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Les institutions administratives participent aussi aux blocages rencontrés lors du processus
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« Genre, agriculture et développement rural »
3ème
réunion : Vendredi 25 mai 2012
Centre « IFEDA Tunis »
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Groupe genre agriculture et développement rural 3éme rencontre centre ifeda

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groupe genre et agriculture et développement rural
Compte rendu de la 3ème réunion
25 mai 2012 Centre IFEDA

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Groupe genre agriculture et développement rural 3éme rencontre centre ifeda

  1. 1. GGrroouuppee GGeennrree AAggrriiccuullttuurree eett DDéévveellooppppeemmeenntt RRuurraall CCoommppttee rreenndduu ddee llaa 33èèmmee rrééuunniioonn 2255 mmaaii 22001122,, CCeennttrree IIFFEEDDAA Préparé par Camille Roux : FAO 1. Réflexion autour des termes de référence du GGADR Quelle est la finalité de ce Groupe ? La communication et l’information ne sont pas toujours suffisantes entre les différents acteurs préoccupés par la thématique du genre. Le GGADR pourrait permettre une stratégie harmonisée autour de la thématique de l’autonomisation de la femme rurale. Des idées peuvent prendre forme au sein du groupe pour ensuite être partagées avec le gouvernement et les associations. En effet, le GGADR est un réseau, un groupe informel qui n’a pas vocation à exécuter des projets mais à échanger et mettre en commun des ressources et expériences entre acteurs concernés par la thématique « genre, agriculture et développement rural ». Quelle plus-value tangible au travail individuel de chacun des membres du groupe la constitution du GGADR apportera-t-elle ? La force du réseau sera dans la consécration de ce mode de travail peu commun en Tunisie. La finalité de ce travail du Groupe serait alors le développement d’une approche, la production d’un savoir, d’une méthodologie efficace pour traiter la problématique « genre, agriculture et développement rural ». Le Groupe pourrait produire des documents d’analyse, une stratégie en rapport avec la thématique afin de faire bénéficier les acteurs extérieurs de recommandations. Et après ? Il a été proposé de se déplacer dans les zones rurales pour la prochaine réunion du GGADR. Cela permettrait une approche participative directe avec les acteurs concernés. L’IFEDA se propose par ailleurs d’identifier les actions prioritaires du groupe et d’établir un plan de travail pour 2013 qui sera soumis à suivi-évaluation. Concernant l’ouverture du réseau, il n’y a pas de restriction. Tout acteur intéressé peut participer et pourra être invité lors de la prochaine rencontre. Expérience de la fondation el Kef  Date de création : mars 1985 Périmètre d’intervention : Au début : le nord et maintenant le gouvernorat du Kef Missions  Contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales les plus démunies.  Promouvoir la coopération nord-sud Les objectifs • Promouvoir le partenariat, le co-développement et la solidarité entre le Nord et le Sud. • Promouvoir l’échange Interculturel. • Promouvoir la vie associative. • Contribution au développement socio-économique des zones rurales.
  2. 2. • Concevoir et mettre en œuvre des projets de développement durable. • Améliorer les conditions de vie des populations et consolider l’auto habilitation de la femme. • Promouvoir l’écotourisme solidaire. Les domaines d’intervention - Développement social :  Soutien aux associations à caractère social  Dotation des écoles rurales d’une infrastructure complémentaire  Amélioration des services santé reproductive - Développement culturel et environnemental :  Protection de l’héritage culturel et archéologique.  Promotion des relations de partenariat  Sensibilisation à l’importance de l’environnement  Promotion de l’échange interculturel. - Développement communautaire :  Organisation des populations.  Formation des groupes cibles  Mise en œuvre de projets durables de développement.  Amélioration des revenus des populations.  Création de centres de développement communautaire  Auto-habilitation de la femme rurale.  Approches participatives  Approche genre - Approche d’intervention.  Analyse socioéconomique  Capacité de s’intégrer (pas d’anthropologie)  Interaction intergroupe et individu  Constitution de Comité Local de Développement (informelle)  Plan de Développement Participatif Stratégique  Promotion des relations de partenariat à travers des projets pilotes  Organisation de la population en GDA  Mise en œuvre  Suivi /évaluation  Phase d’extension et ou duplication dans d’autres zones Les projets : 1. Projet d’Amélioration des Conditions Economiques et Sanitaires des Femmes / Enfants à Bir Heddi au Sers -Kef (1994-1999) 2. Santé de la Reproduction dans les zones d’ombre du gouvernorat du Kef (200-2003) 3. Le projet de Coopération tuniso - belge dans les zones défavorisées du gouvernorat du Kef (2001-2008) 4. Projet PDRI-PGRN /Sud ouest du Kef « Composante Femme Rurale » 2000-2002 et 2004- 2006 5. Programme de Développement Rural Intégré de la zone de Takrouna à Sakiet Sidi Youssef (2012-2014) 6. : Protection d’environnement et amélioration des conditions de vie de la population (PMF.FEM depuis 2004) 7. Plusieurs autres projets sur le développement local avec différents partenaires Les rapports qui ont été tirés de l’expérience de la fondation seront partagés avec le groupe ainsi que le PowerPoint qui a été présenté lors de la rencontre.
