Protection de la Biodiversité et financement durable des Aires
Protégées (AP) à Belle-Anse
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Table des matières
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Liste des sigles et acronymes
AHAAMES Association Haïtie...
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Liste des annexes
Annexe I Mémorandum entre le MDE et le...
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1. Description
1.1.Nom du bénéficiaire du contrat de sub...
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A cet effet, les points suivants ont été débattus:
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certaine motivation et un certain engagement pour la pr...
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5. Gestion, Suivi, contrôle et évaluation
5.1.Gestions
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Au niveau opérationnel, local, l’équipe technique se ré...
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6. Conclusion
La première année du projet a été marquée...
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AGAP rapport technique intermédiaire sur la Protection de la Biodiversité et financement durable des Aires Protégées à Belle-Anse 2014

  1. 1. Protection de la Biodiversité et financement durable des Aires Protégées (AP) à Belle-Anse Rapport technique intermédiaire Janvier à décembre 2014
  2. 2. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 1 Table des matières LISTE DES SIGLES ET ACRONYMES .................................................................................................. 4 LISTE DES ANNEXES......................................................................................................................... 5 1. DESCRIPTION ........................................................................................................................... 6 2. EVALUATION DE LA MISE EN ŒUVRE DES ACTIVITÉS DE L’ACTION........................................ 7 2.1. Résumé de l'Action .............................................................................................................. 7 2.2. Etat d'avancement des résultats ......................................................................................... 9 2.3. Analyse des activités en regard aux résultats.................................................................... 13 2.3.1. Résultat transversal.................................................................................................... 13 2.3.1.1. Une ligne de base établissant la situation de référence du projet est établie .......... 13 2.3.1.2. Identification et étude des filières porteuses ............................................................ 13 2.3.1.3. Étude socioéconomique ............................................................................................. 13 2.3.1.4. Montage d’une vidéo/documentaire sur la situation de l’aire du projet pour sa première année......................................................................................................................... 13 2.3.2. Résultat 1: Le cadre institutionnel et réglementaire, validé par l’Agence Nationale des Aires Protégées, est appliqué et accepté par les acteurs concernés .................................. 13 2.3.2.1. Réviser et adapter le cadre institutionnel et réglementaire relatif à la gestion des 2 AP. 14 2.3.2.2. Délimitation de l’aire sèche de Belle Anse et des cascades de Pichon...................... 14 2.3.2.3. Évaluation environnementale et Inventaire biologique de l'AP de Belle Anse.......... 15 2.3.2.4. Appuyer l’ANAP dans la mise en place du Conseil de Gestion de l’AP (CGAP) de Belle Anse. 15 2.3.2.5. Inventaires des acteurs devant faire partie du conseil .............................................. 15 2.3.2.6. Information et sensibilisation des acteurs sur l’importance du conseil .................... 15 2.3.2.7. Accompagner les Conseils de Gestion (CGAP) et les directeurs des AP dans la gestion technique et financière. ............................................................................................................ 15 2.3.3. Résultat 2 : La pérennité des deux AP est assurée et des revenus sont créés au profit des communautés locales, grâce aux plans de gestion participatifs et la mise en œuvre de projets de développement......................................................................................................... 16 2.3.3.1. Développer des partenariats et projets avec des acteurs.......................................... 16 2.3.3.2. Développer et appuyer des activités économiques et/ou rémunérées. ................... 16 2.3.3.2.1. Appui au pécheur.................................................................................................... 16
  3. 3. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 2 2.3.3.2.2. Construction des retenues collinaires .................................................................... 17 2.3.3.2.3. Construction de citernes pour la promotion de cultures maraîchères. ................. 17 2.3.3.2.4. Traitement préventif au niveau des versants......................................................... 17 2.3.3.2.5. Aménagement du bassin versant de la source Mare Calebasse ............................ 18 2.3.3.2.6. Traitement et valorisation des micros bassins versants dans la zone tampon des cascades de Pichon.................................................................................................................... 18 2.3.3.2.7. Traitement et valorisation des ravines................................................................... 19 2.3.4. Résultat 3: L’autofinancement des AP est assuré progressivement, par la mise en place des mécanismes de financement novateurs.................................................................... 19 2.3.4.1. Développer un concept de financement local des AP ............................................... 20 2.3.4.2. Mobiliser des fonds pour le financement de l’AP ...................................................... 20 2.3.4.2.1. Élaboration d'une stratégie de collecte de fonds pour l’autofinancement des AP 20 2.3.4.2.2. Accompagner les acteurs étatiques dans l’élaboration de mécanismes financiers d’atténuation du changement climatique (REDD+) liés à la conservation et restauration des écosystèmes forestier ............................................................................................................... 21 2.3.5. Comment évaluez-vous les résultats de l'action atteints jusqu'à présent?................ 21 2.3.6. Les risques potentiels.................................................................................................. 22 2.3.7. Plan opérationnel 2015 .............................................................................................. 22 3. PARTENAIRES ET AUTRES COOPÉRATIONS ........................................................................... 22 3.1. Les relations entre les Partenaires formels de l’action ..................................................... 22 3.2. Relation entre les autorités étatiques du pays de l’action................................................ 22 3.3. Liens et synergie développés avec d’autres actions.......................................................... 23 3.3.1. Échanges avec AVSF à Marigot (Photos 3 ci-dessous)................................................ 23 3.3.2. Échange avec AVSI dans le Sud................................................................................... 23 3.3.3. Échange avec le projet Macaya à Camp-Perrin.......................................................... 23 4. VISIBILITÉ /COMMUNICATION .............................................................................................. 24 4.1. Lancement officiel du projet.............................................................................................. 24 4.2. Emission de radio............................................................................................................... 25 4.3. Concours sur la biodiversité............................................................................................... 25 4.4. Rencontres d'informations avec les Autorités Locales (AL), représentants des structures déconcentrées de l’Etat, des OCB et autorités religieuses........................................................... 25
  4. 4. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 3 5. GESTION, SUIVI, CONTRÔLE ET ÉVALUATION ....................................................................... 26 5.1. Gestions ............................................................................................................................. 26 5.2. Mobilisation et appui au personnel................................................................................... 26 5.3. Suivi /contrôle et évaluation.............................................................................................. 26 6. CONCLUSION ......................................................................................................................... 28
  5. 5. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 4 Liste des sigles et acronymes AHAAMES Association Haïtienne d’Assistance Agricole, Médicale, Educative et Sociale AGAP Appui à la Gestion des Aires Protégées AL Autorités Locales AND Autorité Nationale Désignée ANAP Agence Nationale des Aires Protégées ASEC Assemblée de la Section Communale AP Aires protégées BAC Bureau Agricole Communal BD Biodiversité4 BUCOSEH Bureau de Conseil et de Services Humanitaires CASEC Conseil d’Administration de la Section Communale CGAP Conseil de Gestion des Aires Protégées CIAT Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire CT Collectivités Territoriales DCP Dispositif de Concentration de Poissons DDESE Direction Départementale Environnement du Sud-est Ha Hectare HSI HELVETAS Swiss Intercooperation MDE Ministère de l’Environnement OCB Organisation Communautaire de Base ONU-REDD Organisation des Nations Unis sur la Réduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation des Forêts dans les pays en Développement UNESCO Organisation des Nations Unis pour l’Education, la Science et la Culture PNUD Programme des Nations Unis pour le Développement UE Union Européenne UICN Union Internationale pour la Conservation de la Nature
  6. 6. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 5 Liste des annexes Annexe I Mémorandum entre le MDE et le Consortium Annexe II Liste des institutions inventoriées pour le conseil de gestion Annexe III Mémorandum d’entente avec la société AUDUBON Annexe IV Plan opérationnel 2015 Annexe V Compte rendu et TDR du comité de pilotage
  7. 7. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 6 1. Description 1.1.Nom du bénéficiaire du contrat de subvention: HELVETAS Swiss Intercooperation (HSI) 1.2.Nom et fonction de la personne de contact: Alain Cuvelier, Directeur Pays de HELVETAS Swiss Intercooperation 1.3.Nom des partenaires de l’Action: BUCOSEH, AHAAMES 1.4.Intitulé de l’Action: Protection de la Biodiversité et Financement durable des Aires Protégées (AP) 1.5.Numéro du contrat : DCI-ENV/2013/323-894 1.6.Date de début et date de fin de la période de reporting : Janvier 2014 à Décembre 2014 1.7.Pays ou région(s) cible(s): Haïti, Département Sud-est, Massif de la Selle, AP Unité II de la Forêt des Pins et AP de Belle-Anse, y compris les zones tampons situant entre ces deux AP. 1.8.Bénéficiaires finaux et/ou groupes cibles (si différents) (y inclus le nombre de femmes et d’hommes): 60.000 personnes vivant à l’intérieur et autour des AP de l’Unité II de la Forêt des Pins et de Belle Anse.
