Jerhoum H. Soufiane Relations
Internationales :
Questions
Géopolitiques et
Économiques
ITALIE
Enseignement de Promotion et...
Table des matières
1. Situation économique...................................................................................
1. Situation économique
1.1. Présentation
Source : http://www.lemoci.com
Taux de chômage
12.2% (2015 est.)
12.7% (2014 est...
Source : http://www.coface.be/fr/Etudes-economiques/Italie
L’Italie est un pays développé, 9ème
puissance économique mondi...
PIB par habitant, en PPA par région
(en % de l’UE-28, UE-28 = 100) en 2013
Comme on peut le voir sur cette carte, il exist...
La dette publique grime en flèche depuis les
années 2000, elle se trouve aujourd’hui à un
niveau inquiétant (130% du PIB),...
les métaux et l’industrie métallurgique 13 %
le textile, le cuir et l’habillement 11 %
l’équipement de transport 9 %
l’agr...
Il est important de comparer ces chiffres avec un autre pays car dans l’absolu ils ne veulent
pas dire grand-chose. Nous a...
2. Situation politique
2.1 Système politique italien
Suite à la 2ème
guerre mondiale, l’Italie adopte sa constitution
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 Le gouvernement Renzi
Le gouvernement Renzi est une coalition entre le Parti démocrate (PD), le Nouveau Centre-
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2.2 Immigration clandestine
Les drames de l’immigration clandestine font régulièrement la une des médias, notamment
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3. Situation géopolitique et politique extérieure23
Le pays est membre fondateur de l’union européenne, réalise la grande ...
Bibliographie
 Italie, agence régionale d’aide aux exportateurs, http://www.invest-
export.irisnet.be/web/export/info-ita...
 Italie: Matteo Renzi fait un pas décisif vers la fin du bicaméralisme, RTBF?
http://www.rtbf.be/info/monde/detail_italie...
5. Annexes
Source : Grand atlas 2016 : comprendre le monde en 200 cartes, P 177
http://www.boursorama.com/actualites/deficits-et-dett...
L’Italie retrouve enfin la croissance
Le Monde.fr | 13.05.2015 à 13h42 • Mis à jour le 13.05.2015 à 17h30 | Par Philippe R...
« Il semble inévitable qu’il y aura un impact sur les finances publiques », s’est contenté de
dire le ministre de l’économ...
Dette : la bombe à retardement
italienne
Par Jean-Yves ArcherMis à jour le 12/08/2015 à 16:04 Publié le 12/08/2015 à
15:54...
Au plan macroéconomique, la question italienne vient en réalité de la dynamique de la dette:
celle-ci est en effet une var...
Juin 2015 ) des décrets relatifs à la simplification des formes contractuelles ( «Jobs Act «), à
la révision du régime des...
En deux ans de mandat, les cinqn réformes de
l'Italien Matteo Renzi
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une union pour les personnes de même sexe. Un projet de loi soutenu par Matteo Renzi, qui
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  1. 1. Jerhoum H. Soufiane Relations Internationales : Questions Géopolitiques et Économiques ITALIE Enseignement de Promotion et de Formation Continue de l'ULB et de la CCIB
  2. 2. Table des matières 1. Situation économique................................................................................................................... 1 1.1. Présentation........................................................................................................................... 1 1.2. Commerce extérieur............................................................................................................. 4 1.3. Comparaison avec la France.............................................................................................. 5 2. Situation politique ......................................................................................................................... 7 2.1 Système politique italien...................................................................................................... 7 2.2 Immigration clandestine....................................................................................................... 9 3. Situation géopolitique et politique extérieure.......................................................................... 10 4. Évolution....................................................................................................................................... 10 Bibliographie........................................................................................................................................ 11 5. Annexes ....................................................................................................................................... 13
  3. 3. 1. Situation économique 1.1. Présentation Source : http://www.lemoci.com Taux de chômage 12.2% (2015 est.) 12.7% (2014 est.) https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/it.html
