Profamille

Alain Ducass
Alain DucassConsultant, coach, médiateur à energeTIC
Troubles schizophréniques
vue par alain.ducass@energeTIC.fr
Une personne atteinte de troubles schizophréniques, stabilisée par des médicaments a :
• 80 % de risque de rechute à 2 ans, si elle cesse son traitement
• 40 % de risque de rechute à 2 ans, si elle cesse son traitement
• 20 % de risque de rechute à 2 ans, si elle bénéficie de soins intégrés
Parmi les causes de ce syndrome (= ensemble de symptômes), les causes génétiques, sociales et
environnementales (ex le stress)
Si les proches suivent un programme tel que ProFamille
le risque environnemental et le taux de rechute diminuent sensiblement
La collection « Clin d’œil »
https://energetic.fr/clin-doeil/
aperçus et imagés par des auteurs ordinaires
et mis gratuitement à disposition de tous
Sources des images de la page
https://www.atmosphere-citation.com/
http://fetedesfous.be/
Lorsqu’un proche est soudainement atteint de troubles schizophréniques, les
proches sont désemparés et il faut plusieurs années pour qu’ils comprenne ce dont il
s’agit et apprennent à faire le moins mal possible.
L'association francophone de psychoéducation Profamille, d’origine québéquoise
propose un programme ProFamille pour les familles ayant un proche atteint de
Schizophrénie désormais délivré dans sept pays.
S’agissant d’un programme long, en voici quelques extraits de ce que j’ai retenu des
premiers mois de formation.
La schizophrénie
vu par alain.ducass@energeTIC.fr
La schizophrénie atteint environ 1 % des personnes dans le monde.
Il s’agit d’un syndrome qui se manifeste par la présence, à un moment donné, d’un nombre minimal de
symptômes pendant une durée minimale, c’est-à-dire, c’est-à-dire un ensemble de symptômes liés au
fonctionnement du cerveau, avec :
• Des symptômes positifs (en plus) : hallucinations, délires…
• Des symptômes négatifs : déficit de motivation, de volonté, d’énergie, de sociabilité, de sentiments …
• Des troubles cognitifs : déficits ou biais cognitifs (ex mémoire, interprétation …), actif
(ex : planification), affectif (défaut de reconnaissance des émotions), troubles neurologiques
et corporels (ex manque d’hygiène, maladresses, …).
• Des troubles associés (comorbidité) : addictions (50 %), TOC (10 %), troubles autistiques…
Ces symptômes, liés à des troubles cérébraux, se manifestent en général à l’adolescence
Ils évoluent par crises qui nécessitent souvent des hospitalisation de courte ou longue durée.
Leurs causes sont à la fois génétiques et environnementales.
60 % des personnes atteintes de troubles schizophréniques n’ont pas conscience de leurs troubles
Leur espérance de vie est réduite de 10 à 25 ans et 80 % d’entre eux n’arrivent jamais à travailler
Sources de l’image
www.optimumperformanceinstitute.com/
Neurologie de la schizophrénie
vu par alain.ducass@energeTIC.fr
Au plan neurologique, la schizophrénie
se manifeste par un fonctionnement
anormal du cerveau du patient :
• cortex préfrontal,
• hippocampe
• amygdale
Les liaisons cérébrales fonctionnent par
intermittence, un peu comme le
téléphone dans une zone mal couverte
Ainsi, une attitude peu coopérative,
n’est pas forcément signe de mauvaise
volonté du patient :
=> Il faut apprendre à vivre avec une
personne atteinte de troubles
schizophréniques
Sources de l’image
www.optimumperformanceinstitute.com/
Le rétablissement en- schizophrénie
vu par alain.ducass@energeTIC.fr
Actuellement, les personnes atteintes de schizophrénie ne guérissent pas,
mais la plupart se stabilisent grâce à une prise en charge intégrée comportant :
1. un traitement médicamenteux à base de neuroleptiques ou antipsychotiques
de 1ère ou 2ème génération, agissant sur la dopamine et les symptômes positifs
(hallucinations délire) ;
administrés à la dose minimale efficace, destinée à limiter les effets
secondaires ;
2. un travail psychothérapique comportant notamment des entretiens
motivationnels qui développent la prise de conscience et l’espoir ;
3. une prise en charge sociale qui compense en partie le handicap psychique ;
4. une action sur l’environnement avec une éducation et un soutien des proches
Sources de l’image
www.optimumperformanceinstitute.com/
Traitement médicamenteux de la schizophrénie
vu par alain.ducass@energeTIC.fr
Le traitement médicamenteux de la schizophrénie vise à réduire les symptômes positifs (hallucinations
délire), grâce à des neuroleptiques ou antipsychotiques de 1ère ou 2ème génération administrés à la dose
minimale efficace, avec ou sans effet retard.
