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MAI 2016
L’ASSURANCE EN MOUVEMENT
ÉDITO
Je me dois de vous faire part, non pas d’une humeur passagère, mais d’une véritable déception. Dans le
cadre du TDAY, 1er
congrès de la révolution numérique en Assurance le 12 Avril dernier, il me semblait
incontournable de traiter, la fracture numérique existante (qui touche des millions de Français et 80
millions de personnes en Europe). Il me semblait opportun de favoriser, d’amplifier une prise de
conscience, d’ailleurs existante pour certains, et de profiter de l’organisation de ce congrès pour lancer
une initiative sur notre secteur et ainsi démultiplier les actions visant à mobiliser les énergies pour
favoriser « l’accessibilité numérique pour tous » !
Aujourd’hui permettre l’accessibilité numérique est un enjeu citoyen. En effet, dans notre société où le
numérique occupe une place de plus en plus importante, il est « problématique » de ne pas y avoir accès.
L’accessibilité numérique, est l’obligation de servir des contenus et des fonctionnalités d’un site ou d’une
application quel que soit le cadre de l’utilisation par l’internaute (localisation, matériel, logiciel, contexte,
handicap). D’ailleurs, développer l’accessibilité numérique pour tous est un enjeu majeur pour toutes les
entreprises.
Certains assureurs, bien sûr, commencent à s’engager pour favoriser l’accessibilité numérique, notamment
envers les personnes en situation de Handicap, cependant il me semble qu’il convient d’accélérer l’engage-
ment afin de réduire cette fracture numérique conséquente et ainsi favoriser l’accessibilité numérique
pour toutes les personnes fragilisées et/ou isolées.
Je pensais que la fracture numérique existante, clivage entre d’une part les individus ou groupes sociaux
qui sont, ou se sentent bien intégrés au « modèle numérique », d’autre part ceux qui sont, ou se sentent exclus
de ce modèle, pouvait être un sujet qui mobilise le secteur de l’assurance.
Je pensais que certaines marques du secteur de l’assurance, qui s’engagent déjà dans des initiatives citoyennes,
pouvaient soutenir et amplifier les initiatives et actions proposées. Je me dois de dire que, parmi les
nombreux acteurs du secteur de l’assurance contactés pour soutenir ces initiatives et actions, certains ont
beaucoup réfléchi. Mais au final, rien, l’échec ! Je n’ai pas dû être assez convaincant. Promis, j’essayerais de
faire mieux la prochaine fois !
Bonne lecture de ce nouvel emag.
Jean-Luc Gambey.
3
L’accessibilité numérique pour tous,
un sujet qui finalement mobilise peu !
SOMMAIRE
Edito : L’accessibilité numérique pour tous, un sujet qui finalement mobilise peu !	 P.3
RÉVOLUTION NUMÉRIQUE & ASSURANCES
La révolution numérique et les Français						P.5
La révolution numérique impacte les réseaux physiques	 			P.6-7
Révolution numérique : à qui appartiennent nos données personnelles ?	 	 P.8
NUMÉRIQUE & SANTÉ
La santé à l’ère numérique								P.10
	
Les assureurs et la e-santé	 							P.11
Les Français et la e santé	 							P.12
4 Français sur 10 sont prêts à communiquer leurs données de santé	 					
à un réseau de soins									P.13
Ignilife, une plateforme web de prévention	 					P.15
Feetme : semelle intelligente pour diabétiques						P.15
Happytal : améliorer la qualité de vie au sein des hôpitaux	 			P.15
E-RÉPUTATION
Les réseaux sociaux décuplent le risque de réputation					P.17
Classement E-Réputation Avril 2016							P.18
E-réputation des dirigeants des réseaux de soins 					 P.19
PERSONNES FRAGILISÉES ET NUMÉRIQUE
Accessibilité numérique : une opportunité pour les entreprises !			 P.22
Dispositif de rééducation à la marche connecté					P.23
Challenge handicap et technologies 							 P.24
Handi2day : 11ème
édition du salon de recrutement en ligne 				 P.25
Wandercraft : 1er
exosquelette pour personnes handicapées 				 P.25
Les français fragilisés par les déserts médicaux : un parcours de soins 3.0 ? 		 P.26
QUESTIONS ?
Les Français voudront-ils l’adaptation de l’assurance aux comportements 		
et à l’usage ?										P.28-29
L’assurance est-elle indispensable à l’économie collaborative ?			 P.31
Les Drones prennent leur envol ?							P.32
La blockchain, nouvel ange gardien des sociétés d’assurance ? 			 P.33
5
La révolution
numérique et les
Français
Lors du TDAY du 12 avril 2016,
congrès centré autour de différents
thèmes (Digital, Objets connec-
tés, Big data) liés à la révolution
numérique dans le secteur de
l’assurance, il a été communiqué
les résultats de l’enquête
exclusive* «révolutionnumérique
et assurances » effectuée par
gnresearch. L’objectif de cette en-
quête est d’interroger les Français
afin de mesurer leurs perceptions,
leurs ressentis et leurs appé-
tences sur les impacts concrets
de la révolution numérique (ob-
jets connectés, applications, ges-
tion des données personnelles,...)
sur leurs assurances (offre,
service, expérience client, préven-
tion, anticipation, distribution,…).
2215 Français interrogés, 44 ques-
tions ont été posées aux Français.
Les effets, chaque jour plus sen-
sibles, de la déferlante techno-
logique sur les individus et les
organisations, nécessitent d’abor-
der la révolution numérique
et ses impacts, pour le secteur de
l’assurance. Mais qu’en pensent
les Français ? Les Français sont-
ils prêts à voir évoluer les assu-
reurs, les offres et les services
proposés ? Les Français sont-ils
prêts à digitaliser leurs relations
avec les assureurs ? Pensent-ils faire
usage des objets connectés, voire à
communiquer leurs données à des
fins de prévention et/ou de person-
nalisation de l’offre, de la relation
globale ? Voici 3 résultats :
1) 47% des Français sont favo-
rables à une souscription d’un
produit d’assurance 100% en
ligne (Complémentaire Santé, As-
surance Automobile, ou Assurance
Multirisques Habitation). Ce chiffre
est à mettre en comparaison avec
la réalité de la souscription d’assu-
rance 100% en ligne aujourd’hui !
2) 76% des Français sont favo-
rables à communiquer leurs don-
nées de santé à un professionnel
de santé, 45% à un réseau de soins,
29% à un assureur.
3) 72% des Français portent un
intérêt positif à la personnalisa-
tion/réduction de la prime d’as-
surance auto permise grâce à un
boitier connecté et à un score de
conduite calculé sur certains cri-
tères : accélération, freinage, vi-
rage, allure et nombre de kilomètres
parcourus chaque mois.
Une des questions de l’enquête
concernait les robots humanoïdes :
« Les robots humanoïdes servent
dans certains établissements
comme les hôpitaux pour accom-
pagner les personnes âgées, les
enfants autistes dans les gestes
quotidiens (se laver, manger,
s’habiller…). Trouvez-vous cette
initiative intéressante ? » Selon
la région d’habitation, nous remar-
quons quelques écarts de résultats :
4) L’ensemble des Français interro-
gés trouvent cette initiative intéres-
sante pour 61,77% d’entre eux. Les
habitants de l’Ile-de-France sont
favorables à cette initiative pour
69,32% d’entre eux. Quant aux
« provinciaux », ils sont 60,04% à
trouver cette initiative intéressante.
Les résultats de cette enquête per-
mettent de constater que le dé-
ploiement massif des technologies
numériques : les objets connectés,
le digital et le big data, simultané
à l’évolution des usages et des
comportements des Français parti-
cipent à la transformation du sec-
teur de l’assurance, à la construc-
tion de nouveaux produits et
services d’assurance, à l’élabo-
ration sophistiquée de parcours
clients digitalisés et personnali-
sés, ainsi qu’à la nécessité d’adap-
ter les organisations aux besoins
d’immédiateté des Français.
* Enquête réalisée du 7 au 18 Décembre
2015 par gnresearch.
SPÉCIAL
RÉVOLUTION
NUMÉRIQUE
RÉVOLUTION NUMÉRIQUE & ASSURANCES
76
La révolution
numérique impacte
les réseaux
physiques
Le déploiement massif des techno-
logies numériques, en particulier
les objets connectés, le digital et le
big data participent à la transforma-
tion du secteur de l’Assurance, et
permettront de faire évoluer signifi-
cativement : l’analyse des risques,
les offres, les services, la distri-
bution, la relation client, … . Les
récentes enquêtes révèlent que de
plus en plus de Français font désor-
mais appel aux plates-formes nu-
mériques pour se renseigner avant
d’acheter un produit ou un service,
les agences « en dur » étant pro-
gressivement délaissées par un
nombre croissant de clients. Cer-
tains analystes évoquent un trans-
fert massif des liens clients, qui
risque encore de s’accélérer avec
des clients qui passent progressive-
ment du canal de l’agence au canal
numérique. Au-delà des impacts
directs, la commercialisation des
produits d’assurance par ces mêmes
réseaux est modifiée, l’accélération
de la digitalisation des parcours
clients restructurant significati-
vement les modèles de vente et la
gestion de la relation client. C’est
un fait, la digitalisation du sec-
teur est en marche, elle sera pro-
fonde et rien, probablement, ne
l’arrêtera.
Cependant, les « intermédiaires »
d’assurance sont des acteurs lea-
ders du marché.
Selon l’Observatoire Européen des
intermédiaires en assurance publié
en 2014 par CGPA Europe, les in-
termédiaires d’assurance (agents
et courtiers) représentent 57% des
primes directes (vie et non vie).
Concernant la part de marché des
intermédiaires, elle est estimée à
52% en Non-Vie et à 18% en As-
surance Vie (concurrencée par la
bancassurance). Selon ces chiffres,
les intermédiaires d’assurance sont
donc toujours les leaders du marché
en terme de distribution, que ce soit
en France (à l’exception de l’assu-
rance vie) ou en Europe. Alors que
les vents de l’intermédiation numé-
rique soufflent très forts sur cer-
taines industries (Uber, Airbnb, …),
il semble plus que « raisonnable »
de penser que ceux-ci atteindront
notre industrie. De multiples ques-
tions se posent. Comment devons-
nous anticiper la mutation des
équilibres actuels ? Comment les
intermédiaires d’assurance se po-
sitionnent-ils face à l’émergence
de cette révolution numérique ?
La révolution numérique a éga-
lement des conséquences impor-
tantes sur le métier d’intermé-
diaire d’assurance !
Selon l’Observatoire Européen des
Intermédiaires d’Assurance, réa-
lisé par CGPA Europe en 2015, la
révolution numérique a des consé-
quences très importantes sur le
métier d’intermédiaire d’assurance.
Pour comprendre ces évolutions,
CGPA Europe a réalisé des entre-
tiens auprès d’intermédiaires d’as-
surance (agents, courtiers). Nous
allons vous présenter les principales
tendances qui en ressortent.
Premier constat, la complexité du
produit vendu justifie la confiance
du client dans l’intermédiaire en
assurance. Cette complexité est la
principale source de pouvoir chez
les agents et les courtiers. Aux yeux
de l’intermédiaire en assurance, si
le client a su se saisir des nouveaux
dispositifs de jugement disponibles
(comparateur, réseau social, sous-
cription en ligne…), il demeure
démuni face à la complexité du
contrat d’assurance. Il doit « faire
confiance » au courtier ou à l’agent,
dont le rôle reste essentiel. La
relation client reste centrale même
si elle pourrait être amenée à chan-
ger radicalement sous certains
aspects, à plus ou moins long terme.
Partant de ce fait, et c’est le
deuxième constat, les profession-
nels pensent que l’avenir du mé-
tier réside dans une hyperspécia-
lisation en terme de marché, pour
les courtiers, et dans une ultra-
professionnalisation qui mettra
le conseil au cœur du dispositif,
pour les agents.
Le numérique est alors perçu à la
fois comme une opportunité renou-
velée de se concentrer sur le cœur
du métier, c’est-à-dire la relation
client, mais aussi, comme une accé-
lération technologique et sociale,
c’est à dire une multiplication des
tâches à effectuer et des interactions
dans un temps donné contraint.
« En fait, cela a amené surtout une
accélération de tous les process. Je
suis persuadé qu’on travaille un
peu moins sereinement parce que
l’on travaille un peu plus dans la
rapidité et dans la réactivité. Ce
qui n’est pas très bon.» déclare un
courtier. Le sentiment général sur
l’avenir de la profession, partagé
par les agents et par les courtiers,
est empreint d’optimisme. « Nous
sommes dans un marché très dyna-
mique et très changeant… le cour-
tier est un refuge pour le client ».
« Nous pouvons être fiers de notre
métier » déclare un courtier.
Les stratégies développées par
les intermédiaires en assurance,
afin de s’adapter à cette nou-
velle donne, reposent sur des
ressources distinctes.
Pour certains, il s’agit avant tout de
renforcer le sentiment d’apparte-
nance à une communauté de métier
par l’action syndicale. Pour cette
population, l’engagement dans
les institutions représentatives est
essentiel. Pour d’autres, l’adapta-
tion passe par une remise à jour des
connaissances et une veille straté-
gique permanente afin d’y parvenir.
Pour d’autres encore, il s’agira de
réorienter leur stratégie de marché.
Chaque agent, chaque courtier, met-
tra en place le répertoire d’actions
ad-hoc en fonction de sa place sur le
marché, de son identité profession-
nelle et de sa maîtrise des technolo-
gies numériques. Il reste cependant
des incertitudes à lever sur l’avenir
du métier pour les professionnels.
Les agents et les courtiers mesurent
au quotidien l’impact du numé-
rique.
Face à cette digitalisation, on peut
identifier 4 catégories d’intermé-
diaires d’assurance :
1. Les gardiens de l’orthodoxie :
marqués d’une forte identité profes-
sionnelle, usagers du numérique, ils
conservent leur préférence pour le
maintien du savoir-faire. Conscient
de la prédominance de l’internet
dans les choix et les options d’achat
du client, les gardiens apportent
de la valeur ajoutée en mettant en
avant leurs capacités à analyser
des dossiers complexes et tech-
niques. Ils font en général le choix
de l’usage du numérique comme
simple outil de simplification mais
continuent de maintenir un lien fort
(physique et historique) avec une
clientèle locale.
2. Les guides : leader d’opinion,
promoteur d’une puissante réor-
ganisation du marché. Souvent en
responsabilité de représentation de
la profession, ils vivent la révolu-
tion numérique comme un élément
contraignant mais incontournable
de la « modernité tardive », ne lais-
sant d’autres choix qu’une mise en
place d’un nouveau modèle écono-
mique, le passage d’un marché de
la qualité à un marché du prix. Un
marché dans lequel le « réseau nu-
mérique » sera le dispositif de juge-
ment dominant pour le client sur la
qualité du produit proposé.
3. Les digitologues : possèdent un
nouveau pouvoir au sein des entre-
prises ou au sein du réseau. Ils ap-
portent des ressources techniques
qui lèvent les incertitudes liées au
numérique, mais ne sont pas dupes
des limites et inconvénients d’un
système « tout numérique ».
4. Les témoins : s’adaptent aux
NTIC et y voient une opportunité
de faire évoluer leur métier et leur
savoir-faire. Sans doute représen-
tatif d’une majorité des intermé-
diaires en assurance « nouvelle
génération », ils sont la preuve tan-
gible que la pratique du métier est
intimement liée depuis toujours à
la capacité d’adaptation du milieu
à un écosystème qui change. Le
métier d’intermédiaire d’assu-
rance change, comme beaucoup
d’autres. Les courtiers et agents
doivent s’adapter et s’engager
dans le numérique, à défaut, ils
seront certainement dépassés.
D’ailleurs, Agéa signe une charte
digitale européenne.
Fin janvier, 10 Fédérations d’agents
d’assurance de 9 pays d’Europe
(dont Agéa en France) ont signé
une Charte du digital. Avec les
évolutions du secteur (réglemen-
taires, technologiques), cette
Charte traduit la volonté des agents
généraux d’assurance européens
d’être les moteurs et les acteurs de
cette « révolution digitale ».
Le principe de cette Charte est le
suivant : les agents généraux d’as-
surance ne sont pas contre le digital,
mais cet outil doit rester au service
de la relation humaine entre les
agents généraux et leurs clients et
les agents généraux et leur compa-
gnie mandante. Avec cette Charte,
les signataires entendent affirmer,
souligne Patrick Evrard, Président
d’Agéa, que « le digital est un
moyen de moderniser les agences
mais ne doit pas se traduire par des
baisses de commissionnement et de
revenus pour les agents ».
Les principes de la Charte :
• Il est fondamental de créer les
conditions d’un nouveau modèle de
distribution qui optimise les oppor-
tunités fournies par le digital (allè-
gements administratifs, nouveaux
flux de clientèle, …).
• Les compagnies et les représen-
tants des agents doivent discuter
préalablement des projets de digi-
talisation et partager leurs expé-
riences spécifiques liées à leurs
rôles complémentaires. La néces-
sité est d’accompagner un change-
ment sociétal souvent standardisé et
impersonnel vers une relation plus
humaine, adaptée à la situation de
chaque client.
• Il est fondamental de respecter les
spécificités nationales des agents et
leur liberté d’organiser leur agence.
• L’agence est l’interlocutrice cen-
trale de la relation client et le lien
entre le client et la compagnie et
reste indépendante dans sa gestion.
Elle se doit toutefois d’investir dans
des ressources, dans l’organisation,
la formation et la digitalisation.
• La digitalisation n’a pas vocation
à mener à une réduction des revenus
des agences, et la baisse éventuelle
des coûts de distribution ou l’opti-
misation éventuelle des procédures
d’administration doivent permettre
à ce modèle de gagner en compé-
titivité.
Lors d’un petit déjeuner, le 12
Mai, aura lieu la présentation
officielle des résultats de l’en-
quête sur les pratiques digitales
des intermédiaires d’assu-
rance intitulée : « L’intermé-
diaire d’assurance du futur
doit-il aussi être digital ? ».
La discussion s’organisera au-
tour d’un panel de profession-
nels du monde de l’assurance :
8h00-8h30 : Accueil et petit-dé-
jeuner
8h30-9h50 : Réactions du panel
sur les résultats de l’enquête.
Avec la participation de :
• Hedwige Carré-Fiessinger,
Directrice des ventes et de la
distribution régionale chez
AXA Prévoyance & Patrimoine
• Karine Lazimi, Agent général
Allianz France
• Bruno Olivier Bayle, Agent
général Generali France,
membre du groupe de travail «
Digital » de l’AGEA
• Eymard de Charry, Directeur
digital et multicanal de GAN
Assurances
9h50-10h00 : Conclusion et
résumé des échanges.
> CONTACT
PETIT-DÉJEUNER
Révolution
numérique : à qui
appartiennent
nos données
personnelles ?
Les données personnelles, avec
le développement du numérique
et du big data, deviennent de
plus en plus importantes. Mais à
qui appartiennent-elles ? A celui
qui les produit ? Ou aux GAFA et
à toutes les autres plates-formes
qui les absorbent et les commer-
cialisent ? Gaspard Koenig philo-
sophe et président du think tank
Génération Libre s’exprime sur
le sujet.
Il est primordial de légiférer sur ce
point en développant le concept de
patrimonialité, c’est-à-dire l’ins-
tauration d’une propriété pri-
vée sur les données, qui n’existe
aujourd’hui dans aucun pays au
monde. Le jour où nos données
nous appartiendront, nous pourrons
décider de manière autonome d’en
faire l’usage qu’il nous plaît, en les
cédant ou non, contre rémunération
ou non, de manière temporaire ou
définitive, intégrale ou partielle,… .
