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Programmes RAINFOREST ALLIANCE FA...
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Mécanisme
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l'accréditation et la délivrance
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Système de
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Dispositif de
traçabilité
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Politique de
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  1. 1. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 1 of 150 Mission de Stratégie du Programme REDD+ axé sur la relance d’une filière verte (soutenable) de cacao en RDC République Démocratique du Congo Rapport final 3ème tranche (révisée)
  2. 2. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 2 of 150 Contrat avec PNUD du 01.04.2015 au 31.07.2015 Mission en RDC du 26.05 au 06.06.15 et du 13.07 au 16.07.15 Préparé par : Francisco Incerpi Montbrun, M.Sc., Expert Cacao
  3. 3. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 3 of 150 Table des matières Résumé exécutif......................................................................................................................................................5 Introduction............................................................................................................................................................7 1. Contexte agricole de la filière cacao........................................................................................................9 1.1 Contraintes Structurelles au Développement Agricole ..............................................................9 1.2 Initiatives gouvernementales dans le secteur agricole de la RDC...........................................9 1.3 Les aspects transversaux dans le secteur agricole.......................................................................... 10 2. La filière cacao............................................................................................................................................ 11 2.1 La culture cacaoyère - introduction.................................................................................................... 11 2.1.1 Botanique, climat et sols pour le cacaoyer .......................................................................... 12 2.1.2 Espacement...................................................................................................................................... 15 2.1.3 Réhabilitation de superficies existantes............................................................................... 15 2.1.4 Fermentation et séchage du cacao frais................................................................................ 15 2.2 Le cacao en RDC ..................................................................................................................................... 19 2.3 Analyse SWOT de la filière cacao en RDC..................................................................................... 21 2.4 Description des acteurs dans la filière : synthèse du diagnostic des segments et des acteurs liés à l’accès aux marchés de cacao vert. ................................................................................................. 29 2.5 Le marché international du cacao........................................................................................................ 30 2.5.1 Le marché de cacao de niche..................................................................................................... 32 2.5.2 Certification du cacao................................................................................................................... 33 3 Proposition de l'intervention du PNUD..................................................................................................... 44 3.1 Objectif général de la stratégie............................................................................................................. 44 3.2 Objectifs spécifiques............................................................................................................................... 44 3.3 Résultats escomptés................................................................................................................................. 44 3.3.1. Amélioration de la production............................................................................................ 44 3.3.2 Renforcement de la chaine de commercialisation agricole.......................................... 44 3.3.3 Qualité du cacao et des sous-produits cacaoyers exportés..................................... 44 3.3.4 Création d’emplois dans un secteur nouveau pour l’économie de la RDC.............. 45 3.3.5 Pénétration d’une conscience écologique et de durabilité dans les zones rurales et dans le milieu des affaires................................................................................................................ 45 3.3.6 Diversification du régime alimentaire dans les zones rurales..................................... 45 3.3.7 Augmentation des sources nutritionnelles pour les enfants dans les zones rurales ......................................................................................................................................................................... 45 3.3.8 Introduction de techniques appropriées et durables pour l’irrigation, eau communautaire et illumination rurale............................................................................................. 45 3.3.9 Amélioration de la coordination national et régionale dans le secteur cacaoyer et agricole ......................................................................................................................................................... 45 3.4 Principaux indicateurs ............................................................................................................................ 46 3.5 Axes proposées par la stratégie........................................................................................................... 46 3.5.1 Appui à la production et transformation cacaoyère .................................................. 46 3.5.2 Appui aux opérateurs privés nationaux et internationaux de la filière cacao. 53 3.5.3 Renforcement des institutions de recherche, formation et vulgarisation agricoles de la filière cacaoyère :........................................................................................................................... 54
  4. 4. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 4 of 150 3.5.4 Appui a’ la coordination et dialogue entre les parties prenantes de la filière cacao et modernisation des institutions étatiques liées à la filière cacao.......................... 55 3.5.5 Appui a’ la création d’un réseau de pays de l’Afrique Centrale producteurs de cacao durable ............................................................................................................................................. 56 3.5.6 Introduction de technologies environnementales et durables pour l’irrigation dans les zones cacaoyères du projet................................................................................................ 56 3.5.7 Projet scientifique pour la suivie des effets des activités de l’intervention dans la capture de carbone et ses apports possible dans le financement a’ travers des schémas « carbon bonds »....................................................................................................................................... 57 3.6 Budget proposé......................................................................................................................................... 57 4 Organisation de la mission....................................................................................................................... 59 5 Conclusions et recommandations.......................................................................................................... 60 Annexe I: Atelier de validation de la stratégie du programme REDD+ axé sur la relance d’une filière verte de cacao en RDC. ......................................................................................................................... 64 Annexe II. Rôle des acteurs et modalité de mise œuvre.........................................................................102 Annexe III: Chronogramme indicatif pour la formulation et de la mise en œuvre des activités proposées..............................................................................................................................................................106 Annexe III. Cadre logique...............................................................................................................................116 Annexe IV. Table de matières proposée pour l’étude de formulation................................................120 Annexe V : ANNUAIRE DES ENTREPRISES AGRO-ALIMENTAIRES DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (Provinces sélectionnées)................................122 Annexe VI : Centres de Recherche Agricole de la République Démocratique du Congo.........140 Annexe VII : Compte d’exploitation approximatif d’un hectare de cacao en schéma petit planteur .................................................................................................................................................................................142 Annexe VIII. Matrice des risques potentiels et des mesures d’atténuation ......................................145 Annexe IX : Bibliographie consultée...........................................................................................................148 Annexe X. Evaluation d’un échantillon de cacao de la CABEN (Aout 2015) ................................149
  5. 5. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 5 of 150 Résumé exécutif Le présent rapport est le résultat d’un contrat entre Francisco Incerpi, comme expert cacao, et le PNUD, signe’ le 14.05.2015, pour la rédaction d’une stratégie d'un programme de relance de la filière cacao vert et REDD+ compatible en RDC. L’expert se rend en RDC du 26.05.2015 au 6.06.2015 pour rencontrer les parties prenantes, présenter un premier brouillon de stratégie et définir les axes d’intervention. Il a ensuite présenté un premier rapport au PNUD le 14.06.2015, qui fut ensuite révisé par le PNUD. Une deuxième mission en RDC, du 13.07 au 16.07 205, fut faite en RDC pour présenter la stratégie concordée avec le PNUD a’ un groupe de partie prenantes proposées par l’expert et le PNUD. Les conclusions de cet atelier ont été incorporées et ont partiellement modifié la stratégie qui a mené au présent rapport. Ce rapport a été ensuite revu par le PNUD et les responsables techniques du Ministère de l’Agriculture de la RDC. La stratégie se prétend très ambitieuse pour le secteur agricole et l’économie nationale en général. Non seulement elle propose une requalification de toute la filière cacaoyère, en proposant la collocation du cacao dans des marchés de niche, ce qui peut déclencher un phénomène d’imitation de l’excellence, mais aussi d’introduire la consommation locale de cacao, qui n’existe presque pas dans le contexte africain. Ceci pourrait avoir des résultats importants dans la diversification alimentaire des familles des cultivateurs de cacao et l’acquisition d’une connaissance des différentes utilisations du cacao, surtout en termes, de nutrition enfantine. La stratégie propose aussi la création d’emplois dans les grandes villes, en promouvant la création d’un marché de chocolat artisanal et, aussi, réduire les importations en provenance des pays développés. Les objectifs de la stratégie sont : • Appuyer la production de cacao de 8.000 hectares dans les zones forestières (Orientale, Bandundu, Equateur, Nord Kivu et Bas-Congo) pour montrer que l’intégration de la cacao-culture permet une gestion durable des paysages villageois; • Montrer que la cacao-culture, verticalement intégrée, a une forte valeur économique, un potentiel élevé de création d’emploi en milieu rural et urbain, une bonne possibilité d’association avec des cultures vivrières et une bonne capacité de séquestration de carbone; • Montrer que la production cacaoyère, verticalement intégrée, augmente la diversité alimentaire à niveau national et favorise la nutrition enfantine dans les zones rurales ; • Monter que culture cacaoyère est un modèle de développement durable pour toute la région du Bassin du Congo.
