Pour une approche 
temporaliste des usages 
Jean-Claude Domenget 
MCF en sciences de l’information et de la communication ...
Approche temporaliste des usages 
numériques à partir des échelles de temps 
• Absence de notions adaptées aux formes 
d’a...
La difficulté d'une analyse des usages en 
cours de stabilisation (Coutant, Domenget, 2011, 2013) 
• Un projet complexe 
•...
• La position critique en sociologie des usages a conduit à 
proposer des programmes de recherche ambitieux 
Cf : Socio-po...
La fragilité des usages comme « entre-deux 
• L'idée de stabilité est au coeur de la notion d' « usages 
sociaux » (Lacroi...
L'idée de spirales d'ajustements 
● Face à l'instabilité d'Internet, idée de spirales d'ajustements 
(Boullier, 1997) 
« l...
Une instabilité par conception 
• L'impensé des transformations des dispositifs dans 
les études sur la communication médi...
Une grammaire des temporalités 
• Un vocabulaire construit en sociologie 
• Il n'existe pas de théorie unifiée en sociolog...
La notion de cadre temporel 
• « La notion de cadre temporel distingue un temps enfermant – la 
géométrie – de temps enfer...
10 
Méthodologie 
La notion de milieu temporel 
• La notion de milieu temporel se détache de celle de cadre 
temporel. « U...
La notion de culture temporelle 
• Les cultures temporelles façonnent des représentations 
communes, des manières de faire...
La notion d'équation temporelle personnelle 
L' équation temporelle personnelle, désigne l’organisation et 
l’horizon spéc...
Une grille d'analyse des usages à partir des 
• Privilégier les échelles de temps parmi les typologies des 
temporalités 
...
14 
Résultats 
Grille d'analyse de la fragilité des usages à partir des échelles 
de temps 
Échelles de 
temps et 
nature ...
Le court terme : une difficile articulation des 
• Au niveau individuel, différentes figures d'articulation 
(concurrence,...
Le moyen terme : l'instabilité des milieux 
temporels des DISTIC numériques 
• Au niveau individuel, la question de milieu...
Le long terme : équation temporelle 
personnelle et culture temporelle adaptée à 
• Au niveau individuel, derrière une quê...
Un retard des approches sur les temporalités dans 
L'absence d'un courant de recherche structuré 
Pistes de recherche à pa...
Limites de l'approche proposée 
D'autres éclairages de la dimension temporelle des 
usages sont possibles 
• Une périodisa...
Penser les temporalités des usages 
Dépasser le constat d'une multiplicité des temporalités en jeu 
(Chesneaux, 2004) 
• «...
21 
Références 
BOULLIER D., 1997, « Les usages comme ajustements. Services propriétaires, moteurs de recherche et 
agents...
Merci de votre attention, 
vos questions ? 
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Jean-Claude DOMENGET -...
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Pour une approche temporalise des usages

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L’absence de notions adaptées aux formes d’appropriation des médias socionumériques, dispositifs instables par conception, interpelle les chercheurs qui s’intéressent aux usages. Un regard « temporel » sur les usages numériques semble aujourd’hui nécessaire, mettant l’accent sur leur fragilité. Cette conférence propose un cadre conceptuel et une méthodologie pour analyser la fragilité des usages, à travers une grille d’analyse construite à partir des échelles de temps. Elle s’appuie sur une relecture partielle d’un terrain portant sur les usages professionnels de Twitter. Partant d’une réflexion sur la difficile analyse des usages en cours de stabilisation, la notion de fragilité des usages permet de préciser l’entre-deux, entre usages sociaux et « usages limités ». L’approche temporaliste que défend Jean-Claude Domenget propose un vocabulaire adapté, un outil d’intelligibilité de la formation des usages numériques et un cadre de réflexion propre à ces dispositifs.

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  • Ces deux chercheurs ont distingué cinq grandes questions sociologiques analysées par les approches de la réputation (Chauvin et Beuscart, 2013) :
    - l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ;
    - le travail réputationnel qui correspond à l'effort de contrôle de l'individu sur les sources de sa réputation ;
    - la question de la bonne et de la mauvaise réputation qui n'est pas forcément pertinente car la réputation s'appuie aujourd'hui sur des dispositifs de classements, de votes etc. ;
    - les espaces et temporalités de la réputation qui posent les questions des arènes et des stades de la réputation ;
    - la circulation de la réputation entre entités qui met l'accent sur le transfert de réputation entre les organisations et les individus mais aussi entre les individus.
