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Jean-Charles Marchiani, négociateur dans le détournement Airbus. Part 2

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Lors du détournement de l'Airbus d'Air France à Noël 1994, Jean-Charles Marchiani seconde Charles Pasqua dans la gestion du détournement avec les otages.

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Jean-Charles Marchiani, négociateur dans le détournement Airbus. Part 2

  1. 1. 2ème phase de l'opération LUNDI 26 DECEMBRE 1994 2 H 07 Le transall est en approche de Marseille. dans 15 mn 2 II 09 L'avion est pris en charge par les Radars. 2 H 13 Une équipe du G.I.G.N. est en place à Marseille. 2 H 13 L'avion a pris la direction de Marseille. Arrivée prévue 3 H 15 2 H 20 Les services de sécurité algériens communiquent que : Les terroristes disposent d'une kalechnikov, d'l PM ou d'un Berretta et de 2 P.A. 2 des 4 terroristes ont été identifiés : Abdellah YAHYA, Nasredine MECHTI, appartiennent au G.I.A. 20/25 ans, déterminés et entraînés, il n'y a pas de confirmation d'explosifs ou de grenades. 2 H 35 Le transall atterrit dans 3 mn L'arrivée de l'airbus est prévue dans unel/2 h 2 H 40 La première liste des armes est confirmée. Il y a également des grenades et des explosifs. 2 H 45 L'airbus venant de Paris avec Christian BLANC et un équipage arrivera à Istres à 4 H 00, l'aéroport de Marseille était fermé. 2 H 50 Le Chef de Cabinet du Garde des Sceaux demande si le Procureur de Paris peut prendre un avion pour se rendre à Marseille. L'airbus avec M. BLANC est déjà parti. Le prochain vol est prévu à 6 h 30. 2 H 50 Le Directeur de Cabinet demande à M. GEHIN que le Procureur de Marseille se mette en relation avec M. FALETTI 3 H 00 Le commandant de bord vient de demander à la tour de contrôle le plein de carburant, le ravitaillement en eau et un médecin pour une passagère malade 3 H 15 L'airbus venant d'Alger s'est posé à Marseille à 3 H 08 L'airbus venant de Paris se posera à Istres 3 11 25 L'airbus est positionné à l'endroit où les autorités souhaitaient qu'il soit. Les discussions vont commencer. 3 H 30 De M. BLANC - Leler contact par l'intermédiaire du commandant de bord a lieu. Les terroristes veulent de l'eau, faire vidanger les toilettes, avant de repartir sur Paris. 3 II 35 Les terroristes souhaitent présenter leurs revendications à Paris, l'atmosphère est apaisée. Il n'est pas envisagé de libérer des passagers. 3 H 45 Le Parquet est sur place. A partir des états civils communiqués, aucun renseignement ne peut être confirmé.
  2. 2. 2 3 H 46 Le commandant de bord se fait l'interprête des terroristes qui ne s'expriment pas eux-mêmes, ils ont fait connaître qu'ils ne le feront qu'à Paris. 3 H 55 L'opération vidange des toilettes commence dans 10 mn sa durée est de 20 mn. Elle sera suivie du ravitaillement en eau. Le commandant qui parle beaucoup, trouve que les opérations durent un peu trop longtemps. 4 H 10 Le contact est très difficile à établir avec les terroristes, suivant les responsables du G.I.G.N. 4 H 15 Le SRPJ de Marseille a été saisi par le Parquet de Paris en enquête de flagrant délit 4 H 20 L'opération toilettes va commencer. Les contacts sont très difficiles. Pour les terroristes, il s'agit d'une escale technique. Le commandant demande que les opérations demandées soient accélérées. 4 H 40 La vidange des toilettes est en cours. On aperçoit 1 terroriste dans le cockpit, 1 autre vers la porte arrière. Le commandant du dispositif n'a pas encore de renseignements sur le moment de l'intervention. 4 H 50 Le Ministre d'Etat donne des instructions à M. BLANC afin que la presse soit informée que l'avion va poursuivre son périple sur Paris après les différents ravitaillements. 5 H 05 L'opération vidange est terminée. Les terroristes vont ouvrir une porte car ils veulent des journaux. Le ravitaillement en eau va être engagé. Techniquement l'opération doit durer 20 mn. 5 H 30 1 terroriste a trouvé que cela n'allait pas assez vite. L'opération eau potable va commencer. M. GEHIN demande un point avec le commandant du GIGN 5 H 45 L'approvisionnement en eau est presque terminé. Les terroristes veulent de la nourriture et demande l'installation d'une passerelle à la porte avant gauche. Le chef du commando s'impatiente. Le point est fait avec le commandant du GIGN. Ce dernier estime que les renseignements obtenus sont trop sommaires. Le chef du commando est dans le cockpit. Le commandant de bord est peu coopératif mais calme. 6 h 40 On note des mouvements dans l'avion. La porte n'est toujours pas ouverte. La passerelle est en train d'être installée. Le GIGN a réussi à faire un point technique satisfaisant sur la situation. Les passagers sont regroupés vers l'avant.