  4. 4. Source : http://www.coface.be/fr/Etudes-economiques/Italie L’Italie est un pays développé, 9ème puissance économique mondiale, 4ème puissance économique européenne et 3ème plus grande économie de la zone euro1 . Le pays est également la 5ème puissance manufacturière mondiale et la 5ème destination touristique mondiale2 . La part de l’industrie dans l’économie est relativement bien plus élevée que dans les autres pays de l’UE se situant à 23.5% du PIB contre 19.3% pour la France. Autre caractéristique importante, l’Italie est le pays des PME, représentant 99% des entreprises et 95% de ceux-ci sont des micro-entreprises (moins de 10 salariés), souvent familiale.3 Néanmoins il faut faire attention avec les chiffres en Italie car le retard économique du sud du pays lors de l’unification subsiste toujours, le nord est industriel et riche et le sud pauvre et plus agricole, ce qui peut facilement induire en erreur le profane. 1 Italie, agence régionale d’aide aux exportateurs, http://www.invest-export.irisnet.be/web/export/info-italie, consulté le 20 avril 2016 2 Italie, Trésor franças, https://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/italie, consulté le 21 avril 2016 3 Italie, agence régionale d’aide aux exportateurs, http://www.invest-export.irisnet.be/web/export/info-italie, consulté le 20 avril 2016
  5. 5. PIB par habitant, en PPA par région (en % de l’UE-28, UE-28 = 100) en 2013 Comme on peut le voir sur cette carte, il existe une forte différence de richesses entre le nord et le sud du pays. En effet le nord fait traditionnellement parti de ce qu’on appelle la banane bleue4 ou mégalopole européenne regroupant les régions les plus riches d’Europe (Londres à Milan), il s’agit en fait du cœur économique européen tandis que le sud de l’Italie a un niveau de vie plus proche de celui des pays d’Europe de l’Est. Source : http://ec.europa.eu/eurostat L’Italie a durement été touchée par la crise économique mondiale, elle a connu 3 années de récession mais renoue avec la croissance suite entre autre à de grandes réformes à la baisse du prix du pétrole qui représente une part importante de ses importations.5 Depuis la crise de 2008, le taux de chômage n’a cessé de croître, il se situe aujourd’hui à 12,4%, supérieur à celui de la France mais largement inférieur à celui de l’Espagne qui est de 22.5% mais comme toujours en Italie, il existe de fortes disparités régionales et le chômage des jeunes est inquiétant, il se situe à 40%. Source : http://www.indexmundi.com/g/g.aspx?v=74&c=it&l=fr 4 Banane bleue, site d’informations scientifiques http://www.techno- science.net/?onglet=glossaire&definition=2555, consulté le 10 mars 2016 5 L’Italie retrouve enfin la croissance, journal le Monde, http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/13/l- italie-retrouve-enfin-la-croissance_4632984_3234.html, consulté le 08 mars 2016
  6. 6. La dette publique grime en flèche depuis les années 2000, elle se trouve aujourd’hui à un niveau inquiétant (130% du PIB), seul la Grèce fait pire en Europe (voir annexe), le président du conseil Renzi promet moins d’impôt et moins de dette.6 Source : http://www.indexmundi.com/g/g.aspx?v=94&c=it&l=fr 1.2. Commerce extérieur http://www.lemoci.com/fiche-pays/italie/indicateurs/ L’Italie est le 9ème exportateur et 11ème importateur mondial, sa balance commerciale est positive depuis 2012.7 Structure des exportations8 : l’équipement mécanique et électrique 23 % 6 Italie: Renzi promet moins d'impôts et moins de dette, journal La Croix, http://www.la- croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Italie-Renzi-promet-moins-d-impots-et-moins-de-dette- 2015-10-15-1368822, consulté le 02 avril 2016 7 Italie, Aide wallone à l’exportation, https://www.awex.be/FR- BE/INFOS%20MARCH%C3%89S%20ET%20SECTEURS/INFOSMARCH%C3%89S/ITALIE/Pages/Conjonc ture%C3%A9conomique.aspx, consulté le 10 avril 2016 8 Italie, Aide wallone à l’exportation, https://www.awex.be/FR- BE/INFOS%20MARCH%C3%89S%20ET%20SECTEURS/INFOSMARCH%C3%89S/ITALIE/Pages/Conjonc ture%C3%A9conomique.aspx, consulté le 10 avril 2016
  7. 7. les métaux et l’industrie métallurgique 13 % le textile, le cuir et l’habillement 11 % l’équipement de transport 9 % l’agro-alimentaire 6.7% la chimie 6.5% La majorité des exportations italiennes sont destinées aux pays de l’Union européenne, ses principaux clients sont l’Allemagne et la France, chacun pour +/- 12 % de ses exportations, suivis par les Etats-Unis (7%), la Suisse (6%), le Royaume-Uni (5%), l’Espagne (4.5%) et la Belgique (4%). Au niveau des importations, l’énergie compte pour près du quart, ses principaux fournisseurs sont l’Allemagne (+/-15%), la France (8%), les Pays-Bas (6%), l’Espagne (4.5%) et la Belgique (4%). Hors Europe, la Chine représente plus de 8% de ses importations, la Russie 6.3 % (combustibles). Depuis 2014, l’excédent commercial augmente de 45% par année dû à la chute du prix du pétrole et une hausse des exportations surtout vers les pays de l’UE. 9 L’Italie attire peu d’IDE (investissements direct étranger) par rapport au reste de l’Europe, ces IDE sont très sensible aux crises que connait le pays même s’ils augmentent sans cesse depuis 2007, l’Italie est d’ailleurs le 10ème investisseur mondial. 10 Source : http://www.indexmundi.com/g/g.aspx?v=2198&c=it&l=fr 1.3. Comparaison avec la France Source : https://www.tresor.economie.gouv.fr/9437_italie-indicateurs-economiques 9 Présentation de l’Italie, diplomatie française, http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers- pays/italie/presentation-de-l-italie/, consulté le 08 avril 2016 10 Italie: les investissemnts, banque BNP Paribas, https://www.tradesolutions.bnpparibas.com/fr/implanter/italie/investir, consulté le 15 avril 2016
