Erec et enide

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Erec et enide

  1. 1. Le portrait d’une jeune femme idéalisée  Énide était plus belle que toutes les dames ou demoiselles que l’on aurait pu trouver à travers le monde, et  partout à la ronde. Elle était noble et honorable, amicale et sage, séduisante et elle avait bon caractère. Jamais  personne ne put déceler chez elle aucune trace de folie, de méchanceté ou de bassesse. Elle avait reçu une  éducation si parfaite qu’elle possédait toutes les qualités qu’une dame devait avoir en générosité et en sagesse.  Tous l’aimaient pour sa franchise : qui pouvait lui rendre un service se félicitait de pouvoir le faire. Nul ne médisait  d’elle car elle ne donnait pas matière à médire. Dans le royaume et dans l’empire, il n’y avait pas de dame aux  mœurs aussi exemplaires.  Érec l’aimait tellement qu’il ne se préoccupait plus désormais de faits d’armes et qu’il ne joutait plus dans les  tournois. Il se dévouait à sa femme et en fit son amie puis son amante. Il voulait de tout son cœur la serrer dans ses  bras et l’embrasser. Ses compagnons en éprouvèrent une grande tristesse et souvent ils se lamentaient entre eux  de ce qu’Érec l’aimait trop. Souvent, il était midi passé et il n’était même pas levé. N’en déplaise à quiconque, cette  vie lui plaisait ! Il ne s’éloignait guère de sa femme mais ce n’était pas pour autant qu’il donnait moins en armes,  robes et deniers à ses chevaliers. Il n’y avait pas un tournoi où il ne les envoyait richement vêtus et équipés : leurs  destriers étaient reposés pour le tournoi ou la joute quoi que cela dût lui coûter. Les barons disaient tous qu’il était  fort dommage qu’un baron tel qu’il avait été ne veuille plus porter les armes. Il fut tant blâmé par les gens,  chevaliers et écuyers, qu’Énide entendit dire que son seigneur avait renié les armes et la chevalerie : il avait changé  sa façon de vivre. Chrétien de Troyes, Érec et Énide, vers 2409 à 2464, traduit de l’ancien français par Sophie-Charlotte Tixier
  2. 2.  Énide était plus belle que toutes les dames ou demoiselles que l’on aurait pu trouver à travers le monde, et  partout à la ronde. Elle était noble et honorable, amicale et sage, séduisante et elle avait bon caractère. Jamais  personne ne put déceler chez elle aucune trace de folie, de méchanceté ou de bassesse. Elle avait reçu une  éducation si parfaite qu’elle possédait toutes les qualités qu’une dame devait avoir en générosité et en sagesse.  Tous l’aimaient pour sa franchise : qui pouvait lui rendre un service se félicitait de pouvoir le faire. Nul ne médisait  d’elle car elle ne donnait pas matière à médire. Dans le royaume et dans l’empire, il n’y avait pas de dame aux  mœurs aussi exemplaires.  Érec l’aimait tellement qu’il ne se préoccupait plus désormais de faits d’armes et qu’il ne joutait plus dans les  tournois. Il se dévouait à sa femme et en fit son amie puis son amante. Il voulait de tout son cœur la serrer dans ses  bras et l’embrasser. Ses compagnons en éprouvèrent une grande tristesse et souvent ils se lamentaient entre eux  de ce qu’Érec l’aimait trop. Souvent, il était midi passé et il n’était même pas levé. N’en déplaise à quiconque, cette  vie lui plaisait ! Il ne s’éloignait guère de sa femme mais ce n’était pas pour autant qu’il donnait moins en armes,  robes et deniers à ses chevaliers. Il n’y avait pas un tournoi où il ne les envoyait richement vêtus et équipés : leurs  destriers étaient reposés pour le tournoi ou la joute quoi que cela dût lui coûter. Les barons disaient tous qu’il était  fort dommage qu’un baron tel qu’il avait été ne veuille plus porter les armes. Il fut tant blâmé par les gens,  chevaliers et écuyers, qu’Énide entendit dire que son seigneur avait renié les armes et la chevalerie : il avait changé  sa façon de vivre. Le portrait moral. Quelles sont les qualités d’Énide ? Quelle image donne-t-on de cette jeune femme ? Le portrait moral. Quelles sont les qualités d’Énide ? Quelle image donne-t-on de cette jeune femme ?