  6. 6. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 6 of 150 Le budget proposé des activités a’ mettre en œuvre par la stratégie est le suivant : Description Coût estimé ($ U.S.) % Volet 1. Appui à la production et transformation cacaoyère: 36,635,000 73.9% Volet 2. Appui aux opérateurs privés nationaux et internationaux de la filière cacao 950,000 1.9% Volet 3. Renforcement des institutions de recherche, formation et vulgarisation agricoles de la filiere cacaoyere 4,000,000 8.1% Volet 4. Appui a’ la coordination et dialogue entre les parties prenantes de la filière cacao et modernisation des institutions étatiques liées a’ la filière cacao 760,000 1.5% Volet 5. Appui a’ la création d’un réseau de pays de l’Afrique Centrale producteurs de cacao durable 750,000 1.5% Volet 6. Introduction de technologies environnementales et durables pour l’irrigation dans les zones cacaoyères du projet 2,500,000 5.0% Volet 7. Projet scientifique pour la suivie des effets des activités du projet cacaoyer dans la capture de carbone 1,000,000 2.0% Volet 8. Unité de Gestion de Projet (UGP) 2,981,650 6.0% Total 49,576,650 100% Pour la partie de production agricole le résumé de trois sous-axes se trouve dans le tableau en bas : Sous-axes Numéro d’hectares proposé Acteurs Marché proposé Production de cacao d’excellence 1.000 Coopératives performantes cacaoyères Exportation Appui à des cultivateurs de cacao en vrac (qualité locale) 4.000 Coopératives Local Appui à des cultivateurs de cacao en vrac (moyenne- haute qualité) 3.000 Grandes coopératives / entreprises agro- industrielles Urbain ou régional
  7. 7. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 7 of 150 Introduction L’agriculture représente un enjeu majeur pour la réussite de la REDD+, mais aussi pour la lutte contre la pauvreté en RDC. L’objectif de la stratégie-cadre nationale REDD+ est de réduire l’impact de ce secteur sur la forêt tout en contribuant activement aux objectifs de sécurité alimentaire du pays, faire du secteur agricole un pilier de la croissance économique nationale en RDC et promouvoir la marque RDC au niveau international. Pour ce faire, plusieurs opportunités techniques ou types d’interventions ont été proposées, dont la promotion des filières durables des cultures pérennes telles que le cacao, le café, l’huile de palme, etc. Si elles sont bien encadrées, ces filières sont capables de sédentariser l’agriculture et de contribuer significativement à l’amélioration des revenus familiaux tant en milieu rural qu’urbain, et de diminuer la pression sur la forêt. Le Programme REDD+/Agriculture axé sur la « relance d’une filière verte de cacao en RDC » s’inscrit pleinement dans cette option. Le cacao est une culture qui s’insère bien dans l’objectif de préservation forestière et, au même temps, d’exploitation des forêts : généralement le cacaoyer est un arbre qui ne peut survivre pendant longues périodes sans des arbres d’ombrage, qui leur permet de maintenir un haut niveau d’humidité dans le sol. Le secteur cacaoyer de la RDC se trouve actuellement dans un croisement important : si les choix, institutionnels, techniques et commerciaux, sont correctement faits le pays pourrait devenir, en presque une génération un des premiers producteurs mondiaux de cacao. Le potentiel de croissance du secteur du cacao en RDC, et dans le bassin du fleuve Congo, est énorme. La RDC a 6 fois plus de terres arables que la Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, et ses terrains forestiers primaires, le mieux adapté pour le cacao, ne sont pas touchés par la pression démographique ni environnementale qui existe en Afrique de l'Ouest, qui aujourd'hui produit environ 70 % de la production mondiale du cacao. La communauté du développement et les investisseurs nationaux et internationaux peut jouer un rôle déterminant dans l'avenir cacaoyer de la RDC, en appuyant la prise du chemin approprié pour obtenir un développement soutenable du secteur. Le PNUD en RDC a relevé le défi de supporter un des secteurs agricoles parmi le plus promettant pour le pays et a produit un document, en février 2015, pour encadrer et analyser la filière cacao en RDC (Note d’idée de Programme REDD+ Cacao vert en RDC). Apres ceci un appel à candidatures fut lance’ par le PNUD pour embaucher un consultant pour produire une stratégie de développement de la filière cacaoyère pour être présenté à des potentiels bailleurs pour son financement. La mission de l’expert cacao, Monsieur Francisco Incerpi, se déroula du 26.05.2015 au 6.06.2015 en RDC. Pendant la mission le consultant a pu rencontrer diverses parties prenantes de la filière cacao en RDC et a fait une présentation de la stratégie de développement le 4.06.2015 au siège du PNUD en RDC. La présentation fut faite à des acteurs déjà implantés de la filière et a permis un premier test des activités proposées dans la stratégie. Le document de stratégie produit fut revu par le staff technique du PNUD et un atelier de validation fut proposé à toutes les parties prenantes de la filière du 13 au 14 Juillet 2015. Ce processus participatif a eu une large participation des parties prenantes, qui ont collaboré à l’amélioration de la stratégie présenté et ont donné des lignes directrices importantes pour le prochains pas à suivre. L’atelier constitue ainsi une étape capitale dans le processus de formulation car, il complément l’élaboration du document final du Programme de Stratégie. L’atelier a montré clairement qu’il existe un grand intérêt dans le développement de la filière. D’abord le gouvernement, dans sa présentation, a réitéré sa volonté d’investir dans les cultures pérennes, selon ce qui fut indiqué dans des documents stratégiques du gouvernement, tels que le Plan National d’Investissement Agricole, les Parcs Agro-industriels et la Stratégie de Relance de l’Agro-Industrie. Le PNUD a aussi indiqué que la REDD+ ne doit pas être perçue comme un mécanisme de simple « conservation de la nature », mais plutôt comme une opportunité de contribution active au développement humain durable et respectueux de l’environnement de la RDC en général et, du secteur agricole en particulier. Dans ce contexte particulier, les cultures pérennes, en zone forestière, sont une option importante à expérimenter car elles peuvent sédentariser l’agriculture et contribuer ainsi à la réduction de la déforestation. Finalement, la majorité des participants ont montré un grand intérêt dans le démarrage du projet présenté pendant l’atelier et ont
  8. 8. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 8 of 150 recommandé de démarrer le projet présenté au plus tôt, car une forte dynamique et expectative s’est instaurée parmi les parties prenantes. La stratégie se prétend très ambitieuse pour le secteur agricole et l’économie nationale en général. Non seulement elle propose une requalification de toute la filière cacaoyère, en proposant la collocation du cacao dans des marchés de niche, ce qui peut déclencher un phénomène d’imitation de l’excellence, mais aussi d’introduire la consommation locale de cacao, qui n’existe presque pas dans le contexte africain. Ceci pourrait avoir des résultats importants dans la diversification alimentaire des familles des cultivateurs de cacao et l’acquisition d’une connaissance des différentes utilisations du cacao, surtout en termes, de nutrition enfantine. La stratégie propose aussi la création d’emplois dans les grandes villes, en promouvant la création d’un marché de chocolat artisanal et, aussi, réduire les importations en provenance des pays développés. La stratégie a présenté les axes d’intervention possibles pour relancer la filière cacao selon les principes REDD+ mais n’ai pas pu, du la courte durée de temps de la mission faite et à la manque d’information et concertation sur le terrain, définir des aspects clés tels que les zones et les bénéficiaires potentiels. Ceci sera fait par une deuxième mission, assez plus longue, qui visitera les provinces présélectionnées. Il se rend donc nécessaire que le PNUD met en place les mécanismes opportuns afin de pouvoir lancer cette mission de formulation du projet à partir du mois d’octobre de 2015. Cette mission, à différence de la mission d’identification d’une stratégie de développement, devrait être réalisée par une équipe d’experts, guidée par un chef d’équipe. Ceci est important pour avoir une étude cohérente et coordonnée. En effet les activités et les questions proposées dans la stratégie demandent une analyse très détaillée pour pouvoir cibler les interventions et donc la nécessité d’une équipe multidisciplinaire qui comprenne des experts en agriculture biologique, transformation cacaoyère, chocolats de niche, REDD+, technologies solaires, aspects institutionnels, entes autres. Dans le présent document un brouillon du rapport de l’étude de formulation est présenté, de manière à comprendre les enjeux et le volume de travail requis. La mission devra aussi se rendre dans les provinces présélectionnées pour consulter avec les autorités provinciales et les parties prenantes locales. La mission devrait accomplir son travail en trois mois et ensuite les résultats devraient être partagés avec des bailleurs potentiels. Un calendrier de mise en œuvre est aussi présenté dans ce document.
  9. 9. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 9 of 150 1. Contexte agricole de la filière cacao 1.1 Contraintes Structurelles au Développement Agricole Selon le PNIA les contraintes majeures de l’agriculture en RDC1 sont : • une allocation budgétaire encore insuffisante, • un cadre institutionnel insuffisamment organise’ avec un déficit en ressources humaines, techniques et matérielles, tant au niveau central que provincial • un régime foncier dualiste tiraille’ entre le juridique et le traditionnel; • une détérioration des conditions de vie en milieu rural provoquant ainsi un exode élevé et sélectif qui draine vers les villes les actifs agricoles les plus dynamiques, • un environnement macroéconomique peu propice aux investissements productifs, malgré la présence de terres de qualité, un climat favorable et une demande importante, • une faible capacité de financement des opérateurs agricoles et les difficultés d'accès au crédit agricole, • un déficit d’infrastructures socio-économiques de base (voies de dessertes rurales, réseau d’irrigation, marchés, transport, etc.) ; • une inadéquation de l'offre de services de recherche et de vulgarisation agricole en faveur des organisations paysannes et autres opérateurs, • un faible niveau d'accès aux informations sur les marchés, • une faible demande interne solvable du fait du faible pouvoir d'achat des consommateurs et un faible niveau de valorisation des productions, • une infrastructure précaire de transformation, de stockage et de conservation ; Au cours de la mission, tant dans les réunions avec les partenaires l’expert a constaté la véracité de cette analyse, et voudrait souligner l’impact que ces contraintes tiennent et tiendront sur le développement d’une agriculture cacaoyère moderne et compétitive, surtout le faible niveau technologique (manque de recherche et vulgarisation, défaillances du système de formation agricole, entre autres) et l’exode rural qui exacerbe l’insuffisance de la main d’œuvre. Néanmoins, malgré leur caractère structurelle, ces mêmes contraintes peuvent se palier avec des mesures appropriées de professionnalisation de la filière et des structures d’appui, orientée et coordonnée par les acteurs de la filière travaillant dans un esprit de collaboration et d’intérêt commun. 1.2 Initiatives gouvernementales dans le secteur agricole de la RDC La stratégie de relance d’une filière verte de cacao en RDC s’inscrit dans les initiatives gouvernementales pour le secteur agricole. Notamment les documents suivants, consultés par l’expert pendant le cadre de sa mission, font mention explicite de la promotion de la filière cacaoyère comme facteur de développement du secteur agricole et macroéconomique : • « Agriculture et Développement Rural » et d’un « Programme National pour la sécurité alimentaire », adoptés en 2010 ; • Financement, depuis 2012, d’un programme national des campagnes agricoles • Adoption, en 2013, d’un « programme national d’investissements agricoles » et d’un « programme des investissements agricoles prioritaires » • Création de partenariats public-privés pour réduire les couts des intrants agricoles • Relance des agro-industries, dont le parc de Bukanga-Lonzo est le projet pilote Dans le Programme d’Investissements Agricole Prioritaire2 , de 2013, la promotion des filières agricoles, aussi verticalement intégrées, est bien énoncée dans le schéma suivant : 1 PNIA, Page 14. 2 PIAP, Page 9.
  10. 10. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 10 of 150 1.3 Les aspects transversaux dans le secteur agricole • Absence d’une approche stratégique pour le développement des filières qui pourra engager de façon active tous les acteurs et attirer les investissements et services nécessaires pour arriver à un rythme de croissance plus élevé ; • Faiblesses des structures de recherche de vulgarisation et d’encadrement suivie technique dans l’agriculture ; • Faiblesses dans le nombre et niveau professionnel / de formation des cadres techniques, surtout une progression claire de techniciens agricoles à statut d’ingénieur agronome ; • Besoin de renouvellement des cadres du Ministère d’Agriculture, avec une approche plus technique (moins administrative) • Prédominance des agriculteurs d’âge avancée appliquant des techniques traditionnelles et absence relative des progrès techniques dans les cultures commerciales, donc besoin d’attirer au secteur des jeunes agriculteurs bien formés avec une mentalité plus entrepreneuriale et fournis avec des outils de gestion plus modernes et efficaces.
