Sinusites de
l’adulte
et de l’enfant
 Pathologie très fréquente en ORL .
 La sinusite ou rhinosinusite corresponde à l'inflammation de la muqueuse
des sinus ...
Rappel anatomique
-Cavités annexes des fosses nasales, paires et asymétriques.
-Rôle : leur fonction exacte reste encore m...
 Le labyrinthe ethmoïdal :
 complètement formé à la naissance.
 6 à 10 cellules aériennes.
 Groupe cellulaire antérieu...
1- Origine :
origine dentaire par propagation d'un foyer apical ou à la suite de
manœuvres iatrogènes lors d'extractions d...
3- Facteurs favorisants :
obstacle nasal mécanique : déviation de cloison,hypertrophie de cornets.
rhinopathie inflammatoi...
Sinusites de
l'adulte
I- Sinusites aigues
A/- Sinusite maxillaire aigue :
1- Sinusite maxillaire rhinogène : après rhinite
aiguë épidémique :
Signes fonctionnels :
...
Examen clinique :
Oedème de la joue = 0
Empâtement de la région sous orbitaire.
Douleur à la pression sous-orbitaire.
Rhin...
2- Sinusite maxillaire dentaire :
-Dents sinusiennes = les deux premières molaires
et les 2 prémolaires ( le plus souvent ...
3- Sinusite traumatique :
sinusite post-traumatique
:relativement fréquente par
surinfection d'un hématome
intrasinusien ;...
4- Sinusite des sujets immunodéprimés :
VIH, hémopathies, chimiothérapie, diabétiques, traitements
immunodépresseurs : cor...
B/- Sinusite frontale aigue :
 Douleurs unilatérales de la région suprasourcilière exacerbées par la
chaleur et la positi...
D/- Sinusite sphénoïdale :
Rarement isolée.
Douleur : céphalée profonde localisée à l'occiput ou au vertex :
-accompagnée ...
E/- Pan sinusite :
C’est l'atteinte associée de tous les
sinus d’un seul côté.
Evolution : sous traitement ,
guérison
clin...
Complications
Complications orbitaires :
Plus fréquentes chez l'adolescent ou l'adulte jeune :
- cellulite orbitaire avec ...
TraitementA/-Traitement médical :
1 /- Mesures locales : cas peu douloureux et peu fébriles.
-Buts :-restituer la perméabi...
B /- Traitement rhinologique :
-ponction du sinus maxillaire par voie du méat inférieur,
sous anesthésie locale, permet un...
II-Sinusites
chroniques
A/- Formes unilatérales :
1- Sinusites fongiques non invasives : La balle fongique :
Fréquente.
Cause inconnue.
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B/- Formes bilatérales : les formes syndromiques : La présence d'une suppuration
bilatérale chronique doit impérativement ...
Les sinusites de
l'enfant
I- Sinusites aigues
A/ Ethmoïdite aigue de l'enfant
surtout entre 2 et 5 ans.
Ethmoidite aigue non extériorisée : rhinoparyngite « sévère » à ...
I- Cellulite péri-orbitaire :
œdème palpébral par mauvais drainage veineux en rapport avec l’inflammation :
- exophtalmie=...
Les 5 Stades de la classification de Chandler
Bilan clinique et paraclinique :
Examen orl et ophtalmologique. Attention ! la paralysie oculomotrice, l’anesthésie
cornée...
Complications : disparus depuis l'avénement des antibiotiques, surviennent
si le traitement chirurgical n’est pas conduit ...
Traitement :
1/-Traitement médical : stade I, et stade II.
Voie parentérale
Bi-antibiothérapie : ATB probabilistes actifs ...
B/- Sinusite maxillaire aiguë :
Est liée à un blocage de l’ostium par l’inflammation rhinogène ;
Elle ne se rencontre prat...
Sinusite maxillaire : Définition : persistance des symptômes > 3 mois.
Manifestation clinique :
-ON, mouchage purulent + r...
Sinusite frontale :
-Grand enfant.
-Céphalées frontales en barre
-Complications : ostéite, cp endocraniennes, et ophtamo. ...
