au premier rang des nouveaux schémas de pensée et des nouveaux modes d’action, la résolution non-violente des conflits. Photos : M.K. Gandhi, Rajagopal PV
  33. 33. Quelques citations « Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve. » Friedrich Hölderlin « L’homme ne s’est jamais grandi qu’en luttant pour faire reculer les limites du possible. » Jean-Marie Muller « Ce qui fait de l’homme un animal distinct de tous les autres êtres vivants, c’est sa capacité à imaginer des alternatives en se basant sur les virtualités du réel. » Daniel Innerariti
  34. 34. Quelques citations « L’optimiste est un imbécile heureux. Le pessimiste est un imbécile malheureux. » Georges Bernanos « Je m’intéresse beaucoup à l’avenir, car c’est là que j’ai décidé de passer le restant de mes jours. » Woody Allen ■

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