  8. 8. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 7 2. Evaluation de la mise en œuvre des activités de l’Action 2.1.Résumé de l'Action Le projet de « Protection de la biodiversité et financement durable des Aires Protégées (AP) » est mis en œuvre par le Consortium HELVETAS-AHAAMES-BUCOSEH depuis Janvier 2014. Il est localisé dans le Massif de la Selle du Département du Sud-est d'Haïti et dans la Commune de Belle-Anse en particulier. Les actions sont menées notamment dans la 6ème Pichon et la 7ème Mapou, deux sections de ladite commune, ainsi que dans une partie de la Colline des Chênes, l’unique section communale de Grand- Gosier. La forêt sèche de Belle-Anse, les Cascades de Pichon, le Lagon des Huîtres, et les zones tampons sont entre autres les principaux sites d'intervention du projet. La commune de Belle-Anse a été marquée, cette année, par une longue période de sécheresse (plus de 6 mois) qui a provoqué une baisse considérable de la production agricole. Cette situation a contribué à augmenter la famine relatée depuis 2013 dans la commune (Cf. Le Nouvelliste du 3 septembre et 4 octobre 2013). Les acteurs locaux (Mairies, CASEC, Bureau agricole communale, Justice de paix, Education, Organisation Communautaire de Base) appuient favorablement la mise en œuvre de l'action et s'impliquent dans les discussions et prises de décisions concernant la gestion et la protection des cascades de Pichon et de la forêt sèche. En dépit de leurs divergences politiques, ils arrivent à s’asseoir autour d’intérêts communs qui sont les Cascades de Pichon « leur château d’eau »et la forêt sèche « leur principale source de revenu ». Comme prévu dans le formulaire de l'action, le comité de pilotage a été mis en place pour évaluer, orienter et faire le suivi de la mise en œuvre de l'action. L'implication du MDE se traduit par la coordination du comité de pilotage et la signature d’un mémorandum d’entente avec les partenaires d'exécution sur la responsabilité du Ministère dans les différentes phases de la mise en œuvre (Annexe I). Des consensus sont dégagés autour de la mise en place d’un corps de surveillance environnementale et la nomination d'un directeur à Belle-Anse. De même, des rencontres très productives avec le CIAT vont aboutir dans les mois suivants à la signature d'un contrat pour le bornage de cascades de Pichon. Le travail d'éducation environnementale de la population (rencontre de terrain, conférence dans les écoles, émission de radio, concours de textes) a contribué à convaincre les différents acteurs à accepter la dynamique de protection de la Foret sèche. On estime à près de quinze (15'000) mille le nombre de personne touché par ces messages de sensibilisation. Les acteurs sont unanimes à reconnaitre l'importance de sauvegarder l'aire sèche et le choix des zones à intervenir. A été fait en collaboration avec les acteurs locaux. Cependant, la situation de famine et les antécédents de Cash/Food for Work très ancrés dans la zone n'ont pas facilité la mise en œuvre de l'approche de paiement sur résultats dans les activités d'aménagement des bassins versants. Les Aires de la Forêts Sèche et des Cascades de Pichon sont délimitées et accusent respectivement une superficie de 5668 ha et 302 ha. Sur base d'une approche de paiement par résultats, près de 125 has de versants sont aménagés de manière participative avec les agriculteurs (mur sec, haies vives, plantations d'arbres). L'étude sur les filières a permis d'identifier 4 grandes filières porteuses (pêche, charbon de bois, élevage de caprin, café) qu'on va appuyer à partir de la deuxième année. Les données collectées au
  9. 9. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 8 niveau de la forêt sèche montrent que près de 90% des terres sont des propriétés privées mais exploitées en faire valoir direct ou indirect (gérants, fermiers). En matière d’autofinancement de l’AP, un document stratégique sur le financement durable des AP est en cours d’élaboration. Le mécanisme pour le prélèvement de fonds sur les projets de la zone est en place et un fonds de 50.000 gourdes est déjà mobilisé à partir des activités du projet. Par ailleurs, il faut signaler que certains retards ont été enregistrés dans l'atteinte de certains objectifs. En effet, le temps mis pour recruter le personnel devant constitué l’équipe et leur mobilisation ont retardé la mise en œuvre de certaines actions. Aussi, il a fallu mobiliser du temps dans le cadre des études pour préparer, lancer des offres ,sélectionner et engager des firmes compétentes pour la conduite de ces études. L’emphase sera mise, au cours de la deuxième année, sur la délimitation finale et la formalisation de l’AP. Le conseil de gestion et le corps de surveillance environnementale seront mis en place pour assurer la prise en charge de l’AP. Des parcelles modèles de coupe seront expérimentées et un plan d’exploitation sera réalisé de manière participative. Le développement des activités infrastructures vertes se réaliseront autour des cascades de Pichon en vue d'inciter à la restauration du milieu biophysique. Le renforcement des activités génératrices de revenu (pêche, élevage) dans le but de diversifier la rentrée des exploitants et réduire la pression sur les sites. De plus, l’aménagement des sites (Lagon des Huitres, Cascades de Pichon, Grotte Canga), la réalisation du sentier didactique reliant cascades Pichon et l’Unité II de la forêt des pins permettront d'initier les activités éco touristiques.
  10. 10. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 9 2.2.Etat d'avancement des résultats Logique d'intervention Indicateurs Résultats atteints au 31 Décembre 2014 Remarques Objectif général : Contribuer au développement des cadres juridiques, institutionnels et réglementaires, favorisant un financement et une gestion durables des Aires Protégées (AP). Cadre de gestion des Aires protégées mis en place  Les différents acteurs devant faire partir du conseil de gestion de l'AP de Belle Anse sont identifiés.  L'aire des AP (Foret sèche et Lagon des Huitres) sont délimités.  De concert avec l'Agence National des Aires Protégées, des ateliers de travail sont déjà réalisés par le projet de Préservation de la Biodiversité (PVB) sur le conseil de gestion des AP à l'Unité 2 de la Foret des Pins. Objectif spécifique: Le financement de la gestion durable des AP de l’Unité II de la Forêt des Pins et de Belle Anse est assuré à travers un cadre normatif et institutionnel, mise en place par l’ANAP. Ind.O.S 1:D'ici la fin du projet, un mécanisme de financement durable et diversifié est fonctionnel Ind.O.S 2: Le mécanisme de financement mis en place couvre les coûts de gestion des AP de Belle Anse et de l'Unité II de la Forêt des Pins  Un travail d'identification des conditions nécessaires afin de bénéficier d'une aide ciblée du programme ONU-REDD a été fait par la conseillère environnement du siège (Suisse) de HELVETAS. La conclusion de sa mission en mai 2014 a été restituée dans une rencontre à l'ANAP et aux organisations travaillant dans les aires protégées  Un document stratégique sur le financement durable des AP est en cours d’élaboration  Sur le plan éco-touristique, un premier travail de plaidoirie avec la direction départementale du ministère du tourisme du Sud-est a permis d'inclure le Lagon des Huitres et les cascades de Pichon dans la carte touristique du Sud-est  Le mécanisme pour le prélèvement de fonds sur les projets de la zone est en place et un fonds de 50'000 gourdes est déjà mobilisé à partir des activités du projet Beaucoup d'emphases ont été mises sur l'aspect de gouvernance environnementale afin d'en assurer au maximum l'appropriation de l'action. Les acteurs locaux sont unanimes à reconnaitre la nécessité d'agir dans le sens de la préservation de cet espace. Les Maires, les CASECs, les services déconcentrés de l'Etat central (Education, Justice, Agriculture, Environnement), les leaders d'opinion et d'organisation approprient tous l'idée de faire front commun pour sauver la forêt sèche.
  11. 11. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 10 R1: Le cadre institutionnel et réglementaire, validé par l’Agence Nationale des Aires Protégées, est appliqué et accepté par les acteurs concernés. Ind.1.1: À la fin de la première année du projet, les Conseils de Gestion des AP de Belle Anse et de l'Unité II de la Forêt des Pins, sont mis en place Ind.1.2: Dès le début de la 2ème année, les Conseils de Gestion disposent d'un plan de vulgarisation du nouveau cadre réglementaire des AP de Belle Anse et de l'Unité II de la Forêt des Pins.  Les différentes entités qui feront parti du conseil de gestion sont quasi-identifiés : Mairies, CASEC, ASEC, Justice de Paix, Bureau Agricole Communal, Organisation communautaire, Comités d'eau, Comité protection Civile.  Les aires d'intérêt (Cascade Pichon et Foret Sèche) sont délimitées et accusent respectivement une superficie de 302 et 5668 ha.  Les études de caractérisations des aires sont en cours (inventaires biologique et évaluation environnementale).  Une vidéo documentaire de l’aire d’intervention du projet est disponible Le processus de mise en place du conseil est un peu ralenti dans l'attente de la nomination du directeur de l'AP par le Ministère de l'Environnement. Des réflexions avec les parties prenantes sont en cours pour la mise en place d’un conseil provisoire. R2: La pérennité des deux AP est assurée et des revenus sont créés au profit des communautés locales, grâce aux plans de gestion participatifs et la mise en œuvre de projets de développement. Ind.2.1: Au moins 5 plans de gestion des ressources naturelles validés et appliqués Ind.2.2: Au moins 7 projets de mise en place d'infrastructures vertes développés Ind.2.3: Au moins 75% des familles résidentes des AP touchées, adaptent leurs pratiques d'exploitation des ressources naturelles Ind.2.4: 5 alternatives économiques appuyées  12 protocoles d’ententes d’aménagement de versant sont signés avec environ une centaine de propriétaires et des CASEC pour l’aménagement de 125 ha de versants.  Un partenariat est signé avec la Radio RKB pour la diffusion des messages de sensibilisation sur la protection de la biodiversité à Belle-Anse  7 filières agricoles porteuses sont identifiées et 4 sont priorisées à travers l’étude de l’identification des filières  125 has de versants sont aménagés avec la mise en place de : 23350 plantules, 49490 ml de rampes, 5000 plants d’ananas, 16036 boutures de canne a sucre et 85176 boutures d’herbes à éléphant  340 mètres linéaires de ravines sont traités Le partenariat établi avec la Radio communautaire de Belle-Anse permet à la population de s’informer sur le projet. Les plans de gestion des ressources naturelles prévues seront réalisés après la validation de la limite de l’AP et la mise en place du conseil de Gestion. Ils s’inspireront du modèle en cours d’élaboration par l’ANAP au Parc Macaya. 17% de 150 hectares prévus pour cette année n’ont pas pu réaliser suite à la longue période de sécheresse enregistrée tout au long de l’année. Les réalisations ont été effectuées par paiement sur résultats cf tableau 2. Au cours de la deuxième année le paiement pour les services environnementaux seront appliqué.