  3. 3. 3 6 H 45 Les terroristes veulent quitter Marseille au plus tôt. Le GIGN veut mettre l'avion en panne et profiter d'un changement d'avion des passagers pour intervenir. Le volume de carburant demandé est très nettement supérieur à ce qui est nécessaire pour rejoindre Paris, d'où l'idée que les terroristes veulent se rendre ailleurs. La passerelle est installée à l'avant de l'avion. 7 H 05 Les instructions du Gouvernement sont données par le Ministre d'Etat au Préfet :  Pas de ravitaillement en carburant  Si les terroristes ont des revendications, qu'ils les expriment à Marseille  Libération des passagers et s'il y a la moindre menace à l'égard de l'un d'entre eux, le GIGN interviendra immédiatement. 7 H 20 Les instructions du Gouvernement ont été communiquées aux terroristes. Un contact direct n'a pu être établi avec eux, ils s'y refusent. Ils demandent 27 tonnes de carburant s'ajoutant au 4 tonnes dans les réservoirs. 7 H 40 M. BLANC propose de changer le niveau de négociation. Le pilote prend le parti des terroristes "Si vous ne nous livrez pas le carburant, nous irons le chercher". 8 H 05 Le chef des commandos accepte de parlementer. Les terroristes veulent les 27 tonnes de carburant. Le GIGN a demandé à M. GEHIN de tenir 1/2 h les conversations avec les terroristes. 8 H 10 Le Directeur de Cabinet appelle M. CANEPA (DSC) pour vérifier l'état d'application du Plan Rouge, et suggère d'envoyer des renforts en VSAB 8 H 15 M. BLANC : Les terroristes fixent un ultimatum à 1 h 30 pour le plein, sans précision de la menace. Le commandant de bord le confirme. Le GIGN met au point son dispositif de pénétration par force, il sera prêt sous une vingtaine de minutes. 8 H 35 On note une tension dans l'avion. Les terroristes exigent l'approvisionnement en carburant. Le GIGN arrivera, un camion citerne à l'avant de l'avion pour simuler la fourniture du kérosène. Puis l'intervention simultanée aura lieu sur les quatre portes de l'avion. 9 H 00 Intervient la mise en place du camion citerne et des véhicules de pompiers. Des mouvements d'avions d'Air Inter ont lieu pour faire diversion. L'intervention du GIGN est imminente. 9 H 03 Le feu vert est donné par le Ministre d'Etat, qui en informe M. BAZIRE. 9 H 05 On sent un gros état d'âme au GIGN, ainsi qu'une intense émotion à la cellule de Marseille. 9 1107 Si des menaces contre les personnes existent, il n'y a pas de risques avérés. En termes juridiques la légitime défense existe. En termes d'opportunité, le GIGN préfère avoir une réelle montée de tension. Il suggère que l'on attende. 9 H 10 Les terroristes demandent le décollage à 9 H 40.
