Ce que les exportateurs doivent savoir sur les marches

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L’exportation est d’une importance vitale pour la réussite à long terme de la plupart des entreprises canadiennes. La part de l’exportation dans l’économie du pays a augmenté rapidement au fil des ans, et cette progression devrait continuer. Une stratégie d’exportation adaptée à vos besoins et une bonne compréhension des marchés étrangers sont essentielles à la croissance et à la réussite de votre entreprise sur la scène internationale.

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  • L’exportation est d’une importance vitale pour la réussite à long terme de la plupart des entreprises canadiennes. La part de l’exportation dans l’économie du pays a augmenté rapidement au fil des ans, et cette progression devrait continuer. Une stratégie d’exportation adaptée à vos besoins et une bonne compréhension des marchés étrangers sont essentielles à la croissance et à la réussite de votre entreprise sur la scène internationale.
  • Exporter sur de nouveaux marchés, c’est bon pour vos affaires. Si votre entreprise offre un produit ou un service de première classe, vous lancer dans le commerce mondial pourrait être l’une des meilleures décisions de votre vie. Et il n’y a pas que les grandes entreprises qui peuvent réussir. Au Canada, ce sont surtout les PME qui exportent; elles proviennent de tous les secteurs et sont établies sur une multitude de marchés étrangers, des États-Unis à la Corée du Sud. Si vous n’exportez pas, vous passez à côté d’un grand potentiel de croissance et augmentez le risque à long terme pour votre entreprise. Pourquoi? Parce que nous évoluons sur un marché mondial, et que les entreprises canadiennes doivent concurrencer des entreprises chevronnées du monde entier. L’heure est donc venue d’élaborer un plan de mondialisation ou d’expansion, si vous exportez déjà.  
     
  • Beaucoup d’études montrent que les entreprises qui exportent réussissent mieux que les autres : elles enregistrent une croissance des ventes de 20 % supérieure, sans compter qu’elles sont 30 % plus productives et 25 % plus novatrices. L’exportation est un gage d’amélioration, de solidité et de croissance.
  • Le taux de rendement moyen cumulatif sur trois ans après un premier appel public à l’épargne est de seulement 15 % pour les non-exportateurs, contre 45 % pour les exportateurs.
  • En outre, comme le risque de concentration est moins grand pour les exportateurs – ils ne dépendent ni d’un seul marché ni d’un seul cycle conjoncturel –, on constate 20 % moins de volatilité, ou de hauts et de bas, dans leurs activités. De nombreuses études indiquent clairement que l’exportation améliore tant le taux de survie que la longévité des entreprises.
  • Le fait de diversifier ses activités en faisant des affaires à l’étranger peut générer d’énormes bénéfices. Mais l’une des questions que les entreprises canadiennes nous posent le plus souvent, c’est « comment déterminer quels marchés conviennent le mieux à mon entreprise? ». C’est une très bonne question, car pour réussir dans le commerce international, il faut relever de nombreux nouveaux défis financiers, logistiques et sur le plan du marketing.

    S’établir sur un marché étranger demande une bonne préparation ainsi qu’un engagement à long terme. 

    Prendre de l’expansion sur la scène mondiale génère certes d’importantes possibilités, mais il vous faut aussi prendre des mesures pour maximiser ces possibilités tout en minimisant vos risques.
  • Vous devrez vous renseigner; en effet, chaque marché a ses propres caractéristiques, que vous devrez analyser en profondeur pour déterminer s’il recèle un potentiel pour votre entreprise. Il est important de chercher des débouchés, certes, mais vous devez également examiner les obstacles d’accès au marché et les risques. Vous devrez sans doute effectuer quelques recherches pour déterminer s’il vous faut adapter votre produit à la langue ou la culture locale. Il est essentiel de bien connaître vos concurrents – qui ils sont et où ils font des affaires – pour formuler vos plans et votre proposition de vente unique.
  • Vous devrez vous renseigner au sujet des règlements sur la conformité des produits et des lois fiscales. Déployer une stratégie d’entrée sur le marché bien réfléchie à mesure que votre entreprise prend de l’expansion vous permettra d’économiser temps et argent. Prenez le temps de bien comprendre le marché à l’exportation que vous ciblez. L’économie est-elle stable ou en croissance? Quels sont les niveaux de revenu? Et, surtout, quels sont les risques en jeu?
  • Le commerce à l’étranger, surtout sur les marchés émergents, comporte toujours certains risques. Les analystes en commerce regroupent ces dangers potentiels sous la dénomination « risque pays », soit le risque global, dans un pays donné, qu’un événement ou une situation quelconque vous empêche d’être payé ou d’exécuter un contrat.

