Trombinoscopes "Chercheurs d’humanité"
Penseurs et acteurs
d’alternatives économiques
de 1800 à 1945
Étienne Godinot .05.0...
Trombinoscopes
Chercheurs d’humanité
Parmi les diaporamas en ligne sur ce site Internet figurent 5 séries de
"trombinoscop...
Trombinoscopes
Chercheurs d’humanité
Cette suite de brefs portraits, présentés par ordre d’année de
naissance des personne...
Précisions
Orthographe
J’ai pris le parti d’écrire selon le code suivant :
- un livre anglais, un bain turc, un temple ind...
Claude Henri de Saint Simon
Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint Simon (1760-1825),
économiste et philosophe français.
...
Robert Owen
(1771-1858), Gallois. Travaille dès l'âge de 10 ans. En 1800, prend
la tête de la filature de New Lanark. Élèv...
Jean Charles de Sismondi
(1773-1842), historien, essayiste politique et économiste
suisse.
Selon lui, le libéralisme écono...
John Stuart Mill
(1806-1873), philosophe et logicien britannique, économiste libéral.
Affirme que l’obsession d’accroître ...
Jean-Baptiste Godin
(1817-1888), industriel français, marqué par les thèses des utopistes
Charles Fourier (1772-1837, conc...
John Ruskin
(1819-1900), écrivain britannique, poète, peintre, critique d’art.
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Charles Gide
(1847-1832), Français, dirigeant historique du mouvement
coopératif français, théoricien de l’économie social...
Franklin Delano Roosevelt
(1882-1945), homme d’État, trente-deuxième président des
États-Unis, élu à 4 reprises.
Confronté...
Thorstein Veblen
(1857-1929), États-unien d’origine norvégienne.
S’intéresse aux motivations des acheteurs, à la consommat...
John Maynard Keynes
(1883-1946), économiste britannique, haut fonctionnaire du
Trésor, conseiller d’hommes politiques, act...
John Maynard Keynes
L’abondance, sans une mutation culturelle capable de
l’accompagner, finit par créer une dépression ner...
Louis-Joseph Lebret
(1897-1966). Dominicain et économiste français, fondateur
en 1942 de l’association Économie et humanis...
Karl Polanyi
(1886-1964), historien hongrois de l’économie.
Affirme que l’économie de marché libre est une
construction so...
Fernand Braudel
(1902-1985), historien français. Chercheur en Algérie puis au Brésil,
directeur de la Revue des Annales (1...
François Perroux
(1903-1987). Économiste français. Doctorat en droit sur la
question du profit. Professeur à Sciences Po, ...
Douglas McGregor
(1906-1964), psycho-sociologue états-unien, professeur de
management à la Sloan School of Management du M...
Marcel Barbu
(1907-1984), entrepreneur et homme politique français.
Né dans un bidonville de Nanterre, d'une famille éclat...
Kenneth Boulding
(1910-1993) économiste anglais naturalisé états-unien en
1948, enseignant, pacifiste, poète, mystique qua...
Ernst Fritz Schuhmacher
(1911-1977), économiste britannique, d’origine allemande,
ayant fuit le nazisme en 1937. Conseille...
E. F. Schuhmacher
- L' économie bouddhiste recherche une prospérité qui
permet l’accomplissement de l'existence humaine en...
E. F. Schuhmacher
- L'amélioration des conditions de vie ne passe pas par une technologie
sophistiquée nécessitant des imp...
E. F. Schuhmacher
« Si les vices humains tels que l’avidité et l’envie
sont systématiquement cultivés, le résultat inévita...
Jean Mersch
(1911-1989), chef d’entreprise français. Fonde en 1938, avec une
centaine de jeunes chefs d'entreprise, le CJP...
Henri Desroche
(1914-1994), ex-dominicain, sociologue français, philosophe,
historien et professeur à l’École des hautes é...
José María Arizmendiarrieta
(1915-1976), prêtre espagnol. Jeune vicaire, crée en 1943 une
école de formation professionnel...
Lucien Pfeiffer
(1921-2007), chef d’entreprise français, diplômé de HEC. Crée
une coopérative de production au Cameroun. B...
Jacques Baratier
(1922-2007), chef d’entreprise français.
Lors de l’évacuation du camp de concentration de Mauthausen,
tra...
Claude Alphandéry
Né en 1922, ancien Résistant français, engagé contre la
guerre d’Algérie.
Ex-expert économique auprès de...
François Houtart
(1925-2017), prêtre et sociologue belge, professeur
l'université de Louvain jusqu'à sa retraite en 1990.
...
René Passet
Né en 1926, économiste français, spécialiste du
développement, professeur à la Sorbonne, premier président du
...
Richard Easterlin
Né en 1926, économiste états-unien, historien,
démographe, psychologue, professeur d’université.
Préside...
Bertrand Martin
(1929-2013), Français, ingénieur du génie maritime.
Accepte en 1984, à l’âge de 55 ans, la présidence de l...
Bertrand Martin
Fondateur de l’association Entreprises Vivantes, par et pour des
Femmes et des Hommes Vivants (EVH), lieu ...
Henri Nouyrit
(1931-2004), Français, diplômé de l’École des langues orientales et
de l’Institut d'ethnologie. Devient agri...
Samir Amin
Né en 1931 d’un père égyptien et d’une mère française, étudie à
Paris les sciences politiques (1952), la statis...
Rudolf Mees, Lex Bos,
Adriaan Deking Dura et Dieter Brüll
En 1968, un groupe de recherche, composé de Rudolf Mees (1931-20...
La banque Triodos
Triodos Bank investit de manière cohérente
et transparente dans les secteurs de l’économie
durable - env...
Serge-Christophe Kolm
Français né en 1932, diplômé de l'École polytechnique et de
l'École nationale des Ponts et Chaussées...
Manfred Max-Neef
Né en 1932, économiste chilien d'origine allemande.
Professeur d' économie à l'Université de Californie, ...
Elinor Ostrom
(1933-2012), économiste et politologue états-unienne. Thèse en
sciences politiques sur la gestion des ressou...
Amartya Sen
Né en 1933 en Inde, prix Nobel de l’économie (1998) pour
ses travaux sur la famine, les mécanismes fondamentau...
Amartya Sen
- La pauvreté ne se mesure pas seulement à la faiblesse des
revenus d’une personnes, mais aussi aux opportunit...
Mahbub ul Hacq
(1934-1998) économiste pakistanais, directeur de la
planification à la Banque Mondiale qu’il a contribué à ...
Jean-Pierre Worms
Français né en 1934, sociologue au CNRS, ancien député
socialiste durant 12 ans et responsable associati...
Susan George
Née aux États-Unis en 1934, études de littérature française et de
sciences politiques au Smith College de Nor...
Maria Nowak
Française née en Pologne en 1935, connaît la guerre, l’exil et
la misère.
Fonde en 1989* l’Association pour le...
Jacques Berthelot
Français né en 1935, docteur en sciences économiques,
économiste rural en Afrique pendant 10 ans , ex-ma...
Yves Berthelot
Né en 1937, économiste français. École Polytechnique,
ENSAE. Ancien fonctionnaire en Côte d’Ivoire, puis au...
Sjoerd Wartena
Né en 1939, Hollandais. Historien à l’université d’Amsterdam,
décide de s’installer comme agriculteur biolo...
Frans van der Hoff
Nico Roozen
F.v.d.H : Néerlandais né en 1939, docteur en économie politique et
en théologie. Prêtre ouv...
Margrit Kennedy
Née en 1939, architecte, urbaniste, essayiste et écologiste
allemande, auteure de livres, articles et rapp...
Christian Comeliau
Né 194?, docteur en droit et en sciences économiques, spécialiste
de l’économie du développement.
Profe...
Muhammad Yunus
Né en 1940, économiste bangladais, enseignant à
l’université de Chittagong.
Prix Nobel de la paix (2006) po...
Muhammad Yunus
Grameen Danone Foods : yaourts à bas prix avec Danone
Grameen Intel : logiciels éducatifs à usage simple av...
Hernando de Soto
Né en 1941, économiste péruvien. Études à Genève.
Ses travaux portent sur le rôle de l'accès à la proprié...
Gus(tave) Massiah
Né en 1941 en Égypte, ingénieur et économiste, ancien
professeur à l'École nationale supérieure d’archit...
Denis Clerc
Né en 1942, économiste français, professeur à l’université de
Dijon.
Fondateur en 1980 de la revue Alternative...
