‫الرحيم‬ ‫الرحمــن‬ ‫الله‬ ‫بسم‬‫ا‬
RESUME
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financière des projets d’exploitation des mines à cie...
ABSTRACT
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where opencast mines have shown a rapid economic gro...
‫يهخص‬
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DEDICACES
A NOS PARENTS,
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A TOUS CEUX QUE NOUS AIMONS,
A TOUS CEUX QUI NOUS AIMENT,
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REMERCIEMENTS
Le présent rapport est le fruit d’un travail encadré par des
membres dont les directives et les remarques pe...
SOMMAIRE
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3.2.2. L’Ammonix : .........................................................................................42
3.2.3. L’am...
5.4. ANALYSE DE SENSIBILITE ET DE SCENARIO :...............................................61
5.5. ETUDE DE RISQUE : ........
LISTE DES FIGURES
Figure 1: technique Raise-Boring________________________________________15
Figure 2: Analyse FFOM de l'e...
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1: Résultats de chronométrage de l'hydrophore 27
Tableau 2: Résultats du chronométrage des cami...
INTRODUCTION
Ce travail est le condensé de l’étude que nous avons menée, durant notre stage
de fin d’étude, sur l’exploita...
CHAPITRE 1 : PROBLEMATIQUE
1.1. CONTEXTE DU STAGE :
1.1.1. Présentation de MANAGEM :
Managem, holding du groupe ONA, est l...
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assurer la verticalité et l’orientation d...
Pour se lancer dans l’appel d’offre, Techsub doit d’abord évaluer la rentabilité
financière pour chacun des deux projets, ...
CHAPITRE 2 : ETUDE PRELIMINAIRE
2.1. GENERALITES SUR LES MINES A CIEL OUVERT:
2.1.1. Caractéristiques d’un projet minier :...
Le gestionnaire ne sélectionne donc pas nécessairement le projet qui a le plus
haut rendement, mais celui qu’il perçoit co...
majeur du projet, à savoir le minerai. Ces réserves économiques sont dispersées sur
de grands territoires et ne pourront ê...
On distingue généralement trois types de minières. Chacune requiert une
méthode d’exploitation spécifique.
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Fosses (open pit mines) : gisement en forme d’amas et d’une profondeur de quelques
centaines de mètres.
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L’exploitation prend fin lorsque le stripping ratio atteint une limite inférieure à
partir de laquelle il n’est plus renta...
La destination principale de cette opération est la modification de l’état naturel
de la roche. Elle est abattue à l’explo...
Chargeuse : Équipement constitué d’un godet fixé sur un bras de levage mis en
mouvement par des vérins, et servant à soule...
On peut ainsi ressortir les données à cibler lors de la collecte de donnée:
 Engins de forage : marque, capacité, rendeme...
production est le temps nécessaire pour exécuter une tâche précise en un tour complet.
Pour chaque engin, il a donc fallu ...
c. Pelle hydraulique :
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Chargement du godet 06’’8
Pivotement 07’’1
vidange 06’’6
Pivotement à vide 05’’5
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La disponibilité est un facteur déterminant pour le rendement des engins. Nous
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Figure 9: Conception de l'outil d'évaluation de la rentabilité
L’outil se présentera sous plusieurs feuilles. Avant de ren...
On a vu précédemment que l’exploitation en carrière s’effectue en trois temps :
abattage, chargement et transport. Le calc...
Après calcul du financement, cette feuille estimera à nouveau les facteurs de
rentabilité en tenant compte des flux engend...
CHAPITRE 3 : ÉTUDE DE FAISABILITE
TECHNIQUE
L’étude faisabilité technique constitue la première étape dans la démarche
d’é...
 La disponibilité : « c’est l’aptitude d’une entité à être en état d’accomplir une
fonction requise dans des conditions d...
Rendement de l’hydrophore :
Le rendement de l’hydrophore représente la profondeur (h) du trou foré par heure. Il
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Finalement, nous avons obtenu les heures de marches requises pour réaliser ce MLF
total en le divisant par le rendement ré...
Pour le nombre de godets par camion, il peut être exprimé comme étant le rapport de
la capacité de la benne ( ) par la cap...
Nombre de pelles requises :
La pelle est l’engin le plus sensible, si elle tombe en panne, tout le parc engin s’arrête.
C’...
Nombre de brise-roches requis :
Le nombre de brise-roche est donc :
3.1.4. Besoin en engins de transport :
Dans la feuille...
Temps de déchargement et de manœuvre du camion et du camion
exprimés en minute.
: Distance de roulage exprimée en Km.
: Vi...
 Le temps de refoulement : c’est le rapport de la distance à parcourir ( ) par la
vitesse d’avancement ( ) qui doit être ...
3.2. EVALUATION DES BESOINS EN EXPLOSIFS ET ACCESSOIRES DE TIR :
Dans cette partie nous avons calculé les quantités nécess...
3.2.3. L’amorce :
L’amorçage de l’explosif correspond au moyen utilisé pour provoquer sa
décomposition. Une amorce est uti...
 Pneumaticien
 Soudeur
 Graisseur
3.3.3. Opérationnels :
Ce sont les machinistes qui manœuvrent les engins d'exploitati...
 Opérateur Niveleuse
 Opérateur Chargeuse
 Opérateur Compacteur
 Opérateur camion citerne
 Conclusion partielle du ch...
CHAPITRE 4 : ÉVALUATION DU COUT DU
PROJET
Dans ce chapitre nous allons expliciter les calculs sur lesquels nous nous
somme...
L’amortissement est la répartition du coût de l’engin sur la durée probable de
son utilisation. Il exprime ainsi la dépréc...
2.1.2. Énergie :
La consommation de carburant d'un véhicule est fonction de son rendement
énergétique. Ce type de données ...
Étant donnée la consommation importante en pneu de certains véhicules tels que
les Dumpers, les coûts de pneumatique sont ...
Pour l’opération d’abattage, les coûts des explosifs utilisés lors du tir sont aussi
intégrés au calcul.
Le coût de revien...
 Chargeuse.
 Compacteur.