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Sinusites

  1. 1. Sinusites de l’adulte et de l’enfant
  2. 2.  Pathologie très fréquente en ORL .  La sinusite ou rhinosinusite corresponde à l'inflammation de la muqueuse des sinus de la face, en rapport avec l‘invasion de la muqueuse sinusienne par des virus ou des germes banaux qui ont réussi à dépasser la première barrière de défense mécanochimique, c'est-à-dire muco-ciliaire.  Elles traduisent en majorité une surinfection bactérienne; mais en pratique, il est difficile de faire cliniquement la différence entre une rhinosinusite virale et une sinusite bactérienne. La symptomatologie clinique varie en fonction de la topographie sinusienne.  Aigues ou chroniques ,elles sont le plus souvent secondaires à une atteinte nasale, mais l'origine dentaire ne doit pas être méconnue. Introduction
  3. 3. Rappel anatomique -Cavités annexes des fosses nasales, paires et asymétriques. -Rôle : leur fonction exacte reste encore mystérieuse : cavité de résonnance modulant les sons de la parole, allègement du poids des os du crâne, tout en procurant un volume important ?  Le sinus maxillaire : -dvp entre 4 et 5 ans. -rapports : orbite en haut , FN en dedans ,et en bas : alvéoles 2 prémolaires et 1ère et 2 ème molaires. -drainage : ostium situé au niveau du meat moyen.  Le sinus frontal : -dvp entre 9 et 10 ans. -rapports : orbite en bas , SF controlatéral en dedans , lobe frontal en arrière. -drainage : canal naso-frontal (meat moyen).
  4. 4.  Le labyrinthe ethmoïdal :  complètement formé à la naissance.  6 à 10 cellules aériennes.  Groupe cellulaire antérieur et groupe cellulaire postérieur.  Rapports : sinus sphénoïdal en arrière , cornet moyen et supérieur en dedans, étage antérieur de la base du crâne en haut , en dehors :lame papyracée sépare orbite et cellules éthmoïdales en dehors.  Drainage : groupe antérieur = meat moyen, groupe postérieur = meat supérieur.  Le sinus sphénoïdal : -partie moyenne de la base du crâne. -rapports très étroits avec fosse cérébrale postérieure, nerfs crâniens et rhinopharynx. -Drainage : par ostium sphénoïdal = meat supérieur.
  5. 5. 1- Origine : origine dentaire par propagation d'un foyer apical ou à la suite de manœuvres iatrogènes lors d'extractions difficiles = sinus maxillaire. origine rhinogène le plus souvent,par extension d'une rhinite aiguë virale saisonnière , parfois à la suite d'activités aquatiques . origine traumatique : fracture transsinusienne, barotraumatisme. 2- Bactériologie : par ordre de fréquence : Streptococcus pneumoniae, Hæmophilus influenzæ, Moraxella catarrhalis, Staphylocoque doré, Plus rarement anaérobies . Etiologies
  6. 6. 3- Facteurs favorisants : obstacle nasal mécanique : déviation de cloison,hypertrophie de cornets. rhinopathie inflammatoire chronique : terrain allergique, déficit en IgA ou déficit combiné IgA-IgG (cas de trachéobronchites d'accompagnement), dyskinésie ciliaire... 4- Physiopathologie : Primum movens = dysfonctionnement de l'ostium sinusien. Conséquences : -congestion de la muqueuse avec exsudat et transsudat ; -œdème de la muqueuse avec modification de la composition de l'air intrasinusien ; -suppuration favorisant la production de fongosités et de granulations inflammatoires.
  7. 7. Sinusites de l'adulte I- Sinusites aigues
  8. 8. A/- Sinusite maxillaire aigue : 1- Sinusite maxillaire rhinogène : après rhinite aiguë épidémique : Signes fonctionnels : Douleur : -unilatérale, -région sous-orbitaire => orbite et/ou arcade dentaire supérieure -paroxystique, voire permanante insomnie. obstruction nasale, avec hyposmie fréquente. rhinorrhée purulente d'abondance variable, le drainage se faisant par la narine, mais également vers le cavum en position couchée.
  9. 9. Examen clinique : Oedème de la joue = 0 Empâtement de la région sous orbitaire. Douleur à la pression sous-orbitaire. Rhinoscopie antérieure : -sécrétitions purulentes -après mouchage (ou aspiration): vasoconstriction de la muqueuse=>anomalie... -pus povenant du meat moyen => dos cornet inférieur. Radiographie : n’est pas obligatoire (incidence nez-menton-plaque de Blondeau). Evolution : guérison dans 80% des cas en 8 à 10 jours. La sinusite maxillaire aiguë ne s'extériorise jamais.