  3. 3.  Énide était plus belle que toutes les dames ou demoiselles que l’on aurait pu trouver à travers le monde, et  partout à la ronde. Elle était noble et honorable, amicale et sage, séduisante et elle avait bon caractère. Jamais  personne ne put déceler chez elle aucune trace de folie, de méchanceté ou de bassesse. Elle avait reçu une  éducation si parfaite qu’elle possédait toutes les qualités qu’une dame devait avoir en générosité et en sagesse.  Tous l’aimaient pour sa franchise : qui pouvait lui rendre un service se félicitait de pouvoir le faire. Nul ne médisait  d’elle car elle ne donnait pas matière à médire. Dans le royaume et dans l’empire, il n’y avait pas de dame aux  mœurs aussi exemplaires.  Érec l’aimait tellement qu’il ne se préoccupait plus désormais de faits d’armes et qu’il ne joutait plus dans les  tournois. Il se dévouait à sa femme et en fit son amie puis son amante. Il voulait de tout son cœur la serrer dans ses  bras et l’embrasser. Ses compagnons en éprouvèrent une grande tristesse et souvent ils se lamentaient entre eux  de ce qu’Érec l’aimait trop. Souvent, il était midi passé et il n’était même pas levé. N’en déplaise à quiconque, cette  vie lui plaisait ! Il ne s’éloignait guère de sa femme mais ce n’était pas pour autant qu’il donnait moins en armes,  robes et deniers à ses chevaliers. Il n’y avait pas un tournoi où il ne les envoyait richement vêtus et équipés : leurs  destriers étaient reposés pour le tournoi ou la joute quoi que cela dût lui coûter. Les barons disaient tous qu’il était  fort dommage qu’un baron tel qu’il avait été ne veuille plus porter les armes. Il fut tant blâmé par les gens,  chevaliers et écuyers, qu’Énide entendit dire que son seigneur avait renié les armes et la chevalerie : il avait changé  sa façon de vivre. La relation courtoise. Quelles sont les étapes de la relation entre Érec et Énide ?  Comment Érec se comporte-til envers Énide ? La relation courtoise. Quelles sont les étapes de la relation entre Érec et Énide ?  Comment Érec se comporte-til envers Énide ?
  4. 4.  Énide était plus belle que toutes les dames ou demoiselles que l’on aurait pu trouver à travers le monde, et  partout à la ronde. Elle était noble et honorable, amicale et sage, séduisante et elle avait bon caractère. Jamais  personne ne put déceler chez elle aucune trace de folie, de méchanceté ou de bassesse. Elle avait reçu une  éducation si parfaite qu’elle possédait toutes les qualités qu’une dame devait avoir en générosité et en sagesse.  Tous l’aimaient pour sa franchise : qui pouvait lui rendre un service se félicitait de pouvoir le faire. Nul ne médisait  d’elle car elle ne donnait pas matière à médire. Dans le royaume et dans l’empire, il n’y avait pas de dame aux  mœurs aussi exemplaires.  Érec l’aimait tellement qu’il ne se préoccupait plus désormais de faits d’armes et qu’il ne joutait plus dans les  tournois. Il se dévouait à sa femme et en fit son amie puis son amante. Il voulait de tout son cœur la serrer dans ses  bras et l’embrasser. Ses compagnons en éprouvèrent une grande tristesse et souvent ils se lamentaient entre eux  de ce qu’Érec l’aimait trop. Souvent, il était midi passé et il n’était même pas levé. N’en déplaise à quiconque, cette  vie lui plaisait ! Il ne s’éloignait guère de sa femme mais ce n’était pas pour autant qu’il donnait moins en armes,  robes et deniers à ses chevaliers. Il n’y avait pas un tournoi où il ne les envoyait richement vêtus et équipés : leurs  destriers étaient reposés pour le tournoi ou la joute quoi que cela dût lui coûter. Les barons disaient tous qu’il était  fort dommage qu’un baron tel qu’il avait été ne veuille plus porter les armes. Il fut tant blâmé par les gens,  chevaliers et écuyers, qu’Énide entendit dire que son seigneur avait renié les armes et la chevalerie : il avait changé  sa façon de vivre. Quel groupe de personnages s’oppose à lui ? Quel groupe de personnages s’oppose à lui ? 
