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Changement climatique 
dans le monde et en Afrique 
Discours d’ouverture 
Jamal Saghir 
Directeur du développement durable 
Région de l’Afrique 
Banque mondiale 
Washington, D.C. 
15 mai 2014 
Montréal, Canada 
Strictly Confidential © 2013 1
2 
Au programme 
• Contexte et répercussions 
• Pourquoi s’en soucier? 
• Défis et principaux indicateurs associés au 
système climatique en changement 
• Que réserve l’avenir? 
• Le changement climatique et l’Afrique 
• Actions : que fait la Banque mondiale? 
• Le rôle des communications
3 
Contexte 
: 
Le 
défi 
de 
notre 
généra0on 
World Bank Group 
Address Line 1 
Address Line 1 
City ABC 
State DEFG 
DANS UN MONDE À +2 °C 
DANS UN MONDE À +4 °C 
Sans l’adoption de 
mesures ambitieuses 
par les grands 
émetteurs, le 
réchauffement pourrait 
atteindre 2 ºC en 
l’espace d’une 
génération. 
Un réchauffement de 
4 ºC aurait des 
répercussions plus 
dramatiques sur les 
pauvres qu’une 
hausse de 2 ºC.
4 
Contexte 
et 
répercussions 
: 
les 
coûts 
énormes 
et 
croissants 
des 
phénomènes 
météorologiques 
extrêmes 
450 
400 
350 
300 
250 
200 
150 
100 
Toutes 
les 
catastrophes 
World Bank Group 
Address Line 1 
Address Line 1 
City ABC 
State DEFG 
Catastrophes naturelles mondiales 
(1980 – 2012) 
Pertes économiques causées par 
les catastrophes naturelles 
(milliards $ US, 2012) 
50 
0 
Catastrophes 
imputables 
au 
climat 
1980 
1985 
1990 
1995 
2000 
2005 
2010 
1200 
1000 
800 
600 
400 
200 
0 
Toutes 
les 
catastrophes 
Catastrophes 
imputables 
au 
climat 
1980 
1985 
1990 
1995 
2000 
2005 
2010 
74 % des pertes causées par les 
catastrophes naturelles sont 
imputables au climat 
78 % des catastrophes naturelles 
sont imputables au climat 
Source : Estimation de la Banque mondiale fondée sur les données de Munich Re © 2013, à partir de janvier 2013.
5 
Contexte 
et 
répercussions 
: 
Inves0ssements 
nécessaires 
et 
coûts 
supplémentaires 
pour 
limiter 
le 
réchauffement 
à 
2 
°C 
• Besoins mondiaux : 5 000 G$/an en investissement traditionnel dans les infrastructures; besoin 
d’arrimer le renforcement de la résistance; investissement supplémentaire 700 G$/an pour contrer le 
changement climatique 
World Bank Group 
Address Line 1 
• Besoins des pays en développement : de 1 200 à 1 Address 500 Line G $/1 
an en financement de l’infrastructure; 
coût net supplémentaire de la lutte au changement climatique City ABC 
State DEFG 
de 175 G$/an 
• Financement public et privé total consacré à la lutte au changement climatique atteignant à peine 
25 %- ou 30 % des besoins en 2012-2013 
Source : Forum économique mondial (2013), Green Investment Report. 
Source : Ceres (2014). Investing in the Clean Trillion : Closing the Clean Energy Investment Gap.
6 
Contexte : La concentration atmosphérique de CO2 
n’a jamais été aussi forte en 650 000 ans. 
Concentra0on 
de 
CO2 
en 
décembre 
2012 
hNp://co2now.org/ 
394 
ppm
7 
Contexte 
: 
Signes 
indéniables 
du 
réchauffement 
au 
cours 
des 
30 
dernières 
années 
Lorsqu’on ajuste les données pour en éliminer les conséquences estimées de facteurs 
connus sur les variations de température à court terme (El Niño ou oscillation australe, 
aérosols volcaniques et variabilité de l’activité solaire), ce qui réduit l’interférence, les signes 
du réchauffement planétaire deviennent encore plus nets. 
(Source : Foster et Rahmstorf, 2011)
8 
Contexte 
: 
La 
science 
s’intéresse 
depuis 
longtemps 
au 
lien 
entre 
le 
CO2 
et 
le 
réchauffement 
Un 
siècle 
de 
retard?
9 
Pourquoi 
s’en 
soucier?... 
Parce 
que 
les 
conséquences 
sont 
immenses... 
0,8 °C 2 °C 4 °C 
De 
pe0tes 
varia0ons 
de 
la 
température 
planétaire 
peuvent 
bouleverser 
l’environnement.
10 
Les 
données 
témoignant 
du 
changement 
climaFque 
rapide 
sont 
accablantes 
• Température 
: 
hausse 
de 
0,8 
°C 
de 
la 
température 
planétaire 
médiane 
par 
rapport 
aux 
niveaux 
de 
l’ère 
préindustrielle 
• Fonte 
des 
glaces 
: 
accéléraFon 
sans 
précédent 
de 
la 
fonte 
des 
glaciers 
du 
Groenland 
et 
de 
l’ArcFque 
• ÉlévaFon 
du 
niveau 
de 
la 
mer 
: 
hausse 
de 
15 
à 
20 
cm 
par 
rapport 
au 
niveau 
de 
l’ère 
préindustrielle 
• Réchauffement 
océanique 
: 
réchauffement 
de 
0,09 
°C 
depuis 
les 
années 
1950
11 
Défis : Principaux indicateurs de 
changement de système climatique 
Humidité 
Température au-dessus de la mer 
Température de la surface de la mer 
Glace de mer 
Acidité 
océanique 
Température de l’air près de la surface (troposphère) 
Niveau de la mer 
Contenu thermique de l’océan 
Enneigement 
Réflectance de la surface émergée (albédo) 
Température 
au-dessus du sol
12 
Ensembles de données des indicateurs 
Température 
au-­‐dessus 
de 
Température 
de 
la 
surface 
de 
la 
mer 
Glace 
de 
mer 
Température 
de 
l’air 
près 
de 
la 
surface 
(Troposphère) 
Niveau 
de 
la 
mer 
Glaciers 
(bilan 
massique) 
Enneigement 
(Mars 
et 
avril, 
hémisphère 
Nord) 
Air 
à 
la 
surface 
Température 
au-­‐dessus 
du 
sol 
7 
ensembles 
de 
données 
Contenu 
thermique 
de 
l'océan 
Humidité 
spécifique 
4 
ensembles 
de 
données 
2 
ensembles 
de 
données 
5 
ensembles 
de 
données 
7 
ensembles 
de 
données 
3 
ensembles 
de 
données 
7 
ensembles 
de 
données 
5 
ensembles 
de 
données 
de 
la 
mer 
7 
ensembles 
de 
données 
3 
ensembles 
de 
données 
12
trois 
principales 
reconstruc0ons 
de 
la 
température 
mondiale 
révèlent 
13 
Hausse 
de 
la 
température 
mondiale 
• Les 
un 
réchauffement 
de 
la 
Terre 
depuis 
1880. 
• Ce 
réchauffement 
s’est 
surtout 
produit 
depuis 
les 
années 
1970. 
• Les 
20 
années 
les 
plus 
chaudes 
sont 
survenues 
depuis 
1981. 
• Les 
10 
années 
les 
plus 
chaudes 
sont 
toutes 
survenues 
au 
cours 
des 
12 
dernières 
années 
De petites hausses de la température moyenne se traduisent par 
beaucoup de records de chaleur, surtout en milieu urbain 
Source : P. Duffy, 2009
14 
Mortalité 
durant 
la 
vague 
de 
chaleur 
de 
2003 
La 
chaleur 
pourrait 
avoir 
tué 
70 
000 
personnes 
cet 
été-­‐là. 
(SREX, 
GIEC 
2012)
Vague de chaleur en Russie en 2010 
Source 
: 
NASA, 
Observatoire 
de 
la 
Terre 
15 
Températures 
au 
sol 
anormales, 
du 
20 
au 
27 
juillet 
Es0ma0on 
du 
nombre 
de 
décès 
: 
55 
000 
Récoltes 
annuelles 
déficitaires 
d’environ 
25 
% 
Superficies 
brûlées 
surpassant 
un 
million 
d’hectares 
Pertes 
économiques 
es0mées 
à 
environ 
15 
G 
$US 
(~1 
% 
du 
PIB)
Rétrécissement des glaciers continentaux et des 
16 
glaciers de montagne 
8 
juillet 
2012 
12 
juillet 
2012 
Au 
Groenland, 
l’accéléra0on 
drama0que 
de 
la 
fonte 
entre 
le 
8 
et 
le 
12 
juillet 
2012 
a 
fait 
disparaître 
environ 
97 
% 
de 
la 
glace 
de 
surface.
17 
Élévation du niveau de la mer à la limite 
supérieure des projections 
Le 
niveau 
de 
la 
mer 
à 
l’échelle 
de 
la 
planète 
a 
monté 
d’environ 
17 
cm 
(6,7 
po) 
depuis 
une 
centaine 
d’années. 