 Camion citerne.
La feuille « entretien » calcule d’abord le kilométrage annuel parcouru par l...
CHAPITRE 5: ÉVALUATION FINANCIERE DU
PROJET ET ETUDE DE SENSIBILITE
5.1.RENTABILITE AVANT FINANCEMENT :
Dans cette partie ...
3. Amortissement comptable de l'investissement
4. Total des charges générées par l'investissement=2+3
5. Résultat comptabl...
Impôt : Représente le taux d’imposition sur le projet.
Déduction impôt : C’est le montant d’impôt à payer.
Résultat net : ...
Tout projet dont le TRI est inférieur au taux de rentabilité minimum est rejeté
car susceptible de remettre en jeu la rent...
5.2.1. Plan de financement :
Il retrace les mouvements de la trésorerie sur la durée de vie du projet. Il est
composé de d...
Le financement externe: pour Techsub, c’est l’emprunt qu’elle va effectuer auprès
de la banque.
L’investissement : il repr...
Année 1 … Année n
Dette début de période
Annuité à rembourser
Charges financière
Tableau 6: Echéancier de financement
5.2....
En considérant chaque emprunt sur sa durée totale, nous devons chercher à
minimiser son coût effectif total en minimisant ...
- On définit les cellules variables, à savoir les cellules des emprunts :
Figure 17: Variables solveur
- On définit les co...
5.3.RENTABILITE FINANCIERE :
La rentabilité financière mesure ce que dégage le projet par rapport à l’ensemble
des capitau...
 Le chiffre d’affaires engendré
 Les charges d’exploitation
 La marge bénéficiaire
 Le taux d’actualisation
Pour effec...
Nous proposons dans cette partie d’identifier les risques potentiels pour les
mettre en relief et en dégager les principau...
mines sont souvent localisées dans des endroits reculés qui ne disposent pas de point
d’approvisionnement en énergie. L’al...
-Actes et régulations gouvernementaux :
Le code minier comporte des parties de nature législative et d’autres de nature
ré...
V=P x I (6.1)
Où :
V : Vulnérabilité
P : Probabilité
I : Impact
Ce travail étant empirique, il est essentiel de garder une...
Conclusion partielle du chapitre :
La rentabilité économique a été, dans un premier temps, déterminée par
le calcul de di...
CHAPITRE 6: APPLICATION AUX PROJETS
6.1. PROJET SIDI ALI :
6.1.1 Données :
a- Situation géographique :
La carrière de Sidi...
Engin Marque Référence capacité Etat
Pelle hydraulique
minerai
Komatsu PC 300 Godet 1,3m3 Neuf
Pelle hydraulique
Stérile
K...
f- Caractéristiques du terrain :
g- Coût d’énergie :
Énergie Prix
Gasoil 8MAD/l
Électricité 5MAD/KWh
Tableau 12: Prix de l...
b- Besoin en explosifs et accessoires de tir:
Le besoin annuel en explosif calculé par l’outil pour réaliser un tonnage ég...
Etude de rentabilité des travaux d'exploitation en carrière
Etude de rentabilité des travaux d'exploitation en carrière
Etude de rentabilité des travaux d'exploitation en carrière
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Etude de rentabilité des travaux d'exploitation en carrière

  1. 1. ‫الرحيم‬ ‫الرحمــن‬ ‫الله‬ ‫بسم‬‫ا‬
  2. 2. RESUME L’objectif principal de ce projet est de mener une évaluation financière des projets d’exploitation des mines à ciel ouvert. Pour ce faire, nous avons conçu un outil sous Excel VBA intégrant tous les aspects d’évaluation de projet d’investissement, du dimensionnement de la machinerie au calcul des coûts du projet en passant par l’évaluation des indicateurs de rentabilité. L’intérêt de cet outil pour les décideurs, est de simplifier le processus d'évaluation de projet grâce à l’intégration des différents paramètres de celui-ci. En outre, nous avons mis en pratique l’outil conçu, à travers l’étude de deux projets d’exploitation à ciel ouvert : Sidi Ali et Pumpi-Kamassani. L’étude de rentabilité ne pouvant être complétée sans une étude de sensibilité et de risque, nous avons conclu par l’étude de l'irrégularité de facteurs tels que l’investissement initial et de leurs influences sur la rentabilité afin d’optimiser les retombées financières.
  3. 3. ABSTRACT Nowadays, Morocco is becoming one of the worldwide countries where opencast mines have shown a rapid economic growth. This mining method can be of a great benefit in terms of productivity and costs. This benefit makes of the open pit mining an attractive investment opportunity for mining agencies. Yet, to justify the investment decision, opencast mining has to meet some financial imperatives. Through this project, we are carrying out a financial evaluation of an open pit mining project using standard economic measurements. Different calculations are carried forward on Excel VBA. The tool designed ranges over all data relative to a mining project, from machinery to capital cost through the evaluation of the profitability indicators. For policy makers, the program simplifies the process of project evaluation and makes it easy to choose among many investments. In addition, we put into practice the application, through the two open pit projects: Sidi Ali and Pump-Kamassani. To maximize the financial returns, concluded by conducting a sensitivity and risk study.