Chacun attachera à ses données les
termes contractuels qui lui convien-
dront. Le juriste britannique Chris-
topher Rees a élaboré cette hypo-
thèse, en considérant que le droit
de propriété devrait s’étendre aux
datas à l’ère numérique, comme il
s’était étendu à la propriété intellec-
tuelle lors de la révolution indus-
trielle.
C’est tout le modèle économique
de l’Internet qui serait chamboulé
par la patrimonialité des données,
en introduisant une relation directe,
marchande, entre les plates-formes
et leurs utilisateurs. Le producteur
de données serait directement
rétribué en fonction de sa valeur
propre. Prenons l’exemple d’une
application de trafic en temps réel.
Aujourd’hui, elle est gratuite pour
tous et fonctionne grâce à l’agréga-
tion des données de géolocalisation
de tous. Chacun se vaut, et tout le
monde vaut zéro. Demain, le chauf-
feur routier serait rémunéré très
cher pour s’y inscrire, tandis que
le chauffeur « x » devra payer son
accès. Un tel marché des données se
prêterait à la variété des situations
individuelles et ouvrirait des pos-
sibilités de négociation, y compris
collective (on pourrait par exemple
imaginer des sociétés de gestion des
données, comme il en existe pour
les droits d’auteur).
Cette idée de patrimonialité a été
reconnue et rejetée par le gouver-
nement, qui a suivi mot pour mot
l’analyse du Conseil d’Etat dans son
rapport sur le numérique de 2014.
La raison principale est que l’Etat
devrait renoncer à sa « logique de
protection » de l’individu. Ultime-
ment, les données personnelles sont
considérées par les juristes comme
une extension de notre organisme.
Pour admettre la patrimonia-
lité des données, il faudrait com-
mencer par appliquer le droit de
propriété… à notre propre corps.
Mon corps m’appartient, mes
données aussi !
98
SPÉCIAL
RÉVOLUTION
NUMÉRIQUE
NUMÉRIQUE & SANTÉ
La santé à l’ère
numérique
Télémédecine, télésanté, télésur-
veillance, médecine connectée, mé-
decine numérique… Toutes ces dis-
ciplines, que l’on trouve regroupées
sous le terme « e-santé », ont été
créées ou ont connu une évolution
accélérée avec le développement du
numérique.
La e-santé un nouvel outil de suivi
et de prescription.
Comment la e-santé apporte-t-elle
un bénéfice au patient ? En lui per-
mettant d’être mieux suivi, mieux
conseillé, mieux pris en charge et,
sans doute, à moindre coût. Il est
mieux pris en charge car les nou-
velles technologies permettent de
faciliter les échanges entre les ex-
perts, offrant la possibilité d’utiliser
à meilleur escient les compétences
médicales de multiples praticiens
aux spécialités diverses, où qu’ils
soient. L’objectif, en plus d’opti-
miser la prise en charge, est de la
personnaliser pour chaque patient,
chaque pathologie, et par là, réaliser
des économies, tout en augmentant
le confort du patient.
Le patient profite des objets
connectés.
Le patient est aussi mieux suivi
grâce aux objets connectés, aux
applications mobiles ou aux plate-
formes en ligne puisqu’il transmet
ses données physiologiques plus ré-
gulièrement,plusfréquemmentetde
manière plus fiable, aux praticiens.
Ce qui permet finalement d’éviter
complications et hospitalisations
dont le coût est important. C’est
ce qu’on observe pour les mala-
dies chroniques, pour lesquelles les
patients ont bénéficié des avantages
de la e-santé de façon très précoce
lors d’essais cliniques. En effet, la
télésurveillance a amélioré le suivi
quotidien qu’exigent ces patholo-
gies. Le diabète est un exemple tout
à fait parlant. Dans certains cas, il
est nécessaire de contrôler son taux
de glucose, ou glycémie, plusieurs
fois par jour, et de s’injecter des
doses d’insuline en conséquence.
Dès l’arrivée des smartphones,
de nombreuses applications sont
créées. Parfois conçus par des pa-
tients eux-mêmes, nombre de ces
logiciels pour smartphones ne sont
pas validés par le corps médical.
D’autres, en revanche, sont élabo-
rés par des diabétologues. C’est le
cas de l’application Diabeo, issue
d’un partenariat entre Sanofi, Vo-
luntis (qui édite l’application) et le
Centre d’étude et de recherche pour
l’intensification du traitement du
diabète (CERITD), une association
qui a pour objet l’amélioration de
la prévention et du traitement des
diabètes. L’application permet au
patient d’entrer les valeurs de sa
glycémie sur son smartphone après
l’avoir mesurée en se piquant le
bout du doigt puis qu’elles soient
transmises sur un serveur sécurisé
distant auquel les médecins peuvent
accéder grâce à un mot de passe.
La domotique outil de soins à dis-
tance.
Dans la mesure du possible, la
e-santé doit être un moyen pour le
patient de continuer à vivre nor-
malement, chez lui, tout en étant
surveillé médicalement. L’un des
enjeux de la e-santé est de lutter
contre les déserts médicaux, de rap-
procher virtuellement patients et
professionnels de santé, en offrant
la possibilité au patient d’accéder
aux conseils d’un médecin, où qu’il
se trouve. C’est ce que permet la
téléconsultation, et c’est dans ce
but qu’a été créée la Consult-Sta-
tion. Conçue par la société H4D, il
s’agit d’une petite cabine de visite
médicale virtuelle. Elle accueille un
patient qui bénéficie d’une consul-
tation en visioconférence et dispose
d’un ensemble d’équipements pour
effectuer différents tests médicaux
de routine : prise de la tension,
écoute des poumons, examen des
oreilles, pesée, mesure de la taille,
électrocardiogramme, examen cu-
tané, etc. D’abord installées dans
des maisons de retraites en 2013,
les Consult-Stations ont commencé
à fleurir dans des petits villages où
l’offre de soins est plutôt pauvre,
ou dans certaines zones coupées
du monde comme des plateformes
pétrolières. La e-santé est encore
en phase de développement. Mais
les différents acteurs du système de
santé sont convaincus de son utilité.
En 2017, un utilisateur de smart-
phone sur deux aura installé
au moins une application dé-
diée au bien-être et à la santé.
(source : Mobile Health Market
Report 2013-2017). Pour 78 % du
grand public et 91 % des méde-
cins, la santé connectée est une
opportunité pour améliorer la
prévention (source : Baromètre
santé 360 - La santé connectée,
Odoxa, janvier 2015).
Franchir les derniers obstacles.
Mais pour que la e-santé continue
à se développer, il y a un écueil à
franchir. Que les patients acceptent
de délivrer leurs données de santé
aux professionnels. En effet, un
Français sur deux considère que
la santé connectée est une menace
pour le secret médical (Baromètre
santé 360, Odoxa, janvier 2015).
Une peur qui se reflète aussi dans
le nombre de dossier médicaux
partagés (DMP) qui ont été créés
pour l’heure : en décembre 2015,
on en comptabilisait environ 570
000 alors que la société chargée de
leur hébergement en avait prévu 5
millions pour fin 2013, et bien que
la demande puisse simplement être
réalisée par le patient auprès de son
médecin.
Mais, petit à petit, certaines garan-
ties sont mises en place afin de ras-
surer le patient et pour qu’il ait da-
vantage de pouvoir sur ses propres
données, par exemple le droit de
portabilité : il s’agit de la possibi-
lité pour un utilisateur d’application
ou d’objet connecté de récupérer
l’ensemble de ses données dans un
format permettant de les « injec-
ter » ailleurs, notamment chez un
concurrent offrant plus de garan-
ties concernant la protection de la
vie privée. C’est dans ces condi-
tions que se développera la e-san-
té, il faut rassurer les patients.
Les assureurs et la
e-santé
La e-santé est probablement un
nouveau marché à fort potentiel
pour les assureurs. Mais comment
peuvent-ils créer de la valeur avec
ce nouveau marché ?
Susciter le besoin chez les assurés.
Le numérique accélère la possibi-
lité pour les assureurs de modifier
leurs métiers pour devenir, encore
plus qu’hier, des acteurs de la
prévention. Pour cela, ils doivent
apporter du service et réussir à
s’intégrer dans le parcours de
santé. Une des difficultés est que
la proposition de valeur n’est pas
encore perçue par les assurés. Nous
constatons le même phénomène
pour les applications mobiles. Les
patients ne sont pas encore prêts à
confier la prévention et le suivi de
leur santé aux assureurs. Ces der-
niers doivent proposer des offres
suffisamment innovantes et perti-
nentes. Ils pourraient, par exemple,
sur la santé au quotidien, organiser
du télé-conseil sur les prescriptions
hors remboursement. De même, sur
les maladies chroniques, ils ont un
rôle à jouer sur le dépistage, le suivi
et la prévention. Une des pistes pour
apporter davantage de services,
serait de se rapprocher des labora-
toires pharmaceutiques. Aux États-
Unis, ces derniers proposent le
« Patient Support Programm », des
programmes de suivi de patients sur
des maladies chroniques.
Travailler en collaboration avec
les médecins.
Les assureurs doivent travailler en
collaboration avec les médecins
(1ers prescripteurs en santé) dans
la prévention et l’accompagne-
ment des patients. Aux États-Unis,
les assureurs sont en contact avec
les médecins sur des protocoles
de soins. En France, de fortes réti-
cences empêchent cette collabora-
tion. Les médecins craignent que
les assureurs leur imposent des
baisses de tarifs, et les compagnies
d’assurance pensent ne pas être
écoutées. Or, il faudrait pouvoir dé-
passer ces clivages pour que chacun
soit gagnant : les médecins, les pa-
tients, les assureurs et l’Assurance
maladie. Malheureusement, les
discussions des assureurs avec la
CNAM ne concernent que les élé-
ments hors remboursement, donc
tout ce qui se passe en dehors du
cabinet médical. Ce qui pose un
vrai problème, car si les assureurs
n’ont pas de liens avec les méde-
cins dans la logique de prévention
santé, ils ne pourront convaincre les
patients.
Trouver un business model
performant.
Si les assureurs sont convaincus
qu’une des applications du numé-
rique est la prévention, ils n’ont
pas trouvés de business model pour
rentabiliser leurs investissements.
Les assureurs manquent de don-
nées objectives pour évaluer les
programmes de prévention. Une
chose est sûre : les patients sont
« prêts à payer » lorsque la qua-
lité de leur vie et de leur santé est
au rendez-vous. Il reste à trouver
le moyen de transformer la propo-
sition de valeur en modèle écono-
mique performant. Pour y parve-
nir, il faut déployer des services à
des coûts soutenables en intégrant
une dose de numérique.
Le numérique permet de déployer
de nombreux outils comme le
développement de nouvelles
applications en terme de préven-
tion santé. Mais les assureurs
doivent disposer de modèles éco-
nomiques efficients. Cela passera
probablement par des pratiques
collaboratives avec les profession-
nels de santé.
1110
Les Français et la
e santé
La DGE (Direction Générale des
Entreprises) a publié en février
2016 une étude « E-santé : faire
émerger l’offre française en ré-
pondant aux besoins présents et
futurs des acteurs de santé »*.
L’étude dresse un état des lieux des
différents segments du marché de
l’e-santé, existants ou en dévelop-
pement, qui constitueront demain
la croissance industrielle de cette
activité encore émergente que ce
soit en France, en Europe ou dans le
monde. Elle évalue les différents
points forts et points faibles de
l’offre industrielle française et se
penche sur les bonnes pratiques
de plus d’une vingtaine de pays.
Focalisons sur les attentes des Fran-
çais en e-santé.
L’utilité des objets connectés
reconnue.
Premier constat, e-santé et objets
connectés sont étroitement liés dans
l’esprit des Français. 64% des per-
sonnes interrogées considèrent que
c’est dans le domaine de la santé
que les objets connectés doivent
se développer en priorité, selon les
auteurs de l’étude. Même s’ils sont
conscients de leur utilité en matière
de prévention, les Français ne sont
pourtant que 11% à effectivement
utiliser un objet connecté, et 37% à
envisager acheter un objet connecté
de santé ou de bien-être dans les six
mois à venir (d’après un sondage
Ifop réalisé en novembre 2014 et
cité dans l’étude).
Un rôle d’interaction avec les
professionnels de santé.
Au-delà de son intérêt pour surveil-
ler sa santé de manière préventive,
les Français attendent de la e-santé
qu’elle simplifie leurs interactions
avec les professionnels de santé.
Outre la possibilité d’échanger avec
leur médecin en dehors des consul-
tations (souhaitée par 63% des
Français), trois services sont plé-
biscités par les Français : la prise
de rendez-vous médicaux en ligne
(aujourd’hui accessible à 16% des
Français interrogés uniquement),
la possibilité d’avoir un rappel
de rendez-vous par mail ou SMS
(12% y ont actuellement accès)
et le renouvellement d’ordon-
nance en ligne (8% des Français
aujourd’hui). Si 82% des assurés
déclarent qu’il est «relativement ou
très important» pour eux d’avoir ac-
cès à leur dossier médical en ligne
(DMP), seuls 13% des Français y
ont effectivement accès.
Une réticence à partager les don-
nées de santé.
Concernant le partage des données
de santé, les Français semblent as-
sez réticents à les partager. Si 70%
des patients accepteraient d’être
équipés d’objets connectés médi-
caux dans le cadre d’une maladie
chronique (maladies respiratoires,
hypertension ou insuffisance car-
diaque par exemple), ils sont 50%
à s’inquiéter de ses conséquences
sur le secret médical, et un tiers à
considérer la e-santé comme «une
menace pour la liberté de choix».
Les Français dans les intentions
sont demandeurs de services
e-santé, mais dans les faits peu uti-
lisent encore les objets connectés
liés à la santé, et la moitié d’entre
eux sont réticents à partager des
données de santé.
* Méthodologie de l’étude : L’analyse
se base sur des sondages qui ont été ré-
alisés auprès de la population française
et de patients atteints de maladie chro-
nique. Ces sondages ont été complétés
par un atelier de travail avec des asso-
ciations de patients ainsi qu’un entre-
tien avec le Collectif Interassociatif sur
la Santé (CISS).
1312
4 Français sur 10
sont prêts à commu-
niquer leurs données
de santé à un réseau
de soins
Une enquête réalisée dans le
cadre du 1er
Congrès de la révo-
lution numérique en Assurance
(T-Day Insurance, qui s’est dé-
roulé le 12 avril à Paris) montre
que, en matière de données de
santé, les assurés font davan-
tage confiance aux professionnels
de santé qu’aux Ocam. Selon
l’enquête « Révolution numérique
et assurances »*, les Français sont,
de manière générale, en attente
d’évolutions du secteur de l’assu-
rance. 44 questions ont été posées
au total et, en amont de l’événe-
ment, les organisateurs du T-Day
Insurance révèlent une sélection
de résultats allant dans le sens
d’une digitalisation des relations
assureurs / assurés. Parmi ces pre-
miers éléments, il s’avère que 76%
des Français sont favorables à
communiquer leurs données de
santé à un professionnel de santé.
Ce taux tombe à 45% quand il
s’agit de les communiquer à un
réseau de soins et à 29% dans
le cas d’un assureur. Rappelons
que, selon le baromètre Santé 360
Odoxa-MNH-Orange Healthcare
publié en mai 2015, seuls 11% des
Français disaient alors accepter la
transmission de données de santé
aux assureurs.
En outre, 47% des Français sont
favorables à une souscription d’un
produit d’assurance 100% en ligne
(y compris pour les complémen-
taires santé). « Ce taux d’intention
déclarée est à mettre en comparai-
son avec la réalité de la souscrip-
tion d’assurance via Internet qui
est aujourd’hui d’environ 5% »,
remarque le T-Day Insurance.
Pour Jean-Luc Gambey, co-organi-
sateur du T-Day, « les résultats de
cette enquête permettent de consta-
ter que le déploiement massif des
technologies numériques : les ob-
jets connectés, le digital et le big
data, simultané à l’évolution des
usages et des comportements des
Français participent à la transfor-
mation du secteur de l’assurance,
à la construction de nouveaux
produits et services d’assurance,
à l’élaboration sophistiquée de
parcours clients digitalisés et per-
sonnalisés, ainsi qu’à la nécessité
d’adapter les organisations aux
besoins d’immédiateté des Fran-
çais. »
* Enquête réalisée du 7 au 18
Décembre 2015 par gnresearch
auprès de 2 215 Français de 18 ans et
plus.
Voir la source.
15
RENDEZ-VOUS
LE JEUDI 6 OCTOBRE 2016 !
www.les-trophees-de-l-assurance.com
B U
Ignilife, une plateforme web de
prévention.
Ignilife est une plateforme web de
prévention santé. Ignilife est un
compagnon pour aider à prendre
les bonnes décisions et à se moti-
ver à les maintenir en terme de pré-
vention santé. L’utilisateur après
son inscription répond à un ques-
tionnaire qui permet de lui donner
un score santé et ses facteurs de
risque. Basé sur ce diagnostic, Igni-
life suggère alors différents pro-
grammes personnalisés permettant
d’aider l’utilisateur à améliorer son
hygiène de vie et contrôler ses fac-
teurs de risque. La plateforme a été
conçue pour être ludique, sociale et
gratifiante. Les programmes sont
créés pour être engageants avec
une attention particulière à la mise
en action concrète des recomman-
dations plutôt que la simple lec-
ture de conseils. Les contenus sont
riches et variés avec une biblio-
thèque de plus de 300 exercices
vidéos et audios, des fiches conseils
et un magazine. Ignilife connaît
ses membres et propose automa-
tiquement les examens préventifs
à réaliser. Les progrès sont suivis
grâce à un tableau de bord visuel.
Toutes les données de la personne
Ignilife sont synchronisées dans
un dossier sécurisé et anonyme,
consultable 24/7 et partageable. La
plateforme est compatible avec des
nombreuses applications et objets
connectés des partenaires permet-
tant un suivi de tous les indicateurs
à un endroit unique.
Feetme : semelle intelligente
pour diabétiques.
Feetme start-up française crée en
2013, a lancé la semelle intelligente
pour diabétiques. Le dispositif
connecté de santé FeetMe a pour
objectif de prévenir les risques de
lésions (ulcères) chez les patients
diabétiques. Au-delà d’un régime
stricte que doit suivre un diabé-
tique afin de maîtriser son taux de
glucose dans le sang ainsi que les
injections d’insuline qu’il doit se
faire, certaines conséquences de
cette maladie chronique sont moins
connues. L’une d’entre elles est liée
à la perte partielle ou totale de la
sensibilité des pieds. Ce problème
peut provoquer l’apparition de
graves ulcères pouvant mener dans
certains cas jusqu’à l’amputation.
Avec sa semelle connectée intelli-
gente, FeetMe souhaite réaliser un
travail de prévention en amont afin
d’anticiper l’apparition et la pro-
gression d’ulcères. Grâce à la pré-
cision des données collectées par la
semelle et l’application FeetMe, les
professionnels de santé seront en
mesure de fournir des soins et trai-
tements préventifs adaptés à leurs
patients.
Happytal : améliorer la qualité
de vie au sein des hôpitaux.
Happytal est une startup spécialisée
dans le domaine de la santé et plus
particulièrement dans le milieu hos-
pitalier. Née suite à des expériences
personnelles d’hospitalisation de
ces 2 fondateurs, Happytal est une
initiative à vocation sociale révo-
lutionnant les services au sein des
hôpitaux. Les deux fondateurs sont
Romain Revellat et Pierre Lassarat.
