Restitution club aero 12fev2013

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Restitution club aero 12fev2013

  1. 1. LOW COST ET DOLLAR,LES ACTEURS DE LA FILIÈREAÉRONAUTIQUE AU CŒUR DEL’INTERNATIONALISATION3ÈME RENDEZ-VOUS DU CLUB AÉRO MAZARS - SYNTHÈSE DES ÉCHANGES
  2. 2. CLUB LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AERO AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION MAZARS 3ÈME RENDEZ-VOUS DU CLUB AÉRO MAZARS TOULOUSE, PULLMAN TOULOUSE AIRPORT, JEUDI 15 NOVEMBRE 2012 N ouveaux relais de croissance, réduction de l’exposition aux variations de la monnaie américaine, diminution des coûts de production : les stratégies de développement à l’international offrent de nombreuses opportunités aux acteurs du secteur aéronautique. Si le développement des activités à l’international permet de bénéficier de nombreux avantages, celui-ci peut également générer un grand nombre de risques qu’il convient d’anticiper : inflation rapide des salaires, instabilité politique, niveau de qualification de la main d’œuvre insuffisant, surcoût lié à la non-qualité, incertitudes quant aux évolutions réglementaires, transfertLUC KEMPENICH de savoir-faire et protection de la propriété intellectuelle… Dans un contexteASSOCIÉ MAZARS TOULOUSE, de globalisation des marchés, les acteurs de l’aéronautique, soumis à des exigences élevées en matière de sécurité des produits, doivent pouvoirINITIATEUR DU CLUB AÉRO répondre au plus près et à moindre coût aux besoins des clients tout en assurant maîtrise des risques et qualité sur les programmes. Comment aborder les marchés étrangers dans ce contexte ? Quels sont les facteurs clés de succès ? Quels sont les principaux risques à prendre en compte ? Comment s’en prémunir ? Les PME accèdent-elles au développement international aussi facilement que les grands groupes ? Mazars a souhaité apporter des réponses à ces questions en organisant, le jeudi 15 novembre 2012, une table ronde sur le thème : « Low cost et dollar, les acteurs de la filière aéronautique au cœur de l’internationalisation » dans le cadre de la 3ème édition de son Club Aéro. Cette matinée a permis de faire émerger les meilleures pratiques en confrontant les retours d’expérience et les différents points de vue d’acteurs reconnus du secteur, qui nous ont fait l’honneur de participer à cette matinée : Aerolia, Aerospace Valley, Airbus, Latécoère et Safran. Au travers de cette conférence animée par Gil Bousquet, Journaliste Economique & Aéronautique de La Dépêche du Midi, une cinquantaine d’industriels, deGIL BOUSQUET sous-traitants, de prestataires, de financiers et d’investisseurs spécialisésJOURNALISTE ECONOMIQUE de la région Midi-Pyrénées ont assisté aux témoignages de représentants& AÉRONAUTIQUE DE LA DÉPÊCHE DU MIDI, de grands groupes industriels, du pôle de compétitivité Aerospace Valley etMODÉRATEUR d’experts Mazars. Nous vous proposons ci-après une synthèse des points de vue échangés lors de cette matinée.2 LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION
  3. 3. SOMMAIRE Défis et enjeux de l’internationalisation 4 Le business model low cost : mythe ou réalité pour les industriels de l’aéronautique ? 5 Les PME et les ETI face aux défis de l’internationalisation 11 Enjeux et perspectives du secteur aéronautique marocain face aux nouvelles mutations mondiales 13 Le pari de la rénovation industrielle russe : le réveil d’une nouvelle puissance aéronautique ? 15 Dollar et mondialisation : quelle alternative pour l’industrie aéronautique ? 17INTERVENANTS AEROLIA M. Raphaël Duflos, Directeur des Achats et de la Supply Chain AEROSPACE VALLEY M. Marc Pere, Directeur Général CCI DE TOULOUSE M. Eric Zanin, Membre de la Commission Internationale, Sénior Vice-Président, Directeur Achats d’Airbus LATECOERE M. François Bertrand, Président du Directoire SAFRAN M. André Guiraud, Délégué régional MAZARS M. Kamal Mokdad, Associé, bureau de Casablanca, Maroc Mme Florence Pinot, Associée, bureau de Moscou, Russie M. Luc Kempenich, Associé, bureau de Toulouse M. Laurent Inard, Associé, département Financial Advisory Services MODERATEUR : M. Gil Bousquet, Journaliste Economique & Aéronautique, La Dépêche du Midi De gauche à droite : KAMAL MOKDAD, FLORENCE PINOT, LAURENT INARD, ANDRÉ GUIRAUD, MARC PERE, ERIC ZANIN, FRANÇOIS BERTRAND ET RAPHAËL DUFLOS LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION 3
  4. 4. DÉFIS ET ENJEUX DEL’INTERNATIONALISATION En 2011, près de 80% des activités des Ces quelques exemples illustrent parfaitement industriels du secteur aéronautique ont les opportunités qu’offre l’international. été réalisées à l’international. Alimenté par « Pour les industriels du secteur aéronautique l’essor du trafic aérien notamment en Asie et spatial, cette internationalisation est et au Moyen-Orient, ce développement à capitale  », selon Eric Zanin, Membre de la l’international s’intensifie. A titre d’exemple, Commission Internationale de la CCI de «  les populations issues des classes Toulouse. Celle-ci « permet à la fois d’accéder moyennes devraient tripler d’ici à 10 ans en à des bases low cost ou dollar, de trouver de Chine » et ce pays « devrait