  10. 10. 2- Sinusite maxillaire dentaire : -Dents sinusiennes = les deux premières molaires et les 2 prémolaires ( le plus souvent ) -Physiopathologie : propagation de l'infection par contiguïté ou par continuité d’une lésion apico-dentaire (apex dans la lumière sinusienne). -Causes : arthrite apicale aiguë ou chronique, granulome, dévitalisation incomplète, ou pénétration d'une racine dans le sinus lors d'une extraction difficile. -Bactériologie: flore bactérienne souvent polymicrobienne avec germes anaérobies. -Clinique : nette purulence + fétidité de la rhinorhée = origine dentaire. -Radiologie : confirme l'atteinte sinusienne. comprend l'exploration des dents : clichés endobuccaux, orthopantomogramme, ou TDM dans l'axe des racines ("dentascan").
  11. 11. 3- Sinusite traumatique : sinusite post-traumatique :relativement fréquente par surinfection d'un hématome intrasinusien ; sinusite barotraumatique : après transport aérien ou plongée sous- marine : favorisée par un épisode de rhinite aiguë . symptomatologie : douleur souvent brutale et violente en regard du sinus atteint; parfois léger saignement ;
  12. 12. 4- Sinusite des sujets immunodéprimés : VIH, hémopathies, chimiothérapie, diabétiques, traitements immunodépresseurs : corticothérapie prolongée dans les services de soins intensifs, chez les transplantés (moelle osseuse ou organes)  l'explosion d'un foyer infectieux préexistant infraclinique ou l'apparition d'une mycose. Atteinte sinusienne infraclinique, voire chronique d'emblée : Fièvre inexpliquée : souvent signe prémonitoire. Rhinorrhée : purulente et suspecte ( négligée si le sujet porte une sonde endonasale ), épistaxis. Endoscopie : signes précoces : croûtes ou zones de muqueuse décolorées; ultérieurement : signes de nécrose muqueuse et osseuse endonasale évidents. Dc = biopsies muqueuses profondes + ex. anapath. et mycologique (présence d'agents mycéliens :l'Aspergillus et les mucorales) / TDM et IRM. Urgence : Large méatotomie de drainage + traitement antifongique.
  13. 13. B/- Sinusite frontale aigue :  Douleurs unilatérales de la région suprasourcilière exacerbées par la chaleur et la position penchée en avant.  Larmoiement, photophobie.  Obstruction nasale, et rhinorhée.  Sensibilité à la pression du front et de l’orifice de sortie du nerf sus- orbitaire.  Rinoscopie antérieure : pus au niveau meat moy.  Radiographie : incidence de face haute et profil. C/- sinusite ethmoïdale :  Rarement isolée (un retentissement fronto-ethmoïdal existe souvent lors d’une sinusite maxillaire aiguë).  Douleur : angle interne de l'orbite ou région suprasourcilière ;  Rhinoscopie antérieure : pus provenant de la partie antérieure du méat moyen ;  Radiographie : → Dc (Incidence de face haute ,Incidence de profil, Incidence de Hirtz )
  14. 14. D/- Sinusite sphénoïdale : Rarement isolée. Douleur : céphalée profonde localisée à l'occiput ou au vertex : -accompagnée parfois de sensations vertigineuses -et de signes occulaires : baisse de l'acuité visuelle (névrite optique), paralysie oculomotrice ; Endoscopie nasale : sécrétions purulentes au niveau du cadre choanal (vers la queue du cornet moyen). Diagnostic : nécessite le recours à la radiographie en incidence de Hirtz (occiput-plaque), et surtout la TDM pour mieux explorer le pôle postérieur de l'orbite.
  15. 15. E/- Pan sinusite : C’est l'atteinte associée de tous les sinus d’un seul côté. Evolution : sous traitement , guérison clinique en une dizaine de jours et radiologique en 4 à 6 semaines. F/- Sinusite bloquée : Assez rare. Forme clinique hyperalgique rebelle au traitement médical ; Nécessite une ponction sinusienne amenant la rétrocession de la symptomatologie algique avec pose d'un drain (lavage) laissé en place 8 à 10 jours Par ordre de fréquence, ces formes hyperalgiques sont frontales puis
  16. 16. Complications Complications orbitaires : Plus fréquentes chez l'adolescent ou l'adulte jeune : - cellulite orbitaire avec fluxion de la paupière supérieure et chémosis ; - phlegmon extra-périosté : l'exophtalmie vient enrichir le tableau ; - phlegmon intra-orbitaire avec cellulite diffuse, paralysie oculomotrice ; - le bilan TDM est indispensable. Complications endocrâniennes : ostéite, soit de la table antérieure du frontal, soit à partir de la paroi postérieure du sinus frontal (après traumatisme) ; abcès extra-dural, méningite suppurée ; abcès cérébral du lobe frontal ; thrombophlébite du sinus caverneux : -syndrome septicémique avec œdème palpébral, exophtalmie, -douleurs oculaires, paralysie des nerfs oculomoteurs. -Atteinte :le plus souvent sphénoïdale ou ethmoïdo-sphénoïdale.
