Ce diaporama a bien été signalé.
Nous utilisons votre profil LinkedIn et vos données d’activité pour vous proposer des publicités personnalisées et pertinentes. Vous pouvez changer vos préférences de publicités à tout moment.

Sages-femmes Magazine n°3

136 vues

Publié le

Ce nouveau numéro du Sages-femmes Magazine aborde, entre autre, la question de l'impact d'un accouchement par césarienne sur le développement du système immunitaire du nouveau-né.

Publié dans : Santé & Médecine
  • Soyez le premier à commenter

Sages-femmes Magazine n°3

  1. 1. 03 P.2 EN CHIFFRES La croissance du bébé P.3 MISE AU POINT Césarienne: quel impact sur l’immunité? P.6 ZOOM Alimentation et grossesse: manger deux fois mieux! P.8 CONSEILS Les bons gestes en cas de régurgitations «Ilestparticulièrement importantdesoutenir l’allaitementmaternelchez lesfemmesquiontaccouché parcésarienne» RENCONTRE Bénédicte Heynen et Rosalinda Messina «Nous avons créé une asbl pour assurer le suivi à domicile après la sortie précoce de la maternité» p.4 MAG ÉDITO Un magazine axé sur la nutrition… L es 1.000 premiers jours sont déterminants pour la croissance et le développement de l’enfant mais aussi pour sa santé future. Chez Nutricia, nous encourageons activement l’allaitement maternel et favorisons une alimentation saine aux différents stades des 1.000 premiers jours. En tant que sage-femme, vous jouez un rôle crucial aux moments importants de cette période. C’est pourquoi nous avons le plaisir de vous proposer ce magazine. Vous trouverez dans cette édition, des informations concernant la croissance du bébé en chiffres, un article sur l’impact que peut avoir une césarienne sur l’immunité, une rencontre avec Bénédicte Heynen et Rosalinda Messina qui ont créé leur asbl pour assurer le suivi à domicile après la sortie précoce de la maternité, un point sur l’alimentation de la femme enceinte et allaitante et enfin des conseils en cas de régurgitations. Bonne lecture! Wim Francq Healthcare Nutrition Director Benelux Sages- femmes mai > octobre 2017
  2. 2. Sages-femmes MAG02 EN CHIFFRES De laconception àlapremière bougie du bébé en chiffres Les neufs mois de la grossesse et la première année de vie constituent la période de croissance la plus intense pour le bébé. - Organisation mondiale de la Santé (OMS), http://www.who.int/childgrowth/en. - Kind & Gezin, http://www.kindengezin.be/zwangerschap-en-geboorte/ zwanger/ontwikkeling-van-een-kindje. - Le grand livre de ma grossesse, Éditions Eyrolles. Sages-Femmes MAG est une publication de Nutricia Quai des Usines 160 - 1000 Bruxelles Éditeur responsable: Céline Levointurier Conception et réalisation: S.P.R.L. Rue Rodenbach 70 - 1190 Bruxelles T +32 2 640 49 13 www.vivio.com Coordination de la rédaction: Aude Dion adi@vivio.com Secrétariat de rédaction: Claudine De Kock Maquette et mise en page: Marie Bourgois et Catherine Harmignies Abonnement et changement d’adresse: sfmag.belgium@nutricia.com Impression: Artoos Bisannuel Tirage 3.000 exemplaires Verschijnt ook in het Nederlands. Les articles, opinions et photos contenus dans le magazine sont sous la seule responsabilité de leurs auteurs. Tous droits de traduction, d’adaptation et de reproduction réservés pour tous pays. Avis important: L’allaitement maternel est l’alimentation idéale pour les nourrissons. Informations exclusivement réservées aux professionnels de la santé. 13e semaine de grossesse 25e semaine de grossesse 35e semaine de grossesse Taille Poids Périmètre crânien Périmètre abdominal Naissance 3 mois 6 mois 12 mois 12 cm 65 g 140 mm 100 mm T P PC PA 30 cm 750 g 250 mm 230 mm T P PC PA 45 cm 2,4 kg 320 mm 310 mm T P PC PA 76 cm 9,6 kg 460 mm T P PC 50 cm 3,4 kg 345 mm 350 mm T P PC PA 61 cm 6,4 kg 405 mm T P PC 68 cm 8 kg 435 mm T P PC