  4. 4. ‫يهخص‬ ‫يحتم‬‫استغالل‬‫انًُاجى‬‫انفىلسطحيت‬‫يكاَت‬‫هايت‬‫في‬‫جم‬‫األسىاق‬ ‫انؼانًيت‬.‫و‬‫يؼشف‬‫انًغشب‬ِ‫بذوس‬‫تىسؼا‬‫يهحىظا‬‫نهزا‬‫انُىع‬ٍ‫ي‬‫األَشطت‬‫انًُجًيت‬.‫ونؼم‬‫يا‬ ‫يًيزها‬ٍ‫ػ‬‫االستغالل‬‫انتحسطحي‬‫هى‬‫انًشدوديت‬‫انًشتفؼت‬‫آلالتها‬‫و‬‫انتي‬ًٍ‫تض‬‫خفض‬ ‫انتكانيف‬.‫كم‬ِ‫هز‬‫انؼىايم‬‫االلتصاديت‬‫وغيشها‬,‫تجؼم‬ٍ‫ي‬‫انًُاجى‬‫انفىلسطحيت‬‫فشصت‬ ‫استثًاس‬‫تجزب‬‫اهتًاو‬‫انًُظًاث‬‫انًُجًيت‬.ٍ‫نك‬‫لشاس‬‫االستثًاس‬‫يضم‬ٍ‫سه‬‫يؼاييش‬‫التصاديت‬‫و‬ ‫يانيت‬‫صاسيت‬,‫خاصت‬ٌ‫وأ‬‫األيش‬‫يتؼهك‬‫بًجال‬‫يخضغ‬‫نؼذة‬‫ػىايم‬‫خاسجيت‬. ‫و‬‫هكزا‬,ٌ‫فا‬‫يششوػُا‬‫يهذف‬‫أساسا‬‫إنى‬‫صياغت‬‫أداة‬‫نتمييى‬ ‫يشاسيغ‬‫استغالل‬‫انًُاجى‬‫انفىلسطحيت‬.‫ستبسط‬ِ‫هز‬‫األداة‬‫ػًهيت‬‫تمييى‬‫انًشاسيغ‬‫ػبش‬ ‫يؤششاث‬‫يانيت‬.‫إضافت‬‫إنى‬‫رنك‬,‫لًُا‬‫بذساست‬ٍ‫يششوػي‬‫باستخذاو‬‫األداة‬.‫وحتى‬‫َكًم‬‫دساست‬ ‫تمييى‬‫انًشاسيغ‬,‫لًُا‬‫بئدياج‬‫دساست‬‫نحساسيت‬‫انًؤششاث‬‫انًانيت‬.
  5. 5. DEDICACES A NOS PARENTS, A NOS FAMILLES, A NOS AMIS, A TOUS CEUX QUE NOUS AIMONS, A TOUS CEUX QUI NOUS AIMENT, NOUS DEDIONS CE TRAVAIL. KENZA ET LAILA
  6. 6. REMERCIEMENTS Le présent rapport est le fruit d’un travail encadré par des membres dont les directives et les remarques pertinentes n’ont cessé d’en améliorer la qualité. Nous sommes ainsi redevables à, notre encadrant Mr.Tkiouat pour ses conseils et son intérêt et à nos parrains Mr Naimi et Mr.Lahbabi pour l’expérience enrichissante que nous avons eu la chance de vivre tout au long de notre stage à Techsub- Managem. Il nous importe aussi de remercier Mr.Soror, cadre à Reminex Ingénierie, pour ses interventions judicieuses, qui ont beaucoup aidé à la mise en œuvre de ce projet. Nous témoignons, par ailleurs, de notre reconnaissance au personnel attachant d’Akka Gold Mining qui nous a offert aide et soutien durant notre séjour sur le site. Nous tenons également à rendre hommage aux mineurs dont nous saluons l’endurance et le courage. Nos vifs remerciements s’adressent aussi à Mme. Benchekroune qui, en plus de nous faire honneur en présidant le jury, a contribué à l’obtention de ce stage. Nos tenons aussi à remercier Mr.Cherkaoui pour le privilège qu’il nous accorde en acceptant de juger notre travail. Et c’est avec beaucoup d’émotions que nous exprimons notre gratitude au corps professoral de l’EMI pour les enseignements qu’ils nous ont prodigués tout au long de notre formation.
  7. 7. SOMMAIRE LISTE DES FIGURES........................................................................................................10 LISTE DES TABLEAUX....................................................................................................11 INTRODUCTION .............................................................................................................12 CHAPITRE 1 : PROBLEMATIQUE.....................................................................................13 1.1. CONTEXTE DU STAGE :..................................................................................13 1.1.1. Présentation de MANAGEM :...............................................................13 1.1.2. Présentation de Techsub : ......................................................................13 1.2. PROBLEMATIQUE: .........................................................................................16 1.2.1. Introduction à la problématique :...........................................................16 1.2.2. Cahier de charge : ..................................................................................17 CHAPITRE 2 : ETUDE PRELIMINAIRE..............................................................................18 2.1. GENERALITES SUR LES MINES A CIEL OUVERT:............................................18 2.1.1. Caractéristiques d’un projet minier :......................................................18 2.1.2. Mines à ciel ouvert :...............................................................................20 2.1.3. Exploitation en fosse :............................................................................22 2.2. COLLECTE DE DONNEES :..............................................................................25 2.2.1. Contexte de la collecte de donnée :........................................................26 2.2.2. Rendement des engins d’exploitation :..................................................26 2.2.3. Disponibilité des engins :.......................................................................28 2.3. CONCEPTION DE L’OUTIL :............................................................................29 Conclusion partielle du chapitre : .....................................................................32 CHAPITRE 3 : ÉTUDE DE FAISABILITE TECHNIQUE .........................................................33 3.1. DIMENSIONNEMENT DU PARC ENGIN : .........................................................33 3.1.1. Disponibilité...........................................................................................33 3.1.2. Besoin en engin d’abattage : Feuille abattage........................................34 3.1.3. Besoin en engins de chargement:...........................................................36 3.1.4. Besoin en engins de transport :..............................................................39 3.2. EVALUATION DES BESOINS EN EXPLOSIFS ET ACCESSOIRES DE TIR :..........42 3.2.1. Le Tovex:...............................................................................................42
  8. 8. 3.2.2. L’Ammonix : .........................................................................................42 3.2.3. L’amorce :..............................................................................................43 3.2.4. Les lignes de tir :....................................................................................43 3.3. EVALUATION DES BESOINS EN PERSONNEL :................................................43 3.3.1. Encadrement : ........................................................................................43 3.3.2. Maintenance:..........................................................................................43 3.3.3. Opérationnels :.......................................................................................44 Conclusion partielle du chapitre : .....................................................................45 CHAPITRE 4 : ÉVALUATION DU COUT DU PROJET ........................................................46 2.1. LES COUTS OPERATOIRES : ...........................................................................46 