Mais 
le 
taux 
de 
hausse 
des 
20 
dernières 
années 
est 
presque 
deux 
fois 
celui 
du 
siècle. 
Sources : Church et coll., 2008; Kemp et coll., 2011
18 
Épisodes 
de 
chaleur 
extrêmes 
et 
prix 
des 
aliments 
dans 
le 
monde 
18 
Vague de chaleur aux É.----U. en 2012 
Anomalies de températures au sol, du 17 au 24 juin 
Source : NASA, www.nasa.gov/mission_pages/fires/main/usa/20120629-westernUS.html 
Source : Indice FAO des prix des denrées 
alimentaires en 2012 
Selon les estimations préliminaires, la vague de chaleur en Russie en 2010 aurait entraîné 
55 000 décès, une diminution d’environ 25 % des récoltes, la destruction par le feu d’un million 
d’hectares, des pertes économiques de quelque 15 milliards de dollars US (soit près de 1 % du 
PIB). (Barriopedro et coll., 2011)
19 
Que réserve l’avenir? 
Projections du 
changement climatique 
0,8 °C 2 °C 4 °C
20 
À quoi s’attendre? Des étés plus chauds… 
Source 
: 
Na0onal 
Academies, 
Stabiliza0on 
Targets, 
2010
21 
Un réchauffement particulièrement 
ressenti sous les tropiques 
Un 
réchauffement 
de 
4 
°C 
n’aura 
pas 
la 
même 
incidence 
partout. 
Des 
hausses 
de 
6 
°C 
ou 
plus 
de 
la 
température 
es0vale 
mensuelle 
moyenne 
pourraient 
frapper 
de 
vastes 
régions, 
notamment 
la 
Méditerranée, 
le 
Nord 
de 
l’Afrique, 
le 
Moyen-­‐-­‐Orient 
et 
le 
territoire 
con0nental 
des 
États-­‐Unis.
La 
producFvité 
agricole 
diminuera 
dans 
bien 
des 
régions 
et 
les 
pauvres 
en 
souffriront 
le 
plus. 
22 
3 
20 
80 
Source 
: 
Rapport 
mondial 
sur 
le 
développement, 
2010
23 
En Europe, les températures caniculaires de 2003 
qui ont tué 35 000 personnes seront normales en 
2040 et sous la normale en 2060 
23. 
observations 
Projections HadCM3 (RSSE A2) 
2003 
2040 
2060 
Anomalies de température (par rapport à 1961-1990) °C 
Source : Scott et coll., Nature, no 432, p. 610-613
24 
L’incidence 
des 
feux 
incontrôlés 
augmentera 
avec 
le 
réchauffement 
Carte 
des 
varia0ons 
des 
secteurs 
brûlés 
pour 
chaque 
hausse 
de 
1 
°C 
de 
la 
température 
mondiale 
moyenne 
Objec0fs 
de 
stabilisa0on 
du 
climat, 
NRC 
2010
25 
Une hausse de 1,5 °C entraînera la perte 
de la quasi-totalité des récifs coralliens 
Source: 
Frieler 
et 
coll., 
Nature 
Clima0c 
Change 
2012 
Environ 10 % des récifs coralliens 
pourront survivre si le 
réchauffement planétaire ne 
dépasse pas les niveaux de l’ère 
préindustrielle de plus de 1,5 °C.
26 
Le changement climatique 
et l’Afrique
27 
Message 1 : 
Pour continuer de croître, l’Afrique 
doit relever de grands défis et 
s’attaquer au changement 
climatique
AugmentaFon 
des 
dépenses 
d’infrastructure 
28 
560 millions d’Africains de la région subsaharienne n’ont pas accès à l’électricité
29 
Se 
donner 
des 
moyens 
de 
résister 
aux 
chocs 
Prix des aliments (2000=100) 
5 
4 
3 
2 
1 
0 
AugmentaFon 
de 
la 
pauvreté 
par 
rapport 
au 
taux 
de 
référence 
(en 
points 
de 
pourcentage) 
imputable 
à 
la 
hausse 
de 
25 
% 
des 
prix 
des 
aliments 
Ghana 
Liberia 
Sierra 
Leone 
Togo 
DR 
Congo 
Guinea 
Gabon 
Mali 
Niger 
Nigeria 
VariaFon 
en 
point 
de 
pourcentage 
par 
rapport 
aux 
taux 
de 
référence 
Source 
: 
Wodon 
et 
coll. 
(2008). 
« 
PotenFal 
Impact 
of 
Higher 
Food 
Prices 
on 
Poverty: 
EsFmates 
from 
a 
Dozen 
West 
and 
Central 
African 
Countries 
», 
Policy 
Research 
Working 
Paper 
4745.
30 
Éliminer 
les 
conflits 
Pays 
fragiles 
Pays 
à 
revenu 
intermédiaire 
Pays 
à 
revenu 
faible 
à 
croissance 
rapide 
et 
lente 
Pays à revenu intermédiaire, tranche inférieure, et pays à revenu intermédiaire, tranche supérieure
Message 2 : 
Nombre de priorités de 
développement de l’Afrique sont 
étroitement liées à l’enjeu climatique 
31
L’Afrique a un immense potentiel (encore inexploité) 
de développement à faibles émissions de carbone… 
32
33 
… mais elle ne peut se contenter de 
mesures d’atténuation. 
33 
16.0 
14.0 
12.0 
10.0 
8.0 
6.0 
4.0 
2.0 
-­‐ 
Per 
Capita 
emissions 
of 
GHG 
(excluding 
land 
use 
change) 
High-­‐income 
countries Developing 
Countries Africa
34 
Le maintien de la croissance passe par la 
maîtrise de la variabilité actuelle du climat…
35 
… et la préparation du continent aux 
changements à venir.
36 
Message 3 : 
Pour que le développement tienne 
compte des réalités climatiques, il 
faudra d’abord que les bailleurs de 
fonds y soient sensibilisés
37 
La Banque mondiale et le changement climatique 
en Afrique 
Engagement 
régional 
: 
Stratégie 
de 
lu3e 
au 
changement 
clima5que 
en 
Afrique 
subsaharienne 
Les quatre points d’appui : 
1. Inscrire l’adaptation au changement 
climatique et la gestion du risque climatique 
au coeur du développement 
2. Exploiter les occasions d’atténuer les 
risques 
3. Renforcer le développement des 
connaissances et des capacités 
4. Accroître le financement
38 
Message 4 : 
Il faut organiser un vaste 
programme de recherche appliquée.
39 
Trois clés 
1. Intégrer toujours plus le climat dans les stratégies 
et programmes de développement (p. ex., les 
infrastructures) 
2. Redoubler d’efforts dans les régions très 
vulnérables (p. ex., les terres arides) 
3. Faire de la faible empreinte carbonique un principe 
commun du programme énergétique africain 
Pour chacune de ces clés, la collaboration avec les 
organisations dédiées à la science et à la recherche appliquée 
sera essentielle.
40 
Les récentes données scientifiques laissent 
supposer des effets plus importants et 
moins prévisibles 
• La température annuelle 
moyenne augmentera de 2 à 
4 °C dans la seconde moitié 
du siècle. 
• Les épisodes climatiques 
extrêmes gagneront en 
fréquence et en violence d’ici 
2050. 
• La Banque mondiale a 
commandé une nouvelle 
étude phare sur le 
réchauffement de 4 °C : 
– L’Afrique se démarque par sa 
vulnérabilité. L’agriculture ne 
sera plus viable dans les 
régions les plus arides. 
Source : 4e rapport d’évaluation du GIEC
41 
Nourrir 
la 
résilience 
des 
terres 
arides 
§ Les effets des chocs climatiques 
dans les régions arides ne 
cessent de s’amplifier. 
§ Plus de 2 M de personnes 
touchées : de 20 % des gens 
(années 1970) à 90 % 
(années 2000). 
§ À la vulnérabilité s’ajoute la 
dégradation des terres. 
§ Le PIB agricole de l’Afrique s’érode 
de 3 % par an (l’équivalent de 
9 G $US), en raison des pertes en 
sol et en nutriments. 
§ La pauvreté et les pertes de 
revenus exacerbent les conflits 
sociaux. 
Source : UNEP/ISRIC,Global Assessment of Human-induced 
Soil Degradation (GLASOD), 1990.
42 
Le temps d’agir : 
Que fait le Groupe de la Banque 
mondiale?