Bernard Lietaer
Né en 1942, ingénieur civil belge, économiste.
Ancien Directeur de la Banque Centrale de Belgique, membre
...
Coimbatore Krishnao Prahalad
(1942-2010), économiste indien, diplômé de Harvard, professeur à
Ahmedabad puis à l’universit...
Joseph Stiglitz
Né en 1943, États-unien, vice-président et économiste en chef
de la Banque mondiale (1997 à 2 000) avant d...
François Soulage
Né en 1943, économiste français, diplômé de Sciences Po., un des
pères du renouveau de l'économie sociale...
Daniel Lebègue
Français né en 1943, Sciences Po, ENA, travaille dans
l’administration (ambassadeur, conseiller de Pierre M...
Jean-François Zobrist
Né en 1943, ancien scout, BTS de métallurgie.
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Bill Drayton
Né en 1943 aux États-Unis. Arrêté à 17 ans pour avoir dénoncé
la ségrégation raciale. Participe à des marches...
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Français né en 1943, économiste spécialiste des services, des
indicateurs de richesse et des limites de la cro...
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Né en 1945, essayiste états-unien, spécialiste de
prospective économique et scientifique, fondateur et prési...
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Français nés respectivement en 1945 et 1950.
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pratiques alternatives et solidaires), co-fonda...
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Penseurs et acteurs d'alternatives économiques de 1800 à 1945

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Pour en savoir plus sur les « chercheurs d’humanité » (non-violence, alternatives économiques, écologie, changement sociétal, spiritualité) : www.irnc.org, rubrique « Diaporamas »

Penseurs et acteurs d'alternatives économiques nés entre 1800 et 1945

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Penseurs et acteurs d'alternatives économiques de 1800 à 1945

  1. 1. Trombinoscopes "Chercheurs d’humanité" Penseurs et acteurs d’alternatives économiques de 1800 à 1945 Étienne Godinot .05.07.2017
  2. 2. Trombinoscopes Chercheurs d’humanité Parmi les diaporamas en ligne sur ce site Internet figurent 5 séries de "trombinoscopes" ou galeries de portraits : 1 - Penseurs et acteurs de la non-violence et annexe sur les « Justes » (8 diaporamas), 2 - Penseurs et acteurs d’alternatives économiques (2 diaporamas), 3 - Penseurs et acteurs de l’écologie et de l’altercroissance (3 diaporamas) 4 - Penseurs et acteurs d’un changement sociétal (7 diaporamas), 5 - Chercheurs de sens ou spirituels (10 diaporamas). Ce classement en 5 familles pour des raisons pratiques, bien sûr peu satisfaisant, est destiné à stimuler la réflexion. Chacune des figures présentées pourrait figurer la plupart du temps - et figure parfois - dans plusieurs familles à la fois. Un répertoire alphabétique permet de chercher chaque personne dans une des familles, à partir de son nom et de son année de naissance.
  3. 3. Trombinoscopes Chercheurs d’humanité Cette suite de brefs portraits, présentés par ordre d’année de naissance des personnes concernées, n’a pour but que d’ouvrir la tête et toucher le cœur : - montrer au lecteur des figures de femmes et d’hommes et une évolution, - et lui donner envie de faire davantage de recherches sur les personnages qui l’intéressent. La sélection des personnes retenues parmi une quantité considérable de chercheurs, penseurs et acteurs et le contenu de leur présentation (en caractères relativement gros, et, dans la grande majorité des cas, sur l’espace d’une seule diapositive) ont été faits selon des critères qui présentent évidemment une grande part de subjectivité.
  4. 4. Précisions Orthographe J’ai pris le parti d’écrire selon le code suivant : - un livre anglais, un bain turc, un temple indien, un texte hébreu, une fête juive, un rite chrétien, un voile musulman, un poème soufi, un temple protestant, l’Afrique noire, etc. - les Anglais, les Turcs, les Indiens, les Hébreux, les Juifs, les Sadducéens, les Chrétiens, les Musulmans, les Soufis, les Chiites les Protestants, les Anabaptistes, les Francs-maçons, les Blancs, les Noirs, les Girondins, les Résistants de la 2ème Guerre Mondiale, etc., mais les croyants, les incroyants, les athées, les agnostiques, les socialistes, les franquistes, les communistes, les nazis, la droite, le centre, la gauche, etc.; - un rabbin, un prêtre, un imam, un pasteur, le pape X, le cardinal Y, le métropolite Z, un dominicain, un jésuite, un swami, un préfet, un juge, un général, etc. sauf exceptions : les Grands Prêtres, le Grand Inquisiteur, etc. - Louis XVIII, Jean XXIII, la VIème dynastie (pour respecter la tradition), mais le 18ème siècle (pour faciliter la lecture). Droits d’auteur Les images présentées dans les diaporama du site www.irnc.org m’ont été fournies par des sources diverses. Ne pouvant pas m’assurer qu’elles ne sont pas soumises au régime des droits d’auteur, je prie leurs ayants-droits éventuels de me préciser s’ils souhaitent qu’elles soient retirées. Citations Compte-tenu du peu de texte sur chaque personnage, il ne m’est pas possible de donner les références des citations (en « italique » et avec des guillemets en bas de chaque diapo). L’objectif de ces 5 familles de diaporamas est de donner une information de base et d’inciter
  5. 5. Claude Henri de Saint Simon Claude Henri de Rouvroy, comte de Saint Simon (1760-1825), économiste et philosophe français. Officier sous l’Ancien Régime, combat avec La Fayette en Amérique, spécule sur les biens de l’Église pendant la Révolution, devient un richissime homme d’affaires, se lance dans un vaste projet de refondation de la science française. Marqué par d’Alembert et les Encyclopédistes, penseur de la société industrielle française, en train de supplanter la société de l’Ancien Régime. Prône une société fraternelle dont les membres les plus compétents (industriels, scientifiques, artistes, intellectuels, ingénieurs, etc.) auraient pour tâche d'administrer la France le plus économiquement possible, afin d'en faire un pays prospère, où règneraient l'esprit d'entreprise, l'intérêt général, la liberté, l'égalité et la paix. Préconise un Parlement à trois niveaux : inventeurs, savants, industriels. Distingue 3 flux sociaux : argent, savoir, consentement que les gouvernés accordent aux gouvernants et préconise une société de circulation des flux.
  6. 6. Robert Owen (1771-1858), Gallois. Travaille dès l'âge de 10 ans. En 1800, prend la tête de la filature de New Lanark. Élève le niveau de vie des ouvriers, améliore les habitations, inculque les notions d'ordre, de propreté et de prévoyance. Ouvre un magasin avec des produits de bonne qualité à bas prix, crée une école, organise des cours du soir. En 1817, lance le mot d’ordre « 8 heures de travail, 8 heures de loisir, 8 heures de  sommeil ». Part aux États-Unis en 1824 pour mettre en place de commu- nautés autonomes de travailleurs groupant de 500 à 2000 personnes, comprenant édifices publics, cuisine, réfectoire, école, église, bibliothèque, etc. et fonde New Harmony, dans l’Indiana. Les principes fondateurs en sont l’égalité et l’autonomie, l’objectif revendiqué est une existence meilleure et plus digne. De retour en Angleterre, s’efforce de mettre en place un réseau de coopératives, puis un système de bourses du travail, une union syndicale. Fondateur du mouvement coopératif.
  7. 7. Jean Charles de Sismondi (1773-1842), historien, essayiste politique et économiste suisse. Selon lui, le libéralisme économique accroît la misère des travailleurs. La mécanisation entraîne la surproduction. Prône l’intervention de l’État pour lutter contre les excès de la concurrence, réguler le progrès pour éviter le chômage, organiser une protection sociale, revenir à l’artisanat et à la petite exploitation agricole. Une distribution plus équitable des bénéfices impliquerait une meilleure expansion des marchés. Le premier à dire que toute la valeur vient du travail, parce qu'il est le seul à ajouter de la valeur à un produit. Souvent qualifié de socialiste utopique et de précurseur de Schumpeter pour ses travaux sur le progrès technique.
  8. 8. John Stuart Mill (1806-1873), philosophe et logicien britannique, économiste libéral. Affirme que l’obsession d’accroître les richesses matérielles dégrade les hommes et leur ravit le loisir et la pensée. L'humanité doit choisir un état plus stationnaire avant que la nécessité ne l'y contraigne. « Toutes les activités humaines qui n’entraînent pas une  consommation déraisonnable de matériaux irremplaçables ou qui ne  dégradent pas d’une manière irréversible l’environnement pourraient se  développer indéfiniment. En particulier, ces activités que beaucoup  considèrent comme les plus souhaitables et les plus satisfaisantes –  éducation, art, religion, recherche fondamentale, sports et relations  humaines – pourraient devenir florissantes ».