  12. 12. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 11  2 contrats de traitement de ravines signés avec le CASEC de Mapou et deux groupes d’exploitants.  230 personnes maitrisent et appliquent les techniques d’aménagement de versant et de traitement de ravines  32 personnes formées sur les techniques d’aménagement de Bassin versant  Une étude pour l’identification des bénéficiaires des citernes est réalisée auprès de 150 familles  Les TDR pour l’identification des sites pour la construction des retenus collinaires sont réalisés et l’offre est lancée  1092 personnes ont bénéficié un emploi temporaire dans les travaux d’aménagement de versants. Les travaux d’aménagement sont réalisés sur des versants sélectionnés avec les autorités locales et qui feront parti des plans d’aménagement. R3: L’autofinancement des AP est assuré progressivement, par la mise en place des mécanismes de financement novateurs Ind.3.1. Une stratégie de financement des AP de Belle Anse et de l'Unité II de la Forêt des Pins, validée et mise en application Ind.3.2: 75% des familles exploitantes touchées gagnent des bénéfices économiques des projets économiques ou de protection appuyés; Ind.3.3: Plus de 50% du budget des 2 AP est financé avec des fonds prélevés des projets locaux appuyés  Un document stratégique sur le financement durable des AP est en cours d’élaboration  3 ateliers de sensibilisation et d’informations sont réalisés avec 38 membres des OCB et 19 autorités locales)  2600 personnes sont informées sur le mécanisme de collecte de fonds à travers des réunions plénières  Un fonds de 50'000 gourdes est déjà mobilisé à partir des activités du projet  Trois (3) visites d’échanges sont réalisés avec des évoluant dans le domaine des AP  Réseautage établi entre ces trois projets L’analyse des mécanismes d’autofinancement identifiés jusqu’à date montre qu’il est judicieux de sensibiliser les acteurs pour les porter à accepter de contribuer à travers des taxes en tenant compte du degré de pauvreté de ces contribuables
  13. 13. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 12
  14. 14. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 13 2.3.Analyse des activités en regard aux résultats 2.3.1. Résultat transversal 2.3.1.1. Une ligne de base établissant la situation de référence du projet est établie Le projet a commandité un ensemble d’études et une vidéo-documentaire devant constituées sa ligne de base. Ces données collectées serviront d’indicateurs pour évaluer les résultats et les impacts du projet. A date, le recensement des acteurs, les études socio-économiques, les études de filières et la vidéo-documentaire sont terminées. Les études d'inventaires biologiques et d'évaluation environnementale sont en cours. 2.3.1.2. Identification et étude des filières porteuses Cette étude consiste à identifier et analyser des filières économiques porteuses dans l’aire du projet afin de sélectionner celles dont leur développement pourra améliorer les revenus de la population en vue de réduire la pression sur les ressources forestières disponibles. Cette étude a permis de classer par ordre d’importance sept (7) filières dont : les filières de la Pêche, de bois, du caprin, du café, du bovin, de haricot et du maïs. Des analyses portant sur les marges brutes annuelles montrent que la filière pêche est la plus rentable avec une marge brute annuelle autour de7 millions de gourdes, vient en suite, la filière de bois avec une valeur de 4.8 millions gourdes. La troisième filière envisageable est celle des caprines avec une marge brute annuelle estimée à près de 115,000 gourdes. La filière café, quant à elle, présente le double avantage économique et environnemental. A Belle-Anse, le bois est perçu comme une culture comme les autres ou il y a des périodes de récolte bien que son exploitation anarchique soit reconnue comme très dégradant pour l’environnement. Tenant compte du poids économique de cette filière, le projet appuiera la réalisation d'un plan participatif d’exploitation afin de proposer une mode de gestion durable de cette ressource. En prélude à ce plan, trois (3) parcelles d’exploitation modèles seront établies avec des exploitants vulgarisateurs. 2.3.1.3. Étude socioéconomique Cette étude présente la réalité socio-économique actuelle des populations habitant les périmètres des cascades de Pichon et de la forêt sèche de Belle-Anse. Elle révèle que l'agriculture est la principale activité pratiquée dans la région. Le revenu mensuel moyen (médiane) per capita des ménages est de 1667 gourdes dans les villages de la forêt, de 1280 gourdes dans la forêt dispersée et près de 533 gourdes autour des Cascades de Pichon. Ce qui montre que les ménages les plus pauvres s'établissent et exploitent les pentes raides à l'exemple des Cascades de Pichon. Elle se rencontre avec l’étude sur l’identification des filières porteuses car elle permet de classer de façon similaire les filières énumérées au paragraphe précédent. Les données relatives aux revenus des ménages serviront de base dans la mise en place des actions pilotes de compensations pour services éco-systémiques à cascade Pichon et à la forêt sèche. 2.3.1.4. Montage d’une vidéo/documentaire sur la situation de l’aire du projet pour sa première année Ce documentaire consiste comme les études précédentes à vidéographier la situation initiale de la zone et les actions du projet au cours de sa première année. A travers cette vidéo, les acteurs confirment que le charbon de bois est l'une des principales activités de la zone et comptent sur la promotion des sites éco touristiques de Belle Anse (Lagon des Huitres, Cascade Pichon) comme alternatives économiques. Ces images serviront à mesurer la progression et les impacts des actions réalisées. Ce documentaire d'une durée de 20 mn est disponible en format DVD et sera posté sur le site internet de Helvetas Haïti (Haiti-Helvetas.org). 2.3.2. Résultat 1: Le cadre institutionnel et réglementaire, validé par l’Agence Nationale des Aires Protégées, est appliqué et accepté par les acteurs concernés Les aires de la forêt sèche et des cascades de pichon ont été déjà identifiées par le Système Nationales des Aires Protégées du pays comme des aires potentielles à protéger. Pour arriver à les inclure dans la
  15. 15. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 14 liste des aires protégées du pays, il faut pouvoir les délimiter, les formaliser, les catégoriser, travailler à l’acceptation locale et définir des normes de gestion appropriées. Ces différentes étapes passeront par:  La révision et l’adaptation du cadre institutionnel et réglementaire relatif à la gestion des 2 AP ;  L’appui de l’ANAP dans la mise en place d’un Conseil de Gestion;  L’accompagnement du Conseil de Gestion (CGAP) et du directeur de l’AP dans la gestion technique et financière. 2.3.2.1. Réviser et adapter le cadre institutionnel et réglementaire relatif à la gestion des 2 AP. Les principales activités réalisées dans le cadre de ces résultats sont listées ci-dessous. 2.3.2.2. Délimitation de l’aire sèche de Belle Anse et des cascades de Pichon. Le projet a réalisé avec l’appui d’un consultant externe la délimitation préliminaire de la forêt sèche et les cascades de Pichon, deux principaux sites d’intérêts de ses aires d’intervention (fig. 1) ci-dessous. Cette dernière a été faite en utilisant des outils géographiques (ArcGis 10.0, QGIS) et d’images de télédétection (photographies aériennes de 2010). Ce travail de délimitation préliminaire se révèle important car il servira de base pour mener des discussions avec le Ministère de l’Environnement du pays pour les phases ultérieures (validation des limites et déclaration la forêt sèche de Belle-Anse comme Aire protégée du pays). En ce qui concerne les cascades de Pichon, elles sont inscrites dans l’unité II de la forêt des pins donc, elles sont déjà déclarées protégées. Toutefois, une légère modification sera apportée aux limites de l’unité II lors de son bornage afin d’y inclure tous les micros bassins alimentant les cascades. En outre, un bornage spécifique sera fait par le CIAT pour les cascades de Pichon afin de l’individualiser. Pour la forêt sèche, une discussion est en cours avec le CIAT pour sa formalisation comme Aire protégée. L’étude socioéconomique réalisée a recensé environ 1000 ménages tout autour et à l’intérieur de la forêt sèche qui pratiquent à plus de 90% la production du charbon de bois comme activité économique. Près de 90% de ces terres des propriétés privées et non publiques. La déclaration de cet espace comme Aire protégée prendra en compte ces populations. D'ou l'importance des alternatives économiques. De même, tout un travail de sensibilisation se fera pour les amener à impliquer dans la gestion des aires. Le charbon de bois est la principale source de revenu de la population qui vit autour ou à l’intérieur de cet espace. La réglementation de cette activité sera l'une des mesures nécessaires pour la conservation et la protection des habitats et des espèces qui s’y abritent. Les cascades de Pichon sont l’unique source d’eau qui alimente la commune de Belle-Anse en eau potable et sont aussi considérées comme un potentiel site touristique. Sa délimitation incitera les gens à les préserver afin qu’elles puissent en mesure de maintenir et d’augmenter sa potentialité hydrique et attirer davantage de touristes. Figure 1.- Limites préliminaires de la forêt sèche (à gauche) et des cascades de pichon (à droite)