  8. 8. Il est important de comparer ces chiffres avec un autre pays car dans l’absolu ils ne veulent pas dire grand-chose. Nous allons comparer l’Italie à la France car il s’agit de deux pays voisin, de culture latine, de population à peu près équivalente, tous deux membre fondateur de l’union européenne et ayant une structure économique semblable (agro-alimentaire, tourisme, luxe,…). Utilisons pour cela le carré magique de Kaldor11 représentant sur un quadrilatère les 4 objectifs principaux de la politique économique que sont : la croissance, le plein emploi, l'équilibre extérieur de la balance TOC (balance commerciale+ des services) et la stabilité des prix. Carré magique Italie – France (2015) Généré à partir de : http://www.ses.ac-versailles.fr/extras/bd/carre/carre.html Plus la surface du quadrilatère est grande, plus la santé économique du pays est considéré comme grande. Nous constatons que la forme des quadrilatères est très similaire mais ce n’est pas une surprise étant donné que ces pays ont la même monnaie et une structure économique très proche à une exception près, la Balance commerciale est positive en Italie et négative en France mais le carré magique de Kaldor n’est pas infaillible car il ne prend pas en compte la dette publique qui est bien plus importante en Italie qu’en France (voir annexe) 11 Carré magique (Kaldor), Le dico du commerce international, http://www.glossaire- international.com/pages/tous-les-termes/carre-magique-kaldor.html, consulté le 22 avril 2016
  9. 9. 2. Situation politique 2.1 Système politique italien Suite à la 2ème guerre mondiale, l’Italie adopte sa constitution actuelle, constituant une république démocratique parlementaire mettant ainsi fin à 20 ans de régime fasciste. Aujourd’hui l’Italie est une démocratie mais cette démocratie est marquée par une instabilité politique chronique (le pays a connu 63 gouvernements en 68 ans !12 ) dû à la facilité au pouvoir législatif de faire tomber le gouvernement (séparation des pouvoirs). Il y a 25 partis en Italie, sans compter les partis régionaux, la recomposition de ces partis sont fréquentes, aucun des 5 plus grands partis italien actuels n’existaient avant 1990 ! 13 . Trois grandes forces politiques ont dominé le paysage politique italien ces 70 dernières années, les démocrates- chrétiens, les socialistes et les communistes mais ces derniers se sont effondrés et donnés naissance à une myriade de partis. 14 http://www.delcredereducroire.be/  Le pouvoir exécutif Le président de la république est le chef de l’Etat mais n’a qu’une fonction honorifique symbolisant l’unité du pays, le pouvoir exécutif réel est détenu par le président du conseil, souvent appelé premier ministre en français, actuellement Matteo Renzi, ancien maire de Florence, membre du parti démocrate (centre gauche)15  Le pouvoir législatif Le pouvoir législatif en Italie est bicaméral. Le Parlement est constitué de deux chambres : le Sénat (Senato della Repubblica) qui compte 315 membres et la Chambre des députés (Camera dei deputati) qui en compte 630. Les membres des deux chambres du Parlement sont élus directement, au suffrage universel, possédant les mêmes prérogatives (bicamérisme parfait)permettant à chacune des 2 chambres de faire tomber le gouvernement 12 L’Italie tourne la page de l’instabilité politique, jounal La Croix, http://www.la-croix.com/Actualite/Europe/L- Italie-tourne-la-page-de-l-instabilite-politique-2015-10-14-1368378, consulté le 22 avril 2016 13 Italie, Aide wallone à l’exportation, https://www.awex.be/FR- BE/INFOS%20MARCH%C3%89S%20ET%20SECTEURS/INFOSMARCH%C3%89S/ITALIE/Pages/Conjonc ture%C3%A9conomique.aspx, consulté le 10 avril 2016 14 Italie, Aide wallone à l’exportation, https://www.awex.be/FR- BE/INFOS%20MARCH%C3%89S%20ET%20SECTEURS/INFOSMARCH%C3%89S/ITALIE/Pages/Conjonc ture%C3%A9conomique.aspx, consulté le 10 avril 2016
  10. 10.  Le gouvernement Renzi Le gouvernement Renzi est une coalition entre le Parti démocrate (PD), le Nouveau Centre- droit (NCD), le Choix citoyen pour l'Italie de Mario Monti – centre droit (SC) et l'Union de Centre (UdC), il s’agit donc d’un gouvernement centriste. Matteo Renzi semble être quelqu’un d’énergique, il a promis à son arrivé au pouvoir en 2014, d’envoyer "à la casse" la vieille Italie16 et de faire une réforme par mois, ciblant en priorité les institutions, le marché du travail, l'administration, la justice, la fiscalité et la relance de la consommation via une baisse des impôts.17 Il a déjà entamé la réforme institutionnelle promise permettant de metre fin au bicaméralisme parfait afin d’aller vers plus de stabilité politique mais celle-ci sera soumise au peuple via referendum en octobre prochain. 18 Malgré le fait qu’il s’agit d’une coalition centriste, les mesures sont plutôt de tendance libérale, notamment sa réforme économique phare « job act », il s’agit d’un contrat unique qui ressemble à un CDD les premières années et qui migrent automatique vers un CDI.(voir annexe). Il y a également des baisses d’impôts pour les particuliers et les entreprises et notamment la suppression de l'impôt foncier et la taxe d'habitation sur l'habitation principale.19 16 Italie: Matteo Renzi fait un pas décisif vers la fin du bicaméralisme, RTBF? http://www.rtbf.be/info/monde/detail_italie-matteo-renzi-fait-un-pas-decisif-vers-la-fin-du- bicameralisme?id=9106888, consulté le 22 avril 2016 17 Italie-Données génrales, le moniteur du commerce international, http://www.lemoci.com/fiche- pays/italie/donnees-generales/, consulté le 12 avril 2016 18 Italie: Matteo Renzi fait un pas décisif vers la fin du bicaméralisme, RTBF? http://www.rtbf.be/info/monde/detail_italie-matteo-renzi-fait-un-pas-decisif-vers-la-fin-du- bicameralisme?id=9106888, consulté le 22 avril 2016 19 En deux ans de mandat, les cinq réformes de l'Italien Matteo Renzi, le Figaro, http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2016/02/02/29002-20160202ARTFIG00014-comment- matteo-renzi-sort-l-italie-de-la-crise.php, consulté le 19 avril 2016