  9. 9. Jean-Baptiste Godin (1817-1888), industriel français, marqué par les thèses des utopistes Charles Fourier (1772-1837, concepteur des phalanstères), et Victor Considerant (1808-1893, inventeur de la représentation proportionnelle), militant du mouvement de paix. Monte un atelier de construction d'appareils de chauffage, obtient le brevet de fabrication d'un poêle à charbon en fonte. Transfère la fonderie Godin à Guise (Aisne), crée une succursale à Laeken, près Bruxelles (1000 à 2000 personnes selon les périodes). De1859 à 1884, crée autour de l’entreprise à Guise le Familistère, « association coopérative du capital et du travail ». Dans un parc de 6 hectares se trouvent Palais social (logements modernes pour l'époque), pouponnière et jardin d’enfants, services médicaux gratuits, lavoirs, magasins d'approvisionnement, école obligatoire (de 4 à 14 ans), mixte et gratuite, théâtre, piscine, bibliothèque, cours du soir, associations sportives, musicales, etc. En 1880, transforme l’entreprise en coopérative de production.
  10. 10. John Ruskin (1819-1900), écrivain britannique, poète, peintre, critique d’art. Arrive à l'économie à partir de ses réflexions sur l'art et l'architecture. Son livre Unto this last (1862, dont le titre est tiré de la parabole de l’Évangile sur les ouvriers dans la vigne) définit la richesse, et démontre que certaines conditions morales sont essentielles pour l'obtenir. Cette critique du capitalisme, qui défend la propriété privée et le libre échange, mais préconise une économie sociale fondée sur la justice, l’honneur et le don de soi, a profondément influencé Gandhi.          « Le principe du “Laissez-faire” est un principe de mort. (…) Il n'y a pas d'autre richesse que la vie. Le gouvernement et la  coopération sont en tout temps et toutes choses, les lois de la vie.  L'anarchie et la concurrence sont en tout temps et toutes choses, les  lois de la mort. »
  11. 11. Charles Gide (1847-1832), Français, dirigeant historique du mouvement coopératif français, théoricien de l’économie sociale, président du christianisme social, fondateur avec Auguste Fabre de l’École de Nîmes et membre de la Ligue des Droits de l’Homme.         « La solidarité est un fait d’une importance capitale dans  les sciences naturelles, puisqu’elle caractérise la vie. Si l’on  cherche à définir l’être vivant, l’individu, on ne saurait le faire  que par la solidarité des fonctions qui lient les parties distinctes.  La mort n’est pas autre chose que la rupture de ce lien entre les  divers éléments qui constituent l’individu, et qui désormais  désassociés, vont entrer dans des combinaisons nouvelles,  dans des êtres nouveaux. »
  12. 12. Franklin Delano Roosevelt (1882-1945), homme d’État, trente-deuxième président des États-Unis, élu à 4 reprises. Confronté à la grande dépression de 1929-1933, met en œuvre le New Deal, un programme de relance de l’économie et de lutte contre le chômage. Redonne confiance au peuple, rassemble les énergies, mobilise les intelligences et consolide la démocratie. Fait voter 15 lois : séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires, taxes sur les plus hauts revenus, création d’un impôt fédéral sur les bénéfices, planification économique, salaire minimum, temps de travail ramené à 36 heures hebdomadaires, début de sécurité sociale, retraites, négociation collective, programme de grands travaux, etc. « La seule chose que nous ayons à craindre, c’est la crainte elle- même. » 
  13. 13. Thorstein Veblen (1857-1929), États-unien d’origine norvégienne. S’intéresse aux motivations des acheteurs, à la consommation ostentatoire, au gaspillage. Énonce les principes d’une économie évolutionnaire s’opposant aux thèses marginalistes, intègre en économie les thèses du darwinisme tout en se démarquant radicalement du darwinisme social. Étudie deux instincts de base, l’instinct artisan et l’instinct prédateur, et le rôle de l’université dans la reproduction des classes sociales.
  14. 14. John Maynard Keynes (1883-1946), économiste britannique, haut fonctionnaire du Trésor, conseiller d’hommes politiques, acteur des accords de Bretton Woods, fondateur de la macroéconomie moderne. Conteste les théorie des partisans du laisser-faire (Jean- Baptiste Say, Frédéric Bastiat, Herbert Spencer, etc.). Selon lui,les marchés ne s’équilibrent pas automatiquement, ce qui justifie des politiques interventionnistes conjoncturelles dont les leviers sont la monnaie, l’épargne, l’investissement public, les salaires, la redistribution des revenus, la politique budgétaire, etc. ../..
  15. 15. John Maynard Keynes L’abondance, sans une mutation culturelle capable de l’accompagner, finit par créer une dépression nerveuse collective. Anticipant la mondialisation, parle déjà de « dépression nerveuse  universelle ». Prévoit qu’après une période de croissance très prolifique, notre économie devrait atteindre « un point où tous les besoins  seraient satisfaits ». Et alors nous pourrions « consacrer nos énergies  nouvelles à des buts non économiques… Cela signifie que le  problème économique n’est pas – si nous nous tournons vers le futur  – le problème permanent de l’espèce humaine ».                  Juge que l’activité économique n’est pas une fin, mais un moyen pour exercer des activités plus valorisantes comme la culture, les arts, la politique.
  16. 16. Louis-Joseph Lebret (1897-1966). Dominicain et économiste français, fondateur en 1942 de l’association Économie et humanisme, puis de diverses associations pour le développement économique et social, dont en 1958 l’Institut international de recherche et de formation éducation et développement (IRFED). Maître de recherche au CNRS. Intervient sur tous les continents : Amérique du Sud, Sénégal, Liban, Sud-Vietnam. Inspirateur principal de l’encyclique Populorum progression (mars 1967)             “Le développement n’est autre que la construction de  l’être dans le partage équitable de l’avoir.”              “Le regard synthétique suit l’analyse et permet  l’intervention.”
  17. 17. Karl Polanyi (1886-1964), historien hongrois de l’économie. Affirme que l’économie de marché libre est une construction socio-historique et non un trait de la nature humaine. Le marché libre a transformé en marchandises fictives trois éléments qui font la substance de la société : la terre, le travail et la monnaie. Du fait du marché, l’économie et la technique ne sont plus sous le contrôle de la population ou du politique, mais des intérêts privés. Son ouvrage majeur, La Grande Transformation, a été publié en 1944.
  18. 18. Fernand Braudel (1902-1985), historien français. Chercheur en Algérie puis au Brésil, directeur de la Revue des Annales (1956-1968), professeur à l'École Pratique des Hautes Études puis au Collège de France. Convaincu de l'unicité profonde des sciences humaines (géographie, économie, ethnologie, sociologie, archéologie), marque l'historiographie par la définition de concepts “braudeliens” : l’étagement des temporalités (le temps long : celui de la géographie; le temps moyen : celui de l’économie; le temps court : celui de la politique), l’économie-monde, etc. Distingue l’économie primaire, (autosuffisance et troc), l’économie de marché (boutiques, échoppes, ateliers), le capitalisme (grands négociants) qui peuvent cohabiter.          « Les capitalistes se saisissent de tout ce qui est bon à prendre, la  terre, les immeubles, les rentes. Ils possèdent la supériorité de l’information  et de la culture et mille moyens de fausser le jeu en leur faveur, par le  maniement du crédit ou de la monnaie. (…) L’échange marchand est transparent et concurrentiel. L’échange capitaliste  est opaque et à tendance monopolistique. »
  19. 19. François Perroux (1903-1987). Économiste français. Doctorat en droit sur la question du profit. Professeur à Sciences Po, à l’Université de Paris 1 puis au Collège de France. Marqué par le personnalisme, toujours sensible et profondément préoccupé de la nécessité d'offrir une véritable place au monde ouvrier. Joue un rôle actif dans la fondation de l'École nationale des cadres d'Uriage, près de Grenoble, par Pierre Dunoyer de Segonzac. Fonde en 1944, l’Institut de sciences économiques appliquées – ISÉA. Affirme que l’économie politique doit avoir une vision historique des phénomènes socioéconomiques, doit rendre le réel intelligible pour prévoir, puis agir. Refuse la pensée unique économique, prône le dépassement de l’économie marchande pour reconnaître la finalité véritable de l’économie : une participation plénière de tous à la vie, dans toutes ses dimensions sociales.
