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VIAU SER 
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BANQUE LLE QUE CE DE 
SOMMES-NOUS ? 
TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS 
VOULU SAVOIR SUR LES BANQUES 
SANS JAMAIS OSER LE DEMANDER !
Quelle est la place et quel est le rôle 
des banques dans notre société ? 
Et nous, salariés de la banque, au service 
de qui et de quoi sommes-nous ? 
? 
PIB ET DETTE : DES INDICATEURS DISCUTABLES 
PRODUIT INTÉRIEUR BRUT [chiffres 2012 / en milliards d’euros] 
PIB de la France en 2012 2 032,3 Md € 
PIB de l’Union Européenne (27 pays) 12 928,4 Md € 
PIB de la Zone Euro (17 pays) 9 489,8 Md € 
PIB des USA 12 325,7 Md € 
PIB mondial 52 430,5 Md € 
2] Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 
Nous sommes salariés de BPCE, un des quatre grands 
groupes bancaires français avec BNP Paribas, le Crédit 
Agricole et la Société Générale. Mais savons-nous vraiment 
ce qu’il y a derrière ce sigle BPCE, connaissons-nous la 
réalité des grandes banques, comprenons-nous vraiment 
les enjeux des transactions que celles-ci réalisent ? Savons-nous 
en définitive à quoi sert notre travail, à quoi nous 
contribuons au quotidien ? 
Dans une courte présentation, et avec l’aide de quel-ques 
chiffres, nous allons mettre en lumière le poids 
des banques dans l’économie, la nature de leurs acti-vités, 
l’utilité réelle de ces activités et leurs consé-quences 
pour notre vie de tous les jours. Nous poin-terons 
également la responsabilité des banques dans la 
crise qui a suivi la faillite de Lehman Brothers en 2008. 
Enfin, nous présenterons le projet bancaire alternatif 
de Sud BPCE qui définit notre conception de la place et du 
rôle des banques et de leurs salariés dans notre société. 
COMPRENDRE 
PIB, dette sont autant de chiffres avec lesquels 
les gouvernements justifient les politiques d’aus-térité 
qu’ils imposent aujourd’hui aux populations. 
Pourtant, ces chiffres sont loin d’être aussi objectifs 
et indiscutables qu’il y paraît. Par exemple, du fait 
des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs, 
59 % de la dette de la France est illégitime 
selon une étude du Collectif d’Audit Citoyen.1 
1 www.audit-citoyen.org : http://www.audit-citoyen.org/wp-content/uploads/2014/05/note-dette.pdf
LES BANQUES 
SONT PLUS PUISSANTES 
QUE LES ETATS 
À la faveur des différentes lois de libéralisation et de dérégulation qui se sont multipliées 
depuis les années 1980, les banques sont devenues des monstres sans contrôle imposant 
leur volonté à toute la planète. En cas de difficulté, il leur suffit d’invoquer un risque 
menaçant l’ensemble du système bancaire pour obtenir aussitôt le concours financier des 
États. Ce soutien inconditionnel incite les banques à prendre des risques inconsidérés, 
on parle ici d’aléa moral. Nous l’avons vérifié avec la faillite de Dexia qui a vu les États, 
les collectivités et les populations supporter les pertes de cette banque. 
Preuve de cette toute puissance de la finance, des anciens banquiers de Goldman Sachs, Mario 
Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos sont devenus respectivement président de la Banque 
centrale européenne, président du conseil italien et premier ministre de la Grèce… Sans oublier 
François Pérol qui a été directeur de cabinet adjoint de Nicolas Sarkozy 
ministre des finances en 2004, avant de rejoindre la banque Rothschild 
l’année suivante, puis de retrouver Nicolas Sarkozy en 2007 comme 
secrétaire général adjoint à la présidence de la République, et enfin 
prendre la direction du Groupe BPCE en 2009 ! 
À BPCE… 
Pour dénoncer et s’opposer 
à ce pantouflage de François Pérol, 
Sud BPCE a déposé à l’époque une 
plainte pour prise illégale d’intérêt. 
DETTE DE LA FRANCE ET BILAN DE SES BANQUES [chiffres 2012 / en milliards d’euros] 
Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 [3 
DETTE ET BILAN DES BANQUES EUROPÉENNES 
[chiffres 2012 / en milliards d’euros] 
8 600,6 Md € 
Dette des 17 États 
de la Zone Euro 
11 010,5 Md € 
Dette des 27 États 
de l’Union Européenne 
33 919,5 Md €2 
Total des actifs des 
banques de la Zone Euro 
2 008,1 Md € 
Total Bilan 
Crédit Agricole 
1 907,2 Md € 
Total Bilan 
BNP Paribas 
1 250,9 Md € 
Total Bilan 
Société générale 
1 147,5 Md € 
Total Bilan 
BPCE 
1 833,8 Md € 
Dette de la France1 
COMPRENDRE 
Les bilans des banques 
de la zone euro représentent 
quatre fois le total des dettes 
publiques de ces États. 
1 En 2014, la dette de la France a dépassé les 2 023 Md € 
2 Hors Eurosystème, c’est-à-dire hors la BCE et les banques centrales. C’est près de 4 fois le PIB de la Zone euro
LA SPECULATION EST 
L’ACTIVITE PRINCIPALE 
DES BANQUES 
BIEN AVANT LE FINANCEMENT 
DE L’ÉCONOMIE RÉELLE 
Ces quelques chiffres permettent de vérifier que les banques consacrent 
de moins en moins d’argent au financement de l’économie réelle (prêts 
aux ménages et aux entreprises) et préfèrent utiliser les fonds qu’elles 
collectent pour des placements spéculatifs. 
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PART DES ACTIFS DE L’ENSEMBLE DES ÉTABLISSEMENTS 
BANCAIRES FRANÇAIS CONSACRÉE AUX CRÉDITS 
1980 
2011 
4] Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 
84 % 
29 % 
TRANSACTIONS FINANCIÈRES DANS L’ÉCONOMIE MONDIALE 
1990 
15,3 fois le pib mondial 
2009 73,5 fois le pib mondial 
TRANSACTIONS FINANCIÈRES EN EUROPE ET EN AMÉRIQUE DU NORD 
2007 100 fois le pib europe 
+amérique du nord 
TRANSACTIONS DE CHANGE MONDIAL 
2007 70 fois le commerce mondial 
des biens et services 
10 mn 
10 minutes : c’est 
la durée moyenne 
de détention d’un 
actif financier par 
un fonds spéculatif. 