  4. 4. 4 9 H 15 Pour M. BLANC, on a franchi le point de non retour. Mais le GIGN a des états d'âmes, il faut reporter l'intervention de 10 mn. 9 H 16 De l'entretien entre M. GEHIN et le commandant de l'opération, on retient que les terroristes ont pu pièger les portes de l'avion. Le GIGN devra donc recourir à un assaut de vive force. 9 H 25 Le commandant de l'équipe du GIGN est parti à la tête de son équipe. A la lère menace avérée le GIGN interviendra. 9 H 30 M. GEHIN explique au Commandant de bord que le service des essences ne veut pas approcher de l'avion en raison du risque encouru. 9 H 40 Le Directeur de Cabinet met un avion d'Air Entreprise à la disposition de M. Bruno COT1B, Procureur de la République de Paris accompagné de fonctionnaires de la P.J. (avion de 7/8 places). 9 H 50 Les menaces apparaissent imminentes. On assiste à une montée en puissance de la tension. 10 H 00 Le Consulat français à Oran fait connaître qu'il a reçu une communication téléphonique anonyme annonçant qu'il ne faut pas que l'Airbus quitte Marseille. Le but de l'opération serait pour les terroristes, de faire exploser l'avion soit en vol, soit à l'arrivée sur un aéroport parisien. 10 H 45 Les terroristes ont déclaré que personne ne descendrait à Marseille, ceci après la proposition faite aux terroristes de leur laisser la vie sauve s'ils permettaient aux passagers de quitter l'avion. 10 H 50 Un ultimatum est fixé à 1 h par les terroristes, soit à 11 h 50. Au-delà, si rien n'intervient, les autorités françaises seront face à leurs responsabilités. 11 H 00 Le chef du commando trie des passagers en cabine. 11 H 05 Confirmation et donnée que le Procureur d'Aix est aux côtés du Préfet de Région. 11 H 15 Le Colonel AMOUCHICH, ancien Ministre des T. P. qui fait partie des otages est intervenu pour obtenir que l'avion puisse repartir sur Paris. 11 H 15 Le chef du commando insiste pour décoller en direction de Paris où il donnerait une conférence de presse. La proposition lui est faite de libérer tous les otages en contre partie de l'autorisation de donner une conférence de presse. 11 H 25 La tension monte. Deux des terroristes ont enfilé une cagoule.Ils acceptent le principe de donner une conférence de presse. 11 H 30 On s'oriente vers l'acceptation d'une conférence de presse qui se tiendrait dans l'avion afin de ne pas dévoiler le dispositif mis en place sous et autour de l'appareil. 11 H 50 On propose la tenue de la conférence de presse dans l'avion à la condition que les terroristes libèrent les otages. 3 équipes ont été proposées. T1-1 interviendrait en premier. L'équipe TV sera composée de Gendarmes du GIGN.
  5. 5. 5 12 h 05 La composition de l'équipe TV de TF1 est en cours. Les terroristes ne seraient pas opposés à ce que la conférence se tienne dans l'avion. 12 h 06 Le Commandant de bord demande que l'on apporte des sandwich et à boire. 12 h 35 Les instructions du Ministre d'Etat à Monsieur le Préfet H. Blanc, sont : pas de relachements, demeurer très vigilant. 12 h 45 L'A.F.P a communiqué le nom du Commandant de bord Bernard DELHEME 13 H 20 La passerelle est en place à l'arrière gauche 13 h 35 Déjà deux aller-retour. Les plateaux sont disposés sur la passerelle. 14 h 30 La conférence de presse se déroulera par étapes. La première pour 11, 1 à 14 h 45. On ne parle plus de libération d'otages. Si les choses ne se passaient pas comme ils le souhaitent, les terroristes promettent un carnage. M. H. BLANC va faire stopper les opérations de vidange des toilettes. 14 h 45 L'équipe supposée de TF 1 ne sera pas prête avant une heure et demi, elle pénétrera par l'arrière de l'appareil pour se rendre à l'avant, selon les instructions des terroristes. Une équipe du G.I.G.N. interviendra simultanément à l'avant de l'appareil. Le dispositif arrêté est le suivant : Une équipe va pénétrer par l'escalier de l'airbus. Elle sera rejointe par une équipe qui pénétrera par la passerelle située à l'arrière gauche. L'équipe supposée de 11' 1 resterait à l'avant de l'appareil et tirerait à vue sur les terroristes. 15 h 20 L'intervention est lancée. Elle devrait se dérouler dans 15 minutes. 15 h 35 Il semble que les terroristes aient l'intention de libérer deux personnes, dont une femme enceinte. 15 h 40 Les terroristes ont reculé la passerelle de quelques mètres. Deux otages ont bien été libérés. L'avion est en train d'avancer de quelques mètres (une cinquantaine). 15 h 50 L'avion a effectué des manoeuvres et vient se positionner au pied de la tour. Le chargement complet de carburant est demandé par les terrorites pour 17 H. 16 h 00 Le Commandant de bord ne répond plus aux appels de M. GEHIN. 16 h 15 Le Commandant de bord ne répond toujours pas aux questions qui lui sont posées.