(Les courbes ci-contre montrent que l’administration mensuelle (effet retard – courbes vertes) évite les
surdosages et maintient dans la zone efficace (traits orange) mieux que les traitements journaliers (en bleu)
La consommation d’alcool, tabac et drogues réduit l’efficacité
de ces médicaments et imposent d’augmenter les doses,
au risque d’aggraver les effets secondaires :
• Prise de poids
Des traitements associés permettent de limiter les troubles négatifs :
• Dépressions : antidépresseurs
• Angoisses : anxiolytiques, tranquillisants
• Troubles du sommeil : hypnotiques (somnifères)
• Troubles de l’humeur : régulateurs tels que le lithium ou les antiépileptiques
• …/…
Sources de l’image
www.optimumperformanceinstitute.com/
Education thérapeutique du patient
vu par alain.ducass@energeTIC.fr
Un accompagnement psycho-éducatif est important pour le patient en vue de :
• Développer la motivation à se rétablir ;
• Favoriser la prise du traitement ;
• Soutenir sa lutte pour se rétablir ;
• Lutter contre les addictions au tabac, à l’alcool et aux drogues
• Favoriser une bonne hygiène de vie (activité physique, propreté…)
• Limiter les troubles cognitifs
• Favoriser l’insertion sociale
S’agissant de l’entourage, l’accompagnement
psycho-éducatif leur permet de mieux connaître le syndrome,
de développer des habiletés en communication d’une manière
générale et avec la spécificité des porteurs de syndrome
afin de pacifier les relations et de contribuer à réduire le stress.
Communiquer avec des personnes atteintes de schizophrénie
vu par alain.ducass@energeTIC.fr
Les personnes atteintes de troubles schizophréniques présentent plus ou moins de symptômes négatifs,
c’est-à-dire des déficits cognitifs ou émotionnels dus à des dysfonctionnement de certaines parties du
cerveau ou des liaisons entre ces parties. Voici quelques attitudes spécifiques pour pallier ces déficits :
• Hippocampe (déficit de mémoire ) : répéter, vérifier la compréhension, consignes courtes
• Hippocampe (mauvaise analyse du contexte) : pas de sous-entendus, apprendre à analyser
• Amygdale : verbaliser nos émotions, féliciter pour les progrès, éviter la surcharge émotionnelle
• Cortex préfrontal (déficit d’initiative d’action ) : faire avec pour démarrer ;
• Cortex préfrontal (déficit de maintien de l’action) : faire faire des taches simples et courtes ;
• Cortex préfrontal (déficit d’arrêt de l’action) : expliquer le but, le résultat et la nécessité d’arrêter
• Cortex préfrontal (déficit de motivation) : renforcements positifs, félicitations
• Cortex préfrontal (déficit de la planification) : expliciter les étapes, agenda
Exemples :
• X n’apporte aucune aide à sa mère surchargée : Y « Je ne suis pas contente que tu aies laissé tes
affaires dans le salon. Cela me ferait plaisir que tu les ranges. Tiens prends ta chemise, tes
chaussures et ton manteau (elle les lui donne) et va les mettre dans ta chambre. Je t’accompagne.
• X ne prend pas son traitement => Y « Je suis inquiet quand tu ne prends pas régulièrement ton
traitement car j’ai peur que tu rechutes et je ne voudrais pas que tu sois réhospitalisé. Ce
traitement te pose-t-il un problème ?
Techniques et exemples de communication (suite)
vu par alain.ducass@energeTIC.fr
• EMENCED : technique pour pacifier la relation et devenir allié de l’autre, sachant qu’il ne fera que ce qu’il a
décidé librement : Ecoute réflexive, Manifestation d’Empathie, Ne pas donner des conseils non sollicités,
Considérer le point de vue de l’autre même s’il délire, dire son droit à l’Erreur et user de Diplomatie.
• FFSSS : chaque communication doit avoir : un Fond clair et précis, une Forme paisible, un Sentiment
explicité, une Suggestion plutôt qu’une injonction et une Solution proposée sans exclusive.
