Figures de la résistance
à l’occupation israélienne
de la Palestine
et de la recherche de paix
Étienne Godinot - 08.04.2017
Précisions
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été fournies par des sources diverses.
Ne pouvant nous ass...
Moïse Maïmonide Baruch Spinoza Franz Kafka Sigmund Freud Henri Bergson
Espagne Pays-Bas Bohème Autriche France
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Les Juifs persécutés durant l’histoire…
Les Juifs ont subi tout au long de leur histoire des persécutions odieuses
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Comment se fait-il que l’État et la majorité du peuple
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La non-violence des Palestiniens
Dans ce contexte, il faut indiquer l’absence de haine et l’attitude
globalement non-viole...
Une non-violence qui dérange…
Cette non-violence des Palestiniens inquiète d’ailleurs les Israéliens
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Refuser la violence,
… y compris les jets de pierres
Face à une des armées les plus puissantes et entraînées du monde, la
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De grandes campagnes non-violentes ?
Que faire alors ? Ce sont les Palestiniens qui trouveront la
réponse, en lien avec le...
De grandes campagnes non-violentes ?
Ces campagnes, articulées à la campagne BDS (Boycott,
Désinvestissement, Sanctions), ...
Shalom Salam Paix
Les personnes présentées dans ce diaporama sont favorables à des
compromis permettant une cohabitation p...
Figures de la résistance
à l’occupation israélienne
de la Palestine
et de la recherche de paix
1 - 1900 à 1949
Yeshayahou Leibowitz
(1903-1994), chimiste, historien de la science, philosophe, moraliste et
écrivain israélien né en Let...
Yeshayahou Leibowitz
dans l'occupation de territoires palestiniens, affirmant que l'occupation
détruit la moralité de l’oc...
Bruno Hussar
(1911-1996), né au Caire d’un père juif hongrois et d’une mère
française. Sort ingénieur de l’École Centrale ...
Yehudi Menuhin
(1916-1999), violoniste états-unien d’origine juive, puis citoyen suisse.
Premier violon de l’orchestre phi...
Stéphane Hessel
(1917-2013), diplomate et militant politique français né allemand, grand-
père Juif polonais . Normalien, ...
Uri Avnery
Juif allemand né en 1923. Sa famille fuyant le nazisme, arrive en
Palestine en 1933. Fonde en 1946 le mouvement...
Mattityahu Peled
(1923-1995), général israélien, membre de l’état-major et artisan de la victoire
de la Guerre des Six Jou...
Reuven Moskovitz
Juif né en 1928 en Roumanie, survit à la Shoah. Émigre en 1947 en
Palestine, cofonde un kibboutz. Dès 196...
Rima Tarazi
Palestinienne née en 1932. Études de musique à Paris et de
psychologie à Beyrouth. Musicienne, pianiste, chant...
Michel Sabbah
Palestinien né en 1933, études à Beyrouth et à Paris. Patriarche
catholique latin de Jérusalem (Israël-Pales...
Edward Saïd
(1935-2003), théoricien littéraire, critique, intellectuel et pianiste états-
unien d’origine palestienne. Pro...
Zeev Sternhell
Né en 1935 dans une famille juive de la Galicie polonaise, enfance en
France. Historien et penseur politiqu...
Lillian Rosengarten
Née en 1935 à Frankfurt, États-unienne. Ses parents, Juifs allemands,
fuient le nazisme et émigrent au...
Marek Halter
Né en 1936, écrivain français, juif d'origine polonaise. Mime, peintre,
puis écrivain. Milite pour le respect...
Naïm Ateek
Né en 1937, Palestinien, Pasteur de l’Église anglicane,
fondateur du Sabeel Ecumenical Liberation Theology Cent...
Michael Nagler
Né en 1937, universitaire américain et militant de la paix états-unien, ex-
professeur de littérature, ex-p...
Violette Khoury
Née en 1938, palestinienne israélienne, chrétienne melkite. Est née
et vit toujours à Nazareth où elle a e...
Elias Chacour
Né en 1939. Arabe palestinien, citoyen d’Israël, archevêque de St
Jean d’Acre, Haïfa, Nazareth et Galilée de...
Elias Chacour
A organisé de nombreuses marches et actions pour la paix,
notamment après les massacres de Sabra et Chatila,...
Les habitants de Kafar Bire’m
Kafar Bire’m est le village natal d’Élias Chacour, en Haute Galilée,
pas loin de la frontièr...
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Israélien né en 1940 de parents émigrés de Pologne. Pendant sa
jeunesse, membre du mouvement Hashomer Hatzaïr (s...
Mahmoud Darwich
(1941-2008), poète palestinien. Originaire d’un village rasé par l’armée
israélienne. Profondément engagé ...
Rafi Walden
Né en France en 1942, survit à la traque des Juifs. Émigre en Israël
avec sa famille en 1951 suite au décès de...
Rafi Walden
« Nous assistons à une diabolisation et à une déshumanisation de
l’adversaire, principalement parce qu’il n’y ...
Daniel Barenboïm
Né en 1942 à Buenos-Aires de parents juifs d’origine russe. Pianiste et
chef d’orchestre de nationalité a...
Alain Michel
Français né en 1942. Dirige pendant 15 années l’ONG humanitaire
ÉquiLibre qui agit dans 25 pays, dénonce l’em...
Mubarak Awad
Palestinien né en 1943. Quand sa maison se retrouve dans un no
man's land entre les belligérants en 1948, dev...
Uri Davis
Né en 1943 à Jérusalem de parents juifs, anglais du côté de son
père, tchécoslovaque de celui de sa mère. Univer...
David Forman
(1945-2010), dramaturge, rabbin états-unien engagé dans la lutte
des Noirs pour les droits civiques et contre...
Maired Corrigan-Maguire
Née en 1944. Militante non-violente de l’Ulster. En août 1976, une
voiture de militants de l’Irish...
Ami Ayalon
Né en 1945, amiral israélien, ancien commandant de la flotte militaire,
directeur du Shin Beth (services de ren...
Tzvia Greenfeld
Née en 1945, Israélienne. Études d’histoire, docteur en philosophie
politique, a vécu 11 ans aux États-Uni...
Zahira Kamal
Palestinienne née en 1945, ex-professeure de physique et chimie à
l’École de formation des professeurs. En dé...
Amram Mitzna
Né en 1945, de parents juifs émigrés d’Allemagne. Militaire et
homme politique israélien. Général, puis maire...
Danny Rothschild
Général de réserve israélien né en 1946. Chef du renseignement militaire puis
administrateur militaire de...
Jeff Halper
Né en 1946, anthropologue juif états-unien, auteur, conférencier et
militant politique, installé en Israël en ...
Shlomo Sand
Né en 1946 en Autriche de parents juifs. Passe ses deux premières
années de vie dans des camps de réfugiés jui...
Shlomo Sand
En réalité, jusqu'à l'avènement du sionisme, ces populations ne se
définissaient qu'à travers leur appartenanc...
Émile Shoufani
Né en 1947, théologien et éducateur chrétien arabe, de nationalité
israélienne. Expulsé avec sa famille en ...
David Chemla
Français d’origine juive né en Tunisie en 1948. Consultant en informatique
et écrivain, a vécu 10 ans en Isra...
David Chemla
« Depuis 1967, les lieux permanents de rencontre entre les deux
sociétés sont ceux de leur confrontation : le...
Saman Khoury
Palestinien, né en 1948. Emprisonné 2 ans en 1977 pour son activité
politique au FDPLP, puis 4 ans en 1988 co...
Yasser Abd Rabbo et Yossi Beilin
Y.A.R., né en 1944, homme politique palestinien, ancien membre du
comité exécutif de l'OL...