devenir le premier nouveaux relais de croissance et d’accéder marché aéronautique mondial, devançant à de nouveaux marchés par l’intermédiaire ainsi les Etats-Unis » selon Julie Laulusa (1), de grands groupes industriels ou de grands« POUR LES Associée Mazars au bureau de Shanghaï. donneurs d’ordre ».INDUSTRIELS Afin de se prémunir contre l’impact des Au-delà des avantages qu’offre l’accès àDU SECTEUR fluctuations des taux de change, des acteurs l’international, le développement d’activitésAÉRONAUTIQUE ET tels qu’Airbus ont localisé une partie de la en dehors de son marché domestique peutSPATIAL, CETTE production en zone dollar. Certains industriels s’accompagner de difficultés qu’il convient d’anticiper : instabilité politique, surcoût lié comme Latécoère ont également implantéINTERNATIONALISATION une partie de leur production dans les pays à la non-qualité, manque de main d’œuvreEST CAPITALE » low cost dont la monnaie est corrélée au dollar qualifiée…ERIC ZANIN américain afin non seulement de se prémunir contre les risques de change mais également de diminuer les coûts de production.(1) Propos tenus à l’occasion de laprécédente édition du Club Aéro enSeptembre 20114 LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION
  5. 5. LE BUSINESS MODEL LOW COST :MYTHE OU RÉALITÉ POUR LESINDUSTRIELS DE L’AÉRONAUTIQUE ?LE LOW COST : UN BUSINESS MODEL VIABLE POUR LESINDUSTRIELS DE L’AÉRONAUTIQUE…Le faible coût de la main-d’œuvre est l’unedes raisons évoquées par les industriels dusecteur pour s’implanter et produire dansun pays étranger. Cette décision est d’autantplus pertinente sur un marché globalisé où denouveaux acteurs issus de pays émergentsfont leur apparition tels que Comac en Chine ouEmbraer au Brésil.François Bertrand, président du directoire deLatécoère a rappelé tout d’abord que la sous- ERIC ZANIN, FRANÇOIS BERTRAND ET RAPHAËL DUFLOStraitance de la production dans un pays ditlow cost est une démarche pérenne et queles entreprises souhaitant s’implanter àl’international doivent disposer d’une visibilitéde croissance suffisante sur le long terme. Pourillustrer son propos, M. Bertrand a rappelé quela mise en place de contrats en « risk sharing »par Airbus pour le lancement de l’A330 en1988, a ouvert la voie de l’internationalisationau groupe toulousain Latécoère, spécialisédans l’aérostructure, le câblage et les systèmesembarqués. Dans ce type de contrat, les deuxsociétés sont considérées comme de véritablespartenaires, ce qui a garanti à Latécoère une« UNE ENTREPRISE DÉSIREUSED’ALLER À L’ÉTRANGER DOITBÉNÉFICIER D’UNE VISIBILITÉIMPORTANTE À LONG TERME »FRANÇOIS BERTRAND LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION 5
  6. 6. LE BUSINESS MODEL LOW COST : MYTHE OU RÉALITÉ POUR LES INDUSTRIELSDE L’AÉRONAUTIQUE ?« L’IMPLANTATIONÀ L’INTERNATIONALRÉPOND À UNELOGIQUE D’EFFICACITÉINDUSTRIELLE »FRANÇOIS BERTRAND charge de travail sur plusieurs années. Le logistiques, en particulier pour les pièces de groupe a ainsi pu bénéficier d’une visibilité grosse dimension. Latécoère produit ainsi suffisante sur le long terme pour commencer dans la région toulousaine pour Airbus et à sous-traiter une partie de sa production en Dassault et au Brésil pour Embraer. Pour les Corée du Sud. Cette expérience concluante a mêmes raisons, pour chaque implantation à conduit le groupe à recourir progressivement l’international, la société étudie l’opportunité à des prestataires hors France. Dès le milieu d’inviter ses fournisseurs et sous-traitants à des années 90, le groupe a franchi une l’accompagner dans son développement. nouvelle étape dans son internationalisation en s’implantant à l’étranger afin de diminuer Laurent Inard, Associé Mazars au sein du ses coûts de production, mais tout en département Financial Advisory Services, maîtrisant ses processus et son savoir-faire souligne également qu’il peut être délicat en particulier sur les technologies de pointe. dans certains pays de facturer des prestations depuis la France en raison de conditions Monsieur Bertrand a également précisé que fiscales liées à des retenues à la source les décisions d’implantation à l’étranger pouvant être considérables et dans ce cas une se sont souvent imposées d’elles-mêmes implantation locale peut s’avérer nécessaire. pour des raisons de coût, de réactivité, et de qualité, mais n’étaient pas directement liées André Guiraud, Délégué Régional de Safran, va à des sollicitations directes de la part des plus loin sur le sujet de l’internationalisation avionneurs. L’implantation à l’international en indiquant que le terme « délocalisé » à proximité d’un donneur d’ordre répond en est inapproprié. Selon lui, il n’existe pas de effet à une logique d’efficacité industrielle en localisation naturelle des activités car celle- optimisant les délais et en réduisant les frais ci doit s’apprécier en fonction des situations.6 LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION
  7. 7. A titre d’exemple, 70% de la production de de son cœur de métier: la sécurité.Safran est réalisée en Europe, dont plus de Si l’aspect coût est important, le choix dela moitié en France, alors que le groupe ne développement d’activités à l’étranger neréalise que 30 % de son chiffre d’affaires sur peut pas uniquement être fondé sur ce seulce continent. La question de la localisation critère. En effet, M. Bertrand rappelle quedes actifs mérite d’être posée, car le fait le secteur de l’aéronautique est un métierd’être implanté à proximité de ses clients de faible cadence, moins automatisé queoffre des avantages indéniables. Ceci d’autres industries. La qualité de la mainpeut conduire à la décision de s’implanter d’œuvre est cruciale, particulièrement sur leslocalement ou en partenariat sous la forme métiers complexes. Afin de rester compétitifde joint-venture. Cette présence locale face à la baisse des coûts du secteur, il estest parfois « imposée » pour supporter nécessaire de « diversifier les implantations « IL N’EXISTE PAScertaines opérations telles que l’après- selon le degré de complexité des activités ». DE LOCALISATIONvente de moteurs et le support opérationnel Certains métiers nécessitent en effet des NATURELLE DESnotamment pour les activités de MRO. compétences pointues à des coûts élevés alors que d’autres tâches moins techniques ACTIVITÉS »Par ailleurs, il précise que l’ouverture à peuvent être réalisées dans des pays à faible ANDRÉ GUIRAUDl’international permet d’acquérir des savoir- coût. II s’agit d’optimiser le rapport entrefaire technologiques à travers des opérations de le coût du travail et sa complexité. Ainsi, lecroissance externe et d’être ainsi plus performant président du groupe Latécoère préfère parleren matière de recherche & développement. de produire « best cost », et non uniquement « low cost ».L’intérêt d’une implantation à l’étranger résideégalement dans la possibilité de capter denouveaux relais de croissance. M. François … MAIS GÉNÉRATEUR D’UN GRANDBertrand a rappelé que la crise des années1990 a souligné la vulnérabilité du secteur NOMBRE DE DIFFICULTÉS…aéronautique et la nécessité de diversifier saclientèle en allant prospecter à l’étranger. Ce Si l’accès à l’international présente demouvement s’est accéléré depuis les années nombreuses opportunités, il est également2000, lorsque les avionneurs se sont montrés générateur d’un certain nombre de risquesplus enclins à ce que les fournisseurs de rang qu’il convient de savoir appréhender. Laurent1 travaillent avec leurs concurrents, ce qui a par Inard, Associé Mazars au sein du départementexemple permis à Latécoère d’être aujourd’hui Financial Advisory Services et auteurprésent chez Airbus, Boeing et Embraer, et ainsi d’une étude sur les risques et opportunitésde réduire sa dépendance vis-à-vis d’un seul associés aux pays émergents, indique que laconstructeur. première difficulté réside dans la mauvaise compréhension des éléments financiers,Au-delà de la diversification géographique, notamment dans le cadre d’une acquisition.M. Guiraud rappelle qu’il est nécessairede mettre en oeuvre des stratégies à long En effet, la plupart des comptabilités dans « PRODUIRE ‘BESTterme en s’ouvrant sur des activités en les pays émergents sont tenues en normes COST’ ET NONdéveloppement, car le secteur est appelé à locales, peu orientées vers l’économie etévoluer considérablement. Il illustre ce propos qui différent très largement des normes UNIQUEMENT ‘LOWen indiquant que Safran s’est ainsi diversifié internationales. Dans le cadre d’acquisitions, COST’ »sur des marchés dynamiques, très différents les agrégats habituellement observés de FRANÇOIS BERTRAND LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION 7
  8. 8. LE BUSINESS MODEL LOW COST : MYTHE OU RÉALITÉ POUR LES INDUSTRIELSDE L’AÉRONAUTIQUE ? type EBITDA, EBIT ne sont pas maîtrisés. augmentations de salaire induites par le Différentes comptabilités peuvent également turnover ou par la législation. Par exemple au coexister au sein d’une même entreprise Vietnam, le salaire minimum diverge selon entre les différents services : fiscal, juridique, que l’actionnaire soit étranger ou non. management accounts... Dans les opérations de croissance externe, il est également Eric Zanin, Membre de la Commission nécessaire d’étudier de très près les éléments Internationale, Sénior Vice-Président, liés aux passifs, aux engagements hors bilan Directeur Achats d’Airbus, précise que dans et aux garanties prises avec des tiers. Pour le domaine aéronautique, les écarts de prix sécuriser leurs opérations, les entreprises observés dans les appels d’offres entre les se protègent principalement via des « escrow entreprises européennes et les entreprises« LA CULTURE accounts » qui consistent à placer une partie asiatiques ou russes sont moins importantsFINANCIÈRE, du prix sous compte séquestre, sur lequel les que pour d’autres industries de biens deRÉGLEMENTAIRE, garanties de passif seront ensuite imputées. grande consommation. La productivité Enfin, M. Inard précise qu’il convient de faire associée aux pays dits low cost ne peut pasLÉGALE ET PARFOIS LE preuve de la même vigilance sur la propriété être appliquée dans un métier de technicitéDROIT DE PROPRIÉTÉ des actifs. « A titre d’exemple, nous avons été pointue comme l’aéronautique avec la mêmeSONT ÉMERGENTS » confrontés à une situation, en