  11. 11. 2.2 Immigration clandestine Les drames de l’immigration clandestine font régulièrement la une des médias, notamment avec l’île de Lampedusa. La chute du régime libyen et les guerres au Moyen-Orient et en Afrique font que de plus en plus de migrants embarquent depuis la Libye vers l’île sicilienne de Lampedusa se situant à moins d’une centaine de kilomètres des côtes libyennes. Cette minuscule île d’un peu plus de 6000 habitants 20 , est devenue la principale porte d’entrée en Europe des migrants africains avec l’arrivée de 14 753 personnes sur un total de 42 925 débarqués en Italie en 2013.21 Le gouvernement italien critique le manque de solidarité des autres pays de l’UE et aimerait répartir les migrants entre les pays membres.22 Source : Grand atlas 2016 : comprendre le monde en 200 cartes, P 177 20 LAMPEDUSA E LINOSA (Agrigento), city population, http://www.citypopulation.de/php/italy- sicilia.php?cityid=084020, consulté le 22 avril 2016 21 Grand atlas 2016, comprendre le monde en 200 cartes, Éditions Autrement 2015, P 178 22 Immigration: l'Italie menace l'Europe , le Figaro, http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/06/14/97001- 20150614FILWWW00192-immigration-l-italie-menace-l-europe.php, consulté le 18 avril 2016
  12. 12. 3. Situation géopolitique et politique extérieure23 Le pays est membre fondateur de l’union européenne, réalise la grande majorité de ses échanges commerciaux au sein de l’union, 3ème économie de la zone euro, l’Italie est un membre important de l’union européenne. Comme les autres membres de l’union, elle est alliée des Etats-Unis, membre de L’OTAN. Elle est également très proche géographiquement des Balkans, voisine de la Slovénie, il s’agit pour l’Italie d’une zone de coopération intense. Elle a été pour l’entrée de ces pays dans l’union et pour l’entrée de la Serbie et l’Albanie et a fortement encouragé les mesures de libre circulation de ces populations au sein de l’UE. On voit bien que l’Italie souhaite avoir une zone de stabilité et de prospérité autour d’elle. L’Italie est très préoccupée par l’instabilité au sud de la méditerranée avec qui elle partage des liens historiques et culturels très fort, elle souhaite aider ces pays durant cette période de transition, surtout la Libye d’où partent une grande partie des migrants. 4. Évolution Le gouvernement a entrepris de grandes réformes et économiques mais la dette publique prend des proportions considérables et elle risque de subir le même sort que la Grèce si elle ne commence pas à la baisser surtout que l’actuel gouvernement a effectué des baisses d’impôts, il s’agit de la menace la plus importante qui pèse sur le pays. Si le référendum sur la réforme constitutionnelle est gagné par Renzi, le pays connaitra plus de stabilité politique. L’instabilité grandissante au sud de la Méditerranée et en Afrique subsaharienne est mauvaise pour l’Italie, l’une des priorités de la politique étrangère devrait être d’aider à la transition de ces pays afin de rétablir l’ordre et de freiner l’immigration clandestine. Je pense au final que l’Italie est sur la bonne voie, redonnant confiance aux investisseurs, les réformes commencent déjà à porter leurs fruits avec une baisse du chômage en 2015.24 23 Présentation de l’Italie, diplomatie française, http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers- pays/italie/presentation-de-l-italie/, consulté le 18 avril 2016 24 Italie: le chômage a baissé en 2015, le Figaro, http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/03/10/97002- 20160310FILWWW00245-italie-le-chomage-a-baisse-en-2015.php, consulté le 22 avril 2016
  13. 13. Bibliographie  Italie, agence régionale d’aide aux exportateurs, http://www.invest- export.irisnet.be/web/export/info-italie, consulté le 20 avril 2016  Italie, Trésor franças, https://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/italie, consulté le 21 avril 2016  Italie, agence régionale d’aide aux exportateurs, http://www.invest- export.irisnet.be/web/export/info-italie, consulté le 20 avril 2016  Banane bleue, site d’informations scientifiques http://www.techno- science.net/?onglet=glossaire&definition=2555, consulté le 10 mars 2016  L’Italie retrouve enfin la croissance, journal le Monde, http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/13/l-italie-retrouve-enfin-la- croissance_4632984_3234.html, consulté le 08 mars 2016  Italie: Renzi promet moins d'impôts et moins de dette, journal La Croix, http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Italie-Renzi- promet-moins-d-impots-et-moins-de-dette-2015-10-15-1368822, consulté le 02 avril 2016  Italie, Aide wallone à l’exportation, https://www.awex.be/FR- BE/INFOS%20MARCH%C3%89S%20ET%20SECTEURS/INFOSMARCH%C3%8 9S/ITALIE/Pages/Conjoncture%C3%A9conomique.aspx, consulté le 10 avril 2016  Italie, Aide wallone à l’exportation, https://www.awex.be/FR- BE/INFOS%20MARCH%C3%89S%20ET%20SECTEURS/INFOSMARCH%C3%8 9S/ITALIE/Pages/Conjoncture%C3%A9conomique.aspx, consulté le 10 avril 2016  Présentation de l’Italie, diplomatie française, http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/italie/presentation-de-l-italie/, consulté le 08 avril 2016  Italie: les investissemnts, banque BNP Paribas, https://www.tradesolutions.bnpparibas.com/fr/implanter/italie/investir, consulté le 15 avril 2016  Carré magique (Kaldor), Le dico du commerce international, http://www.glossaire- international.com/pages/tous-les-termes/carre-magique-kaldor.html, consulté