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extériorisation sur la Toile. C’est-...
La science et la technique ont formé le concept de technoscience qui est au coeur de la
construction de notre société post...
Bibliographie
Ouvrages de références
ATLAN, Henri, L’Utérus artificiel, Paris, Seuil, 2005.
BRETON, Philippe, À L’image de ...
LAFONTAINE, Céline. « Technosciences, culture et société » cours no.9: les nanotechnologies
et la convergence NBIC. Le 10 ...
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ESSAI FINAL SOL3410

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ESSAI FINAL SOL3410

  1. 1. La société moderne dans laquelle nous vivons actuellement s’inscrit dans une période historique marquée par la transition vers une société d’information. Nous sommes passés d’une conception de la société en réseaux où la science moderne à dépasser la science traditionnelle dans laquelle la seconde et la troisième constante anthropologique de l’homme s’inscrivent dans les débats actuels, car ce sont ces deux constantes dont la définition est à revoir, étant donné les revues que l’on apportes à celles-ci dans le contexte de notre société post-moderne. Les constantes anthropologiques qui qualifient d’abord l’homme puis finalement les autres espèces vivant grâce à l’évolution des recherches anthropologiques sont trilogiques. La première est le langage symbolique, qui définit la capacité de l’homme à exprimer les choses tant de manières abstraites que concrète. La seconde est le rapport à la mort et la conscience humaine permettant de réaliser le caractère éphémère de notre vie: chimérique et biologique. Finalement, la dernière constante qui sera partie prenante de notre essai est le rapport de l’homme à la technique permettant l’action et la modification sur l’environnement . Dans le contexte de notre société postmoderne, les qualificatifs de l’espèce1 humaine sont revus dans leurs origines, cette société faisant face à un changement majeur de conception depuis la deuxième moitié du 20ème siècle, soit la fin de la Seconde Guerre mondiale, laquelle a inscrit l’homme et la société dans un système machinique puis informatique. La science est une partie prenante de la vie des hommes et son institutionnalisation depuis le dix-septième siècle ne fait qu’accroître cette situation. Ainsi en concordant technique et sciences, deux des caractéristiques de l’homme, nous allons tenter, non seulement d’expliquer le concept de technosciences mais aussi de montrer en quoi celui- ci s’inscrit dans des réalités tant économiques, sociales que culturelles. Autrement dit, comment le concept de technoscience est devenu la notion centrale de définition et d’organisation de notre système actuel et comment cette notion défini notre société postmoderne. Ainsi, quelles réalités économiques, sociales et culturelles recouvre le concept de technoscience ? Notre essai s’organisera sur cette même directive. Ainsi il sera divisé en Lafontaine, Céline. « Technoscience, culture et société » cours no.1: Pour une approche sociologique1 des technosciences. Le 1er septembre 2015 à l’Université de Montréal 1
  2. 2. trois parties distinctes. Nous analyserons dans un premier temps les réalités sociales puis économiques et finalement culturelles. La technoscience La science est une partie prenante de la société humaine et de son organisation. Depuis toujours, elle est ce qui définit l’homme. En effet, on situe historiquement son origine avec le judéo-christianisme. Par la science, nous expliquons la temporalité du monde et sa conception linéaire, en constante évolution . Cependant, à travers certains faits sociohistorico-2 politique, la science s’est vu dépassée par la technique donnant une dimension plus matérialiste du monde. La science s’est vu dépassée par la technique à l’heure où nous avons tenté de déconstruire sa prétendue prétention de vérité voulant une science plus empirique, expérimentale et objective. C’est ainsi que nous avons commencé à institutionnaliser les science l’a mettant au service de l’État. La Royal Society of London et l’Académie des sciences de Paris sont des exemples parfait de recherche et du progrès scientifique