Indonésie, où intensité que dans les industries impliquantLAURENT INARD deux actes de propriété avaient été délivrés des grandes séries avec des process plus pour le même bien ! » répétitifs et standardisés. Le deuxième risque majeur touche le Raphaël Duflos, Directeur des Achats et personnel et les charges de personnel. Selon de la Supply Chain d’Aerolia, souligne que Laurent Inard, il faut faire particulièrement dans le cadre d’opérations de croissance attention aux coûts cachés notamment externe, il est nécessaire de regarder le liés à du personnel non déclaré ou à des coût complet d’acquisition en y intégrant les« UN ÉLÉMENTIMPORTANT CONCERNELE PERSONNEL ETLES CHARGES DEPERSONNEL. IL ARRIVEQUE LE LOW COSTDEVIENNE TELLEMENTLOW COST QUE CELAPEUT PARAITRESUSPECT… »LAURENT INARD8 LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION
  9. 9. « IL FAUT REGARDER LE COÛT GLOBAL D’ACQUISITION. ON PEUT AVOIR UN ‘LOW LABOUR RATE’ AVEC UNE QUALITÉ INSUFFISANTE QUIsurplus éventuels générés par une remise à en particulier au niveau des transports, etniveau de la qualité des produits. Il explique faisant grimper significativement le taux NÉCESSITE UNE REMISEégalement que des économies ou des gains d’absentéisme. Afin de se prémunir contre EN QUALITÉ, CE QUIde productivité peuvent être réalisés grâce à ce type de risque, le groupe a diversifié sa PEUT COMPLÈTEMENTla mise en place de démarches d’optimisation production, notamment au Mexique pour les REMETTRE EN CAUSE LEindustrielle entre les différents partenaires produits à cadence élevée. Même constat dutelles que le «  lean management  », et pas côté d’Aerolia, présent en Tunisie depuis 2009 : BUSINESS CASE »uniquement en jouant sur le coût du personnel. Raphael Duflos indique que ces évènements RAPHAËL DUFLOS ont entraîné des retards au niveau de laPour André Guiraud, Délégué régional de formation du personnel. En raison de cesSafran, le low cost nécessite une bonne difficultés, le groupe a dû revoir ses ambitionsalchimie entre trois paramètres essentiels : à la baisse sur ce marché en croissance.une stabilité politique, une culture qui peuts’adapter à l’activité et du personnel formé. Sur la question des risques politiques, LaurentEffectivement, l’intérêt se situe naturellement Inard précise qu’il n’y a pas de solutiondans le coût salarié, mais aussi dans la unique, car cela dépend de la nature de cetteréactivité de l’organisation. instabilité. Pour les pays où cette instabilité est connue, il est nécessaire de maintenir laSur le thème de la stabilité politique, le vigilance via des outils de veille en lien avecprésident du groupe Latécoère prend les ambassades et les pouvoirs publics.l’exemple de la Tunisie, pays dans lequel le Il souligne que certaines entreprises, du faitgroupe est implanté depuis plus de 15 ans des activités qu’elles exercent et de leurset dans lequel le printemps arabe de 2011 a marchés, sont amenées à s’implanter danseu des répercussions significatives sur ses des pays à « risque » et ont intégré de ce faitactivités. Ces mouvements ont complexifié cette composante au sein de leur businessl’environnement industriel depuis plus d’un model.an, provoquant des grèves à répétitition, LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION 9
  10. 10. LE BUSINESS MODEL LOW COST : MYTHE OU RÉALITÉ POUR LES INDUSTRIELSDE L’AÉRONAUTIQUE ? La rentabilité attendue dans ces pays est Raphaël Duflos précise que dans le cadre en effet plus élevée pour compenser une d’implantation à l’international, ce facteur de prise de risque plus importante. Pour les « risque » est intégré dans le coût global de évènements les plus incertains, les décisions production. Ce dernier intégre notamment le à prendre dépendent de l’ampleur de coût relatif à la mise en place de solutions l’impact. Comme indiqué précédemment par alternatives telles que le recours à des chaînes l’ensemble des intervenants, Laurent Inard d’industrialisation en veille, permettant de souligne qu’une implantation à l’international sécuriser la production, situées dans des reflète une ambition à long terme, qui ne zones non « low cost ». doit pas uniquement se fonder sur une question de coût mais doit servir d’autres« POUR LES PAYS À objectifs (intérêt business, proximité avec unFORTE INSTABILITÉ client…). Dès lors, un évènement inattendu a généralement un impact limité dans le temps,POLITIQUE, CE RISQUE et ne doit pas remettre nécessairement enEST INTÉGRÉ AU SEIN cause l’implantation dans un pays donné.DES ENTREPRISES.DANS CES PAYS, LARENTABILITÉ EXIGÉEEST PLUS FORTE »LAURENT INARD NOUS VOUS INVITONS À DÉCOUVRIR NOTRE ÉTUDE PRÉSENTANT LES PRINCIPAUX RISQUES ET OPPORTUNITÉS DANS LES PAYS ÉMERGENTS EN ENVOYANT UN E-MAIL À LAURENT INARD : laurent.inard@mazars.fr10 LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION
  11. 11. LES PME ET LES ETI FACE AUX DÉFISDE L’INTERNATIONALISATION Marc Pere, Directeur Général du pôle de immédiates telles que l’accès au financement compétitivité Aerospace Valley, souligne ou des difficultés en matière de recrutement. que la problématique internationale est Par ailleurs, il précise que le rôle d’Aerospace très différente pour les PME et les ETI, par Valley n’est pas d’interférer dans les prises de opposition aux grands groupes. Pour M. Pere, décision et de ne pas mettre en péril le tissu il est difficile pour les PME de se développer industriel local. à l’export sans un accompagnement de la part des puissances publiques et des grands Sur ce point, le Délégué Régional de Safran groupes, même pour les PME qui proposent précise que l’internationalisation n’induit pas des solutions innovantes ou différenciantes forcement une destruction de valeur sur le susceptibles de trouver des débouchés à territoire français. Depuis 2010, le groupe« POUR ALLER À l’export. Ces projets doivent donc s’appuyer Safran a ouvert de nombreux sites à l’étranger,L’INTERNATIONAL, sur une collaboration étroite et un consensus tout en développant considérablement ses entre tous les acteurs. activités en France, essentiellement à traversIL VAUT MIEUX des investissements dans les technologiesCHASSER EN MEUTE » A ce sujet, M. Pere rappelle que dans le liées au cœur de métier, les innovations et lesMARC PERE cadre du pacte Ayrault, le gouvernement process industriels clefs. français a mis en place des mesures visant à faciliter l’accès à l’international, telles que Pour les PME et les ETI souhaitant se l’accompagnement personnalisé à l’export développer à l’international, Marc Pere pour 1000 entreprises, le resserrement du explique que le pôle de compétitivité vise à lien entre grandes entreprises et PME via créer des groupes cohérents et homogènes(1) Le système de VIE permet aux la mise en place du « contrat filière » ou d’entreprises innovantes afin de porter uneentreprises françaises de confier encore le développement du système de offre d’innovation reconnue localement età un jeune de moins de 28 ans,une mission professionnelle à VIE (1) . Si pour le pôle de compétitivité, le de s’adresser à des marchés spécifiquesl’étranger. Le contrat V.I.E bénéficie développement à l’international reste une en partant du constat que pour aller àd’aides nationales et régionales priorité, il souligne qu’il est nécessaire de l’international, il « vaut mieux chasser en: crédit import-export et contrat rappeler en premier lieu l’hétérogénéité des meute ». Récemment, le pôle de compétitivitéd’assurance-prospection COFACE, situations auxquelles sont confrontées les a mené des actions de sensibilisation auprèsprise en charge subventionnelle d’unepart importante du coût du V.I.E. dans PME. Un grand nombre d’entre elles sont en des constructeurs, des équipementiers, desde nombreuses régions françaises. effet exposées à des préoccupations plus sous-traitants et des fournisseurs à l’occasion LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION 11
  12. 12. LES PME ET LES ETI FACE AUX DÉFIS DE L’INTERNATIONALISATIONdu salon Aéromart qui s’est tenu le 4 décembreà Toulouse, en leur indiquant qu’AerospaceValley constitue un bon «  réceptacle  » pourconstituer ces groupes.Pour conclure ce chapitre, M. Eric Zaninindique qu’il est nécessaire de capitaliser surles retours d’expérience des ressortissantsfrançais mais également des entreprisesimplantées localement depuis de nombreusesannées. L’internationalisation soulève uncertain nombre de questions relatives à laformation, à la compétitivité, à la propriété desactifs immobiliers, aux enjeux comptables etfinanciers. Il convient en conséquence d’êtrevigilant et de faire preuve de pragmatisme carles pays dits low cost ne sont pas forcémentun « eldorado ». M. Zanin recommande d’êtreprudent et de n’aller à l’international que s’il ya un intérêt réel pour l’entreprise.« LES PAYS DITS LOW COSTNE SONT PAS FORCÉMENTUN ELDORADO. IL FAUT ÊTREPRUDENT ET Y ALLER SI ON ESTSÛR QU’IL Y A UN INTÉRÊT RÉELPOUR L’ENTREPRISE »ERIC ZANIN12 LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION
  13. 13. ENJEUX ET PERSPECTIVES DU SECTEURAÉRONAUTIQUE MAROCAIN FACE AUXNOUVELLES MUTATIONS MONDIALES Cette matinée consacrée à l’internationalisation a l’offre proposée. Ainsi, le plan national évoque été l’occasion de mettre en lumière les spécificités 9 000 employés qualifiés actuellement, pour et les perspectives d’avenir de deux marchés un objectif de 15 000 en 2015 et 23 000 en « low cost » en forte croissance : la Russie et le 2017. Pour concrétiser cette ambition, un Maroc. En guise d’introduction, Kamal Mokdad, institut des métiers de l’aéronautique a été Associé Mazars au bureau de Casablanca, créé en 2011 présidé par le GIMAS (1) qui rappelle que les ambitions du Maroc dans le a déjà formé 600 personnes et qui a pour secteur de l’aéronautique sont anciennes. ambition d’en former 1200 par an à partir Celles-ci avaient été présentées à l’occasion de 2017. En parallèle, un partenariat public- du « pacte industriel pour l’émergence privé a été conclu entre l’Etat et les différents nationale » de 2005, dont l’objectif visait à acteurs privés de l’enseignement pour« LE PAYS ENREGISTRE identifier les métiers sur lesquels le Royaume atteindre un objectif de 15  000 employésUNE CROISSANCE dispose d’un véritable avantage compétitif. qualifiés pour 2015. Aujourd’hui, le Maroc est positionné sur laRAPIDE CES DERNIÈRES