    Ces questions sociologiques permettent d'interroger plus précisément les transformations des mécanismes de construction de la réputation à l'ère des médias sociaux. Elles doivent néanmoins être complétées et orientées dans notre cas vers les dimensions professionnelles de l'e-réputation. En quoi les dispositifs sociotechniques des médias sociaux en général, de Twitter en particulier, participent-ils à de nouvelles formes de réputation ? Comment s'organise le travail réputationnel des professionnels de la visibilité ? Quel est le poids des algorithmes et des dispositifs de classement, de vote dans la construction de l'e-réputation ? Quel est le niveau de réflexivité des usagers utilisant des outils pour gérer et suivre leur e-réputation ? Persiste-t-il des traits de l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ? Quels sont les enjeux professionnels de l'instrumentalisation de l'e-réputation ?
  • Ces deux chercheurs ont distingué cinq grandes questions sociologiques analysées par les approches de la réputation (Chauvin et Beuscart, 2013) :
    - l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ;
    - le travail réputationnel qui correspond à l'effort de contrôle de l'individu sur les sources de sa réputation ;
    - la question de la bonne et de la mauvaise réputation qui n'est pas forcément pertinente car la réputation s'appuie aujourd'hui sur des dispositifs de classements, de votes etc. ;
    - les espaces et temporalités de la réputation qui posent les questions des arènes et des stades de la réputation ;
    - la circulation de la réputation entre entités qui met l'accent sur le transfert de réputation entre les organisations et les individus mais aussi entre les individus.
    Ces questions sociologiques permettent d'interroger plus précisément les transformations des mécanismes de construction de la réputation à l'ère des médias sociaux. Elles doivent néanmoins être complétées et orientées dans notre cas vers les dimensions professionnelles de l'e-réputation. En quoi les dispositifs sociotechniques des médias sociaux en général, de Twitter en particulier, participent-ils à de nouvelles formes de réputation ? Comment s'organise le travail réputationnel des professionnels de la visibilité ? Quel est le poids des algorithmes et des dispositifs de classement, de vote dans la construction de l'e-réputation ? Quel est le niveau de réflexivité des usagers utilisant des outils pour gérer et suivre leur e-réputation ? Persiste-t-il des traits de l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ? Quels sont les enjeux professionnels de l'instrumentalisation de l'e-réputation ?
  • Ces deux chercheurs ont distingué cinq grandes questions sociologiques analysées par les approches de la réputation (Chauvin et Beuscart, 2013) :
    - l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ;
    - le travail réputationnel qui correspond à l'effort de contrôle de l'individu sur les sources de sa réputation ;
    - la question de la bonne et de la mauvaise réputation qui n'est pas forcément pertinente car la réputation s'appuie aujourd'hui sur des dispositifs de classements, de votes etc. ;
    - les espaces et temporalités de la réputation qui posent les questions des arènes et des stades de la réputation ;
    - la circulation de la réputation entre entités qui met l'accent sur le transfert de réputation entre les organisations et les individus mais aussi entre les individus.
    Ces questions sociologiques permettent d'interroger plus précisément les transformations des mécanismes de construction de la réputation à l'ère des médias sociaux. Elles doivent néanmoins être complétées et orientées dans notre cas vers les dimensions professionnelles de l'e-réputation. En quoi les dispositifs sociotechniques des médias sociaux en général, de Twitter en particulier, participent-ils à de nouvelles formes de réputation ? Comment s'organise le travail réputationnel des professionnels de la visibilité ? Quel est le poids des algorithmes et des dispositifs de classement, de vote dans la construction de l'e-réputation ? Quel est le niveau de réflexivité des usagers utilisant des outils pour gérer et suivre leur e-réputation ? Persiste-t-il des traits de l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ? Quels sont les enjeux professionnels de l'instrumentalisation de l'e-réputation ?
  • Ces deux chercheurs ont distingué cinq grandes questions sociologiques analysées par les approches de la réputation (Chauvin et Beuscart, 2013) :
    - l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ;
    - le travail réputationnel qui correspond à l'effort de contrôle de l'individu sur les sources de sa réputation ;
    - la question de la bonne et de la mauvaise réputation qui n'est pas forcément pertinente car la réputation s'appuie aujourd'hui sur des dispositifs de classements, de votes etc. ;
    - les espaces et temporalités de la réputation qui posent les questions des arènes et des stades de la réputation ;
    - la circulation de la réputation entre entités qui met l'accent sur le transfert de réputation entre les organisations et les individus mais aussi entre les individus.