2.1.1. Amortissement :.....................................................................................46 2.1.2. Énergie :.................................................................................................48 2.1.3. Maintenance et pièces de rechange :......................................................48 2.1.4. La main d’œuvre opérationnelle :..........................................................48 2.1.5. Pneumatique :.........................................................................................48 2.2. CHARGES FIXES :...........................................................................................49 2.3. CALCUL DU COUT DE REVIENT : ...................................................................49 2.4. COUT DES PRESTATIONS ANNEXES :.............................................................50 2.4.1. Coût d’aménagement du site :................................................................50 2.4.2. Coût d’entretien de la piste :..................................................................50 Conclusion partielle du chapitre : .....................................................................51 CHAPITRE 5: ÉVALUATION FINANCIERE DU PROJET ET ETUDE DE SENSIBILITE..............52 5.1. RENTABILITE AVANT FINANCEMENT :..........................................................52 5.1.1. Les flux nets de trésorerie (FNT):..........................................................52 5.1.2. La valeur actualisée nette (VAN): .........................................................54 5.1.3. Le taux de rendement interne (TRI): .....................................................54 5.1.4. L’indice de profitabilité (IP):.................................................................55 5.1.5. Le délai de récupération du capital investi (DRCI): ..............................55 5.2. FINANCEMENT : ............................................................................................55 5.2.1. Plan de financement :.............................................................................56 5.2.2. Échéancier de remboursement de l’emprunt : .......................................57 5.2.3. Réalisation d’un plan de financement optimal : ....................................58 5.3. RENTABILITE FINANCIERE :..........................................................................61
  9. 9. 5.4. ANALYSE DE SENSIBILITE ET DE SCENARIO :...............................................61 5.5. ETUDE DE RISQUE : .......................................................................................62 5.5.1. Identification du risque : ........................................................................63 5.5.2. Analyse de la vulnérabilité : ..................................................................65 Conclusion partielle du chapitre : .....................................................................67 CHAPITRE 6: APPLICATION AUX PROJETS ......................................................................68 6.1. PROJET SIDI ALI :..........................................................................................68 6.1.1 Données : ...............................................................................................68 6.1.2. Évaluation des besoins :.........................................................................70 6.1.3. Coût du projet: .......................................................................................72 6.1.4. Bordereau de prix :.................................................................................73 6.1.5. Évaluation financière du projet :............................................................73 6.1.6. Analyse de sensibilité et de risque:........................................................73 6.2. PROJET PUMPI-KAMASSANI..........................................................................75 6.2.1. Données..................................................................................................75 6.2.2. Évaluation des besoins :.........................................................................77 6.2.3. Coût du projet: .......................................................................................80 6.2.4. Bordereau de prix :.................................................................................81 6.2.5. Evaluation financière du projet :............................................................81 6.2.6. Analyse de sensibilité et risque :............................................................82 Conclusion partielle du chapitre : .....................................................................84 RECOMMANDATIONS ....................................................................................................85 CONCLUSION.................................................................................................................86 GLOSSAIRE MINIER .......................................................................................................87 BIBLIOGRAPHIE.............................................................................................................89 WEBOGRAPHIE..............................................................................................................89 ANNEXES ......................................................................................................................90
  10. 10. LISTE DES FIGURES Figure 1: technique Raise-Boring________________________________________15 Figure 2: Analyse FFOM de l'exploitation en carrière pour Techsub ____________16 Figure 4: Séquences de l'exploitation en découverte _________________________21 Figure 3: Exploitation en Placers ________________________________________21 Figure 5: Séquences d’une exploitation en fosse ____________________________22 Figure 6: Exploitation en fosse __________________________________________22 Figure 7: Schématisation des projets d'exploitation en carrière _________________25 Figure 8: Diagramme Ishikawa – Facteurs influençant la rentabilité_____________28 Figure 9: Conception de l'outil d'évaluation de la rentabilité ___________________30 Figure 10: dimensionnement du parc engin ________________________________33 Figure 11: Temps de cycle d'un camion ___________________________________39 Figure 12: cartouche de Tovex __________________________________________42 Figure 13: Composantes du coût opératoire ________________________________46 Figure 14: Calcul des amortissements ____________________________________47 Figure 15:Financement Excel ___________________________________________58 Figure 17: Variables solveur____________________________________________60 Figure 18: Contraintes solveur __________________________________________60 Figure 16: Solveur____________________________________________________60 Figure 19: Flux nets de trésorerie après financement_________________________61 Figure 20: Schéma des risques des projets _________________________________63 Figure 21: Matrice des risques __________________________________________66 Figure 22: Graphique en radar des risques encourus par le projet Sidi-Ali ________75 Figure 23: Graphique en radar des risques encourus par le projet Sidi-Ali ________83