mis au servie de l’État. Cette institutionnalisation de la science est une première étape pour comprendre le concept de technoscience de par la normalisation du savoir traditionnel. Cette normalisation du savoir passe alors par ces institutions rendant possible la publication des recherches et des progrès pour en faire une référence commune. C’est alors la première intégration scientifique dans notre système. On mets au service de l’État des phénomènes de production collective dans le but d’en faire des normes collectives. Ainsi les savoirs institutionnalisés deviennent des représentations sociales. Ainsi, la science est à la base un phénomène invisible de par la vision romantique du scientifique dans son laboratoire. En allant par-dessus cette vision, la science est capable de réécrire le monde. Ainsi, son institutionnalisation par la publication en fait une référence commune, une vérité. La technoscience se définit par une coordination entre la science et la technique, qui sont deux performances humaines, devenant alors finalement un appareil d’État. Donc, science, technique et État forment ce que nous appelons aujourd’hui la technoscience, devenu la notion maître de la définition de notre Lafontaine, Céline. « Technoscience, culture et société » cours no.2: Histoire des sciences. Le 82 septembre 2015 à l’Université de Montréal 2
  3. 3. système. Une amélioration de la définition de technoscience pourrait être finalement la science et la technique mise au service de l’industrie à travers l’État. C’est à partir de ce lien établi que nous comprenons le but nouveau de la technoscience ne se limitant pas à l’observation du réel, mais à sa modification à partir d’opérations techniques. Ainsi, il y a un renouveau dans la façon de penser les sciences et l’organisation sociale. Maintenant que nous avons défini de manière plus claire le concept de technoscience, nous allons pouvoir voir en quoi la technoscience enveloppe plusieurs réalités. Et tout d’abord une réalité sociale. Réalités sociales La technoscience s’inscrit aujourd’hui dans beaucoup domaine de la société, voir toutes les sphères de la société. Que ce soit dans le domaine de l’art, de la santé, de la médecine, de l’économie, la technoscience est partout. En terme de réalités sociales, la technoscience est un concept qui a permis un renouveau dans la façon de penser le système, s’intégrant directement à la transformation des consciences. Enfin, on intègre les technoscience dans toutes les sphères de notre société jusqu’au point où ce sont les technosciences qui en dictent les règles et qui organisent le système. C’est par l’institutionnalisation de la science que la notion s’intègre entièrement à la société. De par l’évolution des techniques intégrés à la science, nous en sommes arrivés à concevoir différemment le corps de l’homme, mais aussi son mental. Finalement, on peut parler de re conceptualisation tant physique que psychique des êtres humains. La technoscience a permis de voir le corps humain, post Seconde Guerre mondiale comme nous l’avons mentionné plus haut comme un élément, une matière sur laquelle nous pouvons élaborer de nombreux test. Malgré le frein apporté en terme éthique des tests sur le corps humain, mais aussi, et surtout sur le cerveau, ce dernier deviennent un véritable laboratoire. Un des domaines qui peut le mieux illustrer notre idée est le rapport accordé au corps féminin, lequel est devenu un véritable cobaye, bouleversant notamment la condition féminine. En effet, Henri Atlan dans l’utérus artificiel avance l’idée selon laquelle le 3