production de composants, l’assemblage de Gil Bousquet, journaliste économique &ANNÉES ET LE NOMBRE sous-systèmes et la maintenance. Les grands aéronautique de La Dépêche du Midi souligne queD’ENTREPRISES A acteurs de l’aéronautique y sont présents parmi 75% des 350 millions d’euros d’investissementsÉTÉ MULTIPLIÉ PAR lesquels Boeing, EADS, Safran, Bombardier et dans le secteur proviennent de France. L’intérêt Zodiac. de la France pour le Maroc s’explique enDIX EN DIX ANS grande partie par la proximité géographique,POUR ATTEINDRE Le pays a enregistré une croissance linguistique et culturelle des deux pays. D’autreUNE CENTAINE rapide ces dernières années et le nombre part, le Royaume du Maroc bénéficie d’atoutsAUJOURD’HUI » d’entreprises a été multiplié par dix en dix ans considérables : un régime stable qui a été peu pour atteindre une centaine aujourd’hui. 65 % impacté par les événements du printempsKAMAL MOKDAD de la production est concentrée à Casablanca arabe, une politique sociale relativement forte(1) Le GIMAS est une association où se situent la plus grande Plateforme et une vision sur le long terme renforcée parréunissant l’ensemble des industries Industrielle Intégrée (P2I) et la plupart des le pacte national pour l’émergence industrielle.marocaines du secteur aéronautiqueet spatial, dont l’objet est de consolid- écoles de formation. Par ailleurs, différents dispositifs ont étéer et de renforcer la compétitivité mis en place pour attirer les investisseursde la base aéronautique marocaine M. Mokdad rappelle que la formation est un étrangers. A titre d’exemple, la mise en placeet de contribuer à son rayonnementinternational. facteur déterminant dans la crédibilité de d’une P2I à Casablanca permet aux industriels LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION 13
  14. 14. ENJEUX ET PERSPECTIVES DU SECTEUR AÉRONAUTIQUE MAROCAIN FACEAUX NOUVELLES MUTATIONS MONDIALESde se concentrer sur leur cœur de métier enbénéficiant d’un accompagnement dans leursdémarches logistiques et administrativeset de disposer d’usines équipées ou semi-équipées à la location. La zone francheprésente également plusieurs avantagesfiscaux, comme l’exonération d’impôt sur lessociétés pendant les cinq premières années,un impôt de 8% sur les 20 prochaines annéesainsi qu’une exonération des droits de douane,de la TVA sur les opérations et une garantiedu rapatriement de l’investissement et desbénéfices pendant toute la durée de présence.Eric Zanin, en qualité de Directeur Achatsd’Airbus, soutient les propos de M. Mokdadquant à l’attrait et aux satisfactions expriméspar les industriels pour cette région.L’ensemble des intervenants s’accordentégalement sur la nécessité de resterprudent sur le contexte politique du Maroc,au regard de l’imprévisibilité des derniersévénements intervenus dans la zone. AndréGuiraud, Délégué Régional de Safran, indiquecependant que la stabilité du Maroc dans lazone est réelle, même si personne ne peutprévoir l’avenir.« LE PLAN NATIONAL ÉVOQUE9 000 EMPLOYÉS QUALIFIÉSACTUELLEMENT, POUR UNOBJECTIF DE 15 000 EN 2015ET 23 000 EN 2017 »KAMAL MOKDAD14 LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION
  15. 15. LE PARI DE LA RÉNOVATION INDUSTRIELLERUSSE : LE RÉVEIL D’UNE NOUVELLEPUISSANCE AÉRONAUTIQUE? Pour aborder la situation de la Russie, d’ouverture du capital de l’industrie russe aux Florence Pinot, Associée Mazars au bureau investisseurs étrangers, représentant environ de Moscou, rappelle en premier lieu l’intérêt 8 milliards de dollars. géographique que présente cet immense pays pour le secteur aérien : son territoire Cependant, l’accès au capital pour les représente 31 fois la France, dont 40 % investisseurs étrangers est limité dans le n’est accessible que par voie aérienne. Avec domaine de l’aéronautique, celui-ci étant 65 millions de passagers par an, la filière considéré comme stratégique. En effet, l’Etat aéronautique est peu concurrencée par la russe conserve plus de 50 % des parts, et route et le rail. Pour gérer l’accroissement du exige un apport technologique en contrepartie. nombre de passagers, l’Etat russe a investi« IL Y A UNE VRAIE significativement dans les infrastructures Eric Zanin précise que le pays bénéficieVOLONTÉ DU aéroportuaires, afin de restructurer le réseau, d’une capacité d’ingénierie très forte,GOUVERNEMENT de le moderniser et de développer la capacité principalement tournée vers l’aéronautique des aéroports internationaux. La Russie militaire, contrairement à l’aéronautiqueRUSSE D’ATTIRER DES compte ainsi environ 200 aéroports, suite à la civile qui accuse des retards notammentINVESTISSEMENTS fermeture de 900 petits aéroports. dans les systèmes propulsifs et l’avionique.ÉTRANGERS SURTOUT Il soulève également que la question desDANS LA FILIÈRE Florence Pinot souligne qu’il y a une vraie partenariats est toujours compliquée en volonté de la part du gouvernement d’attirer raison de cette ouverture limitée du capital.AÉRONAUTIQUE » des investisseurs étrangers en particulier sur M. Zanin ne ressent pas de volonté très forteFLORENCE PINOT cette filière dont les Russes ont été pionniers. de la Russie concernant le développement Toutefois, le pays a fonctionné en autarcie d’aérostructures, contrairement au Mexique pendant de nombreuses années. Si le pays ou au Maroc. dispose d’une bonne capacité industrielle et d’un savoir-faire réel sur ce secteur, il a besoin Si André Guiraud confirme la très bonne de rénovation. Depuis 1991, les privatisations culture technologique du pays, il est ont permis de moderniser progressivement en revanche plus mitigé sur sa culture cet outil industriel historiquement détenu économico-industrielle, qui freine selon lui par l’Etat. Ce mouvement devrait s’accélérer la volonté de développement. Cependant, avec le lancement de la quatrième phase le groupe Safran affiche une volonté très LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION 15