  16. 16. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 15 2.3.2.3. Évaluation environnementale et Inventaire biologique de l'AP de Belle Anse. L'étude d’évaluation environnementale de ses zones d’interventions principalement la forêt sèche et les cascades de Pichon est en cours. Cette étude consiste à identifier, analyser et interpréter les principaux facteurs et causes de dégradation des écosystèmes de la forêt sèche et des cascades de Pichon. Ces informations permettront de prendre des mesures de protection, de conservation ou de compensation appropriées. Le rapport de l’étude sera disponible au deuxième trimestre de l’année 2015. Concernant l'inventaire biologique, un accord est signé avec la société AUDUBON (voir Annexe III), une institution ayant l’expertise dans ce domaine pour réaliser cet inventaire biologique. Cette étude a pour objectif d’identifier la diversité biologique (Indice de Shannon 1et indice de Hill2) existante à l’intérieur de l’Aire, le statut de conservation des espèces selon UICN, leurs habitat pour l’application des mesures de protection nécessaire. Le rapport de l’étude sera disponible au deuxième trimestre de l’année 2015. Ces travaux s’inscrivent aussi dans le cadre de recherche /action au niveau de la forêt sèche. Pour cela un accord est également signé avec l’université Notre Dame d’Haïti (UNDH) pour la réalisation d’un stage mémoire sur la biodiversité dans la zone. 2.3.2.4. Appuyer l’ANAP dans la mise en place du Conseil de Gestion de l’AP (CGAP) de Belle Anse. L’identification et à la sensibilisation des acteurs locaux qui feront partie du conseil de gestion de l’AP sont réalisées. Un avis a été lancé par l’ANAP/MDE pour le recrutement d’un directeur. Celui-ci sera installé au cours du premier trimestre 2015. L’installation de ce directeur est importante pour accompagner ledit conseil de gestion dans ses actions. Pour arriver à la mise en place de ce conseil, les acteurs seront inventoriés, sensibilisés et formés. Il faut noter que le Projet Valorisation de la Biodiversité (PVB) mis en œuvre par HELEVETAS Swiss Inter coopération dans l’Unité II de la forêt des pins mène une activité similaire et est entrain de développer une stratégie pour la mise en place d’un conseil de gestion dans l’aire précitée. Le projet AGAP profiterait de cette expérience et de cette méthodologie pour mettre en place celui de la forêt sèche de Belle-Anse. 2.3.2.5. Inventaires des acteurs devant faire partie du conseil Les différent acteurs inventoriés sont la Mairie, le CASEC, l’ASEC, les services déconcentrés de l’état dont le BAC, la Police, le secteur éducatif, la Justice, la Vice délégation, des groupements de bases, les propriétaires des parcelles de bois, les producteurs de charbon, etc.). Les personnalités morales et physiques précitées représentent la force vive de la zone et elles sont légitimes et éligibles pour intégrer le conseil. À cet effet, une liste éventuelle de 25 personnes représentantes est dressée (Annexe IV :). Au sein du conseil, toutes les entités n’ont pas un rôle hiérarchique mais chacune apporte leur contribution et leur expertise nécessaire pour la bonne gestion de l’AP. 2.3.2.6. Information et sensibilisation des acteurs sur l’importance du conseil Quatorze (14) rencontres de sensibilisation et un (1) atelier de réflexion ont été tenus durant l’année en vue de sensibiliser les acteurs sur l’importance du conseil de gestion. Au total, 2600 personnes (notables, exploitants, pécheurs etc.) ont participé aux rencontres de sensibilisations. À travers ces différentes rencontres, les entités concernées ont opté pour la mise en place d’un conseil de gestion provisoire au niveau de l’AP de Belle-Anse. 2.3.2.7. Accompagner les Conseils de Gestion (CGAP) et les directeurs des AP dans la gestion technique et financière. Le conseil de gestion n’est pas encore constitué, toutefois, des préparatifs sont en cours pour sa mise en place. Le projet entame un processus d’analyse des acteurs pour étudier leurs intérêts et leur influence positive ou négative sur la conservation et la préservation de l’aire à protéger. Le conseil une fois monté 1 L’indice de Shannon (H’) permet d’exprimer la diversité en prenant en compte le nombre d’espèces et l’abondance des individus au sein de chacune de ces espèces 2 L’indice de Hill donne une vue plus précise de la diversité observée en mettant en évidence les espèces rares ou abondantes
  17. 17. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 16 et structuré, il recevra des formations, d’appui logistique et financier nécessaires au renforcement de leur capacité. 2.3.3. Résultat 2 : La pérennité des deux AP est assurée et des revenus sont créés au profit des communautés locales, grâce aux plans de gestion participatifs et la mise en œuvre de projets de développement La connaissance de l’aire d’intervention à travers les études socioéconomiques et l’identification des filières porteuses a servi de pivot au renforcement du choix des actions à entreprendre. Les faibles revenus des ménages observés à l’intérieur et autour de la forêt sèche et des cascades de Pichon ont permis :  Le développement des partenariats et projets avec les acteurs ;  L’identification et appui aux activités économiques et/ ou rémunérées. Les activités entreprises dans le cadre de ces actions répondent à un double aspect. Le premier consiste à la restauration et/ou la conservation biophysique de l’aire et le dernier vise l’amélioration des conditions de vie des exploitants par la création d’emplois temporaires. 2.3.3.1. Développer des partenariats et projets avec des acteurs Le projet devrait permettre à travers ses actions de faire évoluer les comportements de la population locale, voire régionale, vers un plus grand respect de la forêt sèche et des cascades de Pichon qui sont deux patrimoines naturels et culturels de la zone. En ce sens, un ensemble de partenariats est conclu avec ;  La radio communautaire de Belle-Anse pour animer une campagne d’Education environnementale sur les méfaits des pratiques locales d’exploitation anarchique des ressources naturelles dans la zone ;  Le CASEC de Pichon et douze (12) groupes de propriétaires terriens pour aménager cent vingt cinq (125) hectares dans quatre micro bassin versant (Mare calebasse, Grand-Chemin, Nan Galet et Méreau);  Quatre (4) écoles et quatre (4) entrepreneurs-pépiniéristes de la zone d’intervention du projet pour la production de quarante huit mille (48,000) plantules d’arbres dont (28,000) forestiers et (20,000) fruitiers pour reboiser cent cinquante (150) ha de terrain. Ces protocoles représentent un incitatif pour engager les autorités locales et les propriétaires terriens dans la prise en charge et le suivi des interventions réalisées. 2.3.3.2. Développer et appuyer des activités économiques et/ou rémunérées. 2.3.3.2.1. Appui au pécheur Un atelier sur la problématique de la filière pêche a été organisé en avril 2014 à Belle-Anse. Vingt sept (27) personnes dont des pêcheurs et marchands (es) de poissons membres des organisations de pêcheurs de la commune. Suite à cet atelier, une étude approfondie a été réalisée pour mieux cerner la filière. Ainsi les atouts et contraintes majeurs présentés au tableau 1 ont été identifiés lors de l’atelier et confirmés par l’étude. Tableau1 : Atouts et contraintes /filière pêche à Belle-Anse Atouts Contraintes  Mer riche en poisson/haute mer sous-exploitée  Bonne connaissance des techniques de pêches : Utilisation de DCP et GPS  Traitements et conservations,  Regroupement des associations de pécheurs  Comportement attentiste des pécheurs  Insuffisance des matériels et équipements : DCP, Yacht, moteurs, freezer ou chambre froide, cuvette et couteau  Absence de crédit  Surexploitation du littoral La photographie de la situation laisse croire qu’il existe d’autres contraintes au niveau de cette filière citons, la pression exercée par un nombre grandissant de pêcheurs non équipés sur les ressources