  11. 11. LISTE DES TABLEAUX Tableau 1: Résultats de chronométrage de l'hydrophore 27 Tableau 2: Résultats du chronométrage des camions stérile 27 Tableau 3: Résultats du chronométrage des pelles hydrauliques 28 Tableau 4:Tableau des flux nets de trésorerie 53 Tableau 5: plan de financement 56 Tableau 6: Echéancier de financement 58 Tableau 7: Planning de production de la mine de Sidi-Ali 68 Tableau 8:Schéma de tir de la mine de Sidi-Ali 68 Tableau 9:Description du parc d’engins de la mine de Sidi-Ali 69 Tableau 10: Durée effective du poste de travail 69 Tableau 11: Caractéristiques de la roche manipulée à la mine de Sidi-Ali 70 Tableau 12: Prix de l’énergie au Maroc 70 Tableau 13: Dimensionnement du parc d’engins de la mine de Sidi-Ali 70 Tableau 14: Évaluation du besoin en explosifs de la mine de Sidi-Ali 71 Tableau 15: Évaluation du besoin en personnel de la mine de Sidi-Ali 72 Tableau 16: Évaluation des coûts opératoires d’engins de la mine de Sidi-Ali 72 Tableau 17: Coûts de revient de l’exploitation de la mine de Sidi-Ali 72 Tableau 18: Bordereaux des prix du projet Sidi-Ali 73 Tableau 19: Calcul de rentabilité avant et après financement 73 Tableau 20: Résultats d’analyses de sensibilité du projet Sidi-Ali 74 Tableau 21: Planning de production de la mine de Pumpi-Kamassani 76 Tableau 22: Schéma de tir de la mine de Pumpi-Kamassani 76 Tableau 23: Description du parc d’engins de la mine de Pumpi-Kamassani 77 Tableau 24: Caractéristiques de la roche manipulée à la mine de Pumpi-Kamassani 77 Tableau 25: Prix de l’énergie en RDC 77 Tableau 26: Dimensionnement du parc d’engins de la mine de Pumpi-Kamassani 78 Tableau 27: Évaluation du besoin en explosifs de la mine de Pumpi-Kamassani 78 Tableau 28: Évaluation du besoin en personnel de la mine de Pumpi-Kamassani 80 Tableau 29: Évaluation des coûts opératoires engin de la mine de Pumpi-Kamassani 80 Tableau 30: Coûts de revient de l’exploitation de la mine de Pumpi-Kamassani 81 Tableau 31: Bordereaux des prix du projet Pumpi-Kamassani 81 Tableau 32: Calcul de rentabilité avant et après financement 82 Tableau 33: Résultats d’analyses de sensibilité du projet Pumpi-Kamassani 83
  12. 12. INTRODUCTION Ce travail est le condensé de l’étude que nous avons menée, durant notre stage de fin d’étude, sur l’exploitation des mines à ciel ouvert. Cette dernière, a pris beaucoup d’ampleur sur les marchés miniers internationaux durant la dernière décennie, d’où l’envie de Techsub-Managem de se lancer dans cette activité. Notre projet de fin d’études, permettra à Techsub de fixer ses prix de vente pour les différentes prestations relatives à l’exploitation à ciel ouvert, tout en s’assurant de la rentabilité économique et financière du projet. Et compte tenu des différents risques liés à l’exploitation minière, nous avons prévu une étude de sensibilité et de risques pour mesurer les impacts des facteurs les plus décisifs pour les projets d’exploitation en carrière. L’aboutissement de notre projet, « élaboration d’un outil d’évaluation de la rentabilité des projets d’exploitation en carrière », sera donc la réalisation d’un outil sous Excel VBA, qui, à partir de données et caractéristiques d’un projet minier, calcule le prix de vente et les indicateurs de rentabilité. Cet outil permettra aussi de dégager les différents facteurs qui influencent la rentabilité, facilitant ainsi la prise de décision d’investissement pour Techsub. Pour réaliser cette étude, il est impératif de passer par plusieurs étapes qui commencent dans le chantier d’une carrière. Ainsi, la première étape consiste à rassembler les informations et analyser les pratiques d’exploitation d’une mine à ciel ouvert. Ensuite, nous devons exploiter ces données pour l’élaboration d’un outil d’évaluation de rentabilité. Une fois l’outil finalisé, nous allons l’utiliser pour l’évaluation de deux appels d’offres d’exploitation de mine à ciel ouvert pour lesquels Techsub compte soumissionner.
  13. 13. CHAPITRE 1 : PROBLEMATIQUE 1.1. CONTEXTE DU STAGE : 1.1.1. Présentation de MANAGEM : Managem, holding du groupe ONA, est le principal acteur du secteur minier marocain. Depuis 1928, La filiale n’a cessé d’évoluer à hauteur de ses ambitions et de ses compétences. Aujourd’hui, ses principales activités sont l’extraction, la production et la commercialisation des métaux de base (Cobalt, Zinc) ainsi que les métaux précieux (Or et Argent) et d’autres substances (Fluorine). Dans le cadre d’une vision de diversification et de génération de profits, Managem s’est également consacré à l’hydro métallurgie et ce depuis 1996. Cette activité consiste principalement à traiter des matières complexes et à produire des cathodes de cobalt et des substances chimiques à fortes valeurs ajoutées. Parallèlement, des actions majeures ont été réalisées en matière d’innovation et de recherche et développement afin d’assurer la modernisation et le développement technologique des différentes filiales de Managem. Ces dix dernières années, Managem a relevé le challenge international, en investissant dans des projets en Afrique, tel que le projet Bakoudou, projet aurifère qui s’inscrit dans la stratégie du groupe d’implantation au Gabon. Pour concrétiser ses objectifs, Managem s’entoure d’activités support qui centralisent le savoir-faire de Managem en termes de techniques minières et d’ingénierie. Ces activités sont représentées par les filiales REMINEX spécialisée dans les études techniques et économiques ainsi que l’ingénierie des projets, et TECHSUB spécialisée dans les sondages et travaux miniers. 1.1.2. Présentation de Techsub : Techsub a été constituée en 1992 pour répondre aux besoins relatifs à la maîtrise d'œuvre, à l’exécution de sondages, ainsi qu’à la réalisation d'ouvrages souterrains.