  11. 11. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 11 of 150 2. La filière cacao 2.1 La culture cacaoyère - introduction L’arbre cacaoyer appartient au gendre Théobroma (Theo = Dieu, Broma = Boisson), un groupe d’arbres de petite dimension originaires du bassin Amazonien et autres zones forestières de l’Amérique du Sud et Centrale3 . Ils existent plus de vingt espèces dans le gendre mais seulement le Théobroma Cacao est actuellement cultivé extensivement4 . Malgré que l’histoire du cacao avant l’arrivée des colons européens soit peu connue il a été prouvé que le cacao était cultivé et consommé par les Aztèques et les Mayas pendant des siècles. Toutefois le type de cacao cultivé par ces civilisations anciennes était celui du Haut-amazonien, aussi appelé de criollo. La diffusion du type bas-amazonien, communément appelé de forastero, fut faite par les colons espagnols dans leur but d’exporter grandes quantités de produit vers la métropole et vers toute l’Europe. Au temps de la conquête du Mexique, au début du 16eme siècle, les graines de cacao étaient utilisées pour préparer une boisson, qui était appelée de Xocoatl 5 (d’où le nom Chocolat), aussi comme forme de paiement, surtout pour le paiement des taxes aux chefs tribaux, et pour des fins rituels, médicaux et nutritionnels6 . Amérindiens au 16eme siècle qui préparent la pâte de cacao et le Xocoatl Les colons espagnols trouvèrent que les graines de cacao mélangées avec du sucre donnaient une boisson beaucoup plus palatable et agréable que le Xocoatl et ainsi cette boisson déventa très répandue en Espagne 3 Cocoa, Tropical Agriculture Series, G.A.R. Wood, Longman, London. 4 Le Cupuaçu (Theobroma grandiflorum) est un arbre proche du Cacaoyer. Il est originaire du sud et du sud-est de l'Amazonie brésilienne, en particulier des régions du Pará et du Maranhão. Largement cultivé dans le nord du Brésil, les principales régions de productions sont le Pará, suivies de l'État d'Amazonas, du Rondônia et de l'Acre. 5 Voir le lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Xocoatl. 6 Les Aztèques utilisèrent le Xocoatl soit dans des aspects socio-productifs, pour stimuler les capacités physiques et mentales des agriculteurs, que pour des fins rituels et pour augmenter la morale des troupes.
  12. 12. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 12 of 150 et autres pays Européens. Dans le besoin d’accroitre la production de cacao et de sucre le cacao fut introduit dans plusieurs iles des caraïbes et, après le 18eme siècle, cette culture fut répandue en Asie (Philippines, Ceylan) et en Afrique, surtout à Sao Tomé et Principe et Fernando Poó (l’actuelle ile de Bioko, en Guinée- Equatoriale) via le Brésil. La production resta, toutefois, concentrée, pendant tout le 19eme siècle, dans le Venezuela7 , l’Equateur, Trinidad et le Brésil, notamment le Para, quand le niveau atteint les 100.000 tonnes vers la fin du siècle8 9 . Comme déjà mentionné, la majorité du cacao cultivé en Afrique appartient au groupe des forasteros, surtout mélangé aux espèces qui provient du type Amelonado, introduit via Sao Tomé et Principe et Fernando Poó. Le forastero, à différence du criollo, a besoin de beaucoup plus de traitement post-récolte, notamment au niveau de la fermentation des fèves fraiches, afin d’obtenir les aromes nécessaires pour la production des sous-produits typiques, i.e. chocolat et produits afin. Aussi les aromes du forastero n’ont pas de primes sur le marché international du cacao, au moins qu’ils soient additionnés avec d’autres paramètres, tels que la composante biologique, équitable ou d’origine, comme il sera plus détaillé dans la suite de ce rapport. L’autre catégorie de cacao commercialisé est celle du trinitario, qui représente environ 15% de la production mondiale et est considéré comme un cacao fin ou cacao aromatisé. Il est issu du croisement du criollo et du forastero et est apparu au XVIIIe siècle sur l'île Trinidad pour pallier les pertes importantes causées par les ouragans dans les cultures de criollo, plus fragile. Le trinitario est cultivé à Trinidad, Venezuela, Papouasie Nouvelle Guinée, Sri Lanka, Timor Oriental et Java. En Afrique la dimension moyenne des superficies plantées et cultivées sont assez basses. La norme est d’avoir une moyenne de 1 ou 2 hectares ce qui la rend assez susceptibles à des schémas du type « petits planteurs » plutôt que des grandes plantations agro-industrielles. Toutefois au Congo ils existent encore des grandes concessions de cacao qui furent introduites par la colonisation belge, comme il sera montré dans les pages suivantes. 2.1.1 Botanique, climat et sols pour le cacaoyer L’habitat naturel du cacaoyer est celui des forêts tropicales humides avec une certaine densité relative d’arbres d’ombrage, 150 – 400 arbres/hectares. Dans ces conditions l’arbre est soumis à une haute température moyenne annuelle, 18˚ - 32 ˚, avec des faibles variations, une haute pluviométrie, 1,100 mm/an – 2,500 mm/an et une exposition moyenne au soleil de 1,100 h/an – 2100 h/an. Pour les sols le cacaoyer peut être cultivé dans différents types de sols mais il est conseillé de faire des analyses de sols avant de procéder à la plantation du cacaoyer. Le tableau en bas donne un résumé assez exhaustif des différents types de sols dans différents pays. 7 Même si ce pays est actuellement un producteur marginal au niveau mondial la plantation de Chuao, dans l’Etat de Aragua, reste connue comme le berceau du cacao historique. 8 Cocoa, G.A.R. Wood, ibid. 9 Actuellement la production mondiale de cacao se situe aux alentours de 4 millions de tonnes de cacao marchand.
  13. 13. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 13 of 150 Pour l’aspect de l’ombrage il est nécessaire de mentionner qu’il est possible de cultiver le cacaoyer en absence d’ombrage, avec le cacaoyer qui fait d’inter-ombrage. Toutefois ces modèles requièrent un haut niveau d’investissement avec une gestion agro-industrielle très professionnalisée10 , une forte intervention de nettoyage du terrain et une extensive utilisation de produits agro-toxiques. Une plantation densément ombrée (maximum 500 arbres d’ombrage/hectare) peut vivre et produire presque exclusivement du recyclage, requiert beaucoup moins d’investissement d’établissement par hectare, a un rendement inferieur par hectare et est plus susceptible aux maladies, telles que le phytophtora. Un critère optimal de densité d’ombrage est de 300 arbres/hectare11 . Dans ces conditions une plantation cacaoyère obtient l’équilibre entre ombrage et contrôle des maladies. Dans le chapitre 3 on présentera des choix d’intervention selon la densité d’arbres par hectare, afin de définir les critères pour la mise en œuvre du projet dans des différents scenarios environnementaux. 10 Un des meilleurs exemples de ce type de plantation est l’exploitation agro-industrielle Victoria en Equateur (http://www.hacienda-victoria.com/informacion/). Dans cette plantation des rendements très hauts sont atteint (moyenne de 2 tonnes/hectare) mais tout l’entreprise est gérée avec des critères de gestion très avancés et un investissement d’établissement moyen de de 5,000 – 6,000 $/hectare. 11 Manual de agricultura cacaotera organica, Cacaoorganico.com, Caracas, 2007.
  14. 14. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 14 of 150 Schéma plantation avec ombrage moyen (150 arbres d’ombrage/hectare)12 Exemple de plantation ombrée (mal entretenue) 12 Source: Manual de Manejo de Cacao Orgànico, Ing. Jorge Vivas, CacaoBene, Venezuela, 2006.
  15. 15. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 15 of 150 Exemple de plantation non ombrée (agro-industrielle) 2.1.2 Espacement L’espacement optimal entre les cacaoyers est la distance qui donne le retour économique plus haut par hectare. Ce critère dépend de différents facteurs; la vigueur des arbres, le type de matériel végétal utilisé, les conditions d’ombrage, les sols et le climat. En Afrique le standard est de 2,5x2,5 (1,600 cacaoyers/hectare). Une plus haute densité par hectare implique, logiquement, une densité inferieure d’arbres d’ombrage/hectare. Pour cette stratégie on considère qu’un espacement de 3x3 (1,111 cacaoyers/hectare) soit la norme a’ suivre. 2.1.3 Réhabilitation de superficies existantes La réhabilitation d’une superficie cacaoyère implique la restauration vers une position plus rentable. La réduction dans le rendement dépend du vieillissement des cacaoyers, du matériel végétal non approprié ou un rendement décroissant du site. Ceci peut être dû à des facteurs différents : a. changements dans le sol du a’ l’érosion, mauvais drainage ou diminution des niveaux des nutriments, b. compétition avec les arbres d’ombrage et/ou herbes, c. peu ou trop d’ombrage et d. attaque de pestes ou maladies. Dans certains cas la ferme cacaoyère peut être réhabilitée seulement par l’adoption de bonnes pratiques agricoles, telles que la correction d’ombrage, le control des herbes, amélioration de l’assainissement et le control des pestes et maladies. Au Ghana dans une réhabilitation de 250 hectares à Bunso l’adoption des bonnes pratiques agricoles augmenta le rendement de 280 kg/hectare à 960 kg/hectare. Des mesures similaires ont été adoptées dans d’autres pays en Afrique de l’Ouest ou’ les plantations étaient moribondes a’ cause d’un maintien médiocre. Dans d’autres cas, toutefois, la réhabilitation impliquera le reboisement des arbres d’ombrage et/ou des cacaoyers. Une option intermédiaire est celle de faire une replantation partielle dans lequel on abat les arbres vieux ou morts par de nouveaux arbres. Cette méthode, toutefois, peut donner des mauvais résultats car elle implique une supervision assez stricte des plantations et donc, dans des situations de schémas de petits planteurs, une assistance en extension aux agriculteurs assez intense. 2.1.4 Fermentation et séchage du cacao frais Comme il a déjà était mentionné la fermentation est un aspect clé pour déterminer la qualité du produit final, surtout quand le but est celui produire du chocolat ou des produits similaires. Dans la fermentation, surtout pour le cacao forastero-amelonado, les aromes typiques du cacao expriment toutes leurs qualités après que la fermentation a été correctement faite. Les aromes sont les critères que les acheteurs finaux utilisent pour leur choix et paient un prix concurrentiel de marché. Dans ce sens chaque projet cacaoyer
  16. 16. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 16 of 150 doit dédier un espace et un budget important dans ce traitement post-récolte. Ils existent différentes techniques de fermentation, qui varie selon la dimension de la ferme cacaoyère. Dans un grand projet agro- industriel la méthode de fermentation plus commune est celle des bacs en cascade (voir image en bas), dans les fermes de moyenne dimension on utilise la fermentation en bacs individuels, soit en bois ou en jute et dans les petites superficies on fermente en creusant un trou dans le sol et on recouvre avec des feuilles de bananes. Normalement la fermentation a une durée de 5 à 6 jours, pour le cacao forastero, et de 3 à 4 jours pour le cacao criollo. Fermentation en cascade dans une plantation agro-industrielle (SATOCAO) Bacs de fermentation individuel Le séchage est aussi un aspect important dans la filière cacaoyère. L’humidité de la fève sèche non seulement augmente le poids du cacao marchand, et donc réduit son contenu en cacao, mais aussi rend le cacao susceptible aux maladies, notamment aux champignons. Le séchage peut aussi apporter des mauvais gouts au cacao marchand, surtout quand il est séché de manière artificielle et la fumée utilisée reste accrochée au cacao. Un mauvais séchage, donc peut avoir une conséquence négative sur le prix final du cacao marchand, même si la fermentation a été faite correctement. Le séchage peut être divisé en deux