• Eviter les 4S : Surcharge émotionnelle, Surstimulation, Surinvestissement, Surprotection
• Règle des 4P : Être Prompt (pour éviter l’oubli) et Positif (féliciter avec une émotion positive) pour valoriser
des Petits Progrès (toute grande rivière commence par un petit ruisseau) Précis (pour favoriser
l’apprentissage)
• Eviter les 5 S : Surcharge émotionnelle, Surstimulation, Surinvestissement, Surprotection, Signaux doubles
(ne pas dire « je suis content … mais … » mais choisir un des deux messages seulement)
Exemples :
• X range la confiture mais laisse sa tasse : Y : je te remercie d’avoir rangé la confiture. Cela m’aide bien.
• X prend irrégulièrement son traitement, traine et ne se lave pas => Y : cela me ferait plaisir que tu prennes
une douche maintenant. Je t’ai mis des serviettes propres dans la salle de bains, viens, je te montre où.
• X reste prostré, replié sur lui. => Y : je te vois dans ton coin sans rien dire. Que se passe-t-il ? Es-tu en colère à
propos de quelque-chose ?
Aider à se libérer des addictions
vu par alain.ducass@energeTIC.fr ,
Les personnes atteintes de troubles schizophréniques sont plus vulnérables que d’autres aux addictions si bien que les
proches doivent apprendre à les gérer. Voici quelques idées-forces pour ce faire :
• La personne sous l’emprise d’une addiction, peut décider de changer et elle seul peut le faire ;
• Un tiers a le droit et même le devoir d’interdire l’alcool ou la cigarette chez lui.
• Le tiers peut s’efforcer d’accompagner la personne soumise à passer d’un stade de à un autre ou à rester dans le stade
le plus avancé :
• Au stade pré contemplatif, la personne sous emprise voit plus d’avantages que d’inconvénients à continuer
=> le tiers l’invite à s’interroger grâce à des questions du type : « Est-ce que cela te fait aller mieux dans le temps ? »
• Au stade contemplatif, la personne sous emprise hésite entre la poursuite ou le changement
=> le tiers lui fait confiance et l’invite à peser le pour et le contre : « Le mieux pour toi serait comme quoi ? »
• Au stade de prise de décision, la personne sous emprise a décidé d’arrêter mais n’a pas encore agi
=> le tiers l’invite à planifier ses actions : « Quelle serait la 1ère étape ? » ; « Comment penses-tu passer l’obstacle ? »
• Au stade de l’action, la personne sous emprise a commencé à agir pour changer
=> le tiers fait du renforcement positif (règle des 4P)
• Au stade de consolidation, (et aussi dans chacun des stades précédents)
=> le tiers travaille à s’améliorer lui-même (patience, empathie, absence de conseils non sollicités+…)
Habileté à poser des limites (1)
vu par alain.ducass@energeTIC.fr ,
Une limite à une personne ayant des troubles schizophréniques permet d’éviter un comportement précis que l’on ne
tolèrerait pas des autres. Poser des limites est triplement nécessaire :
1. Pour le confort et l’équilibre des proches ;
2. Pour abaisser le niveau de tensions ;
3. Pour favoriser l’autonomisation
de la personne atteinte de schizophrénie.
Il y a sept mauvaises raisons de ne pas fixer de limites :
1. manque de confiance en soi et peur de s’affirmer => l’impuissance favorise l’abus ;
2. peur de ne plus être aimé => cette réaction enfantine n’aide pas ;
3. peur du conflit et de la violence de l’autre : agression, haine => la soumission ne fera qu’aggraver la situation ;
4. peur de répéter en faisant de la surstimulation => la répétition pallie le défaut d’hippocampe ;
5. peur qu’une rechute ou d’une tentative de suicide => l’absence de limites augmente les risques ;
6. conviction que la limite est incompatible avec la maladie => la surprotection retarde l’autonomie et le rétablissement ;
7. Conviction de ne pas être honnête si on a promis autrefois que l’on ne poserait pas cette limite => ex hospitalisation.