Ils ont tous les deux fait l’expé-
rience d’hospitalisation de proches
et souhaitent améliorer la qualité
de vie à l’hôpital notamment en ré-
duisant la rupture du quotidien des
patients, leur stress et en préservant
leurs habitudes et leurs autonomies.
Happytal propose au sein même des
hôpitaux (installé dans le hall d’ac-
cueil) une offre de services et pro-
duits contribuant au mieux-être des
patients, facilitant le quotidien des
familles (notamment à distance) et
celui des personnels. Désormais,
ces derniers bénéficient de services
en chambre ou sur le lieu de tra-
vail, sans avoir à se déplacer. Les
proches peuvent notamment faci-
lement contribuer au mieux-être
des patients hospitalisés, même à
distance.
17
E-REPUTATION
Les réseaux sociaux
décuplent le risque
de réputation
Propagation instantanée et à
l’échelle mondiale : les réseaux
sociaux accélèrent et globalisent
l’atteinte à la réputation. Veiller
à son image sur la Toile est au-
jourd’hui stratégique pour l’en-
treprise.
Parodies de publicités, détourne-
ments de slogans et, plus grave,
appels au lancement d’actions de
groupe : les réseaux sociaux s’en
sont donné à coeur joie, en octobre
dernier, pour cabosser l’image de
Volkswagen, après les révélations
de tricherie. Un malheur n’arrivant
jamais seul, le constructeur auto-
mobile a perdu plus de 15 milliards
d’euros de capitalisation boursière
en quelques jours. « Le scandale
Volkswagen illustre le fait que la
réputation doit être considérée
comme un actif immatériel de l’en-
treprise. Le sujet ne peut plus être
confié au service communication.
C’est au board de s’en emparer »,
insiste Benoît Duchatelet, fondateur
de l’Agence Double Numérique
(ADN).
La réputation est d’autant plus
vulnérable aujourd’hui que les ré-
seaux sociaux ont changé la donne.
« Ils accélèrent le temps, dit Marc
Duchevet, associé risk advisory
chez Deloitte. Avant, la direction
de l’entreprise pouvait identifier
des éléments de langage, mettre en
place une stratégie de communica-
tionappropriée…Aujourd’hui,cette
gestion en amont est impossible,
on est dans l’instantanéité, dans
la propagation immédiate. » Et les
risques qui découlent de l’atteinte à
la réputation sur les réseaux sociaux
se révèlent multiples : grogne des
actionnaires, désintérêt des pros-
pects, perte de confiance des clients,
démobilisation des collaborateurs,
voire mobilisation des associa-
tions de consommateurs contre la
marque… . « Afin d’éviter d’avoir à
gérer la crise et à restaurer l’image,
la visibilité numérique doit être
scrutée au quotidien et les réseaux
sociaux intégrés dans la culture
d’entreprise. Il faut que les nou-
veaux médias soient pris en compte
au plus haut niveau et que toutes
les populations de l’organisation
y soient sensibilisées et même for-
mées », préconise Benoît Duchate-
let. Une veille constante permet de
désamorcer la bombe avant l’explo-
sion. « Il y a souvent des signaux
précurseurs qui montrent que la
réputation est entachée. Ils enflent
progressivement, observe Marc Du-
chevet. En historisant la présence
de la marque sur Google, on voit les
avis négatifs monter en puissance et
on peut ainsi intervenir. »
Valoriser les avis favorables.
Néanmoins, les réseaux sociaux ne
doivent pas être perçus uniquement
comme des ennemis. C’est aussi
une formidable vitrine pour l’entre-
prise. « De nombreux internautes
remercient le service client, saluent
la qualité du produit, vantent les
mérites de la marque… pointe Be-
noît Duchatelet. A l’entreprise de
valoriser ces avis favorables ! » La
meilleure des protections contre une
traînée de poudre reste néanmoins
l’exemplarité, d’autant que de plus
en plus de plates-formes en ligne
voient le jour dans le but de diffu-
ser des listes noires où figurent les
noms d’entreprises en infraction.
Source : article de Julien Le Bolzer,
Les Echos du 3/02/2016
Classement
E-Réputation
Avril 2016
Chaque mois, nous réalisons le
classement e-réputation diri-
geants* des acteurs du secteur de
l’assurance. Le dernier classement
paru dans la tribune de l’Assurance
est construit à partir de l’indice
« Scan Performance E-réputation »
qui calcule la réputation digitale des
dirigeants/décideurs à partir de leur
activité et leur visibilité numérique.
Le focus a été effectué sur Phi-
lippe Perret qui a obtenu le score
de 2,303 et dont vous trouverez ci-
après le texte paru dans la Tribune
de l’assurance.
Philippe Perret l’engagement
numérique !
À mesure que Société générale
Insurance enchaîne les bonnes
performances et les démarches
d’innovations digitales, Philippe
Perret fait grossir son empreinte
numérique.
C’est grâce à deux axes majeurs que
Philippe Perret, directeur général de
Société générale Insurance, a réussi
ces derniers mois à faire gonfler sa
e-reputation : d’une part la forte
croissance en MRH et en assurance
auto de son enseigne et d’autre part
la préparation d’offres et de ser-
vices basés sur des analyses com-
portementales clients. D’ailleurs,
le bancassureur vient de lancer son
application « StarDrive », qui fonc-
tionne sur les principes du gaming
et qui permet de capter des don-
nées sur les habitudes de conduite
de ses clients. Sous l’impulsion de
Philippe Perret, la prochaine étape
pour Société générale Insurance
pourrait être le lancement d’une
offre « pay how you drive », même
s’il reste prudent : « Nous pensons
que le consommateur n’est pas prêt
pour ce type d’offres. Nous allons
donc commencer par développer
des compétences et collecter des
données, cela nous permettra de
lancer notre service par la suite »
Une démarche qui pourrait encore
faire grimper la cote digitale du
dirigeant.
Retrouvez le classement complet
sur le site :
La Tribune de l’Assurance
et sur Slideshare.
* L’indice Scan Performance
E-réputation calcule la e-réputation des
dirigeants/décideurs à partir de leur
activité et leur visibilité numériques.
Basé sur une échelle de 0 à 10, l’algo-
rythme de l’indice Scan Performance
E-réputation intègre les principaux ou-
tils d’expression, de diffusion de conte-
nu, de réseautage, ainsi que l’analyse
de la visibilité. Cet indice n’analyse pas
la tonalité des contenus numériques.
18 19
E-réputation des
dirigeants des
réseaux de soins :
La réputation digitale constitue un
triple enjeu pour l’individu : pour
sa marque, pour son image person-
nelle, et sa carrière professionnelle.
Si la réputation a de tout temps
constitué un enjeu de communi-
cation, elle entre maintenant dans
une nouvelle ère où s’ajoutent et
se superposent aux propos publics,
voire également privés, les com-
portements en ligne et/ou ce que les
autres disent sur Internet.
La réputation digitale d’un grand
dirigeant du secteur de l’Assurance
se conçoit désormais comme un
actif pour son entreprise. C’est
la raison pour laquelle, nous avons
souhaité analyser, ce mois-ci, la
réputation des dirigeants des prin-
cipaux réseaux de soins (ou plate-
formes santé) du marché français.
Le podium de ce classement
e-réputation* est le suivant :
* L’indice Scan Performance
E-réputation calcule la e-réputation
des dirigeants/décideurs à partir de
leur activité et leur visibilité numé-
riques. Basé sur une échelle de 0 à
10, l’algorythme de l’indice Scan
Performance E-réputation intègre les
principaux outils d’expression, de
diffusion de contenu, de réseautage,
ainsi que l’analyse de la visibilité. Cet
indice n’analyse pas la tonalité des
contenus numériques.
PERSONNES FRAGILISÉES & NUMÉRIQUE
Ensemble, faisons avancer la cause du handicap
Réunissant plus de vingt organismes de prévoyance, l’OCIRP propose une réponse solidaire
à un problème familial et personnel. Le prix OCIRP Handicap valorise les initiatives
exemplaires en faveur des personnes en situation de handicap. La garantie OCIRP Handicap
assure déjà à 500000 parents une sécurité financière à vie pour leur enfant handicapé,
en cas de décès de l’un des salariés cotisants. Pour en savoir plus : ocirp.fr
ACCOMPAGNEMENT
CITOYENNETÉSENSIBILISATION
ENSEIGNEMENT
EMPLOI PARTENARIATS TERRITORIAUX
RECHERCHE ET INNOVATIONS
SPORT, CULTURE ET LOISIRS
VIE AFFECTIVE ET SEXUALITÉ
FIRA
de la
Handicap
Recherche Appliquée
sur le
Fondation Internationale
LES PARTENAIRES
FONDATEURS
LES PARTENAIRES
MÉDIA
PRIX OCIRP
HANDICAP
6 j u i n 2 0 1 6
Maison de la Radio I Paris I Studio 104
Accueil à partir de 18h
Modalités d’inscription prochainement disponibles sur ocirp.fr
2322
Accessibilité
numérique : une
opportunité pour
les entreprises !
L’accessibilité est progressivement
devenue une obligation légale dans
de nombreux pays occidentaux.
Le cadre législatif mis en place
couvre en général le secteur public
et dans une moindre mesure le sec-
teur privé. En France, l’accessibi-
lité du web est devenue un enjeu
majeur depuis la loi du 11 février
2005 en faveur des personnes
handicapées. Si cette loi indique
explicitement l’obligation d’acces-
sibilité des sites Web publics, la
situationdessiteswebdesentreprises
privées évolue elle aussi vers
l’obligation d’accessibilité aux
personnes handicapées.
• Un enjeu pour les collectivités
locales, le secteur public et les ins-
tituts nationaux : car l’accessibilité
est devenue une obligation légale
(article 47 de la loi du 11 février
2005, puis décret d’application du
16 mai 2009 et arrêté du 29 octobre
2009).
• Un enjeu pour les entreprises
privées car l’accessibilité devient
un élément de leur stratégie inter-
net (démarche qualité, politique de
responsabilité sociale et citoyenne,
avantage concurrentiel, gains et
performances techniques).
La volonté d’intégrer l’accessibilité
correspond à un choix stratégique
des organisations, l’accessibilité
étant de plus en plus considérée
comme un élément devenu incon-
tournable pour les raisons suivantes.
• L’accessibilité est une valeur
éthique qui s’inscrit dans les poli-
tiques de développement durable
des organisations,
• Le contexte légal et réglemen-
taire est de plus en plus favorable à
l’accessibilité numérique dans tous
les pays occidentaux,
• La valorisation par les marchés
et l’opinion publique de la prise en
compte de l’accessibilité est crois-
sante,
• L’accessibilité favorise la portabi-
lité des applications vers les autres
supports de diffusion (mobiles par
exemple),
• L’accessibilité s’inscrit dans la
mise en place d’une démarche
qualité à long terme, qui permet
d’améliorer les coûts de mainte-
nance (hébergement et maintenance
évolutive) et la performance des
sites (optimisation du référence-
ment et de l’ergonomie),
• La prise en compte de l’accessi-
bilité est une source d’innovation
et permet de proposer de nouvelles
fonctionnalités aux utilisateurs
(vocalisation du site, personnalisa-
tion de l’affichage etc.)
Atalan vous aide à saisir ces
opportunités
Atalan est une société spéciali-
sée dans l’accessibilité numérique
(Web, Word, PDF, vidéos, Smart-
phones...) et dans la mise en place
de solutions pour faciliter l’accès
à l’information des personnes à
besoins spécifiques. Fortement
engagé, Atalanestdevenuedès2003
le premier partenaire de l’asso-
ciation BrailleNet et a rejoint
le Groupe de Travail Acces-
siWeb. Atalan offre des services
sur toute la chaîne de valorisation
d’un site web (assistance à maîtrise
d’ouvrage, gestion, audits,...).
Dispositif de
rééducation à la
marche connecté
Il existe aujourd’hui 4,25 millions
de personnes âgées & de per-
sonnes souffrant de difficulté de la
marche en France. La répétition,
la fréquence et la prolongation des
exercices dans le temps sont des
facteurs de progrès fondamentaux.
Un entretien régulier est donc très
important ! Malgré un développe-
ment des maladies chroniques, la
télémédecine se lance le défi de ré-
pondre à leurs besoins. Ezygait est
une start-up proposant un dispositif
de rééducation à la marche pour les
personnes âgées. Il est présent dans
les maisons de retraite, les cabinets
de kinésithérapie ainsi qu’à domi-
cile.
Le projet d’Ezygait : qu’est-ce
que c’est ?
Ezygait est une jeune start-up pré-
sidée par Zineb Agoumi, avec Félix
Botella le designer, Thibault Faÿ le
maître du CTO, et Thierry Albert le
médecin chef du Centre de Méde-
cine Physique et de Réadaptation de
Bobigny, inventeur et détenteur du
brevet exploité par Ezygait. Grâce
à leurs compétences complémen-
taires, l’équipe a mis au point un
tout nouveau dispositif de réédu-
cation à la marche destiné princi-
palement aux maisons de retraite,
aux cabinets de kinésithérapie mais
aussi à domicile. Ezygait est par ail-
leurs finaliste du SwitchuUp Chal-
lenge 2016.
Un dispositif connecté
Le dispositif Ezygait est connecté.
Une application de suivi est four-
nie et offre aux aidants, familiaux
comme professionnels que ce soit
les médecins, le kinésithérapeute,
l’ergothérapeute, etc, qui peuvent
suivre les progrès réalisés. Cette
application possède une interface
simple d’utilisation ainsi qu’un as-
pect plus ludique de l’exercice de
rééducation avec des jeux ou encore
des messages d’encouragements.
Lorsque l’utilisateur atteint un pal-
lier, un message enregistré au préa-
lable par ses proches se déclenche
sur l’interface afin de l’encourager.
C’est grâce à la répétition et une
fréquence élevée des exercices que
les progrès viendront petit à petit.
L’entretien régulier est primordial
pour obtenir des résultats satisfai-
sants. L’important est de motiver
la personne pour l’aider durant sa
rééducation.
L’utilité d’Ezygait dans les struc-
tures d’accueil et auprès du
personnel.
Ce projet permet d’économiser des
dépenses de santé extrêmement
coûteuses tout en permettant aux
personnes d’avoir une meilleure au-
tonomie. En effet, grâce à Ezygait,
le travail de l’aidant est considéra-
blement amélioré et optimisé. Le
dispositif, lorsqu’il est utilisé à do-
micile, permet d’éviter les chutes.
Les médecins et le kinésithéra-
peute peuvent suivre en direct les
évolutions de l’utilisateur et suivre
ainsi plusieurs personnes à la fois.
Quant au personnel des EHPAD, ce
nouveau dispositif leur permet de
pouvoir s’occuper de plusieurs per-
sonnes à la fois sans risque. Durant
les exercices avec Ezygait, la per-
sonne ne risque pas de tomber ou de
se blesser. Le personnel peut alors
s’occuper d’un autre résident pen-
dant ce temps. Les proches, quant
à eux, peuvent garder un œil bien-
veillant sur la personne âgée et/ou
handicapée tout en lui permettant
de conserver une certaine autono-
mie. Les progrès sont facilement
consultés et partagés avec le corps
médical.
2524
Challenge handicap
et technologies
Le 8ème
Challenge Handicap
et Technologie se déroulera les
25, 26 et 27 mai 2016 à l’I.U.T.
Mesures Physiques 8, rue
Marconi, Technopole, Metz.
L’objectif affiché pour cette
manifestation est (en résumé) de
favoriser :
• Transfert de technologie et de
connaissance, innovation …
• Sensibilisation au handicap,
Communication, Promotion …
• Expression, Débats …
• Rencontres, Découvertes, Fête
… (changer le regard…)
• Valoriser le travail des étu-
diants et promouvoir les filières
universitaires
Nous vous invitons chaleureuse-
ment à vous y associer, de la ma-
nière qui vous convient,
• en assistant aux conférences
scientifiques données le jeudi 26
mai, de 10h30 à 12h30, qui vous
permettrons de découvrir certaines
des dernières avancées en matière
d’aides techniques et d’échanger
avec les chercheurs présents,
• en assistant aux exposés des
candidats aux Hackathons Han-
dicap & Technologie (Dévelop-
pement informatique, Robotique/
Domotique, Conception Méca-
nique) vendredi 27 mai de 10h30
à 12h,
• en visitant les stands du Chal-
lenge Handicap et Technologie,
pour y découvrir les réalisations
souvent pertinentes, originales et
innovantes des étudiants candidats
en termes de compensation du han-
dicap, jeudi de 10h à 16h30 ou
vendredi de 9h à 15h,
• en rencontrant les associations
présentes qui proposeront quelques
animations, par exemple, vous aurez
la possibilité de faire un baptême en
joëlette, de découvrir le handisport,
de vous initier au golf, de rencon-
trer les chiens guides d’aveugle du
Grand Est ou encore de rencontrer
la nouvelle Association Chiens
Médiateurs et d’utilité du Grand
Est susceptible d’intéresser nombre
d’établissements d’accueil ou de
particuliers… .
• en participant aux débats organi-
sés dans le cadre du Café Citoyen
(Brunch) donné par SAILOR au-
tour du thème de la « Cité Acces-
sible », vendredi de 12h à 14h,
• et enfin en assistant à la Cérémo-
nie de Remise des prix, vendredi à
partir de 15h, ainsi qu’au cocktail
de clôture qui la conclura.
Handi2day :
11ème
édition du salon
de recrutement en
ligne
85 % des handicaps sont invi-
sibles, seuls 2 % des travailleurs
handicapés se déplacent en fau-
teuil roulant, la loi oblige toute
organisation publique ou privée
d’au moins 20 salariés à comp-
ter au moins 6 % de Travail-
leurs Handicapés au sein de ses
effectifs, 85 % des handicaps sur-
viennent après l’âge de 16 ans en
raison d’un accident, d’une mala-
die ou du vieillissement.
Créé en avril 2011, Handi2day est
le premier et le plus grand salon
de recrutement sur internet et sur
mobile dédié aux personnes en si-
tuation de handicap. Du 17 au 20
mai 2016, il permet aux personnes
en situation de handicap de passer
des entretiens avec plus de 750
recruteurs dans 80 entreprises sans
se déplacer. Deux fois par an, des
centaines de recruteurs ont la pos-
sibilité de passer des entretiens par
téléphone ou par “tchat” avec des
candidats en situation de handicap
dans toute la France. Ni candidats,
ni recruteurs n’ont besoin de se dé-
placer pour se rencontrer. Chaque
entreprise a un stand en ligne (pré-
sentation, offres d’emploi, de stage
ou en alternance). En amont du
salon, les candidats postulent aux
offres ou en candidature spontanée.
Les recruteurs trient les candida-
tures et positionnent des entretiens
avec les candidats sélectionnés en
fonction de leur planning de dispo-
nibilité.
Un mois avant l’édition, les entre-
prises mettent leur stand en ligne.
Pendant 3 semaines, les candidats
postulent aux offres. Une semaine
avant le début du Salon, les recru-
teurs trient les candidatures et
positionnent les entretiens. Puis,
pendant la semaine du salon, ils
contactent les candidats pour passer
des entretiens par téléphone ou par
“tchat”.
Les candidats sont invités à s’ins-
crire en remplissant un formulaire
et en téléchargeant leur CV. Après
avoir effectué cette démarche,
Handi2day, grâce à une technologie
unique, leur suggère des offres et
des entreprises qui peuvent corres-
pondre à leur profil. Les candidats
peuvent également accéder direc-
tement aux offres diffusées sur les
stands via un moteur de recherche.