  3. 3. Un mode d’accouchement pas comme les autres quel impact sur l’immunité? Un accouchement par césarienne met-il en danger l’immunité du bébé? Les travaux scientifiques se multiplient mais la réponse semble complexe. Marion Garteiser Thinkstock MENACES SUR LA FLORE INTESTINALE Il n’y a pas que la césarienne… La flore intestinale de bébé est aussi mise à mal par des cures d’antibiotiques, dont l’impact peut être mesuré à long terme. C’est pourquoi la décision de traiter des petits enfants par antibiotiques doit être prise avec prudence. LA CÉSARIENNE EN BELGIQUE En Belgique, le taux de naissances par césarienne tourne autour de 21%. C’est plus que ce que recommande l’Organisation mondiale de la Santé, qui estime que seules 10 à 15% des naissances devraient être concernées. Il y a une grande différence entre les hôpitaux; les taux pratiqués dans les établissements varient de 12 à 33%. Et, bien sûr, en cas de naissance multiple, le taux de césariennes augmente fortement. Les taux sont proches dans les trois régions: 22,1% en Wallonie, 20,4% à Bruxelles et 20,6% en Flandre. Zoom - Houghteling, P.D. et al., «From birth to "immuno- health", allergies and enterocolitis», Journal of Clinical Gastroenterology, novembre 2015. - «Césariennes planifiées: quelles conséquences pour la santé de la mère et de l’enfant?», rapport du Centre Fédéral d’expertise des soins de santé (KCE Reports 275B, novembre 2016). MISE AU POINT L ors d’un accouche- ment par voie basse, le bébé traverse le canal vaginal et y acquiert des bactéries qui vivent en symbiose avec sa mère. Ces mêmes bactéries vont ensuite coloniser son tube digestif; c’est la base de sa flore intestinale à lui. Dans le cas d’une césarienne, surtout si elle est effectuée avant la rupture de la poche des eaux, les premières bactéries qui viendront coloniser le bébé sont celles de la peau de la mère, et celles de l’hôpital où est pratiquée l’intervention. Il est possible que cette différence ait un impact à long terme sur le système immunitaire du bébé, parce que la flore intestinale en est un élément clé. De nombreux travaux lient ainsi le fait d’être né par césarienne à différentes maladies, comme l’asthme, l’atopie et même le diabète. Les résultats des différentes études sont cependant, pour l’instant, contradictoires. UNE ATTENTION PARTICULIÈRE Il reste intéressant de porter une attention toute particulière à la flore intestinale des bébés nés par césarienne. Principale piste, liée de façon claire au développement d’une flore intestinale harmonieuse et efficace pour le bébé: l’allaite- ment maternel! Pour cette raison, il est parti- culièrement important de soutenir l’allaitement maternel chez les femmes qui ont accouché par césarienne. Autres pistes, certains laits pour nourrissons contiennent des prébio- tiques, fibres qui ne sont pas digérées par le bébé mais qui favorisent les bactéries qui peuplent l’intestin. Les parents peuvent aussi donner des probiotiques (les bactéries elles-mêmes) aux bébés sous forme de complé- ment alimentaire.