  17. 17. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 17 of 150 techniques principales, au soleil et artificiel. Le séchage au soleil est celui préféré car il est plus lent que celui artificiel et donne une réduction du taux d’humidité plus uniforme dans la fève. Séchoirs solaires dans une plantation agro-industrielle (SATOCAO) Séchoir villageois (Ghana)
  18. 18. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 18 of 150 Séchoirs artificiels par vapeur chaude (SATOCAO) Séchoir artificiel d'ardoise (Bioko)
  19. 19. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 19 of 150 2.2 Le cacao en RDC Pendant l'époque coloniale le cacao était une culture pérenne commune, avec environ 20.000 hectares plantées13 . À l'époque le cacao était essentiellement planté dans les zones situées tout au long de la rivière Congo: Mayombe, Lac Budjala Temba, Lukolela et Kisangani. Il s'agissait surtout de grandes plantations agro-industrielles belges qui étaient gérées par des sociétés qui bénéficient de concessions de la part du Royaume de Belgique. Depuis les années 30, des cabosses de cacao ont été emmenées par les travailleurs des plantations agro-industrielles cacaoyères dans leur village d'origine afin de créer de petites plantations, particulièrement dans la province de l'Équateur. Ceci a donné origine à des superficies plantées par des petits agriculteurs. Après l'indépendance, il y a eu une augmentation de la superficie plantée pour atteindre un pic de 22.000 hectares en 197114 (voir la figure 3). Après cette année de guerres civiles, associé à de prix mondial du cacao assez bas, ont réduit le secteur du cacao et la stagnation s’est installée. Actuellement la superficie plantée est au même niveau de 1971, malgré un récent boom de plantation dans la province du Nord Kivu depuis 2005, entraîné par une entreprise appartenant à des intérêts suisses, Schluter 15 S.A. (ESCO KIVU). 13 Seulement dans la province de l'Équateur ils existent environ 10 771 hectares de plantations de cacao anciennes (grandes concessions et petits régimes). Source : Ministère de l'Agriculture Provincial de l'Équateur, décembre 2013. 14 Source : FAOSTAT 15 ESCO KIVU a commencé ses opérations en dans les années 70, dans la production de café, mais en raison des maladies du café, une forte baisse du marché international du café et le génocide au Rwanda la production de café a été fortement diminuée et le cacao fut introduit par la société en RDC en 2000. Zones de production de cacao actuelles en RDC Monnaie de la plantation de Lukolela
  20. 20. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 20 of 150 Superficies plantées en cacao16 Le pays a signé en 2011 l'Accord International sur le Cacao et a depuis lors devenu membre à part entière de l'Organisation internationale du cacao, bien qu'avec une votation réduite17 . En 2012 une délégation officielle du gouvernement participa a’ la 1ere Conférence Mondiale du Cacao, célébrée à Abidjan, mais en 2014 seulement une délégation de petits planteurs de la RDC a participé à la Conférence Mondiale de Cacao, célébrée à Amsterdam. Une invitation au gouvernement pour participer à la 3eme Conférence Mondiale, qui sera organisée en République Dominicaine en mai 2016, a été délivrée en mai 201518 . ICCO a actuellement peu de données sur le secteur du cacao de la RDC, vu que le gouvernement n'envoie pas de données précises à celle-ci. Les données officielles, obtenues surtout du site de la FAO, sur la production de cacao en RDC estiment que la production de cacao se trouve à environ 5 500 tonnes19 . Toutefois, ces statistiques ne tiennent pas compte de la production de cacao qui est objet de contrebande à d'autres pays, tels que le Cameroun, la 16 Estimations faites par le consultant basées sur des chiffres estimatives sur la contrebande a’ l’est du pays. 17 Le pouvoir de vote de la RDC dans l’ICCO est fixé à 0,03 %. Source : CONSEIL INTERNATIONAL DU CACAO, Quatre-vingt-neuvième session ordinaire, Radisson Blu Hotel, Aéroport de Zurich, Suisse, 11-14 mars 2014. 18 La lettre d’invitation fut consignée en Mai 2015 à Monsieur John Ulimwemgu Masasu, Conseiller en Agriculture auprès de la Primature de la RDC. 19 Ministère de l'Agriculture, Service National de Statistiques Agricoles. 0 10000 20000 30000 40000 50000 60000 70000 80000 1961 1971 1981 1991 2001 2012 Superficies plantees en cacao en RDC 1961 - 2012 10,392 16,500 5,800 6,300 4,513 7,270 6,235 5,800 0 2,000 4,000 6,000 8,000 10,000 12,000 14,000 16,000 18,000 1961 1971 1981 1991 2001 2012 Production de cacao en RDC (tonnes) Production with est. smuggling (tonnes) Production (tonnes) Figure 1 Production de cacao en RDC - 1961 a' 2012
  21. 21. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 21 of 150 Côte d'Ivoire (via l’Equateur et le Bandundu) et en Ouganda (Nord Kivu). Si ce commerce est pris en compte la production de cacao pourrait atteindre, selon des sources de l’ONC20 , 16.500 tonnes, qui placerai les pays parmi les 20 premiers pays producteurs de cacao21 . La contrebande a commencé avec la guerre dans les années 90 et a augmenté avec la hausse des prix international du cacao des dernières années22 . 2.3 Analyse SWOT de la filière cacao en RDC De manière a’ mieux analyser la filière cacao la mission procéda a’ une analyse SWOT de la filière cacao, qui suit dans les pages suivantes. L’analyse montre les forces et les faiblesses du secteur cacaoyer et les opportunités et le menaces qui peuvent provenir de l’extérieur du secteur. Aussi a’ chaque faiblesse est donnée un niveau d’importance (1. Très importante, 2. Importante, 3. Peu importante) selon le critère du consultant, est une priorité’ d’action temporelle (1. 1 mois, 2. 3 mois, 3. 6 mois, 4. 1 an, 5. 1 an - 3 ans, 6. 3 ans - 5 ans). Ces critères d’analyse donneront lieu aux activités qui seront proposées dans le cadre de la stratégie. 20 ONC estime qu’environ 60 % du total de la production de cacao dans la province du Nord-Kivu est officieusement exportée vers l'Ouganda. Comme les chiffres officiels sont actuellement à 5.500 tonnes la production totale serait autour de 13.750 tonnes. Dans la province de l'Équateur également au moins 50 % de la récolte est officieusement exportés au Cameroun et en Côte d'Ivoire par la République du Congo. 21 RDC serait placée, si le total de la production de cacao était pris en compte, dans la 17eme position avant que l'Inde. Toutefois la RDC se classe dans la 30e position dans la liste des pays producteurs de cacao. 22 Les bas prix payés aux producteurs de cacao, dans la province de l'Équateur, permettent que les commerçants de l'Afrique de l'Ouest du cacao puissent acheter le cacao en RDC et obtenir un prix inférieur, par rapport aux prix régulés dans leur pays. Au Nord Kivu la contrebande est essentiellement due à l'absence de sécurité dans la région, ce qui rend plus facile pour les agriculteurs à passer leur production à travers la frontière.
  22. 22. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 22 of 150 Environnement Interne Externe Aspects de la chaine de valeur cacaoyère Sous-aspect Forces Faiblesses Importance Priorité Opportunités Menaces Production (agricole et transformation agricole) Disponibilité de terres arables adaptées au cacao Existence de grandes surfaces pour planter des cacaoyers sous forêt tropicale Cadre juridique des terres étatiques peu détaillé et peu certain pour les investisseurs et pour le développement coopératif 2 4 1. Demande mondiale croissante de cacao marchand dans le moyen et long terme, 2. Possibilité d'accéder au système de financement des crédits de carbon pour le maintien des forets Déforestation et changement climatique Dynamique productive provinciale Existence d'une forte dynamique de croissance sectorielle (Nord-Kivu) Développemen t du secteur dépend d'une demande oligopsone qui est très instable et qui n'a pas conclu un accord cadre avec petits et moyens producteurs 3 4 Possibilité de créer un secteur verticalement intégrée avec les pays voisins Instabilité politique et contrebande avec les pays voisins
  23. 23. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 23 of 150 Cohésion des producteurs Existence de coopératives cacaoyères qui ont acquis des connaissances importantes (Bas-Congo, Mai-Ndmobe' et Nord-Kivu) Les coopératives n'ont pas forme' une plateforme nationale qui leur permet de travailler avec une voix unique avec les parties prenantes de la chaine de valeur 1 2 Création d'une plateforme nationale de coopératives cacaoyères qui soit intégrée dans l'Organisation Mondiale des Cultivateurs de Cacao Politisation des coopératives et création de différents fronts séparés Age moyens des producteurs Age moyen des populations rurales entre 25 et 40 ans Niveau d'éducation général et technique des jeunes dans les zones urbaines périphériques très limitées 1 6 Possibilité d'attirer les jeunes des zones urbaines de petites villes vers des zones rurales pour s'engager dans culture qui promet des rendements constants ou même croissants Jeunes sont attirées par les grands villes du a' la manque de conditions de vie dans les zones urbaines périphériques Maladies des plantations Maladies typique du cacaoyer peu répandues ou même inexistantes dans certaines Provinces Services de control phytosanitaire peu développés et inexistence de station de quarantaine 3 4 Possibilité d'introduire des clones résistants aux maladies typiques de la région (balais de sorcière et pourriture de la cabosse) Introductio n de semences qui proviennent d'autres pays producteurs peuvent devenir un focus pour des maladies difficiles a' contrôler
  24. 24. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 24 of 150 Séchage Possibilité de séchage solaire dans la plupart du pays Manque de connaissances sur les technologies appropriées pour le séchage solaire du cacao 4 4 Possibilité d'importer des techniques innovatrices d'autres pays Techniques introduites ne sont pas les plus avancées dans le secteur Fermentation Possibilité d'introduire des techniques de fermentation adaptées aux standards internationaux Fermentation faite, dans la majorité, avec des techniques très peu développées qui produisent une perte de qualité et une baisse des prix 2 4 Possibilité d'importer des techniques innovatrices d'autres pays Techniques introduites ne sont pas les plus avancées dans le secteur Qualité Qualité organoleptique Possibilité d'introduire des clones améliorés avec plus haute qualité organoleptique (arome, contenu en matière grasse, saveur) Le matériel végétal existant est très ancien et donne une qualité organoleptique très basse. Le cacao RDC est classifie' comme cacao en vrac avec un discount de 15% sur le prix international. 2 4 Possibilité d'introduire des clones d'haute qualité' organoleptique (Criollo ou Trinitario) dans les zones mieux adaptées (Mai- Ndombe) Clones introduits ne passent pas par le système international de quarantaine