  14. 14. Les équipes de Techsub sont polyvalentes et comptent à leur actif plusieurs années d’expérience opérationnelle dans différents domaines du souterrain et des sondages. Le personnel ouvrier quant à lui, puise sa compétence dans sa longue expérience pratique acquise sur plus d’une quinzaine d’années. Techsub dispose également d’un parc d’engins complet de sondage et de terrassement comportant près de 24 sondeuses, ainsi que d’installations techniques nécessaires en matière d’entretien. Techsub opère aujourd’hui dans trois secteurs d’activité principaux : Sondages et soutènement. Travaux souterrains Réalisation de cheminées « Raise »  Sondage et soutènement : Le sondage et le soutènement sont les activités motrices de Techsub. Le sondage consiste à creuser pour prélever des échantillons appelés carotte, tandis que le rôle principal du soutènement est d’assurer la sécurité des excavations pratiquées dans les roches et dans le sol qui s’applique aussi bien aux mines souterraines qu’aux mines à ciel ouvert. Techsub compte à son actif des prestations de plus de 220.000 mètres de sondage des types suivant : Sondages destructifs en percussion (marteau fond de trou)  Sondages destructifs par circulation inverse. Techsub compte développer ces activités pour s’étendre à la réalisation de : Travaux structurels dans le sous-sol (drainages, imperméabilisation, renforcement et consolidation des terrains) Travaux de confortement, stabilisation, assainissement et sécurisation des pentes et talus.  L'activité de travaux souterrains : Indispensable partenaire, en particulier en ce qui concerne la réalisation d’infrastructures souterraines, TECHSUB travaille à la conception et à la réalisation de travaux de creusement dans le sous-sol (puits, galeries et cheminées) Techsub a acquis son expérience pratique dans divers terrains allant des roches
  15. 15. saines aux terrains de recouvrement. Elle assure la mise en œuvre des technologies de creusement fiables et adaptées à tous types de terrain rencontré et dispose de compétences humaines et techniques lui permettant de réaliser divers ouvrages souterrains dans le secteur minier, d'assainissement, du B.T.P. et de l’hydraulique, etc.  La réalisation des cheminées « Raise » : En dehors des techniques de creusement des ouvrages souterrains, résultant de la réalisation de plusieurs dizaines de kilomètres de galeries, Techsub dispose d’un savoir-faire de premier ordre dans la réalisation de plusieurs milliers de mètre de cheminées «RAISE » . Le Raise Boring est une technique aujourd’hui couramment utilisée dans le domaine minier pour forer des cheminées : Elle consiste à forer du haut vers le bas, entre deux niveaux préexistants, un trou pilote, puis à l’aléser au diamètre final de la cheminée, du bas vers le haut, en tirant sur l’outil aléseur grâce à l’équipement de forage situé dans le niveau supérieur. En comparaison avec les méthodes classiques, cette technique offre de nombreux avantages, en particulier en termes de sécurité, coût et délais de réalisation ; elle constitue un outil important dans une politique globale de Techsub de mécanisation des travaux de creusements et d’élimination par conséquent des tâches les plus pénibles et les plus risquées. Avec un parc de 4 « Raises Boreurs », Techsub possède un outil performant pouvant réaliser annuellement plus de 5 000 mètres de cheminées de différents diamètres et de différentes profondeurs et pendages. Figure 1: technique Raise-Boring
  16. 16. TECHSUB fait aussi appel à la technique « Rotary Vertical Drilling System » pour assurer la verticalité et l’orientation des cheminées et assure ainsi la réalisation de puits verticaux avec une très grande précision. 1.2. PROBLEMATIQUE: 1.2.1. Introduction à la problématique : Dans le cadre d’une stratégie de diversification, Techsub a exprimé son intérêt pour les travaux d’exploitation à ciel ouvert, marché qui commence à occuper une partie majeure dans les activités de MANAGEM ces dernières années. Cette importance accordée à l’exploitation en carrières est due essentiellement au fait que le coût par tonne est beaucoup plus réduit que dans le cas de l’exploitation en souterrain et que la capacité annuelle d’extraction est plus élevée. En effet, l’exploitation à ciel ouvert permet l’utilisation d’équipements géants permettant de libérer et de déplacer des quantités considérables de matériaux en peu de temps et avec peu de main d’œuvre. De plus, le nombre de gisements à forte teneur tend à diminuer de sorte qu’il est devenu impératif de manipuler et traiter plus de minerai à faible teneur. Il faudrait donc baisser les coûts de production en augmentant la productivité des engins, solution qui n’est envisageable qu’en exploitation en carrière. Dans ce contexte, Techsub envisage de soumissionner pour l’exploitation de deux carrières :  «Sidi Ali», située à 75Km de AGM (Akka Gold Mining), à 15km de la mine d’«Agoujgal» sous-traitée à Matimex.  « Pumpi-Kamassani», en République Démocratique du Congo. Une première analyse des forces, faiblesses, opportunités et menaces nous permet de tracer la matrice suivante : Figure 2: Analyse FFOM de l'exploitation en carrière pour Techsub
  17. 17. Pour se lancer dans l’appel d’offre, Techsub doit d’abord évaluer la rentabilité financière pour chacun des deux projets, étudier leur viabilité et améliorer leur chance de réussite. 1.2.2. Cahier de charge : L’objectif de notre étude est d’estimer la viabilité des projets d’exploitation en carrière pour Techsub à travers l’évaluation de la rentabilité des deux projets « Sidi Ali » et « Pumpi-Kamassani ». Puisqu’il s’agit de deux projets en carrière, de durée et d’investissement initial différents, nous avons choisi d’aborder le problème en créant un outil standard d’évaluation de projet en carrière. Cet outil va prendre en charge les phases d’évaluation du projet en question à partir de données initiales saisies par l’utilisateur. Notre outil va traiter les points suivants :  Les données d’entrée relatives à la mine (réserves, durée de vie …).  Les besoins matériels et humains.  Les différents coûts opératoires.  La rentabilité avant et après financement.  La sensibilité.
  18. 18. CHAPITRE 2 : ETUDE PRELIMINAIRE 2.1. GENERALITES SUR LES MINES A CIEL OUVERT: 2.1.1. Caractéristiques d’un projet minier : a. Évaluation de projet d’investissement: Les décisions d'investissement sont probablement les décisions les plus importantes pour une entreprise. L’évaluation de projet a pour finalité d'étudier les conditions de viabilité des investissements et d’améliorer leurs chances de réussite. Alliant comptabilité, analyse financière, gestion prévisionnelle et étude techniques, elle permet de rassembler tous les éléments nécessaires à l'élaboration du projet et de clarifier les facteurs de base qui gouvernent ses chances de succès. Choisir d’investir peut avoir des conséquences vitales à court et à long termes sur la capacité d'une compagnie à rivaliser, et même à survivre. Cette décision se base sur deux activités fondamentales :  Allouer des fonds en capitaux à des projets spécifiques ou budgétisation  Obtenir le financement nécessaire La budgétisation des capitaux demeure une composante majeure dans ce type de décisions. Elle a pour objectif l'allocation des capitaux de façon optimale. Ce processus comprend généralement les activités de planification, d'évaluation, de sélection, de mise en œuvre, de contrôle et finalement de réévaluation en continu et de vérification des résultats. En plus de servir à évaluer la rentabilité du projet, la budgétisation aide à susciter l’intérêt de potentiels investisseurs en les orientant quant à l’allocation des fonds nécessaires et ce, de la façon la plus optimale. Dans le sens large, l’évaluation des projets débouche sur la sélection parmi différents projets d'investissement. Néanmoins, un tel modèle ne peut suffire pour prendre une décision d'investissement. Les facteurs qualitatifs de risques uniques associés à chaque occasion d'investissement nécessitent d’adopter une gestion adéquate et un jugement intelligent.