  18. 18. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 17 côtières, l’utilisation des seines de plage ainsi que les dégâts causés au niveau de certains écosystèmes propices à la reproduction des poissons. D'où, une diminution de la disponibilité de ces ressources sur la côte. Ce constat permettra de réorienter ces pêcheurs vers la pêche en haute mer tout en incitant les concernés à faire appliquer les règlementations de pêche en vigueur au pays. Selon l’étude, près de 48 % des poissons capturés par les pêcheurs dans la commune de Belle-Anse sont vendus à Marigot en frais et/ou séchés le reste est destiné aux marchés de l’arrondissement de Belle- Anse, de Port au Prince et parfois en République Dominicaine. En cas d’un volume élevé de captures, les associations sont incapables de les conserver. D’où la nécessité de renforcer leur capacité en Yacht et en matériels de conservation. Il est à noter que plus de 70% des pécheurs, tous des hommes de la commune fabriquent du charbon de bois et les marchandes de poisson (54% de femmes) le vendent aussi. Une amélioration de la filière permettra aux pécheurs de capturer plus de poisson d’où une augmentation de leur revenu et par conséquent une réduction de la coupe d’arbres dans la forêt pour la fabrication du charbon. D’un autre coté, les femmes vendeuses de poisson gagneront plus d’argent car l’offre sera plus élevée. Enfin, le développement de cette filière contribuera progressivement à la diminution de la pression exercée par les exploitants sur la biodiversité de la forêt sèche de Belle-Anse. 2.3.3.2.2. Construction des retenues collinaires La maitrise de l’aire d’intervention permet de voir la nécessité de rendre disponible des points d’eau, lesquels constituent des facteurs limitatifs pour le développement de la culture maraichère et de l’élevage. A cet effet, la construction de deux retenues collinaires est envisagée. L’étude de leur faisabilité a été lancée et une proposition est déjà reçue. Une étude de préfaisabilité pour identifier des sites potentiels sera réalisée en début de l’année 2015. Une telle construction se fait toujours dans l’optique de diversifier les sources de revenus des exploitants de la forêt afin de réduire la coupe des arbres pour la production du charbon. 2.3.3.2.3. Construction de citernes pour la promotion de cultures maraîchères. La construction des citernes pour la promotion de la culture maraichère vise aussi comme pour les retenues collinaires à diversifier les sources de revenus de la population de la zone du projet. Ainsi, dix (10) habitations prioritaires de l’aire d’intervention ont été identifiées avec l’appui des autorités locales pour la construction de ces citernes. Elles se repartissent dans les trois sections communales couvertes par le projet. Elles ont été sélectionnées suivant les critères ci-dessous mentionnés :  Situées dans la zone tampon ;  Considérées pour sa potentialité en cultures maraîchères ;  Éloignées par rapport à un point d’approvisionnement en eau. Une enquête a été menée auprès de cent cinquante (150) familles situant dans ces habitations précitées en vue de sélectionner soixante dix (70) bénéficiaires. Il faut noter que ces habitations précitées confrontent à des problèmes sérieux en eau et que les membres de la famille mettent plus de 3 heures de temps pour s’en approvisionner. 2.3.3.2.4. Traitement préventif au niveau des versants Des visites d’observation réalisées de concert avec la Mairie, le CASEC, le bureau agricole communal et le comité d’adduction d’eau potable de la commune ont permis d’apprécier le niveau de dégradation de certains micro bassins et le niveau d’insalubrité autour du captage de la source Mare Calebasse. De ces constats, les micros bassins de Mare Calebasse, Ravine Grand-Chemin, Galette et Méreau ont été priorisés. La figure 2 présente les zones en cours d’aménagement.
  19. 19. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 18 En effet, les exploitants de ces espaces sont ceux aussi qui cultivent les versants des cascades de Pichon. Donc, le choix de ces zones contribuera à l’amélioration de la fertilité des sols des différents micros bassins susmentionnés et constituerait des sites d’attraction pour ces exploitants. Ainsi, on aurait moins de pressions sur les sites immédiats des cascades de Pichon. 2.3.3.2.5. Aménagement du bassin versant de la source Mare Calebasse Les micros bassins versants de la source Mare Calebasse de la section de Pichon ont été identifiés par la Mairie de Belle-Anse comme zone prioritaire. Ces micros bassins surplombent la source, qui alimente en eau potable une partie de la ville de cette dite commune. Les visites de prospection ont facilité de faire les constats suivants :  Des ravines créées en amont de la source tendent à affecter le captage ;  Des débris de contaminations d’origine animales et humaines sont éparpillés tout autour de la zone de captage ;  Les micros bassin surplombant la source sont déboisés et sous cultures sarclées. A cet effet, le projet a entrepris les activités suivantes :  Le traitement biomécanique de ces micros bassins versants pour faciliter l’infiltration de l’eau afin d’augmenter le débit de la source.  La délimitation et la clôture de la zone 1 à l’aide des pieux mécaniques associés avec des bois de repousses sur une superficie de( 1140m2) pour protéger cette zone contre les sources de contamination d’origines animales et humaines afin d’améliorer la qualité de l’eau de la source. Aussi, des mesures de coercition seront prises par la publication d’un arrêté communal sur la protection stricte des sources au niveau de la commune. En effet la protection de cette source rentre dans le cadre d’aménagement des micros bassins prévus et dans la perspective de fournir de l’eau de qualité et en quantité suffisante à la population. 2.3.3.2.6. Traitement et valorisation des micros bassins versants dans la zone tampon des cascades de Pichon Les autres travaux d’aménagement ont été réalisés au niveau de trois (3) micros bassins versant dont Ravine Grand-Chemin, Galette et Méreau. Au total, cent vingt cinq (125) ha de terres ont été aménagés sur un total de 150 has prévus pour cette année soit 83% .Les structures consistaient en la mise en place de cinquante mille (50000 ml) de bandes enherbées et la mise en terre de vingt-trois mille (23000) plantules d’arbres dont sept mille (7000) fruitiers. Zones en cours d’aménagement Figure 2.zones en cours d’aménagement
  20. 20. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 19 Pour y parvenir, l’approche paiement sur résultats engageant les propriétaires eux-mêmes sur leur propre parcelle a été utilisée à travers des accords de partenariat. Cette activité a amélioré les conditions socio économiques de 182 familles pour la période. Le montant reçu a facilité à cout terme aux familles de répondre à certains besoins et de réduire l’abattage des arbres pour la production du charbon. Tableau.-2. Etape de la mise en œuvre des travaux 1 Listing des sites prioritaires à aménager en collaboration avec les autorités locales ; 2 Visite d’exploration pour confirmer la pertinence des travaux et le type d’aménagement probable ; 3 Listing des noms de propriétaires et occupants des terres ; 4 Rencontre avec les propriétaires pour présenter les travaux à effectuer et l’approche à utiliser ; 5 Regroupement des propriétaires voisins en série de dix (10) à quinze (15) et quantification la superficie à aménager pour chacun d’eux; 6 Visite des parcelles avec les propriétaires pour déterminer les types de structure à mettre en place eu égard aux types de pente et de sols; 7 Élaboration, validation et signature de douze (12) protocoles d’entente avec douze (12) groupes de propriétaires contenant en moyennes quatorze (14) bénéficiaires pour la mise en œuvre des travaux 8 Renforcement de la capacité de trente (30) ouvriers qualifiés par l’animation de deux sessions de deux jours de formation en technique de conservation des sols et protection de l’environnement (annexe V: document de formation) 9 Formation sur le tas des propriétaires. Cette stratégie d’intervention permet de pérenniser les actions. Car, suivant les protocoles signés, les propriétaires assureront le suivi sur la réussite des plantules et la maintenance des structures érigées durant vingt quatre (24) mois. Le projet appuiera la mise en place d’un comité au niveau de chaque micro bassin traité sous la supervision du conseil de gestion de l’aire pour prendre en charge cette action dans le long terme. Toutefois, pour les travaux futurs l’approche paiement pour les services éco systémiques (PSE) sera appliquée. Cette approche consiste à compenser les agriculteurs pour le non mis en culture de leurs parcelles cultivables, situées dans la zone centrale de l’aire. 2.3.3.2.7. Traitement et valorisation des ravines Trois cent quarante (340) ml de ravines sont traités par l’érection de cent soixante douze (1240) m3 de seuils. Tandis que cent cinquante (150) ml de berges dans cette même zone est stabilisée par la plantation de cent (100) pieux biologiques. En outre, un total de six cent quatre-vingt-treize (693) ml de berge est stabilisé à ravine Grand-Chemin/Bois de Lance par la mise en terre de cinq cent cinquante cinq (555) plantules de bambous sur les deux rives. Vingt sept familles de 6 personnes en moyenne soit cent soixante deux (162) personnes ont pu bénéficier un emploi temporaire pour la période. L’approche utilisée pour le traitement des ravines est également le paiement sur résultats mais en engageant des groupes non-propriétaires sur la base d’un contrat. Cette approche se différencie de celle d’aménagement des versants par le choix des travailleurs. Sur les versants, le propriétaire est éligible automatiquement que sa parcelle est localisée au site d’aménagement. Tandis que, pour les ravines dites communautaires, le choix des travailleurs se fait en accord avec les autorités locales et certains groupements communautaires. Celui-ci est basé sur la vulnérabilité des familles dans une logique d’apaisement social. 2.3.4. Résultat 3: L’autofinancement des AP est assuré progressivement, par la mise en place des mécanismes de financement novateurs. Les activités génératrices de revenu identifiées et réalisées contribueront à l’augmentation de la recette devant constituer le fonds pour la gestion de l’AP. Cependant, d’autres sources de financement sont déjà répertoriées au niveau local, national et international. Pour y arriver, il est prévu de développer un concept de financement local des AP, de mobiliser des fonds pour leur financement de l’AP et d’accompagner les acteurs étatiques dans l’élaboration de mécanismes financiers d’atténuation du changement climatique (REDD+) liés à la conservation et restauration des écosystèmes forestier.