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Montant notionnel 
des instruments dérivés de : 
BNP Paribas en 2012 47 490 Md € 
Deutsche Bank en 2013 54 652 Md € 
Natixis en 2013 7 245 Md € 
PIB mondial 2012 52 430 Md € 
COMPRENDRE 
Le montant notionnel, 
ce sont les sommes 
sur lesquelles portent 
les paris spéculatifs des 
banques avec les produits 
dérivés. La Deutsche Bank 
et BNP Paribas spéculent 
chaque année sur des 
sommes équivalentes 
au PIB mondial ! 
À BPCE… 
En 2013, le président 
du directoire de Natixis 
a touché 1 800 000 € 
(+ 14,8 % par rapport 
à 2012) !
COMPRENDRE 
Ces importantes amendes 
sont le prix payé par les 
banques pour échapper 
à des procès. 
LES BANQUES EXERCENT 
TRES SOUVENT 
LEURS ACTIVITES 
DANS LA PLUS 
GRANDE ILLEGALITE 
À L’AIDE D’OUTILS 
ET DE DISPOSITIFS 
QUI LEUR PERMETTENT 
D’OPTIMISER 
LEURS PROFITS 
Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 [5 
1,1 Md € 
(1,4 Md de 
francs suisses) 
Amende 
payée par UBS 
après un accord 
en 2012 avec les 
autorités américaines, 
britanniques et 
suisses pour son 
implication dans la 
manipulation du Libor. 
1,4 Md € 
(1,920 Md $) 
Amende 
payée par HSBC 
aux autorités 
américaines en 2012 
pour mettre fin 
à des poursuites de 
blanchiment d’argent 
avec l’Iran et les 
cartels mexicains 
de la drogue. 
6,5 Md € 
(8,97 Md $) 
Amende payée 
par BNP Paribas 
aux autorités des USA 
en 2014 pour éviter 
des poursuites rela-tives 
à des violations 
de sanctions. 
12,1 Md € 
(16,65 Md $) 
Amende payée par 
Bank of America 
aux autorités des USA 
en 2014 dans l’affaire 
des subprimes. 
80,1 Md € 
(110 Md $) 
Total des 
amendes payées 
par les banques 
américaines 
entre 2008 et 2014 
pour solder des 
procès relatifs aux 
subprimes. 
AMENDES PAYÉES PAR LES BANQUES [en milliards d’euros] 
A 
trading 
à haute 
fréquence 
permet d’exécuter 
des transactions 
financières en quelques 
millionièmes de seconde. 
67 000 
milliards 
de dollars 
c’est le poids du 
shadow banking system 
(banque de l’ombre) 
en 2011, soit 50 000 
milliards d’euros. 
argent de la drogue 
Selon Antonio Maria Costa1 
(ancien directeur général 
de l’Organisation des Nations 
Unies contre la Drogue et 
le Crime), lors de la crise 
financière de 2007, des crédits 
interbancaires ont été financés 
par des fonds issus du trafic 
de drogue et d’autres activités 
illégales. 
1 Interview donnée à l’hebdomadaire 
autrichien Profil le 29 janvier 2009 
À BPCE… 
Des banques 
du groupe ont été condamnées 
pour la vente de produits 
Doubl’ô, Natixis et d’emprunts 
spéculatifs.
LES BANQUES ET LA 
FINANCE SONT A L’ORIGINE 
DE LA CRISE DE 2007 
DONT ELLES ONT FAIT SUPPORTER LE COÛT 
AUX ÉTATS ET AUX POPULATIONS 
ÉVOLUTION DU RATIO DETTE PUBLIQUE/PIB SUITE AUX AIDES DES ÉTATS 
CONSENTIES AUX BANQUES 
100 % du PIB 
75 % du PIB 
50 % du PIB 
25 % du PIB 
0 % du PIB 
ROYAUME-UNI 
2007 2008 2009 2010 2011 2012 
crise 
financière 
22 000 Md € 
Montant de l’aide 
de la Banque Fédérale 
américaine aux banques 
à l’occasion de la crise 
financière de 2007-2009, 
soit 29 614,4 Md $.1 
5 058,9 Md € 
Montant des aides 
autorisées par la 
Commission européenne 
au secteur financier entre le 
1er octobre 2008 et le 1er octobre 
2012 : c’est 40,3 % du PIB 
de l’Union Européenne. 
1 Selon le Pr. James Felkerson 
6] Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 
IRLANDE ESPAGNE 
COMPRENDRE 
La crise financière s’est prolongée 
dans une crise économique qui a vu 
les États et les institutions imposer des 
politiques d’austérité aux populations. 
A 
À BPCE… 
8 Md € : c’est 
le montant des pertes 
de la banque d’affaires 
Natixis supportées 
par les banques de détail 
du Groupe BPCE. 
6,6 Md € 
Ça coûte cher aux Français ! 
6, 6 Md € : c’est le coût de la faillite 
de Dexia pour l’État français et ses 
contribuables (estimé en 2013) 
+ une garantie de 38,5 Md €donnée 
par la France + 10 Md €de risques 
au titre des prêts toxiques de Dexia 
repris par la France.
LES BANQUES SONT AU SERVICE 
D’UN MODE DE DEVELOPPEMENT 
MORTIFERE 
QUI DÉTRUIT LA PLANÈTE ET JETTE UNE GRANDE 
PARTIE DE LA POPULATION DANS LA MISÈRE À BPCE… 
Si les médias versent des larmes de crocodile après des crises humanitaires, 
telles que celle de Lampedusa en octobre 2013, ou s’étonnent des effets du 
réchauffement climatique, ils se gardent bien d’évoquer la passivité coupable 
des institutions européennes plus promptes à mettre des sommes considérables à disposition 
des banques pour les sauver de leurs errements spéculatifs qu’à secourir les plus démunis 
et à engager la nécessaire transition écologique. 
1 Rapport ‘‘Don’t Bank on the Bomb’’, octobre 2013, IKV Pax Christi et ICAN 
2 Rapport de l’ONG OXFAM 
3 Calcul du magazine Forbes 
4 Selon une étude collective de 22 chercheurs : ‘‘Approaching a state shift in Earth’s biosphere’’, 
Nature, vol. 486, 7 juin 2012 
Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 [7 
A 
Santé 
1/3 de la population 
mondiale n’a pas 
accès aux médica-ments 
essentiels. 
Nourriture 
842 millions 
de personnes 
souffrent de faim 
chronique dans 
le monde. 
Biodiversité 
Les espèces 
vivantes s’éteignent 
aujourd’hui à un 
rythme 10 à 100 fois 
supérieur au rythme 
naturel observé ces 
500 dernières années. 