  3. 3. Il a été proposé qu’une méthodologie soit extraite de l’expérience de la fondation el Kef pour ensuite être présentée lors de la prochaine rencontre. Il serait également intéressant de conduire une étude sur les changements de mentalité en milieu rural. 2. Réflexions autour de la notion d’autonomisation de la femme rurale Quelques rappels conceptuels Qui sont les acteurs pouvant encourager l’autonomisation de la femme rurale ? Ils sont les autorités locales, les femmes et leur structure familiale, les ONG, les jeunes, les médias, les bailleurs de fond. Que signifie « autonomisation » ? L’autonomisation est l’ouverture du champ des possibles. Il s’agit donc d’une dynamique complexe qui aboutit à « l’autonomie » à un moment particulier du processus. Qu’est ce que l’autonomie ? Elle peut être sociale, économique et politique. Elle se manifeste par la confiance en soi, la participation au débat public et à la prise de décision. Ce pouvoir de prise de décision exprime l’autonomie à partir du moment où il opère sans influence. Comment encourager l’autonomisation des femmes rurales ?  Leur engagement dans le processus d’autonomisation doit passer par un accès aux services de base tels que l’éducation, la santé (et plus particulièrement la réduction de la mortalité maternelle) et le crédit.  De plus, un changement des mentalités est nécessaire à plusieurs niveaux : Les femmes rurales font partie d’un réseau social au sein duquel, bien souvent, elles n’ont pas de pouvoir de décision économique (ex : pour accéder au crédit, les femmes prêtent leur nom sans être, dans la pratique, gestionnaires des activités). Au sein de ce réseau social il existe un rapport de force inscrit dans les mentalités et qui pousse les femmes à dévaloriser leur travail (ex : selon l’expérience de la fondation el Kef, une femme ramassant du bois considère qu’elle « ne fait rien »). La dévalorisation que la femme impose à son propre travail est le reflet de l’image qui lui est renvoyée par les stéréotypes. Agir sur les mentalités c’est donc agir sur les hommes, sur les femmes mais aussi sur l’opinion publique. En effet, il est important de ne pas créer une catégorie uniforme « la femme rurale » et de prendre conscience de la pluralité des femmes rurales. Elles ont des niveaux d’éducation différents, un contexte social différent et des personnalités différentes qu’il s’agit d’étudier dans leur diversité pour comprendre et agir dans le sens de leur autonomisation. Qui peut encourager l’autonomisation des femmes rurales ? L’université peut contribuer au changement des mentalités en faisant de la Recherche et Développement sur l’ensemble de la chaîne de valeur dont font partie les femmes. Plus précisément, l’identification des besoins non satisfaits localement pourrait permettre leur transformation en métier et donc faire de l’autonomisation des femmes un processus au sein duquel chacun peut intervenir et qui est profitable à tous. En effet, des études ont démontré que les femmes contribuent à elles seules aux deux tiers du PIB. Au niveau du ménage, la contribution du travail de la femme au budget familial est une plus-value non négligeable qu’il s’agit de valoriser auprès de l’homme également. La promotion du commerce équitable peut être partie des solutions ainsi qu’une protection et une valorisation des savoir-faire et des patrimoines régionaux.