    Les analystes divisent souvent les risques de marché en deux catégories. D’abord, il y a les risques économiques et financiers; parmi les plus courants, notons le non-paiement, les problèmes liés à l’exécution du contrat, les appels injustifiés et les fluctuations de change.
  • Ensuite, il y a les risques politiques. Certains marchés, surtout les marchés émergents, peuvent connaître plus de bouleversements politiques et de changements réglementaires que le Canada, et ces situations peuvent avoir une incidence sur vos activités, notamment les modifications aux lois ou aux exigences de conformité, l’expropriation d’actifs et l’impossibilité de transférer l’argent hors du pays.

    Des changements soudains ou de nouvelles restrictions dans le pays dans lequel vous faites des affaires peuvent porter un très dur coup à vos plans d’affaires. La rupture d’un contrat par un gouvernement peut aussi grever votre rentabilité. Et que dire des risques que vous courrez si des actes de violence ou de corruption politiques sont commis au moment où vous décidez de rapatrier vos stocks au Canada.

    Vous noterez que la distinction entre ces deux catégories est moins nette qu’auparavant. Par exemple, un client pourrait vous payer en retard même s’il a les fonds nécessaires, simplement parce qu’un nouveau règlement local en a entravé le transfert.

    Heureusement, tous ces risques peuvent être gérés et atténués pour qu’ils ne vous empêchent pas de pénétrer un nouveau marché. Nous verrons ce que vous pouvez faire à ce sujet un peu plus tard.
  • Maintenant que nous avons une meilleure idée des questions à se poser avant de se lancer sur un nouveau marché, examinons de plus près les trois principaux marchés pour les exportateurs canadiens.
  • Quels sont les trois principaux marchés pour les exportateurs canadiens? Vous avez probablement deviné que les États-Unis sont en tête, mais peut-être êtes-vous étonné de constater que même dans un marché mondial de plus en plus intégré, ce pays reçoit toujours plus des trois quarts des exportations canadiennes. Loin derrière se trouvent la Chine et le Royaume-Uni, respectivement en deuxième et en troisième place avec seulement 4 % et 3 %.
  • Chaque marché présente des avantages et des inconvénients distincts pour les exportateurs canadiens. Tous les pays sont naturellement portés à faire du commerce avec les États-Unis, car il s’agit de l’une des plus grandes économies et ses habitants consomment énormément. Le pays occupe le septième rang mondial sur le plan de la facilité de faire des affaires. Comme nous sommes voisins, les États-Unis sont synonymes de familiarité et de proximité, sans compter que nous avons une langue commune, possédons des cultures semblables et disposons d’un accord de libre-échange. Il n’est donc pas étonnant que les entreprises canadiennes y vendent chaque année l’équivalent de 233 milliards de dollars en biens et en services. 
  • La croissance devrait rester vigoureuse dans les prochaines années, principalement grâce aux facteurs fondamentaux favorisant une forte demande intérieure, surtout la consommation des ménages et la relance du marché de l’habitation. L’économie se porte de mieux en mieux, et le secteur privé est solide. Par ailleurs, on trouve des débouchés dans pratiquement tous les secteurs pour les entreprises canadiennes, particulièrement l’aéronautique, l’automobile, les technologies et les biens et services de consommation.
  • Comme pour tous les marchés, les entreprises doivent surmonter certains défis lorsqu’elles exportent vers les États-Unis. D’abord, nos deux pays se ressemblent tellement que beaucoup d’entreprises se sentent faussement en sécurité, car elles croient que faire des affaires aux États-Unis n’est pas plus risqué qu’au Canada. Nous oublions qu’il s’agit d’un pays étranger, qui comporte tous les risques habituels : fluctuations de change, différends contractuels, et problèmes de logistique et de conformité. Pour les exportateurs canadiens, le principal risque est le non-paiement. Bien qu’il soit beaucoup plus faible que dans bien d’autres marchés, les sociétés américaines ne sont pas à l’abri de la faillite, et les fournisseurs canadiens ne se font alors pas payer. La prudence demeure de mise.