  21. 21. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 20 2.3.4.1. Développer un concept de financement local des AP La revue des initiatives innovantes de financement de la biodiversité montre qu’il est peu pertinent de chercher à comparer le potentiel respectif des sources de financement nationales et internationales en dehors du contexte de la mise en œuvre des actions. Trouver des mécanismes d’autofinancement locaux paraient plus que nécessaire pour assurer la bonne gestion de l’aire et l’application de la règlementions y relative. A cet effet, l’étude en cours a permis d’identifier à l’heure actuelle ces mécanismes de financements locaux:  Les droits d'entrée pour la visite des sites (cascade Pichon, Lagon des Huitres,…);  Les taxes sur les Hôtels, Auberges, Guest- House, etc.;  Les taxes sur les activités néfastes à l’environnement (Charbon de bois, commerce de matières en plastique,……) ;  Le prélèvement de frais de gestion (5%) sur les projets et sous-projets en exécution dans la commune de Belle-Anse;  La réception de dons; Eu égard de ces mécanismes possibles identifiés plus haut, il ressort de définir des stratégies à court, moyen terme et long terme. Cependant, leur mise en application requiert du temps, des moyens financiers et une volonté manifeste de la population locale concernant leur participation au processus. Cette dernière est extrêmement importante pour assurer la durabilité d'un tel développement. En termes de moyens financiers, l'unique fonds sur lequel qu'on peut compter à court terme pour le démarrage du processus reste celui qui sera prélevé sur les activités menées par l'AGAP. Les autres sont possibles mais une bonne coordination des activités par les acteurs locaux concernés s'avère nécessaire au fur et à mesure. Enfin, les mécanismes de financement locaux possibles identifiés sont dynamiques. Ils seront révisés au fur et à mesure de l'avancement du processus et de les adapter en fonction des contraintes éventuelles internes et externes. 2.3.4.2. Mobiliser des fonds pour le financement de l’AP 2.3.4.2.1. Élaboration d'une stratégie de collecte de fonds pour l’autofinancement des AP Deux ateliers de réflexion sur le mécanisme d’autofinancement des AP ont été organisés à Pichon avec la participation de cinquante six (56) personnes dont huit (8) femmes y compris des élus locaux de pichon et de Mapou. Au cours de ces ateliers la méthode SWOT a été utilisée. Elle a permis de déceler les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces liés à la collecte des fonds locaux suivant les mécanismes envisagés (Tableau 3). Tableau.-3. Matrice des résultats du SWOTP/Mécanisme de collecte de fonds. Secteur Forces Faiblesses Opportunités Menaces Ecotourisme Sites attrayants (cascades, grotte, sites naturels Plage Manque de structures d’accueil. Mauvais état des infrastructures de base (route, hôpitaux, hôtel etc.) Volonté manifeste des acteurs (nationaux et locaux) Présence ONG Insécurité et instabilité politique Marchés locaux Disponibilité de produits (Charbon de bois, commerce de matières en plastique) Non structuré Structuration potentielle par le CGAP/ANAP/AGAP Instabilité politique Environnement Volonté des acteurs (politique nationale /environnement) Prise de conscience des acteurs locaux sur la dégradation de l’environnement Niveau élevé de la dégradation du milieu, précarité économique des ménages Non application de règlementation, Volonté manifeste des acteurs (nationaux et locaux) Présence ONG Pression démographique élevé Manque d’alternative économique Tarissement des sources, déclin de la biodiversité (flore et faune)
  22. 22. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 21 Cette année, le prélèvement de 5% a été effectué uniquement sur les activités d’aménagement de versants et de correction de ravines. Un montant de cinquante mille (50'000) gourdes est déjà mobilisé pour constituer ce fonds. Une fois que le conseil de gestion est mis en place, un compte bancaire sera ouvert pour assurer la gestion de ce fonds. 2.3.4.2.2. Accompagner les acteurs étatiques dans l’élaboration de mécanismes financiers d’atténuation du changement climatique (REDD+) liés à la conservation et restauration des écosystèmes forestier La conseillère thématique du siège de HELVETAS en Environnement et changement climatique a effectué en Haïti une mission en Juin 2014 en vue d’identifier des pistes de financements additionnels pour les Aires Protégées. Elle avait fait un travail d'identification des conditions nécessaires afin de bénéficier d'une aide ciblée du programme ONU-REDD. La conclusion de sa mission en mai 2014 a été restituée dans une rencontre à l'ANAP et aux organisations travaillant dans les aires protégées. Les principaux préalables qui ont été identifiées sont la nomination de l'Autorité National Désigné et la publication de la deuxième communication nationale sur les changements climatiques. A date, la deuxième communication est publiée. L'Autorité National Désigné (AND) est opérationnelle. Le bureau de l'AND est entrain de se structurer. Quant au marché carbone, nous planifions de nous orienter surtout vers des appuis pour la restauration environnementale et le reboisement (Type exemple de AVSI au Parc Macaya), c'est-à-dire vers des partenariats avec des entreprises ou fondations étrangères qui acceptent de financer des actions de restauration/reboisement au profit des communautés vulnérables. Nous préparerons des supports illustratifs pour appuyer les démarches de recherche de Fonds. La conseillère thématique en changement climatique et l'équipe de Fundraising du siège de HELVETAS seront notre appui dans ce processus. Sur le plan éco-touristique, un premier travail de plaidoirie avec la direction départementale du ministère du tourisme du Sud-est a permis d'inclure le Lagon des Huitres et les cascades de Pichon dans la carte touristique du Sud-est. A l'exemple de la brochure du Ministère du Tourisme qui présente sur une page chaque site touristique important d'Haïti, nous planifions la préparation d'une brochure de ce genre pour le massif de la Selle (Parc la Visite, Unités I et II Foret des Pins), AP Sèche de Belle-Anse incluant les Cascades de Pichon et lagon des huitres). Cette brochure se fera de concert avec l'Agence nationale des Aires Protégées et la Direction Départementale du Tourisme dans le Sud-est. Toutefois, vu l’enclavement de ces zones, route impraticable, insuffisance de structure d’accueil, nous n'attendons pas de résultats rapide et spectaculaire pour financer l’aire protégé de Belle-Anse. Elle constituera une piste pour les intervenants locaux et les futurs intervenants externes. 2.3.5. Comment évaluez-vous les résultats de l'action atteints jusqu'à présent? La forêt sèche de Belle-Anse tend à disparaitre si le rythme et les pratiques de déforestation actuelles se poursuivent. La coupe est faite de façon si anarchique qu'elle menace même l'une des deux principales activités commerciales de la commune de Belle-Anse qui est le charbon de bois. De plus, les Cascades de Pichon qui alimentent l'unique source d'eau permanente de l'arrondissement de Belle-Anse commencent ont donné des signes de tarissement, des poches (Préchet, Bois de Lance,) sont complètement asséchées en périodes de sécheresse. La prise de conscience des acteurs locaux qui unanimement reconnu la nécessité d'agir dans le sens de la préservation de cet espace est un acquis important pour la suite du projet. Les Maires, les CASECs, les services déconcentrés de l'Etat central (Education, Justice, Agriculture, Environnement), les leaders d'opinion et d'organisation approprient tous l'idée de faire front commun pour sauver la forêt sèche. L'appui de l'Etat central se traduit par la signature de mémorandum d'entente avec le Ministère de l'Environnement et des rencontres très productives avec le CIAT qui sera effective par des travaux de délimitation et bornage. Beaucoup d'emphases ont été mises sur cet aspect de gouvernance environnementale afin d'en assurer au maximum l'appropriation de l'action. Les principales études visant une meilleure connaissance du milieu sont en cours de finalisation Les principales filières porteuses sont étudiées et des leviers d'opportunités d'intervention sont identifiés.