  4. 4. bouleversement du corps féminin, en supposant la mise à terme de cet utérus artificiel . Ainsi3 ces bouleversements sont mis au même niveau que les changements apportés par l’électricité, l’électronique, la physique atomique et de la biologie moléculaire en terme d’évolution de la nature/culture humaine . Les transformations dans la vision du corps de la4 femme s’inscrit dans une logique de contrôle que l’on voit apparaître dans un premier temps avec la commercialisation et la généralisation de la pilule contraceptive et dans un second temps par la possibilité de fécondation in vitro. De par ces techniques, la femme peut choisir ou non d’avoir des enfants et ce désir est géré par la société. En effet, désirer un enfant revient à un droit auquel toute femme devrait avoir accès. Nous sommes passés d’une vision de devoir de faire des enfants à vouloir faire des enfants. Pour les générations précédentes, la question ne se posait pas, les femmes enfantaient de façon « naturelle » parfois non désiré et cela était la norme. Aujourd’hui, grâce à notre culture et à nos techniques, le désir d’enfant est devenu une construction sociale pure finalement passée du côté de la norme. De plus, l’intégration des technosciences dans la gestion du corps de la femme amène de nouvelles conceptions de la maternité et de la parenté. Si nous suivons l’exemple de l’utérus artificiel, en plus d’une conception hors relation charnelle, il y aurait une séparation du lien mère/enfant , mais aussi du lien entre la grossesse et l’accouchement . Bien que cela amènerait les femmes5 sur un pied d’égalité avec les hommes , cela suppose aussi la fin d’un contact physique et6 biologique entre la mère, le père et l’enfant. Un autre exemple de technoscience adapté à nos vies quotidiennes s’inscrit dans le domaine médical avec l’arrivée de la médecine re génératrice supposant l’utilisation de biomatériaux en régénérant à partir de nouveau x matériaux. Les biomatériaux sont la reconstruction de nos organes ou de nos os avec un utérus artificiel ou ectogénèse suppose la création d’un environnement dont les compositions serait3 les même que dans un utérus féminin qui permettrait la procréation sans aucun rapport charnelle, sexuelle, tactile entre un homme et femme. L’utérus artificiel, Henri Atlan Henrti Atlan p.1194 Ibid. 1215 ibid.6 4
  5. 5. recomposition faite à partir des composantes de base, de façon artificielle . Finalement pour7 rester dans le domaine corporelle, les technosciences poussées au maximum donnent naissance au mouvement des transhumanistes, lequel suppose une perfectionabilité infinie de l’homme à travers une abolition des restrictions imposées sur le corps humain en terme de test médicaux notamment. Le mouvement transhumaniste considère le corps humain comme étant inadapté à son environnement, nous devons le recycler, le réadapter en vue d’une amélioration. La jeunesse infini, la transplantation de la mémoire dans un système informatique, la congélation du corps sont des thèmes récurrents s’inscrivant dans ce mouvement : « le sujet postmoderne se présente en effet comme le créateur d’une identité8 multiple, modifiable à l’infini »9 Ainsi, les réalités sociales de l’intégration des technosciences s’inscrivent de manière générale dans des réalités de représentations sociales comme nous l’avons vu ici avec le corps féminin, des nouvelles formes de médecines et une nouvelle perception du corps et de la pensée humaine. Ainsi par les technosciences nous avons repensé l’homme dans sa sphère sociale. Réalités économiques: Les technosciences s’inscrivent dans de nombreux domaines de la société comme nous l’avons vu et répondent de plus au plus aux attentes et à l’organisation de notre système économique. En 1968, la formation du Club de Rome est un exemple de l’industrialisation des techniques et de la science et son intégration totale dans la sphère socio-économique. On peut traduire le Club de Rome par la naissance de ce qu’on appelle aujourd’hui le développement durable, mettant alors en avant des questions liées à l’environnement, à cours no.9: les nanotechnologies et la convergence NBIC par Céline Lafontaine dans technosciences,7 cultures et société. 10 novembre 2015 à Université de Montréal cours no.8 les relations humains/machine. L’imaginaire du Cyborg. Celine Lafontaine dans8 Technoscience, culture et société le 3 novembre 2015 Untersinger Martin. « Ray Kurzweil, la salarié de Google qui veut terrasser la mort » , Le Monde, le 23 octobre 2015, consulté le 29 octobre 2015. Lafontaine, Céline. L’empire cybernétique. Des machines à penser à la pensée machine,9 Paris, Seuil, 2004 p.209 5