  25. 25. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 25 of 150 Qualité physique Possibilité d'introduire du matériel végétal avec plus haute qualité physique (dimension des graines) Les matériel végétal existant est très ancien et donne une qualité physique très basse. Le cacao RDC est classifie' comme en vrac avec un discount de 15% sur le prix international et les acheteurs internationaux se plaignent de recevoir des cacaos avec des petites fèves (ce qui donne un bas rendement dans la transformation en sous-produits) 2 4 Possibilité d'introduire des techniques de greffage pour augmenter la dimension des fèves (échantillonnage des arbres plus performant) ou des clones certifiés qui ont des fèves grandes Clones introduits ne passent pas par le système international de quarantaine. Certification Sans un système de certification institutionnel actuellement le discount moyen du prix RDC est de 15% Certification est limitée a' des projets spécifique sans aucune stratégie concertée entre les parties prenantes 3 4 Les principales agences de certification internationale (UTZ, Rain Forest Alliance, ECOCERT, etc.) ont eu peu de contact avec la RDC Manque de concertation entre les parties prenantes peut causer une situation compétitive entre les agences de certification
  26. 26. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 26 of 150 Exportation Possibilité d'introduire un système d'administratio n des douanes qui soit efficace et guidé par des principes de bonne gestion Les exportateurs de trouvent devant un système incohérent, chaotique et arbitraire qui cause des fortes limitations pour que le secteur puisse être fiable pour les investisseurs 1 3 Possibilité de créer un groupement d'intérêt des exportateurs qui puisse faire partie d'une structure de concertation nationale pour le cacao Les exportateurs n'arrivent pas à' se concerter et ils ne peuvent pas donner une voix unique pour soutenir le cadre concertation Commercialisation Pour les régions qui sont autour du fleuve Congo des opportunités d'accéder a' un réseau de transport et stockage rentable et efficace Les acheteurs locaux de cacao, dans sa majorité, n'ont pas un système efficace de gestion et, souvent, essayent de rabaisser les prix payés aux cultivateurs ou payent seulement partiellement 2 3 Possibilité de développer un système de stockage au long du fleuve avec l'appui des bailleurs et au long des route vers l'est à travers la SADC La mise en œuvre des infrastructures de transport et stockages n'est pas faites en accord avec le développement de la chaine de valeur Contexte institutionnel Public Possibilité d'introduire un nouveau système institutionnel de gestion des filières agro- industriel (réforme de la ONC) Vision stratégique presque inexistante 1 2 Possibilité d'accéder a' des fonds des bailleurs pour une réforme des institutions vouées au développement des filières agro- industrielles Instabilité politique et manque de coordination entre le Gouvernement
  27. 27. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 27 of 150 Prive' Possibilité d'introduire des systèmes de crédit pour le secteur cacaoyer et développer une intervention coordonnée dans le secteur Vision stratégique presque inexistante 2 2 Possibilité de réunir le secteur prive' pour une proposition d'un cadre de concertation stratégique Manque de coordination entre le secteur prive' Public-Prive' Possibilité de créer une Commission Nationale de Cacao suivant des modèles de réussite Manque de mécanismes de coordination entre les parties prenantes 1 3 Possibilité de compter sur l'expertise d'autres pays producteurs Commission Nationale de Cacao est politisée et partielle Transformation (produits et sous- produits) Sous-produits locaux Possibilité d'introduire une production locale de sous- produits du cacao qui peuvent devenir un moteur pour l'économie locale Données très limitées sur le transformateurs a' niveau local 1 2 Possibilité de compter sur l'expertise d'agences des NU qui ont travaillé avec des sous-produits cacao dans autres pays Pénétration limitée des sous- produits dans les zones urbaines périphériques
  28. 28. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 28 of 150 Chocolat artisanal Possibilité d'introduire une production nationale de chocolat qui peut devenir un moteur pour l'économie dans les zones urbaines Données très limitées sur le transformateurs a' niveau national 1 2 Possibilité de compter sur l'expertise d'entreprise qui ont travaillé dans la production de chocolat dans autres pays producteurs de cacao Importateurs de chocolat font du dumping
  29. 29. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 29 of 150 2.4 Description des acteurs dans la filière : synthèse du diagnostic des segments et des acteurs liés à l’accès aux marchés de cacao vert. De manière à mieux comprendre les parties prenantes du secteur la mission procéda à faire un diagnostic des acteurs de la chaine de valeur du secteur cacaoyer en montrant leurs forces et faiblesses. Partie prenante Exemples Forces Faiblesses Agriculteurs Petits Possibilité' de attirer une partie des populations rurales qui n'ont pas d'emploi ni moyens de subsistances vers le cacao Bas niveau d'instruction et besoin de financer aussi leurs besoins primaires Coopératives Tendance a' la croissance des coopératives vu le succès eu a' l'est du pays Manque d'une plateforme faitière Grands Possibilité de donner grandes concessions a' des sociétés privées Les plans d'affaires sont peu professionnels et fait sans précision technique Acheteurs locaux Nationaux BTC, COFFEE LAC, K.MUVUNGA, SCAK, etc. Consolidation dans les dernières années de groupes d'acheteurs solides qui ont une bonne connaissance du terrain Mauvais payeurs Etrangers Très réactifs aux différences de prix avec leurs pays d'origine Tendance a' favoriser la contrebande Exportateurs Intégrées Capacité' d'introduire des améliorations dans la qualité finale avec facilite' Matériel végétal est douteux et devrait être changé Non-intégrées23 Expérience consolidée du secteur Connaissance limitée des besoins des acheteurs internationaux (douanes, phytosanitaires, etc.) Institutions Publiques provinciales Ministères d'Agriculture Provinciales, Bureaux ONC provinciaux Plans d'investissements dans le secteur agricole ont déjà été fait Publiques nationales Minagri, Primature, Min. Industrie Cadre national de l'investissement défini, Volonté de développer des filières de transformation des produits agricoles Privées provinciales FEC régionale, Chambres de commerces, etc Existence de bases de données de transformateurs locaux Bases de données ne sont pas mises a' jour Privées nationales Banques, FEC nationale Développement de produits financiers pour l'agriculture commerciale Taux d'intérêt très hauts 23 Les exportateurs intégrés sont ceux qui possèdent un accès directe a’ la production (soit en tant que propriétaires de plantations ou en tant qu’actionnaires) tandis que ceux non-intègres sont ceux qui sont des simples acheteurs de cacao dans les marchés locaux.
  30. 30. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 30 of 150 Transformateurs Sous-produits Pate de cacao, poudre, liqueur Possibilité de développer des petites entreprises familiales Niveau de connaissances très limitée Chocolat et cosmétiques Chocolat artisanal, Crèmes, etc. Possibilité de substitution ou réduction des importations Niveau de connaissances sur la production de chocolat très limitée Les analyses SWOT et des acteurs de la filière furent présentées dans un premier atelier réalisé le 4.06.2015 a’ un groupe restreint d’acteurs qui interviennent dans la filière cacao. L’analyse fut revue en tenant compte de leurs commentaires. 2.5 Le marché international du cacao Près de 80% du cacao commercialisé au monde24 est classifié comme cacao marchand en vrac (bulk cocoa) et appartient, en grand partie, au type forastero et provient d’Afrique et du Brésil. Les prix de référence de ce cacao sont ceux des bourses de New York et Londres (ICE Futures et NYSE Euronext LIFFE, respectivement). Le 20% restant est appelé cacao fin ou aromatisé et se divise entre les origines criollo (5%) et trinitario (15%)25 . Le prix de référence pour le cacao en vrac est celui du Ghana (Gold coast) et l’analyse des prix est faite dans les pages suivantes. Les principaux acheteurs du cacao en vrac sont les multinationales du cacao (grinders) tels que Olam, Cargill et autres qui stockent et font une première transformation du cacao (beurre, liqueur et poudre) principalement aux Pays-Bas (75% du commerce mondial de cacao) pour ensuite revendre aux utilisateurs finaux, surtout les multinationales du chocolat (Nestlé, Mars, Cadbury, Hershey, Ferrero, etc.). Pour les criollos et les trinitarios il existe peu de publications et aucune bourse26 . Ces transactions sont faites de manière privée entre les producteurs et les consommateurs finaux, surtout les dits chocolatiers d’élite tels que Valhrona, Weiss, Domori, Guitard, entres autres. La prime pour ces cacaos peu osciller d’entre 30% et même 250% sur le prix de référence du cacao en vrac27 . La prime dépend de facteurs tels que l’exclusivité du gout ou la haute qualité du cacao, surtout en termes de matière grasse. Les prix du cacao marchand en vrac ont suivi une tendance à la hausse à partir de juillet 2013 jusqu'à la fin de l'année cacaoyère 2015, appuyés par des preuves d'une reprise de la consommation, à la fois en Europe et en Amérique du Nord, comme l'illustre le données des broyages. Les marchés de capitaux ont également trouvé un nouvel élan dans le prix mondial a’ court terme dans les conditions météorologiques défavorables dans la région d'Afrique de l'Ouest combinés avec des attentes par la plupart des analystes d'un deuxième déficit d’offre consécutifs dans l’année cacaoyère 2014-2015, qui a donné lieu à des inquiétudes quant à l'étanchéité de l’offre pour la prochaine culture. À fin juillet 2015, les prix du cacao ont frappé une année élevée, avec un prix de 3295 $US par tonne à New York, contre un prix de 3196$US par tonne pour juillet 2014. 24 Le cacao « nacional » de l’Equateur bien que forastero est considéré comme du cacao fin. 25 Le cacao trinitario du Cameroun est considéré comme cacao en vrac. 26 Pendant la réunion annuelle de la World Cocoa Foundation, en Octobre 2013 en République Dominicaine, le Docteur Jose Antonio Martinez Rojas, Président du Comité Organisateur de la 3eme Conférence Mondiale de Cacao de Mai 2016, a proposé la création d’une bourse du cacao fin. 27 Le cacao fin qui a les primes, par rapport au cacao en vrac, les plus hautes au monde est celui des caraïbes (Trinidad et Jamaïque), Madagascar et Vanuatu.