  19. 19. Le gestionnaire ne sélectionne donc pas nécessairement le projet qui a le plus haut rendement, mais celui qu’il perçoit comme présentant les meilleurs intérêts à long terme. b. Investissement en milieu minier : En milieu minier, l’analyse d’investissement d’un projet quelconque est précédée par des études géologiques, géotechniques et hydrogéologiques. Ces analyses ont pour but d’évaluer les caractéristiques de la roche. Une méthode d’exploitation est choisie en conséquence. Ces activités aussi nombreuses que variées rendent l’étude de faisabilité d’un projet d’investissement minier particulièrement délicate. De plus, l’exploitation minière est un environnement d’investissement unique compte tenu des caractéristiques suivantes: Ampleur du capital: les projets miniers demandent des capitaux importants. Avant même d’entamer l’exploitation, il faut s’acquitter des coûts d’exploration qui s’étale souvent sur plusieurs années. L’infrastructure seule peut coûter plusieurs centaines de millions de dollars, et même les petites mines qui ne nécessitent en général qu'une poignée de mineurs ne peuvent être développées pour moins d'un million de dollars. Longues périodes de pré-production: une fois l'évaluation du gisement établie, cela prend plusieurs années pour produire le minerai sur une base continue. Cette période de pré-production s'étendait sur 4 à 6ans. Aujourd'hui, les nouveaux règlements liés à l'environnement et à l'obtention des autorisations sont menés sur des périodes qui peuvent atteindre 10 à 12 années, à partir de la décision de production. Risque élevé: le risque familier au domaine minier est celui associé au marché minéral. Les prix fluctuent considérablement et rapidement pour les produits minéraux qui sont vendus sur les marchés internationaux. Un autre type de risque souvent négligé est le risque politique. En effet de nos jours, il y a une participation plus grande du gouvernement hôte dans les projets miniers à travers le monde. Ressources non renouvelables: c'est l'aspect probablement le plus unique des industries minières. Les revenus sont dérivés d'une disposition fragmentaire de l'atout
  20. 20. majeur du projet, à savoir le minerai. Ces réserves économiques sont dispersées sur de grands territoires et ne pourront être développées que là où elles se trouvent. De plus, au lieu d’acheter les matières premières comme tout autre secteur économique, l’industrie minière a besoin d’explorer de grandes surfaces afin de découvrir les gisements nécessaires pour garantir sa pérennité. Durée de vie limitée : la durée de vie de la mine est finie, les investissements doivent donc recevoir un retour monétaire adéquat lorsque les réserves de minerai sont épuisées. Impact environnemental et socio-économique: l'exploitation minière aura inévitablement des conséquences sur l'environnement, que ce soient les dommages causés à la faune et à la flore ou encore les résidus miniers entreposés à la surface qui peuvent s'avérer toxiques. De plus le bruit, la poussière ou autres facteurs typiques de l'exploitation des mines sont des impacts environnementaux à traiter. L'établissement d'une exploitation minières dans une zone éloignée ou rurale entraine également un afflux soudain de population, ce qui engendre des conséquences socio- économiques considérables sur un village voire même une région entière. 2.1.2. Mines à ciel ouvert : a. Définition : Les mines à ciel ouvert (ou carrières) sont celles dont le minerai est extrait à partir de la surface après avoir dégagé le stérile. La roche est creusée par dynamitage et le minerai est ensuite chargé sur d’énormes engins pour traitement. b. Avantages de l’exploitation en surface : Les mines à ciel ouvert présentent plusieurs avantages, les plus importants sont :  Le faible coût d’exploitation.  La possibilité de choisir le minerai de teneurs conformes aux besoins.  La flexibilité de la production.  La sécurité : meilleure visibilité, surveillance facile, personnel limité. c. Types d’exploitations à ciel ouvert :
  21. 21. On distingue généralement trois types de minières. Chacune requiert une méthode d’exploitation spécifique. Placers : ce sont des dépôts non consolidés contenant de l’or ou d’autres métaux. Ces éléments sont mêlés à l’état libre par criblage et lavage, en éliminant d’abord les pierres par un tamis et ensuite le sable avec de l’eau. Découverte (stripping, open cuts) : elles représentent des exploitations étendues et peu profondes (couches sédimentaires horizontales d’épaisseur à peu près régulière). Ce sont généralement des opérations à gros débit. Cette méthode d’exploitation est utilisée surtout dans le cas du charbon. Figure 4: Séquences de l'exploitation en découverte Figure 3: Exploitation en Placers
  22. 22. Fosses (open pit mines) : gisement en forme d’amas et d’une profondeur de quelques centaines de mètres. Notre sujet d’étude s’intéressant à la fosse, nous nous concentrerons sur ce type de carrière en particulier. 2.1.3. Exploitation en fosse : a. Nature de la méthode : Il faut d’abord enlever une quantité suffisante du stérile qui recouvre le gisement, puis attaquer le minerai par tranches horizontales successives à partir du centre. Le reste du stérile est dégagé au fur à et mesure de la progression de l’exploitation. Une excavation évasée vers le haut est assurée en gardant une inclinaison totale constante d’une tranche à l’autre. Celle-ci est fonction de l’économie de l’opération et de la stabilité des pentes. L'opération progresse en conservant cet aspect d'un cratère plus ou moins allongé selon la forme du gisement. Figure 5: Séquences d’une exploitation en fosse Figure 6: Exploitation en fosse