Wandercraft :
1er
exosquelette
pour personnes
handicapées
L’évolution des technologies a
connu un bond extraordinaire, tan-
dis que le quotidien des personnes
handicapées n’a quasiment pas
changé. Wandercraft propose un
produit de rupture qui s’appuie
sur les solutions technologiques
récentes. Les développements de
l’industrie robotique et l’investis-
sement massif dans l’électronique
embarquée, dû à l’émergence des
smartphones, rendent possible la
mise au point d’une technologie
innovante abordable pour les per-
sonnes en manque de mobilité.
Wandercraft développe le premier
exosquelette capable de se stabili-
ser et de permettre à l’utilisateur de
marcher sans utiliser de béquilles
ni joystick. Sa structure mécanique
motorisée, dotée de 12 degrés de
liberté, adaptée à une démarche
anthropomorphe est en cours de
développement. L’exosquelette uti-
lise l’équilibre dynamique de l’uti-
lisateur afin de le stabiliser et lui
permettre de commander ses dépla-
cements. Le mouvement du buste
enclenche la marche, à l’image du
Segway. Néanmoins, la différence
principale réside dans l’utilisation
d’un algorithme de marche sophis-
tiqué.
L’utilisateur est initialement en po-
sition droite au repos. Se pencher en
avant actionne l’exosquelette, qui
rentre dans une phase de marche.
Quand l’utilisateur cesse de se pen-
cher en avant, l’exosquelette ter-
mine le pas entamé et se stabilise au
repos.
26
Les Français
fragilisés par les
déserts médicaux :
un parcours de soins
3.0 ?
Le médecin dans le désert médi-
cal, aura peut-être de nouvelles
solutions avec le développement
du 3.0. Le désert médical va enfin
se connecter ! Les déserts médi-
caux ne sont pas un mythe, plus que
des déserts médicaux, ce sont des
déserts tout court face auxquels
les patients et les professionnels
de santé sont confrontés. De sur-
croît, les médecins ont de moins en
moins de temps. Et les dépenses de
santé explosent, prise en charge et
hospitalisation anticipées voire in-
justifiées du fait de moyens de sur-
veillance limités, prises en charge
trop tardives et indemnisations dé-
multipliées, bref, tout le monde est
perdant dans cet isolement. Mais
comment répondre à cette désertifi-
cation de nos campagnes ? De nom-
breuses solutions ont été envisagées
pour repeupler les régions les plus
isolées, de nombreuses maisons ou
pôles de santé permettent une meil-
leure coordination entre les diffé-
rents professionnels avec plus ou
moins de succès et plus ou moins de
résultats selon les régions concer-
nées et la fluidité de la transmission
de l’information. C’est là que la
santé 3.0 se pose comme une pos-
sible réponse qu’elle soit curative,
dans le cadre de la surveillance de
pathologies chroniques ou préven-
tive dans le cadre des épidémies ou
encore du maintien à domicile des
personnes souffrant de pathologie.
Un écosystème 3.0 entre le méde-
cin, le pharmacien et l’infirmière
doit être créé, un parcours de
soin connecté, restant au plus
près du patient.
Ce trinôme connecté, déjà présent
dans ce désert médical, voit son
travail potentialisé et personna-
lisé avec l’intervention des objets
connectés. C’est la naissance d’un
parcours de soins de ville 3.0.
La collecte des données issues des
objets connectés professionnels,
tels que ceux proposés par des
fabricants déjà connus et recon-
nus des pharmaciens, permettrait
potentiellement d’apporter une ré-
ponse. En effet, le suivi à distance
via des objets connectés permet-
trait de déclencher l’intervention du
professionnel de santé au bon mo-
ment, qu’il soit médecin, paramé-
dical ou pharmacien, optimisant
la prise en charge des patients et
déclenchant la bonne action au bon
moment.
D’ailleurs, le Pacte territoire santé
2 lancé par la Ministre de la Santé
Marisol Touraine qui prend la suite
du Pacte Territoire santé 1 pour
lutter contre les déserts médicaux,
prend en compte la domotique et
la e-santé. Sur les 10 engagements
du pacte, un consiste à « favori-
ser l’accès à la télémédecine pour
les patients chroniques et pour les
soins urgents ». La santé connec-
tée est une opportunité pour lutter
contre les déserts médicaux, elle ne
se substitue pas au médecin mais
permettra à coup sûr à ce trinôme
connecté d’assurer une continuité
de soins souvent perdue.
QUESTIONS ?
Les Français
voudront-ils
l’adaptation de
l’assurance aux
comportements
et à l’usage ?
L’exemple du concept Pay as you
drive (Payd), ou « Payez selon votre
conduite », est un type d’assurance
automobile permettant une tarifi-
cation de l’assurance selon l’utili-
sation réelle du véhicule permise
grâce à une technologie embarquée
dans la voiture d’assurés volon-
taires. L’assureur récolte alors les
informations liées aux dates, aux
horaires de circulation et au dépla-
cement des véhicules. La tarifica-
tion est établie en fonction de l’uti-
lisation de chaque client. Nouvelle
version récente, les contrats d’assu-
rance de type « pay how you drive »
ou le « payer comme vous condui-
sez » sont censés récompenser la
bonne conduite. Équipé d’un boîtier
qui enregistre les données de leur
conduite (accélération, freinage,
virage, allure), les assurés seront
évalués par l’assureur, en l’occur-
rence, Direct Assurance qui pourra
moduler les tarifs chaque mois.
72% des Français portent un intérêt
positif à la personnalisation/réduc-
tion de la prime d’assurance auto-
mobile permise grâce à un boitier
connecté et à un score de conduite
calculé sur certains critères : accé-
lération, freinage, virage, allure et
nombre de kilomètres parcourus
chaque mois (enquête gnresearch
effectuée auprès de 2215 Français).
Ce résultat implique la nécessité
d’évoquer une évolution : certains
clients sont sensibles au fait de
payer leurs assurances en fonc-
tion de leurs comportements et de
l’usage qu’ils font d’un bien. Au-
delà « de l’ingérence de la techno-
logie », parfois contestée, dans l’in-
timité du conducteur ces nouveaux
contrats d’assurance ont quelques
vertus, par exemple :
1) Un rôle de prévention : Ces
garanties permettent d’agir direc-
tement sur le comportement de
l’automobiliste et pourraient être
une des réponses aux problèmes en
matière de conduite automobile.
2) Un rôle de réduction de kilo-
mètres parcourus : Il est probable
que les personnes, qui choisissent le
PAYD planifient mieux leurs trajets.
L’institut Brookings, aux Etats-
Unis, a examiné le plan PAYD et a
conclu que la conduite chuterait de
huit pour cent si tous les conduc-
teurs américains optaient pour un
système PAYD.
2928
3) Un rôle de réduction de coût : La
réduction du nombre de kilomètres
parcourus permettrait aux deux tiers
des ménages une économie non né-
gligeable (étude américaine).
4) La technologie embarquée per-
met également de prévenir les
risques et d’intervenir rapidement
en cas d’incidents. Repérer une
décélération brutale du véhicule à
la suite d’un choc et permettre à la
plateforme d’assistance de contac-
ter le véhicule et d’envoyer immé-
diatement les secours si le chauf-
feur n’est pas en état de répondre,
déclencher une demande d’assis-
tance, le véhicule étant aisément
localisable via le GPS ou bien de
disposer d’une alerte anti-vol qui
permet de retrouver rapidement un
véhicule volé.
Aujourd’hui peu de souscription,
mais demain ?
Il est à noter cependant que la
principale critique de certains
automobilistes sur ce système
concerne la protection des données
individuelles. En France, la CNIL
(Commission Nationale de l’Infor-
matique et des Libertés) est extrê-
mement attentive aux données col-
lectées par ce boitier qui peut révéler
des informations très précises sur le
trajet emprunté par le conducteur
(heure et durée de conduite, vitesse,
itinéraires, consommation, etc…).
Selon un article du 12 Avril 2016 de
Les Echos, « depuis novembre der-
nier, Allianz a déjà séduit 9 000 au-
tomobilistes qui acceptent que leur
conduite soit enregistrée par un boî-
tier embarqué à bord. Ils économi-
seront ainsi, s’ils conduisent bien,
entre 15% et 20% sur leur prime
d’assurance. Chaque mois, les sous-
criptions sont plus nombreuses que
le mois précédent, et à la fin de l’an-
née, plus de 15 000 automobilistes
devraient avoir chez Allianz choisi
cette formule « pay how you drive
». De plus, « le boitier embarqué
collecte des données sur le profil
des bons et moins bons automo-
bilistes. Ce qui va aider l’assureur
à affiner ses offres et à segmenter
encore mieux ses tarifs, pour faire
payer au plus juste ses assurés et
ses prospects, et être plus compéti-
tif. Grâce à la voiture connectée, il
a déjà «enregistré» 19 millions de
kilomètres. »
Bientôt, le Pay As You Live ou
« payez comme vous vivez » ?
Il s’agit d’adopter la même dé-
marche, pour une assurance multi-
risque habitation dont l’essentiel de
la mécanique tarifaire et de services
est associé à un paiement à l’usage,
avec une transposition du concept
appliqué à l’assurance automobile
à la multirisque habitation. L’assuré
ne paierait réellement que pour le
risque qu’il encoure où qu’il fait
encourir à autrui en fonction de
sa présence au domicile. La prime
d’assurance serait calculée, grâce
aux boîtiers intelligents, en fonc-
tion de la mesure des risques liés à
la présence ou à l’absence au domi-
cile.
Les boîtiers intelligents permettent
de déterminer le nombre de jours
résidés dans l’année. Ainsi, la sinis-
tralité pouvant sur certains risques
être intimement liée au taux d’occu-
pation de l’habitat (dégâts des eaux
liés à une négligence, incendie dont
la cause est liée à l’occupation,…),
la prime de la multirisque habita-
tion serait calculée en fonction du
nombre de jours habités. La techno-
logie permettrait de faire remonter
l’information à l’assureur parte-
naire qui ajusterait la prime de l’as-
suré par rapport à cette information.
L’hypothèse est basée sur le fait que
la non présence au domicile réduit
le potentiel de sinistres liés à l’usage
de l’habitation et n’augmente pas le
potentiel d’autres types de sinistres
comme le vol (sous réserves de dis-
positifs technologiques comme les
alarmes intelligentes,…).
Comme pour le principe du pay as
you drive, plutôt pour les personnes
qui roulent peu, le Pay As You Live
s’adresserait aux personnes qui
« utilisent » globalement moins leur
habitation : les étudiants, les utilisa-
teurs de résidences secondaires, les
retraités qui partent souvent de leur
domicile, les propriétaires loueurs
de résidences pour les congés (inha-
bitées le reste de l’année), les expa-
triés « gardant » leur résidence en
France pendant leur expatriation et
d’un point de vue général, toute ha-
bitation dont l’occupation n’est pas
régulière. L’assuré payerait ainsi sa
multirisque habitation sur la base
d’un socle de base pour des garan-
ties et services « standards » ajus-
tée d’un complément en fonction
du nombre de jours habités dans le
logement.
« Les Talents
de l’Assurance »
le Jeudi 19 mai 2016
à 18H30
3 speed briefs
suivi d’un cocktail
dînatoire
INFORMATIONS :
Emmanuelle
AFTER
WORK
31
L’assurance est-elle
indispensable
à l’économie
collaborative ?
Terme inventé en 1978 par M. Fel-
son et J. L. Spaeth, la consomma-
tion collaborative, elle, désignait
à l’origine, les « événements dans
lesquels une ou plusieurs per-
sonnes consomment des biens ou
des services économiques dans un
processus qui consiste à se livrer
à des activités communes ». Le
développement des technologies
numériques et des plateformes col-
laboratives assimilées au Web 2.0
fait renaître des comportements de
consommation centrés sur l’accès,
la mise en commun et le partage de
biens et de services.
Les assureurs sont concernés par
ce mouvement qui s’accélère,
cette économie collaborative tra-
duit une rupture comportemen-
tale dans la manière de consom-
mer avec le passage progressif de
la propriété à l’usage, cela modi-
fiant certains principes de l’assu-
rance et transformant les risques
traditionnels couverts par les as-
sureurs. Quelques assureurs s’inté-
ressent à cette nouvelle économie et
proposent des couvertures d’assu-
rance spécifiques.
La MAIF l’a bien compris et s’en-
gage fortement dans l’économie
collaborative et ses initiatives en la
matière sont très nombreuses. Ré-
cent exemple, en partenariat avec la
Maif, SamBoat propose une assu-
rance sur-mesure pour la location
de bateaux entre particuliers. Si un
propriétaire n’est pas couvert par
son assurance lorsqu’il propose son
bateau à la location, il peut sous-
crire à cette dernière moyennant une
somme de 20€ par jour de location.
Le contrat d’assurance inclut des
garanties couvrant les dommages
causés sur le bateau et les équipe-
ments lors de la location ainsi que
d’éventuels frais supplémentaires
(dépannage, remorquage...). Le lo-
cataire, lui, est couvert pour sa res-
ponsabilité civile et bénéficie d’une
assistance 7j/7 et 24h/24. Ce type
de partenariat contribuant à l’essor
de l’économie collaborative n’est
pas le premier puisque le covoitu-
rage ou la location de voiture entre
particuliers bénéficient eux aussi
des avantages de l’inclusion d’un
contrat d’assurance au sein de leur
plateforme.
Cependant l’économie collabora-
tive, pour continuer à prospérer,
doit veiller à quelques précautions,
par exemple en exigeant une infor-
mation relative aux assurances.
En effet, il semble nécessaire que
les utilisateurs vérifient dans quelles
mesures leurs assurances person-
nelles couvrent l’usage envisagé et
soient informés par la plateforme
quant aux assurances proposées
(couverture, prix). Autre préoccu-
pation, les conditions de protection
sociale et d’emploi des personnes
qui recourent aux plateformes pour
exercer une activité professionnelle.
Les Drones prennent
leur envol ?
Avec le développement des nou-
velles technologies, l’utilisation des
drones se développe. Mais l’utili-
sation des drones entraîne certains
risques sur le secteur de l’assurance,
comme l’explique le Lloyd’s. Une
couverture d’assurance suffisante
présentera probablement une im-
portance particulière afin de proté-
ger les utilisateurs contre les risques
émergents. Le secteur avec le déve-
loppement des drones s’expose à
cinq risques principaux.
Les pilotes négligents ou im-
prudents : le « facteur humain »
deviendra un élément clé à prendre
en considération pour les assu-
reurs. L’élaboration de systèmes de
formation et de délivrance de per-
mis deviendra indispensable pour
contrôler les capacités des pilotes
de drones. Les assureurs peuvent
s’attendre à rencontrer des pro-
blèmes particuliers quant au risque
moral, dans la mesure où les pilotes
au sol pourraient avoir le sentiment
de ne pas être directement exposés
aux risques aériens. Les assureurs
pourront demander un plus haut
niveau de rétention du risque
au moins jusqu’à ce que les pilotes
fassent preuve d’un comportement
responsable et sûr.
Régimes de réglementation dis-
parates : si la réglementation est
en cours de mise au point, elle de-
meure toutefois incompatible d’un
pays à l’autre. Un cadre réglemen-
taire rigoureux devrait se révéler
crucial afin de proposer des presta-
tions d’assurance pour les activités
de drones. Des normes internatio-
nales harmonisées et une définition
précise de la responsabilité civile
compteront probablement parmi les
facteurs décisifs de l’efficacité de
tout régime de réglementation.
Mise en application insuffisante :
le secteur connait une évolution
rapide et irrégulière si marquée que
les régulateurs ne peuvent garantir
une surveillance rigoureuse sans
soutien technologique. Les techno-
logies de localisation et de surveil-
lance pourraient, dans un premier
temps, aussi aider les pilotes à ne
pas enfreindre la Loi, notamment en
favorisant le développement de la
technologie de « géoblocage » afin
de s’assurer que les drones ne cir-
culent pas dans des espaces aériens
contrôlés.
Vulnérabilité aux cyberattaques :
les drones pourraient être vulné-
rables aux cyberattaques, certains
rapports suggérant qu’une com-
munauté prospère de « pirates de
drones » existe déjà. Les mesures de
sécurité informatique deviendront
certainement plus importantes pour
l’évaluation des risques des assu-
reurs d’activités commerciales de
drones.
Atteinte à la vie privée : il s’agit
probablement de la préoccupation
sur les drones la plus invoquée par
le grand public. L’assurance res-
ponsabilité professionnelle pourra
couvrir le coût des dommages inté-
rêts à verser au titre de toute vio-
lation de la vie privée contre des
pilotes de drones. Les principales
exigences d’assurance devraient in-
clure l’achèvement des évaluations
des facteurs relatifs à la vie privée
et la conformité aux lois et règle-
ments applicables.
Face à l’expansion persistante du
marché des drones, les fabricants
peuvent s’attendre à des expositions
à des risques de plus en plus com-
plexes et onéreux. Il conviendra
sans doute de prendre en considé-
ration la protection de la propriété
intellectuelle et la gestion de la res-
ponsabilité produit dans le cadre de
toute couverture d’assurance.
La blockchain,
nouvel ange gardien
des sociétés
d’assurance ?
Née avec l’avènement du bitcoin et
des crypto-monnaies, la blockchain
– technologie d’enregistrement des
transactions sur un grand livre sécu-
risé – peut trouver des applications
dans tous les secteurs d’activités.
Elle doit contribuer pleinement à la
révolution que connaît aujourd’hui
le marché de l’assurance et repré-
sente à l’évidence une belle oppor-
tunité pour réinventer notre indus-
trie. Big data, dématérialisation ou
encore machine learning, la digi-
talisation a créé un séisme dans de
nombreux pans de l’économie et le
marché de l’assurance est en train
d’en subir les secousses.
Ala base de l’assurance, nous avons
le principe de la mutualisation des
risques. Cependant, les tendances
récentes ont vu émerger une indivi-
dualisation et une ultra personnali-
sation grandissante de l’assurance,
où chacun peut être assuré et payer
en fonction de son profil spécifique.
Parmi les révolutions que connaît le
marché de l’assurance, il en est une
qui touche à la corde sensible de la
confiance et de la sécurisation des
transactions et du contrat : la block-
chain.
La blockchain permet l’enregis-
trement de toutes les informations
relatives à chacune des transactions
effectuées par les utilisateurs sur
un grand livre commun, au travers
d’une base de données publique, in-
falsifiable et entièrement sécurisée.
Elle nous ramène ainsi aux sources
de l’assurance, dans le café de Mr
Lloyd où les clients pouvaient ins-
crire sur le tableau noir au vu de
tous les engagements pris sur les
navires et leurs cargaisons. Nul
besoin de faire appel à un tiers de
confiance pour sécuriser et garantir
les transactions.
L’assurance entre pairs (peer-to-
peer) redevient possible. Comme
son nom l’indique, cela fonctionne
comme une chaîne : chaque uti-
lisateur connecté au réseau reçoit
l’historique des échanges effectués
via les nœuds de stockage, le met à
jour et transmet la dernière version
à l’utilisateur suivant.
Cette technologie s’avère en réalité
une belle opportunité pour l’indus-
trie de l’assurance.
Il devient possible de repenser
l’identification de l’assuré (KYC),
la contractualisation, le paiement,
les échanges d’information et d’in-
tégrer des chaînes tant au stade de
la prise de garantie qu’à celui de
l’exécution du contrat et de la prise
en charge d’un sinistre.