    Ces questions sociologiques permettent d'interroger plus précisément les transformations des mécanismes de construction de la réputation à l'ère des médias sociaux. Elles doivent néanmoins être complétées et orientées dans notre cas vers les dimensions professionnelles de l'e-réputation. En quoi les dispositifs sociotechniques des médias sociaux en général, de Twitter en particulier, participent-ils à de nouvelles formes de réputation ? Comment s'organise le travail réputationnel des professionnels de la visibilité ? Quel est le poids des algorithmes et des dispositifs de classement, de vote dans la construction de l'e-réputation ? Quel est le niveau de réflexivité des usagers utilisant des outils pour gérer et suivre leur e-réputation ? Persiste-t-il des traits de l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ? Quels sont les enjeux professionnels de l'instrumentalisation de l'e-réputation ?
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    - l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ;
    - le travail réputationnel qui correspond à l'effort de contrôle de l'individu sur les sources de sa réputation ;
    - la question de la bonne et de la mauvaise réputation qui n'est pas forcément pertinente car la réputation s'appuie aujourd'hui sur des dispositifs de classements, de votes etc. ;
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    - la circulation de la réputation entre entités qui met l'accent sur le transfert de réputation entre les organisations et les individus mais aussi entre les individus.
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    - l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ;
    - le travail réputationnel qui correspond à l'effort de contrôle de l'individu sur les sources de sa réputation ;
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    - l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ;
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    - l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ;
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    - les espaces et temporalités de la réputation qui posent les questions des arènes et des stades de la réputation ;
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    - l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ;
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    - la circulation de la réputation entre entités qui met l'accent sur le transfert de réputation entre les organisations et les individus mais aussi entre les individus.
    Ces questions sociologiques permettent d'interroger plus précisément les transformations des mécanismes de construction de la réputation à l'ère des médias sociaux. Elles doivent néanmoins être complétées et orientées dans notre cas vers les dimensions professionnelles de l'e-réputation. En quoi les dispositifs sociotechniques des médias sociaux en général, de Twitter en particulier, participent-ils à de nouvelles formes de réputation ? Comment s'organise le travail réputationnel des professionnels de la visibilité ? Quel est le poids des algorithmes et des dispositifs de classement, de vote dans la construction de l'e-réputation ? Quel est le niveau de réflexivité des usagers utilisant des outils pour gérer et suivre leur e-réputation ? Persiste-t-il des traits de l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ? Quels sont les enjeux professionnels de l'instrumentalisation de l'e-réputation ?
  • Ces deux chercheurs ont distingué cinq grandes questions sociologiques analysées par les approches de la réputation (Chauvin et Beuscart, 2013) :
    - l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ;
    - le travail réputationnel qui correspond à l'effort de contrôle de l'individu sur les sources de sa réputation ;
    - la question de la bonne et de la mauvaise réputation qui n'est pas forcément pertinente car la réputation s'appuie aujourd'hui sur des dispositifs de classements, de votes etc. ;
    - les espaces et temporalités de la réputation qui posent les questions des arènes et des stades de la réputation ;
    - la circulation de la réputation entre entités qui met l'accent sur le transfert de réputation entre les organisations et les individus mais aussi entre les individus.
    Ces questions sociologiques permettent d'interroger plus précisément les transformations des mécanismes de construction de la réputation à l'ère des médias sociaux. Elles doivent néanmoins être complétées et orientées dans notre cas vers les dimensions professionnelles de l'e-réputation. En quoi les dispositifs sociotechniques des médias sociaux en général, de Twitter en particulier, participent-ils à de nouvelles formes de réputation ? Comment s'organise le travail réputationnel des professionnels de la visibilité ? Quel est le poids des algorithmes et des dispositifs de classement, de vote dans la construction de l'e-réputation ? Quel est le niveau de réflexivité des usagers utilisant des outils pour gérer et suivre leur e-réputation ? Persiste-t-il des traits de l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ? Quels sont les enjeux professionnels de l'instrumentalisation de l'e-réputation ?