    Ensuite, il est devenu plus difficile d’entrer aux États-Unis étant donné que la sécurité à la frontière a été resserrée au cours des dernières années. Les voyageurs d’affaires doivent donc examiner attentivement les exigences d’entrée aux États-Unis relatives au passeport, au visa et à tout autre document requis. Il en va de même pour tous les règlements, notamment en matière de fiscalité et de conformité; vous devrez examiner attentivement ces questions complexes.

    De plus, il s’agit d’un marché très concurrentiel, où l’innovation et la recherche et le développement sont à l’honneur. Il est sage de vous assurer que votre produit a un avantage concurrentiel précis; essayez de vous spécialiser et d’offrir des solutions uniques (ou plus abordables).
  • Par ailleurs, en raison des politiques « Achetez américain », il peut être plus difficile de faire concurrence aux entreprises locales. Ainsi, comme dans les autres marchés étrangers, il est avantageux d’y établir une présence locale. En outre, la valeur du dollar américain peut réduire votre marge bénéficiaire ou compliquer la tarification. Enfin, même si nous connaissons bien les États-Unis, certaines entreprises font l’erreur de voir le pays comme un seul grand marché homogène, ce qu’il n’est pas puisqu’il existe des différences notables entre les États et les régions du pays.
  • Les États-Unis sont en fait une mosaïque de petits marchés. Bien qu’ils aient beaucoup de points en commun, ils présentent aussi des caractéristiques qui leur sont propres : présence d’industries particulières, différences dans les goûts des consommateurs, richesse ou pauvreté dans la région, climat, tendances politiques et profil démographique. Si vous comprenez bien les différences et les similitudes qui existent entre les États et que vous en tirez parti, vous améliorerez nettement vos chances de réussite à l’exportation.

    Les États-Unis sont divisés en 11 grandes régions économiques; chacune compte au moins une délégation diplomatique canadienne située dans une grande ville, où une équipe du Service des délégués commerciaux peut prêter main-forte aux exportateurs canadiens. 
  • Passons maintenant à la Chine. Naturellement, le marché est convoité notamment en raison de sa taille. Mais il y a plus que le nombre de consommateurs. Depuis le début de sa libéralisation économique en 1978, la Chine s’est muée en une puissance économique mondiale dans tous les secteurs. Le processus a transformé l’économie, grandement accru la richesse de la population, y compris d’une classe moyenne en plein essor, et favorisé une culture d’entrepreneuriat.

    La Chine continue de gravir les échelons de la chaîne de valeur de la fabrication en développant des industries de haute technologie, en créant des marques connues dans le monde entier et en instaurant un marché de consommation au sein de ses frontières. La croissance exceptionnelle et la nouvelle richesse créent des débouchés dans pratiquement tous les secteurs. Par ailleurs, la croissance urbaine est également en hausse : en effet, entre 10 et 15 millions de Chinois délaissent la campagne et migrent vers la ville chaque année.

    La Chine est membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) depuis 2001. Bien qu’il s’agisse toujours d’un marché très complexe et difficile, il est de plus en plus facile d’y faire des affaires.
  • Même si elle pose certaines difficultés, l’ambitieuse initiative chinoise One Belt, One Road, dans le cadre duquel le gouvernement compte consacrer 1 billion de yuans (160 milliards USD) à de nouveaux projets d’infrastructure, devrait créer des débouchés dans les prochaines années. Au fil de la transformation du pays, celui-ci prévoit offrir plus de services, accroître la recherche et le développement et miser sur l’innovation. Parmi les secteurs où le Canada est bien placé pour répondre à la forte demande, notons l’aéronautique, les technologies de pointe, l’automobile et les poids lourds, les technologies propres, les soins de santé et les autres services.

    Par contre, cette croissance phénoménale a entraîné une surabondance de l’offre dans le secteur immobilier et celui de l’industrie lourde, et leur essor sera donc ralenti.
  • Si vous n’avez encore jamais exporté, pensez-y à deux fois avant de choisir la Chine comme premier marché étranger. Il s’agit d’un pays très complexe, où une foule de pièges guettent les néophytes. Par contre, si vous avez une bonne expérience de l’exportation et êtes déterminé à vous implanter sur ce marché, vous pourriez gagner beaucoup à tenter l’aventure chinoise.