  4. 4. Les institutions administratives participent aussi aux blocages rencontrés lors du processus d’autonomisation des femmes. Dans les programmes de développement régional, généralement gérés par les commissariats régionaux de développement agricole (CRDA), le volet « femmes » occupe une place peu importante du point de vue budget et programmes. Il faut donc reconsidérer la formation institutionnelle en matière de genre et l’étendre aux délégués des affaires économiques, délégués régionaux et directeurs des CRDA pour prendre en compte les femmes en tant qu’acteurs à part entière. Cela contribuerait à amener les femmes sur le champ public et donc à briser ces obstacles. Les femmes pourront être informées ce qui encouragera leur prise de confiance et leur participation à des initiatives innovantes pour apporter des solutions concrètes aux problèmes de la société. Cette légitimité de leur participation à la vie publique va de paire avec un progressif entreprenariat social, lui-même précédant l’entreprenariat commercial. En effet, selon la définition couramment admise, les entrepreneurs sociaux identifient des approches innovantes pour résoudre des problèmes qui apparaissaient souvent comme insolubles. Ils apportent des solutions concrètes, et concilient l’approche économique avec des objectifs sociaux. Au sens large, l'entrepreneuriat social désigne toute initiative privée dont la finalité sociale (réponse à un besoin social) est supérieure ou égale à la finalité économique (lucrativité). Les ONG et la société civile ont un rôle crucial à jouer puisqu’elles sont présentes au niveau local et ont un contact direct avec la population. Il est important de bien définir leur rôle et de veiller à ce qu’elles ne remplacent pas l’Etat au risque de voir ce dernier se déresponsabiliser. Les ONG et autres acteurs de la société civile doivent participer au changement des mentalités en valorisant le travail des femmes. Cela peut passer par le développement d’histoires de succès qui seront ensuit relayées et disséminées par les média. Les bailleurs internationaux doivent aider les ONG à renforcer leurs compétences afin que celles-ci se professionnalisent davantage et améliorent ainsi l’efficacité de leurs actions. De plus, les femmes rurales sont les grandes absentes des mesures et décisions politiques adoptées par le gouvernement car celui-ci est peu sensible à la problématique genre. Il y a donc un manque de relai de l’information du local vers le politique. Les acteurs de la société civile peuvent jouer un rôle de plaidoyer auprès des décideurs. En effet, la prise en compte des droits d’accès des femmes rurales aux ressources socio-économiques passe par la dénonciation du non-respect de ces droits à l’heure actuelle. Il faut en outre former les décideurs pour éveiller leur sensibilité par rapport à la thématique et renforcer leurs capacités à faire respecter les droits socio-économiques de la femme rurale.
  5. 5. « Genre, agriculture et développement rural » 3ème réunion : Vendredi 25 mai 2012 Centre « IFEDA Tunis » Partenaires, membres du groupe : Ministère de l’Agriculture ; Ministère de la Femme et de la famille;; CREDIF IFEDA; ENDA, CAWTAR, FAO, UNFPA, BIT, ONU Femme; PNUD (GEF/SGP – PMF/FEM), BAD, GIZ, ENDA; ESSOR, autres ONGs et experts genre. Justification : ce groupe informel « Genre » est initié suite à une idée qui a fédéré les partenaires présents lors d’un atelier de réflexion participatif, organisé dans le cadre d’une consultation sur la politique Genre de la FAO (FAO Tunis 2 février 2012). L’objectif est de créer une dynamique d’échange, de débats et de participation sur des thématiques qui retiennent comme axe global, l’intégration transversale du Genre dans les politiques, programmes et projets qui concernent la femme rurale. Cette table ronde retient le thème de : « Femme rurale, développement durable et économie solidaire : rôle de la société civile » Ordre du jour 09h30 accueil et inscription 09h45 mot de bienvenue par Mr Misbah (le directeur général de IFEDA) 10h00 : Présentation et validation des TdR et de la mission du groupe : FAO-ESSOR 10h30 : L’expérience de la fondation El Kef pour le développement régional : « Femme rurale, développement durable et économie solidaire ». 11h15 : pause café 11h45 : atelier et débat autour de : 1/ Quels rôles pour les structures d’appui (associations, agences onusiennes, ministères, etc.) pour encourager l’autonomisation de la femme rurale ? 2/ Comment les ONGs et leurs partenaires appuient les femmes rurales pour se structurer en force de décision ? 3/ Prochaine réunion : lieu, sujet et date (envisager visite terrain) 13h00 : déjeuner et clôture Nous vous demandons de remplir le formulaire d’inscription attaché pour indiquer votre participation (ou non) et également votre participation au déjeuner que « IFEDA » est heureuse de vous offrir. Votre réponse est essentielle pour nous permettre de prévoir et équiper une salle adéquate et bien organiser l’atelier. Dans l’espoir d’une bonne participation à cette réunion, nous vous adressons nos meilleures salutations. Photos de la journée du 25 mai 2012 : Centre IFEDA

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