43 
Le GBM peut créer de la valeur par ses mesures de financement 
SFmulaFon 
des 
43 
MobilisaFon 
de 
ressources 
Aide financière novatrice 
assortie de conditions 
pour éviter la fragmentation 
ü 7,6 G$ versé au Fonds 
d’investissement pour le 
climat (FIC) 
Accès au financement 
pour le climat (p. ex. 
finance carbone, FIC, FEM, 
Protocole de Montréal, fonds 
bilatéraux) 
ü 1 G$ annuellement pour 
les exercices 2012 et 
2013 (BM) 
ü 126 M$ pour l’exercice 
2013 (FIC) 
Marché des capitaux 
et investisseurs 
ü $4 G$ en obligations vertes 
de la BM 
ü 2,2 G$ en obligations vertes 
de l’IFC 
ü 347 M$ en dans le fonds 
Catalyst IFC (l’un de ses six 
fonds sous gestion) 
Renforcement 
des 
préparaFfs 
Programmes politiques 
et institutionnels 
ü 4,8 G$ pour les activités 
entourant la politique de 
développement de la BM 
pour les exercices 2011 à 
2013 
ü Dépenses publiques pour 
le climat et examens 
institutionnels au Maroc, 
aux Philippines et au 
Vietnam 
Nouveaux instruments 
en préparation 
ü 260 M$, 36 pays participants 
au Fonds de partenariat pour le 
carbone forestier 
ü 120 M$, 16 pays participants 
au Partenariat pour le 
développement des marchés 
Projets et programmes 
admissibles à un 
concours bancaire 
ü ESMAP, FIC 
marchés 
Étendre la portée et le 
champ d’application des 
marchés du carbone 
ü 3,4 G$ dans 15 fonds et 
services de la BM 
ü Soutien de 150 projets 
dans 65 pays pour une 
réduction de 
181 M tonnes 
Mise à l’essai de 
méthodes axées sur 
rendement 
Produits et services-conseils 
novateurs en 
financement de la 
gestion du risque de 
catastrophe 
ü 24 gouvernements 
couverts par les 
opérations de la BM 
depuis 2005 
ü 1 M de fermiers et 
d’éleveurs bénéficient des 
projets du GBM 
Déploiement 
de 
Finance 
climat 
Actions de Finance 
climat 
ü Prêts annuel de la BM de 
5,9 à 10,2 G$ depuis 
2011, soit 20-30 % des 
engagements 
ü 2,5 G$ pour l’atténuation 
versés à l’IFC pour 
l’exercice 2013 (14 % 
des engagements), soit 
une augmentation de 
50 % rapport à 2012 
ü 1 G$ en nouvelles 
garanties sur les mesures 
d’atténuation pour 
l’exercice 2013 versés à 
MIGA 
Mesures et instruments 
à effet de levier 
(p. ex., atténuation du risque, 
réformes politiques et institut., 
renforcement des capacités) 
ü 3-6 fois pour produits aux 
conditions du marché 
ü 5 fois pour garanties 
commerciales 
ü > 8-15 fois pour aide 
financière assortie de 
conditions
44 
Financer 
la 
luNe 
au 
changement 
clima0que 
Répondre 
à 
la 
demande 
des 
pays 
pauvres 
Analyse 
• Concilier 
le 
climat 
et 
la 
ges0on 
du 
risque 
de 
catastrophe 
dans 
une 
analyse 
des 
défis 
et 
des 
priorités 
des 
pays 
en 
développement 
• Examiner 
les 
interven0ons 
à 
long 
et 
à 
court 
terme 
de 
luNe 
au 
changement 
clima0que 
et 
de 
ges0on 
du 
risque 
de 
catastrophe 
• Trouver 
et 
perfec0onner 
les 
données, 
les 
ou0ls 
et 
les 
ressources 
nécessaires 
Mesure 
• Réunir 
et 
exploiter 
les 
subven0ons 
et 
les 
crédits 
offerts 
par 
les 
donateurs 
bilatéraux 
• Encourager 
les 
interven0ons 
sélec0ves 
à 
l’ini0a0ve 
du 
secteur 
privé 
• Soutenir 
la 
mise 
en 
oeuvre 
• Encadrer 
le 
suivi 
et 
l’évalua0on 
pour 
mesurer 
les 
résultats 
Planif. 
• Épauler 
les 
pays 
dans 
la 
prépara0on 
de 
plans 
et 
d’inves0ssements 
en 
luNe 
au 
changement 
clima0que 
et 
en 
ges0on 
du 
risque 
de 
catastrophe 
• Élaborer 
et 
appliquer 
une 
poli0que 
de 
résultats 
durables 
• MeNre 
en 
place 
des 
mécanismes 
de 
coordina0on 
ins0tu0onnelle 
mul0sectorielle 
44
45 
Mobilisa0on 
adéquate 
de 
la 
finance 
climat 
CLIMATE INVESTMENT FUNDS (CIF) $7.6 BILLION 
5,2 G$ 1,3 G$ 639 M$ 505 M$ 
16 plans d’investissement 
participant au FTP 
Chili 
Colombie 
Égypte 
Inde 
Indonésie 
Kazakhstan 
Mexique 
Maroc 
Nigeria 
Philippines 
Afrique du Sud 
Thaïlande 
Turquie 
Ukraine 
Vietnam 
Moyen-Orient et 
Nord de l’Afrique 
(Égypte, Jordanie, 
Maroc et Tunisie) 
Intégration de la résilience aux 
chocs climatiques dans la 
planification et la mise en oeuvre du 
développement 
11 PPRCC 
Bangladesh 
Bolivie 
Cambodge 
Mozambique 
Népal 
Niger 
Tadjikistan 
Yémen 
Zambie 
Antilles 
(Dominique, 
Grenade, Haïti, 
Jamaïque, 
Ste--Lucie, 
St-Vincent et les 
Grenadines) 
Îles du Pacifique 
(Papouasie- 
Nouvelle-Guinée, 
Samoa, Tonga) 
Réduction des émissions 
découlant de la déforestation et de 
la dégradation des forêts, gestion 
durable des ressources forestières 
et augmentation des réserves de 
carbone forestier 
8 pilotes du PIF 
Brésil 
Burkina Faso 
RD Congo 
Ghana 
Indonésie 
Laos 
Mexique 
Pérou 
Démonstration de la viabilité 
économique, sociale et 
environnementale du 
développement à faible intensité de 
carbone du secteur énergétique 
des pays à faible revenu 
8 pilotes SREP 
Éthiopie 
Honduras 
Kenya 
Liberia 
Maldives 
Mali 
Népal 
Tanzanie 
FONDS STRATÉGIQUE POUR LE CLIMAT (FSC) 2,4 G$ 
Démonstration, déploiement et 
transfert de technologies à faible 
intensité de carbone et de moyens de 
transport propres à grande échelle et 
visant d’ambitieux objectifs 
45
46 
Croissante 
verte 
: 
harmonisa0on 
des 
besoins 
na0onaux 
et 
mondiaux 
World Bank Group 
Address Line 1 
Address Line 1 
City ABC 
State DEFG 
• Le 
partage 
des 
richesses 
et 
des 
efforts 
de 
réduc0on 
de 
la 
pauvreté 
s’appuie 
sur 
la 
croissance 
soutenue 
et 
inclusive. 
• Les 
sources 
d’inefficacité 
de 
nos 
économies 
recèlent 
des 
occasions 
de 
croissance 
rapide 
et 
plus 
respectueuse 
de 
l’environnement. 
• La 
priorité 
est 
accordée 
aux 
mesures 
profitables 
localement 
et 
sur-­‐le-­‐ 
champ, 
par 
exemple 
: 
Ø Ges0on 
rigoureuse 
des 
ressources 
naturelles 
pour 
la 
prospérité 
et 
la 
résilience 
: 
Amazonie 
brésilienne 
(bourse 
verte), 
Chine 
(plateau 
de 
Loess), 
Éthiopie 
Ø Transport 
urbain 
pour 
accroître 
la 
produc0vité 
et 
améliorer 
la 
santé 
publique 
: 
réseau 
de 
transport 
en 
commun 
rapide 
au 
Brésil, 
au 
Chili, 
au 
Mexique, 
en 
Inde, 
en 
Chine 
et, 
depuis 
peu, 
en 
Afrique 
du 
Sud, 
en 
Tanzanie, 
en 
Ouganda… 
Ø Énergie 
renouvelable 
pour 
réduire 
la 
dépendance 
aux 
importa0ons 
: 
produc0on 
d’hydroélectricité 
en 
Afrique 
et 
en 
Inde 
• Il 
faut 
prévenir 
la 
dépendance 
et 
les 
conséquences 
irréversibles, 
par 
exemple 
: 
Ø Aménagement 
urbain 
– 
L’empreinte 
des 
villes 
chinoises 
grandit 
plus 
vite 
que 
la 
popula0on
47 
Établir 
le 
prix 
juste 
: 
créa0on 
d’un 
marché 
du 
carbone 
• Consensus autour de cette nécessité 
• Mécanisme 
Méthode pragmatique : tous les moyens pouvant être adoptés (taxe ou système de plafond-échange 
World Bank Group 
Address Line 1 
Address Line 1 
City ABC 
State DEFG 
de droits d’émission) 
• Fixation des prix 
Ø Coût social du carbone : suivre l’idéal économique qui consiste à fixer un prix équivalant aux 
effets externes. Or la modélisation révèle que le coût social du carbone fluctue en fonction du taux 
de réduction choisi et, par conséquent, que le prix d’une tonne de carbone varie de nul à 300 $, 
même sans tenir compte de plusieurs processus et impacts cruciaux. 