La blockchain nous donne l’oppor-
tunité d’améliorer l’expérience
client et de réduire sensiblement les
coûts opérationnels. Par ailleurs,
elle accélère les processus de déci-
sion et de remboursement car le ré-
seau est bien plus réactif. Même les
transactions complexes deviennent
plus simples à gérer.
Dans cette économie du partage,
chaque utilisateur du réseau parti-
cipe à la sécurisation des transac-
tions et peut fiabiliser les données
et les partager en un temps record.
Il est donc indéniable que cette ten-
dance va amener les assureurs à
repenser leur business model.
Finance, art, location de voiture ou
encore plateformes de réservation,
la blockchain s’est insinuée dans de
nombreux secteurs et est considéré
par certains comme l’une des plus
grandes avancées dans le domaine
informatique de ces dernières an-
nées.
L’assurance, qui est généralement
peu réceptive aux changements,
est en train de vivre, avec l’arrivée
en force de cette technologie, une
véritable rupture. Les sociétés d’as-
surances doivent aujourd’hui être
capables de s’adapter à ces techno-
logies émergentes, au risque de se
laisser distancer.
Une tribune libre de Pierre-
Olivier Desaulle, DG Europe
Hiscox (groupe international d’as-
surance)
3332
TROPHÉES DE L’ASSURANCE TROPHÉES DE L’ASSURANCE
Les Trophées de l’Assurance 2016 c’est pour bientôt !
Les Trophées de l’Assurance sont de retour avec l’édition 2016, pour la 15ème
année
de suite. Les Trophées de l’Assurance récompensent les initiatives innovantes du secteur,
quelque soit l’acteur qui porte cette innovation. Nous vous communiquerons bientôt les
principaux éléments sur cette édition 2016 :
• Informations sur les dossiers de candidature
• Liste des catégories dans lesquelles vous pourriez concourir
• Composition du jury des Trophées de l’Assurance
• Liste des partenaires des Trophées de l’Assurance
Le jury des Trophées de l’Assurance 2016 en cours de composition !
Comme chaque année, pour désigner les lauréats des Trophées de l’Assurance 2016, un
jury de professionnels du secteur sera composé pour délibérer sur les différents dossiers de
candidature reçus, dans les différentes catégories.
Ce jury sera composé de professionnels des différentes familles du secteur de l’assu-
rance (Assureurs, Mutuelles, Courtiers….), pour obtenir une certaine représentativité du
marché de l’assurance français. Comme chaque année, les membres du jury dont leur société
présente un dossier s’abstiendront de voter concernant leur propre dossier de
candidature. La composition du jury des Trophées de l’Assurance 2016 est actuellement
en cours !
Contactez Emmanuelle Lambijou !
35
“ Rien n’est permanent sauf
le changement. ”
(Héraclite)

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Emag "l‘assurance en mouvement" Mai 2016

  • 2. ÉDITO Je me dois de vous faire part, non pas d’une humeur passagère, mais d’une véritable déception. Dans le cadre du TDAY, 1er congrès de la révolution numérique en Assurance le 12 Avril dernier, il me semblait incontournable de traiter, la fracture numérique existante (qui touche des millions de Français et 80 millions de personnes en Europe). Il me semblait opportun de favoriser, d’amplifier une prise de conscience, d’ailleurs existante pour certains, et de profiter de l’organisation de ce congrès pour lancer une initiative sur notre secteur et ainsi démultiplier les actions visant à mobiliser les énergies pour favoriser « l’accessibilité numérique pour tous » ! Aujourd’hui permettre l’accessibilité numérique est un enjeu citoyen. En effet, dans notre société où le numérique occupe une place de plus en plus importante, il est « problématique » de ne pas y avoir accès. L’accessibilité numérique, est l’obligation de servir des contenus et des fonctionnalités d’un site ou d’une application quel que soit le cadre de l’utilisation par l’internaute (localisation, matériel, logiciel, contexte, handicap). D’ailleurs, développer l’accessibilité numérique pour tous est un enjeu majeur pour toutes les entreprises. Certains assureurs, bien sûr, commencent à s’engager pour favoriser l’accessibilité numérique, notamment envers les personnes en situation de Handicap, cependant il me semble qu’il convient d’accélérer l’engage- ment afin de réduire cette fracture numérique conséquente et ainsi favoriser l’accessibilité numérique pour toutes les personnes fragilisées et/ou isolées. Je pensais que la fracture numérique existante, clivage entre d’une part les individus ou groupes sociaux qui sont, ou se sentent bien intégrés au « modèle numérique », d’autre part ceux qui sont, ou se sentent exclus de ce modèle, pouvait être un sujet qui mobilise le secteur de l’assurance. Je pensais que certaines marques du secteur de l’assurance, qui s’engagent déjà dans des initiatives citoyennes, pouvaient soutenir et amplifier les initiatives et actions proposées. Je me dois de dire que, parmi les nombreux acteurs du secteur de l’assurance contactés pour soutenir ces initiatives et actions, certains ont beaucoup réfléchi. Mais au final, rien, l’échec ! Je n’ai pas dû être assez convaincant. Promis, j’essayerais de faire mieux la prochaine fois ! Bonne lecture de ce nouvel emag. Jean-Luc Gambey. 3 L’accessibilité numérique pour tous, un sujet qui finalement mobilise peu ! SOMMAIRE Edito : L’accessibilité numérique pour tous, un sujet qui finalement mobilise peu ! P.3 RÉVOLUTION NUMÉRIQUE & ASSURANCES La révolution numérique et les Français P.5 La révolution numérique impacte les réseaux physiques P.6-7 Révolution numérique : à qui appartiennent nos données personnelles ? P.8 NUMÉRIQUE & SANTÉ La santé à l’ère numérique P.10 Les assureurs et la e-santé P.11 Les Français et la e santé P.12 4 Français sur 10 sont prêts à communiquer leurs données de santé à un réseau de soins P.13 Ignilife, une plateforme web de prévention P.15 Feetme : semelle intelligente pour diabétiques P.15 Happytal : améliorer la qualité de vie au sein des hôpitaux P.15 E-RÉPUTATION Les réseaux sociaux décuplent le risque de réputation P.17 Classement E-Réputation Avril 2016 P.18 E-réputation des dirigeants des réseaux de soins P.19 PERSONNES FRAGILISÉES ET NUMÉRIQUE Accessibilité numérique : une opportunité pour les entreprises ! P.22 Dispositif de rééducation à la marche connecté P.23 Challenge handicap et technologies P.24 Handi2day : 11ème édition du salon de recrutement en ligne P.25 Wandercraft : 1er exosquelette pour personnes handicapées P.25 Les français fragilisés par les déserts médicaux : un parcours de soins 3.0 ? P.26 QUESTIONS ? Les Français voudront-ils l’adaptation de l’assurance aux comportements et à l’usage ? P.28-29 L’assurance est-elle indispensable à l’économie collaborative ? P.31 Les Drones prennent leur envol ? P.32 La blockchain, nouvel ange gardien des sociétés d’assurance ? P.33
  • 3. 5 La révolution numérique et les Français Lors du TDAY du 12 avril 2016, congrès centré autour de différents thèmes (Digital, Objets connec- tés, Big data) liés à la révolution numérique dans le secteur de l’assurance, il a été communiqué les résultats de l’enquête exclusive* «révolutionnumérique et assurances » effectuée par gnresearch. L’objectif de cette en- quête est d’interroger les Français afin de mesurer leurs perceptions, leurs ressentis et leurs appé- tences sur les impacts concrets de la révolution numérique (ob- jets connectés, applications, ges- tion des données personnelles,...) sur leurs assurances (offre, service, expérience client, préven- tion, anticipation, distribution,…). 2215 Français interrogés, 44 ques- tions ont été posées aux Français. Les effets, chaque jour plus sen- sibles, de la déferlante techno- logique sur les individus et les organisations, nécessitent d’abor- der la révolution numérique et ses impacts, pour le secteur de l’assurance. Mais qu’en pensent les Français ? Les Français sont- ils prêts à voir évoluer les assu- reurs, les offres et les services proposés ? Les Français sont-ils prêts à digitaliser leurs relations avec les assureurs ? Pensent-ils faire usage des objets connectés, voire à communiquer leurs données à des fins de prévention et/ou de person- nalisation de l’offre, de la relation globale ? Voici 3 résultats : 1) 47% des Français sont favo- rables à une souscription d’un produit d’assurance 100% en ligne (Complémentaire Santé, As- surance Automobile, ou Assurance Multirisques Habitation). Ce chiffre est à mettre en comparaison avec la réalité de la souscription d’assu- rance 100% en ligne aujourd’hui ! 2) 76% des Français sont favo- rables à communiquer leurs don- nées de santé à un professionnel de santé, 45% à un réseau de soins, 29% à un assureur. 3) 72% des Français portent un intérêt positif à la personnalisa- tion/réduction de la prime d’as- surance auto permise grâce à un boitier connecté et à un score de conduite calculé sur certains cri- tères : accélération, freinage, vi- rage, allure et nombre de kilomètres parcourus chaque mois. Une des questions de l’enquête concernait les robots humanoïdes : « Les robots humanoïdes servent dans certains établissements comme les hôpitaux pour accom- pagner les personnes âgées, les enfants autistes dans les gestes quotidiens (se laver, manger, s’habiller…). Trouvez-vous cette initiative intéressante ? » Selon la région d’habitation, nous remar- quons quelques écarts de résultats : 4) L’ensemble des Français interro- gés trouvent cette initiative intéres- sante pour 61,77% d’entre eux. Les habitants de l’Ile-de-France sont favorables à cette initiative pour 69,32% d’entre eux. Quant aux « provinciaux », ils sont 60,04% à trouver cette initiative intéressante. Les résultats de cette enquête per- mettent de constater que le dé- ploiement massif des technologies numériques : les objets connectés, le digital et le big data, simultané à l’évolution des usages et des comportements des Français parti- cipent à la transformation du sec- teur de l’assurance, à la construc- tion de nouveaux produits et services d’assurance, à l’élabo- ration sophistiquée de parcours clients digitalisés et personnali- sés, ainsi qu’à la nécessité d’adap- ter les organisations aux besoins d’immédiateté des Français. * Enquête réalisée du 7 au 18 Décembre 2015 par gnresearch. SPÉCIAL RÉVOLUTION NUMÉRIQUE RÉVOLUTION NUMÉRIQUE & ASSURANCES
  • 4. 76 La révolution numérique impacte les réseaux physiques Le déploiement massif des techno- logies numériques, en particulier les objets connectés, le digital et le big data participent à la transforma- tion du secteur de l’Assurance, et permettront de faire évoluer signifi- cativement : l’analyse des risques, les offres, les services, la distri- bution, la relation client, … . Les récentes enquêtes révèlent que de plus en plus de Français font désor- mais appel aux plates-formes nu- mériques pour se renseigner avant d’acheter un produit ou un service, les agences « en dur » étant pro- gressivement délaissées par un nombre croissant de clients. Cer- tains analystes évoquent un trans- fert massif des liens clients, qui risque encore de s’accélérer avec des clients qui passent progressive- ment du canal de l’agence au canal numérique. Au-delà des impacts directs, la commercialisation des produits d’assurance par ces mêmes réseaux est modifiée, l’accélération de la digitalisation des parcours clients restructurant significati- vement les modèles de vente et la gestion de la relation client. C’est un fait, la digitalisation du sec- teur est en marche, elle sera pro- fonde et rien, probablement, ne l’arrêtera. Cependant, les « intermédiaires » d’assurance sont des acteurs lea- ders du marché. Selon l’Observatoire Européen des intermédiaires en assurance publié en 2014 par CGPA Europe, les in- termédiaires d’assurance (agents et courtiers) représentent 57% des primes directes (vie et non vie). Concernant la part de marché des intermédiaires, elle est estimée à 52% en Non-Vie et à 18% en As- surance Vie (concurrencée par la bancassurance). Selon ces chiffres, les intermédiaires d’assurance sont donc toujours les leaders du marché en terme de distribution, que ce soit en France (à l’exception de l’assu- rance vie) ou en Europe. Alors que les vents de l’intermédiation numé- rique soufflent très forts sur cer- taines industries (Uber, Airbnb, …), il semble plus que « raisonnable » de penser que ceux-ci atteindront notre industrie. De multiples ques- tions se posent. Comment devons- nous anticiper la mutation des équilibres actuels ? Comment les intermédiaires d’assurance se po- sitionnent-ils face à l’émergence de cette révolution numérique ? La révolution numérique a éga- lement des conséquences impor- tantes sur le métier d’intermé- diaire d’assurance ! Selon l’Observatoire Européen des Intermédiaires d’Assurance, réa- lisé par CGPA Europe en 2015, la révolution numérique a des consé- quences très importantes sur le métier d’intermédiaire d’assurance. Pour comprendre ces évolutions, CGPA Europe a réalisé des entre- tiens auprès d’intermédiaires d’as- surance (agents, courtiers). Nous allons vous présenter les principales tendances qui en ressortent. Premier constat, la complexité du produit vendu justifie la confiance du client dans l’intermédiaire en assurance. Cette complexité est la principale source de pouvoir chez les agents et les courtiers. Aux yeux de l’intermédiaire en assurance, si le client a su se saisir des nouveaux dispositifs de jugement disponibles (comparateur, réseau social, sous- cription en ligne…), il demeure démuni face à la complexité du contrat d’assurance. Il doit « faire confiance » au courtier ou à l’agent, dont le rôle reste essentiel. La relation client reste centrale même si elle pourrait être amenée à chan- ger radicalement sous certains aspects, à plus ou moins long terme. Partant de ce fait, et c’est le deuxième constat, les profession- nels pensent que l’avenir du mé- tier réside dans une hyperspécia- lisation en terme de marché, pour les courtiers, et dans une ultra- professionnalisation qui mettra le conseil au cœur du dispositif, pour les agents. Le numérique est alors perçu à la fois comme une opportunité renou- velée de se concentrer sur le cœur du métier, c’est-à-dire la relation client, mais aussi, comme une accé- lération technologique et sociale, c’est à dire une multiplication des tâches à effectuer et des interactions dans un temps donné contraint. « En fait, cela a amené surtout une accélération de tous les process. Je suis persuadé qu’on travaille un peu moins sereinement parce que l’on travaille un peu plus dans la rapidité et dans la réactivité. Ce qui n’est pas très bon.» déclare un courtier. Le sentiment général sur l’avenir de la profession, partagé par les agents et par les courtiers, est empreint d’optimisme. « Nous sommes dans un marché très dyna- mique et très changeant… le cour- tier est un refuge pour le client ». « Nous pouvons être fiers de notre métier » déclare un courtier. Les stratégies développées par les intermédiaires en assurance, afin de s’adapter à cette nou- velle donne, reposent sur des ressources distinctes. Pour certains, il s’agit avant tout de renforcer le sentiment d’apparte- nance à une communauté de métier par l’action syndicale. Pour cette population, l’engagement dans les institutions représentatives est essentiel. Pour d’autres, l’adapta- tion passe par une remise à jour des connaissances et une veille straté- gique permanente afin d’y parvenir. Pour d’autres encore, il s’agira de réorienter leur stratégie de marché. Chaque agent, chaque courtier, met- tra en place le répertoire d’actions ad-hoc en fonction de sa place sur le marché, de son identité profession- nelle et de sa maîtrise des technolo- gies numériques. Il reste cependant des incertitudes à lever sur l’avenir du métier pour les professionnels. Les agents et les courtiers mesurent au quotidien l’impact du numé- rique. Face à cette digitalisation, on peut identifier 4 catégories d’intermé- diaires d’assurance : 1. Les gardiens de l’orthodoxie : marqués d’une forte identité profes- sionnelle, usagers du numérique, ils conservent leur préférence pour le maintien du savoir-faire. Conscient de la prédominance de l’internet dans les choix et les options d’achat du client, les gardiens apportent de la valeur ajoutée en mettant en avant leurs capacités à analyser des dossiers complexes et tech- niques. Ils font en général le choix de l’usage du numérique comme simple outil de simplification mais continuent de maintenir un lien fort (physique et historique) avec une clientèle locale. 2. Les guides : leader d’opinion, promoteur d’une puissante réor- ganisation du marché. Souvent en responsabilité de représentation de la profession, ils vivent la révolu- tion numérique comme un élément contraignant mais incontournable de la « modernité tardive », ne lais- sant d’autres choix qu’une mise en place d’un nouveau modèle écono- mique, le passage d’un marché de la qualité à un marché du prix. Un marché dans lequel le « réseau nu- mérique » sera le dispositif de juge- ment dominant pour le client sur la qualité du produit proposé. 3. Les digitologues : possèdent un nouveau pouvoir au sein des entre- prises ou au sein du réseau. Ils ap- portent des ressources techniques qui lèvent les incertitudes liées au numérique, mais ne sont pas dupes des limites et inconvénients d’un système « tout numérique ». 4. Les témoins : s’adaptent aux NTIC et y voient une opportunité de faire évoluer leur métier et leur savoir-faire. Sans doute représen- tatif d’une majorité des intermé- diaires en assurance « nouvelle génération », ils sont la preuve tan- gible que la pratique du métier est intimement liée depuis toujours à la capacité d’adaptation du milieu à un écosystème qui change. Le métier d’intermédiaire d’assu- rance change, comme beaucoup d’autres. Les courtiers et agents doivent s’adapter et s’engager dans le numérique, à défaut, ils seront certainement dépassés. D’ailleurs, Agéa signe une charte digitale européenne. Fin janvier, 10 Fédérations d’agents d’assurance de 9 pays d’Europe (dont Agéa en France) ont signé une Charte du digital. Avec les évolutions du secteur (réglemen- taires, technologiques), cette Charte traduit la volonté des agents généraux d’assurance européens d’être les moteurs et les acteurs de cette « révolution digitale ». Le principe de cette Charte est le suivant : les agents généraux d’as- surance ne sont pas contre le digital, mais cet outil doit rester au service de la relation humaine entre les agents généraux et leurs clients et les agents généraux et leur compa- gnie mandante. Avec cette Charte, les signataires entendent affirmer, souligne Patrick Evrard, Président d’Agéa, que « le digital est un moyen de moderniser les agences mais ne doit pas se traduire par des baisses de commissionnement et de revenus pour les agents ». Les principes de la Charte : • Il est fondamental de créer les conditions d’un nouveau modèle de distribution qui optimise les oppor- tunités fournies par le digital (allè- gements administratifs, nouveaux flux de clientèle, …). • Les compagnies et les représen- tants des agents doivent discuter préalablement des projets de digi- talisation et partager leurs expé- riences spécifiques liées à leurs rôles complémentaires. La néces- sité est d’accompagner un change- ment sociétal souvent standardisé et impersonnel vers une relation plus humaine, adaptée à la situation de chaque client. • Il est fondamental de respecter les spécificités nationales des agents et leur liberté d’organiser leur agence. • L’agence est l’interlocutrice cen- trale de la relation client et le lien entre le client et la compagnie et reste indépendante dans sa gestion. Elle se doit toutefois d’investir dans des ressources, dans l’organisation, la formation et la digitalisation. • La digitalisation n’a pas vocation à mener à une réduction des revenus des agences, et la baisse éventuelle des coûts de distribution ou l’opti- misation éventuelle des procédures d’administration doivent permettre à ce modèle de gagner en compé- titivité. Lors d’un petit déjeuner, le 12 Mai, aura lieu la présentation officielle des résultats de l’en- quête sur les pratiques digitales des intermédiaires d’assu- rance intitulée : « L’intermé- diaire d’assurance du futur doit-il aussi être digital ? ». La discussion s’organisera au- tour d’un panel de profession- nels du monde de l’assurance : 8h00-8h30 : Accueil et petit-dé- jeuner 8h30-9h50 : Réactions du panel sur les résultats de l’enquête. Avec la participation de : • Hedwige Carré-Fiessinger, Directrice des ventes et de la distribution régionale chez AXA Prévoyance & Patrimoine • Karine Lazimi, Agent général Allianz France • Bruno Olivier Bayle, Agent général Generali France, membre du groupe de travail « Digital » de l’AGEA • Eymard de Charry, Directeur digital et multicanal de GAN Assurances 9h50-10h00 : Conclusion et résumé des échanges. > CONTACT PETIT-DÉJEUNER