Sari Nusseibeh
Né en 1949, Palestinien, docteur en philosophie à l’université de Harvard,
professeur à l’université de Bir...
Sari Nusseibeh
Rédige et diffuse en 2002 -2003, avec l’Israélien Ami Ayalon, l’appel
The people’s Voice ("La voix des peup...
Lynn Gottlieb
Née en 1949, États-unienne. Première femme rabbin dans le Jewish
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Michel Warschawski
Né en 1949, fils du Grand rabbin de Strasbourg. Journaliste,
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Michel Warschawski
« L’ensemble des institutions de ce régime colonial, et je dirais
même presque tous les partis politiqu...
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Nurit Peled-Elhanan
Israélienne née en 1949, fille du général Matti Peled, professeure de
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Figures de la résistance à l'occupation israélienne de la Palestine et de la recherche de paix. Acteurs nés entre 1900 et 1949

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Ce diaporama présente des figures, principalement israéliennes et palestiniennes, de la résistance à l'occupation israélienne de la Palestine et de la recherche d'une solution politique pacifique à ce conflit

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Figures de la résistance à l'occupation israélienne de la Palestine et de la recherche de paix. Acteurs nés entre 1900 et 1949

  1. 1. Figures de la résistance à l’occupation israélienne de la Palestine et de la recherche de paix Étienne Godinot - 08.04.2017
  2. 2. Précisions - Les images présentées dans ces diaporamas nous ont été fournies par des sources diverses. Ne pouvant nous assurer qu’elles ne sont pas soumises au régime des droits d’auteur, nous prions leurs ayants- droit éventuels de nous préciser s’ils souhaitent que nous les retirions. - Vos suggestions pour corriger et compléter ces diaporamas seront les bienvenues
  3. 3. Moïse Maïmonide Baruch Spinoza Franz Kafka Sigmund Freud Henri Bergson Espagne Pays-Bas Bohème Autriche France L’immense fécondité de la communauté juive La communauté juive a donné au monde d’immenses hommes spirituels, scientifiques, créateurs, psychologues, sociologues, pédagogues, écrivains, artistes. Albert Einstein Marc Chagall Primo Levi Janusz Korczak Moshe Feldenkrais Georges Moustaki Allemagne Biélorussie Italie Pologne Ukraine Grèce
  4. 4. Les Juifs persécutés durant l’histoire… Les Juifs ont subi tout au long de leur histoire des persécutions odieuses (accusation de la responsabilité de la Peste noire, discriminations, expropriations, expulsions, tortures, exécutions) commises par l’Église catholique dès le 4ème siècle et notamment pendant les Croisades et l’Inquisition espagnole, par les Musulmans, par les Orthodoxes, les nationalistes (pogroms en Russie de 1880 à 1920 : 60 000 morts, en Lituanie, en Syrie, etc.), et par les communistes. La haine et la folie ont atteint leur paroxysme pendant la Shoah (en hébreu, la "catastrophe") pendant la 2ème Guerre mondiale : le régime nazi a exterminé systématiquement 6 millions de Juifs (les 2/3 des Juifs d'Europe, environ 40 % des Juifs du monde).
  5. 5. … et devenus aujourd’hui persécuteurs Comment se fait-il que l’État et la majorité du peuple d’Israël, composé à 75 % de Juifs, puissent traiter aujourd’hui le peuple palestinien avec autant de mépris et d’inhumanité ? Israël a pris à la Palestine la majorité de son territoire, - d’abord lors de la création de l’État d’Israël en 1948 qui ne respectait pas le plan de partage de l’ONU de novembre 1947 (la nakba : en arabe, la "catastrophe"), - puis lors de la guerre des 6 jours en 1967.
  6. 6. Accaparement des terres, étranglement économique, discrimination Israël continue à expulser les Palestiniens de leurs terres, à créer des colonies Israéliennes en Cisjordanie, (cf. cartes ci-dessous), à les enfermer dans des ghettos ou derrière des murs, à les priver d’eau, de liberté de circuler, fait un blocus maritime de Gaza et traite les habitants palestiniens de Jérusalem-Est comme des citoyens de seconde zone.
  7. 7. La non-violence des Palestiniens Dans ce contexte, il faut indiquer l’absence de haine et l’attitude globalement non-violente du peuple palestinien, sauf quand les dirigeants ou les partis incitent à la violence, par exemple pendant la 2ème Intifada. Bien sûr, il y a des extrémistes palestiniens qui nient la Shoah, qui refusent au peuple israélien le droit d’exister, qui commettent des attentats-suicide, qui envoient des roquettes. Mais les visiteurs étrangers sont frappés par la patience et par l’espérance de ce peuple méprisé depuis si longtemps, par ces mères qui demandent à leur fils de ne pas jeter des pierres aux soldats israéliens, par ces paysans qui replantent des oliviers pour remplacer ceux qui ont été arrachés par l’armée israélienne, qui reconstruisent les maisons détruites, par ces vieux sages qui affirment « There is henaf room for two people » ("Il y a assez d’espace ici pour deux peuples").
  8. 8. Une non-violence qui dérange… Cette non-violence des Palestiniens inquiète d’ailleurs les Israéliens les plus durs, qui n’hésitent pas à expulser les leaders palestiniens non-violents (par ex. Mubarak Awad). L’assassinat par Israël, le 22 mars 2004, du leader spirituel du Hamas, Cheick Ahmed Yassine (image du haut), alors qu’il multipliait des déclarations particulièrement constructives par rapport au discours traditionnel de son organisation, avait probablement pour objectif une multiplication d’opérations kamikazes palestiniennes encore plus meurtrières, qui justifieraient bien sûr l’occupation militaire. L’historien israélien Zeev Sternhell (image du bas) soutient que les services secrets israéliens ont soutenu la création du Hamas, partisan de la lutte armée, pour saper l’autorité de l’Organisation de Libération de la Palestine - OLP, ouverte au dialogue.
  9. 9. Refuser la violence, … y compris les jets de pierres Face à une des armées les plus puissantes et entraînées du monde, la rébellion armée des Palestiniens s’avère depuis plus de 60 ans un échec et une erreur. La non-violence implique non seulement le refus des attentats et des armes (qu’elles soient des roquettes envoyées sur Israël par le Hezbollah ou des bombes), mais aussi le refus des jets de pierres. Ce défoulement - que l’on peut comprendre, notamment de la part des jeunes - est certes un signe de résistance. Mais il est aussi un danger pour les policiers ou militaires visés. Il ne peut que renforcer l’adhésion des destinataires et de la population israélienne à la politique sécuritaire du gouvernement. Il donne aux Israéliens la justification de la répression violente et de l’enfermement dans des ghettos.
  10. 10. De grandes campagnes non-violentes ? Que faire alors ? Ce sont les Palestiniens qui trouveront la réponse, en lien avec leurs alliés Israéliens opposés à l’occupation et à l’apartheid. On pourrait imaginer des campagnes régulières de désobéissance civile (une journée tous les 3 ou 6 mois), réunissant les Palestiniens de Cisjordanie, de Gaza, les Bédouins du Néguev : par exemple, des tentatives de franchissement des checkpoints par des milliers de manifestants formés à l’action non-violente.
