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Au delà de cette méconnaissance quant aux attentes du financeur, s’ajoute un manque voire une
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D-Le renforcement de cette inclusion financière des PME en Haïti.
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L'inclusion financiere, un enjeu vital pr les pme (1)

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Une réflexion sur l'inclusion financière.

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L'inclusion financiere, un enjeu vital pr les pme (1)

  1. 1. L’inclusion financière : un enjeu vital pour les PME. S’il y a un terme qui domine le jargon économique en Haïti ces derniers temps, c’est bien l’inclusion financière (finance inclusive). Un accès aux services financiers et bancaires aux entreprises à des coûts raisonnables, caractérise entre autre cette notion. Le constat est qu’il existe un déséquilibre quant à l’accessibilité aux crédits ; tout dépend de la typologie des entreprises concernées. De nos jours, 60 % des crédits accordés par le système bancaire haïtien vont aux entreprises importation/exportation et aux entreprises commerciales. Depuis les dernières années, le secteur de la micro finance a quand même augmenter de façon considérable, l’octroi de crédits pour les micros entreprises et les activités génératrices de revenus. Cependant, le secteur les plus marginalisés face à cette inclusion financière reste et demeure les Petites et Moyennes Entreprises Selon l’Association Professionnelle des Banques (d’Haïti), une PME est , toute entreprise ayant entre 10 et 100 salariés, un chiffre d’affaires annuel variant entre 5 à 50 millions de gourdes, et un actif total inférieur ou égal à 50 millions de gourdes. Suite de ce constat, il est important de se demander pourquoi il est toujours aussi difficile pour les PME haïtiennes d’obtenir du financement ? Est-ce le manque d’éducation financière, est ce c’est la complexité des processus mise en place qui font peur ou le manque d’intérêt des entrepreneurs à faire des demandes ? Après une analyse des conditions des banques versus les PME, voici le portrait de la situation actuelle. A- Un manque d’éducation financière En Haïti, plusieurs facteurs externes freinent l’accès au financement des PME (les problèmes d’ordre foncier, le coût de l’énergie, le manque de fonds propres pour en citer quelques uns). Parallèlement, il existe des freins inhérents aux entrepreneurs tels que l’absence sinon le manque d’éducation financière. L’entrepreneur a tendance à se fier à un ensemble de clichés et de perceptions négatives sur l’accès au financement, sur le crédit, et même sur les financeurs. A1- la règle des 5C Un chef d’une PME sait-il ce qu’attend réellement son financeur ? Ce dernier se base sur une règle d’or appelée les « 5 C » du crédit. Le premier « C » est le caractère : le banquier apprécie non seulement des valeurs intrinsèques de l’entrepreneur, mais également, son expérience, son historique de crédit. Le second « C » c’est la capacité de l’entrepreneur à rembourser ses dettes. Le troisième « C » c’est le capital : d’une manière générale, le financeur cherche à mitiger ses risques en accordant un financement quelconque. Le quatrième « C » le collatéral : ce sont des issues secours, des garanties (immeubles, caution physique, matériels…) sur lesquelles le banquier pourra s’appuyer en cas de défaillances de l’entrepreneur. Le cinquième « C » les conditions : le financeur évalue le marché par rapports aux conditions économiques (taux d’intérêt, taux de change, croissance économique, fluctuation des prix etc.).
