L’APPRÉCIATION DES INVESTISSEMENTS
DANS DIFFÉRENTS SECTEURS
Cas de sociétés dans l’industrie, la distribution et la haute
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 Le capital économique
 L’allocation du capital économique
 Exemples pratiques dans 3 secteurs différents
 Conc...
Deux décisions stratégiques pour les administrateurs et le
directeur financier
 Quel est le niveau de risque acceptable ?...
Quel est le niveau de risque que vous voulez
supporter ?
 Le capital économique est une allocation des
capitaux propres
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Taux de défaut moyen en % - S&P 1981 - 2007
1 an 5 ans 10 ans 15 ans
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ACTIF ECONOMIQUE 100 CASH 40
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L’ALLOCATION DU CAPITAL ÉCONOMIQUE
Analyse de la performance
Jacques Tierny- 7 juillet 2015
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acquisition. Compte...
Un exemple d’allocation de capital économique aux
actifs de l’entreprise
 Goodwill et actifs intangibles: 100%
 Actifs c...
Analyse de la performance
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Nos objectifs : prendre des décisions opérationnelles
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Industrie : cycle d’investissement & caractéristiques
 Très longue durée (30 ans ou plus)
 Très fort niveau (10% des ven...
Industrie
 Faire comprendre le fait que :
 Plus de risque, plus de capitaux propres ; moins
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Distribution : cycle d’investissement &
caractéristiques
 Des petites superettes agiles (louées) aux poids lourds de
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Distribution
 Les maturités sont beaucoup plus courtes
 Les formats doivent évoluer très régulièrement
 Les engagements...
Retail: example based on EBITDA
Calcul du seuil d' EBITDA requis l'année 3 pour le Projet.
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Seuil d' EBITDA
l'année 3...
Haute technologie : cycle d’investissement &
caractéristiques
 Portefeuille d’options réelles avec un pourcentage d’échec...
Haute technologie : deux methodologies
 Investissement et acquisition d’investissements :
 Cash Flows revenant au capita...
CONCLUSIONS: LA PÉDAGOGIE DU
RISQUE ET LA RESPONSABILITÉ SOCIALE
DU DIRECTEUR FINANCIER
conclusion et principaux messages
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Conclusions: la pédagogie du risque
et la responsabilité sociale du directeur financier
 La logique du capital économique...
Principaux messages
 Actualiser c’est Financer
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Présentation de Jacques Tierny du 7 juillet 2015

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Voici la présentation de Jacques Tierny lors de la MasterClass du 7 juillet 2015.

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Présentation de Jacques Tierny du 7 juillet 2015