  11. 11. De grandes campagnes non-violentes ? Ces campagnes, articulées à la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), pourraient être relayées puissamment par la presse et par les diasporas palestinienne et israélienne à travers le monde. Elles contribueraient à "rééquilibrer les plateaux de la balance", et à rendre possible une négociation sur un pied d’égalité entre les Palestiniens et Israël. Voir sur www.irnc.org les diaporamas Qu’est ce que la non-violence ? Les moyens et les étapes d’une campagne d’action non-violente Stratégie de la désobéissance civile, etc. Photos : - La marche du sel menée par Gandhi en 1930 - Le boycott des bus de Montgomery mené par Martin Luther King en 1955 - La marche JanSatyagraha menée par le mouvement Ekta Parishad en 2012
  12. 12. Shalom Salam Paix Les personnes présentées dans ce diaporama sont favorables à des compromis permettant une cohabitation pacifique des deux communautés, et opposées à tout ce qui peut rendre difficile ou impossible les négociations, comme l’implantation de nouvelles colonies. Beaucoup d’entre elles sont favorables à l’action non-violente exerçant une pression et une contrainte pour "rééquilibrer la balance" et rendre possible une négociation. Les personnes dont le nom est en bleu dont israéliennes ou d’ascendance juive. Celles dont le nom est en vert sont palestiniennes. Celles dont le nom prénom et le nom sont de couleurs différentes sont palestiniennes de nationalité israélienne. Celles dont le nom est en noir ne sont ni palestiniennes, ni israéliennes, ni juives, mais engagées dans la lutte pour les droits des Palestiniens.
  13. 13. Figures de la résistance à l’occupation israélienne de la Palestine et de la recherche de paix 1 - 1900 à 1949
  14. 14. Yeshayahou Leibowitz (1903-1994), chimiste, historien de la science, philosophe, moraliste et écrivain israélien né en Lettonie (alors dans l’empire russe). Études et doctorats à Berlin et à Bâle. Émigre en Palestine en 1934. Supervise la rédaction de l'Encyclopaedia Hebraïca de 1956 à 1972. Religieux et sioniste, mais fervent combattant du "sionisme religieux". Hostile à l’arme nucléaire. Un des intellec-tuels les plus marquants de la société israélienne, surnommé en Israël "le prophète de la colère". Tonne contre le rabbinat, « une des institutions les plus méprisables dans l’histoire du peuple juif ». Pendant l’invasion du Liban en 1982, affirme que les exactions des soldats israéliens au Liban démontrent « l'existence d'une mentalité judéo-nazie ». Ardent critique de la politique israélienne, tant dans le système de gouvernement (coalitions de partis, corruption) que ../..
  15. 15. Yeshayahou Leibowitz dans l'occupation de territoires palestiniens, affirmant que l'occupation détruit la moralité de l’occupant. Soutient les objecteurs de conscience refusant de servir dans les Territoires occupés. « Israël n'est pas l’État du judaïsme, Israël est l’État de certains Juifs contemporains. » « L’occupation de la Palestine fait perdre son âme au peuple d’Israël. » « Si l’État d’Israël ne conclut pas la paix avec ses voisins arabes, avec le temps, il ne pourra pas continuer à exister. Pour durer vraiment, il a besoin de la paix. » « La violence est devenue l’essence de l’État d’Israël. La violence est devenue, chez nous, monnaie courante. Et nous nous sommes habitués à vivre avec elle. »
  16. 16. Bruno Hussar (1911-1996), né au Caire d’un père juif hongrois et d’une mère française. Sort ingénieur de l’École Centrale de Paris avec "le désir de construire des ponts… entre les hommes". Devenu religieux dominicain, est envoyé en Israël en 1952 en raison de ses origines juives, et fonde à Jérusalem la Maison Saint-Isaïe, centre dominicain d'études du judaïsme. Obtient la nationalité israélienne en 1966. Fonde en 1970 près de Latrun, entre Jérusalem et Tel-Aviv, le village Neve Shalom - Wahat as Salam ("Oasis de Paix") où habitent plusieurs dizaines de familles d’Israéliens juifs et arabes qui oeuvrent à l’égalité des droits et à l’entente entre les 2 peuples. Plusieurs militant(e)s palestinien(ne)s reprochent aujourd’hui à Neve Shalom d’être une vitrine qui cache la réalité de l’occupation militaire israélienne.
  17. 17. Yehudi Menuhin (1916-1999), violoniste états-unien d’origine juive, puis citoyen suisse. Premier violon de l’orchestre philharmonique Lamoureux à Paris à l’âge de 10 ans. Un des plus grands violonistes du XXe siècle. Indésirable en URSS pour ses positions contre le régime soviétique. Joue pour les réfugiés palestiniens et prend position en faveur d'un État unique laïc israélo-palestinien. « Cette façon dévastatrice de gouverner par la peur, par le mépris de la dignité fondamentale de la vie, cette asphyxie continue d'un peuple dépendant devraient être les dernières méthodes adoptées par ceux qui, eux-mêmes, connaissent trop bien l'horrible signification, la souffrance inoubliable d'une telle existence... Cela n'est pas digne de mon grand peuple, les Juifs. »
  18. 18. Stéphane Hessel (1917-2013), diplomate et militant politique français né allemand, grand- père Juif polonais . Normalien, Résistant, déporté à Buchenwald, a été secrétaire de la commission qui a rédigé la Déclaration universelle des droits de l’homme, animée par René Cassin. A travaillé sur le développement, la coopération, l’immigration. Dans petit livre « Indignez-vous !» publié en 2010, explique que la situation de 3 millions de Palestiniens chassés de leur terre par Israël et privés de leurs droits les plus élémentaires est son principal sujet d’indignation aujourd’hui dans le monde. "Dans ces territoires occupés, les Palestiniens sont dans une constante mise à l’épreuve par la présence israélienne. Je pense en particulier au cas de Gaza : jamais l’occupation allemande n’a entouré le territoire français de tels obstacles."
  19. 19. Uri Avnery Juif allemand né en 1923. Sa famille fuyant le nazisme, arrive en Palestine en 1933. Fonde en 1946 le mouvement Eretz Yisrael Hatz'ira. Participe comme soldat dans l'armée israélienne à la guerre israélo- arabe de 1948. Éditorialiste au quotidien Haaretz puis à l'hebdomadaire Haolam Hazeh. Député à la Knesset de 1965 à 1973 et de 1979 à 1981 dans le parti Haolam Hazeh. Crée en 1993 le mouvement Gush Shalom (Le bloc de la paix), qui milite pour le retour aux frontières de 1967, la partition de Jérusalem et la création d'un État palestinien sous le slogan de « Deux peuples, deux États ». « Notre rôle n'est qu'un petit rôle dans une lutte mondiale pour la paix, la justice et l'égalité entre les êtres humains et entre les nations, pour la préservation de notre planète. Tout cela peut se résumer en un mot, qui à la fois en hébreu et en arabe signifie pas seulement la paix, mais aussi l'intégrité, sécurité et bien-être : Shalom, Salam. »
  20. 20. Mattityahu Peled (1923-1995), général israélien, membre de l’état-major et artisan de la victoire de la Guerre des Six Jours en 1967, directeur du département de Langue et littérature arabe de l'Université de Tel-Aviv. Première personnalité israélienne, avec Uri Avneri, à jeter les bases du dialogue direct avec l'O.L.P. alors interdit par la loi israélienne, en rencontrant dès mai 1976 Issam Sartaoui, représentant de l’OLP à Paris. Président du Comité pour la paix israelo-palestinienne, demande le retrait complet des territoires occupés. Député de gauche à la Knesset. Après la signature des accords d'Oslo en 1993, participe à Lyon, Marseille et Nice à une série de grandes rencontres publiques du FTM aux côtés du Dr Ahmad Hamzeh, membre du Conseil National Palestinien et de Toufik Zayyad, poète et député-maire de Nazareth. Père de Nourit Peled-Elhanan, créatrice du “Forum des Familles Endeuillées”. Grand- père de Elik, du mouvement des “Refuzniks”, ces militaires israéliens qui refusent l'occupation de la Palestine.