  • 5. Révolution numérique : à qui appartiennent nos données personnelles ? Les données personnelles, avec le développement du numérique et du big data, deviennent de plus en plus importantes. Mais à qui appartiennent-elles ? A celui qui les produit ? Ou aux GAFA et à toutes les autres plates-formes qui les absorbent et les commer- cialisent ? Gaspard Koenig philo- sophe et président du think tank Génération Libre s’exprime sur le sujet. Il est primordial de légiférer sur ce point en développant le concept de patrimonialité, c’est-à-dire l’ins- tauration d’une propriété pri- vée sur les données, qui n’existe aujourd’hui dans aucun pays au monde. Le jour où nos données nous appartiendront, nous pourrons décider de manière autonome d’en faire l’usage qu’il nous plaît, en les cédant ou non, contre rémunération ou non, de manière temporaire ou définitive, intégrale ou partielle,… . Chacun attachera à ses données les termes contractuels qui lui convien- dront. Le juriste britannique Chris- topher Rees a élaboré cette hypo- thèse, en considérant que le droit de propriété devrait s’étendre aux datas à l’ère numérique, comme il s’était étendu à la propriété intellec- tuelle lors de la révolution indus- trielle. C’est tout le modèle économique de l’Internet qui serait chamboulé par la patrimonialité des données, en introduisant une relation directe, marchande, entre les plates-formes et leurs utilisateurs. Le producteur de données serait directement rétribué en fonction de sa valeur propre. Prenons l’exemple d’une application de trafic en temps réel. Aujourd’hui, elle est gratuite pour tous et fonctionne grâce à l’agréga- tion des données de géolocalisation de tous. Chacun se vaut, et tout le monde vaut zéro. Demain, le chauf- feur routier serait rémunéré très cher pour s’y inscrire, tandis que le chauffeur « x » devra payer son accès. Un tel marché des données se prêterait à la variété des situations individuelles et ouvrirait des pos- sibilités de négociation, y compris collective (on pourrait par exemple imaginer des sociétés de gestion des données, comme il en existe pour les droits d’auteur). Cette idée de patrimonialité a été reconnue et rejetée par le gouver- nement, qui a suivi mot pour mot l’analyse du Conseil d’Etat dans son rapport sur le numérique de 2014. La raison principale est que l’Etat devrait renoncer à sa « logique de protection » de l’individu. Ultime- ment, les données personnelles sont considérées par les juristes comme une extension de notre organisme. Pour admettre la patrimonia- lité des données, il faudrait com- mencer par appliquer le droit de propriété… à notre propre corps. Mon corps m’appartient, mes données aussi ! 98 SPÉCIAL RÉVOLUTION NUMÉRIQUE NUMÉRIQUE & SANTÉ
  • 6. La santé à l’ère numérique Télémédecine, télésanté, télésur- veillance, médecine connectée, mé- decine numérique… Toutes ces dis- ciplines, que l’on trouve regroupées sous le terme « e-santé », ont été créées ou ont connu une évolution accélérée avec le développement du numérique. La e-santé un nouvel outil de suivi et de prescription. Comment la e-santé apporte-t-elle un bénéfice au patient ? En lui per- mettant d’être mieux suivi, mieux conseillé, mieux pris en charge et, sans doute, à moindre coût. Il est mieux pris en charge car les nou- velles technologies permettent de faciliter les échanges entre les ex- perts, offrant la possibilité d’utiliser à meilleur escient les compétences médicales de multiples praticiens aux spécialités diverses, où qu’ils soient. L’objectif, en plus d’opti- miser la prise en charge, est de la personnaliser pour chaque patient, chaque pathologie, et par là, réaliser des économies, tout en augmentant le confort du patient. Le patient profite des objets connectés. Le patient est aussi mieux suivi grâce aux objets connectés, aux applications mobiles ou aux plate- formes en ligne puisqu’il transmet ses données physiologiques plus ré- gulièrement,plusfréquemmentetde manière plus fiable, aux praticiens. Ce qui permet finalement d’éviter complications et hospitalisations dont le coût est important. C’est ce qu’on observe pour les mala- dies chroniques, pour lesquelles les patients ont bénéficié des avantages de la e-santé de façon très précoce lors d’essais cliniques. En effet, la télésurveillance a amélioré le suivi quotidien qu’exigent ces patholo- gies. Le diabète est un exemple tout à fait parlant. Dans certains cas, il est nécessaire de contrôler son taux de glucose, ou glycémie, plusieurs fois par jour, et de s’injecter des doses d’insuline en conséquence. Dès l’arrivée des smartphones, de nombreuses applications sont créées. Parfois conçus par des pa- tients eux-mêmes, nombre de ces logiciels pour smartphones ne sont pas validés par le corps médical. D’autres, en revanche, sont élabo- rés par des diabétologues. C’est le cas de l’application Diabeo, issue d’un partenariat entre Sanofi, Vo- luntis (qui édite l’application) et le Centre d’étude et de recherche pour l’intensification du traitement du diabète (CERITD), une association qui a pour objet l’amélioration de la prévention et du traitement des diabètes. L’application permet au patient d’entrer les valeurs de sa glycémie sur son smartphone après l’avoir mesurée en se piquant le bout du doigt puis qu’elles soient transmises sur un serveur sécurisé distant auquel les médecins peuvent accéder grâce à un mot de passe. La domotique outil de soins à dis- tance. Dans la mesure du possible, la e-santé doit être un moyen pour le patient de continuer à vivre nor- malement, chez lui, tout en étant surveillé médicalement. L’un des enjeux de la e-santé est de lutter contre les déserts médicaux, de rap- procher virtuellement patients et professionnels de santé, en offrant la possibilité au patient d’accéder aux conseils d’un médecin, où qu’il se trouve. C’est ce que permet la téléconsultation, et c’est dans ce but qu’a été créée la Consult-Sta- tion. Conçue par la société H4D, il s’agit d’une petite cabine de visite médicale virtuelle. Elle accueille un patient qui bénéficie d’une consul- tation en visioconférence et dispose d’un ensemble d’équipements pour effectuer différents tests médicaux de routine : prise de la tension, écoute des poumons, examen des oreilles, pesée, mesure de la taille, électrocardiogramme, examen cu- tané, etc. D’abord installées dans des maisons de retraites en 2013, les Consult-Stations ont commencé à fleurir dans des petits villages où l’offre de soins est plutôt pauvre, ou dans certaines zones coupées du monde comme des plateformes pétrolières. La e-santé est encore en phase de développement. Mais les différents acteurs du système de santé sont convaincus de son utilité. En 2017, un utilisateur de smart- phone sur deux aura installé au moins une application dé- diée au bien-être et à la santé. (source : Mobile Health Market Report 2013-2017). Pour 78 % du grand public et 91 % des méde- cins, la santé connectée est une opportunité pour améliorer la prévention (source : Baromètre santé 360 - La santé connectée, Odoxa, janvier 2015). Franchir les derniers obstacles. Mais pour que la e-santé continue à se développer, il y a un écueil à franchir. Que les patients acceptent de délivrer leurs données de santé aux professionnels. En effet, un Français sur deux considère que la santé connectée est une menace pour le secret médical (Baromètre santé 360, Odoxa, janvier 2015). Une peur qui se reflète aussi dans le nombre de dossier médicaux partagés (DMP) qui ont été créés pour l’heure : en décembre 2015, on en comptabilisait environ 570 000 alors que la société chargée de leur hébergement en avait prévu 5 millions pour fin 2013, et bien que la demande puisse simplement être réalisée par le patient auprès de son médecin. Mais, petit à petit, certaines garan- ties sont mises en place afin de ras- surer le patient et pour qu’il ait da- vantage de pouvoir sur ses propres données, par exemple le droit de portabilité : il s’agit de la possibi- lité pour un utilisateur d’application ou d’objet connecté de récupérer l’ensemble de ses données dans un format permettant de les « injec- ter » ailleurs, notamment chez un concurrent offrant plus de garan- ties concernant la protection de la vie privée. C’est dans ces condi- tions que se développera la e-san- té, il faut rassurer les patients. Les assureurs et la e-santé La e-santé est probablement un nouveau marché à fort potentiel pour les assureurs. Mais comment peuvent-ils créer de la valeur avec ce nouveau marché ? Susciter le besoin chez les assurés. Le numérique accélère la possibi- lité pour les assureurs de modifier leurs métiers pour devenir, encore plus qu’hier, des acteurs de la prévention. Pour cela, ils doivent apporter du service et réussir à s’intégrer dans le parcours de santé. Une des difficultés est que la proposition de valeur n’est pas encore perçue par les assurés. Nous constatons le même phénomène pour les applications mobiles. Les patients ne sont pas encore prêts à confier la prévention et le suivi de leur santé aux assureurs. Ces der- niers doivent proposer des offres suffisamment innovantes et perti- nentes. Ils pourraient, par exemple, sur la santé au quotidien, organiser du télé-conseil sur les prescriptions hors remboursement. De même, sur les maladies chroniques, ils ont un rôle à jouer sur le dépistage, le suivi et la prévention. Une des pistes pour apporter davantage de services, serait de se rapprocher des labora- toires pharmaceutiques. Aux États- Unis, ces derniers proposent le « Patient Support Programm », des programmes de suivi de patients sur des maladies chroniques. Travailler en collaboration avec les médecins. Les assureurs doivent travailler en collaboration avec les médecins (1ers prescripteurs en santé) dans la prévention et l’accompagne- ment des patients. Aux États-Unis, les assureurs sont en contact avec les médecins sur des protocoles de soins. En France, de fortes réti- cences empêchent cette collabora- tion. Les médecins craignent que les assureurs leur imposent des baisses de tarifs, et les compagnies d’assurance pensent ne pas être écoutées. Or, il faudrait pouvoir dé- passer ces clivages pour que chacun soit gagnant : les médecins, les pa- tients, les assureurs et l’Assurance maladie. Malheureusement, les discussions des assureurs avec la CNAM ne concernent que les élé- ments hors remboursement, donc tout ce qui se passe en dehors du cabinet médical. Ce qui pose un vrai problème, car si les assureurs n’ont pas de liens avec les méde- cins dans la logique de prévention santé, ils ne pourront convaincre les patients. Trouver un business model performant. Si les assureurs sont convaincus qu’une des applications du numé- rique est la prévention, ils n’ont pas trouvés de business model pour rentabiliser leurs investissements. Les assureurs manquent de don- nées objectives pour évaluer les programmes de prévention. Une chose est sûre : les patients sont « prêts à payer » lorsque la qua- lité de leur vie et de leur santé est au rendez-vous. Il reste à trouver le moyen de transformer la propo- sition de valeur en modèle écono- mique performant. Pour y parve- nir, il faut déployer des services à des coûts soutenables en intégrant une dose de numérique. Le numérique permet de déployer de nombreux outils comme le développement de nouvelles applications en terme de préven- tion santé. Mais les assureurs doivent disposer de modèles éco- nomiques efficients. Cela passera probablement par des pratiques collaboratives avec les profession- nels de santé. 1110
  • 7. Les Français et la e santé La DGE (Direction Générale des Entreprises) a publié en février 2016 une étude « E-santé : faire émerger l’offre française en ré- pondant aux besoins présents et futurs des acteurs de santé »*. L’étude dresse un état des lieux des différents segments du marché de l’e-santé, existants ou en dévelop- pement, qui constitueront demain la croissance industrielle de cette activité encore émergente que ce soit en France, en Europe ou dans le monde. Elle évalue les différents points forts et points faibles de l’offre industrielle française et se penche sur les bonnes pratiques de plus d’une vingtaine de pays. Focalisons sur les attentes des Fran- çais en e-santé. L’utilité des objets connectés reconnue. Premier constat, e-santé et objets connectés sont étroitement liés dans l’esprit des Français. 64% des per- sonnes interrogées considèrent que c’est dans le domaine de la santé que les objets connectés doivent se développer en priorité, selon les auteurs de l’étude. Même s’ils sont conscients de leur utilité en matière de prévention, les Français ne sont pourtant que 11% à effectivement utiliser un objet connecté, et 37% à envisager acheter un objet connecté de santé ou de bien-être dans les six mois à venir (d’après un sondage Ifop réalisé en novembre 2014 et cité dans l’étude). Un rôle d’interaction avec les professionnels de santé. Au-delà de son intérêt pour surveil- ler sa santé de manière préventive, les Français attendent de la e-santé qu’elle simplifie leurs interactions avec les professionnels de santé. Outre la possibilité d’échanger avec leur médecin en dehors des consul- tations (souhaitée par 63% des Français), trois services sont plé- biscités par les Français : la prise de rendez-vous médicaux en ligne (aujourd’hui accessible à 16% des Français interrogés uniquement), la possibilité d’avoir un rappel de rendez-vous par mail ou SMS (12% y ont actuellement accès) et le renouvellement d’ordon- nance en ligne (8% des Français aujourd’hui). Si 82% des assurés déclarent qu’il est «relativement ou très important» pour eux d’avoir ac- cès à leur dossier médical en ligne (DMP), seuls 13% des Français y ont effectivement accès. Une réticence à partager les don- nées de santé. Concernant le partage des données de santé, les Français semblent as- sez réticents à les partager. Si 70% des patients accepteraient d’être équipés d’objets connectés médi- caux dans le cadre d’une maladie chronique (maladies respiratoires, hypertension ou insuffisance car- diaque par exemple), ils sont 50% à s’inquiéter de ses conséquences sur le secret médical, et un tiers à considérer la e-santé comme «une menace pour la liberté de choix». Les Français dans les intentions sont demandeurs de services e-santé, mais dans les faits peu uti- lisent encore les objets connectés liés à la santé, et la moitié d’entre eux sont réticents à partager des données de santé. * Méthodologie de l’étude : L’analyse se base sur des sondages qui ont été ré- alisés auprès de la population française et de patients atteints de maladie chro- nique. Ces sondages ont été complétés par un atelier de travail avec des asso- ciations de patients ainsi qu’un entre- tien avec le Collectif Interassociatif sur la Santé (CISS). 1312 4 Français sur 10 sont prêts à commu- niquer leurs données de santé à un réseau de soins Une enquête réalisée dans le cadre du 1er Congrès de la révo- lution numérique en Assurance (T-Day Insurance, qui s’est dé- roulé le 12 avril à Paris) montre que, en matière de données de santé, les assurés font davan- tage confiance aux professionnels de santé qu’aux Ocam. Selon l’enquête « Révolution numérique et assurances »*, les Français sont, de manière générale, en attente d’évolutions du secteur de l’assu- rance. 44 questions ont été posées au total et, en amont de l’événe- ment, les organisateurs du T-Day Insurance révèlent une sélection de résultats allant dans le sens d’une digitalisation des relations assureurs / assurés. Parmi ces pre- miers éléments, il s’avère que 76% des Français sont favorables à communiquer leurs données de santé à un professionnel de santé. Ce taux tombe à 45% quand il s’agit de les communiquer à un réseau de soins et à 29% dans le cas d’un assureur. Rappelons que, selon le baromètre Santé 360 Odoxa-MNH-Orange Healthcare publié en mai 2015, seuls 11% des Français disaient alors accepter la transmission de données de santé aux assureurs. En outre, 47% des Français sont favorables à une souscription d’un produit d’assurance 100% en ligne (y compris pour les complémen- taires santé). « Ce taux d’intention déclarée est à mettre en comparai- son avec la réalité de la souscrip- tion d’assurance via Internet qui est aujourd’hui d’environ 5% », remarque le T-Day Insurance. Pour Jean-Luc Gambey, co-organi- sateur du T-Day, « les résultats de cette enquête permettent de consta- ter que le déploiement massif des technologies numériques : les ob- jets connectés, le digital et le big data, simultané à l’évolution des usages et des comportements des Français participent à la transfor- mation du secteur de l’assurance, à la construction de nouveaux produits et services d’assurance, à l’élaboration sophistiquée de parcours clients digitalisés et per- sonnalisés, ainsi qu’à la nécessité d’adapter les organisations aux besoins d’immédiateté des Fran- çais. » * Enquête réalisée du 7 au 18 Décembre 2015 par gnresearch auprès de 2 215 Français de 18 ans et plus. Voir la source.
  • 8. 15 RENDEZ-VOUS LE JEUDI 6 OCTOBRE 2016 ! www.les-trophees-de-l-assurance.com B U Ignilife, une plateforme web de prévention. Ignilife est une plateforme web de prévention santé. Ignilife est un compagnon pour aider à prendre les bonnes décisions et à se moti- ver à les maintenir en terme de pré- vention santé. L’utilisateur après son inscription répond à un ques- tionnaire qui permet de lui donner un score santé et ses facteurs de risque. Basé sur ce diagnostic, Igni- life suggère alors différents pro- grammes personnalisés permettant d’aider l’utilisateur à améliorer son hygiène de vie et contrôler ses fac- teurs de risque. La plateforme a été conçue pour être ludique, sociale et gratifiante. Les programmes sont créés pour être engageants avec une attention particulière à la mise en action concrète des recomman- dations plutôt que la simple lec- ture de conseils. Les contenus sont riches et variés avec une biblio- thèque de plus de 300 exercices vidéos et audios, des fiches conseils et un magazine. Ignilife connaît ses membres et propose automa- tiquement les examens préventifs à réaliser. Les progrès sont suivis grâce à un tableau de bord visuel. Toutes les données de la personne Ignilife sont synchronisées dans un dossier sécurisé et anonyme, consultable 24/7 et partageable. La plateforme est compatible avec des nombreuses applications et objets connectés des partenaires permet- tant un suivi de tous les indicateurs à un endroit unique. Feetme : semelle intelligente pour diabétiques. Feetme start-up française crée en 2013, a lancé la semelle intelligente pour diabétiques. Le dispositif connecté de santé FeetMe a pour objectif de prévenir les risques de lésions (ulcères) chez les patients diabétiques. Au-delà d’un régime stricte que doit suivre un diabé- tique afin de maîtriser son taux de glucose dans le sang ainsi que les injections d’insuline qu’il doit se faire, certaines conséquences de cette maladie chronique sont moins connues. L’une d’entre elles est liée à la perte partielle ou totale de la sensibilité des pieds. Ce problème peut provoquer l’apparition de graves ulcères pouvant mener dans certains cas jusqu’à l’amputation. Avec sa semelle connectée intelli- gente, FeetMe souhaite réaliser un travail de prévention en amont afin d’anticiper l’apparition et la pro- gression d’ulcères. Grâce à la pré- cision des données collectées par la semelle et l’application FeetMe, les professionnels de santé seront en mesure de fournir des soins et trai- tements préventifs adaptés à leurs patients. Happytal : améliorer la qualité de vie au sein des hôpitaux. Happytal est une startup spécialisée dans le domaine de la santé et plus particulièrement dans le milieu hos- pitalier. Née suite à des expériences personnelles d’hospitalisation de ces 2 fondateurs, Happytal est une initiative à vocation sociale révo- lutionnant les services au sein des hôpitaux. Les deux fondateurs sont Romain Revellat et Pierre Lassarat. Ils ont tous les deux fait l’expé- rience d’hospitalisation de proches et souhaitent améliorer la qualité de vie à l’hôpital notamment en ré- duisant la rupture du quotidien des patients, leur stress et en préservant leurs habitudes et leurs autonomies. Happytal propose au sein même des hôpitaux (installé dans le hall d’ac- cueil) une offre de services et pro- duits contribuant au mieux-être des patients, facilitant le quotidien des familles (notamment à distance) et celui des personnels. Désormais, ces derniers bénéficient de services en chambre ou sur le lieu de tra- vail, sans avoir à se déplacer. Les proches peuvent notamment faci- lement contribuer au mieux-être des patients hospitalisés, même à distance.