  2. 2. Au delà de cette méconnaissance quant aux attentes du financeur, s’ajoute un manque voire une absence d’informations pertinentes sur les produits financiers offerts par les banques. L’entrepreneur face au choix des produits financiers que lui propose l’institution financière, se laisse souvent convaincre par un argument commercial (taux d’intérêt dégressif, les meilleurs taux du marché) sans pour autant maîtriser toutes les spécificités de ces-dits produits. De ce fait, c’est un vrai parcours du combattant pour connaître les taux d’intérêt pratiqués par les organismes de financement des PME qui varient de 15 à 27 % par an pour les prêts en gourdes et de 11 à 20 % pour les prêts en dollars américains. A ces conditions s’ajoute l’obligation pour la PME d’avoir au moins deux ans d’existence. B- La faiblesse des projets de création et de développement d’entreprises. Les départements de crédit dédiés pour les PME sont souvent confrontés aux lacunes liées à la structure organisationnelle des entreprises, et par ricochet, aux projets présentés par les entrepreneurs. Ces derniers n’ont souvent pas de système comptable mis en place, pas d’états financiers de leur entreprise. Dans ces conditions, il est difficile, pour un officier de crédit, de faire des les projections financières.. Par exemple, comment peut on faire une analyse des ventes ultérieures ? Y a-t-il des dettes en cours ? L’entreprise est-elle rentable ? Qu’elles sont les bénéfices de l’entreprise. Toutes des questions difficiles à répondre sans la mise en place d’un système de comptabilité. Une autre faiblesse réside dans le manque de pertinence des plans d’affaires. Vue du manque d’expérience des entrepreneurs, souvent les plans d’affaires ne donnent pas un portrait réel de la situation de l’entreprise. Cela est souvent la cause de leur manque de connaissance et d’expérience.. Un autre inconvénient demeure la non adaptation des modèles économiques utilisés dans le montage des projets. Très souvent, certains entrepreneurs décident d’intégrer un marché sans en connaitre réellement les tenants et les aboutissants. . Une PME peut présenter dans son plan d’affaire les meilleures projections financières et le meilleur modèle économique. Toutefois, l’entreprise n’a aucune garantie tangible. Sans acquis, il y a de forte te chance t’obtenir un refus de crédit, le manque d’actif, peut effrayer les banques C-Des produits financiers au coût exorbitant Une PME se trouve souvent confronter à deux besoins : un besoin en capital pour financer son fonds de roulement et un besoin pour des dépenses en immobilisation. Les produits financiers proposés entre autres par le système bancaire haïtien (des prêts à moyen et long terme 12 mois jusqu'à 7 ans) sont accompagnés de frais et de taux d’intérêt élevés. Comme nous le savons, le modèle économique classique des banques est d’utiliser les dépôts des clients pour financer les entreprises et les particuliers. Les banques commerciales sont donc contraintes à respecter les normes prudentielles de la BRH qui leur imposent de maintenir un niveau de fonds propres proportionnel aux risques de crédit, c’est le ratio de solvabilité des banques. Ces dernières, sans vouloir les excuser, sont donc obligées de maintenir des taux élevés de crédit pour pallier à différents types de risques.
  3. 3. D-Le renforcement de cette inclusion financière des PME en Haïti. A l’instar du taux de change, la publication périodique des taux d’intérêts pratiqués par les différents organismes de financement des PME peut s’avérer utile pour les PME. Des structures d’accompagnement des PME (Mentorat) devraient éclore afin de permettre aux entrepreneurs de mieux préparer leurs projets avant de se présenter à un organisme de financement. Un Fonds de Garantie PME (FGPME) pour les PME à fort potentiel de croissance pourra être créé et géré par un organisme semi-public, semi privé afin de permettre aux banquiers de supporter une partie des risques liés au crédit. Afin de garantir sa pérennité et sa souveraineté, ce FGPME pourrait provenir d’une taxe additionnelle sur le chiffre d’affaires (TCA) dont le montant restera à déterminer. Cette inclusion financière suppose également une approche innovatrice beaucoup plus entrepreneuriale des organismes de financement : la création de nouveaux produits financiers tels que le crédit bail mobilier (leasing), l’assurance récolte pour les PME du secteur agricole, des fonds de démarrage pour les start-up sont des pistes à explorer. La création des services d’accompagnement au sein des banques pour mieux accompagner les entrepreneurs pourront augmenter considérablement le portefeuille de crédit de ces dernières. Grégory MORISSETTE

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