  23. 23. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 22 Les études socio-économiques sont terminées et les principales poches de résidences des différentes aires sont localisées. Les Aires (Forets Sèche, Cascade Pichon, Lagon des Huitres) sont délimitées et des exercices de validations des limites avec les différents groupes locaux sont en cours. Les études d’inventaire biologique et d'évaluation environnementale sont aussi en cours. Les activités biophysiques vont bon train. La source Mare-Calebasse qui alimente la ville de Belle-Anse en potable est aménagée et protégée. Près de125ha de versants sont déjà aménagées. Ces travaux d'aménagement atteindront leur vitesse de croisière au cours de la deuxième année du projet. 2.3.6. Les risques potentiels L'approche des nouvelles élections peuvent entrainer une polarisation des acteurs au niveau local. Les périodes d'élections sont parfois surchauffées ou les rencontres de travail entre les acteurs deviennent rares et les consensus difficiles à trouver. L'approche consiste à analyser le contexte au fur et à mesure, de garder un profil bas et neutre dans la course électorale, et veiller à une relation équilibrée entre les différents acteurs dans le cadre de la mise en œuvre de l'action. La rotation du personnel au niveau des institutions étatiques fait partie des risques potentiels auxquels le projet fait face. On peut citer en exemple le changement dans la Direction de l'ANAP. Un tel changement pourrait ralentir la mise en œuvre de certaines activités, principalement la formalisation de l’AP, le fonctionnement du comité de pilotage. L'approche consiste à encourager l'implication de différents membres de ces directions. Sur le plan social et culturel, une mauvaise compréhension du projet pourrait entrainer le rejet des activités et des objectifs du projet du fait d’une résistance au changement. Pour atténuer ce risque, des séances de sensibilisations, des campagnes d'éducation environnementale se feront de manière systématique. 2.3.7. Plan opérationnel 2015 Une proposition du plan opérationnel de l’année 2015 est élaborée pour être validé dans la première réunion du comité de pilotage de cette même année. L’annexe VI présente ce plan au complet. 3. Partenaires et autres coopérations 3.1.Les relations entre les Partenaires formels de l’action Chaque trimestre et au besoin les partenaires organisent des réunions pour discuter et planifier des activités à entreprendre. Ainsi, les actions à entreprendre par un ou autre des membres du consortium sont partagées entre eux pour validation avant d’être exécutées. De plus, dix (10) rencontres ont été réalisées cette année par le consortium. Ces rencontres représentent un espace d’échanges, de discussion, de planification et de prise de décision pour l’avancement des activités. 3.2.Relation entre les autorités étatiques du pays de l’action Les relations entre le projet et les autorités étatiques du pays sont très fructueuses. Au niveau national, le Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire (CIAT) appuie le projet dans la délimitation de la forêt sèche et le bornage des cascades de Pichon. Le Ministère de l’Environnement /l’ANAP s’engage dans la mise en œuvre du projet à travers un mémorandum d’entente et préside le comité de pilotage. Au niveau départemental, la direction départementale de l’environnement du Sud-est (DDESE) a montré son intérêt pour les actions à travers des rencontres tant avec le consortium qu’avec les cadres de terrain. Il visite à deux reprises le bureau à Belle-Anse afin de proposer les directives du ministère en matière de gestion de l’environnement dans ce département. De plus, HELEVTAS participe régulièrement dans les tables sectorielles d’environnement du Sud-est afin de partager ses expériences avec les autres acteurs travaillant dans ce secteur. Au niveau communal, les collectivités locales (Maires, CASECs, ASECs), les structures déconcentrées de l’état (Bureau Agricole Communal la justice, la Police Nationale, l’éducation) appuient le projet. Ils accompagnent régulièrement l’équipe dans les rencontres de sensibilisation pour inciter la population à
  24. 24. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 23 prendre conscience de la situation actuelle de la forêt et des cascades de Pichon afin d’apporter leur contribution pour préserver ces ressources et pour une meilleure prise en charge des interventions. Donc, les bonnes relations qui existent entre ces différents partenaires sont importantes pour un suivi permanent du projet et d’assurer sa pérennité. 3.3.Liens et synergie développés avec d’autres actions Trois (3) visites d’échanges entre l’équipe technique de terrain avec trois projets évolués dans le domaine de la protection de l’environnement et la gestion des Aires protégées du pays sont réalisées. Ces visites avaient pour objectif de partager des expériences et comprendre le fonctionnement de ces projets en matière de la gestion de l’environnement et des Aires protégées du pays. 3.3.1. Échanges avec AVSF à Marigot (Photos 3 ci-dessous) Il s’agit du projet de protection de Bassins Versant par la mise en place des lots Boisés à Cap-Rouge qui est mis en œuvre par Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) à travers la Coordination Régionale des Organisations du Sud-est (CROSE). Ce projet vise à compenser les pertes dues à la non mise en culture des terres : (3700 HTG/ha/an pour les associations de culture majoritaires maïs / pois / patate sur les terres pauvres concernées) et la motivation des exploitants à hauteur de 1650 HTG/ha/an. Cette approche a servi le projet AGAP dans la signature des protocoles d’aménagement des versants avec les exploitants. Cependant les réalités de la zone couverte par ce projet sont complètement différentes de celles de AGAP qui a des antécédents uniquement dans le cash for Work ou le Food for Work donc il n’est pas tout à fait facile d’appliquer à la lettre cette méthodologie. 3.3.2. Échange avec AVSI dans le Sud Le projet : « Études et initiatives pilotes visant à promouvoir la durabilité environnementale en République Dominicaine et en Haïti » mis en œuvre par l'Association Volontaire pour le Service International (AVSI) dans les zones tampons du Parc Macaya. Des échanges fructueux ont eu lieu lors de la visite entre les cadres techniques des deux projets et les bénéficiaires sur le terrain. Au cours des discussions, ils nous ont conseillés de ne pas effectuer des travaux de cash for work sur des terrains privés mais plutôt sur des terrains communautaires de manière à éviter d'éventuels conflits entre les propriétaires. Ils nous conseillent aussi d’utiliser de sachets d’eau usagés pour la production de plantules en pépinière de manière à protéger l’environnement et réduire le coût de production des plantules et encourager les pépiniéristes à collecter des semences locales. Ces conseils ont poussé le projet à négocier avec les pépiniéristes à collecter des semences locales pour la production des plantules. Aussi, tous les travaux de traitement de ravines communautaire réalisés sont inspirés de ces échanges. 3.3.3. Échange avec le projet Macaya à Camp-Perrin Le « Programme de Protection des Terres des Hauts Bassins Versants de la Zone Macaya », est mis en œuvre par le Ministère de l’environnement avec un financement du Fonds Mondial de l'Environnement (GEF), la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et une contrepartie haïtienne. Les échanges avec ce projet ont abouti, à la mise en réseau les équipes des deux projets (Macaya et AGAP) et aussi tous les autres projets qui interviennent dans le domaine des aires protégées du pays. Ainsi, une liste de mails de tous les cadres œuvrant dans les AP du pays ont été répertoriée pour faciliter des échanges sur des thématiques diverses et appropriées. Grâce à ce réseautage, deux cadres techniques du projet ont bénéficié d'un atelier de formation de 5 jours sur les stratégies de gestion des Aires Protégées en Haïti .Cet atelier sur l’élaboration du plan de gestion des Aires protégées s’est tenu en Juin 2014 au local du Collège Mazenod à Camp-Perrin. Il visait à avoir des idées pour le montage d’un plan de gestion pour le Parc Macaya.