  20. 20. Douglas McGregor (1906-1964), psycho-sociologue états-unien, professeur de management à la Sloan School of Management du Massachusetts Institute of Technology (MIT) de 1937 à 1964. Auteur d’une conception du management basée deux conceptions de l’homme au travail : Dans la théorie X, autoritaire, l’individu moyen éprouve une aversion innée pour le travail et fera tout pour l’éviter ; les individus doivent être contrôlés, dirigés, recherchent la sécurité. Dans la théorie Y, libératrice, l’homme est capable de s’autodiriger et de s’autocontrôler, apprend à rechercher les responsabilités ; la capacité d’exercer son imagination, sa créativité au service d’une organisation est possible. La théorie Y a été vérifiée en premier lieu à l’usine de détergents Procter et Gamble d’Augusta, en Géorgie, au milieu des années 1950. « La théorie Y et le style de gestion qui en résulte sont plus adaptés à la nature humaine car ils donnent la possibilité à l’encadrement d’innover, de découvrir de nouveaux moyens d’organiser et de diriger l’effort humain. »
  21. 21. Marcel Barbu (1907-1984), entrepreneur et homme politique français. Né dans un bidonville de Nanterre, d'une famille éclatée. Renvoyé du petit séminaire, devient apprenti-bijoutier, monte avant-guerre une entreprise de bijouterie florissante, puis crée à Besançon une usine de boîtiers de montres. Pendant l'Occupation, monte à Valence, en zone libre, une entreprise et communauté de travail du nom de Boimondau (Boitiers de Montres du Dauphiné). Rêve d'y créer la communauté de travail idéale. Abandonne ses droits de propriété à ses ouvriers et décide que le patron de l'usine, tout comme les responsables à tous les échelons, sont élus chaque année sur leurs capacités. En mai 1955, crée avec des mal-logés une association pour la construction et la gestion immobilière de Sannois, ville de la banlieue parisienne. Refuse la construction d'appartements HLM, souhaite que chacun puisse avoir son propre pavillon. Candidat aux élections présidentielles de 1965.
  22. 22. Kenneth Boulding (1910-1993) économiste anglais naturalisé états-unien en 1948, enseignant, pacifiste, poète, mystique quaker, théoricien des systèmes, et philosophe interdisciplinaire. Président de l'American Economic Association. L'environnement et l'économique sont pour lui désormais indissociables. Développe deux concepts importants pour l'économie d'aujourd'hui, "le vaisseau spatial Terre" et la "grande transition". Les solutions aux problèmes planétaires actuels passent par de multiples niveaux, mais en fin de compte, c'est l'attitude de l'homme qui doit changer. « Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ».
  23. 23. Ernst Fritz Schuhmacher (1911-1977), économiste britannique, d’origine allemande, ayant fuit le nazisme en 1937. Conseiller économique en Angleterre puis auprès de l’ONU, travaille sur l’économie bouddhiste suite à son séjour en Birmanie. Fait référence au Bouddha et à Gandhi. Ses réflexions principales sont les suivantes : - La société industrielle occidentale est incapable d'apprécier et de préserver son capital naturel (eau et air purs, sol vivant, biodiversité, ...). - La production de ressources locales pour les besoins locaux est le mode le plus rationnel de la vie économique. ../.. Small is beautifull (1973)
  24. 24. E. F. Schuhmacher - L' économie bouddhiste recherche une prospérité qui permet l’accomplissement de l'existence humaine en utilisant aussi peu de moyens que possible. - Le travail est une activité signifiante dans lequel on doit pouvoir se réaliser de façon créative, utile et productive avec la tête et les mains. - L’agriculture biologique doit apporter la nourriture, la santé, la permanence et la beauté. « L'économie sans bouddhisme, c'est-à-dire sans valeurs spirituelles, humaines et écologiques, c'est comme le sexe sans amour ». ../.. Photo : Satish Kumar, directeur du Schuhmacher college de l’Université de Plymouth
  25. 25. E. F. Schuhmacher - L'amélioration des conditions de vie ne passe pas par une technologie sophistiquée nécessitant des importations coûteuses, mais par une technologie à visage humain basée sur des techniques locales traditionnelles permettant de générer un revenu pour un maximum de gens. Sont nécessaires - la délégation de toutes les décisions au niveau le plus bas possible - et l'obligation faite aux supérieurs de justifier leurs actions. Toute tentative pour transférer le modèle des pays riches vers les autres régions du monde ne peut que conduire à la pauvreté de masse. ../.. Photo : Le Collège Schuhmacher de l’université de Plymouth
  26. 26. E. F. Schuhmacher « Si les vices humains tels que l’avidité et l’envie sont systématiquement cultivés, le résultat inévitable n’en sera pas moins que l’effondrement de l’intelligence. Si toute la société est infectée par ces vices, elle pourra certes réaliser des choses étonnantes mais elle sera de plus en plus incapable de résoudre les problèmes les plus élémentaires de l’existence quotidienne. »
  27. 27. Jean Mersch (1911-1989), chef d’entreprise français. Fonde en 1938, avec une centaine de jeunes chefs d'entreprise, le CJP (Centre des Jeunes Patrons), devenu en 1968 le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise). Le CJD rassemble plus de 4 500 chefs d'entreprise et cadres dirigeants engagés pour mettre en œuvre un libéralisme responsable, promouvoir des idées nouvelles pour rendre l'entreprise à la fois plus compétitive et plus humaine. Le CJD, souvent poil-à-gratter du MEDEF, est un lieu de formation et un laboratoire d’idées : Guide de l’engagement sociétal, 11 propositions pour un libéralisme responsable, Comment redonner de la valeur au travail ? etc. « Être chef, c'est commander, mais c'est d'abord servir . » « La production de biens et de services ne tire sa valeur que du bien-être qu'elle procure à la société. »
  28. 28. Henri Desroche (1914-1994), ex-dominicain, sociologue français, philosophe, historien et professeur à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Étudie le mouvement coopératif à partir de 1950. Chargé de recherche au CNRS de 1955 à 1958, crée en 1953 le Bureau d'études coopératives et communautaires (BECC). En 1959, fonde le Collège coopératif de Paris. Suscite la création de l’Université coopérative internationale (UCI). Étudie le rôle des 4 types d’acteurs dans une structure d'économie sociale : sociétaires, administrateurs, managers, employés. Un des premiers à utiliser les histoires de vie pour construire des projets de formation. L’entretien d’autobiographie raisonnée (entre deux personnes : l’une raconte son histoire, l’autre écrit) repère les liens entre parcours personnel, professionnel, associatif, militant.
  29. 29. José María Arizmendiarrieta (1915-1976), prêtre espagnol. Jeune vicaire, crée en 1943 une école de formation professionnelle. En 1955, cinq jeunes diplômés de l'école créent la première entreprise coopérative, ULGOR, et transforment un petit atelier consacré à la fabrication de fourneaux et de réchauds au pétrole. Sont ensuite créés une coopérative de crédit, la Caja Laboral Popular et un système de protection sociale, Lagun Aro. La Mondragón Corporación Cooperativa (MCC), située au Pays basque espagnol, est aujourd’hui le plus grand groupe coopératif du monde (256 entreprises : industrie, distribution, finance, connaissance, avec des centres de recherche et de formation). Écarts de salaires de 1 à 6. Les règles de fonctionnement sont démocratiques et endiguent la cupidité.
  30. 30. Lucien Pfeiffer (1921-2007), chef d’entreprise français, diplômé de HEC. Crée une coopérative de production au Cameroun. Banquier, inventeur du crédit-bail (ou leasing) et des SICOMI (P-DG de Prétabail-Sicomi de 1966 à 75), P-DG de l’Union de Banques à Paris (UBP) de 1982 à 85). Affirme très tôt que les États ayant renoncé à leur droit régalien d’émettre la monnaie, la "bulle financière spéculative" va éclater et provoquer des conséquences dramatiques. Son apport fondamental est de faire des propositions de réformes et de lois pour : - une nouvelle forme d'entreprise, - la couverture du risque économique par les assurances, - la comptabilité publique, - une nouvelle forme de prêt à bail, - de nouveaux indices que le PIB pour le développement. Propose d'imputer les coûts du capital dans le prix de revient, et d'attribuer les résultats au collectif de travail (Direction, salariés).