  17. 17. TraitementA/-Traitement médical : 1 /- Mesures locales : cas peu douloureux et peu fébriles. -Buts :-restituer la perméabilité nasale; -assurer le drainage (réduisant les algies). -Moyens : - pulvérisations de vasoconstricteurs locaux ; - inhalations chaudes (pas de menthol ! qui brûle dans les cas aigus) ; - pulvérisations d'aérosols (antibiotiques + anti-inflammatoires) ex : colistine+solumédrol. 2 /- Mesures générales : formes max. unilatérales,avec douleurs++,sphé. ou frontales. Antalgiques. Antibiothérapie probabiliste (prélèvement endonasal non fiable, meat et ponction++). -amoxicilline-acide clavulanique (Augmentin) : 2 à 3g/j 2 à 3 x j pdt10 j (et forme dentaire) / céphalosporines de 1ère (Oracéfal), de 2e (Zinnat*, ) et de 3e (Oroken) générations ; -pristinamycine (1g matin et soir pendant 4 jours) : si allergie aux lactamines, et devant les formes dentaires. -Fluoroquinolones (Oflocet*) : 2ème intention (preuve bactériologique), formes extramaxil.
  18. 18. B /- Traitement rhinologique : -ponction du sinus maxillaire par voie du méat inférieur, sous anesthésie locale, permet un prélèvement en vue d’une étude bactériologiue Indiquée : en cas de blocage sinusien, et à la fin d'un traitement médical pour évacuer le sinus, vérifier la perméabilité ostiale comme critère de guérison, pour éviter les récidives. -ponction du sinus frontal (clou de Lemoyne): réservée aux sinusites bloquées hyperalgiques rebelles au traitement classique ; faite sous couverture antibiotique prolongée pour éviter toute propagation osseuse. C /- Traitement chirurgical : -Buts : évacuer la collection suppurée et assurer le drainage par : -ethmoïdectomie sous endoscopie par voie endonasale ; -voie externe transcutanée.
  19. 19. II-Sinusites chroniques
  20. 20. A/- Formes unilatérales : 1- Sinusites fongiques non invasives : La balle fongique : Fréquente. Cause inconnue. Agent fongique le plus fréquent : Aspergillus fumigatus (développement : conditions humides et aérobiques). Atteinte : sinus maxillaire +++ puis sinus sphénoïdal . Symptomalogie modeste : rhinorhée postérieure, douleurs rares, épisodes aigüs à répétition unilatéraux . TDM = diagnostic : opacité ± complète centrée par un aspect de pseudo-corps étranger . Traitement : exérèse de la balle fongique (voie endonasale pure ou combinée). 2- Sinusite chronique d'origine dentaire : Recherche un foyer dentaire devant un foyer sinusien purulent chronique et unilatéral. Examen des caries, une douleur à la percussion au chaud ou au froid, pus au collet de la dent. Imagerie : clichés occlusifs ou TDM centrée sur le plancher du maxillaire et les apex dentaires. Un avis spécialisé ne doit pas être négligé. Prise en charge : antibiothérapie et soins dentaires => pour éviter une méatotomie. NB : Techniques réçentes d'implants dentaires : rappeler la règle de la mise en place de ces implants sur un support osseux sain et ne jamais franchir la barrière muqueuse lors de l'apport des greffons osseux. 3- Sinusite chronique par confinement sinusien Ce diagnostic doit être fondé sur une période de surveillance mise à profit pour éliminer toutes les causes décrites précédemment, incluant également les prélèvement bactériologiques.