  • 9. 17 E-REPUTATION Les réseaux sociaux décuplent le risque de réputation Propagation instantanée et à l’échelle mondiale : les réseaux sociaux accélèrent et globalisent l’atteinte à la réputation. Veiller à son image sur la Toile est au- jourd’hui stratégique pour l’en- treprise. Parodies de publicités, détourne- ments de slogans et, plus grave, appels au lancement d’actions de groupe : les réseaux sociaux s’en sont donné à coeur joie, en octobre dernier, pour cabosser l’image de Volkswagen, après les révélations de tricherie. Un malheur n’arrivant jamais seul, le constructeur auto- mobile a perdu plus de 15 milliards d’euros de capitalisation boursière en quelques jours. « Le scandale Volkswagen illustre le fait que la réputation doit être considérée comme un actif immatériel de l’en- treprise. Le sujet ne peut plus être confié au service communication. C’est au board de s’en emparer », insiste Benoît Duchatelet, fondateur de l’Agence Double Numérique (ADN). La réputation est d’autant plus vulnérable aujourd’hui que les ré- seaux sociaux ont changé la donne. « Ils accélèrent le temps, dit Marc Duchevet, associé risk advisory chez Deloitte. Avant, la direction de l’entreprise pouvait identifier des éléments de langage, mettre en place une stratégie de communica- tionappropriée…Aujourd’hui,cette gestion en amont est impossible, on est dans l’instantanéité, dans la propagation immédiate. » Et les risques qui découlent de l’atteinte à la réputation sur les réseaux sociaux se révèlent multiples : grogne des actionnaires, désintérêt des pros- pects, perte de confiance des clients, démobilisation des collaborateurs, voire mobilisation des associa- tions de consommateurs contre la marque… . « Afin d’éviter d’avoir à gérer la crise et à restaurer l’image, la visibilité numérique doit être scrutée au quotidien et les réseaux sociaux intégrés dans la culture d’entreprise. Il faut que les nou- veaux médias soient pris en compte au plus haut niveau et que toutes les populations de l’organisation y soient sensibilisées et même for- mées », préconise Benoît Duchate- let. Une veille constante permet de désamorcer la bombe avant l’explo- sion. « Il y a souvent des signaux précurseurs qui montrent que la réputation est entachée. Ils enflent progressivement, observe Marc Du- chevet. En historisant la présence de la marque sur Google, on voit les avis négatifs monter en puissance et on peut ainsi intervenir. » Valoriser les avis favorables. Néanmoins, les réseaux sociaux ne doivent pas être perçus uniquement comme des ennemis. C’est aussi une formidable vitrine pour l’entre- prise. « De nombreux internautes remercient le service client, saluent la qualité du produit, vantent les mérites de la marque… pointe Be- noît Duchatelet. A l’entreprise de valoriser ces avis favorables ! » La meilleure des protections contre une traînée de poudre reste néanmoins l’exemplarité, d’autant que de plus en plus de plates-formes en ligne voient le jour dans le but de diffu- ser des listes noires où figurent les noms d’entreprises en infraction. Source : article de Julien Le Bolzer, Les Echos du 3/02/2016
  • 10. Classement E-Réputation Avril 2016 Chaque mois, nous réalisons le classement e-réputation diri- geants* des acteurs du secteur de l’assurance. Le dernier classement paru dans la tribune de l’Assurance est construit à partir de l’indice « Scan Performance E-réputation » qui calcule la réputation digitale des dirigeants/décideurs à partir de leur activité et leur visibilité numérique. Le focus a été effectué sur Phi- lippe Perret qui a obtenu le score de 2,303 et dont vous trouverez ci- après le texte paru dans la Tribune de l’assurance. Philippe Perret l’engagement numérique ! À mesure que Société générale Insurance enchaîne les bonnes performances et les démarches d’innovations digitales, Philippe Perret fait grossir son empreinte numérique. C’est grâce à deux axes majeurs que Philippe Perret, directeur général de Société générale Insurance, a réussi ces derniers mois à faire gonfler sa e-reputation : d’une part la forte croissance en MRH et en assurance auto de son enseigne et d’autre part la préparation d’offres et de ser- vices basés sur des analyses com- portementales clients. D’ailleurs, le bancassureur vient de lancer son application « StarDrive », qui fonc- tionne sur les principes du gaming et qui permet de capter des don- nées sur les habitudes de conduite de ses clients. Sous l’impulsion de Philippe Perret, la prochaine étape pour Société générale Insurance pourrait être le lancement d’une offre « pay how you drive », même s’il reste prudent : « Nous pensons que le consommateur n’est pas prêt pour ce type d’offres. Nous allons donc commencer par développer des compétences et collecter des données, cela nous permettra de lancer notre service par la suite » Une démarche qui pourrait encore faire grimper la cote digitale du dirigeant. Retrouvez le classement complet sur le site : La Tribune de l’Assurance et sur Slideshare. * L’indice Scan Performance E-réputation calcule la e-réputation des dirigeants/décideurs à partir de leur activité et leur visibilité numériques. Basé sur une échelle de 0 à 10, l’algo- rythme de l’indice Scan Performance E-réputation intègre les principaux ou- tils d’expression, de diffusion de conte- nu, de réseautage, ainsi que l’analyse de la visibilité. Cet indice n’analyse pas la tonalité des contenus numériques. 18 19 E-réputation des dirigeants des réseaux de soins : La réputation digitale constitue un triple enjeu pour l’individu : pour sa marque, pour son image person- nelle, et sa carrière professionnelle. Si la réputation a de tout temps constitué un enjeu de communi- cation, elle entre maintenant dans une nouvelle ère où s’ajoutent et se superposent aux propos publics, voire également privés, les com- portements en ligne et/ou ce que les autres disent sur Internet. La réputation digitale d’un grand dirigeant du secteur de l’Assurance se conçoit désormais comme un actif pour son entreprise. C’est la raison pour laquelle, nous avons souhaité analyser, ce mois-ci, la réputation des dirigeants des prin- cipaux réseaux de soins (ou plate- formes santé) du marché français. Le podium de ce classement e-réputation* est le suivant : * L’indice Scan Performance E-réputation calcule la e-réputation des dirigeants/décideurs à partir de leur activité et leur visibilité numé- riques. Basé sur une échelle de 0 à 10, l’algorythme de l’indice Scan Performance E-réputation intègre les principaux outils d’expression, de diffusion de contenu, de réseautage, ainsi que l’analyse de la visibilité. Cet indice n’analyse pas la tonalité des contenus numériques.
  • 11. PERSONNES FRAGILISÉES & NUMÉRIQUE Ensemble, faisons avancer la cause du handicap Réunissant plus de vingt organismes de prévoyance, l’OCIRP propose une réponse solidaire à un problème familial et personnel. Le prix OCIRP Handicap valorise les initiatives exemplaires en faveur des personnes en situation de handicap. La garantie OCIRP Handicap assure déjà à 500000 parents une sécurité financière à vie pour leur enfant handicapé, en cas de décès de l’un des salariés cotisants. Pour en savoir plus : ocirp.fr ACCOMPAGNEMENT CITOYENNETÉSENSIBILISATION ENSEIGNEMENT EMPLOI PARTENARIATS TERRITORIAUX RECHERCHE ET INNOVATIONS SPORT, CULTURE ET LOISIRS VIE AFFECTIVE ET SEXUALITÉ FIRA de la Handicap Recherche Appliquée sur le Fondation Internationale LES PARTENAIRES FONDATEURS LES PARTENAIRES MÉDIA PRIX OCIRP HANDICAP 6 j u i n 2 0 1 6 Maison de la Radio I Paris I Studio 104 Accueil à partir de 18h Modalités d’inscription prochainement disponibles sur ocirp.fr
  • 12. 2322 Accessibilité numérique : une opportunité pour les entreprises ! L’accessibilité est progressivement devenue une obligation légale dans de nombreux pays occidentaux. Le cadre législatif mis en place couvre en général le secteur public et dans une moindre mesure le sec- teur privé. En France, l’accessibi- lité du web est devenue un enjeu majeur depuis la loi du 11 février 2005 en faveur des personnes handicapées. Si cette loi indique explicitement l’obligation d’acces- sibilité des sites Web publics, la situationdessiteswebdesentreprises privées évolue elle aussi vers l’obligation d’accessibilité aux personnes handicapées. • Un enjeu pour les collectivités locales, le secteur public et les ins- tituts nationaux : car l’accessibilité est devenue une obligation légale (article 47 de la loi du 11 février 2005, puis décret d’application du 16 mai 2009 et arrêté du 29 octobre 2009). • Un enjeu pour les entreprises privées car l’accessibilité devient un élément de leur stratégie inter- net (démarche qualité, politique de responsabilité sociale et citoyenne, avantage concurrentiel, gains et performances techniques). La volonté d’intégrer l’accessibilité correspond à un choix stratégique des organisations, l’accessibilité étant de plus en plus considérée comme un élément devenu incon- tournable pour les raisons suivantes. • L’accessibilité est une valeur éthique qui s’inscrit dans les poli- tiques de développement durable des organisations, • Le contexte légal et réglemen- taire est de plus en plus favorable à l’accessibilité numérique dans tous les pays occidentaux, • La valorisation par les marchés et l’opinion publique de la prise en compte de l’accessibilité est crois- sante, • L’accessibilité favorise la portabi- lité des applications vers les autres supports de diffusion (mobiles par exemple), • L’accessibilité s’inscrit dans la mise en place d’une démarche qualité à long terme, qui permet d’améliorer les coûts de mainte- nance (hébergement et maintenance évolutive) et la performance des sites (optimisation du référence- ment et de l’ergonomie), • La prise en compte de l’accessi- bilité est une source d’innovation et permet de proposer de nouvelles fonctionnalités aux utilisateurs (vocalisation du site, personnalisa- tion de l’affichage etc.) Atalan vous aide à saisir ces opportunités Atalan est une société spéciali- sée dans l’accessibilité numérique (Web, Word, PDF, vidéos, Smart- phones...) et dans la mise en place de solutions pour faciliter l’accès à l’information des personnes à besoins spécifiques. Fortement engagé, Atalanestdevenuedès2003 le premier partenaire de l’asso- ciation BrailleNet et a rejoint le Groupe de Travail Acces- siWeb. Atalan offre des services sur toute la chaîne de valorisation d’un site web (assistance à maîtrise d’ouvrage, gestion, audits,...). Dispositif de rééducation à la marche connecté Il existe aujourd’hui 4,25 millions de personnes âgées & de per- sonnes souffrant de difficulté de la marche en France. La répétition, la fréquence et la prolongation des exercices dans le temps sont des facteurs de progrès fondamentaux. Un entretien régulier est donc très important ! Malgré un développe- ment des maladies chroniques, la télémédecine se lance le défi de ré- pondre à leurs besoins. Ezygait est une start-up proposant un dispositif de rééducation à la marche pour les personnes âgées. Il est présent dans les maisons de retraite, les cabinets de kinésithérapie ainsi qu’à domi- cile. Le projet d’Ezygait : qu’est-ce que c’est ? Ezygait est une jeune start-up pré- sidée par Zineb Agoumi, avec Félix Botella le designer, Thibault Faÿ le maître du CTO, et Thierry Albert le médecin chef du Centre de Méde- cine Physique et de Réadaptation de Bobigny, inventeur et détenteur du brevet exploité par Ezygait. Grâce à leurs compétences complémen- taires, l’équipe a mis au point un tout nouveau dispositif de réédu- cation à la marche destiné princi- palement aux maisons de retraite, aux cabinets de kinésithérapie mais aussi à domicile. Ezygait est par ail- leurs finaliste du SwitchuUp Chal- lenge 2016. Un dispositif connecté Le dispositif Ezygait est connecté. Une application de suivi est four- nie et offre aux aidants, familiaux comme professionnels que ce soit les médecins, le kinésithérapeute, l’ergothérapeute, etc, qui peuvent suivre les progrès réalisés. Cette application possède une interface simple d’utilisation ainsi qu’un as- pect plus ludique de l’exercice de rééducation avec des jeux ou encore des messages d’encouragements. Lorsque l’utilisateur atteint un pal- lier, un message enregistré au préa- lable par ses proches se déclenche sur l’interface afin de l’encourager. C’est grâce à la répétition et une fréquence élevée des exercices que les progrès viendront petit à petit. L’entretien régulier est primordial pour obtenir des résultats satisfai- sants. L’important est de motiver la personne pour l’aider durant sa rééducation. L’utilité d’Ezygait dans les struc- tures d’accueil et auprès du personnel. Ce projet permet d’économiser des dépenses de santé extrêmement coûteuses tout en permettant aux personnes d’avoir une meilleure au- tonomie. En effet, grâce à Ezygait, le travail de l’aidant est considéra- blement amélioré et optimisé. Le dispositif, lorsqu’il est utilisé à do- micile, permet d’éviter les chutes. Les médecins et le kinésithéra- peute peuvent suivre en direct les évolutions de l’utilisateur et suivre ainsi plusieurs personnes à la fois. Quant au personnel des EHPAD, ce nouveau dispositif leur permet de pouvoir s’occuper de plusieurs per- sonnes à la fois sans risque. Durant les exercices avec Ezygait, la per- sonne ne risque pas de tomber ou de se blesser. Le personnel peut alors s’occuper d’un autre résident pen- dant ce temps. Les proches, quant à eux, peuvent garder un œil bien- veillant sur la personne âgée et/ou handicapée tout en lui permettant de conserver une certaine autono- mie. Les progrès sont facilement consultés et partagés avec le corps médical.
  • 13. 2524 Challenge handicap et technologies Le 8ème Challenge Handicap et Technologie se déroulera les 25, 26 et 27 mai 2016 à l’I.U.T. Mesures Physiques 8, rue Marconi, Technopole, Metz. L’objectif affiché pour cette manifestation est (en résumé) de favoriser : • Transfert de technologie et de connaissance, innovation … • Sensibilisation au handicap, Communication, Promotion … • Expression, Débats … • Rencontres, Découvertes, Fête … (changer le regard…) • Valoriser le travail des étu- diants et promouvoir les filières universitaires Nous vous invitons chaleureuse- ment à vous y associer, de la ma- nière qui vous convient, • en assistant aux conférences scientifiques données le jeudi 26 mai, de 10h30 à 12h30, qui vous permettrons de découvrir certaines des dernières avancées en matière d’aides techniques et d’échanger avec les chercheurs présents, • en assistant aux exposés des candidats aux Hackathons Han- dicap & Technologie (Dévelop- pement informatique, Robotique/ Domotique, Conception Méca- nique) vendredi 27 mai de 10h30 à 12h, • en visitant les stands du Chal- lenge Handicap et Technologie, pour y découvrir les réalisations souvent pertinentes, originales et innovantes des étudiants candidats en termes de compensation du han- dicap, jeudi de 10h à 16h30 ou vendredi de 9h à 15h, • en rencontrant les associations présentes qui proposeront quelques animations, par exemple, vous aurez la possibilité de faire un baptême en joëlette, de découvrir le handisport, de vous initier au golf, de rencon- trer les chiens guides d’aveugle du Grand Est ou encore de rencontrer la nouvelle Association Chiens Médiateurs et d’utilité du Grand Est susceptible d’intéresser nombre d’établissements d’accueil ou de particuliers… . • en participant aux débats organi- sés dans le cadre du Café Citoyen (Brunch) donné par SAILOR au- tour du thème de la « Cité Acces- sible », vendredi de 12h à 14h, • et enfin en assistant à la Cérémo- nie de Remise des prix, vendredi à partir de 15h, ainsi qu’au cocktail de clôture qui la conclura. Handi2day : 11ème édition du salon de recrutement en ligne 85 % des handicaps sont invi- sibles, seuls 2 % des travailleurs handicapés se déplacent en fau- teuil roulant, la loi oblige toute organisation publique ou privée d’au moins 20 salariés à comp- ter au moins 6 % de Travail- leurs Handicapés au sein de ses effectifs, 85 % des handicaps sur- viennent après l’âge de 16 ans en raison d’un accident, d’une mala- die ou du vieillissement. Créé en avril 2011, Handi2day est le premier et le plus grand salon de recrutement sur internet et sur mobile dédié aux personnes en si- tuation de handicap. Du 17 au 20 mai 2016, il permet aux personnes en situation de handicap de passer des entretiens avec plus de 750 recruteurs dans 80 entreprises sans se déplacer. Deux fois par an, des centaines de recruteurs ont la pos- sibilité de passer des entretiens par téléphone ou par “tchat” avec des candidats en situation de handicap dans toute la France. Ni candidats, ni recruteurs n’ont besoin de se dé- placer pour se rencontrer. Chaque entreprise a un stand en ligne (pré- sentation, offres d’emploi, de stage ou en alternance). En amont du salon, les candidats postulent aux offres ou en candidature spontanée. Les recruteurs trient les candida- tures et positionnent des entretiens avec les candidats sélectionnés en fonction de leur planning de dispo- nibilité. Un mois avant l’édition, les entre- prises mettent leur stand en ligne. Pendant 3 semaines, les candidats postulent aux offres. Une semaine avant le début du Salon, les recru- teurs trient les candidatures et positionnent les entretiens. Puis, pendant la semaine du salon, ils contactent les candidats pour passer des entretiens par téléphone ou par “tchat”. Les candidats sont invités à s’ins- crire en remplissant un formulaire et en téléchargeant leur CV. Après avoir effectué cette démarche, Handi2day, grâce à une technologie unique, leur suggère des offres et des entreprises qui peuvent corres- pondre à leur profil. Les candidats peuvent également accéder direc- tement aux offres diffusées sur les stands via un moteur de recherche. Wandercraft : 1er exosquelette pour personnes handicapées L’évolution des technologies a connu un bond extraordinaire, tan- dis que le quotidien des personnes handicapées n’a quasiment pas changé. Wandercraft propose un produit de rupture qui s’appuie sur les solutions technologiques récentes. Les développements de l’industrie robotique et l’investis- sement massif dans l’électronique embarquée, dû à l’émergence des smartphones, rendent possible la mise au point d’une technologie innovante abordable pour les per- sonnes en manque de mobilité. Wandercraft développe le premier exosquelette capable de se stabili- ser et de permettre à l’utilisateur de marcher sans utiliser de béquilles ni joystick. Sa structure mécanique motorisée, dotée de 12 degrés de liberté, adaptée à une démarche anthropomorphe est en cours de développement. L’exosquelette uti- lise l’équilibre dynamique de l’uti- lisateur afin de le stabiliser et lui permettre de commander ses dépla- cements. Le mouvement du buste enclenche la marche, à l’image du Segway. Néanmoins, la différence principale réside dans l’utilisation d’un algorithme de marche sophis- tiqué. L’utilisateur est initialement en po- sition droite au repos. Se pencher en avant actionne l’exosquelette, qui rentre dans une phase de marche. Quand l’utilisateur cesse de se pen- cher en avant, l’exosquelette ter- mine le pas entamé et se stabilise au repos.