Ø Scénario d’un réchauffement de 2 °C : suivre la méthode pragmatique et déterminer ce qu’il faut 
pour redresser la situation. Selon les estimations raisonnables, le prix de la tonne de carbone 
pourrait varier de 20 $ à 80 $ d’ici 2020 et croître au fil du temps. 
• Bénéfices 
Toujours le pragmatisme : assouplir l’économie politique, amortir les chocs de la hausse des prix du 
carbone et resserrer les normes et les règles.
48 
Établir 
le 
juste 
prix 
: 
créa0on 
d’une 
poli0que 
commerciale 
et 
d’instruments 
économiques 
Le partenariat pour le développement des marchés du carbone de la 
Banque mondiale (PMR) appuie les efforts de 16 pays émergents pour la conception et 
l’application d’une approche de marché, d’une taxe sur le carbone et d’autres instruments 
d’atténuation rentables afin d’atteindre leurs propres objectifs de lutte au changement 
climatique. Par exemple : 
World Bank Group 
Address Line 1 
Address Line 1 
City ABC 
State DEFG 
• Mécanismes 
d’échange 
de 
droits 
d’émission 
à 
l’échelle 
na0onale 
– Chine, 
Kazakhstan, 
Chili 
(pilotage 
d’un 
programme 
d’échange 
de 
droits 
d’émission 
dans 
le 
secteur 
énergé0que) 
et 
Corée 
du 
Sud 
• Taxes 
sur 
le 
carbone 
– Afrique 
du 
Sud 
et 
Mexique 
(crédits 
compensatoires), 
Colombie 
(analyse 
des 
répercussions) 
• Programme 
de 
crédits 
propor0onnels 
aux 
émissions 
(industrie, 
énergie, 
ges0on 
des 
déchets, 
transports) 
– Mexique, 
Pérou, 
Maroc, 
Jordanie, 
Vietnam, 
Colombie, 
Indonésie 
• Mécanismes 
na0onaux 
de 
crédits 
compensatoires 
– Costa 
Rica, 
Inde, 
Indonésie, 
Chine, 
Mexique, 
Corée 
du 
Sud, 
Thaïlande 
• Programme 
d’économie 
d’énergie 
(transi0on 
vers 
le 
programme 
na0onal 
d’échange 
de 
droits 
d’émission) 
– Thaïlande 
• Phase 
préparatoire 
– Brésil, 
Inde 
(ges0on 
des 
données), 
Turquie 
(MRV)
• Le GBM étudie différentes manières d’établir le signal de prix et la portée d’un 
marché mondial du carbone dans le contexte de marchés hétérogènes 
ascendants. 
• Cette architecture s’ajouterait au Partenariat pour le développement des marchés 
du carbone et s’appuierait notamment les éléments suivants : 
des autorités nationales, les banques nationales ou régionales afin de prévenir les 
fortes fluctuations de prix. La Banque mondiale du carbone pourrait fixer le taux de 
change en fonction de son propre taux et de celui de chaque banque du carbone 
49 
Établir 
le 
juste 
prix 
: 
réseau 
mondial 
des 
marchés 
du 
carbone 
– une approche axée sur le risque pour fixer la valeur des crédits de carbone 
assortis aux mesures d’atténuation du changement climatique dans l’ensemble 
des marchés 
– une Banque mondiale du carbone pouvant soutenir, au besoin et à la demande 
– une plateforme d’accords transfrontaliers pour suivre les échanges et les avoirs 
World Bank Group 
Address Line 1 
Address Line 1 
City ABC 
State DEFG 
transfrontaliers 
• Nous poursuivons les consultations auprès des : 
– décideurs d’Europe, d’Amérique du Sud et d’Asie 
– organisations internationales (ADB, EC, KfW et UNFCCC) 
– États non souverains (Californie et Québec) 
– chefs de file des secteurs industriels (par l’intermédiaire de l’IETA et CMIA) 
• Nous publierons sous peu le rapport de la récente rencontre à Paris.
Créa0on 
d’un 
ensemble 
complémentaire 
de 
poli0ques 
• Les mécanismes de fixation des prix du carbone politiquement possibles fonctionneront dans plusieurs 
secteurs, mais ils ne provoqueront pas de changements suffisants dans tous les secteurs en 
raison : 
– de certains comportements et du manque de marchés; 
– des besoins de technologies radicalement nouvelles et de transfert de connaissances; 
– de l’horizon de placement à long terme des investissements en immobilisation et en infrastructure 
• Il est possible d’assortir à la politique de fixation des prix du carbone des instruments d’investissement 
direct, par exemple : 
– subventions à l’investissement ou frais d’investissement semblable aux instruments déjà en place 
50 
de 
luNe 
au 
changement 
clima0que 
• Objectif à long terme : la carboneutralité. Celle-ci nécessite un virage technologique et une 
transformation en profondeur des modèles d’investissement dans plusieurs secteurs (production 
d’électricité, transports publics, etc.) 
et le manque de fiabilité du signal de prix du carbone à long terme. 
pour les automobiles ou des prêts spéciaux pour l’investissement en efficacité énergétique; 
– normes de rendement, sur le modèle de la CAFE, et autres normes de construction et de 
World Bank Group 
Address Line 1 
Address Line 1 
City ABC 
State DEFG 
fabrication d’électroménagers. 
• Ce type d’instruments d’investissement oriente les investissements privés vers les technologies 
d’efficacité énergétique et la recherche et le développement. 
• Un ensemble complet de politiques de lutte au changement climatique doit comporter des instruments 
compensatoires pour les secteurs et les travailleurs qui seront désavantagés durant la 
transition (p. ex., les secteurs énergivores) sous forme notamment d’aide au transfert de technologie 
et à la rétention des effectifs.
51 
Établir 
le 
juste 
prix 
: 
réforme 
des 
programmes 
de 
subven0on 
rela0fs 
aux 
combus0bles 
fossiles 
• Un immense gaspillage de ressources… 
- Quelque 500 G$ de subventions directes chaque année 
- Sans compter les impôts non payés et les subventions versées aux producteurs 
• Cette situation crée un biais en faveur des combustibles fossiles 
• En plus d’être très inéquitable : 
- Dans les pays à faible revenu et les pays à revenu intermédiaire, en moyenne, les 
subventions aux produits du pétrole bénéficient six fois plus au cinquième des ménages les 
plus riches qu’au cinquième des ménages les plus pauvres. 
• La mise en oeuvre des réformes est ardue : 
- Intérêts particuliers: avantages peu évidents et coûts immédiats 
World Bank Group 
Address Line 1 
Address Line 1 
City ABC 
State DEFG 
• Mais pas impossible : 
- Le FMI a examiné 21 réformes touchant le carburant et le charbon : six avaient réussi et 11 
avaient eu un succès partiel (p. ex., réduction considérable des subventions) 
- Exemples de réussites : Turquie, Brésil, Chili, Philippines, Afrique du Sud 
• Clé du succès : volonté et moyens politiques, saine gestion de la politique 
économique, compensation des perdants (Iran)…
364 G$ versés à la lutte au 
réchauffement climatique en 
2011 
171 G$ en provenance des 
pays en développement 
52 
Ayrer 
les 
capitaux 
: 
des 
besoins 
en 
milliers 
de 
milliards 
de 
dollars 
Changement 
de 
modèle 
: 
puiser 
où 
se 
trouvent 
les 
fonds 
• 17 
000 
G$ 
placés 
dans 
des 
comptes 
d’épargne 
– 
en 
tout 
temps 
World Bank Group 
Address Line 1 
Address Line 1 
City ABC 
State DEFG 
• 7 
700 
G$ 
en 
revenu 
na0onal 
dans 
les 
pays 
en 
développement 
• 800 
milliards 
$ 
en 
IDE 
versé 
aux 
pays 
en 
développement 
en 
2014 
• 80 
milliards 
$ 
d’aide 
privée 
en 
2010 
– 
croissance 
con0nue 
• 12-­‐15 
milliards 
$ 
d’aide 
condi0onnelle 
versée 
par 
les 
pays 
émergents 
aux 
pays 
à 
faible 
revenu 
en 
2011 
• 128 
milliards 
$ 
en 
APD 
en 
2012 
– 
un 
recul 
de 
6 
% 
par 
rapport 
à 
2009 
• 1 
300 
G$ 
nécessaires 
annuellement 
jusqu’en 
2020 
pour 
renforcer 
la 
résistance 
aux 
chocs 
clima0ques 
et 
construire 
l’infrastructure 
à 
faible 
émission 
de 
carbone 
Penser autrement : soyons plus futés 
• Financement de la lutte au changement 
climatique inadéquat et insuffisant 
• Avantages du pouvoir catalyseur du 
financement : il est impératif d’investir mieux et 
plus efficacement 
• Présence indispensable d’institutions saines et 
de politiques ciblées et fondées sur des données 
factuelles 
Utilisation optimale des revenus nationaux 
• Règles et normes, taxes, réformes des 
programmes de subventions 
Essor du secteur privé 
• Mise en oeuvre de politiques et d’un cadre 
réglementaire solide pour faciliter l’accès au 
financement 
Exploitation du financement privé externe 
• Innovation, obligations, fonds verticaux, marchés 
du carbone
• Les obligations vertes gagnent en popularité en raison de leur grande liquidité et de leur fonctionnement tout simple. Ces instruments 
53 
Ayrer 
les 
capitaux 
: 
les 
obliga0ons 
vertes 
constituent des placements intéressants en plus d’offrir la possibilité de participer au financement de projets de lutte au changement 
climatique. 