    Exporter en Chine demande du temps, un engagement financier et en ressources humaines ainsi que la capacité de payer des frais de déplacement, de recherche et de marketing, qui peuvent être plutôt élevés. Néanmoins, beaucoup de PME ont prouvé que le jeu en valait la chandelle et qu’elles pouvaient y réussir aussi bien que les grandes entreprises.

    En plus des risques que nous venons de mentionner, une certaine instabilité économique règne dans le pays; en effet, la Chine peine à composer avec la surcapacité et le lourd fardeau de la dette, et la volatilité du yuan entraîne certains risques de crédit et de non-paiement. Nous verrons plus tard comment vous pouvez les gérer.
  • Même si le Royaume-Uni est plus éloigné que les États-Unis, il entretient lui aussi des liens solides avec le Canada, notamment une relation économique étroite. Il s’agit du troisième pays en importance pour le Canada sur le plan du commerce de marchandises, et il présente des débouchés dans beaucoup d’autres secteurs.

    En outre, le Royaume-Uni est un membre solide et fortuné de l’OCDE. Il offre un environnement très convivial et flexible facilitant le commerce et les investissements, ce qui en fait la première destination européenne des investissements canadiens.
  • Comme les conséquences à court et à long terme du Brexit sont encore à l’étude, une certaine incertitude plane sur les futurs débouchés au Royaume-Uni. L’or est depuis longtemps le produit canadien le plus exporté vers ce pays, et la baisse des importations pourrait n’avoir aucune incidence sur cette industrie.

    Par ailleurs, on trouve des débouchés dans plusieurs secteurs, des technologies propres aux technologies médicales, et les nouvelles mesures de stimulation économique pourraient en ouvrir d’autres.
  • Bien que nous ayons toujours bon espoir que le marché britannique continuera d’offrir d’excellents débouchés pour les entreprises canadiennes, les conséquences du Brexit ne sont pas encore toutes connues. Depuis le vote, l’économie du pays tourne au ralenti, ce qui devrait continuer en 2017 en raison de la volatilité que connaît la livre sterling. À plus long terme, le Royaume-Uni pourrait perdre son accès inconditionnel au marché européen, et Londres, son statut de pôle financier mondial. Il vaut mieux demeurer prudent pendant que les répercussions continuent de se faire sentir au pays.

    Parmi les autres points à prendre en considération, mentionnons le respect des normes réglementaires et de toutes les exigences européennes applicables à votre produit en matière de santé, de sécurité, de rendement et d’environnement. Par ailleurs, l’établissement de lignes de crédit auprès d’une banque locale peut être difficile si vous n’avez pas d’antécédents financiers au Royaume-Uni.


  • En regardant au-delà des grandes économies mondiales, nous pouvons découvrir d’autres occasions de croissance. Sortons des sentiers battus et examinons de plus près ce que nous appelons les marchés frontaliers. Pour déterminer où se trouvent les meilleurs débouchés pour les exportateurs, EDC tient compte de quatre grands facteurs : les risques, la demande, la capacité concurrentielle et les capacités canadiennes.

    Visionnons maintenant une courte vidéo qui explique tout cela plus en détail.

  • <<En mode présentation, cliquez sur l’image pour visionner la vidéo sur YouTube>>
  • Notre recherche a démontré que ces marchés sont les plus prometteurs pour les entreprises canadiennes.

    En raison de l’augmentation des revenus, de l’accroissement de la population et de l’évolution démographique, une forte hausse des dépenses dans les produits alimentaires, les vêtements, les biens de consommation et le matériel de transport a été observée au cours des cinq dernières années sur ces marchés.

    Par contre, il ne faut surtout pas oublier que les marchés frontaliers ne sont pas toujours parfaits. Chaque pays comporte ses propres risques, qui doivent être repérés, surveillés et atténués, dans la mesure du possible. Toutefois, quand ces risques sont bien gérés grâce à la recherche, le jeu peut en valoir amplement la chandelle.
  • Voyons maintenant de plus près les trois principaux marchés frontières. Selon EDC, ce sont la Thaïlande, l’Afrique du Sud et les Philippines qui recèlent le meilleur potentiel. Chaque pays offre des débouchés uniques pour les entreprises canadiennes comme la vôtre. Commençons par la Thaïlande.
  • Deuxième économie de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE), la Thaïlande présente un fort potentiel économique pour les entreprises canadiennes. Le marché dispose d’infrastructures relativement solides, de politiques qui encouragent les investissements et d’un emplacement stratégique pour le commerce avec d’autres pays de l’Asie du Sud-Est.