le 22 avril 2016  Système politique italien, Elections eu Europe, http://elections-en- europe.net/institutions/systeme-politique-italien/, consulté le 12 avril 2016  L’Italie tourne la page de l’instabilité politique, jounal La Croix, http://www.la- croix.com/Actualite/Europe/L-Italie-tourne-la-page-de-l-instabilite-politique-2015-10-14- 1368378, consulté le 22 avril 2016  Italie, Aide wallone à l’exportation, https://www.awex.be/FR- BE/INFOS%20MARCH%C3%89S%20ET%20SECTEURS/INFOSMARCH%C3%89S/ITALIE/Pages/C onjoncture%C3%A9conomique.aspx, consulté le 10 avril 2016  Italie: Matteo Renzi fait un pas décisif vers la fin du bicaméralisme, RTBF? http://www.rtbf.be/info/monde/detail_italie-matteo-renzi-fait-un-pas-decisif-vers-la-fin-du- bicameralisme?id=9106888, consulté le 22 avril 2016  Italie-Données génrales, le moniteur du commerce international, http://www.lemoci.com/fiche-pays/italie/donnees-generales/, consulté le 12 avril 2016
  14. 14.  Italie: Matteo Renzi fait un pas décisif vers la fin du bicaméralisme, RTBF? http://www.rtbf.be/info/monde/detail_italie-matteo-renzi-fait-un-pas-decisif-vers-la-fin-du- bicameralisme?id=9106888, consulté le 22 avril 2016  En deux ans de mandat, les cinq réformes de l'Italien Matteo Renzi, le Figaro, http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2016/02/02/29002- 20160202ARTFIG00014-comment-matteo-renzi-sort-l-italie-de-la-crise.php, consulté le 19 avril 2016  LAMPEDUSA E LINOSA (Agrigento), city population, http://www.citypopulation.de/php/italy- sicilia.php?cityid=084020, consulté le 22 avril 2016  Grand atlas 2016, comprendre le monde en 200 cartes, Éditions Autrement 2015, P 178  Immigration: l'Italie menace l'Europe , le Figaro, http://www.lefigaro.fr/flash- actu/2015/06/14/97001-20150614FILWWW00192-immigration-l-italie-menace-l- europe.php, consulté le 18 avril 2016  Présentation de l’Italie, diplomatie française, http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers- pays/italie/presentation-de-l-italie/, consulté le 18 avril 2016  Italie: le chômage a baissé en 2015, le Figaro, http://www.lefigaro.fr/flash- eco/2016/03/10/97002-20160310FILWWW00245-italie-le-chomage-a-baisse-en-2015.php, consulté le 22 avril 2016
  15. 15. 5. Annexes
  16. 16. Source : Grand atlas 2016 : comprendre le monde en 200 cartes, P 177 http://www.boursorama.com/actualites/deficits-et-dettes-publiques-des-chiffres-en-demi- teinte-en-europe-en-2015-7fe8a45a772edc80806474adfb2adc76
  17. 17. L’Italie retrouve enfin la croissance Le Monde.fr | 13.05.2015 à 13h42 • Mis à jour le 13.05.2015 à 17h30 | Par Philippe Ridet (/journaliste/philipperidet/) (Rome, correspondant) De l’air ! L’Italie est sortie, mercredi 13 mai, de sa plus longue période de récession depuis l’aprèsguerre, dans laquelle elle était entrée au troisième trimestre 2011. Selon l’Institut national de la statistique (Istat), au cours des trois premiers mois de 2015, la croissance a enregistré un bond de 0,3 %, supérieur aux pronostics les plus optimistes des analystes. Déjà revue à la hausse, la prévision de croissance établie par le gouvernement porte désormais sur une progression du PIB de 0,7 % en 2015 et de 1,6 % en 2016. Ces chiffres ont été salués à la Bourse de Milan où l’indice principal progressait peu après l’ouverture. Effet Matteo Renzi ? Dans ses premiers éléments d’analyse, l’Istat pointe une reprise de la consommation intérieure. Une des premières mesures du premier ministre, arrivé au pouvoir en février 2014, fut de proposer une ristourne de 80 euros mensuels sur les impôts de 10 millions de contribuables les plus modestes. Estimée à 10 milliards d’euros par an pour l’Etat, cette mesure n’avait jusqu’alors provoqué aucun effet sur la consommation. Besoin « d’une relance de la production » Parallèlement la production industrielle s’améliore (+ 0,6 % en février), la confiance des ménages se renforce, de même que celle des entreprises , même si l’accès au crédit continue de reculer ( 0,3 % en février). Toutefois, le chômage reste élevé (13 %, 43,1 % chez les 1524 ans). Mais la réforme du marché du travail (baptisé « job act ») commence à porter ses fruits. Les nouvelles dispositions, qui indexent les droits des travailleurs à leur ancienneté dans l’entreprise et font du CDI la norme, ont permis la signature de 470 000 nouveaux contrats et la création de 50 000 nouveaux postes de travail depuis son entrée en vigueur en début d’année. Pour le chef du gouvernement, qui avait cru pouvoir bénéficier dès son arrivée au pouvoir, en février 2014, d’un renversement de tendance, les chiffres de l’Istat constituent un succès personnel. Ses détracteurs ne veulent y voir que la conséquence de la baisse des prix du pétrole et de l’impact du « quantitative easing », ce programme de rachat massif de dettes publiques engagé par la Banque centrale européenne (BCE). Pour la banque d’Italie, le pays a maintenant besoin « d’une relance de la production et d’une augmentation durable de l’emploi ». Bombe budgétaire Mais, passées les bonnes nouvelles, le gouvernement se trouve déjà confronté à un problème de taille. Une véritable bombe budgétaire : la Cour constitutionnelle a annulé, il y a deux semaines, la décision prise par le gouvernement de Mario Monti, en 2011, de désindexer de l’inflation les pensions supérieures à 1 400 euros par mois. Plus de 6 millions de retraités étaient concernés par cette mesure. Il faudra les rembourser . Selon les médias , l’estimation de cet effort varie de 5 à 13 milliards d’euros.