- HSBC estime à 11,4 G$ la valeur totale des obligations émises en 2013, par rapport au marché obligataire mondial qui vaut environ 
World Bank Group 
Address Line 1 
Address Line 1 
City ABC 
State DEFG 
80 000 G$. 
• En janvier, 13 banques d’investissement ont lancé les Principes sur les obligations vertes, définissant un cadre de nomination, 
divulgation, gestion et notification en la matière. 
- Processus privilégiant l’utilité du financement d’actifs écologiques et non les activités commerciales. 
• À Davos, en janvier 2014, le président du GBM, Jim Kim, a insisté sur l’importance de maintenir la forte croissance des obligations. 
- Leur valeur ayant presque doublé pour atteindre les 20 G$ en sept. 2014 devrait totaliser 50 G$ d’ici la conférence de Paris 
(COP21) en déc. 2015. 
• Cette situation a provoqué un regain d’intérêt parmi les émetteurs potentiels. 
- Selon les données sur le marché, les résultats excéderont ses attentes. Les prévisions actuelles laissent présager un gain de 25 G$ 
en 2014 et le dépassement du cap des 50 G$ en 2015. 
- Nous anticipons la diversification des émetteurs, de nouvelles modalités de prêts et l’augmentation de l’offre de services des 
fournisseurs. 
- Pour l’instant, la plupart des obligations émises proviennent de l’Amérique du Nord, de l’Europe et de l’Australie. 
• Les obligations vertes mettront à la disposition des investisseurs et des émetteurs (des secteurs public et privé) de nouvelles 
sources de capitaux pour s’attaquer aux émissions de carbone. 
• Elles présentent un potentiel de pénétration supérieur à tout autre produit de placement. 
- À échelle suffisamment grande, les obligations finissent par s’intégrer aux indices boursiers et, par conséquent, à devenir 
accessibles aux investisseurs non qualifiés. 
- La poursuite d’émissions modèles (petite échelle) est essentielle avant d’entreprendre l'expansion vers les investisseurs passifs. 
• Le rôle du GBM consiste à favoriser le développement. 
- Poursuivre l’émission d’obligations selon les Principes sur les obligations vertes. 
- Épauler l’émission d’obligation des secteurs public et privé des pays émergents. Le GBM reçoit fréquemment des demandes d’aide 
de la part d’émetteurs potentiels pour la création de leurs programmes ou de la part de fournisseurs de services qui souhaitent offrir 
ces titres à leurs clients. 
- Il est impératif de préserver l’intégrité de cette toute récente catégorie d’actifs. Nous devons servir d’intermédiaires entre les 
investisseurs et les acteurs du changement climatique puisque nous faisons partie de ces deux groupes.
54 
Communication de l’information 
aux personnes vulnérables et aux 
populations locales : les défis
55 
Changement climatique et communication 
• Transmission de l’information sur le changement 
climatique : 
Ø aux sceptiques 
Ø aux scientifiques et aux universitaires 
• Traitement du message : l’importance du cadre et du 
pouvoir médiatique 
• Recours aux médias sociaux pour communiquer 
l’information sur le changement climatique 
• Sondages périodiques 
• Gestion du risque entourant la communication : 
discours sur le changement climatique en science, en 
politique et dans les médias de masse
Sec0on 
IV. 
Opportuni0es 
for 
growth 
and 
climate 
ac0on 
56 
Mozambique 
Conclusion 
« Si l’on ne fait pas face aux menaces du changement 
climatique, on ne mettra pas fin à la pauvreté. » 
-Jim Yong Kim, juin 2013

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Changement climatique dans le monde et en Afrique

  • 1. Changement climatique dans le monde et en Afrique Discours d’ouverture Jamal Saghir Directeur du développement durable Région de l’Afrique Banque mondiale Washington, D.C. 15 mai 2014 Montréal, Canada Strictly Confidential © 2013 1
  • 2. 2 Au programme • Contexte et répercussions • Pourquoi s’en soucier? • Défis et principaux indicateurs associés au système climatique en changement • Que réserve l’avenir? • Le changement climatique et l’Afrique • Actions : que fait la Banque mondiale? • Le rôle des communications
  • 3. 3 Contexte : Le défi de notre généra0on World Bank Group Address Line 1 Address Line 1 City ABC State DEFG DANS UN MONDE À +2 °C DANS UN MONDE À +4 °C Sans l’adoption de mesures ambitieuses par les grands émetteurs, le réchauffement pourrait atteindre 2 ºC en l’espace d’une génération. Un réchauffement de 4 ºC aurait des répercussions plus dramatiques sur les pauvres qu’une hausse de 2 ºC.
  • 4. 4 Contexte et répercussions : les coûts énormes et croissants des phénomènes météorologiques extrêmes 450 400 350 300 250 200 150 100 Toutes les catastrophes World Bank Group Address Line 1 Address Line 1 City ABC State DEFG Catastrophes naturelles mondiales (1980 – 2012) Pertes économiques causées par les catastrophes naturelles (milliards $ US, 2012) 50 0 Catastrophes imputables au climat 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 1200 1000 800 600 400 200 0 Toutes les catastrophes Catastrophes imputables au climat 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 74 % des pertes causées par les catastrophes naturelles sont imputables au climat 78 % des catastrophes naturelles sont imputables au climat Source : Estimation de la Banque mondiale fondée sur les données de Munich Re © 2013, à partir de janvier 2013.
  • 5. 5 Contexte et répercussions : Inves0ssements nécessaires et coûts supplémentaires pour limiter le réchauffement à 2 °C • Besoins mondiaux : 5 000 G$/an en investissement traditionnel dans les infrastructures; besoin d’arrimer le renforcement de la résistance; investissement supplémentaire 700 G$/an pour contrer le changement climatique World Bank Group Address Line 1 • Besoins des pays en développement : de 1 200 à 1 Address 500 Line G $/1 an en financement de l’infrastructure; coût net supplémentaire de la lutte au changement climatique City ABC State DEFG de 175 G$/an • Financement public et privé total consacré à la lutte au changement climatique atteignant à peine 25 %- ou 30 % des besoins en 2012-2013 Source : Forum économique mondial (2013), Green Investment Report. Source : Ceres (2014). Investing in the Clean Trillion : Closing the Clean Energy Investment Gap.
  • 6. 6 Contexte : La concentration atmosphérique de CO2 n’a jamais été aussi forte en 650 000 ans. Concentra0on de CO2 en décembre 2012 hNp://co2now.org/ 394 ppm
  • 7. 7 Contexte : Signes indéniables du réchauffement au cours des 30 dernières années Lorsqu’on ajuste les données pour en éliminer les conséquences estimées de facteurs connus sur les variations de température à court terme (El Niño ou oscillation australe, aérosols volcaniques et variabilité de l’activité solaire), ce qui réduit l’interférence, les signes du réchauffement planétaire deviennent encore plus nets. (Source : Foster et Rahmstorf, 2011)
  • 8. 8 Contexte : La science s’intéresse depuis longtemps au lien entre le CO2 et le réchauffement Un siècle de retard?
  • 9. 9 Pourquoi s’en soucier?... Parce que les conséquences sont immenses... 0,8 °C 2 °C 4 °C De pe0tes varia0ons de la température planétaire peuvent bouleverser l’environnement.