  21. 21. Reuven Moskovitz Juif né en 1928 en Roumanie, survit à la Shoah. Émigre en 1947 en Palestine, cofonde un kibboutz. Dès 1967, dénonce la politique israélienne de mépris, d’expropriation et d’enfermement des Palestiniens. En 1970, participe avec Bruno Hussar à la création du village Neve Shalom / Wahat al-Salam (Oasis de paix) qui regroupe et Juifs et des Arabes palestiniens, tous citoyens d’Israël et mène un travail éducatif pour la paix, l’égalité et la compréhension entre les deux peuples. Coorganisateur de l‘association Juifs européens pour une paix juste, réseau de 18 organisations juives de 10 pays européens qui demande la fin de l’occupation israélienne. Participe en septembre 2010 à l’action du catamaran Irene contre le blocus maritime de Gaza.
  22. 22. Rima Tarazi Palestinienne née en 1932. Études de musique à Paris et de psychologie à Beyrouth. Musicienne, pianiste, chanteuse et compositrice, cofondatrice et présidente de l’Edward Saïd National Conservatory of Music. Présidente de la General Union of Palestinian Women in Palestine. A créé une association de formation pour les femmes, In Ash el Usra, qui parraine des enfants orphelins ou privés de parents (tués, disparus ou emprisonnés) et leur famille, et 5 orchestres, dont un d’instruments à vent, un pour les enfants, un pour les jeunes élèves. « Du temps de l’Empire ottoman puis des Anglais, les Juifs, Chrétiens et Musulmans étaient tous Palestiniens et vivaient en bonne entente. En 1948, on a mis un État religieux au milieu de la Palestine, est ce fut le début de la discrimination et de la division. (…) Nous n’avons pas le droit d’aller à Jérusalem ou à Gaza voir nos familles ou nos amis. »
  23. 23. Michel Sabbah Palestinien né en 1933, études à Beyrouth et à Paris. Patriarche catholique latin de Jérusalem (Israël-Palestine, Jordanie, Chypre) de 1987 à 2008. Le premier arabe d'origine palestinienne à avoir été nommé à cette fonction. Président de Pax Christi International (1999-2007). Condamne clairement toute forme de violence et de terrorisme mais obverse que les violences sont la conséquence de l’occupation militaire et de la poursuite de la colonisation. Prend position pour la coexistence d'un État palestinien et d'Israël et pour le droit de retour des réfugiés palestiniens. Critique le mur de séparation et appelle à la fin de l'occupation de la Cisjordanie. Affirme que la non-violence est le meilleur moyen pour les Palestiniens d’obtenir la reconnaissance de leurs droits, constate qu’elle requiert une éducation qui pour l’instant n’existe pas. « Il faut croire dans notre capacité d’aimer, nous tous, Israéliens et Palestiniens. Nous sommes capables d’aimer et de faire justice pour nous-mêmes et pour les autres. »
  24. 24. Edward Saïd (1935-2003), théoricien littéraire, critique, intellectuel et pianiste états- unien d’origine palestienne. Professeur de littérature anglaise et de littérature comparée à l'université Columbia de New York. Analyse le colonialisme et l'histoire du discours colonial sur les populations orientales placées sous domination européenne. Plaide pour la légitimité politique et l'authenticité philosophique des revendications sionistes des droits à une patrie juive, mais aussi du droit inhérent à l'autodétermination nationale du peuple palestinien. Cofondateur avec Daniel Barenboïm du West-Eastern Divan Orchestra, orchestre israélo-palestinien.
  25. 25. Zeev Sternhell Né en 1935 dans une famille juive de la Galicie polonaise, enfance en France. Historien et penseur politique israélien, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, professeur de science politique à l'université hébraïque de Jérusalem. Lauréat en 2008 du prix Israël pour ses travaux en sciences politiques. Un des fondateurs du mouvement israélien Shalom Akhchav ("La paix maintenant"), prône un compromis de paix avec les Palestiniens. « Il y a deux façons de voir les choses. Les uns, dont je suis, pensent en termes de droits universels. Il y a deux peuples sur la même terre, il convient de s’assurer que chacun puisse y jouir des mêmes droits. La meilleure façon d’y parvenir est la partage de la terre. Les autres disent que le Juifs sont propriétaires de cette terre parce qu’elle leur a été donnée par une décision divine ».
  26. 26. Lillian Rosengarten Née en 1935 à Frankfurt, États-unienne. Ses parents, Juifs allemands, fuient le nazisme et émigrent aux États-Unis. Psychothérapeute dans la vallée de l’Hudson, écrivain, poète, pratiquante bouddhiste. Militante pour les droits des Palestiniens, dénonce l’occupation des terres et le nettoyage ethnique, menés par l’État d’Israël qui se déclare propriétaire des terres en invoquant des versets de l’Ancien Testament. En septembre 2010, membre de l’équipage du catamaran Irene (sous pavillon britannique) qui proteste contre le blocus maritime de la bande de Gaza, capturé dans les eaux internationales par la marine israélienne. « Israël est maintenant de plus en plus isolé et ne peut survivre s’il continue dans cette voie de la paranoïa et du racisme. »
  27. 27. Marek Halter Né en 1936, écrivain français, juif d'origine polonaise. Mime, peintre, puis écrivain. Milite pour le respect des droits de l'homme (URSS, Argentine), contre le racisme et l'antisémitisme et pour la paix au Proche-Orient. En 1968, fonde avec sa femme Clara la revue Éléments à laquelle collaborent à la fois des Israéliens, des Palestiniens et des Arabes. Cofondateur de SOS Racisme. En 1992, participe à l’organisation de rencontres secrètes entre Israéliens et Palestiniens à Paris puis à Oslo. « Au même titre qu'existent en nous des pulsions du mal, il y a également des pulsions du bien qui travaillent en nous. Dès lors, il y a quelque chose à faire contre des idéologies qui prônent l'intolérance. L'idéal est de parler à chaque individu séparément, car à l'inverse du groupe, l'individu a une conscience. Le mal est contagieux, le bien l'est aussi ".
  28. 28. Naïm Ateek Né en 1937, Palestinien, Pasteur de l’Église anglicane, fondateur du Sabeel Ecumenical Liberation Theology Center à Jérusalem. (Sabeel : "sentier, chemin", mais aussi "ruisseau"). Articule la théologie de la libération avec la situation de la Palestine occupée, dénonce l’occupation, la violence, la discrimination, les violations des droits humains : mur de séparation, colonies illégales, checkpoints, confiscation et démolition de maisons, camps de réfugiés, dégradation de l’environnement. Lutte pour la justice dans une visée de réconciliation. Sabeel organise des formations pour les jeunes, les femmes, des voyages sur les lieux saints, une vague de prière chaque semaine le jeudi, édite la revue Cornerstone ("Pierre d’angle"), a des relais dans le monde entier (Europe, Scandinavie, États- Unis, Canada, Australie)
  29. 29. Michael Nagler Né en 1937, universitaire américain et militant de la paix états-unien, ex- professeur de littérature, ex-président du Peace And Conflict Studies Program à l’Université de Californie (Berkeley). Président du Blue Montain Center of Meditation. Membre du conseil consultatif de la Faculty for Israeli-Palestinian Peace-USA, réseau de professeurs et d’étudiants palestiniens, israéliens et internationaux, travaillant pour la fin de l'occupation des territoires palestiniens par Israël et pour une paix dans la justice. Fondateur et président du Metta Center for Nonviolence, dont la mission est de "promouvoir la tradition de la non-violence que Gandhi a donnée au monde, à travers des projets innovants, l'éducation et la mise en pratique de ses principes".