    Située au coeur de l’Asie du Sud-Est, la Thaïlance présente un vaste éventail de débouchés d’exportation et de commerce pour les entreprises canadiennes dans de multiples secteurs.
  • En Thaïlande, il y a une demande de plus en plus forte pour divers produits et services à laquelle les entreprises canadiennes peuvent répondre. Les secteurs présentant depuis longtemps d’excellents débouchés pour les exportateurs canadiens sont l’agriculture, le pétrole et le gaz naturel, et les services.

    Plus récemment, en raison de l’enrichissement des consommateurs et de la conjoncture économique, la demande s’est accrue pour les produits alimentaires manufacturés, dont les ventes au détail ont constamment affiché une croissance à deux chiffres. Par ailleurs, grâce à une plus grande prospérité économique et à la volonté du pays de se doter de meilleures infrastructures, les ventes de matériel de transport ont enregistré une hausse annuelle moyenne de 50 % dans les cinq dernières années. En outre, les entreprises de télécommunications thaïlandaises étant en période de mises à niveau et d’expansions majeures, le secteur des technologies de l’information et des communications offre de nombreuses possibilités.

    L’énergie renouvelable, particulièrement les technologies propres, est un autre secteur dynamique. Le gouvernement thaïlandais a de plus en plus à cœur la protection de l’environnement et la diversification de son portefeuille énergétique. Grâce à leur technologie novatrice et à leurs produits de qualité, les entreprises canadiennes constituent un choix naturel. Enfin, les infrastructures, principalement les secteurs ferroviaire et aéronautique, se développent également grâce au nombre croissant de Thaïlandais ayant les moyens de voyager.
  • Comme je l’ai dit plus tôt, aucun marché n’est parfait, et il est important de connaître les difficultés et de se préparer pour pouvoir gérer et atténuer les risques. L’instabilité politique demeure un problème en Thaïlande, et les dernières années ont été marquées par de multiples coups d’État, manifestations et troubles civils. Parmi les autres difficultés, notons la concurrence féroce des entreprises japonaises, coréennes, européennes et américaines, et les risques d’atteinte au droit d’auteur et de contrefaçon de brevet.

    Vous pouvez atténuer ces risques en usant d’extrême prudence à la signature de contrats, en prenant le temps de connaître le marché et en établissant une présence sur place avec de bons partenaires locaux, qui peuvent faire partie de votre stratégie de croissance. Encore une fois, soyez très prudent quand vous signez un contrat, et assurez-vous qu’il perdure malgré les changements de gouvernement.
  • Le Forum économique mondial a classé le pays 49e sur 140 pour la compétitivité et 12e pour le développement des marchés financiers. L’Afrique du Sud héberge les plus grandes banques commerciales du continent et plus de 40 % des entreprises africaines cotées en bourse. Son environnement d’affaires, le plus novateur et sophistiqué d’Afrique, est au 36e rang mondial. Le pays est une porte d’entrée pour le commerce en Afrique subsaharienne.

    Bien que l’Afrique ne représente qu’une toute petite part du commerce international et des chaînes de valeur mondiales, l’Afrique du Sud joue un rôle économique central pour les pays voisins.

    La délégation d’EDC à Johannesburg prévoit établir des relations avec les grandes entreprises sud-africaines qui contrôlent les chaînes d’approvisionnement de la région subsaharienne. Au cours des cinq dernières années, EDC a facilité l’équivalent de 7,4 milliards de dollars américains en activités commerciales entre des entreprises africaines et canadiennes.
  • Les principaux secteurs où les besoins des entreprises africaines cadrent bien avec l’expertise canadienne sont les industries extractives (exploitation minière, pétrole et gaz naturel, ressources naturelles), les infrastructures (génie des routes et des ports), les télécommunications, les technologies propres, le transport et l’agriculture. En outre, l’industrie légère ainsi que les soins de santé et les sciences de la vie sont des secteurs émergents dans la mire d’EDC à moyen terme.

    Par ailleurs, les mets préparés, les produits biologiques et naturels, les aliments de spécialité et les grignotines ainsi que les produits de boulangerie raffinés sont de plus en plus prisés par la population.