  • Ces deux chercheurs ont distingué cinq grandes questions sociologiques analysées par les approches de la réputation (Chauvin et Beuscart, 2013) :
    - l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ;
    - le travail réputationnel qui correspond à l'effort de contrôle de l'individu sur les sources de sa réputation ;
    - la question de la bonne et de la mauvaise réputation qui n'est pas forcément pertinente car la réputation s'appuie aujourd'hui sur des dispositifs de classements, de votes etc. ;
    - les espaces et temporalités de la réputation qui posent les questions des arènes et des stades de la réputation ;
    - la circulation de la réputation entre entités qui met l'accent sur le transfert de réputation entre les organisations et les individus mais aussi entre les individus.
    Ces questions sociologiques permettent d'interroger plus précisément les transformations des mécanismes de construction de la réputation à l'ère des médias sociaux. Elles doivent néanmoins être complétées et orientées dans notre cas vers les dimensions professionnelles de l'e-réputation. En quoi les dispositifs sociotechniques des médias sociaux en général, de Twitter en particulier, participent-ils à de nouvelles formes de réputation ? Comment s'organise le travail réputationnel des professionnels de la visibilité ? Quel est le poids des algorithmes et des dispositifs de classement, de vote dans la construction de l'e-réputation ? Quel est le niveau de réflexivité des usagers utilisant des outils pour gérer et suivre leur e-réputation ? Persiste-t-il des traits de l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ? Quels sont les enjeux professionnels de l'instrumentalisation de l'e-réputation ?
  • Ces deux chercheurs ont distingué cinq grandes questions sociologiques analysées par les approches de la réputation (Chauvin et Beuscart, 2013) :
    - l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ;
    - le travail réputationnel qui correspond à l'effort de contrôle de l'individu sur les sources de sa réputation ;
    - la question de la bonne et de la mauvaise réputation qui n'est pas forcément pertinente car la réputation s'appuie aujourd'hui sur des dispositifs de classements, de votes etc. ;
    - les espaces et temporalités de la réputation qui posent les questions des arènes et des stades de la réputation ;
    - la circulation de la réputation entre entités qui met l'accent sur le transfert de réputation entre les organisations et les individus mais aussi entre les individus.
    Ces questions sociologiques permettent d'interroger plus précisément les transformations des mécanismes de construction de la réputation à l'ère des médias sociaux. Elles doivent néanmoins être complétées et orientées dans notre cas vers les dimensions professionnelles de l'e-réputation. En quoi les dispositifs sociotechniques des médias sociaux en général, de Twitter en particulier, participent-ils à de nouvelles formes de réputation ? Comment s'organise le travail réputationnel des professionnels de la visibilité ? Quel est le poids des algorithmes et des dispositifs de classement, de vote dans la construction de l'e-réputation ? Quel est le niveau de réflexivité des usagers utilisant des outils pour gérer et suivre leur e-réputation ? Persiste-t-il des traits de l'idéologie de la réputation reposant sur la croyance que la réputation est le reflet d'une qualité ? Quels sont les enjeux professionnels de l'instrumentalisation de l'e-réputation ?
  • Cette analyse des mécanismes de construction de l'e-réputation sur Twitter à travers les pratiques instrumentalisées de professionnels de la visibilité doit être poursuivie. Il est ainsi possible d'approfondir l'étude de la circulation de la réputation entre dispositifs du Web social ; entre la présence en ligne et des actions hors-ligne. Cette analyse partirait du constat qu'il est de plus en plus difficile de séparer réputation et visibilité ainsi que autorité et popularité. Pour répondre à cet objectif, la prise en compte des spécificités des plates-formes du Web social semble essentielle ainsi que les notions de « capital de visibilité », de fragilité de l'e-réputation ; de médiations de l'e-réputation en prenant en compte les institutions proposant des mécanismes d'évaluation de la réputation, les méthodes et les calculs, les formats sémiotiques aboutissant à la proposition d'un classement. Il apparaît également important de saisir qu'il est difficile d'animer une présence en ligne sur plusieurs plates-formes en même temps. La synchronisation des comptes n'est pas une solution perçue comme efficace car ne répondant pas aux attentes différentes des usagers selon les plates-formes. Une analyse en termes de filiation d'usages permettrait également de mesurer la place de Twitter dans le partage de contenus et notamment dans celui des résultats de veille avec d'autres dispositifs antérieurs tels que les forums et les blogs. Ce travail à réaliser viserait à analyser les schèmes d'articulation (complémentarité, concurrence, interdépendance, solidarité, dissonance etc.) entre dispositifs.