  30. 30. Violette Khoury Née en 1938, palestinienne israélienne, chrétienne melkite. Est née et vit toujours à Nazareth où elle a exercé comme pharmacienne. Infatigable militante, dénonce les injustices dont est victime la population palestinienne israélienne (les Palestiniens restés sur le territoire israélien en 1948 et leurs descendants). Fondatrice et directrice du centre Sabeel de Nazareth. Sabeel est une association œcuménique qui lutte pour les droits de tous les Palestiniens et qui fonde son action sur la théologie de la libération. « Voir le visage de Dieu en toute personne ne veut pas dire consentir au mal ou à l’oppression de sa part. L’amour consiste plutôt à corriger le mal et à arrêter l’oppression. » « Il est temps que cessent la discrimination, la ségrégation et la restriction des déplacements. Il est temps d’honorer tous ceux qui ont souffert, Palestiniens et Israéliens »
  31. 31. Elias Chacour Né en 1939. Arabe palestinien, citoyen d’Israël, archevêque de St Jean d’Acre, Haïfa, Nazareth et Galilée de l’église catholique grecque-melkite. Originaire du village de Kafar Bire’m, dont il est chassé à l’âge de 8 ans quand son village et la maison de ses parents sont détruits par l’armée israélienne d’occupation.* Fondateur et animateur de l’Université Mar Elias, près d’Haïfa, premier établissement universitaire arabe à l’intérieur d’Israël, qui accueillait plus de 2 000 étudiants juifs, musulmans, druzes ou chrétiens. Cet établissement est aujourd’hui intégré à une autre structure. ../.. * 518 villages palestiniens ont été détruits depuis 1948
  32. 32. Elias Chacour A organisé de nombreuses marches et actions pour la paix, notamment après les massacres de Sabra et Chatila, et donné des conférences sur tous les continents sur le conditions de la paix au Moyen-Orient. Militant infatigable de la paix et de la réconciliation israélo- palestinienne, proclame, comme le faisait sa mère, que Juifs et Palestiniens sont "frères de sang". « Israël répond à la bestialité du terrorisme, lequel ne représente qu’une infime minorité du peuple de Palestine, par le châtiment collectif. Gaza est bouclée, le Cisjordanie aussi. L’école, l’hôpital, le travail, la liberté d’aller et de venir, voilà l’antidote radical contre l’extrémisme. La paix sans justice n’est qu’un slogan creux » Le « mur de la honte » autour de la Cisjordanie
  33. 33. Les habitants de Kafar Bire’m Kafar Bire’m est le village natal d’Élias Chacour, en Haute Galilée, pas loin de la frontière du Liban. Le gouvernement israélien l’a fait évacuer en novembre 1948, alors qu’il y avait 1 050 habitants, et l’a fait détruire en septembre 1953. Depuis 1967, les expatriés de Kafar Bire’m, dispersés sur tout le territoire d’Israël ou ailleurs, ne cessent d’enterrer leurs défunts dans leur village. Ils réclament le droit de retour à la superficie "hors d’usage" de 2 227 acres. Ils éduquent leurs enfants à s’attacher à ce droit, y organisent la colonie de vacances annuelle. Cinq personnes depuis fin 2013 dorment chaque fin de semaine sous des tentes dans la seule maison qui ait encore un toit.
  34. 34. Haïm Oron Israélien né en 1940 de parents émigrés de Pologne. Pendant sa jeunesse, membre du mouvement Hashomer Hatzaïr (socialisme, sionisme, scoutisme, fraternité entre les peuples. Ex-secrétaire national du mouvement des kibboutz. Ex-ministre de l’Agriculture, député du Meretz à la Knesset jusqu’en 2011. Un des fondateurs de Shalom Akhshav ("La Paix Maintenant" ), signataire des Accords de Genève. « Il nous faut aujourd’hui trouver une solution de gagnant-gagnant, parce que toute autre alternative est pire. J’ai deux objectifs : 1) Arriver à une solution réaliste qui permettra, si tant est que ce soit possible, de maintenir la paix à long terme. 2) Avoir quelque chance de la faire accepter à mon peuple. (…) L’idée de Genève était de tout mettre sur la table dès le départ, de ne laisser aucune question ouverte, puis de procéder par étapes successives. » Photo du bas : Logo du mouvement Hashomer Hatzaïr
  35. 35. Mahmoud Darwich (1941-2008), poète palestinien. Originaire d’un village rasé par l’armée israélienne. Profondément engagé dans la lutte de son peuple pour son existence et son territoire, sa liberté et sa dignité. Emprisonné plusieurs fois entre 1961 et 1970 pour ses activités politiques, n’a pourtant jamais cessé d’espérer la paix. « Sans doute avons-nous besoin aujourd’hui de la poésie, plus que jamais. Afin de recouvrer notre sensibilité, la conscience de notre humanité menacée. (…) La beauté est liberté et la liberté, beauté. C’est ainsi que la poésie qui défend la vie devient une forme de résistance. » « La longue occupation n’a pas réussi à effacer notre nature humaine, ni à assécher notre langue et nos sentiments face aux barrières qu’elle dresse devant nous. (…) L’espoir est la maladie incurable des Palestiniens. »
  36. 36. Rafi Walden Né en France en 1942, survit à la traque des Juifs. Émigre en Israël avec sa famille en 1951 suite au décès de son père. Études de médecine, médecin militaire dans une unité de parachutistes, termine son service militaire comme lieutenant-colonel. Chirurgien vasculaire au Chaïm Sheba Medical Center de Tel Hashomer, près de Tel Aviv. Membre depuis 1992 de Physicians for Human Rights ("Médecins pour les droits de l’homme") qui intervient dans les zones palestiniennes. « Je me considère clairement comme un patriote israélien, un sioniste. Mais je considère l’humanisme comme une valeur juive essentielle. Je n’accepte pas que des gens s’affirmant comme Juifs – ayant souffert pendant des génération de la domination et de l’oppression des autres peuples – fassent exactement la même chose à un peuple qui se trouve sous leur contrôle. » ../..
  37. 37. Rafi Walden « Nous assistons à une diabolisation et à une déshumanisation de l’adversaire, principalement parce qu’il n’y a plus de rencontre avec eux. » « L’idée selon laquelle nous retournons dans le pays de nos ancêtres ne correspond pas à la réalité historique. » « Les devoirs à l’égard des étrangers sont mentionnés 36 fois dans la Torah, beaucoup plus que l’observance du Shabbat, le respect des règles casher, etc. » « Les conséquences de la domination sont lourdes. Il y a deux catastrophes parallèles : celle causée aux Arabes et la profonde altération subie par la société israélienne. » « Au lieu de montrer la voie en chefs avisés, nos dirigeants alimentent nos peurs ». Photos : Logo et photo du Chaïm Sheba Medical Center de Tel Hashomer
  38. 38. Daniel Barenboïm Né en 1942 à Buenos-Aires de parents juifs d’origine russe. Pianiste et chef d’orchestre de nationalité argentine et israélienne. Reçoit en 2002 la nationalité espagnole, porteur d’un passeport palestinien. Crée avec Edward Saïd La Fondation publique Andalouse Barenboïm- Saïd pour la paix au Moyen-Orient, l’Andalousie étant un lieu symbolique de la coexistence pacifique des cultures et des religions. Crée aussi avec E. Saïd en 1999 un orchestre israélo-arabe, le West Eastern Divan Orchestra. « Il n’y a pas de solution militaire au conflit judéo-arabe, ni d'un point de vue moral, ni d'un point de vue stratégique. Dès lors que c’est une solution d’une autre nature qui doit être trouvée, je pose la question : « Qu’attendons-nous ? » (…) « Nous ne recherchons pas le consensus politique. Nous cherchons à comprendre, surtout quand nous ne sommes pas d'accord ».