Pollution 
Depuis 1800, le 
dioxyde de carbone 
dans l’athmosphère 
mondiale a augmenté 
de 35 % du fait 
de la combustion 
des énergies fossiles. 
Inégalités 
En 2013 les 85 
personnes les plus 
riches du monde 
possédaient 
autant de richesses 
que la moitié la plus 
pauvre de la popula-tion, 
soit 3,5 milliards 
de personnes2. 
En 2014, le chiffre 
est passé de 85 à 67 
personnes3. 
CO2 
Le financement de la transition écologique comportant notamment 
la division par 4 des émissions de gaz à effet de serre nécessite un budget 
équivalant à 3 % du PIB européen, soit 350 à 400 milliards 
d’euros par an pendant 10 ans. 
La somme nécessaire pour assurer à la totalité de 
la population mondiale les services sociaux essentiels 
(éducation primaire, santé, eau, assainissement) est de 80 milliards 
de dollars par an pendant 10 ans (soit à peine plus de 0,1% 
du PIB mondial). 2100 C’est l’échéance 
possible de 
l’effondrement 
total et irréversible 
des écosystèmes 
de la planète.4 
Et pourtant, si on voulait… 
1,9 Md $ : 
c’est le montant investi 
par le Groupe BPCE 
dans le financement 
des armes nucléaires.1
LES 10 TRAITS 
PRINCIPAUX 
DU CAPITALISME 
FINANCIER 
QUI JUSTIFIENT SA NÉCESSAIRE ÉRADICATION 
A 
l’absence de démocratie et de réel contrôle de ce système, 
de ses activités, de ses acteurs, du fait de la collusion de ses dirigeants avec les politiques 
(en 2007, Charles Milhaud, président du directoire de la Caisse Nationale des Caisses 
d’Épargne, cumulait à lui seul 63 mandats dans différents conseils d’administration !). 
l’importance démesurée de quelques banques qui pèsent financièrement 
plus lourd que les États et investissent d’énormes sommes pour l’essentiel 
dans des activités spéculatives. 
l’extrême rapidité avec laquelle ces sommes circulent. 
la spéculation comme motivation essentielle des activités mises en oeuvre. 
la propension à multiplier de nouveaux dispositifs, supports 
et espaces de spéculation : les paradis fiscaux, l’évasion fiscale, la titrisation, 
le trading à haute fréquence, les dettes souveraines, les droits à polluer, les ‘‘obligations 
catastrophes’’(cat bonds en anglais) qui permettent de spéculer sur les catastrophes 
naturelles et les dégâts humains et matériels qu’elles sont susceptibles de générer, etc. 
la possibilité d’exercer des activités dans l’illégalité 
ou dans le cadre d’un système de l’ombre (shadow banking system) sans faire l’objet 
de sanctions dissuasives. 
l’absence d’éthique dans l’exercice d’activités qui vont du blanchiment de l’argent 
de la drogue au financement des industries de l’armement. 
la captation par une minorité d’une part toujours plus grande de la 
richesse produite grâce à l’endettement des populations qui doivent rembourser des 
dettes privées et des dettes publiques dont une bonne part est illégale ou illégitime. 
la privatisation de profits considérables et la socialisation de pertes 
tout aussi considérables qui accroissent les inégalités et jettent dans la pauvreté de 
larges pans de la population. 
la participation à un système économique destructeur de la planète 
et générateur de politiques d’austérité pour les populations. 
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8] Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014
LES PROPOSITIONS DE SUD BPCE 
IL FAUT CHANGER 
DE SYSTÈME BANCAIRE 
Il est temps de substituer à ses fondements que sont la concurrence, 
la déréglementation et l’opacité, d’autres principes tels que la solidarité, 
la réglementation stricte des activités et la transparence. 
)La réforme radicale du système bancaire, 
qui doit s’accompagner d’une réforme fiscale 
non moins radicale, implique un remodelage 
complet des mécanismes financiers : taxations 
des transactions, suppression des marchés de gré 
à gré, interdiction de la titrisation, suppression 
des paradis fiscaux, etc. Autant de mesures qui 
soulignent l’indigence et l’inefficacité des dispo-sitions 
actuelles prises dans le cadre de Bâle III 
et de l’Union économique et monétaire de l’Union 
européenne. 
)Parce que nous considérons que l’épargne, le 
crédit, la sécurité des encaisses monétaires et la 
préservation de l’intégrité du système des paie-ments 
relèvent de l’intérêt général, nous préco-nisons 
la création d’un service public bancaire 
par la socialisation de la totalité des entreprises du 
secteur bancaire et de l’assurance. Des organisa-tions, 
telles ATTAC et le CADTM, des économistes, 
tels Jean-Marie Harribey, Michel Husson et Frédéric 
Lordon, préconisent également la socialisation du 
secteur bancaire. 
)La socialisation signifie que les établissements 
sont placés sous contrôle citoyen associant les sala-riés, 
les clients, les élus locaux, les associations et 
les représentants des instances bancaires natio-nales 
et régionales. Seule une telle organisation 
permettrait au service bancaire de devenir un véri-table 
outil au service de l’ensemble de la collecti-vité, 
et ne plus être une arme entre les mains de 
quelques spéculateurs qui spolient les populations. 
Dans ces conditions, les employés de banque, enfin 
débarrassés d’une pression incessante pour vendre 
toujours plus, pourraient enfin exercer leur métier : 
conseiller et servir leurs clients. 
) Le projet alternatif de Sud BPCE1 prévoit de 
séparer les banques de financement et d’inves-tissement 
(BFI) des banques de dépôt et d’obliger 
ces banques à respecter un taux obligatoire de 
détention des titres publics. Dans le même temps, 
il implique de retrouver la maîtrise complète 
de la banque centrale afin que la totalité de la 
création monétaire et de la politique monétaire 
soit contrôlée collectivement. 
1 http://www.sudbpce.com/files/2013/01/2012-projet-bancaire-alternatif-definitif.pdf 
VERS UNE REFONTE RADICALE 
La crise provoquée par les banques en 2007 
et les multiples scandales mis au jour ces dernières 
années démontrent que le système financier actuel 
doit être entièrement remis en cause, non dans 
le cadre d’un simple réaménagement, mais au moyen 
d’une refonte radicale. 
Un tel système bancaire socialisé 
devrait être l’outil du financement 
du projet essentiel des années qui 
viennent : la transition écologique. 
Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 [9
actif du bilan d’une banque 
Il comprend tous les biens et droits que possède une 
banque. La banque emploie essentiellement ses fonds 
(actifs) pour consentir des crédits et effectuer des place-ments 
financiers. 
aléa moral 
L’aléa moral consiste dans le fait qu’une personne ou une 
entreprise assurée contre un risque se comporte de ma-nière 
plus aventureuse que si elle était totalement exposée 
à ce risque, car si ce dernier survient elle escompte que 
ses pertes seront prises en charge par une autre entité 
ou institution. 
bilan d’une banque 
Document de synthèse qui regroupe à une date donnée 
l’ensemble des ressources de la banque, les fonds qu’elle 
a collectés (au passif) et l’ensemble des emplois qu’elle 
en fait (à l’actif). 
dérivés 
Instruments financiers (contrats à terme, options, swaps) 
dont la caractéristique est que leur valeur dérive de celle 
d’un actif sous-jacent (d’où leur nom de produits dérivés). 
Ils ont pour fonction de couvrir les investisseurs contre 
des risques (de marché, de liquidité et de contrepartie 
principalement) mais plus de 90 % de ces produits sont 
utilisés à des seules fins spéculatives. Du fait des montants 
colossaux sur lesquels ils portent (plus de 10 fois le PIB 
mondial) ils sont porteurs de risques considérables. 
hedge funds 
Fonds d’investissement non cotés, peu ou pas réglementés, 
à vocation essentiellement spéculative. 
hors-bilan bancaire 
Il assure le suivi comptable des activités qui n’impliquent 
pas un décaissement ou un encaissement de la part de 
la banque (par exemple des opérations de crédit-bail, de 
garantie ou de swaps de taux d’intérêt), mais qui font courir 
à celle-ci un certain nombre de risques susceptibles d’af-fecter 
son bilan au travers d’une dépréciation d’actifs. 
libor (london interbank offered rate, 
taux interbancaire proposé à londres) 
Taux moyen établi quotidiennement à partir des transac-tions 
réalisées par un panel de 18 grandes banques parmi 
les plus représentatives de la Zone Euro. Il existe plusieurs 
LIBOR concernant une dizaine de devises différentes et une 
quinzaine de durées allant d’un jour à douze mois. 
notionnel 
Capital théorique sur lequel porte l’engagement pris 
par deux parties sur un contrat dérivé, c’est le plafond 
garanti de l’assurance ou, dit d’une autre manière, les 
sommes sur lesquelles portent les paris spéculatifs des 
banques avec les produits dérivés. 
obligation catastrophe (ou cat bond) 
Obligation à haut rendement généralement émise par 
une compagnie d’assurance ou de réassurance. En cas de 
survenance d’un sinistre prédéfini (tremblement de terre, 
ouragan, raz de marée, etc..), le détenteur de l’obligation 
perd tout ou partie des intérêts, voire du nominal de l’obli-gation. 
Ce produit permet aux compagnies d’assurance et 
surtout de réassurance de faire supporter par des tiers 
une partie des risques liés à ces événements exceptionnels 
et donc réduire leurs propres risques. 
pantouflage 
Délit consistant pour un haut fonctionnaire à rejoindre une 
entreprise privée moins de trois ans après en avoir eu le 
contrôle ou la surveillance lorsqu’il était dans la fonction 
publique. 
passif du bilan d’une banque 
Ensemble des ressources de la banque parmi lesquelles 
figurent notamment ses fonds propres. 
pib (produit intérieur brut) 
Somme des valeurs ajoutées de toutes les entreprises 
situées sur le territoire national. 
shadow banking system 
(système bancaire de l’ombre) 
Activités menées par des entités qui ne reçoivent pas de 
dépôts et qui échappent à la réglementation bancaire et 
souvent à la fiscalité. Parmi ces entités, on trouve les fonds 
monétaires, les hedge funds, des ‘‘véhicules spéciaux de 
titrisation’’, des fonds de pension et des banques d’affaires 
(comme Lehman Brothers et Bear Stearns, deux banques 
qui ont fait faillite). 
subprimes 
Emprunts risqués proposés par les banques américaines à 
des emprunteurs peu solvables en contrepartie d’un taux 
élevé. Pour se débarrasser du risque, les banques prê-teuses 
titrisaient ces prêts pour les revendre à d’autres 
banques, des fonds de placement ou des sociétés d’assu-rances. 
titrisation 
Activité consistant pour une banque à transformer les 
crédits qu’elle a consentis en des titres destinés à être 
revendus afin de diminuer l’actif de son bilan. 
trading à haute fréquence 
Activité consistant à exécuter à grande vitesse des tran-sactions 
financières grâce à des logiciels informatiques 
ayant recours à des algorithmes. 
union européenne 
Association de 28 États européens qui délèguent par trai-té 
l’exercice de certaines compétences (notamment en 
matière financière, économique et sociale) à des organes 
communs. 
zone euro 
(union économique et monétaire) 
Zone monétaire regroupant 18 pays de l’Union européenne 
qui ont adopté l’euro comme monnaie unique et qui ac-ceptent 
de se plier aux critères dits de convergence du 
traité de Maastricht. 
LEXIQUE 
10] Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014
POUR ALLER PLUS LOIN 
Note : les chiffres communiqués dans cette plaquette proviennent de documents officiels de la Banque centrale euro-péenne, 
de la Réserve fédérale américaine, de la Banque des règlements internationaux, des banques privées, de la FAO 
(Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), d’Oxfam, du Comité pour l’annulation de la dette 
du Tiers-Monde, de revues spécialisées (Forbes, Nature, etc.) et de la presse financière. 
HEDGEFUNDS 
SPECULATION PROFITS 
Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 [11 
canfin pascal, Ce que les banques vous disent 
et pourquoi il ne faut presque jamais les croire, 
Paris, Les petits matins, 2012. 
chavagneux christian 
et philipponnat thierry, La capture. 
Où l’on verra comment les intérêts financiers ont pris 
le pas sur l’intérêt général et comment mettre fin 
à cette situation, Paris, La Découverte, 2014. 
couppey-soubeyran jézabel 
et nijdam christophe, 
Parlons banque en 30 questions, 
Paris, La documentation Française, 2014. 
gayraud jean-françois, La Grande Fraude. 