  4. 4. B énédicte et Rosalinda se connaissent bien. Depuis 15 ans, elles suivent une voie similaire: diplô- mées de la même école, elles commencent toutes les deux leur carrière au Centre Hospitalier Bois de l’Abbaye à Seraing, avant de se lancer en tant qu’in- dépendantes. L’année passée, leur chemin se croisent à nouveau suite au décret de Maggie De Block sur le retour précoce à domicile. Pour y faire face, elles créent ensemble l’asbl «Sages- femmes à domicile». RÉPONDRE AUX BESOINS DES FEMMES «Lorsque Maggie De Block a lancé son projet, j’ai contacté d’autres sages-femmes indé- pendantes pour que nous nous regroupions», raconte Bénédicte. «Je trouvais important que nous nous coordonnions, Il y a un an, Bénédicte et Rosalinda ont mis sur pied l’asbl «Sages-femmes à domicile» dans la région de Liège. Objectif: faciliter le suivi des femmes après la sortie précoce de la maternité. afin de nous assurer que toutes les femmes seraient bien prises en charge. Mais les hôpitaux souhaitaient travailler avec un regroupement qui avait une structure juridique. Nous avons organisé de nombreuses réunions avec les sages- femmes de la région et, finalement, Rosa et moi, nous avons décidé de nous lancer. Nous avons créé l’asbl qui regroupe 20 sages-femmes.» 04 «Nousavonsmisenplace unnumérouniquequeles maternitéspeuventappeler» LE PARCOURS DE BÉNÉDICTE ET ROSALINDA 2002et2003: Bénédicte et Rosalinda sont diplômées sage-femme à l’HELMO (Haute École Libre Mosane) et engagées au Centre Hospitalier Bois de l’Abbaye (Seraing). 2007et2008: elles se lancent en tant qu’indépendantes complémentaires. 2011: elles deviennent indépendantes à titre principal. 2016: elles créent ensemble l’asbl «Sages-femmes à domicile». Biographie Barbara Delbrouck Estelle Parewyck BénédicteHeynenetRosalindaMessina : se coordonner pour une meilleure prise en charge Sages-femmes MAG INTERVIEW
  5. 5. UN CENTRE DE DISPATCHING «L’asbl a surtout un rôle de coordination», explique Rosalinda. «Nous avons mis en place un numéro unique que les mater- nités peuvent appeler lorsqu’une patiente rentre chez elle. Elles nous transmettent les coor- données de la maman et nous nous chargeons de trouver la sage-femme la plus proche de chez elle, qui pourra faire le suivi à domicile. Cela évite aux sages-femmes des maternités de devoir multiplier les appels pour trouver une personne disponible. Nous avons signé un partenariat avec le CHR de la Citadelle et la mutuelle Omnimut, qui nous envoient automati- quement leurs patientes. Mais d’autres hôpitaux commencent à faire appel à nous. Nous avons aussi édité des brochures pour nous faire connaître des patientes. L’idéal est qu’elles nous contactent en prénatal pour faire connaissance et organi- ser en amont le retour à domicile.» UNE STRUCTURE RASSURANTE POUR L’HÔPITAL «Les hôpitaux préfèrent passer par une structure comme la nôtre car ils sont assurés que leur patiente sera suivie par une sage-femme com- pétente. Nos membres ont toutes minimum deux ans d’expérience et elles ont dû répondre à une série de critères. En cas de soucis, comme une prise de sang mal réalisée chez un bébé, il leur suffit de nous contac- ter et nous prévenons la sage-femme concernée qu’elle doit refaire le soin. Nous assurons aussi un suivi administratif et leur fournissons des rapports sur les prises en charge.» Ilétait unefois… «TOUTES LES FEMMES ONT DROIT À LA MÊME QUALITÉ DE SOINS» Pour nous, il est important que l’asbl puisse prendre en charge toutes les femmes, quels que soient leur milieu et leur origine. Toutes ont droit à la même qualité de soins. «Je me rappelle avoir été appelée dans un centre de réfugiés pour assister une jeune femme», raconte Bénédicte. «Cette prise en charge m’a touchée. J’ai remarqué, pendant mes passages, qu’il y avait toujours beaucoup de femmes dans sa chambre. En fait, elles l’entouraient, la "coachaient". Ces femmes d’origine étrangère vivent beaucoup ensemble et s’informent l’une l’autre. Il y a beaucoup de transmission, ce qui manque souvent dans nos sociétés européennes. Aujourd’hui, les femmes sont souvent seules face à la maternité. Elles ne vivent plus avec leur mère et leur grand-mère et n’échangent plus autant. Souvent, elles ne sont pas assez