  16. 16. LE PARI DE LA RÉNOVATION INDUSTRIELLE RUSSE :LE RÉVEIL D’UNE NOUVELLE PUISSANCE AÉRONAUTIQUE? forte de travailler en partenariat avec les qui est délivré par Airbus aux fournisseurs« L’OUVERTURE Russes et de les accompagner dans leur et équipementiers. M. Zanin indique qu’il fautAU CAPITAL développement, étant persuadé qu’il s’agira faire preuve de prudence et évaluer de façonRESTE LIMITÉE d’un acteur majeur de demain avec la Chine, pragmatique l’intérêt d’un projet dans ce pays.DANS LE SECTEUR l’Inde et l’Amérique du Sud. Raphaël Duflos constate que la Russie a uneAÉRONAUTIQUE, Cet aparté sur les acteurs de demain a volonté très forte de redynamiser son offre surDOMAINE JUGÉ été l’occasion de comparer la Russie avec l’aviation civile. Pour illustrer cette réflexion, ilSTRATÉGIQUE PAR LES un autre grand pays industriel, la Chine. indique que le groupe Aerolia produit le mêmePOUVOIRS PUBLICS EN Si la Russie est historiquement investie objet, une case de train d’atterrissage, depuis dans l’aéronautique même si celle-ci était une dizaine d’années en Chine et en Russie.RUSSIE » principalement tournée vers la défense, la Le Directeur des achats explique que l’offreFLORENCE PINOT Chine n’a pas connu la même histoire dans proposée en Russie commençait à devenir de le contexte de la guerre froide. En revanche, moins en moins compétitive, à tel point que les deux pays ont culturellement fait preuve le groupe commençait à envisager de rompre de la même volonté d’autonomie, « même la relation commerciale. Cependant, pour« DEMAIN, NOUS si des discussions autour de transferts de maintenir cette relation, les Russes ont fait unSOMMES CONVAINCUS technologie commencent à naître » constate effort considérable pour reprendre en mainQUE CE SERA UN Laurent Inard. La réticence des industriels l’industrie aéronautique civile, en mettant en de s’implanter en Chine s’explique par les place des démarches de « lean manufacturing »ACTEUR MAJEUR » nombreuses interrogations que soulève un afin d’améliorer la base de coûts et de réduireANDRÉ GUIRAUD tel projet d’implantation, en particulier en les cycles. Cette organisation industrielle et matière de protection du savoir-faire. cette volonté affichée permettent aujourd’hui de nouer de vraies relations de partenariat. A ce sujet, Eric Zanin tenait à souligner la problématique que pose la Chine en matière de propriété intellectuelle. C’est le message16 LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION
  17. 17. DOLLAR ET MONDIALISATION : QUELLEALTERNATIVE POUR L’INDUSTRIEAÉRONAUTIQUE ? L’impact du dollar sur la filière aéronautique de change en recourant à une monnaie unique est considérable : les acteurs européens sur l’ensemble de la chaîne. produisent en euro des biens qui sont majoritairement vendus en dollar, faisant François Bertrand, président du directoire naître un risque de change. Ainsi, la future de Latécoère, précise que le real brésilien implantation d’Airbus en Alabama permet a enregistré des taux d’inflation supérieurs à l’avionneur de jouer à armes égales avec à 10% dans un passé récent, faisant ainsi son principal concurrent Boeing, en réduisant naître un risque de change. A contrario, le risque de change tout en raccourcissant l’ouverture d’une usine au Mexique permet les délais de production en assemblant ses au groupe Latécoère de diminuer l’exposition appareils aux Etats-Unis. Cette implantation au risque de change avec le dollar, le pesoRAPHAËL DUFLOS offre également l’opportunité aux fournisseurs étant fortement corrélé avec la monnaie et sous-traitants de s’implanter en zone dollar américaine. et de se prémunir contre les fluctuations du taux de change. Pour ce qui concerne les stratégies d’implantation des grands équipementiers Pour mettre en exergue l’impact de la devise américains, Eric Zanin précise que leur américaine, Raphaël Duflos explique que près business model est similaire à celui de la de l’intégralité du chiffre d’affaires d’Aerolia France. Par exemple en 2009, l’équipementier est réalisée en dollar, et qu’historiquement américain Spirit a ouvert un site en Malaisie, les achats du groupe étaient principalement pour renforcer sa présence et bénéficier d’un libellés en euro. Pour se prémunir contre hub en région Asie-Pacifique. « Ce modèle ce type de risque, la société a effectué un est universel », constate le directeur des travail de « dollarisation  » de ses achats, achats d’Airbus. Le cœur des compétences sans pour autant recourir à des « flow down est conservé sur le territoire national. Des contractuels  » systématiques qui auraient antennes en local existent afin de travailler en pour effet de transférer le risque à ses plateau sur des programmes à proximité des prestataires et non de le supprimer. La société constructeurs, mais également de trouver des a fait la distinction entre les couvertures court ressources complémentaires. A ce sujet, Eric terme et long terme. Sur les contrats court Zanin explique que si la part matérielle dans terme, l’opportunité de couvrir en dollar est ce secteur est grande, la place de l’immatériel analysée en fonction de l’intérêt du groupe et est de plus en plus importante, nécessitant du partenaire en présence. Pour les contrats des partenariats avec des sociétés de à long terme, l’intérêt de recourir au dollar est services, d’ingénierie et de logiciels. nécessaire. Pour certains contrats en euro, il est opportun d’analyser les devises utilisées sur l’ensemble de la chaîne de transformation. En effet, certaines matières premières comme l’aluminium peuvent être achetées en dollar pour être ensuite transformées puis vendues en euro à un équipementier qui va lui-même vendre sa production en dollar. L’idée est ainsi de minimiser l’impact du taux LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION 17
  18. 18. LE MOT DE LA FIN De gauche à droite : LAURENT INARD, ANDRÉ GUIRAUD, MARC PERE, ERIC ZANIN, FRANÇOIS BERTRAND, RAPHAËL DUFLOS ET GIL BOUSQUET.Luc Kempenich, Associé Mazars du Bureau de Toulouse et l’un des initiateurs du Club Aéro, conclut cettematinée de débats en remerciant chaleureusement les différents animateurs, représentants de grandsgroupes industriels, du pôle de compétitivité Aerospace Valley et experts Mazars, pour leurs témoignages.Ces échanges ont offert aux différents acteurs de l’aéronautique présents à cette table ronde, une vision clairesur les meilleures pratiques et pièges à éviter dans le cadre de stratégies de développement à l’international.M. Kempenich apporte le mot de la fin en donnant rendez-vous aux industriels, sous-traitants, prestataires,institutionnels, financiers et investisseurs spécialisés du secteur de l’aéronautique pour la prochaine éditiondu Club Aéro qui se tiendra au second semestre 2013 en région Midi-Pyrénées.18 LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION
  19. 19. LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUEDÉFENSE ESPACE DE MAZARSQue ce soit en tant que commissaire aux comptes ou conseil de nombreux acteurs dusecteur aéronautique Défense Espace, aussi bien auprès des PME, des ETI que des grandsgroupes cotés et non cotés, Mazars est un observateur passionné des enjeux de la filièreet un acteur résolument engagé au service des industriels.C’est dans ce contexte qu’est né en 2009 le Club Aéro Mazars, à l’initiative d’associés deMazars spécialistes de la filière ADE à Toulouse et à Paris.Le Club Aéro organise des conférences / débats à fréquence régulière, en s’appuyant surla capacité de Mazars à mobiliser des intervenants d’horizons variés sur des thématiquesd’actualité et permettant un échange de points de vue complémentaires et innovants.MAZARS EST UNE ORGANISATION INTERNATIONALE, COMPTES, ET EXPERTISE COMPTABLE, SOCIALE ETINTÉGRÉE ET INDÉPENDANTE, SPÉCIALISÉE DANS FISCALE. LE BUREAU INTERVIENT SUR LE SUD OUESTL’AUDIT, LE CONSEIL ET LES SERVICES COMPTABLES, DE LA FRANCE.FISCAUX ET JURIDIQUES. MAZARS S’IMPOSE AINSI COMME UN VÉRITABLEMAZARS FÉDÈRE PLUS DE 13 500 PROFESSIONNELS, CHALLENGER INTERNATIONAL CAPABLE DE PROPOSER,DANS LES 71 PAYS QUI COMPOSENT SON PARTNERSHIP GRÂCE À SON ORGANISATION MULTICULTURELLE ETINTÉGRÉ, EN EUROPE, EN AFRIQUE, AU MOYEN-ORIENT, SA GAMME COMPLÈTE DE SERVICES, DES SOLUTIONSEN ASIE-PACIFIQUE, EN AMÉRIQUE DU NORD ET EN SOUPLES ET SUR-MESURE AUX GRANDES SOCIÉTÉSAMÉRIQUE LATINE. MAZARS TOULOUSE RASSEMBLE INTERNATIONALES ET AUX PME QU’IL ACCOMPAGNE65 COLLABORATEURS EN AUDIT, COMMISSARIAT AUX DANS LEUR DÉVELOPPEMENT. LOW COST ET DOLLAR, LES ACTEURS DE LA FILIÈRE AÉRONAUTIQUE AU CŒUR DE L’INTERNATIONALISATION 19
  20. 20. Mazars est présent sur les 5 continents.CONTACTSMazarsFilière Aéronautique Défense EspaceJean-Louis SIMONAssocié, ParisTél. : +33 1 49 97 63 01jean-louis.simon@mazars.frGaël LAMANTAssocié, ParisTél. : +33 1 49 97 45 10gael.lamant@mazars.frLuc KEMPENICHAssocié, ToulouseTél. : +33 5 62 73 44 20luc.kempenich@mazars.frLaurent INARDAssocié, département Financial Advisory ServicesTél. : +33 1 49 97 62 98laurent.inard@mazars.frKamal MOKDADAssocié, Casablanca, MarocTél. : +212 5 22 23 75 31kamal.mokdad@mazars.maFlorence PINOTAssocié, Moscou, RussieTél. : +7 495 792 52 45florence.pinot-hervy@mazars.ruBureau de Paris :61, rue Henri Regnault92075 Paris-La DéfenseTél. : +33 1 49 97 60 00Fax : +33 1 49 97 60 01Bureau de Toulouse :Green Park III298 allée du Lac31670 LabègeTél. : +33 5 62 73 44 00Fax : +33 5 62 73 44 11Mazars Group Communication Plus d’informations surBROCH 93 - FR -01/13 / Photos © Thinkstock www.mazars.fr/ADE

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