  • 10. 10 Les données témoignant du changement climaFque rapide sont accablantes • Température : hausse de 0,8 °C de la température planétaire médiane par rapport aux niveaux de l’ère préindustrielle • Fonte des glaces : accéléraFon sans précédent de la fonte des glaciers du Groenland et de l’ArcFque • ÉlévaFon du niveau de la mer : hausse de 15 à 20 cm par rapport au niveau de l’ère préindustrielle • Réchauffement océanique : réchauffement de 0,09 °C depuis les années 1950
  • 11. 11 Défis : Principaux indicateurs de changement de système climatique Humidité Température au-dessus de la mer Température de la surface de la mer Glace de mer Acidité océanique Température de l’air près de la surface (troposphère) Niveau de la mer Contenu thermique de l’océan Enneigement Réflectance de la surface émergée (albédo) Température au-dessus du sol
  • 12. 12 Ensembles de données des indicateurs Température au-­‐dessus de Température de la surface de la mer Glace de mer Température de l’air près de la surface (Troposphère) Niveau de la mer Glaciers (bilan massique) Enneigement (Mars et avril, hémisphère Nord) Air à la surface Température au-­‐dessus du sol 7 ensembles de données Contenu thermique de l'océan Humidité spécifique 4 ensembles de données 2 ensembles de données 5 ensembles de données 7 ensembles de données 3 ensembles de données 7 ensembles de données 5 ensembles de données de la mer 7 ensembles de données 3 ensembles de données 12
  • 13. trois principales reconstruc0ons de la température mondiale révèlent 13 Hausse de la température mondiale • Les un réchauffement de la Terre depuis 1880. • Ce réchauffement s’est surtout produit depuis les années 1970. • Les 20 années les plus chaudes sont survenues depuis 1981. • Les 10 années les plus chaudes sont toutes survenues au cours des 12 dernières années De petites hausses de la température moyenne se traduisent par beaucoup de records de chaleur, surtout en milieu urbain Source : P. Duffy, 2009
  • 14. 14 Mortalité durant la vague de chaleur de 2003 La chaleur pourrait avoir tué 70 000 personnes cet été-­‐là. (SREX, GIEC 2012)
  • 15. Vague de chaleur en Russie en 2010 Source : NASA, Observatoire de la Terre 15 Températures au sol anormales, du 20 au 27 juillet Es0ma0on du nombre de décès : 55 000 Récoltes annuelles déficitaires d’environ 25 % Superficies brûlées surpassant un million d’hectares Pertes économiques es0mées à environ 15 G $US (~1 % du PIB)
  • 16. Rétrécissement des glaciers continentaux et des 16 glaciers de montagne 8 juillet 2012 12 juillet 2012 Au Groenland, l’accéléra0on drama0que de la fonte entre le 8 et le 12 juillet 2012 a fait disparaître environ 97 % de la glace de surface.
  • 17. 17 Élévation du niveau de la mer à la limite supérieure des projections Le niveau de la mer à l’échelle de la planète a monté d’environ 17 cm (6,7 po) depuis une centaine d’années. Mais le taux de hausse des 20 dernières années est presque deux fois celui du siècle. Sources : Church et coll., 2008; Kemp et coll., 2011
  • 18. 18 Épisodes de chaleur extrêmes et prix des aliments dans le monde 18 Vague de chaleur aux É.----U. en 2012 Anomalies de températures au sol, du 17 au 24 juin Source : NASA, www.nasa.gov/mission_pages/fires/main/usa/20120629-westernUS.html Source : Indice FAO des prix des denrées alimentaires en 2012 Selon les estimations préliminaires, la vague de chaleur en Russie en 2010 aurait entraîné 55 000 décès, une diminution d’environ 25 % des récoltes, la destruction par le feu d’un million d’hectares, des pertes économiques de quelque 15 milliards de dollars US (soit près de 1 % du PIB). (Barriopedro et coll., 2011)
  • 19. 19 Que réserve l’avenir? Projections du changement climatique 0,8 °C 2 °C 4 °C
  • 20. 20 À quoi s’attendre? Des étés plus chauds… Source : Na0onal Academies, Stabiliza0on Targets, 2010
  • 21. 21 Un réchauffement particulièrement ressenti sous les tropiques Un réchauffement de 4 °C n’aura pas la même incidence partout. Des hausses de 6 °C ou plus de la température es0vale mensuelle moyenne pourraient frapper de vastes régions, notamment la Méditerranée, le Nord de l’Afrique, le Moyen-­‐-­‐Orient et le territoire con0nental des États-­‐Unis.
  • 22. La producFvité agricole diminuera dans bien des régions et les pauvres en souffriront le plus. 22 3 20 80 Source : Rapport mondial sur le développement, 2010
  • 23. 23 En Europe, les températures caniculaires de 2003 qui ont tué 35 000 personnes seront normales en 2040 et sous la normale en 2060 23. observations Projections HadCM3 (RSSE A2) 2003 2040 2060 Anomalies de température (par rapport à 1961-1990) °C Source : Scott et coll., Nature, no 432, p. 610-613
  • 24. 24 L’incidence des feux incontrôlés augmentera avec le réchauffement Carte des varia0ons des secteurs brûlés pour chaque hausse de 1 °C de la température mondiale moyenne Objec0fs de stabilisa0on du climat, NRC 2010
  • 25. 25 Une hausse de 1,5 °C entraînera la perte de la quasi-totalité des récifs coralliens Source: Frieler et coll., Nature Clima0c Change 2012 Environ 10 % des récifs coralliens pourront survivre si le réchauffement planétaire ne dépasse pas les niveaux de l’ère préindustrielle de plus de 1,5 °C.
  • 26. 26 Le changement climatique et l’Afrique
  • 27. 27 Message 1 : Pour continuer de croître, l’Afrique doit relever de grands défis et s’attaquer au changement climatique
  • 28. AugmentaFon des dépenses d’infrastructure 28 560 millions d’Africains de la région subsaharienne n’ont pas accès à l’électricité
  • 29. 29 Se donner des moyens de résister aux chocs Prix des aliments (2000=100) 5 4 3 2 1 0 AugmentaFon de la pauvreté par rapport au taux de référence (en points de pourcentage) imputable à la hausse de 25 % des prix des aliments Ghana Liberia Sierra Leone Togo DR Congo Guinea Gabon Mali Niger Nigeria VariaFon en point de pourcentage par rapport aux taux de référence Source : Wodon et coll. (2008). « PotenFal Impact of Higher Food Prices on Poverty: EsFmates from a Dozen West and Central African Countries », Policy Research Working Paper 4745.
  • 30. 30 Éliminer les conflits Pays fragiles Pays à revenu intermédiaire Pays à revenu faible à croissance rapide et lente Pays à revenu intermédiaire, tranche inférieure, et pays à revenu intermédiaire, tranche supérieure
  • 31. Message 2 : Nombre de priorités de développement de l’Afrique sont étroitement liées à l’enjeu climatique 31
  • 32. L’Afrique a un immense potentiel (encore inexploité) de développement à faibles émissions de carbone… 32
  • 33. 33 … mais elle ne peut se contenter de mesures d’atténuation. 33 16.0 14.0 12.0 10.0 8.0 6.0 4.0 2.0 -­‐ Per Capita emissions of GHG (excluding land use change) High-­‐income countries Developing Countries Africa
  • 34. 34 Le maintien de la croissance passe par la maîtrise de la variabilité actuelle du climat…
  • 35. 35 … et la préparation du continent aux changements à venir.
  • 36. 36 Message 3 : Pour que le développement tienne compte des réalités climatiques, il faudra d’abord que les bailleurs de fonds y soient sensibilisés
  • 37. 37 La Banque mondiale et le changement climatique en Afrique Engagement régional : Stratégie de lu3e au changement clima5que en Afrique subsaharienne Les quatre points d’appui : 1. Inscrire l’adaptation au changement climatique et la gestion du risque climatique au coeur du développement 2. Exploiter les occasions d’atténuer les risques 3. Renforcer le développement des connaissances et des capacités 4. Accroître le financement
  • 38. 38 Message 4 : Il faut organiser un vaste programme de recherche appliquée.
  • 39. 39 Trois clés 1. Intégrer toujours plus le climat dans les stratégies et programmes de développement (p. ex., les infrastructures) 2. Redoubler d’efforts dans les régions très vulnérables (p. ex., les terres arides) 3. Faire de la faible empreinte carbonique un principe commun du programme énergétique africain Pour chacune de ces clés, la collaboration avec les organisations dédiées à la science et à la recherche appliquée sera essentielle.
  • 40. 40 Les récentes données scientifiques laissent supposer des effets plus importants et moins prévisibles • La température annuelle moyenne augmentera de 2 à 4 °C dans la seconde moitié du siècle. • Les épisodes climatiques extrêmes gagneront en fréquence et en violence d’ici 2050. • La Banque mondiale a commandé une nouvelle étude phare sur le réchauffement de 4 °C : – L’Afrique se démarque par sa vulnérabilité. L’agriculture ne sera plus viable dans les régions les plus arides. Source : 4e rapport d’évaluation du GIEC
  • 41. 41 Nourrir la résilience des terres arides § Les effets des chocs climatiques dans les régions arides ne cessent de s’amplifier. § Plus de 2 M de personnes touchées : de 20 % des gens (années 1970) à 90 % (années 2000). § À la vulnérabilité s’ajoute la dégradation des terres. § Le PIB agricole de l’Afrique s’érode de 3 % par an (l’équivalent de 9 G $US), en raison des pertes en sol et en nutriments. § La pauvreté et les pertes de revenus exacerbent les conflits sociaux. Source : UNEP/ISRIC,Global Assessment of Human-induced Soil Degradation (GLASOD), 1990.
  • 42. 42 Le temps d’agir : Que fait le Groupe de la Banque mondiale?
