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  1. 1. Moustique-tigre en Gironde : « on ne l’éradiquera pas » Lecture 3 min Accueil Santé La saison du moustique s’étirant jusqu’à fin novembre, le Centre de démoustication de la Métropole ne dressera le bilan qu’en fin d’année. © Crédit photo : Archives David Thierry/ « Sud Ouest » Par Axelle Maquin-Roy Publié le 14/10/2022 à 16h42 Présent dans l’agglomération depuis 2014, le moustique-tigre est celui qui, cet été, aura généré le plus de nuisances. Plus qu’un ressenti, une réalité attestée par le Centre de démoustication de la Métropole pour qui le seul moyen d’en réguler la population reste l’action individuelle L’été a beau avoir tiré sa révérence, ils sont toujours là. Qu’ils se manifestent de leur vrombissement strident ou plus sournoisement en silence, les moustiques rodent toujours. Si l’on peut s’attendre à une baisse des populations durant ce mois d’octobre, ne perdons pas de vue que « la saison du moustique est de mai à fin novembre », rappelle Christophe Courtin. Pour le directeur du Centre de démoustication de Bordeaux Métropole, « il est donc trop tôt pour dresser un bilan ».
  2. 2. Christophe Courtin, chargé d’études et de coordination au Centre de démoustication de Bordeaux Métropole, supervise les différentes opérations de lutte contre la prolifération des « moustiques tigres ». Archives Thierry David/ « Sud Ouest » Si on peut espérer qu’avec une phase diurne plus courte et des nuits plus fraîches, la bestiole entre en diapause (sorte d’hibernation), « on n’est pas encore à l’abri », prévient le technicien. D’autant plus, ces jours avec la hausse des températures après un épisode pluvieux ; conditions idéales à de nouvelles éclosions. L’Aedes albopictus comme le Culex pipiens, le moustique- tigre et son cousin plus commun qui perturbe nos nuits, sont deux des huit espèces de moustiques qui s’attaquent à l’homme, parmi les 16 spécimens recensés dans l’agglomération bordelaise, que cible le Centre de démoustication. L’espèce invasive « semble plus active en seconde partie d’été », probablement pour assurer sa pérennité avant la fin de saison Mais le moustique-tigre, dont la présence à Bordeaux est avérée depuis 2014, est, selon Christophe Courtin, « de loin celui qui génère un important ressenti de nuisance pour la population ». Parce qu’il agit aussi le jour et en extérieur à proximité des haies, c’est-à-dire dans les jardins dont on voudrait profiter. « Une abondance inhabituelle » Illustration le 5 septembre dernier. Alors que, durant tout l’été, le centre enregistre une moyenne de 30 signalements depuis le portail de Bordeaux Métropole, ce jour-là, 1 400 messages attendent la dizaine d’agents à leur prise de service. « Du jamais vu » pour le directeur qui ne peut croire à un simple « effet retour de vacances ». La cause du phénomène est très vite identifiée à la
  3. 3. lecture des données météorologiques. Le 13 août, un orage sur la Métropole fait monter la pluviométrie à 13 millimètres, alors qu’elle n’était durant l’été que de 2 à 3 millimètres. Il n’en faut pas davantage pour réactiver le cycle du moustique-tigre, dont les larves tapissent les moindres réceptacles d’eau. Des gestes de prévention à reproduire chez soi. « Sud Ouest »
  4. 4. « Une semaine après, les moustiques sortent dans l’air et vont s’accoupler », explique Christophe Courtin. « Les femelles partent alors en quête de protéines, donc de sang, pour permettre la maturation de leurs œufs ». Le ressenti « d’une abondance inhabituelle est donc bien corrélé » et amplifié par les réseaux sociaux. D’autant que chaque femelle « peut piquer cinq à six fois pour s’assurer un repas complet », ce qui ne fait que renforcer le sentiment de présence. Ajoutez que l’espèce invasive « semble plus active en seconde partie d’été », probablement pour assurer sa pérennité avant la fin de saison. Pour tout le monde, la situation est insupportable. Et ce constat implacable : « une fois qu’il est parvenu au stade adulte, on ne peut quasiment plus intervenir contre ce moustique », déclare le spécialiste (lire par ailleurs). Christophe Courtin martèle donc que « c’est bien en amont qu’il faut agir ». Surtout que l’œuf de ce moustique dit « des petites collections d’eau », n’ayant donc pas de prédateur, « conserve sa capacité d’éclosion un à deux ans ». Pour Christophe Courtin, le seul moyen de diminuer cette nuisance estivale est donc de réguler le cycle de reproduction. Car, pour le spécialiste, « jamais on n’éradiquera le moustique-tigre ». Seule consolation pour les habitants des 28 communes de l’agglomération sur lesquelles le Centre de démoustication de la Métropole pose son expertise : « le problème est désormais national ». Présent sur plus de 40 % du territoire girondin, le moustique-tigre l’est aussi dans 67 départements. La fausse bonne idée du traitement massif Si d’aucuns pensent, comme on a pu le lire sur les réseaux sociaux, qu’il suffirait d’une bonne dose d’antimoustique puissant pour venir à bout du nuisible, Christophe Courtin s’inscrit en faux. Tout d’abord parce que « les produits employés sont non sélectifs », peuvent avoir des effets sur d’autres espèces d’insectes et perturber la chaîne du vivant. De plus, ils ne sont pas neutres pour les animaux domestiques. Mais surtout, pointe le spécialiste, « cela risque de créer une résistance assez rapide du moustique qui a la capacité de produire une enzyme détoxifiante. Ce serait donc une course sans fin aux traitements toujours plus puissants ». Voilà pourquoi « des opérations antivectorielles », conduites depuis janvier 2020 par l’ARS ne sont réalisées qu’autour de cas médicalement identifiés de Zika, chikungunya ou dengue.

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