informées et pas actrices de la naissance de leur enfant. Elles acceptent tout des équipes médicales, sans forcément comprendre. Or, cela permet souvent de réduire le stress et de mieux vivre le post-partum. C’est pourquoi l’éducation des femmes me tient à cœur.» UN SYSTÈME AVAN- TAGEUX POUR LES SAGES-FEMMES «L’attribution géogra- phique des patientes permet de réduire les déplacements des sages- femmes. En outre, ce système les aide à consti- tuer leur patientèle. Ce travail en réseau permet aussi d’échanger sur notre pratique et d’être plus flexibles au niveau des horaires et des congés car nous pouvons nous répar- tir les patientes et assurer des remplacements», explique Bénédicte. «En outre, ce type de struc- ture aide à améliorer le statut de la profession qui n’est pas bien reconnue en Belgique», ajoute Rosalinda. UN TRAVAIL INTENSE «Comme c’est un projet de santé publique, qui vise à assurer un bon suivi à toutes les femmes, nous espé- rons pouvoir à terme obtenir des subsides de la Région wallonne, ce qui nous permet- trait d’engager», confie Bénédicte. «Actuellement, nous devons gérer à deux tous les appels et le suivi administratif, en plus de notre patien- tèle. Ce n’est pas toujours évident… mais c’est passionnant!» ASSURER LE SUIVI À DOMICILE Rosalinda et Bénédicte ont créé une asbl pour assurer le suivi à domicile après la sortie précoce de la maternité. Toutes deux coordinatrices, elles répondent en continu aux appels, pour dispatcher les patientes aux sages-femmes membres de l’asbl. Pour plus de renseignements: 04/242.90.14. DEUX FEMMES À PROJETS Dynamiques, les deux coordinatrices de l’asbl ont déjà d’autres projets à leur actif. En 2013, Bénédicte a ouvert un cabinet pluri- disciplinaire à Neupré avec d’autres indépendants spécialisés dans la périnatalité: sages-femmes, psychologue, diététicienne, kiné, ergothérapeute, podologue, réflexologue et infirmière. En 2015, Rosalinda a créé un dispensaire de soins sages-femmes dans le centre de Liège. Les femmes peuvent s’y rencontrer, échanger et faire des activités autour de la grossesse et la maternité. Inspiration
  6. 6. PEU DE BESOINS CALORIQUES SUPPLÉMENTAIRES Pendant la grossesse, un ensemble de mécanismes se met auto- matiquement en place pour couvrir les besoins en énergie, protéines, vitamines, minéraux et oligoéléments liés à la croissance du fœtus et aux modifications de l’organisme maternel. Les femmes n’ont donc pas besoin de beaucoup plus de calories pendant la grossesse, surtout au début (voir encadré). SURVEILLER LA PRISE DE POIDS Chez la future maman, la maîtrise de la prise de poids est essentielle pour limiter les complications pendant et après la L’alimentation de la femme enceinte contribue au bon déroulement de la grossesse et a un impact sur le développement physique et mental du bébé. Rappel des besoins nutritionnels spécifiques de la femme pendant cette période. grossesse, mais aussi pour retrouver plus rapidement son poids d’origine tout en constituant des réserves nécessaires à l’allaitement. La prise de poids recommandée dépend de l’IMC pré-conception (voir encadré). Une prise de poids trop importante ou trop faible comporte des risques pour l’enfant et sa mère. Les régimes amaigris- sants sont proscrits car ils peuvent provoquer des carences. En outre, une attention particu- lière est requise pour les personnes parti- culièrement à risque de carence comme les adolescentes, les végétariennes/végé- taliennes ou encore les femmes dont les réserves Sages-femmes MAG06 Julie Luong Thinkstock ZOOM Alimentationetgrossesse pour deu Non, mais CONTRÔLER SA PRISE DE POIDS Les risques d’une prise de poids excessive: diabète gestationnel, risque thrombo-embolique, hypertension artérielle, augmentation du taux de prématurité et de césariennes, surpoids ou obésité à long terme. Les risques d’une prise de poids insuffisante: augmentation du risque de fausse couche, petit poids de naissance. Bon àsavoir « Tu es enceinte, tu dois manger pour deux!» Voilà un vieil adage qui a la peau dure. Raison pour laquelle il est important de sen- sibiliser vos patientes à leur alimentation et à leur prise de poids. Comme vous le savez, il ne faut pas manger deux fois plus, mais deux fois mieux.