  • 43. 43 Le GBM peut créer de la valeur par ses mesures de financement SFmulaFon des 43 MobilisaFon de ressources Aide financière novatrice assortie de conditions pour éviter la fragmentation ü 7,6 G$ versé au Fonds d’investissement pour le climat (FIC) Accès au financement pour le climat (p. ex. finance carbone, FIC, FEM, Protocole de Montréal, fonds bilatéraux) ü 1 G$ annuellement pour les exercices 2012 et 2013 (BM) ü 126 M$ pour l’exercice 2013 (FIC) Marché des capitaux et investisseurs ü $4 G$ en obligations vertes de la BM ü 2,2 G$ en obligations vertes de l’IFC ü 347 M$ en dans le fonds Catalyst IFC (l’un de ses six fonds sous gestion) Renforcement des préparaFfs Programmes politiques et institutionnels ü 4,8 G$ pour les activités entourant la politique de développement de la BM pour les exercices 2011 à 2013 ü Dépenses publiques pour le climat et examens institutionnels au Maroc, aux Philippines et au Vietnam Nouveaux instruments en préparation ü 260 M$, 36 pays participants au Fonds de partenariat pour le carbone forestier ü 120 M$, 16 pays participants au Partenariat pour le développement des marchés Projets et programmes admissibles à un concours bancaire ü ESMAP, FIC marchés Étendre la portée et le champ d’application des marchés du carbone ü 3,4 G$ dans 15 fonds et services de la BM ü Soutien de 150 projets dans 65 pays pour une réduction de 181 M tonnes Mise à l’essai de méthodes axées sur rendement Produits et services-conseils novateurs en financement de la gestion du risque de catastrophe ü 24 gouvernements couverts par les opérations de la BM depuis 2005 ü 1 M de fermiers et d’éleveurs bénéficient des projets du GBM Déploiement de Finance climat Actions de Finance climat ü Prêts annuel de la BM de 5,9 à 10,2 G$ depuis 2011, soit 20-30 % des engagements ü 2,5 G$ pour l’atténuation versés à l’IFC pour l’exercice 2013 (14 % des engagements), soit une augmentation de 50 % rapport à 2012 ü 1 G$ en nouvelles garanties sur les mesures d’atténuation pour l’exercice 2013 versés à MIGA Mesures et instruments à effet de levier (p. ex., atténuation du risque, réformes politiques et institut., renforcement des capacités) ü 3-6 fois pour produits aux conditions du marché ü 5 fois pour garanties commerciales ü > 8-15 fois pour aide financière assortie de conditions
  • 44. 44 Financer la luNe au changement clima0que Répondre à la demande des pays pauvres Analyse • Concilier le climat et la ges0on du risque de catastrophe dans une analyse des défis et des priorités des pays en développement • Examiner les interven0ons à long et à court terme de luNe au changement clima0que et de ges0on du risque de catastrophe • Trouver et perfec0onner les données, les ou0ls et les ressources nécessaires Mesure • Réunir et exploiter les subven0ons et les crédits offerts par les donateurs bilatéraux • Encourager les interven0ons sélec0ves à l’ini0a0ve du secteur privé • Soutenir la mise en oeuvre • Encadrer le suivi et l’évalua0on pour mesurer les résultats Planif. • Épauler les pays dans la prépara0on de plans et d’inves0ssements en luNe au changement clima0que et en ges0on du risque de catastrophe • Élaborer et appliquer une poli0que de résultats durables • MeNre en place des mécanismes de coordina0on ins0tu0onnelle mul0sectorielle 44
  • 45. 45 Mobilisa0on adéquate de la finance climat CLIMATE INVESTMENT FUNDS (CIF) $7.6 BILLION 5,2 G$ 1,3 G$ 639 M$ 505 M$ 16 plans d’investissement participant au FTP Chili Colombie Égypte Inde Indonésie Kazakhstan Mexique Maroc Nigeria Philippines Afrique du Sud Thaïlande Turquie Ukraine Vietnam Moyen-Orient et Nord de l’Afrique (Égypte, Jordanie, Maroc et Tunisie) Intégration de la résilience aux chocs climatiques dans la planification et la mise en oeuvre du développement 11 PPRCC Bangladesh Bolivie Cambodge Mozambique Népal Niger Tadjikistan Yémen Zambie Antilles (Dominique, Grenade, Haïti, Jamaïque, Ste--Lucie, St-Vincent et les Grenadines) Îles du Pacifique (Papouasie- Nouvelle-Guinée, Samoa, Tonga) Réduction des émissions découlant de la déforestation et de la dégradation des forêts, gestion durable des ressources forestières et augmentation des réserves de carbone forestier 8 pilotes du PIF Brésil Burkina Faso RD Congo Ghana Indonésie Laos Mexique Pérou Démonstration de la viabilité économique, sociale et environnementale du développement à faible intensité de carbone du secteur énergétique des pays à faible revenu 8 pilotes SREP Éthiopie Honduras Kenya Liberia Maldives Mali Népal Tanzanie FONDS STRATÉGIQUE POUR LE CLIMAT (FSC) 2,4 G$ Démonstration, déploiement et transfert de technologies à faible intensité de carbone et de moyens de transport propres à grande échelle et visant d’ambitieux objectifs 45
  • 46. 46 Croissante verte : harmonisa0on des besoins na0onaux et mondiaux World Bank Group Address Line 1 Address Line 1 City ABC State DEFG • Le partage des richesses et des efforts de réduc0on de la pauvreté s’appuie sur la croissance soutenue et inclusive. • Les sources d’inefficacité de nos économies recèlent des occasions de croissance rapide et plus respectueuse de l’environnement. • La priorité est accordée aux mesures profitables localement et sur-­‐le-­‐ champ, par exemple : Ø Ges0on rigoureuse des ressources naturelles pour la prospérité et la résilience : Amazonie brésilienne (bourse verte), Chine (plateau de Loess), Éthiopie Ø Transport urbain pour accroître la produc0vité et améliorer la santé publique : réseau de transport en commun rapide au Brésil, au Chili, au Mexique, en Inde, en Chine et, depuis peu, en Afrique du Sud, en Tanzanie, en Ouganda… Ø Énergie renouvelable pour réduire la dépendance aux importa0ons : produc0on d’hydroélectricité en Afrique et en Inde • Il faut prévenir la dépendance et les conséquences irréversibles, par exemple : Ø Aménagement urbain – L’empreinte des villes chinoises grandit plus vite que la popula0on
  • 47. 47 Établir le prix juste : créa0on d’un marché du carbone • Consensus autour de cette nécessité • Mécanisme Méthode pragmatique : tous les moyens pouvant être adoptés (taxe ou système de plafond-échange World Bank Group Address Line 1 Address Line 1 City ABC State DEFG de droits d’émission) • Fixation des prix Ø Coût social du carbone : suivre l’idéal économique qui consiste à fixer un prix équivalant aux effets externes. Or la modélisation révèle que le coût social du carbone fluctue en fonction du taux de réduction choisi et, par conséquent, que le prix d’une tonne de carbone varie de nul à 300 $, même sans tenir compte de plusieurs processus et impacts cruciaux. Ø Scénario d’un réchauffement de 2 °C : suivre la méthode pragmatique et déterminer ce qu’il faut pour redresser la situation. Selon les estimations raisonnables, le prix de la tonne de carbone pourrait varier de 20 $ à 80 $ d’ici 2020 et croître au fil du temps. • Bénéfices Toujours le pragmatisme : assouplir l’économie politique, amortir les chocs de la hausse des prix du carbone et resserrer les normes et les règles.
  • 48. 48 Établir le juste prix : créa0on d’une poli0que commerciale et d’instruments économiques Le partenariat pour le développement des marchés du carbone de la Banque mondiale (PMR) appuie les efforts de 16 pays émergents pour la conception et l’application d’une approche de marché, d’une taxe sur le carbone et d’autres instruments d’atténuation rentables afin d’atteindre leurs propres objectifs de lutte au changement climatique. Par exemple : World Bank Group Address Line 1 Address Line 1 City ABC State DEFG • Mécanismes d’échange de droits d’émission à l’échelle na0onale – Chine, Kazakhstan, Chili (pilotage d’un programme d’échange de droits d’émission dans le secteur énergé0que) et Corée du Sud • Taxes sur le carbone – Afrique du Sud et Mexique (crédits compensatoires), Colombie (analyse des répercussions) • Programme de crédits propor0onnels aux émissions (industrie, énergie, ges0on des déchets, transports) – Mexique, Pérou, Maroc, Jordanie, Vietnam, Colombie, Indonésie • Mécanismes na0onaux de crédits compensatoires – Costa Rica, Inde, Indonésie, Chine, Mexique, Corée du Sud, Thaïlande • Programme d’économie d’énergie (transi0on vers le programme na0onal d’échange de droits d’émission) – Thaïlande • Phase préparatoire – Brésil, Inde (ges0on des données), Turquie (MRV)
  • 49. • Le GBM étudie différentes manières d’établir le signal de prix et la portée d’un marché mondial du carbone dans le contexte de marchés hétérogènes ascendants. • Cette architecture s’ajouterait au Partenariat pour le développement des marchés du carbone et s’appuierait notamment les éléments suivants : des autorités nationales, les banques nationales ou régionales afin de prévenir les fortes fluctuations de prix. La Banque mondiale du carbone pourrait fixer le taux de change en fonction de son propre taux et de celui de chaque banque du carbone 49 Établir le juste prix : réseau mondial des marchés du carbone – une approche axée sur le risque pour fixer la valeur des crédits de carbone assortis aux mesures d’atténuation du changement climatique dans l’ensemble des marchés – une Banque mondiale du carbone pouvant soutenir, au besoin et à la demande – une plateforme d’accords transfrontaliers pour suivre les échanges et les avoirs World Bank Group Address Line 1 Address Line 1 City ABC State DEFG transfrontaliers • Nous poursuivons les consultations auprès des : – décideurs d’Europe, d’Amérique du Sud et d’Asie – organisations internationales (ADB, EC, KfW et UNFCCC) – États non souverains (Californie et Québec) – chefs de file des secteurs industriels (par l’intermédiaire de l’IETA et CMIA) • Nous publierons sous peu le rapport de la récente rencontre à Paris.