  • 14. 26 Les Français fragilisés par les déserts médicaux : un parcours de soins 3.0 ? Le médecin dans le désert médi- cal, aura peut-être de nouvelles solutions avec le développement du 3.0. Le désert médical va enfin se connecter ! Les déserts médi- caux ne sont pas un mythe, plus que des déserts médicaux, ce sont des déserts tout court face auxquels les patients et les professionnels de santé sont confrontés. De sur- croît, les médecins ont de moins en moins de temps. Et les dépenses de santé explosent, prise en charge et hospitalisation anticipées voire in- justifiées du fait de moyens de sur- veillance limités, prises en charge trop tardives et indemnisations dé- multipliées, bref, tout le monde est perdant dans cet isolement. Mais comment répondre à cette désertifi- cation de nos campagnes ? De nom- breuses solutions ont été envisagées pour repeupler les régions les plus isolées, de nombreuses maisons ou pôles de santé permettent une meil- leure coordination entre les diffé- rents professionnels avec plus ou moins de succès et plus ou moins de résultats selon les régions concer- nées et la fluidité de la transmission de l’information. C’est là que la santé 3.0 se pose comme une pos- sible réponse qu’elle soit curative, dans le cadre de la surveillance de pathologies chroniques ou préven- tive dans le cadre des épidémies ou encore du maintien à domicile des personnes souffrant de pathologie. Un écosystème 3.0 entre le méde- cin, le pharmacien et l’infirmière doit être créé, un parcours de soin connecté, restant au plus près du patient. Ce trinôme connecté, déjà présent dans ce désert médical, voit son travail potentialisé et personna- lisé avec l’intervention des objets connectés. C’est la naissance d’un parcours de soins de ville 3.0. La collecte des données issues des objets connectés professionnels, tels que ceux proposés par des fabricants déjà connus et recon- nus des pharmaciens, permettrait potentiellement d’apporter une ré- ponse. En effet, le suivi à distance via des objets connectés permet- trait de déclencher l’intervention du professionnel de santé au bon mo- ment, qu’il soit médecin, paramé- dical ou pharmacien, optimisant la prise en charge des patients et déclenchant la bonne action au bon moment. D’ailleurs, le Pacte territoire santé 2 lancé par la Ministre de la Santé Marisol Touraine qui prend la suite du Pacte Territoire santé 1 pour lutter contre les déserts médicaux, prend en compte la domotique et la e-santé. Sur les 10 engagements du pacte, un consiste à « favori- ser l’accès à la télémédecine pour les patients chroniques et pour les soins urgents ». La santé connec- tée est une opportunité pour lutter contre les déserts médicaux, elle ne se substitue pas au médecin mais permettra à coup sûr à ce trinôme connecté d’assurer une continuité de soins souvent perdue. QUESTIONS ?
  • 15. Les Français voudront-ils l’adaptation de l’assurance aux comportements et à l’usage ? L’exemple du concept Pay as you drive (Payd), ou « Payez selon votre conduite », est un type d’assurance automobile permettant une tarifi- cation de l’assurance selon l’utili- sation réelle du véhicule permise grâce à une technologie embarquée dans la voiture d’assurés volon- taires. L’assureur récolte alors les informations liées aux dates, aux horaires de circulation et au dépla- cement des véhicules. La tarifica- tion est établie en fonction de l’uti- lisation de chaque client. Nouvelle version récente, les contrats d’assu- rance de type « pay how you drive » ou le « payer comme vous condui- sez » sont censés récompenser la bonne conduite. Équipé d’un boîtier qui enregistre les données de leur conduite (accélération, freinage, virage, allure), les assurés seront évalués par l’assureur, en l’occur- rence, Direct Assurance qui pourra moduler les tarifs chaque mois. 72% des Français portent un intérêt positif à la personnalisation/réduc- tion de la prime d’assurance auto- mobile permise grâce à un boitier connecté et à un score de conduite calculé sur certains critères : accé- lération, freinage, virage, allure et nombre de kilomètres parcourus chaque mois (enquête gnresearch effectuée auprès de 2215 Français). Ce résultat implique la nécessité d’évoquer une évolution : certains clients sont sensibles au fait de payer leurs assurances en fonc- tion de leurs comportements et de l’usage qu’ils font d’un bien. Au- delà « de l’ingérence de la techno- logie », parfois contestée, dans l’in- timité du conducteur ces nouveaux contrats d’assurance ont quelques vertus, par exemple : 1) Un rôle de prévention : Ces garanties permettent d’agir direc- tement sur le comportement de l’automobiliste et pourraient être une des réponses aux problèmes en matière de conduite automobile. 2) Un rôle de réduction de kilo- mètres parcourus : Il est probable que les personnes, qui choisissent le PAYD planifient mieux leurs trajets. L’institut Brookings, aux Etats- Unis, a examiné le plan PAYD et a conclu que la conduite chuterait de huit pour cent si tous les conduc- teurs américains optaient pour un système PAYD. 2928 3) Un rôle de réduction de coût : La réduction du nombre de kilomètres parcourus permettrait aux deux tiers des ménages une économie non né- gligeable (étude américaine). 4) La technologie embarquée per- met également de prévenir les risques et d’intervenir rapidement en cas d’incidents. Repérer une décélération brutale du véhicule à la suite d’un choc et permettre à la plateforme d’assistance de contac- ter le véhicule et d’envoyer immé- diatement les secours si le chauf- feur n’est pas en état de répondre, déclencher une demande d’assis- tance, le véhicule étant aisément localisable via le GPS ou bien de disposer d’une alerte anti-vol qui permet de retrouver rapidement un véhicule volé. Aujourd’hui peu de souscription, mais demain ? Il est à noter cependant que la principale critique de certains automobilistes sur ce système concerne la protection des données individuelles. En France, la CNIL (Commission Nationale de l’Infor- matique et des Libertés) est extrê- mement attentive aux données col- lectées par ce boitier qui peut révéler des informations très précises sur le trajet emprunté par le conducteur (heure et durée de conduite, vitesse, itinéraires, consommation, etc…). Selon un article du 12 Avril 2016 de Les Echos, « depuis novembre der- nier, Allianz a déjà séduit 9 000 au- tomobilistes qui acceptent que leur conduite soit enregistrée par un boî- tier embarqué à bord. Ils économi- seront ainsi, s’ils conduisent bien, entre 15% et 20% sur leur prime d’assurance. Chaque mois, les sous- criptions sont plus nombreuses que le mois précédent, et à la fin de l’an- née, plus de 15 000 automobilistes devraient avoir chez Allianz choisi cette formule « pay how you drive ». De plus, « le boitier embarqué collecte des données sur le profil des bons et moins bons automo- bilistes. Ce qui va aider l’assureur à affiner ses offres et à segmenter encore mieux ses tarifs, pour faire payer au plus juste ses assurés et ses prospects, et être plus compéti- tif. Grâce à la voiture connectée, il a déjà «enregistré» 19 millions de kilomètres. » Bientôt, le Pay As You Live ou « payez comme vous vivez » ? Il s’agit d’adopter la même dé- marche, pour une assurance multi- risque habitation dont l’essentiel de la mécanique tarifaire et de services est associé à un paiement à l’usage, avec une transposition du concept appliqué à l’assurance automobile à la multirisque habitation. L’assuré ne paierait réellement que pour le risque qu’il encoure où qu’il fait encourir à autrui en fonction de sa présence au domicile. La prime d’assurance serait calculée, grâce aux boîtiers intelligents, en fonc- tion de la mesure des risques liés à la présence ou à l’absence au domi- cile. Les boîtiers intelligents permettent de déterminer le nombre de jours résidés dans l’année. Ainsi, la sinis- tralité pouvant sur certains risques être intimement liée au taux d’occu- pation de l’habitat (dégâts des eaux liés à une négligence, incendie dont la cause est liée à l’occupation,…), la prime de la multirisque habita- tion serait calculée en fonction du nombre de jours habités. La techno- logie permettrait de faire remonter l’information à l’assureur parte- naire qui ajusterait la prime de l’as- suré par rapport à cette information. L’hypothèse est basée sur le fait que la non présence au domicile réduit le potentiel de sinistres liés à l’usage de l’habitation et n’augmente pas le potentiel d’autres types de sinistres comme le vol (sous réserves de dis- positifs technologiques comme les alarmes intelligentes,…). Comme pour le principe du pay as you drive, plutôt pour les personnes qui roulent peu, le Pay As You Live s’adresserait aux personnes qui « utilisent » globalement moins leur habitation : les étudiants, les utilisa- teurs de résidences secondaires, les retraités qui partent souvent de leur domicile, les propriétaires loueurs de résidences pour les congés (inha- bitées le reste de l’année), les expa- triés « gardant » leur résidence en France pendant leur expatriation et d’un point de vue général, toute ha- bitation dont l’occupation n’est pas régulière. L’assuré payerait ainsi sa multirisque habitation sur la base d’un socle de base pour des garan- ties et services « standards » ajus- tée d’un complément en fonction du nombre de jours habités dans le logement. « Les Talents de l’Assurance » le Jeudi 19 mai 2016 à 18H30 3 speed briefs suivi d’un cocktail dînatoire INFORMATIONS : Emmanuelle AFTER WORK
  • 16. 31 L’assurance est-elle indispensable à l’économie collaborative ? Terme inventé en 1978 par M. Fel- son et J. L. Spaeth, la consomma- tion collaborative, elle, désignait à l’origine, les « événements dans lesquels une ou plusieurs per- sonnes consomment des biens ou des services économiques dans un processus qui consiste à se livrer à des activités communes ». Le développement des technologies numériques et des plateformes col- laboratives assimilées au Web 2.0 fait renaître des comportements de consommation centrés sur l’accès, la mise en commun et le partage de biens et de services. Les assureurs sont concernés par ce mouvement qui s’accélère, cette économie collaborative tra- duit une rupture comportemen- tale dans la manière de consom- mer avec le passage progressif de la propriété à l’usage, cela modi- fiant certains principes de l’assu- rance et transformant les risques traditionnels couverts par les as- sureurs. Quelques assureurs s’inté- ressent à cette nouvelle économie et proposent des couvertures d’assu- rance spécifiques. La MAIF l’a bien compris et s’en- gage fortement dans l’économie collaborative et ses initiatives en la matière sont très nombreuses. Ré- cent exemple, en partenariat avec la Maif, SamBoat propose une assu- rance sur-mesure pour la location de bateaux entre particuliers. Si un propriétaire n’est pas couvert par son assurance lorsqu’il propose son bateau à la location, il peut sous- crire à cette dernière moyennant une somme de 20€ par jour de location. Le contrat d’assurance inclut des garanties couvrant les dommages causés sur le bateau et les équipe- ments lors de la location ainsi que d’éventuels frais supplémentaires (dépannage, remorquage...). Le lo- cataire, lui, est couvert pour sa res- ponsabilité civile et bénéficie d’une assistance 7j/7 et 24h/24. Ce type de partenariat contribuant à l’essor de l’économie collaborative n’est pas le premier puisque le covoitu- rage ou la location de voiture entre particuliers bénéficient eux aussi des avantages de l’inclusion d’un contrat d’assurance au sein de leur plateforme. Cependant l’économie collabora- tive, pour continuer à prospérer, doit veiller à quelques précautions, par exemple en exigeant une infor- mation relative aux assurances. En effet, il semble nécessaire que les utilisateurs vérifient dans quelles mesures leurs assurances person- nelles couvrent l’usage envisagé et soient informés par la plateforme quant aux assurances proposées (couverture, prix). Autre préoccu- pation, les conditions de protection sociale et d’emploi des personnes qui recourent aux plateformes pour exercer une activité professionnelle.
  • 17. Les Drones prennent leur envol ? Avec le développement des nou- velles technologies, l’utilisation des drones se développe. Mais l’utili- sation des drones entraîne certains risques sur le secteur de l’assurance, comme l’explique le Lloyd’s. Une couverture d’assurance suffisante présentera probablement une im- portance particulière afin de proté- ger les utilisateurs contre les risques émergents. Le secteur avec le déve- loppement des drones s’expose à cinq risques principaux. Les pilotes négligents ou im- prudents : le « facteur humain » deviendra un élément clé à prendre en considération pour les assu- reurs. L’élaboration de systèmes de formation et de délivrance de per- mis deviendra indispensable pour contrôler les capacités des pilotes de drones. Les assureurs peuvent s’attendre à rencontrer des pro- blèmes particuliers quant au risque moral, dans la mesure où les pilotes au sol pourraient avoir le sentiment de ne pas être directement exposés aux risques aériens. Les assureurs pourront demander un plus haut niveau de rétention du risque au moins jusqu’à ce que les pilotes fassent preuve d’un comportement responsable et sûr. Régimes de réglementation dis- parates : si la réglementation est en cours de mise au point, elle de- meure toutefois incompatible d’un pays à l’autre. Un cadre réglemen- taire rigoureux devrait se révéler crucial afin de proposer des presta- tions d’assurance pour les activités de drones. Des normes internatio- nales harmonisées et une définition précise de la responsabilité civile compteront probablement parmi les facteurs décisifs de l’efficacité de tout régime de réglementation. Mise en application insuffisante : le secteur connait une évolution rapide et irrégulière si marquée que les régulateurs ne peuvent garantir une surveillance rigoureuse sans soutien technologique. Les techno- logies de localisation et de surveil- lance pourraient, dans un premier temps, aussi aider les pilotes à ne pas enfreindre la Loi, notamment en favorisant le développement de la technologie de « géoblocage » afin de s’assurer que les drones ne cir- culent pas dans des espaces aériens contrôlés. Vulnérabilité aux cyberattaques : les drones pourraient être vulné- rables aux cyberattaques, certains rapports suggérant qu’une com- munauté prospère de « pirates de drones » existe déjà. Les mesures de sécurité informatique deviendront certainement plus importantes pour l’évaluation des risques des assu- reurs d’activités commerciales de drones. Atteinte à la vie privée : il s’agit probablement de la préoccupation sur les drones la plus invoquée par le grand public. L’assurance res- ponsabilité professionnelle pourra couvrir le coût des dommages inté- rêts à verser au titre de toute vio- lation de la vie privée contre des pilotes de drones. Les principales exigences d’assurance devraient in- clure l’achèvement des évaluations des facteurs relatifs à la vie privée et la conformité aux lois et règle- ments applicables. Face à l’expansion persistante du marché des drones, les fabricants peuvent s’attendre à des expositions à des risques de plus en plus com- plexes et onéreux. Il conviendra sans doute de prendre en considé- ration la protection de la propriété intellectuelle et la gestion de la res- ponsabilité produit dans le cadre de toute couverture d’assurance. La blockchain, nouvel ange gardien des sociétés d’assurance ? Née avec l’avènement du bitcoin et des crypto-monnaies, la blockchain – technologie d’enregistrement des transactions sur un grand livre sécu- risé – peut trouver des applications dans tous les secteurs d’activités. Elle doit contribuer pleinement à la révolution que connaît aujourd’hui le marché de l’assurance et repré- sente à l’évidence une belle oppor- tunité pour réinventer notre indus- trie. Big data, dématérialisation ou encore machine learning, la digi- talisation a créé un séisme dans de nombreux pans de l’économie et le marché de l’assurance est en train d’en subir les secousses. Ala base de l’assurance, nous avons le principe de la mutualisation des risques. Cependant, les tendances récentes ont vu émerger une indivi- dualisation et une ultra personnali- sation grandissante de l’assurance, où chacun peut être assuré et payer en fonction de son profil spécifique. Parmi les révolutions que connaît le marché de l’assurance, il en est une qui touche à la corde sensible de la confiance et de la sécurisation des transactions et du contrat : la block- chain. La blockchain permet l’enregis- trement de toutes les informations relatives à chacune des transactions effectuées par les utilisateurs sur un grand livre commun, au travers d’une base de données publique, in- falsifiable et entièrement sécurisée. Elle nous ramène ainsi aux sources de l’assurance, dans le café de Mr Lloyd où les clients pouvaient ins- crire sur le tableau noir au vu de tous les engagements pris sur les navires et leurs cargaisons. Nul besoin de faire appel à un tiers de confiance pour sécuriser et garantir les transactions. L’assurance entre pairs (peer-to- peer) redevient possible. Comme son nom l’indique, cela fonctionne comme une chaîne : chaque uti- lisateur connecté au réseau reçoit l’historique des échanges effectués via les nœuds de stockage, le met à jour et transmet la dernière version à l’utilisateur suivant. Cette technologie s’avère en réalité une belle opportunité pour l’indus- trie de l’assurance. Il devient possible de repenser l’identification de l’assuré (KYC), la contractualisation, le paiement, les échanges d’information et d’in- tégrer des chaînes tant au stade de la prise de garantie qu’à celui de l’exécution du contrat et de la prise en charge d’un sinistre. La blockchain nous donne l’oppor- tunité d’améliorer l’expérience client et de réduire sensiblement les coûts opérationnels. Par ailleurs, elle accélère les processus de déci- sion et de remboursement car le ré- seau est bien plus réactif. Même les transactions complexes deviennent plus simples à gérer. Dans cette économie du partage, chaque utilisateur du réseau parti- cipe à la sécurisation des transac- tions et peut fiabiliser les données et les partager en un temps record. Il est donc indéniable que cette ten- dance va amener les assureurs à repenser leur business model. Finance, art, location de voiture ou encore plateformes de réservation, la blockchain s’est insinuée dans de nombreux secteurs et est considéré par certains comme l’une des plus grandes avancées dans le domaine informatique de ces dernières an- nées. L’assurance, qui est généralement peu réceptive aux changements, est en train de vivre, avec l’arrivée en force de cette technologie, une véritable rupture. Les sociétés d’as- surances doivent aujourd’hui être capables de s’adapter à ces techno- logies émergentes, au risque de se laisser distancer. Une tribune libre de Pierre- Olivier Desaulle, DG Europe Hiscox (groupe international d’as- surance) 3332
  • 18. TROPHÉES DE L’ASSURANCE TROPHÉES DE L’ASSURANCE Les Trophées de l’Assurance 2016 c’est pour bientôt ! Les Trophées de l’Assurance sont de retour avec l’édition 2016, pour la 15ème année de suite. Les Trophées de l’Assurance récompensent les initiatives innovantes du secteur, quelque soit l’acteur qui porte cette innovation. Nous vous communiquerons bientôt les principaux éléments sur cette édition 2016 : • Informations sur les dossiers de candidature • Liste des catégories dans lesquelles vous pourriez concourir • Composition du jury des Trophées de l’Assurance • Liste des partenaires des Trophées de l’Assurance Le jury des Trophées de l’Assurance 2016 en cours de composition ! Comme chaque année, pour désigner les lauréats des Trophées de l’Assurance 2016, un jury de professionnels du secteur sera composé pour délibérer sur les différents dossiers de candidature reçus, dans les différentes catégories. Ce jury sera composé de professionnels des différentes familles du secteur de l’assu- rance (Assureurs, Mutuelles, Courtiers….), pour obtenir une certaine représentativité du marché de l’assurance français. Comme chaque année, les membres du jury dont leur société présente un dossier s’abstiendront de voter concernant leur propre dossier de candidature. La composition du jury des Trophées de l’Assurance 2016 est actuellement en cours ! Contactez Emmanuelle Lambijou ! 35
  • 19. “ Rien n’est permanent sauf le changement. ” (Héraclite)