  • Pour une approche temporalise des usages

    1. 1. Pour une approche temporaliste des usages Jean-Claude Domenget MCF en sciences de l’information et de la communication ELLIADD / OUN – Université de Franche-Comté Séminaire LabCMO – Montréal / Québec – 28 novembre 2014 Document diffusable et modifiable sous licence copyleft - GFDL
    2. 2. Approche temporaliste des usages numériques à partir des échelles de temps • Absence de notions adaptées aux formes d’appropriation des médias socionumériques • Un regard temporel sur les usages numériques en mettant l'accent sur leur fragilité • Un cadre conceptuel et une méthodologie d'analyse des usages numériques • Un vocabulaire adapté, un outil d'intelligibilité de la formation des usages numériques • Un programme de recherche qui intègre les temporalités dans l'analyse des usages numériques 2 Objectifs et questionnements Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    3. 3. La difficulté d'une analyse des usages en cours de stabilisation (Coutant, Domenget, 2011, 2013) • Un projet complexe • Des évolutions sociotechniques / socioéconomiques / discours promotionnels Cf capitalisme informationnel (Proulx, 2014 ; exploitation de la participation (Rebillard, 2011 ; Bouquillion, Matthews, 2010) • Particularités des configurations sociotechniques émergentes et différentes formes d'appropriation (Proulx, 2012) # Une approche historique comparative 4 dimensions d'analyse des médias sociaux = architecture technique + la structure des interactions sociales qui s’y déroulent + l’expérience utilisateur du site + la qualité de la contribution de l’utilisateur dans l’univers numérique 3 Cadre conceptuel Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    4. 4. • La position critique en sociologie des usages a conduit à proposer des programmes de recherche ambitieux Cf : Socio-politique des usages : prendre en compte constamment « les interrelations complexes entre outil et contexte, offre et utilisation, technique et social » (Vedel, 1994, 32) Cf : théorie des usages articulant dimension descriptive et dimension normative (Proulx, 2001 ; 2005) Cf : sociologie critique des usages sociaux des TIC attentive à la coproduction des rapports sociaux et des rapports de sens (Denouël, Granjon, 2011) • Les risques d'une focalisation sur les logiques sociales préexistantes et une critique s'en tenant à une position de principe • La nécessité d'une approche prenant en compte à la fois les dimensions techniques, sociales, économiques au sein de la formation des usages 4 Cadre conceptuel Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    5. 5. La fragilité des usages comme « entre-deux • L'idée de stabilité est au coeur de la notion d' « usages sociaux » (Lacroix et al., 1992 ; Pronovost, 1994) « des modes d’utilisation se manifestant avec suffisamment de récurrence, sous la forme d’habitudes relativement intégrées dans la quotidienneté, pour être capables de se reproduire et éventuellement de résister en tant que pratiques spécifiques ou de s’imposer aux pratiques culturelles préexistantes » (Lacroix et al., 1992, 244) • La notion d' « usages limités » (Kellner et al., 2010) comme choix qui peut-être volontaire et stabilisé • Un autre regard sur la formation des usages ? « Dès lors, comment les utilisations le seraient-elles ? Et comment ces utilisations pourraient-elles avoir la consistance de véritables usages sociaux ? » (Lacroix et al., 1992, 244) 5 Cadre conceptuel » Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    6. 6. L'idée de spirales d'ajustements ● Face à l'instabilité d'Internet, idée de spirales d'ajustements (Boullier, 1997) « la formation des usages s’effectue dans la durée, dans un ajustement long, conflictuel, mais qui finit par déboucher sur une forme de cristallisation du « couplage » homme-machine (Simondon, 1969), qui finira même par apparaître à l’observateur comme une routine ou comme un automatisme » (Ibid.). ● L’« inventivité débridée du Net » se caractérise par une absence de stabilisation et d’irréversibilité des technologies d’internet. ● Prendre en compte la formation des usages dans la durée ● Nécessité de mesurer les filiations, les transferts d'usages ● Asynchronie des ajustements entre l'utilisateur final et le concepteur-producteur 6 Cadre conceptuel Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    7. 