Habileté à poser des limites (2)
vu par alain.ducass@energeTIC.fr ,
Voici quelques bonnes et mauvaises stratégies :
Bonne stratégie Mauvaise stratégie
Choisir la limite à
poser
• lister les limites souhaitées,
• définir un ordre de priorité,
• se laisser guider par l’âge ou la maladie
Poser la limite • poser la limite le plus tôt possible
• Choisir le moment favorable
• énoncer une limite précise
• expliquer brièvement
• Se lancer dans de longues discussions
• Formuler des menaces
Faire respecter la
limite
• Affirmer son point de vue avec conviction
• Répéter la limite autant de fois qu’il faut
• Être persévérant ;
• Vérifier que tous respectent la limite ;
• Célébrer promptement les petits progrès ;
• Se montrer intolérant et rigide ;
• Céder sur le principe de la limite ;
Pour en savoir plus
Il ne s’agit pas seulement de lire mais il faut pratiquer
car « On n’apprend pas à danser en lisant un livre de danse »
Voici quelques ressources parmi d’autres
• Au plan français :
• https://profamille.org/ ; profamille.france@gmail.com
• Unafam : Union Nationale des Familles et Amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques
• OCH : office chrétien des handicapés
• Bibliographie :
• « La force des émotions » par Francis Lelord et Christophe André
• « Le rétablissement en schizophrénie » par Marie Koenig
• « Comment faire accepter son traitement au malade » par Xavier Amador
La collection « Clin d’œil »
https://energetic.fr/clin-doeil/
Un regard sur le monde
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  • 2. La schizophrénie vu par alain.ducass@energeTIC.fr La schizophrénie atteint environ 1 % des personnes dans le monde. Il s’agit d’un syndrome qui se manifeste par la présence, à un moment donné, d’un nombre minimal de symptômes pendant une durée minimale, c’est-à-dire, c’est-à-dire un ensemble de symptômes liés au fonctionnement du cerveau, avec : • Des symptômes positifs (en plus) : hallucinations, délires… • Des symptômes négatifs : déficit de motivation, de volonté, d’énergie, de sociabilité, de sentiments … • Des troubles cognitifs : déficits ou biais cognitifs (ex mémoire, interprétation …), actif (ex : planification), affectif (défaut de reconnaissance des émotions), troubles neurologiques et corporels (ex manque d’hygiène, maladresses, …). • Des troubles associés (comorbidité) : addictions (50 %), TOC (10 %), troubles autistiques… Ces symptômes, liés à des troubles cérébraux, se manifestent en général à l’adolescence Ils évoluent par crises qui nécessitent souvent des hospitalisation de courte ou longue durée. Leurs causes sont à la fois génétiques et environnementales. 60 % des personnes atteintes de troubles schizophréniques n’ont pas conscience de leurs troubles Leur espérance de vie est réduite de 10 à 25 ans et 80 % d’entre eux n’arrivent jamais à travailler Sources de l’image www.optimumperformanceinstitute.com/
  • 3. Neurologie de la schizophrénie vu par alain.ducass@energeTIC.fr Au plan neurologique, la schizophrénie se manifeste par un fonctionnement anormal du cerveau du patient : • cortex préfrontal, • hippocampe • amygdale Les liaisons cérébrales fonctionnent par intermittence, un peu comme le téléphone dans une zone mal couverte Ainsi, une attitude peu coopérative, n’est pas forcément signe de mauvaise volonté du patient : => Il faut apprendre à vivre avec une personne atteinte de troubles schizophréniques Sources de l’image www.optimumperformanceinstitute.com/
  • 4. Le rétablissement en- schizophrénie vu par alain.ducass@energeTIC.fr Actuellement, les personnes atteintes de schizophrénie ne guérissent pas, mais la plupart se stabilisent grâce à une prise en charge intégrée comportant : 1. un traitement médicamenteux à base de neuroleptiques ou antipsychotiques de 1ère ou 2ème génération, agissant sur la dopamine et les symptômes positifs (hallucinations délire) ; administrés à la dose minimale efficace, destinée à limiter les effets secondaires ; 2. un travail psychothérapique comportant notamment des entretiens motivationnels qui développent la prise de conscience et l’espoir ; 3. une prise en charge sociale qui compense en partie le handicap psychique ; 4. une action sur l’environnement avec une éducation et un soutien des proches Sources de l’image www.optimumperformanceinstitute.com/
  • 5. Traitement médicamenteux de la schizophrénie vu par alain.ducass@energeTIC.fr Le traitement médicamenteux de la schizophrénie vise à réduire les symptômes positifs (hallucinations délire), grâce à des neuroleptiques ou antipsychotiques de 1ère ou 2ème génération administrés à la dose minimale efficace, avec ou sans effet retard. (Les courbes ci-contre montrent que l’administration mensuelle (effet retard – courbes vertes) évite les surdosages et maintient dans la zone efficace (traits orange) mieux que les traitements journaliers (en bleu) La consommation d’alcool, tabac et drogues réduit l’efficacité de ces médicaments et imposent d’augmenter les doses, au risque d’aggraver les effets secondaires : • Prise de poids Des traitements associés permettent de limiter les troubles négatifs : • Dépressions : antidépresseurs • Angoisses : anxiolytiques, tranquillisants • Troubles du sommeil : hypnotiques (somnifères) • Troubles de l’humeur : régulateurs tels que le lithium ou les antiépileptiques • …/… Sources de l’image www.optimumperformanceinstitute.com/
  • 6. Education thérapeutique du patient vu par alain.ducass@energeTIC.fr Un accompagnement psycho-éducatif est important pour le patient en vue de : • Développer la motivation à se rétablir ; • Favoriser la prise du traitement ; • Soutenir sa lutte pour se rétablir ; • Lutter contre les addictions au tabac, à l’alcool et aux drogues • Favoriser une bonne hygiène de vie (activité physique, propreté…) • Limiter les troubles cognitifs • Favoriser l’insertion sociale S’agissant de l’entourage, l’accompagnement psycho-éducatif leur permet de mieux connaître le syndrome, de développer des habiletés en communication d’une manière générale et avec la spécificité des porteurs de syndrome afin de pacifier les relations et de contribuer à réduire le stress.