  18. 18. « Il semble inévitable qu’il y aura un impact sur les finances publiques », s’est contenté de dire le ministre de l’économie, Pier Carlo Padoan, qui réfléchit à un « aménagement » des conséquences de la décision de la Cour. Celui-ci pourrait prendre la forme de remboursements pour les seuls retraités dont les pensions se situent entre 1 400 euros et 3 000 euros, soit 30 % des cas concernés. Cette opération, « techniquement faisable », selon les experts du Trésor, entraînerait une augmentation du déficit, difficilement négociable avec Bruxelles. 22/4/2016 L’Italie retrouve enfin la croissance Plombée par une dette de 2 140 milliards d’euros (138 % du PIB), l’Italie s’est engagée a ne pas dépasser un déficit équivalent à 2,6 % du PIB en 2015. D’ores et déjà, la « cagnotte » de 1,6 milliard d’euros sur laquelle le gouvernement comptait pour financer un plan « anti- pauvreté » est partie en fumée. « J’avais gardé ce petit trésor pour d’autres mesures, a reconnu le premier ministre, mardi 12 mai. J’ai dû le mettre de côté. Nous avons un peu d’amertume… ». Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/13/l-italie-retrouve-enfin-la- croissance_4632984_3234.html
  19. 19. Dette : la bombe à retardement italienne Par Jean-Yves ArcherMis à jour le 12/08/2015 à 16:04 Publié le 12/08/2015 à 15:54 FIGAROVOX/ANALYSE - La période où les commentateurs louaient l'«audace» du président Renzi est passée. Jean-Yves Archer analyse la situation économique risquée de l'Italie, et les perspectives qui l'attendent. Jean-Yves Archer est économiste. Il dirige le cabinet Archer et anime le think tank de recherche économique Archer 58 research. Il est diplômé de l'ENA (promotion 1985) et titulaire d'un doctorat en économie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En savoir plus sur son site1 . L'intensité de la crise grecque et ses divers rebondissements ont fait disparaître des écrans radars de l'actualité la situation de nos voisins italiens. Et pourtant, elle mérite attention. Voire vigilance. Un temps ébloui par l'audace - certains diraient le culot - du Président du Conseil Matteo Renzi, nombre d'observateurs voire d'analystes ont cru que ce pays, malade de sa dette ( supérieure à 132% du PIB ) était sur la voie d'une rémission requise et salutaire. En fait, l'analyse rigoureuse contraint à tempérer ce ciel azur et à constater que de vrais nuages flottent au-dessus de la péninsule. Dans un premier temps, il y a la question de la faiblesse de la croissance. Selon ISTAT ( l'équivalent italien de l'INSEE ) le PIB a augmenté de 0,3% au premier trimestre 2015 ce qui marque heureusement une rupture avec la récession des années précédentes. Il faut en effet garder à l'esprit que l'évolution du PIB a durablement été négative: -2,3% pour 2012, - 1,9% en 2013, -0,3% en 2014 et que les perspectives pour 2015 sont situées à 0,7%. ( Commission européenne et FMI ). Soit à peine plus de la moitié de la prévision pour la France. France et Italie présentent un point commun préjudiciable : la grande faiblesse du niveau de l'investissement et une morosité confirmée de l'indice du climat des affaires malgré les espoirs d'une reprise en Europe. Conséquence de ce qui précède, France et Italie présentent un point commun hélas préjudiciable: la grande faiblesse du niveau de l'investissement et une morosité confirmée de l'indice du climat des affaires malgré les espoirs d'une reprise en Europe que des événements internationaux ( géopolitiques, soubresauts chinois, etc ) viennent déjà corroder plus que corroborer. Croissance et investissement sont donc quasiment mis sous le boisseau là où fort opportunément les finances publiques ressortent comme moins dégradées qu'en France. Ainsi, lorsque l'Italie présente un excédent primaire ( solde budgétaire hors intérêts de la dette ) de 1,6% ( contre 1,9% en 2013 ), notre pays présente un déficit primaire de 1,47% en 2014 contre 2,1% en 2013 ce qui tranche sérieusement avec la moyenne des pays de la zone euro ( -0,1% ). Parallèlement, le déficit italien est «dans les clous «: autrement dit, il est légèrement inférieur à 3% et respecte ainsi les normes européennes.