  7. 7. - Recommandations nutritionnelles pour la Belgique (CSS, 2016). - Brochure du PNNS (Plan National Nutrition et Santé) Belge: «Enceinte et en bonne santé par une alimentation équilibrée». - Brochure du PNNS Français: «Le guide nutrition pendant et après la grossesse » (livret d’accompagnement destiné aux professionnels de la santé». - Recommandations de l’EFSA (European Food Safety Authority): «Overview on Dietary Reference Values for the EU population as derived by the EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (NDA)». x? cas d’anémie avérée; - le calcium: les apports en calcium ne doivent pas être augmentés chez la femme enceinte, les mécanismes d’absorp- tion étant naturellement renforcés pendant la grossesse. Les recomman- dations émises par l’EFSA (European Food Safety Authority) pour les femmes enceintes et allaitantes sont identiques à celles pour les adultes en général, à savoir un apport de 950 g de calcium par jour (ce qui correspond à la consom- mation quotidienne de 3 produits laitiers); - l’iode: une déficience iodée peut avoir des conséquences importantes sur l’organisme (sur la maturation du cerveau, le fonctionnement de la thy- roïde…). Il est donc conseillé à la femme enceinte d’avoir un apport d’iode suffisant de 200 µg/j pour sa propre santé et celle du foetus (alors que l’apport journa- lier recommandé pour un adulte est de 150 µg). maternelles en micronu- triments ont été épuisées suite à des grossesses rapprochées. DES BESOINS EN NUTRIMENTS SPÉCIFIQUES Pendant la grossesse, cer- taines carences peuvent engendrer des risques. Quelques exemples: - l’acide folique (vitamine B9), qui assure la préven- tion des malformations de fermeture du tube neural (spina bifida). D’après les recommandations nutri- tionnelles pour la Belgique (CSS 2016), il est conseillé aux femmes de prendre un complément quotidien en acide folique de 400 µg, dès avant la grossesse (au moins un mois avant la conception) et jusqu’à la fin du premier trimestre; - la vitamine D: elle joue un rôle majeur dans la croissance et la formation du squelette. Or, dans nos pays peu ensoleillés, le déficit en vitamine D est fréquent, en particulier pendant les mois d’hiver. L’apport recommandé de vitamine D lors de la grossesse est de 20 µg/jour. En pratique, un complément en vitamine D est recom- mandé chez les femmes enceintes et allaitantes; - le fer: un déficit en fer peut favoriser la préma- turité. Néanmoins, une alimentation équilibrée suffit en général à couvrir les besoins de la femme enceinte, et la supplé- mentation systématique à toutes les femmes enceintes n’est désormais plus recommandée, elle n’est nécessaire qu’en «Lamaîtrisedelaprise depoids maîtrisedelaprise depoids maîtrisedelaprise estessentielle maîtrisedelaprise estessentielle maîtrisedelaprise pourlimiterles depoids pourlimiterles depoids complicationspendantet pourlimiterles complicationspendantet pourlimiterles aprèslagrossesse» complicationspendantet aprèslagrossesse» complicationspendantet QUELS BESOINS CALORIQUES PENDANT LA GROSSESSE? Chez une femme adulte, on recommande généralement un apport calorique de 2.000 à 2.600 calories par jour. Pendant la grossesse, il doit être légèrement et progressivement augmenté. 1er trimestre: +70 calories/jour, soit l’équivalent d’une petite pomme ou d’un carré de chocolat. 2e trimestre: +260 calories/jour, soit l’équivalent de deux tranches de pain avec un peu de fromage. 3e trimestre: +500 calories/jour, soit l’équivalent d’une assiette de pâtes. Lorsque la mère pratique l’allaitement exclusif, son apport en énergie doit également être augmenté de 500 calories par jour. Enpratique ATTENTION DANGER! Vitamine A: à des doses élevées, elle pourrait favoriser certaines malfor- mations. On trouve notamment de la vitamine A dans le foie. À éviter aussi: les compléments alimentaires contenant du rétinol. Methylmercure: on retrouve cette forme toxique du mercure dans certains poissons. Il est recommandé aux femmes enceintes de varier les espèces de poisson et d’éviter l’espa- don, le marlin et le siki. Phyto-estrogènes: ces substances naturellement présentes dans certaines plantes (soja notamment) pourraient avoir une influence sur le développement des organes géni- taux et la fertilité du futur bébé. Il est donc conseillé de ne pas consommer plus d’un produit à base de soja (tofu, crème dessert) par jour. Phytostérols: ce sont des consti- tuants végétaux dont la structure est analogue à celle du cholestérol. On les retrouve dans certains aliments (mar- garines, boissons lactées...) destinés aux personnes atteintes d’hypercho- lestérolémie. La consommation de ces aliments est déconseillée chez les femmes enceintes. Àéviter COMBIEN DE KILOS EN PLUS? La prise de poids recommandée dépend de l’IMC préconception: poids normal (IMC préconception entre 18,5 et 24,9): prise de poids conseillée entre 11,5 à 16 kg; maigreur (IMC inférieur à 18,5): entre 12,5 et 18 kg; surpoids (IMC>25): pas plus de 7 à 11,5 kg; obésité (IMC>30): entre 5 et 9 kg.