  21. 21. B/- Formes bilatérales : les formes syndromiques : La présence d'une suppuration bilatérale chronique doit impérativement conduire à rechercher une cause systémique; les plus fréquentes sont : 1/- Mucoviscidose : -Maladie héréditaire congénitale due à un trouble de la conduction d'un canal chlore. -1er trouble = colonisation par Staphylococcus aureus, suivie par une contamination par Pseudomonas aeruginosa. Prise en charge complexe et multidisciplinaire . -Diagnostic : test de la sueur examen de dépistage; biologie moléculaire. 2/- Dyskinésie ciliaire primitive : Syndrome de Kartagner : Trés rare.Mdie génétique à transmission récessive autosomique. Trois signes : bronchorrhée chronique avec bronchectasies, sinusite chronique,et situs inversus. Diagnostic repose sur l'étude en microscopie électronique des cellues épithéliales ciliées respiratoires. Prise en charge délicate : traitement précoce et adapté des sinusites et des infection broncho- pulmonaires. Syndrome de Mounier-Kuhn : touche la trachée et les grosses bronches avec foyers sinusiens infectieux chroniques. 3/- Déficits immunitaires primitifs ou acquis : -Dans les formes acquises => diagnostic parfois difficile. Explorations biologiques : électrophorèse des protides (↓ gammaglobulines), ensuite dosages plus spécifiques. Traitement simple. Correction du déficit. -Suppurations chez des patients prenant quotidiennement des suppresseurs.
  22. 22. Les sinusites de l'enfant I- Sinusites aigues
  23. 23. A/ Ethmoïdite aigue de l'enfant surtout entre 2 et 5 ans. Ethmoidite aigue non extériorisée : rhinoparyngite « sévère » à sympto- matologie trop « bruyante » : T=39°, enfant abattu, œdème de la région du canthus interne et parfois palpébral, douleur à la palpation de l’angle interne de l’œil; RA=raie purulente meat moyen; examen œil=Nal; radio.=opacité; Souvent passe inaperçue,et guérit avec le trt de la rhinopharyngite : désinfection rhinopharyngée et antibiothérapie. Ethmoidite aigue extériorisée : rare et propre à l’enfant; l'extension vers l'orbite est dûe à : Etroitesse des rappors anatomiques entre orbite et sinus (E-F-S). Zones de nécrose osseuse Déhiscences congénitales de la lame papyracée (enfant). Riche drainage veineux de l'ethmoïde et du sphénoïde dans les veines orbitaires (thromboses septiques=> voie d'extension de l'infection). On distingue plusieurs stades évolutifs (Chandler) de gravité orbitopalpébrale croissante (pronostic visuel et oculomoteur en jeu): le septum orbitaire, expansion du périoste orbitaire, tendu du rebord orbitaire au tarse palpébral, permet de distinguer : les atteintes préseptales (I), et les atteintes rétroseptales (II, III, IV, et V).
  24. 24. I- Cellulite péri-orbitaire : œdème palpébral par mauvais drainage veineux en rapport avec l’inflammation : - exophtalmie=0, mobilité du globe +, acuité visuelle +. - la température dépasse rarement 38,5° C ; - CAT : scanner, antibiothérapie. II- cellulite orbitaire : infiltration diffuse de la graisse orbitaire par de l'œdème, sans abcédaton; chémosis(décol. conj. par un liquide séreux), exophtalmie axile, sans atteinte de l'occulomotricité. III- abcès sous-périosté : l’abcès est formé mais reste circonscrit par le l’os planum en arrière. Il s’agit d’un abcès entre l’os et la périorbite (barrière solide++) ; Dc confirmé par TDM. - L’exophtamie est plus marquée,en bas et en dehors,retentissant sur le muscle droit interne, avec - Ophtalmoplégie partielle. AV +/- atteinte. - L’œdème palpébral devient plus important. IV- abcès orbitaire : extension de la suppuration aux tissus cellulo-graisseux de l'orbite. - exophtalmie irréductible, sévère, directe, frontale et non latérale empêchant l’occlusion palpébrale ; - œdème palpébral inquiétant ; -pression du globe intolérable, -ophtalmoplégie et altération visuelle importante . V- thrombose du sinus caverneux (voir complications).