Crime, subprimes et crises financières, 
Paris, Odile Jacob, 2011. 
giraud gaël, Illusion financière, Ivry-sur-Seine, 
Les Éditions de l’Atelier/Les Éditions Ouvrières, 2013. 
harribey jean-marie, La richesse, 
la valeur et l’inestimable. Fondements d’une critique 
socio-écologique de l’économie capitaliste, 
Paris, Les Liens qui Libèrent, 2013. 
husson michel, Un pur capitalisme, 
Paris, Cahiers libres Éditions Page deux, 2008. 
jorion paul, www.pauljorion.com/blog 
lordon frédéric, Jusqu’à quand ? Pour en finir 
avec les crises financières, Paris, Raisons d’agir, 2008. 
mediapart, www.mediapart.fr 
montel-dumont olivia (dir.), 
Comprendre les marchés financiers, Paris, 
La documentation Française, 2011. 
scialom laurence, Économie bancaire, 
Paris, La Découverte, 2014. 
simon claude-collectif roosevelt, 
Stop à la dérive des banques et de la finance, 
Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l’Atelier/Les Éditions 
Ouvrières, 2014. 
toussaint éric, Bancocratie, 
Bruxelles, Aden  CADTM, 2014. 
zucman gabriel, La richesse cachée des nations. 
Enquête sur les paradis fiscaux, Paris, Seuil, 2013. 
SUBPRIMES
LES CAPITALISTES 
NOUS COÛTENT CHER 
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Solidaires, Unitaires, Démocratiques 
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Tél. : 01 70 23 53 41 ou 01 42 33 41 62 
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Au service de quel systéme bancaire somme nous ?

  • 1. €€ €€ €€ € € VIAU SER € € € € € € € € €€ € €€€ €€ BANQUE LLE QUE CE DE SOMMES-NOUS ? TOUT CE QUE VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU SAVOIR SUR LES BANQUES SANS JAMAIS OSER LE DEMANDER !
  • 2. Quelle est la place et quel est le rôle des banques dans notre société ? Et nous, salariés de la banque, au service de qui et de quoi sommes-nous ? ? PIB ET DETTE : DES INDICATEURS DISCUTABLES PRODUIT INTÉRIEUR BRUT [chiffres 2012 / en milliards d’euros] PIB de la France en 2012 2 032,3 Md € PIB de l’Union Européenne (27 pays) 12 928,4 Md € PIB de la Zone Euro (17 pays) 9 489,8 Md € PIB des USA 12 325,7 Md € PIB mondial 52 430,5 Md € 2] Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 Nous sommes salariés de BPCE, un des quatre grands groupes bancaires français avec BNP Paribas, le Crédit Agricole et la Société Générale. Mais savons-nous vraiment ce qu’il y a derrière ce sigle BPCE, connaissons-nous la réalité des grandes banques, comprenons-nous vraiment les enjeux des transactions que celles-ci réalisent ? Savons-nous en définitive à quoi sert notre travail, à quoi nous contribuons au quotidien ? Dans une courte présentation, et avec l’aide de quel-ques chiffres, nous allons mettre en lumière le poids des banques dans l’économie, la nature de leurs acti-vités, l’utilité réelle de ces activités et leurs consé-quences pour notre vie de tous les jours. Nous poin-terons également la responsabilité des banques dans la crise qui a suivi la faillite de Lehman Brothers en 2008. Enfin, nous présenterons le projet bancaire alternatif de Sud BPCE qui définit notre conception de la place et du rôle des banques et de leurs salariés dans notre société. COMPRENDRE PIB, dette sont autant de chiffres avec lesquels les gouvernements justifient les politiques d’aus-térité qu’ils imposent aujourd’hui aux populations. Pourtant, ces chiffres sont loin d’être aussi objectifs et indiscutables qu’il y paraît. Par exemple, du fait des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs, 59 % de la dette de la France est illégitime selon une étude du Collectif d’Audit Citoyen.1 1 www.audit-citoyen.org : http://www.audit-citoyen.org/wp-content/uploads/2014/05/note-dette.pdf
  • 3. LES BANQUES SONT PLUS PUISSANTES QUE LES ETATS À la faveur des différentes lois de libéralisation et de dérégulation qui se sont multipliées depuis les années 1980, les banques sont devenues des monstres sans contrôle imposant leur volonté à toute la planète. En cas de difficulté, il leur suffit d’invoquer un risque menaçant l’ensemble du système bancaire pour obtenir aussitôt le concours financier des États. Ce soutien inconditionnel incite les banques à prendre des risques inconsidérés, on parle ici d’aléa moral. Nous l’avons vérifié avec la faillite de Dexia qui a vu les États, les collectivités et les populations supporter les pertes de cette banque. Preuve de cette toute puissance de la finance, des anciens banquiers de Goldman Sachs, Mario Draghi, Mario Monti et Lucas Papadémos sont devenus respectivement président de la Banque centrale européenne, président du conseil italien et premier ministre de la Grèce… Sans oublier François Pérol qui a été directeur de cabinet adjoint de Nicolas Sarkozy ministre des finances en 2004, avant de rejoindre la banque Rothschild l’année suivante, puis de retrouver Nicolas Sarkozy en 2007 comme secrétaire général adjoint à la présidence de la République, et enfin prendre la direction du Groupe BPCE en 2009 ! À BPCE… Pour dénoncer et s’opposer à ce pantouflage de François Pérol, Sud BPCE a déposé à l’époque une plainte pour prise illégale d’intérêt. DETTE DE LA FRANCE ET BILAN DE SES BANQUES [chiffres 2012 / en milliards d’euros] Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 [3 DETTE ET BILAN DES BANQUES EUROPÉENNES [chiffres 2012 / en milliards d’euros] 8 600,6 Md € Dette des 17 États de la Zone Euro 11 010,5 Md € Dette des 27 États de l’Union Européenne 33 919,5 Md €2 Total des actifs des banques de la Zone Euro 2 008,1 Md € Total Bilan Crédit Agricole 1 907,2 Md € Total Bilan BNP Paribas 1 250,9 Md € Total Bilan Société générale 1 147,5 Md € Total Bilan BPCE 1 833,8 Md € Dette de la France1 COMPRENDRE Les bilans des banques de la zone euro représentent quatre fois le total des dettes publiques de ces États. 1 En 2014, la dette de la France a dépassé les 2 023 Md € 2 Hors Eurosystème, c’est-à-dire hors la BCE et les banques centrales. C’est près de 4 fois le PIB de la Zone euro
  • 4. LA SPECULATION EST L’ACTIVITE PRINCIPALE DES BANQUES BIEN AVANT LE FINANCEMENT DE L’ÉCONOMIE RÉELLE Ces quelques chiffres permettent de vérifier que les banques consacrent de moins en moins d’argent au financement de l’économie réelle (prêts aux ménages et aux entreprises) et préfèrent utiliser les fonds qu’elles collectent pour des placements spéculatifs. € €€€ € €€€ €€€ PART DES ACTIFS DE L’ENSEMBLE DES ÉTABLISSEMENTS BANCAIRES FRANÇAIS CONSACRÉE AUX CRÉDITS 1980 2011 4] Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 84 % 29 % TRANSACTIONS FINANCIÈRES DANS L’ÉCONOMIE MONDIALE 1990 15,3 fois le pib mondial 2009 73,5 fois le pib mondial TRANSACTIONS FINANCIÈRES EN EUROPE ET EN AMÉRIQUE DU NORD 2007 100 fois le pib europe +amérique du nord TRANSACTIONS DE CHANGE MONDIAL 2007 70 fois le commerce mondial des biens et services 10 mn 10 minutes : c’est la durée moyenne de détention d’un actif financier par un fonds spéculatif. € € T Montant notionnel des instruments dérivés de : BNP Paribas en 2012 47 490 Md € Deutsche Bank en 2013 54 652 Md € Natixis en 2013 7 245 Md € PIB mondial 2012 52 430 Md € COMPRENDRE Le montant notionnel, ce sont les sommes sur lesquelles portent les paris spéculatifs des banques avec les produits dérivés. La Deutsche Bank et BNP Paribas spéculent chaque année sur des sommes équivalentes au PIB mondial ! À BPCE… En 2013, le président du directoire de Natixis a touché 1 800 000 € (+ 14,8 % par rapport à 2012) !