  31. 31. Jacques Baratier (1922-2007), chef d’entreprise français. Lors de l’évacuation du camp de concentration de Mauthausen, transformé et révolté à jamais contre l’inacceptable. Directeur général des Papeteries de Gascogne, conclut un accord intelligent avec son concurrent Cellulose du pin pour éviter une guerre suicidaire entre les deux groupes. Pendant sa retraite, fonde et développe pendant 20 ans l’association Agrisud International qui crée 12 000 microentreprises et 53 000 emplois sur 4 continents : agriculture sédentaire intensive, maraîchage, élevage, transformation agroalimentaire, mécanique, bâtiment, etc. « Les problèmes posés par l’évolution économique se résolvent cent fois mieux par la concertation intelligente que par la rivalité imbécile. (…) Si l’on veut conserver toute son efficacité à la concurrence, il faut savoir inventer, quand besoin est, d’autres démarches et d’autres formes de relations entre les acteurs de l’économie ».
  32. 32. Claude Alphandéry Né en 1922, ancien Résistant français, engagé contre la guerre d’Algérie. Ex-expert économique auprès de l’ONU, cofondateur puis président de la Banque de la Construction et des Travaux Publics. Créateur de l’association France Active qui soutient les initiatives économiques créatrices d’emplois, président du Conseil National de l’Insertion par l’Activité Économique (CNIAE). Président de l’association Sol qui travaille sur les monnaies complémentaires, et du Labo de l’ESS (économie sociale et solidaire). « Aux “30 glorieuses” ont succédé les “30 douloureuses”. C’est pendant cette période que la société civile a émergé, que les citoyens ont pris conscience de leur pouvoir sur l’économie et se sont dit : l’économie, c’est nous ! »
  33. 33. François Houtart (1925-2017), prêtre et sociologue belge, professeur l'université de Louvain jusqu'à sa retraite en 1990. Militant de la cause du Tiers-Monde, fondateur du Centre tricontinental (CETRI) et de la revue Alternatives Sud. Préside la Ligue internationale pour le droit des peuples, participé à la création du Conseil international du Forum social mondial. Préside le Tribunal permanent des peuples (TPP), tribunal d'opinion fondé en 1979, et notamment en 2008 le 33ème TPP à Bogota : « Les entreprises transnationales et les crimes contre l'humanité. » « Né dans une famille pauvre d’une région reculée d’Inde, du Mali ou du Nicaragua, je n’aurais pas disposé des ressources sociales, culturelles, symboliques qui m’ont ouvert le chemin. »
  34. 34. René Passet Né en 1926, économiste français, spécialiste du développement, professeur à la Sorbonne, premier président du Conseil scientifique d’ATTAC (Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne) Selon lui, la théorie économique ne prend pas en compte les lois du monde vivant, que ce soit celles de la nature ou des sociétés humaines. Affirme un triple impératif de solidarité : - entre les peuples, - entre les hommes dans chaque nation, - entre les générations. La tâche assignée à l’économiste est de concevoir l’instauration d’un "développement orienté vers des activités dont l’aspect matériel est secondaire et s’adressant aux besoins illimités de l’être. »
  35. 35. Richard Easterlin Né en 1926, économiste états-unien, historien, démographe, psychologue, professeur d’université. Président de l’Economic History Association. Théoricien de l’économie du bien-être, montre que la mesure du développement de l’économie par le PIB n’est pas pertinente. Démontre - dans le paradoxe qui porte son nom - qu’au-delà d’un certain seuil de sécurité et de confort, le bonheur n’augmente plus. Il décroît même chez ceux qui privilégient la réussite sociale, car ils admettent être plus tendus, anxieux et sujets à la colère.
  36. 36. Bertrand Martin (1929-2013), Français, ingénieur du génie maritime. Accepte en 1984, à l’âge de 55 ans, la présidence de la CCM Sulzer, filiale d’un groupe suisse, spécialisée dans la construction de moteurs diesel pour la marine, menacée de faillite. Déplace le siège social près de l’usine à Mantes-la-Jolie, incite tout salarié qui a une suggestion à s’inscrire dans un groupe de travail (32 groupes constitués), organise une assemblée de tout le personnel, met en place des formations pour générer de nouveaux comportements. Équilibre financier retrouvé en 1986 sans licenciements. Face à la fermeture de 3 chantiers navals, accepte avec l’accord du personnel une grosse commande chinoise de moteurs de centrales électriques, met en œuvre le juste à temps”, exporte dans 120 pays.‟ « Manager ou leader, je ne sais comment doit se nommer l’allumeur de bougies éteintes. » ../..
  37. 37. Bertrand Martin Fondateur de l’association Entreprises Vivantes, par et pour des Femmes et des Hommes Vivants (EVH), lieu de partages d’expérience et de formation *. Objectif : engendrer des dirigeants porteurs de sens individuel et collectif, capables d’engendrer eux-mêmes des responsables dans le respect, la liberté et la confiance. « Le comportement du chef d’entreprise et son évolution pour une  plus grande efficacité passent par une transformation personnelle issue  d’une réflexion sur ses propres convictions pouvant conduire à leur  remise en cause. »  « Partager interrogations, réflexions, échecs et réussites pour  avancer dans une évolution (ou une révolution) de ses propres pratiques  managériales, s’entraider en confiance à faire des pas et à poser des  actes novateurs. » * Experts-formateurs de EVH : Vincent Lenhardt (Transformance Pro) , Christophe Le Buhan, Jean-Michel Anot (PRH), Pascal Gayet
  38. 38. Henri Nouyrit (1931-2004), Français, diplômé de l’École des langues orientales et de l’Institut d'ethnologie. Devient agriculteur dans le Lot. Anthroposophe, adopte les techniques de l’agriculture bio-dynamique. Fonde en 1978 l’association La NEF(Nouvelle économie fraternelle) et en 1994 une association de militants en l’appui à la création d'entreprises, Épicea (Épargne de Proximité pour l’Investissement et la Création d'Entreprises et d’Activités).             La Société financière de la Nef, coopérative créée en 1988, exerce avec un agrément de la Banque de France une double activité de collecte d’épargne et de crédit pour soutenir des activités dans les domaines de l’écologie, du développement social et solidaire, de la culture et de la formation. 31 000 sociétaires, 300 nouveaux chaque mois. Elle publie chaque année la liste et l’objet des financements accordés.
  39. 39. Samir Amin Né en 1931 d’un père égyptien et d’une mère française, étudie à Paris les sciences politiques (1952), la statistique (1956) et l’économie (1957). Ex-directeur de l’Institut africain de développement économique et de planification à Dakar (Sénégal). Sa théorie majeure est celle du développement inégal différenciant : - les centres du capitalisme, où l'appareil de production s'est développé et où le prolétariat peut accéder au statut de classe moyenne consommatrice - et leurs périphéries, où sont produits ou extraites les matières premières, transformées et valorisées dans les centres et où le prolétariat ne peut accéder à l'autonomie matérielle.           « Ce n’est pas la machine en soi qu’il faut remettre en cause, mais  bien les rapports sociaux qui, à travers certaines formes d’organisation  sociale, de division du travail, etc., dictent un certain usage et une  certaine soumission à la machine. »
  40. 40. Rudolf Mees, Lex Bos, Adriaan Deking Dura et Dieter Brüll En 1968, un groupe de recherche, composé de Rudolf Mees (1931-2010, banquier), Adriaan Deking Dura (économiste), Dieter Brüll (professeur de droit fiscal), Lex Bos (conseil en organisation) entend promouvoir une approche plus responsable de l’argent. Ils s’inspirent, entre autres, des travaux publiés aux débuts du 20ème siècle par le philosophe Rudolf Steiner, fondateur du courant anthroposophique. En 1980 est créée la Triodos Bank NV, dotée d’un capital initial de 540.000 € actuels et d’une licence de la Banque centrale des Pays-Bas. Elle entame ses activités aux Pays- Bas. En 2008, Triodos Bank lance le Triodos Sustainable Trade Fund. Ce fonds apporte des financements commerciaux à des producteurs biologiques ou issus du commerce équitable dans des pays en développement et des marchés émergents. En 2016, Triodos, première banque durable au monde, est présente aux Pays-Bas, en Espagne, au Luxembourg, en Allemagne et en France. ../..