7. Une instabilité par conception • L'impensé des transformations des dispositifs dans les études sur la communication médiatisée par ordinateur (Latzko-Toth, 2010) • La notion d'instabilité par conception (Unstable by design) (Garud et al., 2008) • La plasticité des objets numériques comme disposition à faire l'objet d'une co-construction par leurs usagers • Les usages définissent la fonction des médias socionumériques autrement inachevée (Latzko-Toth, 2014) 7 Cadre conceptuel Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    8. 8. Une grammaire des temporalités • Un vocabulaire construit en sociologie • Il n'existe pas de théorie unifiée en sociologie du temps (Pronovost, 1996) • Proposition de Michel Lallement (2008) : construire une « grammaire des temporalités » à partir de l’héritage sociologique de William Grossin (1996) • 4 concepts sont à retenir : cadre temporel, milieu temporel, culture temporelle, équation temporelle personnelle 8 Méthodologie Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    9. 9. La notion de cadre temporel • « La notion de cadre temporel distingue un temps enfermant – la géométrie – de temps enfermés – ceux de la substance. Le temps enfermant est un temps reconnu, accepté comme référence et convention. Les temps enfermés ne se découvrent qu'à l'exercice. Ils se révèlent parfois inattendus, quelquefois surprenants dans leurs configurations comme dans leurs effets. Ou bien ils renforcent les barrières qui séparent le cadre temporel des temps qui lui sont extérieurs, ou bien ils génèrent à leur encontre une potentialité conflictuelle » (Grossin, 1996 , p. 24). • Il s'agit d'analyser les conflits et le « travail d'articulation temporelle » réalisé par les individus (Datchary et Gaglio, 2014) • Cette notion présente de nombreuses caractéristiques (rigidité, coercition, régularité etc.). « Les cadres temporels sont divers. Ils peuvent être naturels ou construits, personnels ou collectifs, actifs ou passifs, intangibles ou labiles, structurés ou non, hebdomadaires ou quotidien » (Lallement, 2008) 9 Méthodologie Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    10. 10. 10 Méthodologie La notion de milieu temporel • La notion de milieu temporel se détache de celle de cadre temporel. « Un milieu temporel est un assemblage de plusieurs temps » (Grossin, 1996, 40). • Ces assemblages temporels sont par nature beaucoup plus souples, changeants, modifiables • Le milieu temporel relève d'un idéal, libéré des contraintes de cadres temporels trop rigides Cadres temporels Milieux temporels Rigides Imposés Restreints, unicistes, réducteurs Fermés. Ils refusent le milieu temporel Réguliers et réitérés Imbriqués en configurations Construits sur des mesures d’horloge Souples Libres Étendus, pluralistes, extensibles Ouverts. Ils accueillent des cadres temporels Changeants, modifiables Associés sans rigueur Sans rapport étroit avec un ordre chronologique (Grossin, 1996, 44)
    11. 11. La notion de culture temporelle • Les cultures temporelles façonnent des représentations communes, des manières de faire, de sentir et d’agir qui portent la marque d’un ici (un groupe, une société donnée) et d’un maintenant (une période, une génération). « Nous recevons de la société, comme tant d'autres idées et valeurs, une culture temporelle toute faite » (Grossin, Ibid., p.45). • Les cultures temporelles sont éminemment variables. Il s’agit d’un ensemble de modèles, de normes, de valeurs concernant les temps sociaux. • La culture temporelle des sociétés occidentales envahit par une urgence généralisée (Aubert, 2003). 11 Méthodologie Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    12. 12. La notion d'équation temporelle personnelle L' équation temporelle personnelle, désigne l’organisation et l’horizon spécifiques des temporalités agencées par une personne singulière. Elle rassemble un ensemble de qualités dont « l’horizon temporel (quasi-absence d’ancrages dans quelque passé ou futur que ce soit/perspectives les plus vastes, les mieux fondées, les plus sûres) […] la gestion temporelle (inorganisation temporelle, passivité/ gestion temporelle active et avisée) [...] (Grossin, 1996, 151). Il existe des configurations propres à des groupes ou des catégories // Articulations temporelles des professionnels au sein d'organisation productive (Datchary et Gaglio, 2014) qui construisent un temps à soi, un « temps propre » (Nowotny, 1992) Enjeux : trouver les conditions de réussite d'une équation temporelle 12 Méthodologie de personnes qui exercent la même profession personnelle Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    13. 