    L’Afrique du Sud a longtemps été dépendante de l’énergie produite au charbon, ce qui l’amène aujourd’hui à exploiter davantage les technologies renouvelables et à haute efficacité énergétique. Ce changement provoquera une hausse de la demande des dispositifs photovoltaïques et éoliens, des convertisseurs héliothermiques ainsi que des matériaux et des technologies de construction propre, comme les murs et les toits verts, les fenêtres à haut rendement énergétique, les dispositifs pare-soleil, les revêtements perméables, les technologies de valorisation de l’eau et les panneaux isolants structuraux.

  • Comme l’accès au financement est la plus grande difficulté pour les commerçants en Afrique, le secteur financier sud-africain de pointe est un maillon essentiel pour les activités commerciales régionales et une occasion en or pour les institutions financières mondiales présentes dans la région. Bien que les coûts commerciaux en Afrique restent parmi les plus élevés au monde, les infrastructures de transport de qualité de l’Afrique du Sud, notamment à Durban, le port le plus achalandé du sous-continent, font en sorte que le pays demeure l’option la plus abordable en Afrique.

    Grâce à ces caractéristiques, l’avenir s’annonce prometteur, et c’est pourquoi EDC a ouvert un bureau à Johannesburg.
  • Jetons maintenant un coup d’oeil aux Philippines. Grâce à la forte croissance de 6,5 % de son PIB, les Philippines constituent un marché attrayant depuis quelques années. Cette croissance, qui devrait se poursuivre, s’explique par l’enrichissement des consommateurs, l’augmentation des envois de fonds et un nouvel intérêt pour l’investissement à l’étranger. Le pays compte un grand bassin de 100 millions de consommateurs, dont l’âge médian est de seulement 23 ans. En outre, beaucoup de Philippins parlent anglais.
  • Toutefois, si vous êtes prêt à investir temps et efforts, le marché philippin regorge de débouchés. Le pays affiche en effet une croissance annuelle de 20 % dans le secteur des produits alimentaires ainsi qu’une croissance phénoménale dans les secteurs de l’agroalimentaire, des vêtements et des transports.

    Par ailleurs, le pays investit dans la construction de nouvelles routes et le prolongement de routes existantes, les aéroports civils, les réseaux ferroviaires, les ports maritimes, les centrales électriques et les réseaux de distribution, ce qui facilitera les exportations.

    Nos représentants régionaux ont tissé des relations stratégiques avec de grands acheteurs de secteurs névralgiques sur ce marché, en plus d’y établir un vaste réseau de personnes-ressources locales.
  • Même si le gouvernement a fait de réels progrès dans la lutte contre la corruption, il y a encore du travail à faire. La direction des entreprises canadiennes doit s’engager à s’investir dans cette lutte et élaborer un solide programme de conformité pour éviter la corruption ainsi qu’effectuer des contrôles internes pour déceler et prévenir les pots-de-vin.

    Même si l’environnement commercial des Philippines s’est amélioré ces dernières années, l’infrastructure défaillante, la bureaucratie et les restrictions sur la part des capitaux étrangers dans certains secteurs compliquent les choses. Il est judicieux de collaborer avec de bons partenaires locaux, qui peuvent vous aider à vous retrouver dans le dédale du marché.
  • Une fois votre marché choisi, vous devrez élaborer une stratégie et un plan d’exportation solides et complets. Pour ce faire, vous devrez tenir compte de nombreux facteurs. Parmi les plus importants, notons le fait de déterminer si vous avez besoin d’une stratégie à court ou à long terme pour atteindre vos objectifs d’affaires.
  • Posez-vous d’abord les questions suivantes :

    Combien de temps est-ce que je prévois demeurer sur le marché?
    Est-ce que je compte établir une présence locale?
    Mon produit ou service exige-t-il des modalités de paiement de plus de deux ans?
    Quelle est l’incidence des règlements internationaux sur mon entreprise?
    Quelle est la demande prévue de mon produit ou service?

    En règle générale, si vous prévoyez évoluer sur un marché deux ans ou moins, une stratégie à court terme est préférable.
  • Une stratégie à court terme est tout indiquée si vous comptez vendre des produits ou services, conclure des contrats ou gérer des comptes clients dont les modalités de paiement sont de deux ans ou moins. Voici quelques-uns des principaux facteurs à prendre en considération :

    Fluctuations de change
    Prix et inflation : en quoi les fluctuations de prix et l’inflation auront-elles une incidence sur votre marge bénéficiaire?
    Demande du produit ou du service : étudiez soigneusement le marché où vous envisagez d’exporter. Y a-t-il une demande établie et durable de votre produit?
    Concurrence : votre produit a-t-il un avantage concurrentiel net ou unique? Devrez-vous y apporter des modifications ou en changer le prix afin de le rendre plus attrayant pour les clients étrangers?
  • Les équipes d’experts d’Exportation et développement Canada se renseignent constamment sur les marchés du monde entier. Nous publions ensuite ces données sur notre site Web, où vous pouvez les télécharger gratuitement. Vous trouverez de nombreuses ressources bien structurées sous l’onglet Centre d’expertise du site edc.ca.