  39. 39. Alain Michel Français né en 1942. Dirige pendant 15 années l’ONG humanitaire ÉquiLibre qui agit dans 25 pays, dénonce l’embargo meurtrier imposé pendant 10 ans à l’Irak. Crée en 2001 la fondation suisse Hommes de Parole destinée à renouer le dialogue entre les hommes et à agir sur les causes des conflits. Organise des rencontres entre imams et rabbins à Bruxelles en 2005, à Séville en 2006, à Paris en 2008. « Mettre en présence ceux qui ne peuvent se rencontrer dans les contextes traditionnels. Leur donner la possibilité de se connaître, de découvrir les points communs, les besoins communs, de solutionner les divergences, de construire et d’agir ensemble. » « Rassembler autour des valeurs humaines n’est pas un voeu pieux, mais au contraire le plus réalisable qui soit. Les hommes de foi peuvent aider les négociateurs à formuler des traités de paix justes pour tous.»
  40. 40. Mubarak Awad Palestinien né en 1943. Quand sa maison se retrouve dans un no man's land entre les belligérants en 1948, devient un réfugié dans la vieille ville de Jérusalem. Après ses écoles secondaires, va aux États-Unis où il obtient son doctorat de psychologie et acquiert la nationalité américaine. Crée des programmes de soutien aux enfants handicapés ou abusés. Lors d'un voyage en Palestine en 1985, crée le Palestinian Centre for the Study of Nonviolence. Avant la première Intifada, donne des conférence et publie des articles sur la non-violence comme technique de résistance face à l'occupation israélienne. Expulsé par Israël en juin 1988, retourne aux États-Unis. « Mon grand-père a été tué, mon père a été tué. Ma mère m’a dit “ Ne tue jamais, ne blesse jamais, n’injurie jamais " ».
  41. 41. Uri Davis Né en 1943 à Jérusalem de parents juifs, anglais du côté de son père, tchécoslovaque de celui de sa mère. Universitaire israélien, militant de la cause palestinienne. Cofondateur du Movement Against Israeli Apartheid in Palestine (MAIAP, Mouvement contre l'apartheid israélien en Palestine), conférencier en Science de la paix à l'Université de Bradford. Épouse une militante palestinienne, se convertit à l’islam, élu en août 2009 au conseil du Fatah. Partisan d'un État binational, dans lequel tous les citoyens auraient des droits égaux. «Le racisme est une forme populaire de xénophobie, et Israël n'est pas à cet égard plus raciste que les États-Unis ou la Grande-Bretagne… L'apartheid est une régulation par la loi des différences raciales. Israël est simplement beaucoup plus astucieux que l'Afrique du Sud : il n'y a pas de ces lois ridicules de ségrégations. Tout est plus subtil…»
  42. 42. David Forman (1945-2010), dramaturge, rabbin états-unien engagé dans la lutte des Noirs pour les droits civiques et contre la guerre du Vietnam. Après son installation en Israël en 1972, est consterné par le fait que les rabbins israéliens soient préoccupés par les questions rituelles et non par les questions éthiques. Fondateur en 1988 de l’organisation Rabbis for human rights ("rabbins pour les droits de l'homme" partout dans le monde). Protège notamment les agriculteurs palestiniens contre les colons israéliens, lutte contre les démolitions de maisons palestiniennes. L’association regroupe aujourd’hui plus de 100 rabbins israéliens. « Il a agi d'abord et avant tout à partir d'un attachement juif profond et passionné aux droits de l'homme, issu de l'idée que nous avons tous été créés à l'image de Dieu. » Rabbi Arik Asherman, directeur exécutif deRabbis for human rights
  43. 43. Maired Corrigan-Maguire Née en 1944. Militante non-violente de l’Ulster. En août 1976, une voiture de militants de l’Irish Republican Army (IRA) poursuivie par des soldats britanniques écrase les 3 enfants de sa sœur. Avec Betty Williams, témoin de l’accident, organise le Women’sPeace Movement pour dénoncer les violences des 2 bords. 35 000 femmes des 2 communautés manifestent dans les rues de Belfast. Prix Nobel de la paix 1976 avec Betty Williams pour ses efforts de réconciliation en Ulster. En avril 2007, soutient la résistance non-violente des Palestiniens de Bil’in. Fait partie de la flottille de paix contre le blocus maritime de Gaza interceptée par l’armée israélienne en mai 2010. « Je crois que ce pays connaîtra un jour la paix, mais seulement si Israël met un terme à l’apartheid et au nettoyage ethnique du peuple palestinien ».
  44. 44. Ami Ayalon Né en 1945, amiral israélien, ancien commandant de la flotte militaire, directeur du Shin Beth (services de renseignement israéliens) de 1996 à 2000, puis député travailliste à la Knesset. Promeut avec le philosophe palestinien Sari Nusseibeh (photo du bas) l’initiative pacifique The people’s Voice ("La voix des peuples") : elle propose deux États, Jérusalem capitale des deux États, le retrait israélien des Territoires occupés, et le retour des réfugiés limité aux territoires occupés. La pétition soutenant ce projet est signée par 400 000 Israéliens et Palestiniens. « Je ne divise pas les prisonniers entre ceux qui ont du sang sur les mains et ceux qui n’en ont pas. Je les divise entre ceux avec lesquels je suis parvenu à un accord et ceux avec lesquels je n’y suis pas parvenu. (..) Sur un bateau, quand on veut voir si l’on avance, on ne se met pas à la proue mais à l’arrière et l’on regarde le sillage que l’on laisse derrière soi. Quand je vois que nos idées font aujourd’hui parte du consensus national, alors je me rends compte qu’on avance. »
  45. 45. Tzvia Greenfeld Née en 1945, Israélienne. Études d’histoire, docteur en philosophie politique, a vécu 11 ans aux États-Unis. A travaillé 4 ans à Yad Vashem, mémorial de la Shoah, a dirigé un institut spécialisé dans l’enseignement du judaïsme, puis Machon Mifne, un institut d’éducation à la démocratie destiné aux jeunes religieux. Femme politique, membre du parti Meretz à la Knesset, signataire de l’Accord de Genève. Milite, au nom de ses convictions religieuses, contre l’occupation et la colonisation. « Nous sommes seuls responsables de notre morale et de nos actes. (…) Il y a ici un groupe important d’êtres humains qui souffrent énormément à cause de notre domination. (…) En fin de compte, je pense que le miracle qui nous fera lever et partir sera la résultante de pressions internes et externes. » Photo du bas : logo du parti Meretz (sioniste de gauche, laïc, soutient le principe : 2 peuples, 2 États)
  46. 46. Zahira Kamal Palestinienne née en 1945, ex-professeure de physique et chimie à l’École de formation des professeurs. En détention administrative pendant 6 mois en 1979, assignée à résidence pendant 7 ans et ½ pour ses activités politiques. Secrétaire générale du Palestinian Democratic Union Party. Ex-directrice générale du Palestinian Women’s Research and Documentation Centre, projet UNESCO, ex- ministre des Affaires féminines au sein du gouvernement palestinien. Cofondatrice de La Chaîne de Jérusalem, coordination d’associations de femmes pour une paix juste. « La population appelle de ses vœux une solution à deux États, en Palestine comme en Israël, car l’occupation tue physiquement en Palestine et mentalement en Israël. (…) Je suis réaliste, c’est-à-dire que je peux composer avec la réalité et y réagir. »