  8. 8. Refluxgastro-œsophagien 4 conseils pour I l n’existe pas de solution miracle face aux régurgitations mais quelques conseils applicables au quotidien peuvent réduire leur ampleur. PRENDRE SON TEMPS Il est important que la tétée se passe dans un environnement calme pour que bébé boive à son rythme. En effet, si bébé boit trop vite, il aura tendance à s’étrangler. Dans le même ordre d’idée, il peut être utile de faire des pauses, surtout si bébé est natu- rellement enclin à boire vite. Si c’est le cas, conseillez aux mamans de moins 1 Parfois très impressionnantes, les régurgitations sont le plus souvent bénignes. Comment conseiller les parents face à ces reflux répétés? Sages-femmes MAG08 Élise Dubuisson Thinkstock CONSEILS Rappel PAS DE PRESSION De manière logique, on évite d’ef- fectuer des pressions sur le ventre des bébés sujets aux régurgitations. Dans le même ordre d’idées, conseillez aux pa- rents de ne pas trop serrer leurs couches et pantalons. UNE TÉTINE ADAPTÉE Chez les bébés allaités au biberon, le choix de la tétine peut aider à limiter le reflux en offrant un débit adapté à bébé. Conseillez à vos patientes un débit ni trop rapide, pour éviter le trop-plein, ni trop lent, pour éviter d’énerver bébé. Bon à savoir: ce n’est pas parce que bébé régurgite son lait qu’il faut lui en redonner. Un estomac trop rempli peut favoriser les régurgitations. 3 4 QUAND S’INQUIÉTER? Dans la plupart des cas, les régurgitations ne sont pas problématiques, mais il est parfois nécessaire de consulter un pédiatre parce qu’un reflux peut être le signe d’une pathologie (de la sphère ORL par exemple): si la maman constate que le bébé souffre lorsqu’il régurgite, si le bébé pleure systématiquement pendant et après les tétées, s’il ne prend pas suffisamment de poids. Le recours à un lait anti-reflux ainsi qu’une prise en charge personnalisée peuvent être indiqués. Bon à savoir: il peut arriver qu’un reflux irrite l’œsophage de bébé. Dans ce cas, un traitement anti-acide peut le soulager. Avant la mise en place de celui-ci, mieux vaut toutefois consulter son pédiatre. Merci au Dr Françoise Smets, pédiatre et gastroentérologue. - Christine H. Smith, MBBS, David M. Israel, MD FRCPC, Richard Schreiber, MD FRCPC, et Ran D. Goldman, MD FRCPC, «Inhibiteurs de la pompe à protons pour les nourrissons irritables», The official journal of the College of Canadian Family Physician of Canada. - L. Barmby, «Breastfeeding the baby with gastroesophageal reflux», New Beg, Nov-Dec 1998, 175-76. - P. Foucaud, E. Araujo, A. de Truchis, S. Jegaden, M. Bellaiche, N. Boige, «Le reflux gastro-oesophagien du nourrisson», Les Cahiers de la Puéricultrice 1997; 134 : 4-20. espacer les tétées, bébé boit peut-être vite parce qu’il a très faim! BIEN DROIT Juste après la tétée, il est conseillé de maintenir bébé à la verticale sur les genoux de maman ou papa pendant plusieurs minutes. La raison? En posi- tion couchée, le cardia immature ne peut faire correctement son travail. Ensuite, l’idéal est de le poser dans une structure inclinée souple pendant une trentaine de minutes. Si bébé régurgite beaucoup pendant la nuit, il peut être intéressant de légèrement surélever le haut de son matelas. 2 RÉGURGITATIONS, DE QUOI S’AGIT-IL? Aussi appelées reflux gastro-œsophagien, les régurgitations sont un mélange de lait et de salive. Elles surviennent généralement juste après les tétées, lorsque le contenu de l’estomac remonte vers l’œsophage. En cause? L’immaturité du cardia, le clapet qui empêche le contenu de l’estomac de remonter vers la bouche. Les régurgitations diminuent à mesure que l’enfant commence à manger de la nourriture solide, généralement vers l’âge de 4 mois. Veillez à bien réexpliquer aux parents la différence entre reflux et vomissements. Les premiers se font sans effort à l’inverse des seconds. Tout bébé qui vomit doit être vu par un médecin. L’allaitement est l’aliment idéal pour le nourrisson.

×