  41. 41. La banque Triodos Triodos Bank investit de manière cohérente et transparente dans les secteurs de l’économie durable - environnemental, social et culturel . Elle finance aujourd’hui plusieurs milliers d'entreprises, d'institutions et de projets à l’aide des capitaux que lui confient les épargnants et les investisseurs désireux de participer au développement d’une société durable: - énergies renouvelables, initiatives de technologies environnementales, agriculture biologique et biodynamique, protection de la nature - intégration sociale, santé, lutte contre le handicap, commerce équitable, - arts, éducation, développement personnel, activités culturelles, tourisme et loisirs durables.
  42. 42. Serge-Christophe Kolm Français né en 1932, diplômé de l'École polytechnique et de l'École nationale des Ponts et Chaussées, directeur d’études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales. A écrit de nombreux ouvrages sur l'économie (théories de la justice sociale, développement économique, théorie de la mesure des inégalités). Une partie de ses travaux porte sur l'analyse des fondements philosophiques des modèles économiques. Propose un modèle novateur de redistribution macro-économique des revenus. S’intéresse aux philosophies orientales et spécialement au bouddhisme. A passé 6 ans dans des monastères en Thaïlande, en Inde et au Sri Lanka. « Le bonheur des économistes est la satisfaction des désirs,  considérés comme des données. L’économie est encore sans théorie  de la formation des désirs : elle reste un guide extrêmement incertain  et ne peut pas grand-chose de profond pour l’homme. »
  43. 43. Manfred Max-Neef Né en 1932, économiste chilien d'origine allemande. Professeur d' économie à l'Université de Californie, (Berkeley), a ensuite travaillé sur des projets de développement pour de grands organismes internationaux (FAO, OIT). En 1981, fonde le CEPAUR (Centro de Alternativas para el Desarrollo) au Chili. Identifie 9 besoins fondamentaux qui transcendent les cultures et les périodes de l’histoire : subsistance, protection, affection, compréhension, participation, loisirs, création, identité-sens, autonomie-liberté. Prix Nobel alternatif 1983, membre du Club de Rome et du Conseil pour l’avenir du monde.        « Il y a deux langues distinctes aujourd’hui, celle de  l'économie et celle de l'écologie, et elles ne convergent pas. L'économie est là pour servir les personnes, et non les personnes  pour servir l'économie. »
  44. 44. Elinor Ostrom (1933-2012), économiste et politologue états-unienne. Thèse en sciences politiques sur la gestion des ressources partagées d'eau souterraine. Ses travaux portent principalement sur la théorie de l'action collective et la gestion des biens communs et des biens publics (matériels ou immatériels). Ils s'inscrivent dans le cadre de la « nouvelle économie institutionnelle ». En octobre 2009, première femme à recevoir avec Oliver Williamson le prix Nobel d'économie, « pour son analyse de la gouvernance économique, et en particulier, des biens communs ». Propose un ensemble de principes associés à la gestion durable des ressources : des limites clairement définies, des règles explicites, une surveillance efficace, des sanctions graduelles pour les contrevenants, des mécanismes de résolution des conflits, une large participation à la gouvernance et une autonomie relative vis-à-vis des autorités supérieures.         « Les « communs » ne désignent pas un fleuve en soi, par  exemple, mais le collectif qui décide de prendre en charge sa gestion  en élaborant des règles communes d’usage. »
  45. 45. Amartya Sen Né en 1933 en Inde, prix Nobel de l’économie (1998) pour ses travaux sur la famine, les mécanismes fondamentaux de la pauvreté, la théorie du développement humain, la remise en question la notion de valeur, la définition d’une économie du bien- être. Professeur à l’université d’Harward. Réside alternativement en Inde, dans le Massachusetts et à Cambridge. Un des membres fondateurs du Collegium international éthique, politique et scientifique. Principales affirmations : - Les famines ne sont pas seulement dues au manque de nourriture mais aussi aux inégalités provoquées par les mécanismes de distribution de la nourriture. ../..
  46. 46. Amartya Sen - La pauvreté ne se mesure pas seulement à la faiblesse des revenus d’une personnes, mais aussi aux opportunités qui lui sont ravies, à l’avenir qui lui est volé, au pouvoir qui lui est confisqué. - Les gouvernants doivent être attentifs aux potentialités créatrices ("capabilities") des citoyens. - La démocratie doit être appréhendée pas seulement comme une forme de gouvernement organisant des élections libres et au pluralisme des partis, mais plus globalement comme une culture de la délibération publique, qui n'est nullement exclusive à l’Occident. La démocratie, comme culture de la délibération publique, a vocation à l’universalité, elle est source incontournable de progrès social. - L’économie doit être encastrée dans l’éthique.
  47. 47. Mahbub ul Hacq (1934-1998) économiste pakistanais, directeur de la planification à la Banque Mondiale qu’il a contribué à faire évoluer (1970-1982), ministre des Finances et de la planification (1982-1988) Travaille avec Amartya Sen sur l’indice de développement humain (IDH) retenu aujourd’hui par le PNUD et fondé sur 3 critères majeurs : - l’espérance de vie (alimentation, eau, logement, hygiène, soins médicaux), - le niveau d’éducation (scolarisation), - le niveau de vie (pouvoir d’achat, mobilité, accès à la culture).
  48. 48. Jean-Pierre Worms Français né en 1934, sociologue au CNRS, ancien député socialiste durant 12 ans et responsable associatif. Co-fondateur en 1980 de France Initiative, devenu en octobre 2012 Initiative France, réseau des plateformes Initiative qui accordent des prêts d’honneur à des créateurs ou repreneurs d’entreprises. Secrétaire général puis président de la Fonda (Fondation pour la vie associative). En 1997, lance le manifeste "Pour ouvrir largement les portes de l’initiative économique et de la création d’entreprises", à l’origine de l’association Synergie créateurs. Membre du Collectif Roosevelt.          « La prise en charge effective des enjeux de solidarité territoriale  et d’égalité d’accès aux biens et à l’espace publics dans une logique de  développement durable exigera une puissante mobilisation d’énergie  citoyenne dans des combats nombreux, longs et difficiles. C’est à une  véritable révolution démocratique qu’il faut s’atteler. »
  49. 49. Susan George Née aux États-Unis en 1934, études de littérature française et de sciences politiques au Smith College de Northampton (Massachusetts), vit depuis longtemps en France, nationalité française en 1994. Licence de philosophie à la Sorbonne en 1967. Thèse de sciences politiques à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales sur le transfert du système alimentaire américain au reste du monde. Participe à la fondation du Transnational Institute à Amsterdam en 1974, d’ATTAC à Paris en 1998, du Collectif Roosevelt en 2012, et au nouveau parti politique Nouvelle Donne aux côtés de Pierre Larrouturou en 2013.         « On ne promet pas la lune. On ne dit pas que l'on a réponse à tout,  mais l'on a des solutions. Notre but est de faire des sociétés décentes et  rationnelles où les gens vivent à peu près bien, où il y a relativement peu  d'inégalités, et où à peu près tout le monde a un emploi, est bien soigné et  peut offrir une bonne éducation à ses enfants. »         « Il n’ a aucun niveau de souffrance humaine qui, en soi, va faire  bouger les politiques. »
  50. 50. Maria Nowak Française née en Pologne en 1935, connaît la guerre, l’exil et la misère. Fonde en 1989* l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE). L’ADIE finance les chômeurs créateurs d’entreprise n’ayant pas accès direct au crédit bancaire, les accompagne, et fait évoluer les lois pour supprimer les obstacles institutionnels à la création d’entreprise. Depuis 1989, l’ADIE accordé plus de 81 000 microcrédits permettant la création de plus de 65 500 entreprises et de 78 600 emplois. Beaucoup reprochent à l’ADIE des taux d’intérêt excessifs. * en s’inspirant de l’expérience de la Grameen Bank de Muhammad Yunus au Bangladesh
  51. 51. Jacques Berthelot Français né en 1935, docteur en sciences économiques, économiste rural en Afrique pendant 10 ans , ex-maître de conférences à l'École Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse. Suit de près les négociations agricoles avec l’OMC et les aspects internationaux de la Politique Agricole Commune (PAC) européenne. Collabore étroitement avec le ROPPA (Réseau des Organisa-tions Paysannes et des Producteurs agricoles d'Afrique de l'Ouest) et avec les associations Solidarité, ATTAC, Solagro.         - Le ROPPA regroupe des organisations ou structures de concertation de 10 pays d’Afrique de l’Ouest et promeut une agriculture paysanne performante et durable au service des exploitations familiales et des producteurs agricoles. - Solidarité est une association de solidarité internationale qui promeut l’après-développement, des alternatives à la croissance actuelle pensées localement. - Solagro promeut la maîtrise de l'énergie, les énergies renouvelables, l'agro-environnement et l'agro-foresterie.