  • 5. COMPRENDRE Ces importantes amendes sont le prix payé par les banques pour échapper à des procès. LES BANQUES EXERCENT TRES SOUVENT LEURS ACTIVITES DANS LA PLUS GRANDE ILLEGALITE À L’AIDE D’OUTILS ET DE DISPOSITIFS QUI LEUR PERMETTENT D’OPTIMISER LEURS PROFITS Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 [5 1,1 Md € (1,4 Md de francs suisses) Amende payée par UBS après un accord en 2012 avec les autorités américaines, britanniques et suisses pour son implication dans la manipulation du Libor. 1,4 Md € (1,920 Md $) Amende payée par HSBC aux autorités américaines en 2012 pour mettre fin à des poursuites de blanchiment d’argent avec l’Iran et les cartels mexicains de la drogue. 6,5 Md € (8,97 Md $) Amende payée par BNP Paribas aux autorités des USA en 2014 pour éviter des poursuites rela-tives à des violations de sanctions. 12,1 Md € (16,65 Md $) Amende payée par Bank of America aux autorités des USA en 2014 dans l’affaire des subprimes. 80,1 Md € (110 Md $) Total des amendes payées par les banques américaines entre 2008 et 2014 pour solder des procès relatifs aux subprimes. AMENDES PAYÉES PAR LES BANQUES [en milliards d’euros] A trading à haute fréquence permet d’exécuter des transactions financières en quelques millionièmes de seconde. 67 000 milliards de dollars c’est le poids du shadow banking system (banque de l’ombre) en 2011, soit 50 000 milliards d’euros. argent de la drogue Selon Antonio Maria Costa1 (ancien directeur général de l’Organisation des Nations Unies contre la Drogue et le Crime), lors de la crise financière de 2007, des crédits interbancaires ont été financés par des fonds issus du trafic de drogue et d’autres activités illégales. 1 Interview donnée à l’hebdomadaire autrichien Profil le 29 janvier 2009 À BPCE… Des banques du groupe ont été condamnées pour la vente de produits Doubl’ô, Natixis et d’emprunts spéculatifs.
  • 6. LES BANQUES ET LA FINANCE SONT A L’ORIGINE DE LA CRISE DE 2007 DONT ELLES ONT FAIT SUPPORTER LE COÛT AUX ÉTATS ET AUX POPULATIONS ÉVOLUTION DU RATIO DETTE PUBLIQUE/PIB SUITE AUX AIDES DES ÉTATS CONSENTIES AUX BANQUES 100 % du PIB 75 % du PIB 50 % du PIB 25 % du PIB 0 % du PIB ROYAUME-UNI 2007 2008 2009 2010 2011 2012 crise financière 22 000 Md € Montant de l’aide de la Banque Fédérale américaine aux banques à l’occasion de la crise financière de 2007-2009, soit 29 614,4 Md $.1 5 058,9 Md € Montant des aides autorisées par la Commission européenne au secteur financier entre le 1er octobre 2008 et le 1er octobre 2012 : c’est 40,3 % du PIB de l’Union Européenne. 1 Selon le Pr. James Felkerson 6] Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 IRLANDE ESPAGNE COMPRENDRE La crise financière s’est prolongée dans une crise économique qui a vu les États et les institutions imposer des politiques d’austérité aux populations. A À BPCE… 8 Md € : c’est le montant des pertes de la banque d’affaires Natixis supportées par les banques de détail du Groupe BPCE. 6,6 Md € Ça coûte cher aux Français ! 6, 6 Md € : c’est le coût de la faillite de Dexia pour l’État français et ses contribuables (estimé en 2013) + une garantie de 38,5 Md €donnée par la France + 10 Md €de risques au titre des prêts toxiques de Dexia repris par la France.