  • 7. Communiquer avec des personnes atteintes de schizophrénie vu par alain.ducass@energeTIC.fr Les personnes atteintes de troubles schizophréniques présentent plus ou moins de symptômes négatifs, c’est-à-dire des déficits cognitifs ou émotionnels dus à des dysfonctionnement de certaines parties du cerveau ou des liaisons entre ces parties. Voici quelques attitudes spécifiques pour pallier ces déficits : • Hippocampe (déficit de mémoire ) : répéter, vérifier la compréhension, consignes courtes • Hippocampe (mauvaise analyse du contexte) : pas de sous-entendus, apprendre à analyser • Amygdale : verbaliser nos émotions, féliciter pour les progrès, éviter la surcharge émotionnelle • Cortex préfrontal (déficit d’initiative d’action ) : faire avec pour démarrer ; • Cortex préfrontal (déficit de maintien de l’action) : faire faire des taches simples et courtes ; • Cortex préfrontal (déficit d’arrêt de l’action) : expliquer le but, le résultat et la nécessité d’arrêter • Cortex préfrontal (déficit de motivation) : renforcements positifs, félicitations • Cortex préfrontal (déficit de la planification) : expliciter les étapes, agenda Exemples : • X n’apporte aucune aide à sa mère surchargée : Y « Je ne suis pas contente que tu aies laissé tes affaires dans le salon. Cela me ferait plaisir que tu les ranges. Tiens prends ta chemise, tes chaussures et ton manteau (elle les lui donne) et va les mettre dans ta chambre. Je t’accompagne. • X ne prend pas son traitement => Y « Je suis inquiet quand tu ne prends pas régulièrement ton traitement car j’ai peur que tu rechutes et je ne voudrais pas que tu sois réhospitalisé. Ce traitement te pose-t-il un problème ?
  • 8. Techniques et exemples de communication (suite) vu par alain.ducass@energeTIC.fr • EMENCED : technique pour pacifier la relation et devenir allié de l’autre, sachant qu’il ne fera que ce qu’il a décidé librement : Ecoute réflexive, Manifestation d’Empathie, Ne pas donner des conseils non sollicités, Considérer le point de vue de l’autre même s’il délire, dire son droit à l’Erreur et user de Diplomatie. • FFSSS : chaque communication doit avoir : un Fond clair et précis, une Forme paisible, un Sentiment explicité, une Suggestion plutôt qu’une injonction et une Solution proposée sans exclusive. • Eviter les 4S : Surcharge émotionnelle, Surstimulation, Surinvestissement, Surprotection • Règle des 4P : Être Prompt (pour éviter l’oubli) et Positif (féliciter avec une émotion positive) pour valoriser des Petits Progrès (toute grande rivière commence par un petit ruisseau) Précis (pour favoriser l’apprentissage) • Eviter les 5 S : Surcharge émotionnelle, Surstimulation, Surinvestissement, Surprotection, Signaux doubles (ne pas dire « je suis content … mais … » mais choisir un des deux messages seulement) Exemples : • X range la confiture mais laisse sa tasse : Y : je te remercie d’avoir rangé la confiture. Cela m’aide bien. • X prend irrégulièrement son traitement, traine et ne se lave pas => Y : cela me ferait plaisir que tu prennes une douche maintenant. Je t’ai mis des serviettes propres dans la salle de bains, viens, je te montre où. • X reste prostré, replié sur lui. => Y : je te vois dans ton coin sans rien dire. Que se passe-t-il ? Es-tu en colère à propos de quelque-chose ?