  1. 1. L’APPRÉCIATION DES INVESTISSEMENTS DANS DIFFÉRENTS SECTEURS Cas de sociétés dans l’industrie, la distribution et la haute technologie Jacques Tierny – 7 juillet 20151
  2. 2. Agenda  Le capital économique  L’allocation du capital économique  Exemples pratiques dans 3 secteurs différents  Conclusions: La pédagogie du risque et la responsabilité sociale du directeur financier 2
  3. 3. Deux décisions stratégiques pour les administrateurs et le directeur financier  Quel est le niveau de risque acceptable ?  Identifier un profit de risque cible et le suivre sur quelques paramètres  Probabilité de faillite sur n années (0.14% sur 1 an, 1% sur 5 ans)  Structure financière (dettes/EBE))  Notation (<<A, AA->>)  Quel est le coût de mes capitaux propres compte tenu de mon profil de risque ? 3
  4. 4. Quel est le niveau de risque que vous voulez supporter ?  Le capital économique est une allocation des capitaux propres  Paramétré pour absorber des pertes jusqu’à une certaine probabilité  Avec un coût des capitaux propres fonction de son risque  On ne finance pas un poste client comme des immobilisations, de l’immobilier comme le goodwill d’une acquisition Un coût du capital global n’est pas pertinent 4
  5. 5. Taux de défaut moyen en % - S&P 1981 - 2007 1 an 5 ans 10 ans 15 ans AAA 0.00 0.28 0.67 0.79 AA- 0.02 0.45 1.08 1,60 A- 0.07 0.73 2.12 2.65 BBB- 0.31 3.74 6.91 10.03 BB- 1.44 12.32 21.03 24.87 B- 9.06 29.44 35.73 37.2 Source : S&P, all rights reserved 5
  6. 6. 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 Risque de défaut au bout de n années en fonction du ratingTaux de défaut Source: Standard & Poor's 2014. Années C B BB BBB A AA AAA 6
  7. 7. Haute Technologie CAPITAUX PROPRES 140 ACTIF ECONOMIQUE 100 CASH 40 Distribution CAP. PROPRES 50 DETTES 50 ACTIF ECONOMIQUE 100 Si je vise un niveau de risque de type BBB+, j’ai besoin de 140 de capitaux propres dans la haute technologie et de 50 dans la grande distribution pour financer un actif économique de 100 7
  8. 8. L’ALLOCATION DU CAPITAL ÉCONOMIQUE Analyse de la performance Jacques Tierny- 7 juillet 2015 8
  9. 9.  On ne finance pas un poste client comme des immobilisations, de l’immobilier comme le goodwill d’une acquisition. Compte tenu de leurs risques différents, ils nécessitent un mix de dettes et de capitaux propres différents  Plutôt que de prendre en compte différents coûts du capital fonction de risques différents, le risque global de l’entreprise est constant et ne dépend pas du niveau des capitaux propres ou des dettes si leur proportion est ajustée en fonction du risque  Les créations ou destructions futures de valeurs sont trop incertaines pour être financées avec de la dette Plus de risque implique plus de capitaux propres, tout en maintenant le coût des capitaux propres et des dettes constant car leur mix est ajusté. Le risque global est le même. L’allocation du capital économique 9
  10. 10. Un exemple d’allocation de capital économique aux actifs de l’entreprise  Goodwill et actifs intangibles: 100%  Actifs corporels: 50%  Besoin en fonds de roulement: 25% (poste clients 8%, stocks10%, "leveraged" avec du crédit fournisseurs) On ne finance le poste clients comme du goodwill 10
  11. 11. Analyse de la performance + = Valeur +79,2 Creation  Destruction  Résultat atteintRésultat requisBFR Charges financières après IS : 39,9 Dettes 950 x 4,2 % = 39,9 Actifs corporels Résultat net: 182,7 Capital économique 690 x 15 % = 103,5 Goodwill RESSOURCES FINANCIERES x COUT ACTIFS 100 % 50 % 50 % 25 % 75 % 143,4 222,6 1 000 600 40 11
  12. 12. Nos objectifs : prendre des décisions opérationnelles saines  Garder les investissements sous contrôle.  Prendre des risques, se couvrir ou s’assurer ?  Financer le poste clients, le titriser ou le vendre sans recours ?  Baisser mon niveau de stocks quitte à perdre des ventes ou augmenter le niveau des stocks ?  Mesurer correctement la création de valeur.  Structure financière optimale compte tenu du risque de mes actifs. 12
  13. 13. EXEMPLES PRATIQUES DANS 3 SECTEURS DIFFÉRENTS Cycles d’investissement et caractéritiques de 3 secteurs différents 3 secteurs différents, 3 applications différentes 13 Jacques Tierny- 7 juillet 2015
  14. 14. Industrie : cycle d’investissement & caractéristiques  Très longue durée (30 ans ou plus)  Très fort niveau (10% des ventes) : usines/machines  Faible niveau d’incorporels, sauf d’acquisitions  Le BFR consomme des ressources financières  Faibles barrières à l’entrée, nécessite un niveau global et des effets d’échelle 14
  15. 15. Industrie  Faire comprendre le fait que :  Plus de risque, plus de capitaux propres ; moins de risque, moins de capitaux propres  Les capitaux propres sont une ressource rare qui réduit le risque 15
  16. 16. Distribution : cycle d’investissement & caractéristiques  Des petites superettes agiles (louées) aux poids lourds de l’hypermarché (loués/possédés)  Des engagements hors bilan très significatifs et des goodwills (option de vente des franchisés, …)  Peu d’actifs incorporels, investissements principalement immobiliers  Le BFR négatif est une ressource financière  Modèle d’investissement : try, replicate and kill; levier opérationnel 16
  17. 17. Distribution  Les maturités sont beaucoup plus courtes  Les formats doivent évoluer très régulièrement  Les engagements de loyers sont très répandus  On doit vérifier si l’EBE tient la route  Tester un nouveau format avant son déploiement est crucial 17
  18. 18. Retail: example based on EBITDA Calcul du seuil d' EBITDA requis l'année 3 pour le Projet. Actif Seuil d' EBITDA l'année 3 (Excedent Brut d'Exploitation) Montant brut (avant amortissements) Montant requis d' EBITDA, l'année 3, STOCKS et CLIENTS 6,4% X = GALERIES MARCHANDES 10,2% X = TERRAINS 9,8% CONSTRUCTIONS 11,2% AGENCEMENTS 12,9% FONDS DE COMMERCE 13,5% X = SURVALEURS & SAVOIR FAIRE 19,5% X = BAIL LOYER ANNUEL 3 ans 16,5% 4 ans 24,4% 5 ans 33,2% X = 6 ans 42,5% 7 ans 52,4% 8 ans 62,5% 9 ans 73,4% TOTAL18
  19. 19. Haute technologie : cycle d’investissement & caractéristiques  Portefeuille d’options réelles avec un pourcentage d’échec  Peu d’investissements (4% des ventes)  Forts coûts de R&D, le temps de mise sur le marché est crucial  Goodwills et incorporels forts avec une durée de vie courte  Investissements dans le compte de résultat : R&D, marketing  Modèle économique de Flow-through : le taux de croisssance est clé 19
  20. 20. Haute technologie : deux methodologies  Investissement et acquisition d’investissements :  Cash Flows revenant au capital économique actualisés à 13 %  Même valorisation pour les dépenses significatives (R&D, marketing)  Les options réelles comme des briques technologiques :  Analyse du degré d’incertitude (la technologie NFC va t-elle se généraliser ?)  Résultats attendus pondérés avec des probabilités  Processus de revues régulières et d’élimination en amont  Protégeons nos paris : décorrelation des cash-flows 20
  21. 21. CONCLUSIONS: LA PÉDAGOGIE DU RISQUE ET LA RESPONSABILITÉ SOCIALE DU DIRECTEUR FINANCIER conclusion et principaux messages 21
  22. 22. Conclusions: la pédagogie du risque et la responsabilité sociale du directeur financier  La logique du capital économique facilite la pédagogie du risque  La responsabilité sociale des directeurs financiers : ils doivent utiliser des méthodologies de valorisation correctes (plans de restructuration, mauvais investissements ou acquisitions) et une responsabilité systémique (cf. banques) 22
  23. 23. Principaux messages  Actualiser c’est Financer  Plus de risque = plus de capitaux propres, moins de risque = plus de dette  La structure financière est la variable d’ajustement du risque total  Attention à l’évolution du risque dans le temps !  Se Financer c’est Vendre du Risque  Emprunter à 10 ans c’est vendre plus de risque qu’à 1 an  Cohérence entre les décisions d’investissement et de financement  Capital Economique (allocation de fonds propres) = LBO  Evaluer des investissements = apprécier leur risque/rendement  Discounted Cash Flows  Création de Valeur courante  Options Réelles 23

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