  52. 52. Yves Berthelot Né en 1937, économiste français. École Polytechnique, ENSAE. Ancien fonctionnaire en Côte d’Ivoire, puis au Commissariat au Plan, à l’INSEE, l’OCDE, au CEPII et à la CNUCED. Après sa retraite en 2000, codirecteur du projet d'histoire intellectuelle des Nations unies. Président du Comité français pour la solidarité internationale (CFSI) et du Centre International Développement et Civilisations - Lebret-Irfed. Coauteur d’un livre d’études de cas et de pratiques de terrain d’économie à travers le monde : recherche du bien commun, participation des populations au changement, prise de responsabilité des personnes et des groupes, économie communautaire de marché, syndicalisation des Intouchables, reconstruction de la paix et de la démocratie, valorisation des ressources locales dans une démarche écologique, éducation scolaire et populaire, etc. « L’être humain considéré comme un être de relations est acteur de  l’économie humaine. »
  53. 53. Sjoerd Wartena Né en 1939, Hollandais. Historien à l’université d’Amsterdam, décide de s’installer comme agriculteur biologique dans la Drôme. Découvre que l’agriculture multifonctionnelle des anciens ("observer et connaître la nature, soigner la terre") est celle de l’avenir, mais que le système de transmission de la terre des parents aux enfants qui fonctionne depuis la nuit des temps n’est plus adapté aujourd’hui. Crée en 2006 La Foncière Terre de Liens. Cette société collecte l’épargne* pour acquérir du foncier agricole et le louer à des hommes et à des femmes qui pratiquent une agriculture biologique, biodynamique et paysanne.              « J’ai décidé de faire l’histoire plutôt que de l’étudier. » * collecte de 25 millions d’€ au 31.01.2012
  54. 54. Frans van der Hoff Nico Roozen F.v.d.H : Néerlandais né en 1939, docteur en économie politique et en théologie. Prêtre ouvrier à Santiago-du-Chili, puis dans les bidonvilles de Mexico. En 1981, participe au lancement de la coopérative de producteurs de café UCIRI (Union de Comunidades Indigenas de la region del Istmo). En collaboration avec Nico Roozen, responsable à l'agence œcuménique de développement Solidaridad, lance en 1988 Max Havelaar, le premier label du commerce équitable. La marque est présente dans 26 pays consommateurs. Près de 600 organisations de producteurs en bénéficient dans environ 60 pays, rassemblant 1,5 million de producteurs. La marque est coordonnée au niveau international par la Fédération FLO (Fairtrade Labelling Organizations) basée à Bonn.
  55. 55. Margrit Kennedy Née en 1939, architecte, urbaniste, essayiste et écologiste allemande, auteure de livres, articles et rapports sur les femmes et l'architecture, l'écologie urbaine, la terre et la permaculture, la création monétaire et les systèmes fiscaux. Milite pour une économie écologique, soutenable et durable dans une optique d'économie libre, pour le développement des monnaies complémentaires sans taux d'intérêt. « Dans le modèle de la JAK-Bank*, l’emprunteur ne paie pas d’intérêts pour le crédit qui lui est consenti, et ses dépôts ne sont pas rémunérés. En revanche, il doit s’acquitter de points d’épargne correspondant au montant du crédit. Depuis 30 ans que j’étudie le problème des intérêts, je n’ai jamais trouvé une réponse plus féconde que celle proposée par la JAK-Bank. » * Coopérative financière suédoise à but non lucratif créée en 1965, selon un concept né au Danemark en 1931. En suédois, Jord : terre; Arbete : travail; Kapital : capital
  56. 56. Christian Comeliau Né 194?, docteur en droit et en sciences économiques, spécialiste de l’économie du développement. Professeur à l’Université de Kinshasa, économiste à la Banque mondiale à Washington, membre de l’équipe du projet Interfuturs puis du Centre de Développement à l’OCDE à Paris. Chargé de mission au Commissariat au Plan à Paris, et enfin professeur à l’Institut Universitaire d’Études du Développement à Genève. A publié 15 ouvrages. « La croissance indéfinie n’est pas possible ; d’autre part, elle n’est pas nécessairement synonyme de bien-être. Le but de la politique ne doit donc pas être la croissance, mais le progrès social. Le progrès social est ce qu’une société a choisi de désigner comme tel, et il désigne l’accomplissement des objectifs qu’elle s’est fixés. Nous devons abandonner la certitude fausse et aveuglante selon laquelle "croissance = développement = progrès social", pour réintroduire dans ces questions la notion de choix politique. »
  57. 57. Muhammad Yunus Né en 1940, économiste bangladais, enseignant à l’université de Chittagong. Prix Nobel de la paix (2006) pour avoir fondé en 1983 la première institution de microcrédit, la Grameen Bank (grameen : village). La banque emploie 24 000 salariés et prête annuellement l’équivalent de 1,1 milliard d’euros à 8,4 millions de Bangladais, principalement des femmes pauvres le plus souvent illettrées. Créé à partir de 1990 du "social business" pour résoudre des problèmes spécifiques : Grameen Fisheries and Livestock : élevage de poissons Grameen Telecom : services téléphoniques dans les zones rurales Grameen Shakti : panneaux solaires à bas prix Grameen Knitwear : vêtements à l’exportation ../..
  58. 58. Muhammad Yunus Grameen Danone Foods : yaourts à bas prix avec Danone Grameen Intel : logiciels éducatifs à usage simple avec Intel Grameen-Veolia Water Ltd : eau potable en zone rurale avec Véolia Ce modèle a inspiré aussi les sociétés Lafarge, Schneider Electric, Essilor, GDF-Suez. « Entreprendre, c’est utiliser son désespoir et son courage pour faire bouger les choses. Les pauvres en bonne santé physique et psychique ne veulent pas la charité, ils ont besoin qu’on les aide à entreprendre. La vie humaine est trop précieuse pour passer toute sa vie au service d’un employeur. L’assistance a des effets pervers, il faut aider les gens à s’en sortir aux-mêmes. « Éliminer la misère de la planète est davantage une affaire de volonté que de moyens financiers ».
  59. 59. Hernando de Soto Né en 1941, économiste péruvien. Études à Genève. Ses travaux portent sur le rôle de l'accès à la propriété dans l'émancipation et l'enrichissement des populations défavorisées, et sur l'importance de l'économie souterraine dans les pays en développement. Les habitants des pays du Sud sont riches, mais riches d'un "capital mort" qu'ils ne peuvent mobiliser faute d'un système de droits de propriété efficace. Fonde à Lima en 1980 l'Institut pour la liberté et la démocratie (ILD). L’ILD a conçu la réforme administrative du système de la propriété du Pérou qui a permis de donner des titres de propriété à plus de 1,2 millions de familles. 380.000 entreprises qui opéraient dans le marché noir sont entrées dans le secteur formel.
  60. 60. Gus(tave) Massiah Né en 1941 en Égypte, ingénieur et économiste, ancien professeur à l'École nationale supérieure d’architecture. A écrit plusieurs ouvrages sur l'urbanisme et le développement. Figure centrale du mouvement altermondialiste, a été président du CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement), et vice-président de ATTAC-France de 2003 à 2006. Membre du Conseil international du Forum social mondial. « Le mouvement altermondialiste mène ses actions à travers quatre modalités. Les luttes et les résistances permettent de se défendre et de créer. L’élaboration permet de comprendre le monde pour le transformer. Les politiques publiques sont un espace de négociations. Les pratiques concrètes d’émancipation, à tous les niveaux, du local au national, aux grandes régions et au mondial, construisent des alternatives et préfigurent de nouveaux rapports sociaux. »
  61. 61. Denis Clerc Né en 1942, économiste français, professeur à l’université de Dijon. Fondateur en 1980 de la revue Alternatives économiques, devenue mensuelle en 1984, qu’il dirige bénévolement jusqu’en 1993. Nomme Philippe Frémeaux rédacteur en chef, termine sa vie professionnelle au Centre d’Étude des Revenus et des Coûts (CERC). « L’économie n’est pas un engrenage, un ensemble de mécanismes qui seraient neutres, automatiques ou inéluctables. C’est aussi le résultat de choix collectifs, conscients ou non, qui engendrent parfois des effets sociaux ou environnementaux indésirables : chômage, inégalités, pauvreté, pollution. »
  62. 62. Bernard Lietaer Né en 1942, ingénieur civil belge, économiste. Ancien Directeur de la Banque Centrale de Belgique, membre du Club de Rome, professeur d’université à Berkeley. Suggère le développement à la fois de systèmes monétaires complémentaires régionaux, et d’une monnaie globale, la Terra, qui n’aurait de lien avec aucun État-nation et dont l’objectif serait de servir de monnaie stable et fiable pour le commerce et les contrats internationaux. Elle serait un panier de produits et de services, et leur poids relatif devrait refléter leur importance dans le commerce global. Cette monnaie améliorerait le développement durable et stabiliserait le commerce international.