  47. 47. Amram Mitzna Né en 1945, de parents juifs émigrés d’Allemagne. Militaire et homme politique israélien. Général, puis maire de la ville de Haïfa de 1993 à 2003, dirige le Parti travailliste de 2002 à 2003. En décembre 2012, rejoint le nouveau parti centriste Hatnuah (logo ci-dessous). A participé à l’élaboration de l’Accord de Genève dont il est signataire. « Comment en sommes-nous arrivés à nous comporter comme une société violente, cynique, qui ne fait plus attention à personne ? La souffrance des autres ne nous intéresse plus, ce qui finit par atteindre la sécurité du pays. (…) Je disais toujours à Yitzhak Shamir qu’on pouvait sans difficulté réprimer l’Intifada, mais qu’on n’en viendrait jamais à bout. (…) Je disais à mes soldats qu’ils devaient voir leur propre mère en chaque femme palestinienne manifestant. (…) Nous sommes responsables parce que c’est nous qui détenons le pouvoir. »
  48. 48. Danny Rothschild Général de réserve israélien né en 1946. Chef du renseignement militaire puis administrateur militaire des territoires occupés. Directeur de l’Institute for Policy and Strategy (IPS), groupe de réflexion, président de la Herzliya Conference, conférence annuelle sur la sécurité en Israël. A créé le Council for Peace and Security ("Conseil Paix et Sécurité"), cercle de réflexion composé d’officiers de réserve préconisant une solution politique au conflit, sur la base de deux États. « La paix est la meilleure garantie de sécurité, mais il y a des empêcheurs (…) Pendant les sept dernières années, le Hamas a tiré plus de 3 800 roquettes sur le sud d'Israël. » Défend l’opération Plomb durci (bombardements sur Gaza en déc. 2008 et offensive terrestre en janv.2009). L'objectif déclaré des Israéliens était de mettre fin aux tirs de roquettes Qassam du Hamas lancés depuis la bande de Gaza, en particulier sur la ville voisine de Sderot : Cette opération militaire a suscité une large réprobation dans l'opinion internationale, en raison du caractère jugé disproportionné de la riposte israélienne, du nombre de victimes civiles parmi les Palestiniens, et de l'utilisation par l'armée israélienne d'armes dont l'usage est restreint ou limité par le droit international humanitaire. Photo du bas : Roquette Qassam
  49. 49. Jeff Halper Né en 1946, anthropologue juif états-unien, auteur, conférencier et militant politique, installé en Israël en 1973. Cofondateur et coordinateur du Israeli Committee Against House Demolitions (ICAHD), pour résister à la politique israélienne de démolition systématique de maisons palestiniennes dans les territoires occupés. Les militants font de l’obstruction devant les bulldozers et récoltent de l’argent pour reconstruire au même endroit les maison démolies. « Sur 28 000 maisons détruites depuis 1997 à Jérusalem-Est et dans la vallée du Jourdain, il y en a peut-être 600 seulement qui ont été détruites pour des raisons de sécurité. (…) La situation empire, mais nous avons fait de la Palestine une question qui concerne le monde entier. Je crois à la possibilité d’un État binational.»
  50. 50. Shlomo Sand Né en 1946 en Autriche de parents juifs. Passe ses deux premières années de vie dans des camps de réfugiés juifs polonais, en Allemagne. Grandit en Israël où ses parents ont émigré. Pendant la guerre des Six Jours (1967) à laquelle il participe comme soldat, est le témoin, à Jéricho, d’un acte de barbarie, commis par son armée sur un vieillard arabe. Milite dans l'extrême gauche israélienne favorable à deux Républiques différentes (israélienne et palestinienne) dans la perspective d'une confédération. Complète ses études universitaires à Paris. Historien israélien spécialisé dans l'histoire contemporaine, professeur à l’université de Tel Aviv. Défend l'idée que la construction nationale israélienne s'est appuyée sur un récit fondateur mythique, faisant des populations juives un peuple, uni par une même origine et possédant une histoire nationale commune. ../..
  51. 51. Shlomo Sand En réalité, jusqu'à l'avènement du sionisme, ces populations ne se définissaient qu'à travers leur appartenance religieuse en commun et ne se percevaient pas comme un peuple. Contrairement à l’idée reçue, la diaspora n’est pas née de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. « Il existe un lien étroit entre l’identification des Juifs en tant qu’ethnie ou peuple-race éternel et la politique d’Israël à l’égard de ceux de ses citoyens considérés comme non-juifs, à l’égard également des travailleurs immigrés venus de contrées lointaines, et bien évidemment de ses voisins privés de droits et soumis à un régime d’occupation depuis bientôt cinquante ans. »
  52. 52. Émile Shoufani Né en 1947, théologien et éducateur chrétien arabe, de nationalité israélienne. Expulsé avec sa famille en 1948. Études de théologie en France. Prêtre et directeur du Collège Saint Joseph à Nazareth. Pour promouvoir la réconciliation et enseigner la Shoah, organise en 2003 le premier voyage judéo-arabe à Auschwitz-Birkenau (500 personnes). Archimandrite de l'Église grecque-catholique melkite de la Terre Sainte. « Cet acte de mémoire signifiera notre refus radical d’une telle humanité, il témoignera de notre capacité à comprendre la blessure de l’autre. (…) Ce détour par les abîmes les plus sombres de la mémoire de l’humanité ne peut relativiser en aucune façon les souffrances d’autres populations, en d’autres lieux et en d’autres temps. Il ne peut au contraire que nous renvoyer chacun à nos responsabilités du présent, et à notre vocation d’êtres humains en marche vers un Vivre ensemble ».
  53. 53. David Chemla Français d’origine juive né en Tunisie en 1948. Consultant en informatique et écrivain, a vécu 10 ans en Israël, a fait son service militaire à Tsahal . Réside à Paris, président pour la France de l’association Shalom Akhshav - La Paix Maintenant Très attachée à l’existence de l’État israélien, cette association fondée en 1978 par 348 officiers de réserve et soldats israéliens, affirme la nécessité impérative d’aboutir à une solution de compromis avec les Palestiniens et le monde arabe. Elle refuse la poursuite de l’occupation et de la domination de la population palestinienne, dont la prolongation corrompt la société israélienne. A parcouru Israël et la Palestine en 2004-2005 pour rencontrer des hommes et femmes profondément enracinés dans leurs société, favorables à un compromis pour mettre fin au conflit, reconnaissant l’existence de l’autre, conscients de la nécessité de renoncer à une part des rêves de leur propre camp, opposés aux extrémistes de leur camp. ../..