  20. 20. Au plan macroéconomique, la question italienne vient en réalité de la dynamique de la dette: celle-ci est en effet une variable préoccupante qui a évolué ainsi: 122,2% en 2012, 127,9% en 2013 et 132,4% en 2014. Le prévisionnel attendu pour 2015 étant - selon des sources diverses dont la COFACE - de 134,2%. La dette italienne s'est accrue de plus de 12 points de PIB en trois ans ce qui est un rythme double de celui de la France. Qui tangente, quant à elle, les 100%: 98,5%. Ainsi, nos amis et voisins ont une dette de plus de 2 200 milliards et un défi plus complexe que le nôtre car les taux auxquels le Trésor italien se refinance sont supérieurs au cas français. L'Italie ne risque pas une crise d'illiquidité massive comme la Grèce mais des foyers parcellaires d'insolvabilités publique et privée. «L'Italie demeure vulnérable à une perte de confiance des marchés malgré la maturité relativement longue de sa dette et le fait que les résidents en détiennent la plus grande part [ndla: 71%] limite le risque de non-refinancement «. ( Coface ). En mai dernier, à l'occasion de la publication de son rapport annuel, le Gouverneur de la Banque d'Italie, Ignazio Visco, a relié les effets de la crise grecque à la situation italienne en déclarant: «La nouvelle aggravation de la crise grecque a eu des répercussions jusqu'ici limitées sur les primes pour risque souverain dans le reste de la zone». Ceci sera-t-il durable lorsque les taux nord-américains seront haussiers, probablement dès septembre selon les rumeurs entourant la FED? S'agissant d'insolvabilité privée, le gouverneur Visco a plaidé une nouvelle fois pour la constitution d'une «bad bank» , autrement dit d'une structure de défaisance chargée de porter les créances douteuses de plusieurs grands établissements italiens. La Banque d'Italie accepte de chiffrer ce risque à 200 milliards d'Euros. L'Italie connaît en effet un essor préjudiciable des crédits à risques ( ceux dont l'échéance à 30 jours n'est clairement pas respectée ) et sous le terme de «prêts non performants «se cachait une somme de 185 milliards en Janvier et de plus de 200 milliards à fin Mai. Autrement dit, l'Italie flirte avec un risque systémique bancaire: ainsi, il se dit que UniCredit ( 2ème banque du pays ) aurait à son bilan plus de 14% de ces prêts non performants. D'où les résultats mitigés des banques italiennes lors des stress tests pilotés par la BCE dans le cadre de l'Union bancaire. De manière certes rassurante, le Président Patuelli ( Association des banques italiennes ) a confirmé la «très basse exposition «des établissements financiers italiens sur le dossier grec. De facto, il y a longtemps que le contribuable européen - et donc français - a compris qui est désormais exposé et aurait éventuellement à surmonter un défaut de paiement.... La situation est différente au regard de la dette publique italienne qui représente 10% des actifs des banques de la Péninsule soit 400 milliards d'euros. C'est ainsi qu'au lendemain du référendum organisé en Grèce, les valeurs bancaires cotées à Milan enregistraient un recul moyen de 6,1% ce qui traduit bien le fait que les marchés établissent une corrélation entre une quasi-certaine hausse des taux obligataires - en cas de Grexit - et l'éventuelle apparition d'une crise de confiance en Italie. Du fait de ce nuage chargé d'électricité, l'Italie a adopté le 23 Juin un décret-loi «justice pour la croissance «qui intègre des mesures relatives au droit de la faillite et aux pertes sur créances douteuses. Ce décret-loi devra être converti en loi par le Parlement dans les 60 jours de son adoption, qui avait été recommandée par le FMI et par la Commission européenne. Afin de permettre aux banques de soutenir l'activité ( fragile comme exposé préalablement ) et d'éviter la contraction du crédit ( «credit-crunch «), le dispositif vise à constater la perte ( sur créances douteuses ) dès l'exercice comptable de survenue ( cas des nouveaux prêts non performants ) et d'étaler sur 10 ans ( au lieu de 5 auparavant ) le stock acquis de créances douteuses. Si une telle opération a été engagée, c'est bien la preuve de l'intensité du risque systémique bancaire. La lucidité financière impose de jauger ce vrai risque bancaire. D'autres réformes structurelles ont été engagées notamment celle du marché du travail. Toutes n'ont pas encore été déployées. Ont ainsi été adoptés en conseil des Ministres ( 11
  21. 21. Juin 2015 ) des décrets relatifs à la simplification des formes contractuelles ( «Jobs Act «), à la révision du régime des fonctions du travailleur et à la conciliation des temps de vie de travail. Le Gouvernement espère voir baisser le taux de chômage ( 12,7% et 41% pour les jeunes ) notamment grâce aux aides apportées aux nouveaux CDI et grâce à la parité de l'Euro qui contribue à relancer les capacités exportatrices des dynamiques PME industrielles du Nord par opposition aux résultats fort mitigés du Mezzogiorno. Le chômage, la question lancinante et complexe des flux d'immigrants en détresse sont des défis sociaux et sociétaux qui parcourent cette Italie incertaine. Une chose est sûre, de grandes manœuvres ( de type fusions-acquisitions ) se profilent à l'horizon comme en atteste la récente ( loi du 24 mars 2015 ) constitution de la «Société par actions pour la patrimonialisation et la restructuration des entreprises dont le siège est en Italie «. Chacun sait que la politique accommodante («quantitative easing») de la BCE ne peut s'inscrire dans le long terme. Or, l'économie italienne a incontestablement besoin de temps, de beaucoup de temps pour se consolider. Selon son