  63. 63. Coimbatore Krishnao Prahalad (1942-2010), économiste indien, diplômé de Harvard, professeur à Ahmedabad puis à l’université du Michigan. Son concept du bas de la pyramide ou BoP, conçu en 1998 avec Stuart L. Hart, vise à considérer comme solvables les 4 milliards de personnes vivant avec moins de 2 dollars par jour, ce qui oblige les entreprises à repenser leurs produits et services et leur modèle économique. Cette transformation exige un management adéquat des systèmes techniques mais aussi sociaux de l’entreprise : "small steps for big changes" *. Face à la difficulté des grandes entreprises à changer leurs codes et idéologies, leur recommande d’investir sur des processus d’oubli de ces croyances et comportements. * "De petites étapes pour de grands changements"
  64. 64. Joseph Stiglitz Né en 1943, États-unien, vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale (1997 à 2 000) avant d’en dénoncer les méfaits comme ceux du Fonds Monétaire International. Prix Nobel d’économie (2001), professeur à l’université Columbia de New-York. Travaille sur l’économie de l’information, les “incitations économiques sous asymétrie d’information” et sur l’économie publique (théorie de la taxation optimale, économie industrielle, économie des ressources naturelles).
  65. 65. François Soulage Né en 1943, économiste français, diplômé de Sciences Po., un des pères du renouveau de l'économie sociale en France. Militant au PSU et à la CFDT dans les années 1970, puis membre du Parti Socialiste, proche de Michel Rocard. Ex-professeur l'économie à l’Université de Nanterre et à HEC. Fondateur et président de 1983 à 1989 de l'Institut de développement de l'économie sociale (IDES), société de capital-risque dédiée aux entreprises de l’économie sociale (coopératives, mutuelles, associations, etc.). Délégué interministériel à l'Économie sociale, en 1989, Président du Comité chrétien de solidarité avec les chômeurs et précaires de 1997 à 2008. Ex-président du Secours Catholique (2008-2014). Président de la Commission Lutte contre la pauvreté” de l’UNIOPSS (ou Collectif Alerte).‟ « L'économie sociale apporte un changement : elle produit des biens et des services grâce au capital. Alors que l'entreprise capitaliste, à l'inverse, valorise le capital grâce à la production de biens et services. »
  66. 66. Daniel Lebègue Français né en 1943, Sciences Po, ENA, travaille dans l’administration (ambassadeur, conseiller de Pierre Mauroy, Directeur du Trésor) puis dans la banque (BNP, DG de la Caisse des Dépôts). Président de la section française de Transparency International qui se consacre à la transparence et à l’intégrité de la vie publique et économique (bureaux dans plus de 110 pays). Bataille contre les biens mal acquis de certains chefs d’État africains, pour le non cumul des mandats, pour encadrer le lobbying, etc. Président de l'ORSE, l'Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises, structure de veille permanente sur les questions touchant à la responsabilité sociale et environnementale des entreprises, au développement durable et aux placements éthiques.
  67. 67. Jean-François Zobrist Né en 1943, ancien scout, BTS de métallurgie. En 1983, propulsé par Max Rousseau à la direction générale de la Sté FAVI à Hallencourt (Somme), fonderie qui fabrique des pièces en alliage cuivreux. Analyse le fonctionnement de l’entreprise pendant 4 mois et découvre ‟les incohérences d’un management trop hiérarchique”. Construit un nouveau système d’encadrement, plus souple, basé sur deux convictions, ‟la bonté de l’homme” et le souci du client interne et externe : La confiance rapporte plus que le contrôle; Ceux qui font sont ceux qui savent; Le pourquoi prime sur le comment; Définir un espace de liberté; Pas de performance sans de solidarité; Assurer le présent et préparer le futur; Pas de performance sans bonheur. L’entreprise devient leader mondial dans son secteur. Retraité depuis 2009, « renvoie l’ascenseur » en alertant dans ses conférences sur la nécessité de rompre avec un « management vertical à bout de souffle, où les salariés ne savent plus pour quoi ils travaillent ».
  68. 68. Bill Drayton Né en 1943 aux États-Unis. Arrêté à 17 ans pour avoir dénoncé la ségrégation raciale. Participe à des marches en Inde à 19 ans avec Vinoba Bhave, un disciple de Gandhi. Consultant chez Mc Kinsey, administrateur de l’Environmental Protection Agency sous Jimmy Carter. Fonde en 1981 en Inde la fondation Ashoka. Présente aujourd’hui dans 70 pays, Ashoka soutient le travail d’entrepreneurs sociaux avec un appui financier initial de 3 ans et en mettant à leur disposition de nombreuses ressources. 98% des entrepreneurs financés travaillent toujours à temps plein sur leur projet 5 ans après leur lancement. « Pour changer le monde, il n’y a rien de plus fort qu’une idée innovante dans les mains d’un entrepreneur social. Nous recherchons des personnes mariées à leurs idées ».
  69. 69. Jean Gadrey Français né en 1943, économiste spécialiste des services, des indicateurs de richesse et des limites de la croissance économique. Ex-professeur à l'université de Lille I, préside une commission du Conseil national de l’information statistique (CNIS), participe à la Commission Stiglitz. Membre du Conseil scientifique de l'organisation altermondialiste ATTAC, collaborateur de la revue Alternatives économiques. Membre du Forum pour d'autres indicateurs de richesse - FAIR et du Collectif Roosevelt. « Le culte de la croissance est fondé sur l'oubli des principaux enjeux sociétaux : toujours plus de quoi, pour qui, et avec quelles conséquences ? Il nous interdit d'envisager d'autres hypothèses : la croissance ne serait-elle pas devenue un facteur de crise, un obstacle au progrès, une menace ? Peut-on imaginer un monde bien meilleur parce que débarrassé de ce culte, une prospérité sans croissance. »
  70. 70. Jeremy Rifkin Né en 1945, essayiste états-unien, spécialiste de prospective économique et scientifique, fondateur et président de la Foundation On Economic Trends (FOET). Affirme que l’ère industrielle fondée sur le travail humain de masse s’achève. L’ère de l’information lui succède, avec beaucoup d’emplois très qualifiés et bien rémunérés, mais aussi beaucoup d’emplois peu qualifiés et peu payés. Préconise de développer le tiers-secteur, celui de l’économie sociale (associations, ONG, etc.). Le progrès technique et la mondialisation ne permettront pas d’assurer le plein emploi. La fin du travail : 1995, traduction en France en1996
  71. 71. Gérard et Béatrice Barras Français nés respectivement en 1945 et 1950. Initiateurs de la reconstruction du hameau Le Vieil Audon au bord de l’Ardèche, co-fondateurs en 1982 de la SCOP Ardelaine à St Pierreville (Ardèche) qui, malgré tous les avis négatifs, a relancé la filière laine : 45 salariés, production de vêtements, matelas, articles de literie, musée pédagogique. Échelle des salaires de 1 à 1,2 SMIC. Nouvelles réalisations : un restaurant bio/local et une conserverie. Évènements annuels : Fête de la tonte, journée du patrimoine. Accueil de lycéens et d’étudiants en master ESS. « Notre métier, c’est la laine, mais c’est d’abord le territoire. » ../..
  72. 72. Gérard et Béatrice Barras Membres du réseau REPAS (Réseau d’échanges et de pratiques alternatives et solidaires), co-fondateurs du compagnonnage alternatif et solidaire du réseau REPAS . Ce réseau, né en 1994, regroupe une trentaine d’entreprises alternatives en France qui veulent confronter leur expérience et questionner leur pratique entre pairs. Il organise des réunions bisannuelles sur le site d’une des entreprises autour d’une thématique proposée par la structure d’accueil : l’argent, l’organisation, le management, la transmission entre fondateurs et suivants, l’éducation populaire, etc. Les éditions REPAS publient des livres témoignages d’expériences. ■

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