  • 9. Aider à se libérer des addictions vu par alain.ducass@energeTIC.fr , Les personnes atteintes de troubles schizophréniques sont plus vulnérables que d’autres aux addictions si bien que les proches doivent apprendre à les gérer. Voici quelques idées-forces pour ce faire : • La personne sous l’emprise d’une addiction, peut décider de changer et elle seul peut le faire ; • Un tiers a le droit et même le devoir d’interdire l’alcool ou la cigarette chez lui. • Le tiers peut s’efforcer d’accompagner la personne soumise à passer d’un stade de à un autre ou à rester dans le stade le plus avancé : • Au stade pré contemplatif, la personne sous emprise voit plus d’avantages que d’inconvénients à continuer => le tiers l’invite à s’interroger grâce à des questions du type : « Est-ce que cela te fait aller mieux dans le temps ? » • Au stade contemplatif, la personne sous emprise hésite entre la poursuite ou le changement => le tiers lui fait confiance et l’invite à peser le pour et le contre : « Le mieux pour toi serait comme quoi ? » • Au stade de prise de décision, la personne sous emprise a décidé d’arrêter mais n’a pas encore agi => le tiers l’invite à planifier ses actions : « Quelle serait la 1ère étape ? » ; « Comment penses-tu passer l’obstacle ? » • Au stade de l’action, la personne sous emprise a commencé à agir pour changer => le tiers fait du renforcement positif (règle des 4P) • Au stade de consolidation, (et aussi dans chacun des stades précédents) => le tiers travaille à s’améliorer lui-même (patience, empathie, absence de conseils non sollicités+…)
  • 10. Habileté à poser des limites (1) vu par alain.ducass@energeTIC.fr , Une limite à une personne ayant des troubles schizophréniques permet d’éviter un comportement précis que l’on ne tolèrerait pas des autres. Poser des limites est triplement nécessaire : 1. Pour le confort et l’équilibre des proches ; 2. Pour abaisser le niveau de tensions ; 3. Pour favoriser l’autonomisation de la personne atteinte de schizophrénie. Il y a sept mauvaises raisons de ne pas fixer de limites : 1. manque de confiance en soi et peur de s’affirmer => l’impuissance favorise l’abus ; 2. peur de ne plus être aimé => cette réaction enfantine n’aide pas ; 3. peur du conflit et de la violence de l’autre : agression, haine => la soumission ne fera qu’aggraver la situation ; 4. peur de répéter en faisant de la surstimulation => la répétition pallie le défaut d’hippocampe ; 5. peur qu’une rechute ou d’une tentative de suicide => l’absence de limites augmente les risques ; 6. conviction que la limite est incompatible avec la maladie => la surprotection retarde l’autonomie et le rétablissement ; 7. Conviction de ne pas être honnête si on a promis autrefois que l’on ne poserait pas cette limite => ex hospitalisation.
  • 11. Habileté à poser des limites (2) vu par alain.ducass@energeTIC.fr , Voici quelques bonnes et mauvaises stratégies : Bonne stratégie Mauvaise stratégie Choisir la limite à poser • lister les limites souhaitées, • définir un ordre de priorité, • se laisser guider par l’âge ou la maladie Poser la limite • poser la limite le plus tôt possible • Choisir le moment favorable • énoncer une limite précise • expliquer brièvement • Se lancer dans de longues discussions • Formuler des menaces Faire respecter la limite • Affirmer son point de vue avec conviction • Répéter la limite autant de fois qu’il faut • Être persévérant ; • Vérifier que tous respectent la limite ; • Célébrer promptement les petits progrès ; • Se montrer intolérant et rigide ; • Céder sur le principe de la limite ;
  • 12. Pour en savoir plus Il ne s’agit pas seulement de lire mais il faut pratiquer car « On n’apprend pas à danser en lisant un livre de danse » Voici quelques ressources parmi d’autres • Au plan français : • https://profamille.org/ ; profamille.france@gmail.com • Unafam : Union Nationale des Familles et Amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques • OCH : office chrétien des handicapés • Bibliographie : • « La force des émotions » par Francis Lelord et Christophe André • « Le rétablissement en schizophrénie » par Marie Koenig • « Comment faire accepter son traitement au malade » par Xavier Amador La collection « Clin d’œil » https://energetic.fr/clin-doeil/ Un regard sur le monde