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AM Risk

  1. 1. Gestion des risques en Asset Management Gestion des risques en Asset Management OverviewOverview
  2. 2. Risque : comment le définir? • Définition étroite : Le risque = possibilité de perte • Définition large : Risque = mesure neutre de l’incertitude • L’absence de risque implique absence de rendement • De ce fait certains risques sont considérés comme des actifs• De ce fait certains risques sont considérés comme des actifs puisque de leur connaissance et maitrise découle le métier de gérant d’actifs
  3. 3. Risk management • Identifier, comprendre et controller les risques de façon a minimiser les pertes non anticipées et à optimiser le couple rendement/ risque • La gestion des risques chez un asset manager doit se faire à deux niveaux : au niveau de la société de gestion et au niveau des portefeuilles gérés
  4. 4. Les risques sont nombreux et souvent interdépendants
  5. 5. Les familles de risque en AM Risques liés à la gouvernance Risques opérationnels Risques d’investissement
  6. 6. Gouvernance : Le risque est l’affaire de tous
  7. 7. Gouvernance • Une bonne gouvernance est le principal axe permettant de gérer efficacement les risques chez un asset manager • Une gouvernance efficace commence par une séparation claire entre les personnes qui agissent sur le marché (les gérants), la fonction commerciale et les opérations (middle et back office) • Donner une importance stratégique au Risk Manager. Celui-ci doit etre indépendant, expérimenté (ancien gérant par exemple) et idéalement fait partie du COMEX (Chief Risk Officer)
  8. 8. Gouvernance • L’indépendance dans la prise de décision doit minimiser les situations de conflits d’intérets. Un asset manager gère pour le compte de tiers, les intérets du client priment sur toute autre considération. • Existence de procédures écrites claires, et suivies. Dis ce que tu fais, et fais ce que tu dis.
  9. 9. Gouvernance • In finé une gouvernance appropriée vise à mettre en place une “culture risque” où toutes les personnes dans l’entreprise prennent en considération l’aspect risque dans leur travail au quotidien.
  10. 10. Risques d’investissement : Evolutifs et de plus en plus complexes
  11. 11. Risques d’investissement • La réglementation impose de suivre un certain nombre de risques d’investissement : concentration (ratio emetteur), classification (% par classe d’actifs), sensibilité au risque de taux… • Les mesures réglementaires sont nécessaires mais insuffisantes. Leur calcul se fait au niveau du portefeuille • Les mesures réglementaires sont nécessaires mais insuffisantes. Leur calcul se fait au niveau du portefeuille uniquement. Les risques d’investissements sont plus nombreux et plus complexes. Ils doivent souvent être appréhendés au niveau consolidé de l’ensemble des portefeuilles. • La performance doit être mesurée, suivie et analysée (attribution/contribution)
  12. 12. Risques d’investissement • Les modèles de risques doivent être calibrés et revus périodiquement. Le Risk Manager doit utiliser plusieurs modèles mais également sa connaissance intuitive des marchés. • Ne pas tomber dans l’excès de compléxité mathématique. Cet excès a conduit à de nombreuses dérives notamment lors de la crise des sub prime. excès a conduit à de nombreuses dérives notamment lors de la crise des sub prime. • Bien analyser les risques cachés. Dans le contexte Marocain c’est principalement les risques de LIQUIDITE et de CREDIT. Ces derniers sont particuliérement difficiles à suivre vu le manque d’informations quantitatives en ce qui les concerne. • Les méthodes de valorisation doivent être robustes et revisitées ponctuellement. Ne pas oublier l’effet liquidité sur les prix.
  13. 13. Risques opérationnels
  14. 14. Risques opérationnels • Cette catégorie de risques est la plus connue. C’est celle qui n’apporte aucune performance incrémentale. • La maitrise des risques opérationnels passe par un système d’informations robuste, l’existence de procédures opérationnelles, un personnel expérimenté et en nombre suffisant. opérationnelles, un personnel expérimenté et en nombre suffisant. • Existence de systèmes de back up informatique, Plan de Continuité d’Activité… • L’organisation doit pouvoir apprendre de ses erreurs, ces dernieres doivent être reportées, documentées et les procédures amendées pour que les erreurs soient minimisées dans le future
  15. 15. La baleine de Londres : quand JP Morgan perd 6.2 Mrd de $
  16. 16. La baleine de Londres • Un desk de JP Morgan à Londres (CIO) était chargé d’investir des excédents de dépôts. Une partie du trading concernait des dérivés de crédit (CDS et indices de crédit). La position était “short” puisqu’elle était un hedge (protection) pour la banque. • Début 2012, JP Morgan demande au CIO de réduire le risque du portefeuille. Au lieu de vendre les positions short, lesdu portefeuille. Au lieu de vendre les positions short, les traders achètent des positions “longues”. Résultat : la banque accroit sensiblement la taille de son portefeuille de crédits dérivés ainsi que son risque global. • Le portefeuille de dérivés crédit est passé de 1 Mrd de $ (notionnel) en 2008 à 51 Mrd fin 2011 puis à 157 Mrd fin mars 2012. • Les traders commençant à perdre de l’argent ont augmenté leurs paris pour “se refaire”.
  17. 17. La baleine de Londres • Les pertes s’accumulent : 100 millions en janvier 2012, 69 en février et 550 million en mars. Le marché commence à parler de la baleine… allusion à la taille de l’acteur dans le marché des dérivés de crédit • A fin 2012, les pertes étaient estimées à 6.2 milliards de $
  18. 18. La baleine de Londres : que s’est-il passé? • Le risque a été multiplié (de 1 Mrd à 157 Mrd en 4 ans) • Ce qui été au départ un desk de hedge est devenu…un énorme hedge fund • Les pertes ont été cachées (changement de méthode de pricing impact de plus de 500 million $) • Les pertes ont été cachées (changement de méthode de pricing impact de plus de 500 million $) • Le risque a été ignoré : les dépassements ont été signalés mais n’ont pas été suivis (330 dépassements). Certains modèles ont tout simplement été revus. Le modèle de VaR révisé a permis de prendre encore plus de risque.
  19. 19. La baleine de Londres : que s’est-il passé? • La banque ne donnait pas d’informations sur les trades crédit synthetique au régulateur. Ce dernier (OCC) n’a eu connaissance officiellement du ptf crédit qu’en janvier 2012. • En retour, les dépassements de limites de risque reportés à l’OCC n’ont pas conduit à une enquête (celle-ci a eu lieu a partir de Mai 2012)partir de Mai 2012) • JP Morgan a mal informé les investisseurs, les régulateurs et le publique. Jamie Dimon a d’abord parlé d’ “tempête dans un verre d’eau’”
  20. 20. La baleine de Londres : une étude de cas sur le risk management

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