    Quatre ressources en particulier vous fourniront les renseignements dont vous avez besoin pour élaborer votre stratégie à court terme.

    Sous l’onglet Analyses et recherches économiques, vous trouverez toutes sortes de documents utiles sur des sujets des plus pertinents pour les exportateurs canadiens. Comme les rapports sont produits chaque semaine, mois ou trimestre, vous pouvez vous y abonner pour les recevoir dans votre boîte de réception.

    Sous le même onglet, vous trouverez l’outil Suivi des produits de base hebdomadaire; vous pouvez consulter le rapport en ligne ou vous y abonner pour le recevoir dans votre boîte de réception. Il vous renseignera sur les tendances actuelles influant sur les produits de base, qui jouent un rôle prépondérant sur la demande dans d’autres secteurs et les activités économiques des marchés.

    Par ailleurs, le rapport Marchés financiers mondiaux, produit toutes les semaines, contient une mine de renseignements sur les principaux indicateurs financiers et de marché dans plus de 50 pays.

    Enfin, l’Analyse trimestrielle des risques pays, mise à jour tous les trimestres, présente un survol de la situation dans plus de 100 pays. L’analyse, qui comporte des graphiques et du texte, vous permet notamment de connaître rapidement les différents facteurs ayant une incidence sur le marché, les risques et les débouchés à court et à plus long terme ainsi que les renseignements essentiels sur les facteurs influant sur les antécédents de paiement et la classification des risques.
  • Une stratégie à long terme pourrait être de mise dans le cas de projets d’envergure s’échelonnant sur plus de deux ans, comme le financement d’aéronefs, les études sismiques, les projets d’infrastructure ou l’expédition d’une grande quantité de biens.

    Dans ce cas, il pourrait être sage d’acquérir des actifs locaux ou d’établir une présence physique sur le marché d’une autre manière. Voici d’autres facteurs à prendre en considération pour déterminer si vous avez besoin d’une stratégie à long terme :

    Les règlements ou les obstacles au commerce : à quel point est-il difficile de faire des affaires dans le pays?
    Y a-t-il des ententes commerciales avec le Canada qui faciliteront les affaires et l’accès au marché?
    L’institutionnalisme, notamment le protectionnisme et le risque d’expropriation : le pays qui vous intéresse pourrait-il implanter des mesures de protectionnisme ou même exproprier votre investissement?
    Demande à long terme du produit ou du service : quelle est la demande à court terme et pour les cinq, dix ou vingt prochaines années?
  • Par ailleurs, le Rapport mondial sur la compétitivité du Forum économique mondial, que vous trouverez sur le site weforum.org, regorge de renseignements utiles sur les marchés, notamment les facteurs de développement économique, qui peuvent vous aider à élaborer votre stratégie d’exportation à court terme.

    La section Analyses et recherches économiques, sous l’onglet Centre d’expertise du site edc.ca, vous aidera à élaborer votre stratégie à long terme. Vous y trouverez plusieurs documents utiles. Par exemple, il se peut fort bien que vous recouriez à l’investissement direct à l’étranger pour diversifier votre chaîne d’approvisionnement ou de valeur et établissiez une présence sur un autre marché, comme l’ouverture d’un bureau ou d’une usine. La publication Chasing the Chain contient de précieux renseignements à ce sujet.
  • Ce que les exportateurs doivent savoir sur les marches

    1. 1. Afrique du Sud • Principales exportations canadiennes en 2015 : lentilles et blé, machinerie de production d’électricité, machinerie électrique, soufre, équipement optique, produits pharmaceutiques, porc • PIB en 2015 : 314,59 milliards de dollars américains • Valeur des exportations canadiennes en 2014 : 440 millions de dollars
    2. 2. Nom Poste Twitter LinkedIn Nom Poste Twitter LinkedIn Nom Poste Twitter LinkedIn

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