UNIVERSITÉ de CAEN BASSE-NORMANDIE
U.F.R : LANGUES VIVANTES ÉTRANGÈRES
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ED 68 : Littératures, Cultures et Sciences Socia...
Remerciements
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Je souhaite avant tout exprimer ma reconnaissance à mon directeur de thèse, Eric
Gilbert, sans la rigueur...
Sommaire
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Introduction

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Partie 1 : Emplois spatiaux

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Chapitre 1 : Through dans la complémentation des verbes d...
Introduction
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Préambule
Dans un article fécond intitulé « A tour through through », D. Lee a produit l’une
des études le...
Si les différents auteurs précédemment mentionnés mettent en valeur d’importants
phénomènes de langues associés à l’usage ...
notamment par le biais de l’affiliation de structures « pré-conceptuelles » à la préposition.
Pour le cas de through, ces ...
[W]ith regard to the landmark, the trajector's linear path takes it sequentially from a
relationship of noncoincidence, ac...
- d'un point de vue diachronique, les mesures suggèrent une prédominance des valeurs
qu'ils qualifient d'instrumentale et ...
fondamental puisque de telles primitives abstraites, que nous définirons plus bas,
contrairement à des propriétés sémantiq...
par l’intérieur du site », les situations où un élément passe par un site qu’il ne traverse pas
de l’intérieur, comme dans...
exploite des principes de dérivation métaphorique semblables à ceux de D. Lee, met
d'ailleurs son lecteur en garde contre ...
dessous. On mentionnera brièvement E. Katz, sur la proposition de laquelle nous
reviendrons plus bas : la linguiste, bien ...
1.2 Définitions par faisceaux de traits fonctionnels :
découpage de l'extralinguistique et territorialisation
des marqueur...
associée à une forme de territorialisation des emplois : on aboutit à un système où les
marqueurs se partageraient l'ensem...
pourtant un phénomène observable en langue. On limite de fait les possibilités de rendre
compte des cas où plusieurs prépo...
choisie, il va sans dire, devrait montrer son efficacité dans toutes les situations données et
ne souffrir ni l'exception ...
[DT = domaine topologique]
�

Pour l'auteur, les différentes valeurs du marqueur sont issues de processus de dérivation
mé...
même propriété : tel ou tel livre, tel ou tel chat, de toute façon il s'agit d'un livre ou
d'un chat. [...] L’extérieur no...
Cette mise en relation fait intervenir trois grandes variables.
1) L'orientation du repérage :
Elle concerne l'attribution...
Dans le premier exemple, in est le signe d'une absence d'altérité entre les coordonnées des
référents de X et de Y dont on...
attribué.
�
Nous établirons, en prenant en compte les trois variables ci-dessus que le fonctionnement
�
de through possède...
Dans la deuxième partie, nous proposerons une représentation topologique notionnelle du
fonctionnement de through, qui ser...
Dans ces énoncés, où Y, le régime de through, correspond le plus souvent à un animé
humain, on interrogera par ailleurs la...
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Partie 1 : Emplois spatiaux
�

Nous débuterons notre analyse avec les emplois spatiaux du marqueur, en étudiant
les config...
Chapitre 1
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Through dans la complémentation des verbes de mouvement

Introduction
L'observation des effets aspectuels de ...
complément, typiquement l'objet du verbe, et ainsi de suite, par ordre d'apparition des
syntagmes dans l'énoncé.

1. Borna...
atélique des procès auxquels elles sont associées.
�
Ces dernières incluent through, qui peut parfois autoriser les deux t...
A. Deschamps et C. Mazodier (1993), qui repose sur une distinction en termes de bornage.
Les bornes attribuées à un procès...
certains, à la construction d'une borne de droite) sont bien connus. L’emploi de particules
adverbiales et l’adjonction de...
4.

He ran through the fields and wound down in the gym.
�

On trouvera X, le terme repéré, au niveau du C0.
● Si le verbe...
2.1 Le procès devient télique
2.1.1 L’adjonction du complément locatif est associée à la
construction d’une borne de droit...
- Au niveau syntaxique, l'occurrence repère Y est délimitée quantitativement : la
présence d'un déterminant tel que a ou t...
11.	� I wandered through the hall for a while [...].

L'importance du contexte qui amène à envisager Y de telle ou telle f...
14. It is thought the trains all over halfway through the tunnel suffered a fault as they entered
the warmer air of the tu...
Ce rapport d'inclusion spatiale entre X et Y peut être envisagé comme résultant de la
construction par la préposition, dan...
On lit ici que X et Y entrent dans une relation de rupture, qui porte sur leurs délimitations
quantitatives, l'occurrence ...
Nous avons ici introduit la notion de situation d'événement, Sit2. Elle intègre un paradigme
plus vaste, auquel nous feron...
→ The monster ran through the door ??in/??*for five minutes.
�
→ He walked through the wall ??in/??for five minutes.
�
→ T...
→ The monster is running through the door.
�
→ He is walking through the wall.
→ They are pushing it through the gate.

Da...
the river as well. President John Quincy Adams used to regularly swim nude through the
river (take a look at his portrait ...
Le premier, le moins évident ici, établit un rapport d'identification entre la délimitation
quantitative de X et celle de ...
par cette seconde délimitation qualitative de X, que l'on représentera ceci ainsi :
�
Qnt2 (X) ω Qnt (Y)
On considérera co...
Or il est tout à fait possible de considérer la localisation spatiale d'une occurrence comme
l'une de ses propriétés non d...
une relation de non-inclusion entre l'occurrence repérée, X, et l'occurrence repère, Y, est
assorti de la construction d'u...
- La définition algébrique du chemin associé à une préposition télique est noncumulative.
La définition fournie pour la cu...
caractère cumulatif ou non de l’objet du procès (1998).
Revenons à J. Zwarts, pour lequel la référence du syntagme préposi...
Représentation métalinguistique de la la préposition through dans la TOE. Thèse de doctorat.
Représentation métalinguistique de la la préposition through dans la TOE. Thèse de doctorat.
Représentation métalinguistique de la la préposition through dans la TOE. Thèse de doctorat.
Représentation métalinguistique de la la préposition through dans la TOE. Thèse de doctorat.
Représentation métalinguistique de la la préposition through dans la TOE. Thèse de doctorat.
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Représentation métalinguistique de la la préposition through dans la TOE. Thèse de doctorat.

  1. 1. UNIVERSITÉ de CAEN BASSE-NORMANDIE U.F.R : LANGUES VIVANTES ÉTRANGÈRES � ED 68 : Littératures, Cultures et Sciences Sociales � THÈSE Présentée par Melle Julie BARTHÉLEMY Et soutenue le 2 décembre 2011 En vue de l'obtention du DOCTORAT DE L'UNIVERSITÉ de CAEN Spécialité : Langues et Littératures anglo-saxonnes Arrêté du 07 août 2006 LA PRÉPOSITION THROUGH : PROPOSITION DE REPRÉSENTATION � SCHÉMATIQUE DANS LA THÉORIE DES OPÉRATIONS ÉNONCIATIVES � ϰϰϰ � MEMBRES du JURY � M. Jean Chuquet, Professeur, Université de Poitiers (rapporteur) M. Philip Miller, Professeur, Université Paris Diderot- Paris 7 (rapporteur) M. Lionel Dufaye, Professeur, Université Paris Est Marne-La-Vallée Mme Isabelle Haïk, Professeur, Université de Caen Basse-Normandie M. Eric Gilbert, Professeur, Université de Caen Basse-Normandie (directeur de thèse) 1 �
  2. 2. Remerciements � Je souhaite avant tout exprimer ma reconnaissance à mon directeur de thèse, Eric Gilbert, sans la rigueur, l'attention, et la patience duquel ce travail n'aurait pas abouti. Les membres du laboratoire CRISCO ainsi que ceux de l'UFR des Langues Vivantes Etrangères m'ont également apporté un soutien professionnel et amical dont je les remercie chaleureusement. Je tiens également à dire à Claire, Laurent, Blandine, Agathe, Constance et Sacha, qui m'ont accompagnée au cours de ces quatre années, la gratitude qui est la mienne pour le soutien et le réconfort dont ils m'ont fait profiter sans discontinuer, ainsi qu'à Mathieu, pour avoir oeuvré à mon bien être dans la phase la plus ardue de cette tâche. Ces premières années de recherche n'auraient pas eu la saveur acidulée qui a été la leur si je n'avais pu bénéficier au quotidien de la joyeuse et savante humeur de mes camarades de travail et amis Anarkhan, Antoine, Baptise, Benoist, François, Gildas, Mathias et Pauline, qui me sont chers. Merci enfin à l'ensemble des relecteurs qui m'ont prêté main forte au cours de l'ascension du dernier sommet. Last but not least, I thank those who kept an eye on my work and contributed to it with enthusiasm during and after my stay across the Channel: Cherry, the Whitefields (and not quite so, Danny and Lina), David Franklin and Andrew English. 2 �
  3. 3. Sommaire � Introduction 4 � Partie 1 : Emplois spatiaux 25 � Chapitre 1 : Through dans la complémentation des verbes de mouvement 26 � Chapitre 2 : Across et through 66 � Chapitre 3 : La nuance de moyen dans les énoncés spatiaux 90 � Partie 2 : Traitements et expérience 111 � Chapitre 1 : Traitements et procédures – “It went through the washing machine” 113 � Chapitre 2 : La nuance d'expérience – “He went through a bad week” 127 � Partie 3 : Dynamique et complétude 175 � Chapitre 1 : Be + through 180 � Chapitre 2 : Through dans les formes composées 224 � Chapitre 3 : Through modifieur d'une forme adjectivale 251 � Partie 4 : Causalité et moyen 288 � Chapitre 1 : Valeur causale 289 � Chapitre 2 : Valeur de moyen 338 � Chapitre 3 : Through et with 364 � Partie 5 : Intermédiaire 383 � Chapitre 1 : Through + animé humain, la nuance d'intermédiaire 385 � Chapitre 2 : Intermédiaire géographique et gamme – “from A through Y to B” 411 � Conclusion 424 � Bibliographie 430 � Index des noms cités 449 � Index des notions utilisées 452 � Table des matières 459 � 3 �
  4. 4. Introduction � Préambule Dans un article fécond intitulé « A tour through through », D. Lee a produit l’une des études les plus détaillées de la préposition. Il y développe une représentation du marqueur dans laquelle il établit un lien entre ses différentes valeurs sémantiques et un schéma prototypique spatial. Nous prendrons son analyse pour point de départ, avant d'évoquer les propositions de A. Tyler et V. Evans, J. Hilferty, et D. C. Bennett qui concernent through, ainsi que celles de P. Cadiot et C. Vandeloise pour l'ensemble des prépositions, représentatives de variantes plus ou moins différentes au sein de l’approche cognitiviste1. Ce choix est motivé par les raisons suivantes : - Les linguistes cognitivistes ont fourni la majorité des propositions de formes schématiques sur le fonctionnement des prépositions. - Parmi les non-énonciativistes, les cognitivistes représentent le courant le plus conséquent qui défende une vision non autonome du langage. Dans la mesure où nous partageons cette position, il nous a paru opportun de spécifier les points sur lesquels nous différons de leur approche, avec laquelle nous partageons un certain nombre de convictions (sur le caractère analogique des systèmes de représentation, sur la structuration des processus de catégorisation, entre autres). Tous les linguistes cités ci-dessus proposent pour représenter les prépositions de définir une certaine valeur fondamentale. Celle-ci est exprimée selon deux grandes tendances, que nous distinguerons mais à l’égard desquelles nous formulerons des objections semblables : la proposition d’un schéma de base de nature plutôt géométrico-topologique, et celle de définitions qui prennent la forme d’un faisceau de traits définitoires. 1 � Les différentes propositions propres au marqueur seront considérées et mises en perspective avec nos hypothèses lorsque seront abordées les différentes valeurs sémantiques de la préposition. 4 �
  5. 5. Si les différents auteurs précédemment mentionnés mettent en valeur d’importants phénomènes de langues associés à l’usage de la préposition et s’ils relèvent des analogies d’un grand intérêt entre les différentes valeurs sémantiques de la préposition, plusieurs éléments nous conduisent néanmoins à envisager la nécessité d’un autre type de représentation. Dans un premier temps nous en dégagerons les motifs principaux. Dans un second temps nous exposerons brièvement les conclusions des travaux déjà existants sur ce marqueur au sein de la Théorie des Opérations Énonciatives dans laquelle s'inscrit notre travail. Dans un troisième temps nous présenterons les différentes modalités de notre travail de recherche et en détaillerons la structure. 1. Les propositions cognitivistes 1.1 Schémas topologiques et situations prototypiques D. Lee définit la valeur spatiale de through comme première. Elle détermine par conséquent le choix de la situation prototypique qu'il présente comme l'invariant du marqueur : [A] physical object or substance enters a container, follows a path within the container, and then exits.2 (1998 : 333) L'auteur expose l'existence de différents facteurs et processus qui définissent le lien entre ce schéma de base et les valeurs qu'il associe à la préposition : orientational metaphor, frames, radial categories, plasticity of meaning, subjectification. Ils sont présentés comme encadrant les différents processus d’extension métaphorique dérivant du schéma de base présenté ci-dessus et générant l’ensemble des valeurs sémantiques analysées : resource consumption, achievement, instrumentality, causation, result, ordeal. Ceci se fait 2 D. Lee nous renvoie en fait à R. T. King (1988, 579), qui associe ces traits à la préposition allemande durch et pour laquelle il établit un parallèle avec through. 5 �
  6. 6. notamment par le biais de l’affiliation de structures « pré-conceptuelles » à la préposition. Pour le cas de through, ces structures sont principalement le path schema et le container schema. : The schemas that are most relevant to through are the source-path-goal schema and the container schema.3 ( 1998 : 335). La notion de path est définie dans la majorité des représentations de through qui sont proposées dans le cadre d'une analyse cognitiviste comme une composante essentielle du fonctionnement du marqueur. Comme le font V. Tyler et A. Evans, elle est généralement présentée comme la primitive conceptuelle dont découlent métaphoriquement les différentes valeurs de la préposition : As through characterizes a spatial relation denoting a TR and a bounded LM in which two locations on either side of a LM are related (the entrance point and exit point, respectively), the associated functional element is that of path.(2004 : 21) Par ailleurs, cette primitive est donnée comme résultant directement d'un schéma prototypique spatial qui représente la traversée d'une entité par une autre, et que résume typiquement le schéma prototypique de V. Tyler et A. Evans : A partir de la définition d'une valeur de base du marqueur, spatiale, qui repose sur l'idée de traversée, les auteurs attribuent donc au marqueur une primitive conceptuelle, celle de path. La proposition de J. Hilferty est comparable à celle-ci puisque la notion de path est également choisie pour caractériser le fonctionnement de through, et également présentée comme résultant d'un schéma spatial de cet ordre : 3 Nous soulignons. 6 �
  7. 7. [W]ith regard to the landmark, the trajector's linear path takes it sequentially from a relationship of noncoincidence, across one of coincidence, to that of noncoincidence [...].(1999 : 349) Les cognitivistes ne sont en fait pas les premiers à avoir eu recours à ces concepts pour la définition du fonctionnement de through, les idées d'intérieur et de chemin étaient déjà présentes dans l'analyse de D. C. Bennett qu'il proposait dans la Théorie stratificationnelle du langage en 1975. Il défendait en effet la position suivante : [It] is clear that through needs to be defined as a 'path locative interior. (1975 : 84) On remarque néanmoins que la valeur spatiale du marqueur est elle-même multiple. Elle peut être associée à la nuance de traversée, renvoyer à un déplacement au sein d'un espace donné ou au dépassement d'une limite, entre autres : 1. The train went through the tunnel. 2. It flew through the air. 3. He ran through the door. Il semble que ce soit l'interprétation qui est considérée par les différents auteurs mentionnés ci-dessus comme présentant une certaine prédominance qui soit définie comme prototypique, à savoir celle qui repose sur la nuance de traversée que l'on rencontre dans l'exemple (1). De telles représentations laissent ainsi place de par leur nature à la représentation de l'idée que se fait le linguiste qui la génère d'un sens prototypique, avec le danger, mis en évidence par G. Gilquin et A. McMichael4 pour le cas précis de l’analyse de through par D. Lee, que la définition du prototype ne devienne en fait "une définition prototypique". L’objectif de leur analyse est de montrer que la définition que propose D. Lee pour le prototype est en désaccord avec les résultats fournis par diverses mesures qui suggèreraient des saillances diverses selon le type de critère envisagé, au détriment d’une prédominance claire et univoque de la valeur définie comme prototypique. Ils observent que : 4 G. GILQUIN, et A. McMICHAEL. “Measures of prototypicality: convergence or divergence? The case of through." Third International Conference of the German Cognitive Linguistics Association, Leipzig, Germany, September 25 - 27, 2008 7 �
  8. 8. - d'un point de vue diachronique, les mesures suggèrent une prédominance des valeurs qu'ils qualifient d'instrumentale et du sens "d'un bout à l'autre de" comme valeurs les plus anciennes. - du point de vue de la mise en place de l’usage de la préposition chez l’enfant, le premier emploi que font majoritairement les enfants de la préposition ne correspond pas à X moves through Y mais à des syntagmes circonstanciels locatifs (exemple fourni : « -oh. - come in. - through the door. - You’re not going anywhere with +… »). - du point de vue de l’emploi en discours, les mesures relatives aux différents emplois de la préposition par des adultes suggèrent un emploi prédominant correspondant à X moves through Y, où Y est un site (landmark, LM) à deux dimensions (selon l’auteur) de type door, area, town, country. - du point de vue de la saillance cognitive : les mesures effectuées concernant la saillance cognitive de la préposition avec des procédures visant à dégager la/les valeurs prototypiques "cognitives" des usagers de la langue donnent la valeur "X moves through Y" avec laquelle le référent de Y possède deux dimensions en première position, et la valeur "instrumentale" en seconde position. Les deux auteurs soulignent donc qu'ils obtiennent des résultats qui d'une part diffèrent selon le type de mesure effectuée, et qui d'autre part ne sont pas en accord avec la définition proposée. Si G. Gilquin et A. McMichael ne remettent pas en cause l'existence d'une définition prototypique de la nature de celle que fournit D. Lee mais seulement la définition proposée par ce dernier, leurs travaux montrent que la diversité des résultats obtenus en fonction des critères mobilisés ne va pas dans le sens de l'existence d'une valeur sémantique unique prototypique formulable par une paraphrase. Nous considérerons ceci comme un écueil que doit permettre d’éviter une représentation de la préposition en termes de primitives abstraites et non sémantiques, qui ne contredit pas et que ne contredit pas cette diversité de résultats, puisqu’elle situe les propriétés fondamentales de la préposition en deçà du niveau sémantique. Cette caractéristique limite d’ailleurs la part que peut remporter l’intuition personnelle dans l’élaboration du schéma 8 �
  9. 9. fondamental puisque de telles primitives abstraites, que nous définirons plus bas, contrairement à des propriétés sémantiques, échappent à notre intuition de locuteur. Un autre aspect problématique de ces représentations concerne pour nous leur lien avec l’extralinguistique. Il est ainsi intéressant de noter que le point principal que contestent G. Gilquin et A. McMichael dans la proposition de D. Lee a trait au caractère tri-dimensionnel du site (LM). En effet les linguistes privilégient l'idée d'un LM bidimensionnel au vu des résultats de leurs recherches. Leur désaccord avec D. Lee repose sur le fait que les termes qui suivent through dans ses principaux emplois par des adultes renverraient à des éléments bi-dimensionnels, à savoir des choses comme door, area, town, country. Le débat qu'ils instaurent concerne la réalité extralinguistique des référents du régime de la préposition, qui dépend elle-même de la représentation que l'on s'en fait, et ne présente en conséquence qu'une constance limitée (on pourrait se demander, par exemple, ce qui fait prévaloir le choix de la caractérisation d'une porte et d'une ville comme étant bidimensionnelle et non tri-dimensionnelle). Une définition dont l'une des propriétés concerne le nombre de dimensions du site (LM) engage nécessairement sa fiabilité sur ce critère : sa validité semble donc être fonction, par là, de la (de l'existence d'une) réalité objective, directement accessible, stable, ce qui n'est pas selon nous le cas. En ce qui concerne les dimensions par exemple, on préférera l'idée selon laquelle l'emploi d'une préposition peut engager telle ou telle conception du référent, plutôt que celle qui assigne au préalable à un référent des caractéristiques immuables. On montrera d'ailleurs précisément avec le terme door que l'appréhension de ses propriétés dimensionnelles varie en fonction de la préposition qui la précède (planaire après across, tri-dimensionnelle avec through) : ces phénomènes suggèrent que ce sont plutôt les interprétations du référent qui sont engagées par le choix de la préposition, que l'inverse. Nous aurons donc nous-même recours à des oppositions du type 2D/3D dans notre analyse, mais dans la conception des termes de l’énoncé imposée par les différents types de contextes et mobilisée avec les différents types de prépositions, et non selon des critères extralinguistiques implicitement présentés comme définitifs. Le choix de critères topologiques peut par ailleurs présenter certaines limites pour l’explication de certains phénomènes. Avec le schéma de D. Lee qui implique « un passage 9 �
  10. 10. par l’intérieur du site », les situations où un élément passe par un site qu’il ne traverse pas de l’intérieur, comme dans l’énoncé suivant, sont susceptibles de ne pas rentrer dans le cadre de la représentation proposée : 4. He walked through the door/the lawn. D. Lee a pour cela recours au concept de notional line (pour quelqu’un qui marcherait dans l’herbe par exemple, on prend en compte la ligne virtuelle qu'y dessinent ses pas), et définit ces énoncés comme des variantes plus abstraites de la situation de base. Il s’agit donc davantage d’une forme de constat sur la maléabilité du schéma de base et sur le type d’énoncés que l’on rencontre avec la préposition, qui n’a au final qu’un pouvoir explicatif relativement limité quant au fonctionnement du marqueur. En outre, l’attribution d’un plus haut degré d’abstraction à certains emplois spatiaux qu'à d'autres peut être considérée comme un constat contradictoire. Une autre critique qui peut être adressée à certaines représentations cognitivistes concerne la légitimité des explications fournies dans la description des processus d’extension métaphorique. Les principes décrits sont en effet de l’ordre de l’association d’idées. Nous ne remettons pas en cause le rôle majeur joué par l’analogie dans notre système de conceptualisation, toutefois sa nature extrêmement plastique en fait un critère très peu contraignant lorsqu'il est utilisé comme ressort d’une explication, à tel point qu’il peut s’avérer difficile d’en déterminer la valeur. Nos dispositions à valider ces intuitions ne semblent reposer que sur la reconnaissance d’un air de famille entre les différentes valeurs sémantiques qui, s’il suggère une certaine forme de connexion entre ces dernières n’atteste pas pour autant ce rapport précis de paternité entre valeurs spatiales et valeurs abstraites5. En effet, il peut être aisé de se laisser convaincre d’une relation de filiation entre deux valeurs par des similitudes/analogies qui pourraient en fait incomber au partage de fondamentales communes plutôt qu’à une relation de dérivation (c’est en tout cas notre position). Ceci reviendrait, pour reprendre la métaphore du lignage, à conclure de l’observation de ressemblances entre deux individus étant en fait frères ou cousins à une relation père-fils. R. Langacker, dont le travail s'inscrit également en linguistique cognitive et qui 5 Voir a ce sujet J.-J. Franckel et D. Paillard (2007). 10 �
  11. 11. exploite des principes de dérivation métaphorique semblables à ceux de D. Lee, met d'ailleurs son lecteur en garde contre une interprétation trop intuitive et absolue des processus d’extension métaphorique au terme desquels les valeurs non-spatiales resteraient extrêmement solidaires du spatial et ne pourraient se concevoir indépendamment de celuici (1987 : 4.3.2). Il nous informe également du risque de dérivations fantaisistes qui découlent de l’expression du non spatial en termes topologiques. A cet égard, on remarque chez de nombreux cognitivistes une orientation naturelle vers un recours à des fondamentales plus abstraites lorsqu'ils souhaitent apporter une assise plus solide à la description des ces fameux processus métaphoriques. R. Langacker, parmi d’autres, pour contrer le problème du caractère fantaisiste et peu envisageable de certaines conceptions basées sur une interprétation des processus d’extension métaphorique impliquant une subordination totale du non-spatial au spatial, déconstruit ces composantes spatiales (type mouvement) en éléments plus abstraits, et renvoie à ces derniers comme incarnant la base de l’extension métaphorique (en substitution au pur spatial donc)6. Aussi, même si le passage par le spatial pour la formation du non-spatial reste inscrit dans ses propositions, il en vient naturellement, pour se départir des problèmes inhérents à un codage direct de toute valeur non-spatiale par le spatial (réification, hypothétiques transpositions, extravagances, etc.), au recours à des fondamentales non spatiales. Ce recours à des primitives plus abstraites, lorsqu’il s’agit de contraindre le caractère fantaisiste de certaines représentations en termes d’extension métaphorique, présente un argument supplémentaire en faveur de leur nécessité et de leur pertinence dans le cadre d’une représentation des marqueurs linguistiques. On retrouve le même phénomène chez les linguistes cognitivistes qui font le choix d'une représentation en termes de faisceaux de traits, dont nous présenterons l'approche ci6 R. Langacker (1987 : 169-170) « Alternatives hinge on the possibility of an independent, nonspatial construal of the target domains of relationships. I do believe we can conceptualize a person reciting the alphabet without reifying the alphabet into a road like object, and that we can conceive milk changing in quality without construing it as moving from one spacelike region to another.(…) Let us assume, then, that some spatial metaphor pivot on a perceived similarity between the standard A ( a spatial notion) and the target B, where B is an independent conception that is not spatial in the narrowest sense of the term. The coactivation of A and B as the literal and figurative senses of the expression constitues the recognition of its metaphorical nature» et « We can characterize « motion » in abstract terms applicable to any extensional domain, without prejudging the extent to which spatial metaphor is constitutive of these domains ». 11 �
  12. 12. dessous. On mentionnera brièvement E. Katz, sur la proposition de laquelle nous reviendrons plus bas : la linguiste, bien que prônant une approche cognitiviste avec un schéma de base spatial s'en remet finalement pour rendre compte des particularités de dans face à en et à, à un outil métalinguistique du type de ceux qui sont utilisés dans la TOE, l'opposition spécifique/non spécifique7. Il nous faut enfin faire état d'un phénomène que signale notamment E. Gilbert (2006), celui de l’hétérogénéité de la représentation qu'entraîne le choix de schémas spatiaux ou basés sur des réseaux de traits, qui ne convoquent pas un nombre restreint de primitives mais des traits multiples car spécifiques à chaque préposition, ou à quelquesunes seulement8. On ajoutera que ce choix entraîne directement un autre type d’hétérogénéité : les prépositions qui n'ont pas de valeur spatiale ou qui auraient des valeurs d'origine nonspatiale9 (as, during, except, like, save, owing to, since) appelleront nécessairement un autre type de représentation : on voit mal en effet comment représenter avec un schéma spatial une préposition qui ne possède pas ou n'a pas possédé cette valeur. Pour toutes ces raisons, on cherchera donc à montrer tout au long de cette étude qu’il est tout à fait possible de rendre compte de la diversité des valeurs abstraites de la préposition sans passer par des concepts spatiaux, et qu'il est possible de trouver des primitives communes aux deux types de valeurs, spatiales et abstraites. 7 � E. Katz (2002 : 37) : "dans peut être considéré, jusqu’à un certain point, comme une sorte de variante combinatoire de chacune des deux autres [à et en], l’environnement spécifique/non-spécifique jouant souvent un rôle décisif dans la sélection de la préposition." 8 E. Gilbert (2006 : 1) : "Chaque préposition acquiert du même coup une forme de spécificité irréductible, qui n’autorise tout au plus qu’une homogénéisation locale de la schématisation, au travers de concepts tels que par exemple ceux de « verticalité » ou d’« horizontalité » qui permettent de constituer quelques paradigmes de prépositions (over, above, under, below ; in front of, before, behind, after)." 9 M.-L Groussier ( 1997 : 221) : "Le sens d'origine de la majorité des préposition est spatial. Sur une liste de 60 prépositions d'anglais actuel, seules sept ne remontent pas à l'indication d'une relation dans l'espace" et "Il n'y a apparemment en anglais aucune préposition d'origine non spatiale qui ait acquis un sens spatial". 12 �
  13. 13. 1.2 Définitions par faisceaux de traits fonctionnels : découpage de l'extralinguistique et territorialisation des marqueurs Chez les cognitivistes, une autre approche de la représentation des marqueurs de la langue consiste à en élargir la définition prototypique à d'autres traits. C. Vandeloise, par exemple, rejette une représentation primaire spatiale, au motif qu'elle n'inclut pas certains aspects clefs du fonctionnement des prépositions portant principalement sur les relations de force mises en jeu, et propose "une description fonctionnelle et dynamique" qui fait intervenir des critères tels que les rapports contenant/contenu ou porteur/porté (1993 : 183). A nouveau, ceux-là mêmes sont des construits auxquels il serait par là, de la même façon qu'aux rapports topologiques, difficile d’attribuer le statut de primitives. Il est vrai que l'auteur établit son souhait d'échapper au recours à des concepts simples (géométricotopologiques, type contact, etc.) comme à des critères stricts en faveur des "ressemblances de famille" associées à ses concepts complexes, laissant ainsi entendre que son système ne repose pas sur des postulats de détermination stricts au profit de motivations plus souples. Pourtant, l’approche de C. Vandeloise le conduit à renvoyer à des rapports de complémentarité, où un marqueur se définit par les emplois que ne recouvrent pas d'autres marqueurs10. La production de ce type de règles différentielles est donc naturellement 10 C. Vandeloise décrit par exemple l'impossibilité d'employer être sur ou être dans comme une condition requise pour l'acceptabilité de toucher (via les types de relations dynamiques que chacun est/serait à même de recouvrir) : « (7) La pomme touche le panier (8) *La poire touche le panier (9)* Le panier touche la table Comparant les phrases (7)-(9) aux phrases (10)-(11), on constatera que le verbe toucher est utilisable lorsque être sur/dans ne le sont pas : (10) * La pomme est sur/dans le panier (11) La poire est dans le panier (12) Le panier est sur la table La complémentarité des relations dynamiques C/c et P/p avec le verbe toucher permet de formuler une règle différentielle gouvernant les usages statiques du verbe toucher :Ts : S touche O si S est en contact avec O est 13 �
  14. 14. associée à une forme de territorialisation des emplois : on aboutit à un système où les marqueurs se partageraient l'ensemble des situations extralinguistiques qu'il s'agirait de traduire par le langage, et se définiraient ainsi par rapport aux types de cas couverts (envisagés ici du point de vue des rapports dynamiques et fonctionnels impliqués), leur territoire, et à leur position les uns par rapport aux autres, plutôt qu’à leur dynamique propre. Le langage est alors appréhendé du point de vue de ce qu'il peut ou non traduire une réalité donnée, un implicite contestable qui sous-entend que le langage opère un calque symbolique de la réalité, plus qu'il ne permet d'élaborer du sens et d'en construire une représentation. Dans la lignée de l'élargissement des traits définitoires au non spatial, P. Cadiot (2002), qui rejette également la thèse localiste au profit d'un réseau de traits, fait un pas supplémentaire dans la direction de la subjectivité par rapport aux traits dynamiques et fonctionnels de C. Vandeloise : des traits plus complexes, associés à l'expérience du sujet, tels que la dépendance, le contrôle, l’appropriation réciproque, l’anticipation et l’attente. Il énonce : Loin de considérer, comme on le fait le plus souvent, les valeurs aspectuelles, subjectives et qualitatives comme des suppléments que la reconstruction linguistique devrait dériver dans un deuxième temps, il nous paraît qu’il faut les inscrire au cœur des « motifs » les plus originels attribués aux prépositions. (2002 : 11) On retrouve ici, ce qui peut également être noté pour la proposition précédente, un problème lié à la dépendance à l’extralinguistique de ces outils de représentation. Avec une proposition basée sur des traits complexes, les arguments qui sont avancés pour justifier la représentation concernent ces traits, et les paradigmes proposés jouent naturellement sur ces mêmes traits : ils visent la plupart du temps à mettre au jour les situations pouvant être couvertes ou non par la préposition car présentant tel ou tel trait. Comme avec les propositions précédentes, un autre souci concerne le pouvoir explicatif de la représentation retenue. En effet, avec le postulat d'une répartition des emplois des prépositions qui dépend des propriétés extralinguistiques (topologie, rapports de force, expérience) de la situation donnée, il devient en théorie plus difficile d'admettre – et a fortiori de justifier – la possibilité de l'emploi de plusieurs prépositions pour une même situation, ce qui est si le contact n'est pas la conséquence des relations C/c ou P/p » (1993 : 181-188) 14 �
  15. 15. pourtant un phénomène observable en langue. On limite de fait les possibilités de rendre compte des cas où plusieurs prépositions entrent en concurrence, avec les différents effets de sens qui en découlent, ce qui est pourtant une ressource profitable dans la description des spécificités des marqueurs, qui nous sera en l'occurrence d'une grande utilité pour définir les propriétés de through. Enfin, en cherchant du côté de l'extralinguistique, les linguistes cognitivistes cités plus haut semblent régulièrement confrontés à la difficulté de trouver des différences flagrantes susceptibles d'expliquer certains paradigmes, à l'aide des traits topologiques/dynamiques (pour les raisons que nous venons de mentionner). Ainsi, dans le cadre du choix de la production de listes de traits définitoires – où l'on note au passage le risque de l'obtention d'un catalogage exhaustif des conditions d'emploi d'une préposition qui relèverait du descriptif plus que de l'explicatif – les traits choisis ne permettent pas toujours de faire la différence entre des prépositions qui peuvent partager des valeurs très proches. Les recours sont variés, mais témoignent tous de l’existence de ce problème. A l'insuffisance de ces critères pour la définition de la spécificité des marqueurs, on rencontre deux grands types de réponses : – un recours aux notions de convention ou de valeur par défaut, qui va à l'encontre du principe d'une formalisation théorique, qui vise justement à écarter l'idée de convention par la démonstration de principes organisateurs du sens. – l'ajout de critères supplémentaires, ad-hoc, qui, en complexifiant le système nuit au statut de primitives des primitives (celles-ci, par essence, devraient être en nombre limité). Ces observations suggèrent également un affaiblissement de la représentation à mesure que l'on va vers des scénarios moins attendus, moins courants, moins représentés (plus abstraits généralement), qui sont parfois alors traités comme autant d'exceptions 11. La représentation 11 L. Herskovits (1998 : 288) parmi d’autres, indique : "there is a certain degree of tolereance for deviation from the truth of the ideal meaning or the sense-shifted ideal meaning". Invoquer un degré de tolérance dans le systématisme de la correspondance entre un "ideal meaning" et les différents types d'emploi revient à attribuer d'emblée à la représentation une certaine latitude de faillibilité et donc à en prédiquer la non consistance. 15 �
  16. 16. choisie, il va sans dire, devrait montrer son efficacité dans toutes les situations données et ne souffrir ni l'exception ni l'approximation. Dans l'idéal, il semble au contraire que l'efficacité d'une représentation doive pouvoir se mesurer à sa capacité à rendre compte d'emplois plus rares ou moins évidents, plus obscurs. Qu'il soit bien entendu que nous ne faisons pas ici le procès de la mise au jour de certaines conditions d'emploi des prépositions, mais du type de critères choisis. Nous ne choisirons pas d'ignorer l'existence de ces traits récurrents, mais les traiterons comme indices de ce qui les génère, plutôt que comme vecteurs de l'emploi eux-même. En ce qui concerne la préposition through, l'idée est d'en représenter le fonctionnement par une définition du type de mise en relation qu'il établit entre deux termes, sous la forme d'un invariant abstrait. Celui-ci doit pouvoir, selon les caractéristiques de l'environnement syntaxique et sémantique dans lequel il apparaît, livrer l'ensemble des valeurs sémantiques qui lui sont connues, et doit également permettre de rendre compte des emplois non prépositionnels de through. Notre analyse tiendra ainsi également compte des emplois adverbiaux et adjectivaux du marqueur. 2. Représentations existantes dans la TOE, � présentation des outils d'analyse � La thèse localiste, qui place l'espace au cœur du fonctionnement des prépositions, n’est pas adoptée par les seuls linguistes cognitivistes : au sein de la TOE, certains, tout en privilégiant l'exploitation de primitives abstraites, défendent l'hypothèse de la primarité du spatial. C'est le cas de C. Chauvin, qui attribue dans ce cadre théorique un sens prototypique spatial à through : « traversée d'un espace en 3-D de part en part, i.e. entrée, passage, sortie » qu'elle reformule ainsi : Soit un domaine servant de repère (pour le sens spatial : 3 dimensions, forme quelconque). Le repéré en partant d'un point quelconque de DT à la frontière et en allant vers un autre point quelconque de DT à la frontière, opère un parcours de l'ensemble du DT. (2005a :197) 16 �
  17. 17. [DT = domaine topologique] � Pour l'auteur, les différentes valeurs du marqueur sont issues de processus de dérivation métaphorique ou de liens analogiques, « la traversée se [laissant] notamment ensuite interpréter comme "moyen" […] » (2005a : 197). Cette analyse possède de grandes similitudes avec l'hypothèse avancée par les cognitivistes du rattachement de through à la primitive path. En ce qui concerne les analyses du marqueur qui existent dans la TOE, signalons le fait que l'article de C. Chauvin succède à une première analyse proposée par E. Gilbert, qui défend l'hypothèse non localiste. Il propose une représentation topologique de through, en indiquant que le marqueur renvoie à « une sortie d'un intérieur » (2003 : 20). Cette représentation, sur laquelle nous reviendrons dans le corps de notre travail et dont nous nous démarquerons sur certains points, n'est pas à interpréter en termes spatiaux. Elle a trait à la topologie notionnelle : il s'agit de l'un des deux types de représentations que nous utiliserons dans cette étude. Elle fait appel au concept de notion, notée QLT. Cette dernière, antérieure à la catégorisation en mots, correspond pour A. Culioli à « un ensemble structuré de propriétés physico-culturelles » (1985 : 23), et « se présente comme insécable, c’est-àdire comme non fragmentée, prise en bloc (caractéristique du travail en intension) » (1999b : 9-10). A la notion /cat/ est ainsi rattache un faisceau de propriétés qui compte entre autres <domestic>, <small>, <feline>, <cute>, <mammal>, <cuddly>, et <purring>. Un travail d'individuation sur la notion (la quantifiabilisation) permet par ailleurs d'en envisager des exemplaires, des manifestations, qui en constituent des occurrences. L'ensemble des occurrences qui peuvent être rattachées à une notion représente un tout que l'on désigne par le terme de classe d'occurrences. Ceci nous amène au second élément clef de la topologie notionnelle, le domaine notionnel : A partir de la notion, on construira un domaine notionnel qui a, entre autres, les propriétés suivantes: 1) tout domaine est muni d’une classe d’occurrences , qui rend quantifiable la notion (telle ou telle occurrence de /( ) être chat/); 2) d’un point de vue qualitatif, tout domaine se compose d’un intérieur, avec un centre organisateur, d’une frontière, d’un extérieur: L’intérieur nous donne des occurrences à la fois individuables et identifiables les unes aux autres, parce que toutes possèdent une 17 �
  18. 18. même propriété : tel ou tel livre, tel ou tel chat, de toute façon il s'agit d'un livre ou d'un chat. [...] L’extérieur nous fournit, selon le cas, le vide, l’absence, l’impossible, l’altérité foncière. Cette dernière est marquée, en français, par des tournures révélatrices: “c’est tout autre; ça n’est pas du tout un livre; ça n’a plus rien à voir”. La frontière comprend des valeurs qui n’appartiennent ni à l’intérieur, ni à l’extérieur, mais, selon l’action des énonciateurs au cours d’un échange, d’une discussion, d’une argumentation, la frontière pourra être rattachée soit à l’intérieur, soit à l’extérieur. (1999b : 54-55) Toute occurrence peut donc être localisée dans l'une des trois zones du domaine notionnel, en fonction de sa conformité à une occurrence abstraite et représentative de la notion, qui fonctionne comme un point de référence : le centre organisateur du domaine notionnel. Nous préciserons, avant de poursuivre, que le centre organisateur peut fonctionner dans certains cas comme un centre attracteur. Il ne représente plus alors une occurrence typique de la notion mais une occurrence qui présente les propriétés définitoires de la notion au plus haut degré envisageable. A l'aide de ces outils, nous proposerons, dans la lignée de la proposition d'E. Gilbert, une représentation de through en termes de topologie notionnelle. A la différence du linguiste, nous considérerons cependant que through ne marque pas le passage de l'intérieur (I) à l'extérieur (E) du domaine notionnel, mais un passage de l'intérieur du domaine notionnel (I) à son complémentaire, qui regroupe la frontière (F) et l'extérieur (E), l'accent pouvant être mis, selon les contextes, sur le passage à la frontière ou à l'extérieur. Cette proposition sera précédée d'une proposition de représentation non topologique, en termes de repérage, que nous introduirons avec l'analyse des emplois spatiaux, afin d'éviter toute confusion entre une représentation topologique spatiale (cf. analyses cognitivistes) et une représentation topologique notionnelle et de mettre en valeur la possibilité d'un recours à des primitives abstraites non spatiales, y compris pour les emplois spatiaux. Le concept de repérage est un élément clef de la TOE. Pour le cas des prépositions, on considère qu'elles permettent la mise en relation de deux occurrences, X et Y, dont l’une intervient dans la construction de la valeur référentielle et des caractéristiques de l’autre. 18 �
  19. 19. Cette mise en relation fait intervenir trois grandes variables. 1) L'orientation du repérage : Elle concerne l'attribution du statut de repère à celle des deux occurrences mises en relation qui constitue l'élément stable qui sert de support à la spécification de la valeur référentielle de la seconde occurrence, le terme repéré. On aura ainsi X est repéré par rapport à Y (noté X ϵ Y) ou X sert de repère à Y (noté X ϶ Y) 2) Le niveau de délimitation concerné : Le repère peut intervenir dans la spécification de la délimitation quantitative du repéré (notée Qnt), qui a trait à son existence, à son ancrage spatio-temporel, et/ou dans celle de sa délimitation qualitative (notée Qlt), qui concerne, elle, la nature ou les propriétés de l'occurrence. 3) La valeur du repérage Le type de relation qui est établi entre le repère et le repéré peut être de trois ordres : - L'énonciateur indique une absence d'altérité entre X et Y : on parlera d'identification, � symbolisée par =. � - L'énonciateur construit une altérité faible entre les deux occurrences : il sera � question de différenciation, notée ≠. � - Les deux occurrences sont données comme entretenant un rapport d'altérité forte : il � y a rupture. La rupture est figurée par le symbole ω. � En ce qui concerne la mise en relation des délimitations quantitatives de deux occurrences, les énoncés suivants illustrent les trois valeurs que peut prendre l'opérateur de repérage : 5. He is in the car. 6. He is standing by the car. 7. He went to the car. 19 �
  20. 20. Dans le premier exemple, in est le signe d'une absence d'altérité entre les coordonnées des référents de X et de Y dont on trouve la trace sur le plan sémantique dans l'idée que le référent de X, he, se trouve au sein du référent de Y, the car12. Ceci correspond à l'opération d'identification. L'opération de différenciation, illustrée en (6), en signifiant une altérité faible entre les délimitation quantitatives de X et de Y, est à l'origine d'une interprétation dans laquelle le référent de X se trouve dans le voisinage du référent de Y. Enfin l'opération de rupture que recouvre le marqueur to d'après les conclusions de L. Hamelin (2010), en renvoyant à l'existence d'une disjonction entre les délimitations quantitatives de X et de Y permet de représenter le fait que le référent de X, he, s'interprète dans le contexte de (7) comme se trouvant initialement hors du domaine spatial auquel renvoie Y, the UK. Tournons-nous à présent vers un exemple représentatif du type de distinctions que l'on peut établir sur le plan qualitatif, que nous empruntons à E. Gilbert (2006) : 8. She was burnt as a witch. 9. She was burnt like a witch. 10. She was burnt for a witch. Dans les trois cas, witch est l'occurrence repère qui sert de support à la délimitation qualitative de l'occurrence repéréee, she. En (8), l'emploi de as laisse entendre que le référent de she est une sorcière : il marque donc une identification entre les propriétés du repère et celles du repéré. En (9) like donne le sujet n'étant pas une sorcière mais comme ayant néanmoins, comme elle, la propriété d'avoir été brûlée : il marque une altérité faible, et donc une différenciation. Enfin en (10) for laisse entendre que le référent de she a été pris pour une sorcière, et donc qu'il n'en était pas une : il marque une rupture au niveau qualitatif. A partir des différentes valeurs possibles de ces trois variables nous obtenons un large éventail de combinaisons possibles qui peuvent être mises en œuvre dans la représentation du marqueur étudié, et plus précisément dans la définition de l'invariant abstrait qui lui est 12 Voir à ce sujet E. Gilbert, 2005. 20 �
  21. 21. attribué. � Nous établirons, en prenant en compte les trois variables ci-dessus que le fonctionnement � de through possède les caractéristiques suivantes : � - Le régime de through, Y, fonctionne comme repère. - Deux repérages entrent en jeu, dans lesquels l'opérateur possède respectivement une valeur d'identification et une valeur de différenciation ou de rupture. - Les deux variables précédentes possèdent les mêmes valeurs pour les deux niveaux de délimitation de l'occurrence repérée, quantitatif et qualitatif. On aura remarqué que les deux représentations, en termes de topologie notionnelle et de repérage reposent sur une dynamique par laquelle on passe d'une absence d'altérité entre deux occurrences à une forme d'altérité entre ces dernières13 : c'est là que l'on trouvera, au-delà du formalisme choisi, l’élément clef du fonctionnement du marqueur. On montrera dans une première partie que ce phénomène est observable dans les énoncés spatiaux, à travers l'apparition des nuances de traversée et de dépassement. L’étude des emplois spatiaux du marqueur sera l'occasion pour nous de montrer la façon dont l'invariant abstrait proposé, en termes de repérage à ce stade, permet de rendre compte des nuances qui apparaissent dans l'interprétation des propriétés extralinguistiques des référents des termes mis en relation, en ce qui concerne l'opposition 2D/3D que nous avons rapportée plus haut par exemple. Le parallèle avec across qui servira de support à ces observations nous permettra par ailleurs de soulever la question de l'aspect qualitatif avec through, y compris dans les énoncés spatiaux, et plus précisément dans ceux qui semblent associés à une valeur de moyen. 13 Il est généralement accepté que des correspondances peuvent en effet être établies entre les représentations en termes de repérage et la topologie notionnelle. Avec une approche topologique, l’identification, qui renvoie à l'absence d'altérité, correspond à la construction d’un intérieur. En effet, les occurrences appartenant à l'intérieur d'un domaine notionnel partagent les propriétés du type. La différenciation peut elle être mise en lien avec la construction d’une frontière, dans la mesure où elle suppose la prise en compte d'une altérité faible. Enfin le décrochage, marqué par l'altérité forte, entretient des rapports directs avec la construction d’un extérieur, dans lequel sont localisées toutes les occurrences qui ne possèdent aucune des propriétés du centre organisateur de la notion. 21 �
  22. 22. Dans la deuxième partie, nous proposerons une représentation topologique notionnelle du fonctionnement de through, qui sera illustré avec des emplois strictement qualitatifs du marqueur. Il s'agit d'une part de la valeur de traitement : 11. My phone went through the washing machine. et d'autre part de la valeur d'expérience : 12. He went through a bad week. Lorsque nous aurons appréhendé le passage d'une absence d'altérité à une forme d'altérité entre les délimitations des termes mis en relation dans des emplois spatiaux et dans des emplois non spatiaux, nous mettrons en valeur l'importance de l'aspect dynamique de through que suppose l'existence de ces deux modes de mises en relation de X et de Y. On étudiera à cet effet les spécificités de sa combinaison avec be, marqueur statique, puis les caractéristiques de l'occurrence de through dans des verbes composés, tels que read/talk/thing something through. Les conclusions des trois premières parties seront alors exploitées dans la quatrième partie, consacrée aux énoncés causaux et à la valeur de moyen, dans laquelle nous nous intéresserons également de plus près aux deux autres variables du repérage : son orientation et le niveau de délimitation concerné. Cette partie sera également l'occasion d'une comparaison entre through et d'autres marqueurs présentant des emplois semblables : by, for, et to pour la nuance de cause, by et with pour la nuance de moyen. On verra ainsi que l'invariant proposé permet non seulement de rendre compte des valeurs de through, mais également de la localisation des zones de recouvrement et de non recouvrement avec d'autres marqueurs. Dans la dernière partie (V), nous ne nous intéressons plus à la valeur des repérages mis en place par through, à leur orientation, ou au niveau de délimitation concerné, mais à leur combinaison. Les spécificités de cette dernière permettent en effet de rendre compte de l'association au marqueur de la nuance d’intermédiaire, illustrée ci-dessous : 13. He got the job through a friend. 22 �
  23. 23. Dans ces énoncés, où Y, le régime de through, correspond le plus souvent à un animé humain, on interrogera par ailleurs la place de la notion d'agentivité dans la description de son rôle au niveau sémantique. Avant d'aller plus loin, quelques remarques concernant les méthodes d'analyse adoptées s'imposent. Notre étude s'appuie sur des exemples attestés qui proviennent essentiellement du British National Corpus (anglais britannique) et du Corpus Of Contemporary American English (anglais américain), ainsi que de divers sites web appartenant au domaine .co.uk. Dans de rares cas, nous proposons des énoncés construits, représentatifs des tendances observables sur ces trois bases de données, notamment dans le cadre de la construction de paradigmes. La manipulation d'énoncés existants et la construction de paradigmes représentent, avec la glose, nos principaux outils de démonstration. Ils permettent en effet pour les premiers d'accéder à certains traits caractéristiques du fonctionnement du marqueur, et pour la seconde à ses valeurs sémantiques. Dès lors que l'on envisage un invariant abstrait qui fournit au marqueur ses différentes valeurs en fonction du contexte, la manipulation des énoncés est particulièrement propice à la délimitation de cette forme schématique : elle permet la vérification des hypothèses émises sur son fonctionnement. 23 �
  24. 24. 24 �
  25. 25. Partie 1 : Emplois spatiaux � Nous débuterons notre analyse avec les emplois spatiaux du marqueur, en étudiant les configurations dans lesquelles un syntagme prépositionnel (SP) introduit par through entre dans la complémentation d'un verbe de mouvement. Nous procéderons dans un premier temps à l'examen des différents effets de l'adjonction d'un SP spatial en through sur la valeur aspectuelle lexicale (Aktionsart) de procès atéliques dans des énoncés de la forme « he ran through the door/the hall ». Au travers de ces observations, on verra se dégager des opérations récurrentes dans le fonctionnement du marqueur, sur la base desquelles nous établirons les bases de l'invariant abstrait qui fonde la représentation proposée dans cette étude, au niveau quantitatif : deux opérateurs de mise en relation des occurrences repère et repérée, indiquant respectivement une absence d'altérité (identification) et l'existence d'une forme d'altérité (différenciation/rupture) entre ces dernières. Cette proposition sera dans un second temps confrontée à la comparaison de through avec un marqueur présentant des emplois proches : across. Après avoir établi la possibilité de rendre compte de différents phénomènes de concurrence ou de non concurrence entre les deux à l'aide de la représentation proposée, on analysera les effets du mode de mise en relation des termes de l'énoncé par le marqueur sur l'interprétation des caractéristiques mêmes (géométriques, notamment) de son régime. Nous établirons ici la nécessité d'intégrer à la représentation un repérage qualitatif afin d'expliquer certaines différences entre les emplois de through et de across, dans des énoncés qui offrent pourtant une lecture spatiale. Enfin, nous explorerons plus avant la question du paramètre qualitatif dans le cadre d'une comparaison avec by portant sur les énoncés spatiaux où apparaît la nuance de moyen, tels que « he escaped through/by the door ». Ce parallèle sera l'occasion de préciser l'orientation des repérages mis en place par through, qui attribue à Y, son régime le statut de repère. 25 �
  26. 26. Chapitre 1 � Through dans la complémentation des verbes de mouvement Introduction L'observation des effets aspectuels de la complémentation d'un verbe de mouvement par un SP locatif introduit par through nous éclaire sur son fonctionnement. Il témoigne d'un mode opératoire dynamique, qui combine deux modes de mise en relation de X et de Y : l'absence d'altérité et l'altérité. Nous montrerons comment ces deux valeurs donnent naissance aux différentes nuances observables dans les emplois spatiaux en fonction des variables que représentent les propriétés notionnelles et syntaxiques des termes mis en relation et du contexte. Nous aurons pour cela recours au terme de complément de rang zéro, noté C₀, pour désigner l'occurrence à laquelle on attribue traditionnellement la fonction de sujet, selon le principe que formule ainsi A. Culioli : Ainsi, on notera Sujet (d’une phrase) = (C0, Agent, Thème). C0 se lit complément de rang zéro dans une théorie des compléments, impliquant que le sujet (de surface) les langues où sa présence est obligatoire, est nécessaire comme élément de l’ensemble de départ, pour que l’énoncé soit canoniquement bien formé ; Agent implique que très souvent (la formulation est volontairement approximative) le Sujet est Agent, soit à un niveau de surface, soit en inversant la proposition, que l'Agent était sujet (C0) à un niveau plus profond. (1999a : 26) A cette notation, qui vise à éviter d'éventuels amalgames entre rôles thématiques et fonctionnements syntaxiques, nous ajouterons C₁ (complément de rang un) pour le second 26 �
  27. 27. complément, typiquement l'objet du verbe, et ainsi de suite, par ordre d'apparition des syntagmes dans l'énoncé. 1. Bornage et télicité 1.1 Les prépositions et la construction d'un terme notionnel Le concept de télicité, dont la paternité est attribuée à H. Garey (1957), concerne dans sa définition originale les verbes dénotant une action orientée vers un but qui peut, selon la valeur aspectuelle grammaticale du verbe, être envisagé comme atteint ou non14. Depuis l'apparition du concept, la définition de critères permettant de prédire le caractère télique ou atélique d'un énoncé a fait l'objet d'une recherche foisonnante montrant qu'il peut être le fruit de la combinaison de plusieurs facteurs. Ces facteurs comptent notamment les propriétés syntaxiques et notionnelles de plusieurs constituants de l'énoncé : le C₀, le procès, le C₁, entre autres. Les syntagmes prépositionnels jouent également un rôle dans la détermination de cette valeur, en fonction notamment de la préposition qui les introduit. Concernant leur valeur aspectuelle, J. Zwarts (2005) établit une distinction entre trois types de prépositions : - Les prépositions téliques, qui impliquent une lecture télique d’un procès typiquement atélique. C'est le cas de out of dans he walked out of the room, qui accepterait une complémentation de type in five seconds mais pas *for five seconds. - Les prépositions atéliques, qui n’ont pas d’influence sur l’aspect d’un verbe atélique, qui demeure tel. L'énoncé he walked along the beach, par exemple, présenterait une compatibilité inverse de celle du précédent en termes de complémentation. - Les prépositions qui permettent tantôt une lecture télique et tantôt une lecture 14 H. Garey (1957 : 6) : “verbs expressing an action tending towards a goal envisaged as realized in a perfective tense, but as contingent in an imperfective tense”. 27 �
  28. 28. atélique des procès auxquels elles sont associées. � Ces dernières incluent through, qui peut parfois autoriser les deux types de complémentation dans un même énoncé, comme l'illustre J. Zwarts à l’aide de l’exemple suivant : 1. Alex ran through the grass in/for one hour. B. Cappelle (2004), à la suite de I. Depraetere (1996), évoque pour ce type de cas, qu'il considère comme ambigu du point de vue de l'(a)télicité, l'existence de procès zérotéliques. Tous les énoncés contenant un syntagme prépositionnel en through n’autorisent pas pour autant les deux lectures. Ainsi en (2), la combinaison des propriétés notionnelles de Y et du contexte implique une lecture télique du procès, qui, sans le syntagme prépositionnel, est atélique : 2. a. She ran through the gate leading into the main part of the Park. b. The hundreds of protesters took 10 minutes to march through the hall, with opposition Conservative councillors applauding them. En (3) en revanche, le procès demeure atélique : 3. Congratulations to all who braved the elements and ran through the wind and rain. On constate que l'adjonction d'un syntagme prépositionnel locatif en through à un procès atélique peut donc ou bien imposer l'une des deux lectures, télique ou atélique, du procès, ou les autoriser toutes deux. Nous nous proposons dans les prochaines pages de mettre en lumière les facteurs qui président à l'émergence de ces trois configurations, en articulant au préalable deux points d'analyse : la télicité et le bornage notionnel. 1.2 Typologie des procès La typologie de procès à laquelle nous aurons recours est celle de J. Bouscaren, 28 �
  29. 29. A. Deschamps et C. Mazodier (1993), qui repose sur une distinction en termes de bornage. Les bornes attribuées à un procès sont d'ordre notionnel et non temporel : elles ne concernent pas son extensité temporelle mais sa structuration notionnelle. Dans cette optique, les auteurs distinguent trois types de procès : 1° Les procès non-bornés : ----------------- Ils ne sont pas quantifiables. Ils correspondent typiquement aux verbes d’états. � Ex. : know, belong, hate, need. � 2° Les procès à bornes confondues :-------------[]------- Début et fin du procès sont confondus et indissociables : son initiation signifie � intrinsèquement sa conclusion. Ils permettent le renvoi à une transition entre deux � états de choses, considérée comme irréductible15. � Ex. : arrive, kick, forgive, realize. � 3° Les procès à bornes séparables : ------[-------(]) � Ils marquent également une transition entre deux états. Ces procès sont pourvus d’une � borne de gauche, mais celle-ci n’est pas confondue avec la borne de droite, dont seuls � certains sont dotés. Cette dernière est présente si le procès est notionnellement pourvu � d’un terme, d’un aboutissement. � Ex. : repair, clear, sink, erase. � Elle est en revanche absente si le procès n’en est pas pourvu. L'intérieur se conçoit � comme un espace homogène. � Ex. : dance, cook, lead, carry. � Cette typologie est établie en deçà de toute opération énonciative qui pourrait éventuellement modifier la valeur d'un procès, telle qu'elle est définie par ses propriétés primitives. La détermination du complément de rang un, le C₁, en offre une illustration classique dont les effets au niveau de la télicité (intimement liée, et même équivalente pour 15 Notons que H. Wyld (1993 : 52-55) distingue deux types de procès à bornes confondues, cette distinction entrant notamment en jeu dans le cas d'une dilatation de cette frontière. Pour les premiers, qui lexicalisent la frontière entre deux états, elle donne un espace gradué. C'est le cas de leave, open, break. Pour les seconds, comme flash, kick, hit, bang, elle ne livre qu'un espace homogène, et l'actualisation de la borne de droite ne constitue pas le passage à un état résultant. 29 �
  30. 30. certains, à la construction d'une borne de droite) sont bien connus. L’emploi de particules adverbiales et l’adjonction de compléments locatifs peuvent également avoir un impact au niveau de la prise en compte d'une borne de droite pour des procès à bornes séparables. De fait, J. Bouscaren, A. Deschamps et C. Mazodier, ainsi que d'autres linguistes de la TOE, comme H. Wyld considèrent télicité et bornage du procès à droite comme équivalents 16. Nous nous rallierons au principe d'une télicité subordonnée à la présence d'une borne de droite, dans la mesure où le concept implique l'existence d'un terme notionnel du procès. Après avoir vu que through pouvait ou non être associé à l'apparition d'une valeur télique, et donc à la construction d'une borne de droite pour le procès, il s'agit ici de relier ces phénomènes aux différents repérages mis en place par through, et aux propriétés des termes mis en relation. 2. Effets de through sur la télicité du procès Les effets de l'adjonction du syntagme prépositionnel dépendent en partie du type de repérage mis en place par through entre le terme repéré et le terme repère. En ce qui concerne l'identification de ces derniers dans l'énoncé, on posera que l'occurrence repère est le terme introduit par through, Y, dès lors qu'il fonctionne comme localisateur spatial. L'identité du terme repéré, X, localisé par Y, dépend, elle, du caractère transitif ou non du verbe. ● Avec un verbe employé de façon intransitive, c'est la localisation spatiale du C0 qui est envisagée : 16 J. Bouscaren A. Deschamps et C. Mazodier défendent ainsi cette position (1993 : 22) : « On peut donc lier globalement le problème de la télicité à la prise en compte de la borne terminale du procès, liée à une opération de quantification des occurrences, alors que la qualification seule est nécessairement nontélique ». Ils indiquent également (1993 : 18) : « Cette prise en compte ou non de la borne de droite, c'està-dire la construction d’un dernier point qui constitue le terme du procès, recouvre notre conception de la distinction entre procès téliques et atéliques ». H. Wyld énonce un principe semblable (1993 : 44) : « La télicité provient de l'association (virtuelle) d'un terme à l'extensibilité notionnelle d'un procès ». Précisons néanmoins que pour J. Bouscaren A. Deschamps et C. Mazodier, les procès à bornes confondues ne sont pas concernés par cette équivalence. 30 �
  31. 31. 4. He ran through the fields and wound down in the gym. � On trouvera X, le terme repéré, au niveau du C0. ● Si le verbe a un emploi transitif, comme push, c'est le C₁ dont on définit la localisation spatiale par rapport au régime de through : 5. My dad pushed the reptile through the front door into the small kitchen. X correspond alors au C1. Nous nous intéressons à l’adjonction d’un complément locatif introduit par through aux procès dénotés par à un verbe de déplacement tels que move, run, push, walk ou fly, qui ne sont pas dotés d'un aboutissement notionnel. Ce sont les procès à bornes séparables, ou, plus traditionnellement, les activités (dans la typologie de Z. Vendler (1957)) qui sont ici concernés. Une telle adjonction possède une assez grande diversité d’effets sur le bornage du procès. On peut en recenser quatre avec through, que nous coordonnons ici avec les observations précédemment établies sur la télicité : Le procès devient télique : a) L’adjonction du complément locatif induit la construction d’une borne de droite. b) L’adjonction du complément locatif bloque la conception du procès comme un procès à bornes séparables au profit de celle d’un procès à bornes confondues. Le procès demeure atélique : c) L’adjonction du complément locatif n'induit pas la construction d’une borne de droite, qui reste virtuelle. Le procès devient zéro télique : d) Plusieurs lectures sont possibles, avec lesquelles le procès est ou non doté d'une borne notionnelle. Le dernier cas de figure, dès lors qu'il ne peut pas nous renseigner davantage sur le fonctionnement de through que les trois premiers, qu'il recouvre, ne sera pas détaillé dans cette étude. 31 �
  32. 32. 2.1 Le procès devient télique 2.1.1 L’adjonction du complément locatif est associée à la construction d’une borne de droite Dans les énoncés ci-dessous, la complémentation du procès par le syntagme prépositionnel en through est associée à son bornage à droite, comme en témoigne la compatibilité de ce dernier avec les syntagmes de la forme in 5 minutes/hours. Ces derniers, en indiquant le temps écoulé pour parvenir à l'aboutissement du procès, sont la trace de la construction d'une borne notionnelle de droite avec le syntagme prépositionnel : 6. � You can run through the town in10 minutes. 7. � We've seen the antagonists of Godard's Bande à part run through the Louvre in four minutes (…). 8. � My niece wanted to do everything, and so my nephew joined it with all the activities too, and they looked at the exhibits with interest, but I imagine that some children might have run through the hall in 2 minutes flat without looking at anything. Le marqueur livre deux grands types d'interprétations lorsque le procès est conçu comme un procès à bornes séparables pourvu d'une borne de droite : celles qui autorisent une glose du type "from one side of Y to the other" et celles qui peuvent être glosées par "in/inside and out of Y". Il semble possible de réunir l'ensemble de ces énoncés sur le principe d'une même opération, qui se manifeste au niveau interprétatif par la prise en compte d'un dernier point, une limite du référent de Y. Celle-ci est liée selon nous au passage d'une absence d'altérité entre les délimitations de X et de Y, à la présence d'une altérité entre ces dernières, qui livre une interprétation dans laquelle X passe d'une relation d'inclusion spatiale en Y à une relation de non-inclusion, qui se traduit par l'idée que le référent de X a atteint ou dépassé un dernier point, une limite de Y. Dans les deux cas, l'apparition de cette nuance est liée aux facteurs suivants : - Au niveau sémantique, l'occurrence repère Y est notionnellement concevable comme dotée d'une étendue ou d'une épaisseur dont on peut envisager une limite. 32 �
  33. 33. - Au niveau syntaxique, l'occurrence repère Y est délimitée quantitativement : la présence d'un déterminant tel que a ou the témoigne d'une opération d'individuation associée à l'attribution de coordonnées spatio-temporelles à l'occurrence, qui peut ainsi fonctionner comme localisateur de X. a) "from one side of Y to the other" En (6), (7) et (8), le terme Y correspond à the town, the Louvre, the hall. Dans les trois cas, il peut être conçu comme un espace pourvu d'un dernier point, d'une limite, d'un bord. Par ailleurs, le syntagme prépositionnel en in indique un procès télique, ce qui suppose que le déplacement auquel il renvoie, en tant que verbe de mouvement, possède un point final. Ce point final correspond à une localisation particulière de X, qui diffère nécessairement d'une précédente localisation. Dans ces conditions, on constate que l'emploi de through est à l'origine d'une interprétation dans laquelle la validation du procès implique que le référent de X a atteint la limite du domaine spatial délimité par Y. Ceci peut être mis en évidence à l'aide de gloses comme "from one side of Y to the other". On peut donc dire que la borne de droite du procès est associée à un changement de localisation spatiale de X, qui est tel que celui-ci s'interprète comme ayant atteint le dernier point de Y. On précisera avant de poursuivre que si la conception du référent de Y comme étant pourvu d'un dernier point semble aller de pair avec les énoncés à procès bornés, les propriétés de Y ne dictent pas à elles seules la valeur du procès. La comparaison entre (6), (7), (8) d'une part, et (9), (10) (11) de l'autre, pourtant très proches sur le plan lexical pour ce qui est des termes Y, indique une appréhension bien différente des procès et des propriétés de Y mises en jeu dans l'interprétation. A la différence des énoncés précédents où le procès s'interprète comme borné à droite, les procès des exemples ci-dessous sont non bornés à droite, et aucune limite de Y n'entre en jeu : 9. The mobs later ran through the town for several minutes, attacking white businesses. 10. After an hour of running through the museum we headed back to the Sherlock Holmes pub for my wife's birthday dinner. 33 �
  34. 34. 11. � I wandered through the hall for a while [...]. L'importance du contexte qui amène à envisager Y de telle ou telle façon, bien au-delà de ses propriétés notionnelles, définitoires, apparaît nettement dans cette comparaison. A l'évidence, le syntagme prépositionnel à valeur de circonstant de temps, selon qu'il est introduit par in ou par for, favorise l'une ou l'autre. Les caractéristiques du procès importent également. Car si run ou walk restent relativement neutres de ce point de vue, les verbes wander et roam employés ci-dessus, qui dénotent un déplacement aléatoire, et à ce titre non dirigé vers un but précis, promeuvent une absence de bornage. b) "in and out of Y" Dans les exemples précédents, on a suggéré que l'interprétation était celle d'un déplacement qui se faisait d'un bout à l'autre de Y, et reposait sur la prise en compte d'un dernier point de Y. On rencontre fréquemment un autre type d'interprétation qui illustre les cas où le syntagme prépositionnel en through contribue au bornage à droite du procès. Il véhicule la nuance d'une sortie de l'espace délimité par Y, avec des énoncés se prêtant, avec plus ou moins de félicité, à des gloses du type "in/into and out of Y". C'est le cas ici : 12. �He generally walks into the room from the balcony, walks through the room, and descends by the inside stairs. 13. �Last Wednesday, 44 Afghans discovered trying to walk through the tunnel were thought to have broken into the Eurotunnel compound after leaving the Sangatte camp. Cet emploi repose comme précédemment sur la prise en compte d'un dernier point de Y, mais il se comprend ici comme dépassé, dans le cadre d'un phénomène de sortie. On relèvera un autre indice d'un fonctionnement favorisant la prise en compte d'une limite de l'occurrence repère avec through dans l'existence de la combinaison de halfway through. Celle-ci permet en effet de renvoyer à un point médian, qui ne peut donc être défini que sur une distance finie. Through contribue donc ici vraisemblablement au renvoi à un dernier point de Y, qu'il concerne son ancrage spatial ou temporel. Ceci s'observe aussi bien dans le cas d'interprétations spatiales, où le dernier point est le dernier point d'un espace : 34 �
  35. 35. 14. It is thought the trains all over halfway through the tunnel suffered a fault as they entered the warmer air of the tunnel. 15. �Halfway through the wood the ground is covered with an almost single-species layer of Wild Garlic or Ramsons. qu'avec des interprétations temporelles, où le dernier point est le dernier instant d'une période : 16. But I'm not gonna worry about that until halfway through the week and then I'll write to them. 17. And before you realize it you're halfway through your interview, and you think, Oh God. c) Représentation Que l'on ait une interprétation du type "from one side of Y to the other" ou "in and out of Y", through donne à voir X comme entretenant deux types de relations spatiales distinctes avec Y. Le passage de l'un à l'autre caractérise l'aboutissement notionnel du procès. Dès lors que through construit deux localisations distinctes successives pour l'occurrence repérée, deux repérages successifs entrent en jeu au niveau quantitatif, qui permettent la définition de deux délimitations distinctes de X, que nous représenterons par Qnt₁ (X) et Qnt₂ (X). En outre, ces énoncés sont en partie basés sur la prise en compte d'un rapport d'inclusion spatiale entre X et Y. On peut en effet constater que dans l'ensemble des énoncés répondant à ces deux types de gloses, le référent de X s'interprète comme localisé en Y, et donc comme partageant, avant que le procès n'ait atteint son aboutissement, ses coordonnées spatiales. La partie du déplacement que nous représentons par l'intervalle construit entre les deux bornes, le déroulement du procès, peut ainsi être glosée à l'aide du marqueur in, marqueur d'inclusion entre repère et repéré : 18. He walked through the room. → (At some point) he was walking in the room. 19. He ran through the field. → (At some point) he was running in the field. 35 �
  36. 36. Ce rapport d'inclusion spatiale entre X et Y peut être envisagé comme résultant de la construction par la préposition, dans un premier temps, d'une absence d'altérité entre la délimitation quantitative de X et celle de Y. Nous représenterons ceci au moyen de l'opérateur d'identification =. On aura ainsi : Qnt₁ (X) = Qnt (Y) avec X ϵ Y Ceci se lit : la première délimitation quantitative de X est identifiable à celle de Y, le second localisant spatialement le premier. Au-delà de ce rapport d'inclusion, la prise en compte d'un dernier point de Y est essentielle dans les deux cas : lorsque la borne de droite du procès est validée, il nous est donné dans un cas comme atteint, dans l'autre comme dépassé. X n'est plus localisé de telle façon qu'il est strictement inclus en Y, mais situé en bordure ou au-delà de Y. Il y a donc introduction d'une forme d'altérité entre les délimitations quantitatives du repère et du repéré. On représentera différemment les opérations qui mènent à l'une ou l'autre des deux interprétations. Avec l'idée qu'une limite de Y a été atteinte (« from one side of Y to the other »), cette altérité se présente comme faible. Avec l'idée qu'elle est dépassée, ("in and out of Y"), on la dira forte. Dans le premier cas, où l'on envisage une altérité faible, on représentera la borne de droite du procès comme associée à un repérage entre X et Y défini par une relation de différenciation sur le plan quantitatif : Qnt2 (X) ≠ Qnt (Y) avec X ϵ Y Cette formule peut être lue ainsi : le second ancrage spatio-temporel de X est défini par un rapport de différenciation entre sa délimitation quantitative et celle de Y, par rapport auquel il est localisé. Ce qui livre une interprétation dans laquelle, parvenu au dernier point de Y, X n’est plus que dans un rapport d’adjacence avec celui-ci. Dans le second cas, c'est une opération de rupture entre leurs deux délimitations qui représentera l'introduction d'une altérité forte, associée à la nuance de sortie : Qnt2 (X) ω Qnt (Y) avec X ϵ Y 36 �
  37. 37. On lit ici que X et Y entrent dans une relation de rupture, qui porte sur leurs délimitations quantitatives, l'occurrence X étant repérée par rapport à Y. En somme, dans cet emploi, through met en jeu deux repérages distincts entre les termes qu'il met en relation dans le cadre de la construction de l'ancrage spatial de l'occurrence repérée, le premier étant marqué par une absence d'altérité, le second par une altérité, faible ou forte : Qnt1 (X) = Qnt (Y) et Qnt2 (X) ≠ Qnt (Y) ou Qnt1 (X) = Qnt (Y) et Qnt2 (X) ω Qnt (Y) Dans les deux cas, le second repérage succédant à un rapport d'identification, il signifie le non maintien de l'inclusion de X en Y, ce qui favorise des interprétations dans lesquelles le référent de X a atteint une limite du référent de Y, ou en est sorti. C'est le procès dynamique qui représente ici l'expression du changement entre les deux localisations de X : on considérera que le passage de l'une à l'autre des deux délimitations construites par through est relayé par le verbe de mouvement dans ces énoncés. On peut résumer ceci en indiquant que la validation de la relation prédicative (notée λ), qui signifie son ancrage dans la situation de l'événement (Sit2), permet le passage d'un état de choses dans lequel la délimitation quantitative de X est identifiée à celle de Y à un état de choses dans lequel elle entretient un rapport d'altérité faible avec celle de Y : <Qnt1 (X) = Qnt (Y)> ϵ <λ ϵ Sit2> ϶ <Qnt2 (X) ≠ Qnt (Y)> ou <Qnt1 (X) = Qnt (Y)> ϵ <λ ϵ Sit2> ϶ <Qnt2 (X) ω Qnt (Y)> On retiendra donc pour ce cas de figure que la construction de la borne de droite du procès repose donc fondamentalement sur la construction d'un rapport d'altérité entre la délimitation quantitative de X et celle de Y. 37 �
  38. 38. Nous avons ici introduit la notion de situation d'événement, Sit2. Elle intègre un paradigme plus vaste, auquel nous ferons référence tout au long du présent travail. On distingue en effet trois types de situations repères dans la TOE : la situation d'énonciation, qui constitue le repère origine absolu, notée Sit0, la situation de locution, notée Sit 1, et la situation de l'index d'événement, Sit2. Chacune est munie de deux coordonnées, correspondant pour l'une au paramètre spatio-temporel (respectivement T0, T1 et T2 pour les moments d'énonciation, de locution, et pour celui de l'événement) et pour l'autre au paramètre subjectif (S0 pour le sujet énonciateur, S1 pour le locuteur et S2 pour celui de l'énoncé). 2.1.2 Passage d'un procès à bornes séparables à un procès à bornes confondues a) Y correspond à un terme comme door, gate, window Dans certains cas, l'adjonction du syntagme prépositionnel en through aux procès run, walk, etc., autrement non bornés à droite, les fait fonctionner comme des procès à bornes confondues. Ce phénomène s'observe dans les énoncés suivants : 20. �The monster ran through the door and bashed everything on the wall and I ducked behind some boxes and went in the box. 21. �I watched [the ghost] for a while and then he walked through the wall. 22. �Social services pushed me through the gate and my kids were on the other side... Ici, une complémentation de type in 5 minutes/hours ou for 5 minutes/hours pour indiquer la durée de validation d’un procès unique17 est peu acceptable, ce qui suggère que l’on a affaire à un procès à bornes confondues (toute interprétation en termes de procès statif, qui donnerait les mêmes résultats d’acceptabilité est naturellement proscrite par la valeur sémantique de ces procès)18 : 17 Voir à ce sujet B. Cappelle, 2004 : « (A)telicity and (un)boundedness: Ten complications of the 'in/for X time' test. ». 18 Une telle complémentation n’est en effet acceptable que dans des cas bien particuliers : lecture itérative ou conative du procès essentiellement. Ce dernier cas de figure est illustré dans cet exemple, où l'on peut 38 �
  39. 39. → The monster ran through the door ??in/??*for five minutes. � → He walked through the wall ??in/??for five minutes. � → They pushed it through the gate ??in/??for five minutes � On remarque également avec ces énoncés l’apparition de valeurs prospectives, conatives, ou itératives avec l’adjonction des marques du progressif, typique des procès à bornes confondues19 : envisager que la durée introduite par in concerne le temps mis par le référent de I pour atteindre l'espace auquel renvoie the gate (on pense à la progression d'une queue de passagers par exemple) ; la traversée en tant que telle du référent de the gate est alors comprise comme instantanée : « This past Saturday (the Saturday before Thanksgiving), I breezed through the Nashville security gate in less than five minutes as well, even though it was the usually most-crowded one near the Southwest gates ». Cet énoncé permet aussi une lecture dans laquelle le syntagme en in représente la durée de validation du procès, alors interprété comme non ponctuel et doté d'une certaine épaisseur : les propriétés notionnelles de gate favorisent un type de structuration du procès, typiquement envisagé comme ponctuel, mais l'adjonction du syntagme prépositionnel en in peut elle-même intervenir en faveur d'une structuration différente, celle d'un procès doté d'une épaisseur. La façon dont l'occurrence Y, the gate, est envisagée s'en trouve alors elle-même modifiée : elle est conçue comme dotée d'une certaine étendue. 19 Voir à ce sujet J. Bouscaren, A. Deschamps et C. Mazodier (1993 : 29). Une lecture imperfective est également possible ici. Comme avec tout procès ponctuel, la validité de ces énoncés reposerait dans ce cas sur le principe d'une dilatation temporelle, dans le cadre de laquelle les bornes temporelles du procès, entre lesquelles l'espace est normalement irréductible, se voient écartées. L'événement ainsi envisagé dans une temporalité distendue (comme hypertrophiée), peut être pris dans son déroulement, au service par exemple d'un commentaire image par image. Ce phénomène, comme le note H. Wyld (1993 : 53), repose sur une rupture de la synchronicité entre le temps de l'événement et celui du processus énonciatif. Il indique à propos de "he's slapping her" (1993 : 53) : "En effet, on constate que si l'on rompt/modifie la synchronicité entre ces deux paramètres [le temps de l'événement référent dans l'extra-linguistique et celui du processus énonciatif] – ce qui se produit par exemple dans un description/commentaire d'une image figée au ralenti – une dilatation temporelle devient possible [...]". L'auteur précise qu'il emprunte le concept de processus énonciatif à J.-P Desclés (1980 : 211). Nous le citons ainsi à ce sujet : "[L]e processus énonciatif ne peut pas être ramené à un simple "moment d'énonciation" ponctuel puisque chaque processus d'énonciation "consomme" du temps, il suppose donc un événement initial (le début de l'énonciation mais n'implique pas la prise en compte d'une fin. […] L'acte énonciatif (l'acte de parole) engendre un processus énonciatif qui se déploie dans le temps externe (l'acte de parole “consomme du temps”) mais sa trace dans le temps linguistique est un intervalle d'instants contigus et non pas un instant singulier." (1994 : 57-59) 39 �
  40. 40. → The monster is running through the door. � → He is walking through the wall. → They are pushing it through the gate. Dans les énoncés de cette facture, le régime de la préposition s’interprète comme un point sur l’itinéraire du référent de X dont le franchissement est pris en compte. Les termes nommant une entité dont la traversée est typiquement conçue comme ponctuelle, instantanée, tels que door, wall ou gate, favorisent la construction d'un procès à bornes confondues. Le syntagme prépositionnel en through est donc à nouveau à l'origine de l'attribution d'un terme notionnel au procès, qui correspond à un changement de localisation spatiale du référent de X. Évoquer le rôle du syntagme prépositionnel ne doit pas masquer le fait que c’est bien la triple combinaison du marqueur through, des propriétés notionnelles de Y, et du contexte qui permet la mise en place d’une interprétation du procès comme doté de bornes confondues, et donc la construction d'un terme notionnel. Les propriétés de Y entrent en jeu dans la construction de la valeur sémantique du procès puisque qu'un changement au niveau de Y peut entraîner une modification de cette dernière (nous en observerons cidessous différents exemples). Mais ces propriétés ne déterminent pas à elles seules sa valeur : le même terme Y introduit par une autre préposition ne sera pas nécessairement associé à un procès à bornes confondues. En témoignent (23) et (24), où le procès demeure non borné à droite : 23. � Pedestrians dread walking by the wall of death. 24. �Avoid walking along the wall in the wet winter months when the ground is waterlogged and the risk of damage greatest. Si les propriétés notionnelles du terme Y ne sont pas seules responsables du passage à un procès à bornes confondues, il en va de même pour through puisqu'il peut également intervenir dans des énoncés où l’on comprendra le procès comme pourvu de bornes séparables : 25. �In fact, some of the most personable and humorous stories about Roosevelt come from the times he spent on the Potomac. Other Presidents have taken advantage of their proximity to 40 �
  41. 41. the river as well. President John Quincy Adams used to regularly swim nude through the river (take a look at his portrait before you consider doing likewise). Enfin, le contexte joue un rôle déterminant dans la construction de cette valeur puisque le même syntagme prépositionnel peut être associé à différentes lectures concernant le bornage du procès. Là où through the river était précédemment lié à une lecture du procès comme non borné à droite, il apparaît ci-dessous comme borné à droite, puisqu'il est ici question de traverser le cours d'eau à pieds/à la nage : 26. Money will be spent to provide them with such things as fencing and even bridges so stock don't have to walk through the river. 27. So fleeing from Eastern Germany wasn't as easy as it sounds. Some swam through the river in Berlin, some built a tunnel from Eastern to Western Berlin, some flew by ship over the Baltic sea or built themselves a hot air balloon, and one engine driver flew with the whole train attached... Ainsi, l’emploi de through peut autoriser et favoriser la prise compte de Y comme un espace qui se trouve franchi, sans pour autant l'imposer. En conservant à l'esprit les conclusions concernant le cas d'un procès à bornes séparables, on constate qu'il n'est pas nécessaire pour que l’adjonction d'un syntagme prépositionnel en through conduise à une interprétation du procès comme borné à droite que Y renvoie typiquement à une limite, ou soit typiquement envisagé comme pourvu d'un dernier point. Ainsi, si le repère sert de base au repérage, il ne représente pas pour autant une entité dont la valeur serait donnée une fois pour toutes : elle s'organise elle-même au niveau énonciatif. b) Représentation La nuance de franchissement, qui se manifeste dans l'ensemble de ces énoncés, est à notre sens le fruit de la prise en compte de la mise en place de deux repérages successifs identiques à ceux que nous avons précédemment mis au jour. 41 �
  42. 42. Le premier, le moins évident ici, établit un rapport d'identification entre la délimitation quantitative de X et celle de Y. Les interprétations associées à ce type d'énoncé reposent en effet, comme pour les précédents, sur la prise en compte d'un rapport d'inclusion spatiale entre X et le domaine spatial représenté par Y. La difficulté que pose la représentation de ce type d'énoncé provient du caractère irréductible de l'intervalle défini par les deux bornes du procès puisque c'est à cet intervalle que correspond ce premier repérage. En conséquence de la réduction de cet intervalle à un minimum, la relation d'identification entre repère et repéré qui lui correspond ne peut se comprendre que comme ponctuelle. Il y a pourtant bien lieu de l'inclure à notre représentation puisque, dans ces énoncés, le passage au-delà de Y se comprend nécessairement comme se faisant par Y. Ainsi dans un exemple comme "he walked through the door", le passage de X dans un espace se définissant comme étant au-delà de la porte ne peut s'interpréter que comme impliquant un partage ponctuel des coordonnées de X et de la porte, typiquement avec un passage par l'embrasure de la porte. De même, un énoncé comme "the sand slipped through his fingers" engage une interprétation dans laquelle le sable traverse l'espace délimité par les doigts de la main, et toute interprétation où le passage se ferait par un contournement du référent de Y semble exclue. Dans ces énoncés, l'intervalle réduit à zéro qui sépare les deux bornes du procès sera donc associé à une relation d'identification entre les délimitations des occurrences X et Y, au niveau quantitatif. L'inclusion spatiale étant marquée par une absence d'altérité entre les coordonnées spatio-temporelles de l'occurrence repère et de l'occurrence repérée. On a : Qnt1 (X) = Qnt (Y) Notons que c'est précisément sur ce repérage que l'on s'arrête avec la construction d'une désynchronisation entre le temps de l'événement et celui du processus énonciatif qu'autorise l'adjonction du marqueur be+ing dans cette configuration. Le second repérage implique l'introduction d'un rapport d'altérité entre les délimitations de l'occurrence repère et de l'occurrence repérée. Il permet de rendre compte d'interprétations faisant intervenir l'idée que le référent de X atteint un espace situé "audelà" de l'espace délimité par le référent de Y. La borne de droite du procès est caractérisée 42 �
  43. 43. par cette seconde délimitation qualitative de X, que l'on représentera ceci ainsi : � Qnt2 (X) ω Qnt (Y) On considérera comme dans le cas précédent que l'aboutissement de la validation de la relation prédicative se caractérise par une localisation de X définie par une relation d'altérité avec Y, et ayant été précédée d'un rapport d'inclusion avec cette occurrence repère : <Qnt1 (X) = Qnt (Y)> ϵ <λ ϵ Sit2> ϶ <Qnt2 (X) ω Qnt (Y)> 2.1.3 Changement de délimitation quantitative et état résultant La notion d'état résultant ne s'applique véritablement pour J. Bouscaren, A. Deschamps et C. Mazodier que dans le cas des procès à bornes séparables bornés à droite ; autrement dit, cet effet n'est caractéristique que des procès qu'ils considèrent comme téliques20. Ils relèvent cependant que les cas dans lesquels "le dernier point n'appartient pas intrinsèquement au procès" (ils évoquent ici les cas de l'adjonction d'un syntagme prépositionnel locatif qui construit ce dernier point), qui comptent donc les situations où celui-ci est construit à l'aide d'un syntagme prépositionnel en through, "ne permettent pas la construction d'une conséquence nécessaire et unique lexicalement déterminée" (1993 : 24). Si le terme d'état résultant est en effet peu adapté pour le type de cas qui nous intéresse, reste que dans les énoncés contenant un syntagme prépositionnel en through étudiés jusqu'ici ici, la validation de la borne de droite implique bien un nouvel état de choses. Tous reposent en effet sur un changement des coordonnées spatiales du C₀ ou du C₁, et donc de sa délimitation quantitative. La délimitation quantitative de l'occurrence est donc affectée par la validation du procès. 20 J. Bouscaren, A Deschamps et C. Mazodier signalent ainsi (1993 : 24) : « D'autre part, avec les procès non bornés ou les procès à bornes séparables non téliques, on ne voit plus du tout comment définir lexicalement l'état résultant sinon comme une situation où le processus est entièrement terminé, où on pose qu'il a eu lieu, qu'il est donc complet, qu'on se situe après la borne de droite (le "à faire" est devenu du "fait") et que cette situation est raccrochée à l'origine énonciative (soit à T0 soit à S0) ». 43 �
  44. 44. Or il est tout à fait possible de considérer la localisation spatiale d'une occurrence comme l'une de ses propriétés non définitoires, temporaires. L'ensemble des caractéristiques d'une occurrence compte celle du lieu occupé par son référent, comme en témoigne la possibilité de différencier qualitativement une occurrence par le biais d'une relative spécifiant sa localisation spatiale : "it's the girl who is behind the counter". On peut donc considérer, même s'il s'agit d'énoncés dont il est fait une lecture spatiale, que la délimitation qualitative de X est également modifiée, en accord avec la prise en compte d'un état résultant, à la seule différence qu'on ne peut le dériver lexicalement du procès. Dans le cas de through, il correspond au second repérage, marqué par une relation d'altérité entre la délimitation quantitative de X et celle de Y, pour mémoire : Qnt2 (X) ≠ Qnt (Y) ou Qnt2 (X) ω Qnt (Y) Comme nous le montrerons dans le chapitre consacré à la combinaison de through avec le marqueur be, l'état de choses définit par be dans certains énoncés spatiaux statiques tels que he is through the gate now correspond en fait à l'état résultant de ce type de relation dynamique, Qnt2 (X). Le second repérage mis en place par through est donc marqué par une forme d'altérité entre X et Y, quand les deux occurrences entretenaient dans un repérage précédent un rapport d'inclusion, d'absence d'altérité. Nous préciserons également que dans de nombreux cas, spatiaux comme non spatiaux, l'introduction de l'altérité entre X et Y s'accompagne de la réduction de l'altérité entre X et un second repère, Z. Ceci peut être illustré dans le domaine spatial par un énoncé comme le suivant : 28. He went through the kitchen into the lounge X Y Z Au niveau interprétatif, la sortie du référent de he de celui de the kitchen, s'accompagne de son entrée dans l'espace délimité par le référent de the lounge. On peut y associer une représentation dans laquelle le passage d'une relation d'inclusion à 44 �
  45. 45. une relation de non-inclusion entre l'occurrence repérée, X, et l'occurrence repère, Y, est assorti de la construction d'une inclusion entre X et une autre occurrence repère, Z. Nous représenterons ceci ainsi : Qnt1 (X) = Qnt Y � Qnt2 (X) ≠/ω Qnt (Y) avec X ϵ Y � Qnt2'(X) = Qnt (Z) avec X ϵ Z � Le fonctionnement de through, autorise une mise en relation de X avec deux repères successifs distincts, Y et Z, le second venant se substituer au premier. Le second, Z, qui intervient au niveau Qnt2' peut être considéré comme incarnant de façon positive l'espace défini dans la relation à Y en négatif, puisque d'abord construit en Qnt2 comme "différent de Y" ou "autre que Y". Ce qui se distingue ici avec l'espace représente en fait un élément clef des emplois non spatiaux de through, que nous mettrons en évidence tout au long de cette étude. 2.1.4 Parallèle avec la formalisation de J. Zwarts J. Zwarts est l'auteur d'un travail élaboré portant sur les prépositions dans leurs emplois spatiaux, dans lequel il établit un lien entre le chemin qu'il propose pour définir chacune d'entre elles et la ou les valeurs aspectuelles qu'il leur attribue. Ce que J. Zwarts appelle un chemin, a path, correspond fondamentalement à un rapport spatial entre deux objets tel qu'il le représente par deux composantes majeures : une trajectoire, une orientation. Ce n'est pas directement la géométrie du chemin, à savoir le fait qu'il possède ou non d'un point final, qui indique l'(a)télicité de la préposition mais un calcul sur ce dernier. L’auteur propose en effet de définir la valeur aspectuelle des prépositions de façon algébrique, à travers un double travail de formalisation : formalisation de la préposition en chemin, puis formalisation du chemin en données algébriques. Au terme de la formalisation algébrique des chemins associés aux diverses prépositions, soit, pour J. Zwarts, leurs primitives, ce dernier présente les conclusions suivantes (2005) : - La définition algébrique du chemin associé à une préposition atélique est cumulative. 45 �
  46. 46. - La définition algébrique du chemin associé à une préposition télique est noncumulative. La définition fournie pour la cumulativité est la suivante : A set of paths X is cumulative iff (i) there are p, q∈X such that p+q exist and (ii) for all p, q ∈ X, if p+q exists, then p+q ∈ X. (2005 : 12) Ou, pour une définition plus affranchie du formalisme logique : Cumulative sets must contain paths that connect head-to-tail and it requires the concatenations of these paths to be found in the same set. (2005 : 12-13) Autrement dit, pour l'auteur, une préposition est atélique si la concaténation de deux chemins du même ensemble (somme bout-à-bout) est possible et que le chemin qui en résulte conserve les mêmes propriétés que l'ensemble auquel ils appartiennent21. Notons que les conclusions du linguiste sur la valeur aspectuelle des prépositions font écho aux propositions de nombreux auteurs sur les SN objets. Parmi eux, M. Krifka indique que l’un des paramètres responsables de l’(a)télicité d’un procès est donné par le 21 J. Zwarts (2005 : 15) : "The property that gives us an adequate characterization of unboundedness for prepositions (and for nouns and verbs as well) is cumulativity. If two paths are towards the station, then so is their sum, if it exists. This is an important proviso. Remember that sum of paths is defined as concatenation, which is only possible if the paths ‘connect’ head to tail. Cumulative reference is also the right property for the PPs in (19). A crisscross path concatenated with a crisscross path gives another crisscross path, adding up repeated circles around the block lead to repeated circles around the block, concatenating one path along the river with another path along the river just makes a longer path along the river. On the other hand, none of the bounded PPs has cumulative reference and there are two general reasons for this. Some PPs lack cumulative reference because no two paths in their denotation can be concatenated, which is the case with to. The end point of a to path is always outside the reference object, the starting point never is. A PP like around the house on the other hand, in its basic notion of one single circular path enclosing the reference object, allows paths to be concatenated, but the result of that concatenation is not a path enclosing the house once, but a path that encloses it twice. The conclusion is: (21) a. A PP is unbounded if and only if it has cumulative reference.b. A PP is bounded if and only if it does not have cumulative reference". 46 �
  47. 47. caractère cumulatif ou non de l’objet du procès (1998). Revenons à J. Zwarts, pour lequel la référence du syntagme prépositionnel en through n'est pas cumulative lorsque celui-ci fait l'objet d'une lecture télique, et l'est quand il fait l'objet d'une lecture atélique. Dans le premier cas, c'est pour l'auteur parce qu'elle n'autorise la concaténation de chemins appartenant à l'ensemble que dans le cadre d'une répétition d'un même parcours qu'elle est non cumulative. Elle n'est donc pas pour ce dernier le résultat de l'hétérogénéité qualitative du procès, mais des propriétés extralinguistiques du chemin envisagé (à savoir le fait qu'il puisse être emprunté deux fois successivement, "en aller-retour"). Nos conclusions semblent donc différer sur ce point de celles de J. Zwarts. C'est en effet sur la construction de deux rapport distincts entre les délimitations quantitatives de X et de Y, dont le second marque le terme notionnel du procès, que repose la construction d'une valeur télique avec through. On a en effet montré que l'introduction de l'altérité entre leurs deux délimitations après la construction d'un rapport d'inclusion correspondait au terme du déplacement marqué par le procès. Ce serait donc au caractère non homogène du procès que serait attribuable sa valeur télique avec through. Reste que la prise en compte de deux délimitations distinctes de through, dont l'une correspond à un rapport d'inclusion, peut trouver un appui dans la définition algébrique du chemin que l'auteur lui associe (2005 : 25) : { p: there is an interval I ⊂[0,1] that does neither include 0 nor 1 and that consists of all the i ∈[0,1] for which p(i) is in x } = [[ through x ]] Pour J. Zwarts, la préposition est en effet associée à un chemin dont la formalisation algébrique possède les caractéristiques suivantes : il existe un intervalle inclus dans l'ensemble qui lui est associé (soit l'ensemble des points du chemin, [0,1] ) dont toutes les valeurs ont la propriété "dans x". En outre, les valeurs 0 et 1 (premier et dernier point du chemin), au minimum, n'admettent pas cette caractérisation. En admettant que in marque fondamentalement un rapport d'inclusion, on voit de quelle manière nos conclusions se rapprochent sur certains points de celles de J. Zwarts. Sa 47 �

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