  6. 6. l’épuisement des ressources non renouvelables, le changement climatique ou encore la gouvernante d’Internet. En d’autres termes, le Club de Rome annonce finalement le début de notre nouvelle ère, ces débats s’inscrivant parfaitement dans l’actualité. Étant formé par les hauts dirigeants et autres experts économiques, environnementaux et ingénieurs. Ce Club s’inscrit parfaitement dans l’institutionnalisation des sciences. Ainsi, la technoscience apparaît dans les plus hautes sphères de la société, devenant un enjeu et un élément central du système économique. Elle est le sujet central d’un débat mondial s’attachant à de nombreux domaines ayant pour épicentre les modifications apportées par la technoscience. De plus, en 1970, l’État américain commence à offrir des subventions pour les recherches scientifiques. C’est la fin du progrès et le début de la course à l’innovation. La poursuite innovatrice s’inscrit clairement dans un contexte économique dans le sens où elle permet de garder le marché économique en place. L’innovation est finalement un outil de production et de productivité. Ainsi les avancées technoscientifiques s’exercent dans un triangle économique: production, amélioration, efficacité. Ajoutons à cela la signature du Bayh-Dole Act en 1980 suite auquel les recherches universitaires sont brevetées par l’État, c’est-à-dire qu’il acquiert un droit de licence. Ce Bayh-Dole Act permet aussi les brevets sur le vivant. Nous pouvons voir notamment que Google investit de façon massive dans l’intelligence artificielle ou encore la réalité augmentée, avec son projet GoogleGlass par exemple. De plus, et ce fût un des changements majeurs apportés en terme de financement des technosciences. En 2000, le gouvernement Clinton développe des fonds d’investissement pour le domaine des nanotechnologies qui à la base sont: « indissociables du projet de contrôler et de manipuler la matière au niveau des atomes et des molécules ». Finalement le terme nano devient un10 Label dut à sa promotion et à sa commercialisation à travers les fonds offerts par l’État. À partir de là, pour en bénéficier, les chercheurs ont finalement redéfini leurs objets de recherches en les inscrivant dans les nanotechnologies. En plus de devenir un Label, le terme nano s’est inscrit dans le domaine du marketing. Prenons comme exemple Apple qui lance en 2005 la Lafontaine, Céline. Nanotechnologies et Société. Enjeux et perspectives : entretiens avec des10 chercheurs, Montréal, Boréal, 2010, p.29 6
  7. 7. première génération de l’iPod nano, ce qui a totalement éloigné la notion à la base technique et scientifique du terme. Ainsi l’on peut noter qu’il y a une adaptation du modèle économique dans l’intégration et l’organisation des technosciences dans la société postmoderne. Finalement, on peut dire que les technosciences s’inscrivent dans une logique globale de marketing et prennent pour acquis la théorie de système ouvert selon laquelle nous sommes dans un système de libre11 échange dans le marché financier, économique et technoscientifique. Réalités culturelles: Les dernières réalités qu’englobe le terme de technoscience sont finalement culturelles, remettant en avant le débat sur la nature/culture de l’homme. On considère depuis plusieurs générations maintenant, la science comme ce qui donne accès à la vérité. Dans les sociétés antérieures et certaines sociétés non occidentales, la vérité n’est pas prétendue par la science, mais par la tradition, par les expériences du passé. De ce fait, on peut dire qu’il y a une sur rationalisation de l’être humain, de ces connaissances scientifiques et de ces techniques, soit de la technoscience. De nombreuses découvertes scientifiques ont transformé la vision que l’homme a du monde et du monde dans lequel il vit, mais la technique, elle a permis à l’homme de repenser la conception du monde et l’organiser selon la normalisation de la technique. En effet, le concept de technique est, depuis la Seconde Guerre mondiale ce qui organise notre société postmoderne. L’entrée dans l’ère informatique, qui a été une révolution au même niveau que le charbon et l’électricité ont permis de reconsidérer l’organisation de la société et du monde. Effectivement, cette nouvelle ère donne une vision d’un monde informatisé, organisé et conceptualisé de façon mathématique et algorithmique répondant à des règles de calcul informatique et une organisation sous forme de réseaux. Notre monde informatique confond finalement réel et virtuel et l’invisibilité devient le mot d’ordre. Aucuns de cesdits réseaux n’est palpable, supprimant alors toute frontière existante de notre système. Que ce soit en terme Lafontaine, Céline. « Technoscience, culture et société » cours no.7: La révolution biotechnologique.11 Le 27 octobre 2015 à l’Université de Montréal 7