  • 50. Créa0on d’un ensemble complémentaire de poli0ques • Les mécanismes de fixation des prix du carbone politiquement possibles fonctionneront dans plusieurs secteurs, mais ils ne provoqueront pas de changements suffisants dans tous les secteurs en raison : – de certains comportements et du manque de marchés; – des besoins de technologies radicalement nouvelles et de transfert de connaissances; – de l’horizon de placement à long terme des investissements en immobilisation et en infrastructure • Il est possible d’assortir à la politique de fixation des prix du carbone des instruments d’investissement direct, par exemple : – subventions à l’investissement ou frais d’investissement semblable aux instruments déjà en place 50 de luNe au changement clima0que • Objectif à long terme : la carboneutralité. Celle-ci nécessite un virage technologique et une transformation en profondeur des modèles d’investissement dans plusieurs secteurs (production d’électricité, transports publics, etc.) et le manque de fiabilité du signal de prix du carbone à long terme. pour les automobiles ou des prêts spéciaux pour l’investissement en efficacité énergétique; – normes de rendement, sur le modèle de la CAFE, et autres normes de construction et de World Bank Group Address Line 1 Address Line 1 City ABC State DEFG fabrication d’électroménagers. • Ce type d’instruments d’investissement oriente les investissements privés vers les technologies d’efficacité énergétique et la recherche et le développement. • Un ensemble complet de politiques de lutte au changement climatique doit comporter des instruments compensatoires pour les secteurs et les travailleurs qui seront désavantagés durant la transition (p. ex., les secteurs énergivores) sous forme notamment d’aide au transfert de technologie et à la rétention des effectifs.
  • 51. 51 Établir le juste prix : réforme des programmes de subven0on rela0fs aux combus0bles fossiles • Un immense gaspillage de ressources… - Quelque 500 G$ de subventions directes chaque année - Sans compter les impôts non payés et les subventions versées aux producteurs • Cette situation crée un biais en faveur des combustibles fossiles • En plus d’être très inéquitable : - Dans les pays à faible revenu et les pays à revenu intermédiaire, en moyenne, les subventions aux produits du pétrole bénéficient six fois plus au cinquième des ménages les plus riches qu’au cinquième des ménages les plus pauvres. • La mise en oeuvre des réformes est ardue : - Intérêts particuliers: avantages peu évidents et coûts immédiats World Bank Group Address Line 1 Address Line 1 City ABC State DEFG • Mais pas impossible : - Le FMI a examiné 21 réformes touchant le carburant et le charbon : six avaient réussi et 11 avaient eu un succès partiel (p. ex., réduction considérable des subventions) - Exemples de réussites : Turquie, Brésil, Chili, Philippines, Afrique du Sud • Clé du succès : volonté et moyens politiques, saine gestion de la politique économique, compensation des perdants (Iran)…
  • 52. 364 G$ versés à la lutte au réchauffement climatique en 2011 171 G$ en provenance des pays en développement 52 Ayrer les capitaux : des besoins en milliers de milliards de dollars Changement de modèle : puiser où se trouvent les fonds • 17 000 G$ placés dans des comptes d’épargne – en tout temps World Bank Group Address Line 1 Address Line 1 City ABC State DEFG • 7 700 G$ en revenu na0onal dans les pays en développement • 800 milliards $ en IDE versé aux pays en développement en 2014 • 80 milliards $ d’aide privée en 2010 – croissance con0nue • 12-­‐15 milliards $ d’aide condi0onnelle versée par les pays émergents aux pays à faible revenu en 2011 • 128 milliards $ en APD en 2012 – un recul de 6 % par rapport à 2009 • 1 300 G$ nécessaires annuellement jusqu’en 2020 pour renforcer la résistance aux chocs clima0ques et construire l’infrastructure à faible émission de carbone Penser autrement : soyons plus futés • Financement de la lutte au changement climatique inadéquat et insuffisant • Avantages du pouvoir catalyseur du financement : il est impératif d’investir mieux et plus efficacement • Présence indispensable d’institutions saines et de politiques ciblées et fondées sur des données factuelles Utilisation optimale des revenus nationaux • Règles et normes, taxes, réformes des programmes de subventions Essor du secteur privé • Mise en oeuvre de politiques et d’un cadre réglementaire solide pour faciliter l’accès au financement Exploitation du financement privé externe • Innovation, obligations, fonds verticaux, marchés du carbone
  • 53. • Les obligations vertes gagnent en popularité en raison de leur grande liquidité et de leur fonctionnement tout simple. Ces instruments 53 Ayrer les capitaux : les obliga0ons vertes constituent des placements intéressants en plus d’offrir la possibilité de participer au financement de projets de lutte au changement climatique. - HSBC estime à 11,4 G$ la valeur totale des obligations émises en 2013, par rapport au marché obligataire mondial qui vaut environ World Bank Group Address Line 1 Address Line 1 City ABC State DEFG 80 000 G$. • En janvier, 13 banques d’investissement ont lancé les Principes sur les obligations vertes, définissant un cadre de nomination, divulgation, gestion et notification en la matière. - Processus privilégiant l’utilité du financement d’actifs écologiques et non les activités commerciales. • À Davos, en janvier 2014, le président du GBM, Jim Kim, a insisté sur l’importance de maintenir la forte croissance des obligations. - Leur valeur ayant presque doublé pour atteindre les 20 G$ en sept. 2014 devrait totaliser 50 G$ d’ici la conférence de Paris (COP21) en déc. 2015. • Cette situation a provoqué un regain d’intérêt parmi les émetteurs potentiels. - Selon les données sur le marché, les résultats excéderont ses attentes. Les prévisions actuelles laissent présager un gain de 25 G$ en 2014 et le dépassement du cap des 50 G$ en 2015. - Nous anticipons la diversification des émetteurs, de nouvelles modalités de prêts et l’augmentation de l’offre de services des fournisseurs. - Pour l’instant, la plupart des obligations émises proviennent de l’Amérique du Nord, de l’Europe et de l’Australie. • Les obligations vertes mettront à la disposition des investisseurs et des émetteurs (des secteurs public et privé) de nouvelles sources de capitaux pour s’attaquer aux émissions de carbone. • Elles présentent un potentiel de pénétration supérieur à tout autre produit de placement. - À échelle suffisamment grande, les obligations finissent par s’intégrer aux indices boursiers et, par conséquent, à devenir accessibles aux investisseurs non qualifiés. - La poursuite d’émissions modèles (petite échelle) est essentielle avant d’entreprendre l'expansion vers les investisseurs passifs. • Le rôle du GBM consiste à favoriser le développement. - Poursuivre l’émission d’obligations selon les Principes sur les obligations vertes. - Épauler l’émission d’obligation des secteurs public et privé des pays émergents. Le GBM reçoit fréquemment des demandes d’aide de la part d’émetteurs potentiels pour la création de leurs programmes ou de la part de fournisseurs de services qui souhaitent offrir ces titres à leurs clients. - Il est impératif de préserver l’intégrité de cette toute récente catégorie d’actifs. Nous devons servir d’intermédiaires entre les investisseurs et les acteurs du changement climatique puisque nous faisons partie de ces deux groupes.
  • 54. 54 Communication de l’information aux personnes vulnérables et aux populations locales : les défis
  • 55. 55 Changement climatique et communication • Transmission de l’information sur le changement climatique : Ø aux sceptiques Ø aux scientifiques et aux universitaires • Traitement du message : l’importance du cadre et du pouvoir médiatique • Recours aux médias sociaux pour communiquer l’information sur le changement climatique • Sondages périodiques • Gestion du risque entourant la communication : discours sur le changement climatique en science, en politique et dans les médias de masse
  • 56. Sec0on IV. Opportuni0es for growth and climate ac0on 56 Mozambique Conclusion « Si l’on ne fait pas face aux menaces du changement climatique, on ne mettra pas fin à la pauvreté. » -Jim Yong Kim, juin 2013