  5. 5.  Énide était plus belle que toutes les dames ou demoiselles que l’on aurait pu trouver à travers le monde, et  partout à la ronde. Elle était noble et honorable, amicale et sage, séduisante et elle avait bon caractère. Jamais  personne ne put déceler chez elle aucune trace de folie, de méchanceté ou de bassesse. Elle avait reçu une  éducation si parfaite qu’elle possédait toutes les qualités qu’une dame devait avoir en générosité et en sagesse.  Tous l’aimaient pour sa franchise : qui pouvait lui rendre un service se félicitait de pouvoir le faire. Nul ne médisait  d’elle car elle ne donnait pas matière à médire. Dans le royaume et dans l’empire, il n’y avait pas de dame aux  mœurs aussi exemplaires.  Érec l’aimait tellement qu’il ne se préoccupait plus désormais de faits d’armes et qu’il ne joutait plus dans les  tournois. Il se dévouait à sa femme et en fit son amie puis son amante. Il voulait de tout son cœur la serrer dans ses  bras et l’embrasser. Ses compagnons en éprouvèrent une grande tristesse et souvent ils se lamentaient entre eux  de ce qu’Érec l’aimait trop. Souvent, il était midi passé et il n’était même pas levé. N’en déplaise à quiconque, cette  vie lui plaisait ! Il ne s’éloignait guère de sa femme mais ce n’était pas pour autant qu’il donnait moins en armes,  robes et deniers à ses chevaliers. Il n’y avait pas un tournoi où il ne les envoyait richement vêtus et équipés : leurs  destriers étaient reposés pour le tournoi ou la joute quoi que cela dût lui coûter. Les barons disaient tous qu’il était  fort dommage qu’un baron tel qu’il avait été ne veuille plus porter les armes. Il fut tant blâmé par les gens,  chevaliers et écuyers, qu’Énide entendit dire que son seigneur avait renié les armes et la chevalerie : il avait changé  sa façon de vivre. Énide ne donne pas matière à médire. Érec a-t-il un comportement exemplaire ?  Citez le texte. Énide ne donne pas matière à médire. Érec a-t-il un comportement exemplaire ?  Citez le texte.
  6. 6.  Énide était plus belle que toutes les dames ou demoiselles que l’on aurait pu trouver à travers le monde, et  partout à la ronde. Elle était noble et honorable, amicale et sage, séduisante et elle avait bon caractère. Jamais  personne ne put déceler chez elle aucune trace de folie, de méchanceté ou de bassesse. Elle avait reçu une  éducation si parfaite qu’elle possédait toutes les qualités qu’une dame devait avoir en générosité et en sagesse.  Tous l’aimaient pour sa franchise : qui pouvait lui rendre un service se félicitait de pouvoir le faire. Nul ne médisait  d’elle car elle ne donnait pas matière à médire. Dans le royaume et dans l’empire, il n’y avait pas de dame aux  mœurs aussi exemplaires.  Érec l’aimait tellement qu’il ne se préoccupait plus désormais de faits d’armes et qu’il ne joutait plus dans les  tournois. Il se dévouait à sa femme et en fit son amie puis son amante. Il voulait de tout son cœur la serrer dans ses  bras et l’embrasser. Ses compagnons en éprouvèrent une grande tristesse et souvent ils se lamentaient entre eux  de ce qu’Érec l’aimait trop. Souvent, il était midi passé et il n’était même pas levé. N’en déplaise à quiconque, cette  vie lui plaisait ! Il ne s’éloignait guère de sa femme mais ce n’était pas pour autant qu’il donnait moins en armes,  robes et deniers à ses chevaliers. Il n’y avait pas un tournoi où il ne les envoyait richement vêtus et équipés : leurs  destriers étaient reposés pour le tournoi ou la joute quoi que cela dût lui coûter. Les barons disaient tous qu’il était  fort dommage qu’un baron tel qu’il avait été ne veuille plus porter les armes. Il fut tant blâmé par les gens,  chevaliers et écuyers, qu’Énide entendit dire que son seigneur avait renié les armes et la chevalerie : il avait changé  sa façon de vivre. Pourquoi est-il « dommage » qu’il ait abandonné la chevalerie ?Pourquoi est-il « dommage » qu’il ait abandonné la chevalerie ?
  7. 7. À quoi repère-t-on la noblesse des personnages représentés ? Comment l’enluminure montre- t-elle que c’est pour sa dame que le chevalier accomplit des exploits ? À quoi repère-t-on la noblesse des personnages représentés ? Comment l’enluminure montre- t-elle que c’est pour sa dame que le chevalier accomplit des exploits ?

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