  25. 25. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 24 A cet effet, les points suivants ont été débattus:  la préservation de la biodiversité dans les AP qui doit tenir compte des groupes à intérêts divergents évoluant autour et dans les APs  les différentes phases relatives au montage d’un plan de gestion pour les AP dont le Diagnostic, la règlementation et les différents programmes (sous-programmes) de gestion  Interprétation environnementale, Centre d'accueil, programme de signalisation, tourisme durable. Cet atelier est utile pour le projet AGAP car, il a permis à deux de ses cadres d'avoir plus de connaissances sur certaines notions théoriques liées à la gestion des AP. 4. Visibilité /Communication Un plan de visibilité a été élaboré, validé par la délégation de l’Union Européenne en Haïti. En plus des panneaux de visibilité (photo 1 ci-dessous), des banderoles, des stikers, le logo de l’UE figure dans tous les documents et dans les communiqués de presse. Les Maillots et T-shirt portant les Logos de l’UE et du MDE avec des messages sensibilisateurs sur la protection de la biodiversité de la zone d’intervention du projet créent aussi de la visibilité et informent la population. En définitive, certaines activités dont le lancement officiel du projet se faisait sous couverture médiatique avec la présence de la presse parlée (Radio communautaire de Belle-Anse, radio vision 2000, radio signal Fm), la presse télévisée et la presse écrite (le Nouvelliste). Un article relatif au lancement titré « Protéger la biodiversité à Belle-Anse : un défi à relever » a été publié au journal le Nouvelliste dans son numéro du 9 juin 2014. 4.1.Lancement officiel du projet Le lancement officiel du projet avait eu lieu le 5 Juin 2014 à Belle-Anse. Au total 220 personnes dont une cinquantaine de femmes environ ont pris part dans cette cérémonie. Il s’agit des autorités nationales le MDE représentés par la direction départementale du Sud-est, le bailleur de Fond (UE), les membres du consortium, les autorités locales (CT, BAC, Justice, Education, le vice délégation, le bureau du député, etc.) et des représentants d’organisations de la société civile. Dans son intervention, le représentant de l'UE a mis l'accent sur l'importance de l'environnement dans le cadre du développement durable. De plus, Il a insisté sur l’importance de ce projet, qui pourra servir de modèle en Haïti en matière de mécanismes de lutte à la déforestation. Le coordonnateur de CASEC de Pichon, de son coté a déclaré : « Il revient à chaque Belle-ansois (e), les autorités politiques et civiles de contribuer à la protection de la forêt sèche qui est une source de richesse pour la section communale de Pichon » Donc, les différentes déclarations faites lors de la cérémonie du lancement par les représentants des collectivités territoriales, des services déconcentrés de l'Etat et de la société civile ont montré une Photo.1.Panneau de visibilité
  26. 26. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 25 certaine motivation et un certain engagement pour la préservation de la biodiversité de l'AP de Belle- Anse. 4.2.Emission de radio Dans l’idée de poursuivre la sensibilisation de la population bénéficiaire sur l’importance de la protection de la biodiversité et promouvoir la transparence dans les activités, une émission radiophonique est lancée et animée par l’équipe du projet. A cet effet, une entente est trouvée entre AGAP et le directoire de 93.9 FM, Radio Communautaire de Belle-Anse (RkB) afin d’animer cette émission d’une heure qui est titrée : « Préservons notre biodiversité ». Cette dernière est diffusée tous les mercredis à compter de 6 Heures PM. Cette émission d’éducation environnementale est écoutée sur tout l’arrondissement de Belle-Anse. Un feedback positif de la population par des appels et des messages téléphoniques a confirmé l’ampleur de l’écoute. 4.3.Concours sur la biodiversité Dans le souci d’augmenter le niveau de conscience écologique de la communauté Belle-Ansoisse par la sensibilisation, un concours de texte et de musique portant sur la biodiversité a été planifié de concert avec la Mairie de Belle Anse. Ce concours vise à :  Promouvoir le talent des jeunes de la zone dans la protection de la biodiversité à travers leur écriture (Texte et musique) ;  Faciliter le dialogue multi acteurs sur la biodiversité par le tournage de film et d’animation de conférence/débats. A cet effet, les élèves d’écoles et les groupements de base ont été amené à travailler sur: « Les alternatives de protection des cascades de Pichon » ou « Les modes de gestion rationnelle de la forêt sèche de Belle Anse ». Par ailleurs, les groupes musicaux sur les deux thèmes à la fois. De ce concours, les extrants suivants sont obtenus :  Trois (3) textes écrits appropriés sur la biodiversité ont tirés;  Trois compositions musicales sur la protection et la gestion de la forêt sèche et des cascades de pichon sont sélectionnées. Les textes et les compositions musicales tirés serviront de slogans locaux et spots publicitaires pour sensibiliser la population. Aussi les gagnants recevront des séances de formations adéquates sur la biodiversité dans le but de les transformer en agent vulgarisateur. 4.4. Rencontres d'informations avec les Autorités Locales (AL), représentants des structures déconcentrées de l’Etat, des OCB et autorités religieuses Les rencontres avec les AL se chiffrent à dix (10) pour la période en question. Celles avec des représentants des structures déconcentrées de l'Etat, des OCB et autorités religieuses sont au nombre de vingt cinq (25). Au total, Deux milles six cents (2600) personnes tous les secteurs confondus ont été rencontrés. Ces réunions ont permis d'abord de présenter le projet et les activités à réaliser. Ces rencontres servaient aussi à informer et sensibiliser la population pour leur implication dans les activités en vue d'une meilleure prise en charge des actions. Ces rencontres ont poussé les acteurs à s’asseoir autour des problèmes communs qui sont la gestion des cascades de Pichon et de la forêt sèche. Le maire lui-même après plusieurs rencontres s’est présenté à maintes reprises à la radio pour sensibiliser la population sur la sauvegarde des sites précités, c’est un signe probant de l’acceptation du projet par les autorités locales. Cependant, il est encore tôt pour observer un changement de comportement de la part de la population. Toutefois, le projet continuera avec ces rencontres pendant toute sa durée de manière à sensibiliser davantage ces acteurs pour une meilleure prise en charge de l’action.
  27. 27. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 26 5. Gestion, Suivi, contrôle et évaluation 5.1.Gestions Sur le plan administratif, les personnels techniques dont le coordonnateur, les trois (3) responsables de volet, le chauffeur logisticien, la secrétaire comptable et le personnel d’appui constitué de deux gardiens et une ménagère ont été recrutés et opérationnels. Sur le plan logistique, une maison a été affermée pour placer le bureau et loger les cadres du projet. On a fait en outre l’acquisition des matériels roulants (2 Véhicules pickup et 2 Motocyclettes) ainsi que des matériels informatiques et bureautique nécessaires au fonctionnement du bureau. Le système comptable de HELVETAS Swiss Inter coopération est utilisé pour les opérations comptables. De plus, deux comptes dont un en dollars et un autre en gourde ont été ouverts par HELVETAS à la Sogebank et chacun des partenaires dont AHAAMES et BUCOSEH ont aussi ouvert un compte pour la gestion des fonds qui leur sont alloués pour la gestion de leurs activités. 5.2.Mobilisation et appui au personnel L’équipe technique est sur place à Belle-Anse et maintient des contacts avec les autorités locales et les organisations de la société civile, informe et sensibilise la population sur le bien fondé du projet. 5.3. Suivi /contrôle et évaluation Le suivi du projet se fait selon le schéma indiqué ci-dessous Au niveau stratégique, le MDE à travers l’ANAP et l’UE ont réalisé la première rencontre du comité de pilotage du projet le 30 octobre 2014. Neuf institutions dont l’UE, le MDE/ANAP, les partenaires d’exécution HELVETAS-AHAAMES-BUCOSEH et le PNUD ont été présentes. Plusieurs décisions ont été prises lors de la rencontre notamment : l’Implication du MDE dans les activités, le mapping précis des interventions dans le cadre de la mise en place des infrastructures vertes, la prise en compte du taux de change moyen publié sur InforEuro pour les mois couverts par le rapport dans le rapport financier. Au niveau monitoring, le projet a reçu cette année quatre (4) missions de suivi dont trois du consortium principalement HELVETAS et une avec le Ministère de l’environnement. Ces missions consistaient à discuter avec l’équipe de terrain sur les avancés des activités, organiser des visites d’observation de terrain, rencontrer les acteurs, relever les imperfections liées à la mise en œuvre des activités et apporter des mesures correctives nécessaires. Ces missions ont une importante capitale car elles ont permis à l’équipe du projet de réorienter certaines activités en cours et aussi de renforcer le lien existant entre l’équipe et les autorités locales
  28. 28. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 27 Au niveau opérationnel, local, l’équipe technique se réunit entre eux au moins deux fois par mois pour planifier et évaluer les activités en cours. Le suivi des actions se fait au quotidien par chacun des responsables de volet et par le coordonnateur tout en impliquant les acteurs locaux.
  29. 29. Rapport Technique Intermédiaire de Janvier à Décembre 2014 Page 28 6. Conclusion La première année du projet a été marquée par une période de mobilisation et de sensibilisation des acteurs tant sur le plan local que national. Elle a aussi permis de discuter avec le MDE pour leur implication effective en vue d’une meilleure prise en charge des actions. Outre des études (socio économique, filières porteuses et filière de bois…) établissant la ligne de référence dans l’aire intervention du projet, des étapes importantes ont été franchies. Citons : la délimitation préliminaire des APs, l’identification et sensibilisation des acteurs locaux pour la mise en place du conseil de gestion des APs (CGAP), l’aménagement de quatre (4) micro bassins versant de la zone tampon (125 ha), l’aménagement de la source Mare Calebasse, l’identification de mécanismes d’autofinancement locaux (pour CGAP), nationaux et internationaux (pour MDE) etc. Les acteurs locaux sont fortement intégrés dans la mise en œuvre des activités. Les acteurs étatiques (MDE, CIAT) sont également parties prenantes dans les grandes décisions et orientations de l’action. Dans la zone centrale de l’AP, une approche stratégique de réduction de la dégradation environnementale est envisagée. Cette dernière passera par la régénération naturelle des espèces natives, la récupération des clairières, l’Agroforesterie et l’établissement de lots boisés. La mise en application de ces stratégies fera l’objet de Paiement pour Services Eco systémique (PSE). Bien que cette première année ait pu générer un certain retard vis-à-vis des réalisations sur le terrain, il était indispensable d’avancer pas à pas avec le MDE particulièrement ANAP dans le processus. Il ne sera que payant sur le long terme. Cette impulsion se poursuivra au cours de la deuxième année avec un fort accent sur l’atteinte des résultats, tout en préservant un accompagnement des acteurs locaux, base pour garantir l’appropriation et la durabilité des réalisations. Aussi, la majorité des acteurs locaux rencontrés ont montré leur volonté pour s’impliquer et prendre en charge la gestion et l’entretien des interventions. Le projet va profiter de cette opportunité pour travailler de près avec eux tout en les accompagnants avec des séances de formation pour améliorer leur efficacité. Selon le témoignage de certains acteurs, ce projet a permis à des groupes d’appartenance politique différente de s’asseoir ensemble pour discuter sur les problèmes de la commune. Donc, ils affirment qu’ils vont mettre de côté la politique pour s’asseoir sur le développement de la zone.

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