futur fonctionnement, la Société verra certains investisseurs «garantis «( qui se prévaudront de la garantie de l'Etat ) relativement à leur participation qui pourra aller jusqu'à 70%. Les 30% restants étant détenus, sans garantie, par des fonds d'investissements privés du type KKR. On retrouve dans cette construction tangible les fondements conceptuels de l'Institut de Développement Industriel ( IDI ) longtemps dirigé par Dominique de La Martinière et qui avait contribué à la résolution de l'affaire Boussac. Le 30 Juin, le président Renzi déclarait: «Nous avons effectué un parcours courageux de réformes structurelles, l'économie s'achemine vers la reprise et le parapluie de la BCE nous protège «. Chacun sait que la politique accommodante ( «quantitative easing» ) de la BCE ne peut s'inscrire dans le long terme. Or, l'économie italienne a incontestablement besoin de temps, de beaucoup de temps pour se consolider alors que le contexte politique est désormais marqué par une nouveauté. A l'occasion de la crise grecque, l'échiquier politique italien a révélé que les partis hostiles à l'euro y sont virtuellement mais clairement majoritaires ( Ligue du Nord, Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo, gauche extrême, une partie de Forza Italia, etc ). Ceci ne saurait manquer d'influencer certains choix de la majorité gouvernementale voire ceux des créanciers d'un pays hors gabarit pour les procédures de sauvetage actuellement définies en zone euro. Source : http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/08/12/31002-20150812ARTFIG00188-dette-la-bombe-a- retardement-italienne.php?print=true
  22. 22. En deux ans de mandat, les cinqn réformes de l'Italien Matteo Renzi Par Anne CheyvialleAnne-Laure FrémontMis à jour le 18/02/2016 à 18:34 Publié le 02/02/2016 à 06:00 Arrivé au pouvoir en février 2014, le président du conseil s'est lancé dans une vague réformatrice sans précédent. Justice, marché du travail, loi électorale... Matteo Renzi a fait sauter de nombreux verrous de la société italienne. • Constitution En mettant fin au bicaméralisme, cette réforme majeure de la Constitution vise à plus de stabilité gouvernementale. L'objectif est aussi de limiter la fragmentation parlementaire. Elle limite les prérogatives du Sénat. Celui-ci - qui passera de 315 à100 sénateurs - ne votera qu'un nombre limité de lois, plutôt territoriales. Le Sénat ne votera plus la confiance au gouvernement, ni la loi de finances. La réforme prévoit aussi une simplification territoriale avec la suppression de l'échelon administratif des provinces, l'équivalent des départements en France. Elles ne disparaissent pas formellement mais leurs attributions reviennent aux régions. Et le personnel sera également transféré. • Justice L'objectif est de réduire la durée des procédures et le nombre de tribunaux. La nouveauté est l'introduction de tribunaux de commerce spécialisés, domaine qui relevait de la justice civile. Le droit des faillites est également réformé afin d'accélérer les restructurations. • Marché du travail Le «Jobs act» est la réforme phare de Matteo Renzi1 . Elle instaure un contrat unique à protection croissante en fonction de l'ancienneté. L'article 18 du code du travail est supprimé, qui prévoyait la réintégration des salariés en cas de licenciement abusif. L'assurance chômage est moins généreuse mais étendue à tous les travailleurs. Autre nouveauté, la réforme prévoit la création d'une agence nationale pour l'emploi afin de développer une politique de formation unifiée sur tout le territoire. • Fiscalité Matteo Renzi a supprimé l'impôt foncier et la taxe d'habitation sur l'habitation principale et réduit l'impôt pour les bas revenus, une économique équivalente à 960 euros par an. Les entreprises bénéficient d'une réduction de la taxe professionnelle, précisément l'impôt régional sur l'activité de production. Cela représente une économie sur la masse salariale de 13,5 milliards d'euros de 2015 à 2017. À cela s'ajoute la baisse de l'impôt sur les sociétés qui devrait passer en 2017 de 27,5 % à 24 %, soit un manque à gagner pour les caisses de l'État de 4 milliars d'euros par an. Cette mesure est conditionnée à une décision de Bruxelles. Sachant que le projet du budget 2016 déposé par Matteo Renzi prévoit un déficit structurel (hors charge de la dette) de 0,4% du PIB. Alors que la Commission européenne exige des pays très endettées - ce qui est le cas de l'Italie qui affiche une dette de 132% du PIB - un excédent structurel de 0,5%. Le verdict est attendu d'ici avril . • Unions civiles Alors que l'Italie est le dernier grand pays d'Europe occidentale à ne pas reconnaître de statut aux couples homosexuels, le Sénat a entamé fin janvier l'examen d'un texte créant
  23. 23. une union pour les personnes de même sexe. Un projet de loi soutenu par Matteo Renzi, qui a fait de la «mise à la casse» de la vieille Italie l'un de ses slogans préférés. Mais certaines mesures de ce texte, comme l'adoption des enfants naturels du conjoint s'il n'ont pas d'autre parent reconnu ou encore le versement - le cas échéant - d'une pension de réversion, rencontrent une forte opposition, y compris dans le camp du chef du gouvernement. Le Sénat vient ainsi de repousser le vote du projet de loi sous la pression d'alliés de Matteo Renzi, report qui constitue un revers pour ce dernier: il avait en effet promis de faire voter cette loi l'an dernier. http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2016/02/02/29002- 20160202ARTFIG00014-comment-matteo-renzi-sort-l-italie-de-la-crise.php?print=true

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