  8. 8. de barrière entre les espèces, de barrières entre les pays, entre le vivant et le non-vivant. Depuis le début de l’ère informatique, la société en elle-même est organisée comme un organisme vivant où tout est interconnecté. L’ère informatique suppose finalement l’intégration du concept de cybernétique et surtout du Cyborg amènent une nouvelle vision de l’homme. Suites au découpage effectué par Descartes du sujet/objet à laquelle nous12 ajoutons les finalités de la Conférence de Macy de 1946 durant laquelle des experts se sont13 regroupés pour faire naître une science du fonctionnement de l’esprit, laquelle nous amènera directement au début de la cybernétique et à l’élaboration des plans de l’ordinateur comme un reflet du cerveau humain « déterminé par la volonté de construire un «cerveau» le plus proche possible du cerveau humain. Ainsi lorsque Turing rédige le plan de l’ordinateur, il est « déterminé par la volonté de construire un «cerveau» le plus proche possible du cerveau humain ». De plus, les plans de Turing ne sont pas des schémas techniques tentant14 d’expliquer un fonctionnement informatique, ce sont des paragraphes rédigés expliquant finalement le fonctionnement du cerveau humain en terme de déduction, de calcul et d’argumentation. La première conception de l’ordinateur est « une possibilité technique de réplique, de déplacement de l’humanité dans un autre «support » ». L’effacement des15 frontières entre vivant et non vivant accentué par l’informatique permet de concevoir la société comme un système où tout objet informatique et d’information est en interaction. L’homme y compris. L’analogie entre le cerveau humain et l’ordinateur à été poussé à son extrême depuis 2007 avec le réseau social Facebook qui annonça le début d’une nouvelle ère dans laquelle les individus s’extériorisent sur leur propre machine et voit l’ordinateur comme un second soi, ou plutôt la continuité de soi. En effet, des outils comme Facebook, Instagram, Tweeter est une nouvelle forme d’extériorisation de sa mémoire, de ses goûts, de ses choix, Lafontaine, Céline. « Technosciences, culture et société » cours no.11: nature, science et démocratie.12 Le 24 novembre 2015 à l’université de Montréal Lafontaine Céline. « Technoscience, culture et société » cours no.6: La cybernétique et le paradigme13 informationnel. Le 6 octobre 2015 à l’Université de Montréal. Breton, Philippe, À L’image de l’homme. Du Golem aux créatures virtuelles, Paris, Seuil, 1995, p. 13314 Ibid. 13915 8
  9. 9. de sa personnalité. Finalement, c'est une extériorisation de soi comprenant aussi une extériorisation sur la Toile. C’est-à-dire que chaque individu, partie prenante du système participe à cette extériorisation informatique. L’individu et ses qualificatifs sont réduits alors à des algorithmes, à des mégadonnées numériques appartenant à de grosses firmes multinationales. La culture cybernétique est devenue la culture du vingt et unième siècle laissant apparaître des phénomènes, des maladies nouvelles comme une augmentation significative de la consommation d’antidépresseur lié à des maladies modernes comme la fatigue d’être soi et à cette constante extériorisation. Ainsi, l’ère numérique que nous vivons donne une nouvelle modélisation de l’individu16 La société technoscientifique d’aujourd’hui rouvre le débat sur la nature et la culture de l’homme dont nous sommes la seule à différencier ces deux notions. En effet, obsédés par les découpages et les catégorisations nous avons finalement supprimer par l’arrivée de l’informatique la barrière qui sépare l’homme et la machine. Aujourd’hui la culture humaine è beaucoup évolue au point de remettre en question nos actions: au lieu de maitriser la nature comme il a été le cas jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, nous l’a fabriquons. Nous ne cherchons plus non plus à comprendre la nature, nous l’a manipulons pour l’adapté à nos modes de vies et d’organisation. Lafontaine, Céline. « Technoscience, culture et société » cours no.8: Les relations humain/machine.16 L’imaginaire du Cyborg. Le 3 novembre 2015 à l’Université de Montréal. 9