  31. 31. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 31 of 150 Pour ce qui est la tendance du prix international dans les derniers 10 ans le graphique suivant montre clairement qu’il y a eu une croissance continue du prix. En juin 2005 le prix international était de 1.549 $/tonne et en Juin 2015 le prix atteint un niveau de 3.239 $/tonne. Pour les projections du prix, au moyen terme, l’ICCO, dans un récent rapport28 , a estimé qu’en 2020 il y aura un déficit d’offre d’environ 1 million de tonnes et le prix se situera aux alentours de 3.500 $/tonne. Dans le long terme ils n’existent pas d’estimations fiables mais la croissance de la demande des pays émergents tels que la Chine, l’Inde, la Russie et l’Afrique du Sud, entre autres, peuvent 28 THE WORLD COCOA ECONOMY: PRESENT AND FUTURE, ICCO, March 2014. 0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 Prix international du cacao, 2013-2015 US $ 0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000 Jan-05 May-05 Sep-05 Jan-06 May-06 Sep-06 Jan-07 May-07 Sep-07 Jan-08 May-08 Sep-08 Jan-09 May-09 Sep-09 Jan-10 May-10 Sep-10 Jan-11 May-11 Sep-11 Jan-12 May-12 Sep-12 Jan-13 May-13 Sep-13 Jan-14 May-14 Moyenne mobile du prix international du cacao, 2005-2015
  32. 32. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 32 of 150 donner une importante flambée aux cours du cacao, dans le long terme. Il faut aussi mentionner que plusieurs pays producteurs, surtout l’Indonésie, vont réduire graduellement leurs exportations de cacao pour permettre à leurs populations de consommer de plus en plus de produits cacaoyers29 . Du cote’ de l’offre les pays de l’Afrique de l’Ouest, surtout la Cote d’Ivoire et le Ghana, vont bientôt atteindre, dans la décennie prochaine, leur pique de production et aucun autre producteur n’envisage d’augmenter fortement l’exportation de cacao dans le long terme. 2.5.1 Le marché de cacao de niche Parmi les consommateurs des produits du cacao, surtout ceux qui consomme du chocolat, il y a des catégories qui sont prêts à payer un prix supérieur à celui du marché courant par des raisons différentes. Pour ceux qui recherche un type spécifique de cacao aromatisé, les criollos et les trinitarios, ils peuvent être disposés, comme déjà illustré avant, à payer un prime qui peut aller jusqu’à 250% pour certaines origines. Indifféremment du type de cacao des consommateurs peuvent être intéressés à payer une prime pour satisfaire des besoins spécifiques en tant que consommateurs. La classification de cacao de niche qu’on utilise pour ce rapport est la suivante : A. Cacao biologique30 (organique dans le marché américain) : ce consommateur cherche un produit cacaoyer (chocolat, cosmétiques à base de cacao et autres) qui support des cultivateurs de cacao qui adoptent des techniques de production écologiques (verte) où l’emphase est mis sur la préservation de l’environnement et qui excluent, parmi autres, l’utilisation de produits chimiques. Ce consommateur est engagé dans ses achats mais il ne peut pas nécessairement être fidèle à un type, origine ou projet cacaoyer. Il est surtout intéressé a’ l’aspect environnemental de la production cacaoyère. Il est assez informé et s’appui pour ses achats à des recommandations des agences de certification, qui seront examinées en détail dans les pages suivantes. Il utilise pour ses achats les réseaux commerciaux alternatifs, dans lesquels les produits sont bien mis en vue pour que le consommateur puisse connaitre les aspects soutenables et environnementaux des produits. La prime qu’il paye oscille entre 30% et 50% du prix du cacao en vrac. B. Cacao équitable (fair-trade) : ce consommateur a une conscience sociale de la production et connait le déséquilibre international entre le prix payé aux cultivateurs, surtout les petits planteurs, et le prix de vente du produit final31 . Il aspire donc à appuyer des cultivateurs qui travaillent en coopératives et où le profit est distribué de manière démocratique et équitable parmi les membres. Ce consommateur est engagé dans ses achats et peut devenir fidèle à un type, origine ou projet cacaoyer. Il est assez informé et s’appui pour ses achats à des recommandations des agences de certification, surtout celles qui approfondissent cet aspect. Il achète sur les réseaux de « l’économie sociale » tels que les coopératives de consommateurs, les confessions religieuses, les syndicats et autres similaires. Souvent ce type de consommateur s’associe aussi aux aspects environnementaux, mais ceci n’est pas une exigence. La prime qu’il peut payer oscille entre 30% et 70% du prix du cacao en vrac. 29 Indonesia Cocoa Development, Ministry of Economic Affairs, 2nd World Cocoa Conference, Amsterdam 2014. 30 La définition d’agriculture biologique utilisée par la FAO/OMS dans le Codex Alimentarius est la suivante : " L'agriculture biologique est un système global de gestion de la production qui favorise et renforce les agro- écosystèmes et la santé, y compris la biodiversité, les cycles biologiques et l'activité biologique des sols. Il met l'accent sur l'utilisation des pratiques de gestion, de préférence à l'utilisation d'intrants non agricoles, en tenant compte que les conditions régionales l'exigent des systèmes adaptées localement. Ceci est accompli en utilisant, dans la mesure du possible des méthodes agronomiques, biologiques et mécaniques, par opposition à l'utilisation de matériaux synthétiques, à remplir toute fonction au sein du système spécifier." 31 Selon certaines études de la filière cacao-chocolat le petit producteur reçoit seulement 3% de la valeur totale du produit final.
  33. 33. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 33 of 150 C. Cacao grands-cru: ce consommateur se positionne comme un gourmet de cacao. Il connait le cacao en profondeur, suit les tendances du marché de haut de gamme, fréquente les rencontres de consommateurs similaires (foires gastronomiques, salons de chocolat, restaurants spécialisés, etc.) et se concentre sur le cacao comme un champ de spécialisation. Il aime collectionner des références de marche’, telles que les recommandations de chefs de cuisine ou les échansons de cacao. Il est intéressé à un produit spécifique, d’un producteur spécifique, dans une région démarquée spécifique mais aussi aux recettes que le produit contient (mélanges d’origines pour donner un produit exclusif). Normalement il préfère consommer du cacao fin mais, en tant que curieux et chercheur, est ouvert à des nouveaux produits à base de cacao forastero, mieux amelonado, qui soient fait avec qualité et des critères gastronomiques certifiés32 . Pour ce type de consommateur on peut faire une analogie avec les consommateurs de vins sélectionnés, qui se référent à des années spécifiques de maisons reconnues. Ce consommateur a une confiance dans le producteur, qui achète le cacao dans les zones qu’il dit. Normalement il ne consulte pas les agences de certification de cacao. La prime payée peut varier entre 50% et 250%. D. Cacao d’origine : ce cacao est vendu en spécifiant le pays de provenance. Le consommateur est intéressé au pays, à son prestige dans le marché, et moins au prestige du producteur. Il peut avoir des raisons d’exotisme aussi, « le cacao d’un lieu que j’ai jamais écouté », de solidarité, « le cacao de mon pays d’origine » ou de collectionnisme, « il me manque cet origine pour compléter ma collection ». Il est informe’ sur le monde du cacao mais beaucoup moins que le gourmet et les acheteurs « conscients » des produits biologique et équitable. La prime payée peut osciller entre 20% et 150%, selon les origines. Ils existent des combinaisons entre les produits de niche. On peut avoir du cacao biologique et équitable, et on commence à les appeler de produits soutenables et ceci est la tendance courante de ces marchés. Ils existent aussi des produits biologique, équitable et d’origine, qui commencent a’ montrer leur produits dans la niche de marché pour les gourmets, avec la participation dans foires internationales. Le cacao grand cru, par contre, est une niche difficilement combinable avec les niches « soutenables », car les consommateurs ont plus d’intérêt au produit final et sa qualité qu’aux méthodes de production. Toutefois un effort marketing auprès de ces consommateurs peut renverser cette habitude, surtout dans les pays scandinaves dans lesquels la population a un grand penchant pour les thématiques « soutenables », surtout pour celles environnementales. Quelque producteur est présenté dans le chapitre suivant. La prime payée, dans ces cas combinés, n’est pas le produit des primes, plutôt un prime à la basse des primes, mais ces consommateurs commencent à devenir un groupe consolidés de consommateurs. 2.5.2 Certification du cacao Le concept de certification trouve son origine dans celui du développement durable, terme utilise au début des années 80 par l'Union Mondiale pour la Conservation de la Nature. Les grands principes du concept de développement durable ont été définis à partir du sommet mondial sur la terre de Rio en 1992. L'impératif de satisfaire les besoins du présent sans sacrifier ceux des générations futures a été le slogan qui a accompagné ce concept. Pour le Roundtable for a Sustainable Cocoa Economy (RSCE), la certification est la procédure par laquelle une tierce partie atteste par écrit qu'un produit ou un processus est conforme à certaines normes. La certification peut être un outil de communication dans l'ensemble de la filière cacaoyère. 32 Une petite entreprise chocolatière de Sao Tome et Principe, Corallo, vend son chocolat par commande aux Etats Unis d’Amérique, Europe et Gabon avec beaucoup de succès.
  34. 34. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 34 of 150 Un certificat prouve à l'acheteur que le fournisseur respecte certaines normes, qui peuvent être plus convaincantes que si le fournisseur donnait lui-même cette assurance. L'organisation chargée de la certification est appelé agence de certification ou certificateur. Ces deux conceptions de la certification ont en commun les notions de référentiel ou norme ou standard et l'audit. Selon la définition de l'ISO, une norme est un « document, établi par consensus et approuve par un organisme reconnu, qui fournit, pour des usages communs et répétés, des règles, des lignes directrices ou des caractéristiques, pour des activités ou leurs résultats, garantissant un niveau d'ordre optimal dans un contexte donné. Les normes doivent être fondées sur les résultats conjugués de la science, de la technologie et de l'expérience, et viser à promouvoir des retombées optimales pour la collectivité. D'un point de vue technique, les normes sociales et environnementales dans l'agriculture sont des normes de processus. Le rapport d'inspection pour l'octroi d'une attestation écrite ou « certificat », émane d'un audit. Les audits peuvent varier en termes de fréquence et d'échantillonnage. Il existe trois degrés d'attestation dans la certification : le contrôle de tierce partie, lorsque l'attestation est fournie par une partie qui n'a pas d'intérêt direct dans la relation économique entre le fournisseur et l'acheteur ; le contrôle de seconde partie, lorsqu'un acheteur vérifie que le fournisseur respecte une norme ; et le contrôle de première partie, lorsque la déclaration de conformité du fournisseur est basée sur un mécanisme de contrôle interne (RSCE2, op.cit).33 A cote de ces concepts liés à la certification, il ressort de la littérature les notions de piliers et d'indicateurs qui sont, par ailleurs, les concepts de base de la certification. Ceux-ci constituent les paramètres d'évaluation des programmes de certification. Les piliers sont les principales dimensions de la certification sur lesquels s'appuient les programmes de certification. On distingue dans la littérature, trois grands piliers : économique, social et environnemental. Le pilier économique concerne six indicateurs plus ou moins liés. Le critère de productivité agricole est le rapport en volume entre la production et les ressources mises en œuvre pour l'obtenir. Il mesure l'efficacité du système productif par rapport aux ressources utilisées en terre, en temps de travail, en ressources humaines pour la mise en œuvre des pratiques culturales recommandées par les programmes de certification. La gestion des exploitations porte sur le niveau d'adoption des pratiques dans les plantations par type de certification. Les rapports d'audit des parcelles dites certifiées et autres sources d'informations, constituent les principales sources. L'accès au financement, évalue la capacité des producteurs engages dans les programmes de certification, a accéder plus facilement aux crédits bancaires et a acquérir des facteurs de production nécessaires pour améliorer la performance de leurs activités productives, ce, en comparaison des producteurs non engages dans la certification. L'accès au marché et a l'information reflète le niveau d'accès à l'information de marche pour les producteurs impliques dans les initiatives de certification. Les couts de production et de commercialisation concernent l'ensemble des couts générés par les pratiques liés à la certification et qui influencent les charges supportées par les acteurs dans le processus d'implémentation des programmes de certification. Enfin, la rentabilité financière des projets de certification du cacao détermine le gain marginal net pour chaque acteur par norme et aussi dégage le seuil de rentabilité, en autres mots le niveau de tonnage nécessaire pour que l'activité de certification soit rentable pour chacun des acteurs. Le pilier social repose sur les indicateurs d'accès des enfants à l'éducation, la protection des enfants contre les travaux dangereux, l'accès à la sante et a la sécurité au travail, le renforcement des capacités, le capital social des producteurs et la mobilisation communautaire. L'accès à l’éducation des enfants 33 Etude sur les couts, les avantages et désavantages de la certification du cacao (Phase I), Global Business Consulting Company, 2012.