  54. 54. David Chemla « Depuis 1967, les lieux permanents de rencontre entre les deux sociétés sont ceux de leur confrontation : le champ de bataille ou la prison. » « Il ne s’agit pas d’un simple conflit frontalier (…). Celui-ci confronte chacun des deux peuples à son identité, l’obligeant à définir - ou à redéfinir - son projet collectif national. Et, dans les deux cas, celui-ci se construit en référence au passé respectif de chacun. (…) L’enjeu, pour les uns comme pour les autres, est de réussir à s’inscrire dans le temps et l’espace. » « Chacun doit abandonner une part de ses rêves et penser l’effet de sa position sur l’autre. Penser l’avenir, affronter ensemble les problèmes communs, trouver comment partager les ressources trop rares dans cette région – la terre et l’eau – tels sont les véritables enjeux de demain ». Photo : le Jourdain près de sa source, à Banyas
  55. 55. Saman Khoury Palestinien, né en 1948. Emprisonné 2 ans en 1977 pour son activité politique au FDPLP, puis 4 ans en 1988 comme une des dirigeant de la 1ère Intifada. Fondateur de la télévision palestinienne. Signataire de l’Accord de Genève, Directeur général du Peace and Democracy Forum, co-président du Palestinian Israeli Peace ONG Forum, membre de la rédaction de Radio All for Peace et du Palestine- Israel Journal. « J’ai noué des liens avec le FDPLP parce que je n’ai jamais cru en un mouvement armé, à la lutte armée. Se tenir debout face à l’occupation est plus productif. Cela rassemble plus de gens autour de vous. Les armes, elles, ne mènent nulle part. (…) La fin de l’occupation libérerait les Palestiniens et les Israéliens d’un fardeau et de son cortège de déshumanisation, d’animosité. (…) Une armée peut parfois gagner ou perdre, le peuple, lui, ne peut pas perdre. »
  56. 56. Yasser Abd Rabbo et Yossi Beilin Y.A.R., né en 1944, homme politique palestinien, ancien membre du comité exécutif de l'OLP. Ex-ministre dans le gouvernement de Mahmoud Abbas. Ses condamnations des attentats suicides pendant la seconde Intifada lui ont donné l'image d'un modéré. Y.B., né en 1948, homme politique israélien de gauche. Parlementaire à la Knesset et ancien ministre de la Justice, dirige le parti Meretz- Yachad. Impliqué dans les accords d'Oslo de 1993, aux pourparlers de Taba en 2001, à l'initiative de Genève (2003) et au processus de paix israélo-palestinien en général. Principaux négociateurs des Accords de Genève (1er déc. 2003)
  57. 57. Sari Nusseibeh Né en 1949, Palestinien, docteur en philosophie à l’université de Harvard, professeur à l’université de Bir-Zeit. En 1987, rencontre Moshe Amirav, membre du Likoud (parti de la droite israélienne), qui sera exclu pour cette raison de son parti... Chef politique et militaire au Fatah pendant la première Intifada, emprisonné 2 ans par Israël. Avec La Paix Maintenant, condamne en 1990 les tirs de missiles sur Tel Aviv. Membre du comité directeur de la conférence de Madrid. Représentant de l’OLP à Jérusalem en 2001. En septembre 2001, appelle de ses vœux "la conclusion d’une paix définitive entre les deux peuples" sur la base de la coexistence de « deux États voisins, mais distincts". En 2002, prend position contre la prise des armes lors de la 2ème Intifada, condamne les attentats-suicides et se prononce la désobéissance civile et pour un État palestinien démilitarisé. ../..
  58. 58. Sari Nusseibeh Rédige et diffuse en 2002 -2003, avec l’Israélien Ami Ayalon, l’appel The people’s Voice ("La voix des peuples"). * En 2010, opte pour un État binational, en en 2012 pour un condominium, étape vers un État fédéral israélo-palestinien. « Il sera difficile de dépasser les souffrances que nous nous sommes infligées. Mais l’expérience est toujours formatrice. Les gens qui ont souffert une perte sont les mieux placés pur savoir ce que cela signifie. Ils sont donc également les mieux préparés pour faire un monde un lieu où nul n’aurait plus à souffrir aucune perte. » * qui propose deux États, Jérusalem capitale des deux États, le retrait israélien des Territoires occupés, et le retour des réfugiés limité aux territoires occupés. La pétition soutenant ce projet est signée par 400 000 Israéliens et Palestiniens. Photo du haut : Ami Ayalon et Sari Nusseibeh
  59. 59. Lynn Gottlieb Née en 1949, États-unienne. Première femme rabbin dans le Jewish Renewal Movement. À l’âge de 17 ans, se rend en Israël dans le cadre d’un échange d’étudiants, est confrontée aux schémas racistes de ségrégation, de discrimination et d’incarcération massive de personnes, sur la base de leur identité. Durant 45 ans, profondément impliquée dans toutes sortes d’efforts en vue de la paix entre Israéliens et Palestiniens : dialogue, éducation, délégations, action directe. Soutient l’action BDS. Membre de l’International Fellowship for Réconciliation (IFOR). « Des montagnes de témoignages crédibles ainsi que des milliers de témoins oculaires incluant au cours de 6 décennies des Palestiniens, des Juifs israéliens, des internationaux et des organisations pour les droits humains ne laissent aucun doute quant à la poursuite par Israël de politiques qui sont une insulte à l’histoire juive. »
  60. 60. Michel Warschawski Né en 1949, fils du Grand rabbin de Strasbourg. Journaliste, chroniqueur, conférencier et militant israélien. Cofondateur en 1984 et ex-président du Alternative Information Center (AIC) qui rassemble plusieurs organisations de paix israéliennes et palestiniennes. Son engagement pour la cause palestinienne lui a valu d’être condamné en 1989 à 20 mois de prison ferme. L’AIC a reçu en 2012 le "Prix des Droits de l’Homme de la République Française" décerné par la Commission nationale consultative des droits de l’homme. Membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine. « C’est soit la discrimination ethnique pratiquée par des Juifs, soit la démocratie. Ou bien les colonies, ou l’espérance pour deux peuples. Ou bien l’illusion d’un rempart de barbelés, des barrages routiers et des kamikazes, ou bien une frontière internationale consentie mutuellement, et Jérusalem capitale commune de deux États. » ../..
  61. 61. Michel Warschawski « L’ensemble des institutions de ce régime colonial, et je dirais même presque tous les partis politiques, sont non seulement complices mais aussi impliqués sans même le savoir. » Israël est « sur une mer agitée, de plus en plus agitée, sur un bateau finalement assez frêle, avec un capitaine qui ne sait pas lire les cartes, qui ne sait pas se servir d’une boussole, et qui en plus est complètement ivre. (…) Je suis préoccupé de l’aveuglement de ce gouvernement et de sa politique à court, court, court terme. » « Que doit on faire pour permettre aux Palestiniens, aujourd’hui, de mieux résister, et, demain, de reprendre l’offensive ? Pour moi, la réponse se décline en trois lettres : BDS. Moi, j’aime dire en fait SBD : Sanctions, sanctions, sanctions, et sinon Boycott et Désinvestissement. »
  62. 62. Leïla Shahid Palestinienne née en 1949. Études de sociologie et d'anthropologie à l’Université américaine de Beyrouth. De 1994 à 2005, Déléguée générale de l'Autorité palestinienne en France. Depuis la reconnaissance de la Palestine par l’Assemblée Générale de l'ONU en tant qu'État observateur, ambassadrice de la Palestine auprès de l'Union européenne à Bruxelles. Une des trois promoteurs du Tribunal Russell sur la Palestine. « Suite à l’admission de la Palestine à l’AG de l’ONU, la décision d’Israël de construire 3 000 logements supplémentaires en territoire palestinien - en Cisjordanie, ainsi qu'à Jérusalem-Est - rend encore plus hypothétique la viabilité sur le terrain d'un futur État palestinien, la Cisjordanie se retrouvant de fait coupée en deux. Cette décision ne fait que prouver l'arrogance et le mépris d'Israël à l'encontre de la communauté internationale. Rien ne changera tant que celle-ci ne décidera pas de sanctions. »
  63. 63. Nurit Peled-Elhanan Israélienne née en 1949, fille du général Matti Peled, professeure de sciences de l’éducation à l’Université hébraïque de Jérusalem. En 1997, sa fille Samarder, âgée de 14 ans, est tuée dans un attentat suicide perpétré par un Palestinien à Jérusalem. Interdit à Benjamin Netanyahou de venir aux obsèques et déclare : « Ces attentats sont la conséquence directe de l’oppression, de l’esclavage, des humiliations et de l’état de siège imposé par Israël au peuple palestinien. Ces attaques sont des réponses à nos actes ». Dénonce « une politique myope qui refuse de reconnaître les droits de l'autre et fomente la haine et les conflits. » Membre du Parents Circle Families Forum (PCFF, Cercle des Familles Endeuillées pour la Paix), organisation israélo-palestinienne qui réunit des parents qui ont en commun le deuil et la volonté de transformer leur tragédie personnelle en combat pour la paix. Promotrice du Tribunal Russel sur la Palestine, prix Sakharov pour les droits de l’homme en 2001.

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