  • 7. LES BANQUES SONT AU SERVICE D’UN MODE DE DEVELOPPEMENT MORTIFERE QUI DÉTRUIT LA PLANÈTE ET JETTE UNE GRANDE PARTIE DE LA POPULATION DANS LA MISÈRE À BPCE… Si les médias versent des larmes de crocodile après des crises humanitaires, telles que celle de Lampedusa en octobre 2013, ou s’étonnent des effets du réchauffement climatique, ils se gardent bien d’évoquer la passivité coupable des institutions européennes plus promptes à mettre des sommes considérables à disposition des banques pour les sauver de leurs errements spéculatifs qu’à secourir les plus démunis et à engager la nécessaire transition écologique. 1 Rapport ‘‘Don’t Bank on the Bomb’’, octobre 2013, IKV Pax Christi et ICAN 2 Rapport de l’ONG OXFAM 3 Calcul du magazine Forbes 4 Selon une étude collective de 22 chercheurs : ‘‘Approaching a state shift in Earth’s biosphere’’, Nature, vol. 486, 7 juin 2012 Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 [7 A Santé 1/3 de la population mondiale n’a pas accès aux médica-ments essentiels. Nourriture 842 millions de personnes souffrent de faim chronique dans le monde. Biodiversité Les espèces vivantes s’éteignent aujourd’hui à un rythme 10 à 100 fois supérieur au rythme naturel observé ces 500 dernières années. Pollution Depuis 1800, le dioxyde de carbone dans l’athmosphère mondiale a augmenté de 35 % du fait de la combustion des énergies fossiles. Inégalités En 2013 les 85 personnes les plus riches du monde possédaient autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la popula-tion, soit 3,5 milliards de personnes2. En 2014, le chiffre est passé de 85 à 67 personnes3. CO2 Le financement de la transition écologique comportant notamment la division par 4 des émissions de gaz à effet de serre nécessite un budget équivalant à 3 % du PIB européen, soit 350 à 400 milliards d’euros par an pendant 10 ans. La somme nécessaire pour assurer à la totalité de la population mondiale les services sociaux essentiels (éducation primaire, santé, eau, assainissement) est de 80 milliards de dollars par an pendant 10 ans (soit à peine plus de 0,1% du PIB mondial). 2100 C’est l’échéance possible de l’effondrement total et irréversible des écosystèmes de la planète.4 Et pourtant, si on voulait… 1,9 Md $ : c’est le montant investi par le Groupe BPCE dans le financement des armes nucléaires.1
  • 8. LES 10 TRAITS PRINCIPAUX DU CAPITALISME FINANCIER QUI JUSTIFIENT SA NÉCESSAIRE ÉRADICATION A l’absence de démocratie et de réel contrôle de ce système, de ses activités, de ses acteurs, du fait de la collusion de ses dirigeants avec les politiques (en 2007, Charles Milhaud, président du directoire de la Caisse Nationale des Caisses d’Épargne, cumulait à lui seul 63 mandats dans différents conseils d’administration !). l’importance démesurée de quelques banques qui pèsent financièrement plus lourd que les États et investissent d’énormes sommes pour l’essentiel dans des activités spéculatives. l’extrême rapidité avec laquelle ces sommes circulent. la spéculation comme motivation essentielle des activités mises en oeuvre. la propension à multiplier de nouveaux dispositifs, supports et espaces de spéculation : les paradis fiscaux, l’évasion fiscale, la titrisation, le trading à haute fréquence, les dettes souveraines, les droits à polluer, les ‘‘obligations catastrophes’’(cat bonds en anglais) qui permettent de spéculer sur les catastrophes naturelles et les dégâts humains et matériels qu’elles sont susceptibles de générer, etc. la possibilité d’exercer des activités dans l’illégalité ou dans le cadre d’un système de l’ombre (shadow banking system) sans faire l’objet de sanctions dissuasives. l’absence d’éthique dans l’exercice d’activités qui vont du blanchiment de l’argent de la drogue au financement des industries de l’armement. la captation par une minorité d’une part toujours plus grande de la richesse produite grâce à l’endettement des populations qui doivent rembourser des dettes privées et des dettes publiques dont une bonne part est illégale ou illégitime. la privatisation de profits considérables et la socialisation de pertes tout aussi considérables qui accroissent les inégalités et jettent dans la pauvreté de larges pans de la population. la participation à un système économique destructeur de la planète et générateur de politiques d’austérité pour les populations. € € 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 8] Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014
  • 9. LES PROPOSITIONS DE SUD BPCE IL FAUT CHANGER DE SYSTÈME BANCAIRE Il est temps de substituer à ses fondements que sont la concurrence, la déréglementation et l’opacité, d’autres principes tels que la solidarité, la réglementation stricte des activités et la transparence. )La réforme radicale du système bancaire, qui doit s’accompagner d’une réforme fiscale non moins radicale, implique un remodelage complet des mécanismes financiers : taxations des transactions, suppression des marchés de gré à gré, interdiction de la titrisation, suppression des paradis fiscaux, etc. Autant de mesures qui soulignent l’indigence et l’inefficacité des dispo-sitions actuelles prises dans le cadre de Bâle III et de l’Union économique et monétaire de l’Union européenne. )Parce que nous considérons que l’épargne, le crédit, la sécurité des encaisses monétaires et la préservation de l’intégrité du système des paie-ments relèvent de l’intérêt général, nous préco-nisons la création d’un service public bancaire par la socialisation de la totalité des entreprises du secteur bancaire et de l’assurance. Des organisa-tions, telles ATTAC et le CADTM, des économistes, tels Jean-Marie Harribey, Michel Husson et Frédéric Lordon, préconisent également la socialisation du secteur bancaire. )La socialisation signifie que les établissements sont placés sous contrôle citoyen associant les sala-riés, les clients, les élus locaux, les associations et les représentants des instances bancaires natio-nales et régionales. Seule une telle organisation permettrait au service bancaire de devenir un véri-table outil au service de l’ensemble de la collecti-vité, et ne plus être une arme entre les mains de quelques spéculateurs qui spolient les populations. Dans ces conditions, les employés de banque, enfin débarrassés d’une pression incessante pour vendre toujours plus, pourraient enfin exercer leur métier : conseiller et servir leurs clients. ) Le projet alternatif de Sud BPCE1 prévoit de séparer les banques de financement et d’inves-tissement (BFI) des banques de dépôt et d’obliger ces banques à respecter un taux obligatoire de détention des titres publics. Dans le même temps, il implique de retrouver la maîtrise complète de la banque centrale afin que la totalité de la création monétaire et de la politique monétaire soit contrôlée collectivement. 1 http://www.sudbpce.com/files/2013/01/2012-projet-bancaire-alternatif-definitif.pdf VERS UNE REFONTE RADICALE La crise provoquée par les banques en 2007 et les multiples scandales mis au jour ces dernières années démontrent que le système financier actuel doit être entièrement remis en cause, non dans le cadre d’un simple réaménagement, mais au moyen d’une refonte radicale. Un tel système bancaire socialisé devrait être l’outil du financement du projet essentiel des années qui viennent : la transition écologique. Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 [9