  35. 35. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 35 of 150 indique l'impact de la certification sur le taux de scolarisation des enfants des producteurs certifies et le compare à celui des producteurs non certifies. La protection des enfants contre les travaux dangereux porte sur l'implication ou non des enfants dans les activités champêtres. Il s'agit de rechercher si les enfants vivant avec les producteurs certifies sont moins exposes aux travaux juges dangereux sur les exploitations en comparaison des enfants vivant sur des exploitations non certifiées. L'accès à la sante et a la sécurité au travail évalue l'accès à la formation et la formation effective sur les risques potentiels lies a l'exercice des activités agricoles. Il s'agira de rechercher si la main d’œuvre et leurs familiers vivant sur les exploitations agricoles certifiées disposent effectivement de normes explicites concernant la santé au travail et la sécurité au sein de l'exploitation. Le renforcement des capacités vise à mettre en exergue les formations précises qu'auraient revues les producteurs certifies a l'effet du renforcement de leurs capacités du fait des activités spécifiquement attachées aux besoins de la certification. Le capital social des producteurs concerne, l'amélioration suscitée par la certification des relations sociales au sein de la communauté, de la sante au niveau familial et individuel, des relations entre les producteurs et leurs salaries. Enfin, la mobilisation communautaire permet d'apprécier la progression au niveau de nombre de producteurs certifies depuis l'introduction des premiers programmes de certification jusqu'à ce jour. Le pilier environnemental reflète la situation de trois (3) indicateurs fondamentaux. L'adoption des bonnes pratiques agricoles (BPA) et agroforesteries porte sur l'utilisation de techniques agricoles qui minimisent les risques, maximisent la production tout en assurant la sécurité humaine. L'adoption des bonnes pratiques de gestion de l'énergie, de l'eau, des sols et des déchets concerne la maitrise de l'énergie, la réduction de l'utilisation de l'énergie, la gestion des ressources en eau, la réduction des risques de contamination, le recyclage et la réutilisation des déchets. La gestion environnementale de l'exploitation agricole recherche les indices confirmant l'amélioration de la gestion environnementale du fait de la certification. Le tableau ci-dessous résume une présentation comparée de quatre initiatives de certification de cacao. Les conclusions de l’étude de l’ICCO34 sur la certification, fait en 2012, montre que : • La question de l’estimation des coûts et avantages constitue l’un des principaux enjeux des programmes de certification tels que mis en œuvre en l’état actuel. • L’essentiel des études de coût se concentre sur les producteurs (plus de 90%). Le nombre des études est égalitairement distribué entre les exportateurs, les industriels et les consommateurs. Trois grands postes de coûts ressortent de la littérature : l’investissement, l’implémentation et l’audit. Il n’y a pas de consensus dans la littérature quant au poids de l’investissement et de l’implémentation dans la structure des coûts. D’un auteur à un autre soit l’investissement domine ou alors l’implémentation selon le pays ou la spéculation. • Des niveaux de coûts de la certification du cacao ont été calculés dans la littérature. Les coûts de la certification du cacao en Côte d’Ivoire sont relativement plus bas par rapport au Ghana quel que soit la norme. Au niveau du producteur, l’étude réalisée en Côte d’Ivoire (GBCC et KPMG, 2011) montre que le coût de la certification est de 0,071 $US/kg. Pour les organisations de producteurs, le coût de la certification varie d’une norme à une norme avec une prépondérance forte du coût de la norme Rainforest. Le coût de la certification chez l’exportateur est 5 fois moins que celui des organisations de producteurs et des exploitants. Ce résultat montre, que la certification pèse lourdement pour les producteurs et leurs organisations. • La prime de 0,10 dollars par kilogramme de cacao perçue par le producteur ne représente que 13,20% de ces coûts, dès lors, les défis comme l’amélioration de la productivité restent les options les plus pertinentes à encourager dans les programmes pour un impact financier réel. 34 A STUDY ON THE MARKET FOR ORGANIC COCOA, ICCO, September 2006.
  36. 36. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 36 of 150 • Les défis de la mesures de l’impact de la certification, tels que discutés dans ce rapport, ne sont pas unique aux normes. Les évaluations indépendantes par la revue des paires des impacts de dispositifs législatifs publics et privés déployés dans la poursuite de durabilité, sont aussi rares (SKASC, 2012). • Si au niveau économique les avantages sont perceptibles et quantifiables, le bilan des études consultées révèlent que très peu abordent la question des effets induits de la certification sur la mobilisation communautaire, la nutrition et la sécurité alimentaire et la question du travail des enfants. Ces paramètres pourraient s’avérer difficiles à mesurer et nécessitent que des efforts additionnels soient entrepris pour développer des indicateurs pour la mesure de leurs impacts. Il en est de même au niveau environnemental où les impacts sont difficilement mesurables. • En effet, les insuffisances méthodologiques à la fois sur les données collectées (faiblesse de la taille des échantillons, les biais de sélection) et les méthodes d’analyse (utilisation séparée des techniques contrefactuelles contre l’approche SCP), ne permettent pas de valider avec certitudes les coûts de la certification et les avantages réels attendus. • Malgré les opportunités de marché qu’offre aujourd’hui la certification, les limites fonctionnelles et structurelles liées à son implémentation, constituent des aspects de désavantages considérables qui risquent fort bien de plomber les effets bénéfiques attendus de celle-ci. Les limites fonctionnelles inhérentes à la traçabilité du système, les mécanismes de financement, les mauvaises pratiques liées à la gestion des primes et le manque de transparence dans la circulation des informations, réduisent considérablement les effets bénéfiques de la certification. L’absence de mécanismes pour gérer les problèmes d’asymétrie d’information est un facteur limitant au plan structurel de la certification : quelle est la nature du jeu des acteurs ? .
  37. 37. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 37 of 150 Programmes RAINFOREST ALLIANCE FAIRTRADE UTZ CERTIFIED BIO (Agriculture Biologique) Origine et vision Créée depuis 1987, sous forme d'association, Rain Forest Alliance élabore des normes de certification depuis 1991. Elle est membre actif du Réseau de l'Agriculture Durable (SAN), une coalition d'ONG d'Amérique Latine opérant dans le domaine de la protection de l'environnement en se consacrant a la défense des principes de l'agriculture durable. Les produits certifies a la date d'aujourd'hui sont le café, les bananes, le cacao, les fruits, le bétail, Etc. Elle est financée par les organismes publics, les entreprises et des d i b En 1988, 1'Organisation de labellisation hollandaise «Max Havelaar» a été créée, en établissant des normes environnementales et du travail. En 1997, elle fonde Fairtrade Labelling Organisations International (FLO) dont le siège est à Bonn en Allemagne. En 2004 est créé « Flocert » filiale indépendante en charge de la délivrance des certificats. Le réseau FLO compte plus de 21 associations partenaires fédérées. FLO est financée par les subventions accordées par les institutions gouvernementales, les i l d UTZ Kapeh qui signifie, « bon » en langue Maya, a été fond& en 1997 par les producteurs de café du Guatemala et par le néerlandais Ahold Coffee. Son siège principal aux Pays-Bas a été ouvert en 2002. En 2009 UTZ met en place son code de conduite. L'initiative UTZ est supportée par des partenaires tels que Cargill, Mars, Nestlé et Royal Ahold et les ONG Solidaridad, Oxfam Novib et WWF. UTZ est membre de l'ISEAL. La vision d’UTZ est d'apporter la garantie d'un niveau professionnel, social et i l d l Les prémices de l'agriculture biologique remontent aux années 1920 de l'initiative d'agronomes, de médecins, d'agriculteurs et de consommateurs d'origines diverses. Aujourd'hui, le label « BIO » est porte et conduit par l'IFOAM (International Fédération of Organique Agriculture Mouvements). Créée en 1972, l'IFOAM est une ONG dont le siège central est à Bonn en Allemagne. Les normes de l'IFOAM couvrent des produits très variés, notamment, les cultures, l'élevage, les produits issus du ili l f b i i
  38. 38. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 38 of 150 Structure du standard et système de conformité Rain Forest alliance est bade autour de trois grands groupes de standards, à savoir les standards de l'Agriculture Durable, les standards de groupe et les standards pour la vérification de la chaine de traçabilité pour les industriels. Les standards sont composes de principes. Le système de conformité repose sur le respect total ou partiel des critères contenus dans les principes. Parmi les critères, certains sont critiques et le non-respect est éliminatoire. Les critères sont constitués d'indicateurs qui permettent de les évaluer. Le postulant n'est qualifié que si au moins 50% des critères de chaque principe et 80% de tour les critères applicables sont respecter. Fairtrade comporte deux (2) types de standards, à savoir les «Standards génériques» et les « Standards spécifiques ». Les standards génériques définissent les caractéristiques type des organisations de producteurs (OP) et les organisations employant une main d'œuvre salariée. Ces standards couvrent 4 sections : (i) Développement social, (ii) Développement socio- economique, (iii) Développement environnemental et (iv) Conditions de travail. Les «Standards spécifiques » définissent les critères économiques, sociaux et environnementaux pour chaque type de produit. Le système de conformité de Fairtrade repose sur la nécessite pour le candidat a la certification, de respecter les exigences définies par les standards : - Exigences générales, pour les organisations de producteurs (OP) ; - Exigences minimum, qui doivent être remplies avant la certification initiale ; - Exigences de progrès, les OP s'y conforment dans le temps par Les standards UTZ ou Code de Conduite comprennent 174 points de contrôle, divise en 7 chapitres regroupes en 3 parties dont la première est consacrée aux « Pratiques de production » ; la seconde, aux « Responsabilités du groupe » et la troisième partie au « Système de Contrôle Interne (SCI) ». Les points de contrôle sont les critères sur la base desquels sont évalues les postulants à savoir les organisations de producteurs et les exploitations agricoles. La conformité est atteinte si pour un chapitre donne, le groupe de producteurs a respects tour les points de contrôle obligatoires plus un nombre de points de contrôle additionnels (points non obligatoires). Il n'est pas possible de compenser le score obtenu sur un chapitre avec celui d'un autre chapitre. indépendant agrée par UTZ ; 6-L'audit externe réalise par un auditeur indépendant en vue de valider l'accréditation. En Côte d'Ivoire, cela est fait par Bureau Veritas et IMO Pour l'utilisation du Label, tout produit étiquète UTZ CERTIFIED doit contenir au L'agriculture bio est fondée sur quatre grands principes : la sante, l'écologie, l'équité et le soin. Ces principes sont à l'origine des règles élaborées par l'IFOAM sous l'appellation « Règles de base IFOAM ». Les règles de base IFOAM sont présentées sous la forme de Principes généraux, Recommandations, Règles requiers et Dérogations. Les Principes généraux sont les objectifs attendus de la production et de la préparation biologique. Les Recommandations sont des suggestions pratiques mais non exigibles dans l'application. Les Règles de base sont les exigences minimales qu'une opération doit respecter pour être certifiée biologique. Les Dérogations sont les exceptions faites a des sections spécifiques des Règles de Base qui ne peuvent être appliquées que sous des conditions clairement défolies. Elles ne peuvent cependant pas être utilisées directement pour la certification mais fournissent plutôt un cadre aux organismes certificateurs et aux organismes de