13. Une grille d'analyse des usages à partir des • Privilégier les échelles de temps parmi les typologies des temporalités « Les diverses disciplines ne nomment pas de la même manière ce qu’elles considèrent soit comme des « moments » du temps (passé, présent, futur), soit comme des « échelles » de temps (longue, moyenne et courte durée), soit comme des « domaines » de structuration du temps (travail, famille, loisir, intimité…) soit encore comme des modes d’expression temporelle (récit objectivé ou discours subjectivé) » (Dubar et Rolle, 2008) • Croiser avec les dimensions individuelles et collectives, sociales ET les différents niveaux d’interprétation distingués par Jauréguiberry et Proulx (2011, 84-97) s’appuyant sur une deuxième topique des études d’usage (1995-2010) • Un choix opératoire pour intégrer les notions temporalistes et de • Le « domaine » ou milieu temporel des usages professionnels de Twitter est utilisé comme cas d’étude de Distic instables. 13 Méthodologie échelles de temps la sociologie des usages les plus adaptées Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    14. 14. 14 Résultats Grille d'analyse de la fragilité des usages à partir des échelles de temps Échelles de temps et nature de la fragilité d’usages Court terme : fragilité liée à la difficile articulation de cadres temporels ; interaction entre l’utilisateur et le dispositif d'un côté ou le concepteur de l’autre Moyen terme : fragilité liée aux milieux temporels des Distic instables et à un usage situé dans une quotidienneté Long terme : inscription dans une équation temporelle personnelle et une culture temporelle, de trajectoires d’usage et d’un « continnum » d’usages sociaux Dimension individuelle Articulation des cadres temporels Interaction entre l’utilisateur et le dispositif Milieu temporel Appropriation Significations d’usages Équation temporelle personnelle Trajectoires d’usages Dimension collective Cadres temporels changeants, modifiables Coordination entre l’usager et le concepteur Milieu temporel Appropriation Collectifs d’usagers Création progressive de normes d’usage Culture temporelle Formes socio-historiques de l’usage = « continuum » d’usages sociaux (Domenget, 2013, )
    15. 15. Le court terme : une difficile articulation des • Au niveau individuel, différentes figures d'articulation (concurrence, alternative, substitution, association et agglomération) (Bertrand, 1995) Ex : concurrence : « Ça m’arrive de le fermer quelques fois par jour pour une question de concentration » L’analyse des usages relève de l’interaction entre l’usager et le dispositif dont les évolutions peuvent rendre fragiles les usages. • Au niveau social, prise en compte de la temporalité dominante du dispositif, à savoir le temps réel, mais aussi du public imaginé « Quand tu as 2000/3000 personnes, ça bombarde dans tous les sens. C’est fugace ». • La coordination entre l’usager et le concepteur du dispositif renvoie à la question de la contribution et à la figure du produser (Bruns, 2008). 15 Résultats cadres temporels Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    16. 16. Le moyen terme : l'instabilité des milieux temporels des DISTIC numériques • Au niveau individuel, la question de milieux temporels changeants, modifiables = fluctuation de l'intensité d'usage et évolutions des significations d'usage projetées et associées (Mallein, Toussaint, 1994) « J’aime beaucoup ce côté expérimentation de la chose. Aller se plonger et après changer, pourquoi pas » Limite de la souplesse des milieux temporels renvoyant à la notion de cadres temporels « Oui, je peux m’absenter quelques jours, deux semaines ce n’est pas possible » • Au niveau social, formation progressive de collectifs d'usagers et création de normes d'usages = un modèle d'interaction plus basé sur la stratégie que la relation « On n’est pas dans l’obligation d’acceptation d’une relation » 16 Résultats Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    17. 17. Le long terme : équation temporelle personnelle et culture temporelle adaptée à • Au niveau individuel, derrière une quête de cohérence dans les différentes formes de présence en ligne « Il s’agit de donner du corps à toute cette présence, de développer une présence durable » Des modèles d'efficacité pas toujours réalistes ni atteignables ou simplement pas voulus Prendre en compte le « devenir biographique » de l'usager à travers les trajectoires d'usages et les temporalités • Au niveau social, les risques d'une intégration dans une culture temporelle marquée par une urgence généralisée Le problème de la mémoire et des traces d'activité 17 Résultats chacun Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    18. 