  • 10. actif du bilan d’une banque Il comprend tous les biens et droits que possède une banque. La banque emploie essentiellement ses fonds (actifs) pour consentir des crédits et effectuer des place-ments financiers. aléa moral L’aléa moral consiste dans le fait qu’une personne ou une entreprise assurée contre un risque se comporte de ma-nière plus aventureuse que si elle était totalement exposée à ce risque, car si ce dernier survient elle escompte que ses pertes seront prises en charge par une autre entité ou institution. bilan d’une banque Document de synthèse qui regroupe à une date donnée l’ensemble des ressources de la banque, les fonds qu’elle a collectés (au passif) et l’ensemble des emplois qu’elle en fait (à l’actif). dérivés Instruments financiers (contrats à terme, options, swaps) dont la caractéristique est que leur valeur dérive de celle d’un actif sous-jacent (d’où leur nom de produits dérivés). Ils ont pour fonction de couvrir les investisseurs contre des risques (de marché, de liquidité et de contrepartie principalement) mais plus de 90 % de ces produits sont utilisés à des seules fins spéculatives. Du fait des montants colossaux sur lesquels ils portent (plus de 10 fois le PIB mondial) ils sont porteurs de risques considérables. hedge funds Fonds d’investissement non cotés, peu ou pas réglementés, à vocation essentiellement spéculative. hors-bilan bancaire Il assure le suivi comptable des activités qui n’impliquent pas un décaissement ou un encaissement de la part de la banque (par exemple des opérations de crédit-bail, de garantie ou de swaps de taux d’intérêt), mais qui font courir à celle-ci un certain nombre de risques susceptibles d’af-fecter son bilan au travers d’une dépréciation d’actifs. libor (london interbank offered rate, taux interbancaire proposé à londres) Taux moyen établi quotidiennement à partir des transac-tions réalisées par un panel de 18 grandes banques parmi les plus représentatives de la Zone Euro. Il existe plusieurs LIBOR concernant une dizaine de devises différentes et une quinzaine de durées allant d’un jour à douze mois. notionnel Capital théorique sur lequel porte l’engagement pris par deux parties sur un contrat dérivé, c’est le plafond garanti de l’assurance ou, dit d’une autre manière, les sommes sur lesquelles portent les paris spéculatifs des banques avec les produits dérivés. obligation catastrophe (ou cat bond) Obligation à haut rendement généralement émise par une compagnie d’assurance ou de réassurance. En cas de survenance d’un sinistre prédéfini (tremblement de terre, ouragan, raz de marée, etc..), le détenteur de l’obligation perd tout ou partie des intérêts, voire du nominal de l’obli-gation. Ce produit permet aux compagnies d’assurance et surtout de réassurance de faire supporter par des tiers une partie des risques liés à ces événements exceptionnels et donc réduire leurs propres risques. pantouflage Délit consistant pour un haut fonctionnaire à rejoindre une entreprise privée moins de trois ans après en avoir eu le contrôle ou la surveillance lorsqu’il était dans la fonction publique. passif du bilan d’une banque Ensemble des ressources de la banque parmi lesquelles figurent notamment ses fonds propres. pib (produit intérieur brut) Somme des valeurs ajoutées de toutes les entreprises situées sur le territoire national. shadow banking system (système bancaire de l’ombre) Activités menées par des entités qui ne reçoivent pas de dépôts et qui échappent à la réglementation bancaire et souvent à la fiscalité. Parmi ces entités, on trouve les fonds monétaires, les hedge funds, des ‘‘véhicules spéciaux de titrisation’’, des fonds de pension et des banques d’affaires (comme Lehman Brothers et Bear Stearns, deux banques qui ont fait faillite). subprimes Emprunts risqués proposés par les banques américaines à des emprunteurs peu solvables en contrepartie d’un taux élevé. Pour se débarrasser du risque, les banques prê-teuses titrisaient ces prêts pour les revendre à d’autres banques, des fonds de placement ou des sociétés d’assu-rances. titrisation Activité consistant pour une banque à transformer les crédits qu’elle a consentis en des titres destinés à être revendus afin de diminuer l’actif de son bilan. trading à haute fréquence Activité consistant à exécuter à grande vitesse des tran-sactions financières grâce à des logiciels informatiques ayant recours à des algorithmes. union européenne Association de 28 États européens qui délèguent par trai-té l’exercice de certaines compétences (notamment en matière financière, économique et sociale) à des organes communs. zone euro (union économique et monétaire) Zone monétaire regroupant 18 pays de l’Union européenne qui ont adopté l’euro comme monnaie unique et qui ac-ceptent de se plier aux critères dits de convergence du traité de Maastricht. LEXIQUE 10] Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014
  • 11. POUR ALLER PLUS LOIN Note : les chiffres communiqués dans cette plaquette proviennent de documents officiels de la Banque centrale euro-péenne, de la Réserve fédérale américaine, de la Banque des règlements internationaux, des banques privées, de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), d’Oxfam, du Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde, de revues spécialisées (Forbes, Nature, etc.) et de la presse financière. HEDGEFUNDS SPECULATION PROFITS Au service de quelle banque sommes-nous ? – Sud BPCE, 2014 [11 canfin pascal, Ce que les banques vous disent et pourquoi il ne faut presque jamais les croire, Paris, Les petits matins, 2012. chavagneux christian et philipponnat thierry, La capture. Où l’on verra comment les intérêts financiers ont pris le pas sur l’intérêt général et comment mettre fin à cette situation, Paris, La Découverte, 2014. couppey-soubeyran jézabel et nijdam christophe, Parlons banque en 30 questions, Paris, La documentation Française, 2014. gayraud jean-françois, La Grande Fraude. Crime, subprimes et crises financières, Paris, Odile Jacob, 2011. giraud gaël, Illusion financière, Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l’Atelier/Les Éditions Ouvrières, 2013. harribey jean-marie, La richesse, la valeur et l’inestimable. Fondements d’une critique socio-écologique de l’économie capitaliste, Paris, Les Liens qui Libèrent, 2013. husson michel, Un pur capitalisme, Paris, Cahiers libres Éditions Page deux, 2008. jorion paul, www.pauljorion.com/blog lordon frédéric, Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières, Paris, Raisons d’agir, 2008. mediapart, www.mediapart.fr montel-dumont olivia (dir.), Comprendre les marchés financiers, Paris, La documentation Française, 2011. scialom laurence, Économie bancaire, Paris, La Découverte, 2014. simon claude-collectif roosevelt, Stop à la dérive des banques et de la finance, Ivry-sur-Seine, Les Éditions de l’Atelier/Les Éditions Ouvrières, 2014. toussaint éric, Bancocratie, Bruxelles, Aden CADTM, 2014. zucman gabriel, La richesse cachée des nations. Enquête sur les paradis fiscaux, Paris, Seuil, 2013. SUBPRIMES
  • 12. LES CAPITALISTES NOUS COÛTENT CHER www.coupspourcouts.solidaires.org Solidaires, Unitaires, Démocratiques Sud Banques Populaires Caisses d’Épargne, membre de l’Union syndicale Solidaires 24, bd. de l’Hôpital 75005 Paris Tél. : 01 70 23 53 41 ou 01 42 33 41 62 sud.caisse-epargne@orange.fr Facebook : sud bpce www.sudbpce.com Maquette et illustrations : clairerobert.org / Imprimerie Digit’offset (57)