  39. 39. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 39 of 150 Mécanisme d'implémentation de la norme et utilisation du label Le mécanisme d'implémentation procède aux étapes suivantes : 1-Formation initiale des animateurs potentiels du système de contrôle interne (ICS) ou système de gestion interne (SGI) de la coopérative ; 2- Choix des membres du système de contrôle interne et nomination d'un coordinateur qui est l'Administrateur General de Groupe (ADG) ; 3- Formation des animateurs du SGI au diagnostic des plantations et a la définition d'un plan d'action ; 4-Formation et sensibilisation des producteurs aux exigences du standard et mise en place du SGI ; 5-Inspection initiale effectuée par les membres du SGI (paysans relais) en vue de proposer un plan d'action pour chaque plantation candidate à la certification ; 6-Audit interne réalise par les agrées et par les paysans relais de façon croisée. Cet audit vise à arrêter la liste des plantations candidates, liste soumise à la validation du comité d'approbation ; 7-L'audit externe réalise par un consultant indépendant pour valider Le processus de certification se déroule en trois phases : -la demande (Application), -la certification initiale ou le renouvellement de la certification (Renewal Certification) ; -l'audit externe est conduit par un auditeur indépendant mandate par FLO cert. Le groupe de producteurs intéressé adresse une demande d'inscription à FLO. L'inscription à la certification Fairtrade est payante, contrairement aux deux autres standards. Quand la candidature est validée, le groupe prépare sa conformité aux règles avec l'appui des « Liaisons Officers ». Les Liaisons Officers sont des personnes physiques ou morales mandatées par FLO au niveau du pays pour apporter un appui technique aux organisations de producteurs postulant à la certification ou déjà certifiées. Elles sont, en outre, chargées de la mise en œuvre des programmes PSR (Producer Services and Relations). Quand le groupe de producteurs se dit prêt, FLO- cent organise une mission d'audit sur le terrain. Cette Les principales étapes du mécanisme d'implémentation sont présentées ci-après. 1-Un groupe de producteurs visant à être certifie UTZ devra d'abord s'inscrire a UTZ pour obtenir un numéro de registre ; 2- Ensuite, l'implémentation du Code de Conduits est faits par le groupe lui-même, indépendant agrée par UTZ ; 6- L'audit externe réalise par un auditeur indépendant en vue de valider l'accréditation. En Côte d'Ivoire, cela fait par Bureau Veritas et IMO. Pour l'utilisation du Label, tout produit étiquète UTZ CERTIFIED doit contenir au moins 90% d'ingrédients certifies. Le mécanisme d'implémentation de la norme « BIO » procède de plusieurs étapes : 1-Reperez le (les) organisme(s) de certification accréditent IFOAM/IOAS (International Organic Accreditation Service) et qui exercent dans votre région/pays ; 2-Se faire enregistrer auprès de certification choisi et étudier les exigences spécifiques établies par ces organismes dans le contexte local. 3-Faire une auto- évaluation en rapport avec les exigences applicables et envoyer les résultats, ainsi que les informations sur votre entité, a l'organisme de certification, 4- L'inspection externe ou audit est réalisée par l'organisme de certification accrédites qui évaluera la conformité de la structure intéressée vis-à-vis des exigences applicables. Les labels biologiques sont innombrables. Les produits devront se conformer à la réglementation publique ou privée concernant les produits biologiques en fonction du marché cible. Les principaux marches régis par des
  40. 40. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 40 of 150 l'accréditation et la délivrance du certificat. Pour l'utilisation du Label, seuls les biens qui contiennent au moins 90% de produit Rain Forest Alliance Certified peuvent porter le sceau sans une déclaration de qualification. Tout produit a ingrédient unique qui contient entre 30% et 90% de contenu certifie doit comporter une déclaration de texte près du logo sur l'emballage. mission vise à évaluer le groupe en vue de le déclarer certifie ou non. Les produits ne peuvent être étiquetés Fairtrade que s'ils proviennent a 100% des organisations de producteurs certifiés Fairtrade et commercialises conformément aux normes du commerce équitable. Pour qu’un produit fini compose de plusieurs ingrédients, soit certifie Fairtrade, il faut que tour les ingrédients proviennent d'organisations de producteurs certifies. Cette règle ne s'applique pas aux ingrédients qui constituent moins de 1% du poids sec total du produit. règlementations publiques concernant la production et la vente des produits biologiques comprennent : -L'Union Européenne, avec le «Règlement du Conseil concernant le mode de production biologique et l'étiquetage des produits biologiques» ;-Les Etats-Unis, avec le «National Organic Program» (NOP) ; - Le Japon, avec le «Japanese Agricultural Standard» JAS) ; Le Canada, avec le «Règlement sur les produits biologiques». Quant aux labels biologiques prives, ils concernent entre autre « Bio Suisse » pour la Suisse ; the Soil Association pour le Royaume Uni ; KRAV pour la Suède ; etc. L'utilisation du label «bio » implique que le produit est compose d'au moins 95% d'ingrédients issu du mode du mode de production biologique.
  41. 41. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 41 of 150 Système de contrôle Le système de contrôle interne de Rain Forest repose sur deux organes : Le comité de certification qui comprend l'ADG et les paysans relais (PR). Il a pour mission de garantir que les pratiques des producteurs candidate se conforment aux standards et de garantir la traçabilité. A ce titre, il est chargé d'effectuer les inspections initiales de chacune des exploitations candidates afin de proposer le cas échéant des actions correctives ; Le comité d'approbation est un organe de contrôle, de validation et de sanction dont le but est de garantir que les planteurs proposes comme candidate à la certification ne mettent pas en péril la certification du groupe. L'audit externe chez Rain Forest est conduit par des auditeurs qui peuvent également assurer un mandat d'assistance technique auprès des producteurs. Le cycle de certification est de 3 ans avec un audit annuel de surveillance et si nécessaire, des audits d'investigation. Le Contrôle de la chaine d'approvisionnement se fait par FLO-CERT, l'unité de certification de FLO-CERT pratique un système de « certification de coopérative » alors que les autres standards sont cibles sur les «organisations de producteurs» ce qui est plus large. Le système de contrôle mis en place œuvre l'ensemble de la chaine d'approvisionnement et n'est pas ciblée sur la coopérative comme il en est le cas des autres standards. L'audit externe est conduit par un auditeur indépendant mandate par FLO cert. Le système de contrôle interne est identique à celui de Rain Forest. Il implique les deux composantes que sont le comité de certification et le comité d'approbation. L'audit externe chez UTZ est conduit par L'audit externe chez UTZ est conduit par une structure autonome qui n'est pas autorisée à assurer un mandat d'assistance technique auprès des producteurs. D'ailleurs des visites ou inspections inopinées peuvent être effectuées sans préavis. L'IFOAM impose au groupe d'exploitants désireux de bénéficier de la certification bio la mise en place d'un système de contrôle interne qui assure que chaque membre se conforme a la norme, et qui comprend un système de documentation. L'organisme de certification a alors pour rôle de vérifier que le système de contrôle interne fonctionne correctement. L'obtention du certificat est valable ans au maximum et est sujet a des audits annuels de surveillance. Par avertissement par l'un des organismes de certification accrédités par l'IFOAM/IOAS.
  42. 42. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 42 of 150 Dispositif de traçabilité Rain Forest Alliance exige comme FLO, un système de ségrégation totale, du producteur aux industriels Le système de traçabilité chez Fairtrade repose sur le principe de la ségrégation totale. La ségrégation consiste à séparer le produit certifie du produit non certifie tout le long de la chaine d'approvisionnement, donc de la plantation a la sortie des unités de transformation, en passant par les sites des exportateurs. Dans l'approche de la ségrégation, le produit est séparé tout le long de la chaine et la teneur de cacao dans le produit provient de sources certifiées. Le dispositif de certification d’UTZ Certified repose sur deux principaux modelés de traçabilité, à savoir la ségrégation et le bilan massique. La ségrégation est exigée en amont, dans la phase agricole, donc au niveau du paysan ou du groupement de paysans. Par contre, en aval, dans la phase industrielle, les opérateurs peuvent opter pour un système de traçabilité par bilan massique. Dans l'approche bilan massique (MB), le mélange des produits certifies et des produits non certifies est autorisé mais de façon contrôlée. Par opposition à la ségrégation, le bilan massique est un modelé essentiellement administratif qui permet de conférer le statut de cacao certifie a tout cacao présente par l'exportateur ou l'industriel dans la limite du potentiel à acheter et déclare par celui-ci.
  43. 43. Stratégie du Programme REDD+, relance d’une filière verte de cacao en RDC Page 43 of 150 Politique de rémunération des producteurs Le standard Rain Forest Alliance préconise le paiement d'une prime aux paysans. Cependant, aucun taux n'est fixe par la norme, Rain Forest Alliance n'interférant pas dans les négociations des prix entre les agriculteurs et les acheteurs. Selon Rain Forest, les agriculteurs sont en mesure d'utiliser leur certification pour recevoir une prime pour Leers productions. Fairtrade reconnait deux types de rémunération, la prime de certification et un prix minimum d'achat à garantir aux producteurs. Ce prix minimum FOB garanti d'achat à la coopérative est fixe par la norme. Il est actuellement de 2,000$ par tonne. Selon les règles, si le prix du marché est supérieur au minimum garanti, Fairtrade retient cette valeur comme prix du contrat. Le prix minimum garanti du contrat est majore de la prime de certification qui est également fixée par la norme. La prime est actuellement de 200$ par tonne et Fairtrade exige qu'elle soit payée lors de la transaction, donc sans délai. A l'instar des autres standards, les producteurs sont récompenses par une prime, ce qui est censé refléter la valeur ajoutée de la certification du produit. Le prime est détermine dans un processus de négociation entre l'acheteur et le vendeur, UTZ CERTIFIED n'intervient pas dans ces négociations. Toutefois, UTZ CERTIFIED offre à ses producteurs certifies des informations du marché sur la moyenne des primes payées et les volumes vendus par pays pour les renforcer dans le processus de négociation.

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