  10. 10. La science et la technique ont formé le concept de technoscience qui est au coeur de la construction de notre société postmoderne. En intégrant à l’humain des concepts de machine, les technosciences s’inscrivent dans toutes les réalités de notre société. L’homme n’est plus considéré comme une espèce à préserver mais plus tôt à faire évoluer. Grâce à l’informatique, au génie génétique ou encore à la médecine moléculaire, nous inscrivons la société du 21ème siècle dans un projet non loin des scénarios futuristes. L’idée des Lumières selon laquelle l’homme peut attendre la perfection est poussée à son extrême. Aujourd’hui, répondre à une perfection mentale et physique est ce que l’on attend des hommes. L’intelligence artificielle est finalement l’invention du siècle et sa mise à part suppose alors que nous finirons par être dépassés par la machine. À défaut d’être la continuité de soi, elle pourrait bientôt être une autre soi, un meilleur soi en dépassant les plus grandes qualités de l’homme. Nous sommes la première génération du futur étant quasiment née avec un ordinateur dans la main. Nous pouvons voir à travers l’Actualité, la direction dans laquelle vont l’innovation que nous atteindrons peut-être bientôt les scénarios qui plus récents films de science-fiction mettant en avant l’intelligence artificielle. Nous pouvons penser tant au film Ex-Machina que Her dans lesquels l’interaction humaine/ordinateur est plus naturelle que jamais. 10
  11. 11. Bibliographie Ouvrages de références ATLAN, Henri, L’Utérus artificiel, Paris, Seuil, 2005. BRETON, Philippe, À L’image de l’homme. Du Golem aux créatures virtuelles, Paris, Seuil, 1995, pp. 129-142 LAFONTAINE, Céline. L’empire cybernétique. Des machines à penser à la pensée machine, Paris, Seuil, 2004, pp. 195-218. LAFONTAINE, Céline. Nanotechnologies et Société. Enjeux et perspectives : entretiens avec des chercheurs, Montréal, Boréal, 2010, pp. 17-33. LATOUR, Bruno. Politiques de la nature. Comment faire entrer les sciences en démocratie, Paris, La Découverte, 1999, pp. 21-85 MAESTRUTTI, Marina. Imaginaires des nanotechnologies. Mythes et fictions de l’infiniment petit, Paris, Vuibert, 2005, pp. 117-150. Cours universitaires LAFONTAINE, Céline. « Technoscience, culture et société » cours no.1: Pour une approcher sociologique des technosciences. Le 1er septembre 2015 à l’Université de Montréal LAFONTAINE, Céline. « Technoscience, culture et société » cours no.2: Histoire des sciences. Le 8 septembre 2015 à l’Université de Montréal LAFONTAINE, Céline. « Technoscience, culture et société » cours no.6: La cybernétique et la paradigme informationnel. Le 6 octobre 2015 à l’Université de Montréal. LAFONTAINE, Céline. « Technoscience, culture et société » cours no.7: La révolution biotechnologique. Le 27 octobre 2015 à l’Université de Montréal. LAFONTAINE, Céline. « Technoscience, culture et société » cours no.8: Les relations humain/ machine. L’imaginaire du Cyborg. Le 3 novembre 2015 à l’Université de Montréal. 11
  12. 12. LAFONTAINE, Céline. « Technosciences, culture et société » cours no.9: les nanotechnologies et la convergence NBIC. Le 10 novembre 2015 à l’université de Montréal. LAFONTAINE, Céline. « Technosciences, culture et société » cours no.11: nature, science et démocratie. Le 24 novembre 2015 à l’université de Montréal Références presse: UNTERSINGER Martin. « Ray Kurzweil, la salarié de Google qui veut terrasser la mort » , Le Monde, le 23 octobre 2015, consulté le 29 octobre 2015. Références cinématographiques: Ex-Machina, Alex Garland, sortie le 3 juin 2015 Her, Spike Jonze, sortie le 19 mars 2014 Self/Less, Tarsem Singh, sortie le 29 juillet 2015 
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