  25. 25. Les 5 Stades de la classification de Chandler
  26. 26. Bilan clinique et paraclinique : Examen orl et ophtalmologique. Attention ! la paralysie oculomotrice, l’anesthésie cornéenne, la mydriase paralytique = suspicion de suppuration rétro-orbitaire. Radio standards : peu d'intérêt. Echographie : différencie difficilement st.cellulite et st.collection. TDM = référence : -incidences coronales et axiales. -apprécie la localisation de l'abcés dans le cône orbitaire, sa taille, et ses rapports avec le nerf optique et les muscles, injection (si suspicion de thrombophlébite sinus caverneux). Diagnostic différentiel : T°=0; AEG=0; symptômes rhinopharyngés=0. - ostéomyélite aigue du maxillaire supérieur (qui survient toujours avant l’âge de 2 ans , s’accompagnant de suppuration endobuccale au niveau des germes dentaires) : -staphylococcie maligne de la face ,consécutive à un furoncle de l’aile du nez. - conjonctivite très sécrétante - furoncle de l’angle interne de l’oeil - dacryocystite : tuméfaction prés angle interne de l'œil; pression du sac lacrymal de bas en haut=>issue pus par les caroncules lacrymales. - piqûre d'insecte
  27. 27. Complications : disparus depuis l'avénement des antibiotiques, surviennent si le traitement chirurgical n’est pas conduit suffisamment : méningite, empyème- sous dural, thrombophlébite du sinus caverneux : -tableau infectieux sévère : AEG,crises convulsives, syndrome méningé avec tr. conscience => coma. -paralysies nerveuses sustout les oculomoteurs (ophtalmoplégie complète); -cécite -signes occulo-orbitaires controlatéraux. -pronostic mauvais Trt : unité de soin intensifs.
  28. 28. Traitement : 1/-Traitement médical : stade I, et stade II. Voie parentérale Bi-antibiothérapie : ATB probabilistes actifs => germes habituellement rencontrés lors sinusites avec cp (orbitoméningées) : hæmophilus, staphylocoque doré, pneumocoque, streptocoque A, parfois anaérobies, et bacilles gram négatif. Corticothérapie 2/-Traitement chirurgical : stade III, stade IV, et complications. But : préserver oculomotricité et acuité visuelle. Si collection =>TDM Décompression et drainage de l'abcés : • par voie externe : orbitotomie au niveau de la tuméfaction palpébrale avec décollement le long de l'os planum. • plus récemment :Voie endonasale endoscopique avec abord au travers de la lame papyracée Si pas d'amélioration rapide : drainage ethmoïdal (ethmoidectomie par voie endoscopique).
  29. 29. B/- Sinusite maxillaire aiguë : Est liée à un blocage de l’ostium par l’inflammation rhinogène ; Elle ne se rencontre pratiquement pas avant 3 ans et reste exceptionnelle jusqu’à 5 ans car le grand diamètre de l’ostium par rapport au petit volume du sinus est suffisant pour permettre un drainage suffisant de la cavité (développement du sinus retardé). C/- Sinusite frontale: peut survenir à l’adolescence avec un tableau analogue à celle de l’adulte.TDM=> Dc. D/- Sinusite sphénoïdale : Grand enfant H = ATB voie parentérale.
  30. 30. Sinusite maxillaire : Définition : persistance des symptômes > 3 mois. Manifestation clinique : -ON, mouchage purulent + rhinorrhée postérieure => inflam. chronique du pharynx, hemmage,mal de gorge et haleine fétide. -Toux nocturne émetisante ; fébricule ; otites à répétition. -Examen : endoscopie = pus (meat moyen), anomalie des fosses nasales, polypes. Enquête étiologique et bilan : a/-Obstacles anatomiques : -congénitaux : DCN, Hypertrophie cornets,concha bullosa... => endoscopie, TDM. -acquis : CE, polypes ( de Killian et dans 50% au cours de la mucoviscidose). b/-Allergie respiratoire : facteur majeur +++ rechercher asthme , et rhinite allergique. c/-Anomalies de défense de la muqueuse : mucoviscidose : sinusite quasiconstante => ex.ORL et test à la sueur. Sd d'immobilité ciliaire, déficit immunitaire =>bilan immunitaire, et biopsie muqueuse. Traitement : trt de la cause / trt poussées dr réchauffement (ATB+AI), et désinfection fosses nasales+aérosolothérapie en DH des poussées /Chirurgie : adénoïdectomie, meatotomie moyenne, ethmoïdectomie. II- Sinusites chroniques
  31. 31. Sinusite frontale : -Grand enfant. -Céphalées frontales en barre -Complications : ostéite, cp endocraniennes, et ophtamo. Si association à atteinte ethmoïdale antérieure. -Dc = TDM -Trt : médical ; si échec => ethmoïdectomie antérieure. Sinusite sphénoïdale : -Exceptionellement isolée. -Douleurs intra ou rétro-orbitaires ou du vertex. -Cp optalmo., ou endocrâniennes. -Trt : idem autres sinusites. Si échec => sphénoïdotomie.

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