18. Un retard des approches sur les temporalités dans L'absence d'un courant de recherche structuré Pistes de recherche à partir des analyses sur les temporalités médiatiques 4 paradigmes à croiser (Jaëcklé, 2001) – Paradigme narratologique (le récit comme repère pour circuler – Paradigme médiologique-technique (durée, vitesse, – Paradigme socio-politique (superpositions, oppositions, complémentarités des temps du politique, de la société, des médias, etc.) – Paradigme socio-cognitif (apprentissage des catégories temporelles construisant progressivement une chronogénèse individuelle et générant un horizon d'attente) 18 Enjeux les études sur les usages entre présent, passé et futur) accélération et synchronie des dispositifs) Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    19. 19. Limites de l'approche proposée D'autres éclairages de la dimension temporelle des usages sont possibles • Une périodisation floue du processus analysé • Une absence des « moments » du temps (présent, passé, futur) et de la mise en récit du temps vécu • Une séparation factice entre individuel et collectif 19 Enjeux Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    20. 20. Penser les temporalités des usages Dépasser le constat d'une multiplicité des temporalités en jeu (Chesneaux, 2004) • « elles ont une origine collective (ce sont des « cadres » fournissant des repères communs), elles sont plurielles comme le sont les groupes humains qui les produisent par leur action (ce sont des attitudes, croyances, des « milieux » foncièrement pluralistes) et elles sont sources d’intelligibilité des phénomènes humains (ce sont des « cartes » comme dit Nicolas Hatzfeld permettant de comprendre et repérer les liens du présent au passé) » (Dubar et Rolle, 2008) Poursuivre le dialogue autour des usages... Entre sociologie des usages et STS : pour en finir avec l'idée de technologies « stabilisées » ex : notion d'exploration // instabilité des milieux temporels intégrant les usages des DISTIC + Méthodologie... analyser des controverses pour saisir les normes d'usage 20 Enjeux en cours d'élaboration Domenget – Pour une approche temporaliste des usages - 2014
    21. 21. 21 Références BOULLIER D., 1997, « Les usages comme ajustements. Services propriétaires, moteurs de recherche et agents intelligents sur Internet », Colloque Penser les usages, Bordeaux-Arcachon. COUTANT A., DOMENGET J-C., 2013, « Une sociologie critique des usages est-elle possible ? Réflexions sur la conciliation d’une posture critique et d’une démarche empirique », Communications-organisations et pensées critiques. Lille, PUL Septentrion, p. 147-158. DATCHARY C. et GAGLIO G., 2014, « Hétérogénéité temporelle et activite de travail. Entre conflits et articulations », Revue d'anthropologie des connaissances , 2014/1, Vol. 8, n° 1, pp. 1-22. [En ligne], consulté le 07 mai 2014. URL : http://www.cairn.info/revue-anthropologie-des-connaissances-2014-1-page-1.htm DOMENGET J-C., 2014, « Formes de déconnexion volontaire et temporalités de Twitter », Réseaux, 32, 186, p. 77-103. DOMENGET J-C., 2013, « La fragilité des usages numériques : une approche temporaliste de la formation des usages », Les cahiers du numérique, vol. 9/2, pp. 47-75. DUBAR C., ROLLE C., 2008, Les temporalités dans les sciences sociales : une introduction. Temporalités, n° 8, http://temporalites.revues.org/57 GROSSIN W., 1996, Pour une science des temps. Introduction à une écologie temporelle. Octarès Éditions, Toulouse. LACROIX J-G., MOEGLIN P., TREMBLAY G., 1992, Usages de la notion d’usages. Les nouveaux espaces de l’information et de la communication, 8e Congrès National des Sciences de l’Information et de la Communication, Lille, 21-23 mai. LATZKO-TOTH G., 2014, La contribution des usagers au développement des médias numériques. In : Proulx, Serge, Garcia José Luis, Heaton Lorna (dir.), La contribution en ligne. Pratiques participatives à l'ère du capitalisme informationnel, Québec, Presses de l’Université du Québec. PROULX S., 2012, L’irruption des médias sociaux : enjeux éthiques et politiques. In : Proulx, Serge. Millette, Mélanie & Heaton, Lorna. (dir.) Médias sociaux : enjeux pour la communication. Québec : PUQ, pp. 9-31. PROULX S., 2005, « Penser les usages des technologies de l’information et de la communication aujourd’hui : enjeux – modèles – tendances ». In : Viera Lise, Pinède, Nathalie (Ed.) Enjeux et usages des TIC : aspects sociaux et culturels, tome 1, PUB, 2005, pp. 7-20. Domenget – Interactions sociales prescrites sur les MS - 2014
    22. 22. Merci de votre attention, vos questions ? Partager : @jcdblog Echanger : jcdomenget@gmail.com Jean-Claude DOMENGET - Equipe Objets et Usages Numériques 22 (OUN) Laboratoire ELLIADD - Université de Franche-Comté

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