  6. 6. 6 Les deux personnes libérées sont des personnes âgées. Selon elles, les terroristes sont au nombre de quatre et sont très fatigués. 16 h 20 Le Commandant de bord est redevenu agressif et déclare ne plus répondre parce qu'on lui interdit de le faire. L'ultimatum est toujours fixé à 17 h si on ne livre pas de l'eau potable et du kérozène. 16 h 25 Un nouveau dispositif du GIGN est en place à 16 h 45. 16 h 45 Le GIGN devrait être à nouveau opérationnel à 17 h. 17 h Les terroristes ont rappelé l'ultimatum. 17 h 10 Dernier ultimatum dans une minute. 17 h 11 La porte avant droit s'est ouverte, puis s'est refermée. 17 h 14 Il semble qu'il y ait eu deux coups de feu tirés sur la tour de contrôle à partir du cockpit. Le top est donné 17 h 15 L'assaut est parti. 17 h 16 - le GIGN est à 100 m de la queue 17 h 17 Un gendarme apparaît sur la porte avant Six sont rentrés sur l'avant Trois par ouverture par l'arrière La télévision donne en direct les images 17 h 19 Un tobogan est installé L'assaut général est donné Les otages sortent par le tobogan arrière. Une explosion intervient dans la cabine de pilotage. 17 h 20 Les pompiers arrivent. Nous n'avons pas de contact avec les équipes du G .I.G .N Le tobogan à l'avant est en place. 17 h 21 On entend des tirs Les évacuations continuent Une soixantaine de passagers sont "évacués" par des autocars. 17 h 23 Une centaine est évacuée. Des coups de feu continuent à être tirés. 17 h 29 Une nouvelle explosion est entendue à l'intérieur du cockpit 17 h 30 on annonce trois blessés à l'intérieur par des éclats 17 h 31 Un gendarme est blessé 17 h 32 On annonce des blessés à l'intérieur de la cabine 17 h 35 Il semble qu'il y ait des difficultés dans le cockpit, où agresseurs et agressés sont confondus.
  7. 7. 7 17 h 36 Le a demandé aux deux terroristes encore dans le cockpit de sortir les mains sur la tête. 17 h 37 Les tirs ont cessé, l'assaut est terminé Un blessé ou un corps vient d'être évacué par le tobogan avant 17 h 40 Trois blessés dont le commandant de bord légèrement blessé et un gendarme sortent de l'appareil. On annonce deux morts, les deux terroristes situé dans le Cockpit 17 h 45 La mort des quatre preneurs d'otage est confirmée. On parle d'un cinquième terroriste. 17 h 50 L'opération Cockpit est terminée 17 h 51 Le Parquet de PARIS se rend vers l'avion 18 h 15 L'avion est vide 18 h 40 161 personnes contrôlées parmi elles quatre preneurs d'otages tués aucun blessé n'a été atteint de manière vitale. Le G.I.G.N. déplore 9 blessés, dont 1 sérieux atteint au bassin et au bras 3 employés d'Air France sont blessés, aucun gravement 13 passagers sont atteints de traumatismes ou de contusions

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