  23. 23. L’exploitation prend fin lorsque le stripping ratio atteint une limite inférieure à partir de laquelle il n’est plus rentable d’augmenter la profondeur de l’exploitation. b. Etapes de l’exploitation en fosse : Les principales étapes de l'exploitation en fosse sont:  Le décapage des matériaux de recouvrement : Il s’agit de l’enlèvement des matériaux de recouvrement au-dessus du gisement. Les zones à décaper dépendent de plusieurs facteurs :  La taille, la forme du gisement et la distribution des teneurs à l'intérieur de ce dernier.  La nature des terrains de recouvrement.  Le caractère et l'importance de la structure géologique.  Les conditions particulières (physiques, climatiques, chimiques…).  La durée et le taux de production des travaux.  Les capacités et distances des zones d'entreposage des matériaux enlevés par rapport à la zone de décapage.  L'utilisation future des équipements.  Le forage en rocher : Le forage des trous de mine se fait moyennant un hydrophore et en respectant un schéma de tir bien défini. Un schéma de tir est un ensemble de renseignements permettant d’exécuter un tir : l’emplacement des trous, leurs dimensions, les caractéristiques de charge, le mode d’amorçage. Le schéma de tir est défini par :  L’espacement : la distance entre les trous d’une même ligne.  La banquette : La distance entre les lignes.  Le diamètre du trou.  La profondeur du trou.  L'abattage du massif :
  24. 24. La destination principale de cette opération est la modification de l’état naturel de la roche. Elle est abattue à l’explosif1 . Une fois le schéma de tir défini, on procède au chargement, qui se compose de trois étapes :  Préparation des trous de mines (nettoyage).  Mise en place des charges.  Bourrage.  La manutention des produits abattus : Les produits abattus doivent être chargés puis transportés en utilisant des engins de capacité relativement grande. En général, on utilise des pelles pour le chargement, et des camions ou dumpers pour le transport. Les camions doivent être bien répartis sur les pelles de façon à optimiser le rendement global de l’opération. Il faut aussi s’occuper de l’état des aires de travail et de l’état des pistes et voix de circulation. c. Engins d’exploitation2 : L’exploitation à ciel ouvert nécessite l’utilisation d’engins de grande capacité. Des engins spécifiques sont utilisés dans chaque phase de l’exploitation. L’hydrophore : Engin de forge disposant de plusieurs tiges permettant de forer des trous dans la roche. Pelle hydraulique : Engin constitué d’une tourelle pivotante munie d’un godet, utilisé pour déplacer divers matériaux. Camion ou dumper : équipé d’une benne basculante, il est utilisé pour le transport en vrac. Il existe deux types de camions utilisés dans l’exploitation en fosse : les camions articulés et les camions non articulés de type conventionnel. Niveleuse : Engin équipé d’une lame orientable placée entre ses deux essieux, servant principalement à niveler le sol ou à déblayer la chaussée. 1 Voir Annexe1 2 Voir annexe2
  25. 25. Chargeuse : Équipement constitué d’un godet fixé sur un bras de levage mis en mouvement par des vérins, et servant à soulever des matériaux pour les déplacer ou les charger. Bulldozer : Le bulldozer est un engin d'excavation et de refoulement sur chenilles ou sur pneus. Il est muni d'une lame horizontale perpendiculaire à l'axe du tracteur. Compacteur : engin utilisé pour augmenter la densité des matériaux meuble. Il est équipé d’un rouleau vibrateur qui applique, en cours de déplacement, une charge statique en tous points du matériau meuble. Camion citerne : utilisé pour l’arrosage de la piste et des voix d’accès. Brise-roche : Engin équipé d’un marteau brise-roche utilisé pour fragmenter les blocs de minerai dont la taille est supérieure à celle exigée. 2.2. COLLECTE DE DONNEES : Avant de se lancer dans les calculs théoriques, un soin particulier doit être accordé au rassemblement de données relative à un projet d’exploitation en carrière, sans lesquelles une analyse pertinente ne peut voir le jour. Tout projet d’exploitation en carrière peut être schématisé comme suit : Figure 7: Schématisation des projets d'exploitation en carrière
  26. 26. On peut ainsi ressortir les données à cibler lors de la collecte de donnée:  Engins de forage : marque, capacité, rendement, disponibilité.  Explosifs : type, caractéristiques, rendement.  Engins de chargement : marque, capacité, rendement, disponibilité.  Engins de transport : marque, capacité, rendement, disponibilité. Les autres données quant à elles seront définies dans l’appel d’offre suivant le projet. 2.2.1. Contexte de la collecte de donnée : L’étape collecte de données s’est déroulée sur la carrière de cuivre d’Agoujgual, située dans la région de Goulmim à 200 km au sud d’Agadir. Cette mine est exploitée par le leader du marché des travaux d’exploitation à ciel ouvert. Les travaux réalisés par le sous-traitant sont :  L’installation du chantier.  La mise au point du schéma de tir. Bien que l’exploitant se charge du tir, l’activité est sous-traitée à une société spécialisée dans le chargement en explosif et le tir.  L’abattage du minerai et stérile y compris toute fourniture d’explosifs et d’amorces nécessaires.  La fragmentation secondaire des blocs de minerai de dimensions supérieures à 500mm par brise-roche.  Le chargement et transport du minerai à destination de l’usine de traitement sur une distance moyenne de 60Km.  Le chargement et transport des produits stériles aux emplacements réservés à la mise-à-terril sur une distance moyenne de 2Km.  La réalisation, l’entretien et l’arrosage de la piste et des voies de circulation des engins. 2.2.2. Rendement des engins d’exploitation : Pour un engin donné, le rendement représente la production horaire de minerai ou de stérile. Afin de calculer le rendement, nous avons dû passer par le chronométrage des temps de cycles des différents engins. La durée d’un cycle de
  27. 27. production est le temps nécessaire pour exécuter une tâche précise en un tour complet. Pour chaque engin, il a donc fallu décomposer les cycles en différentes étapes de durée élémentaire. Pour un résultat rigoureux, nous avons calculé une moyenne sur un certain nombre de rotations. Le tableau ci-dessous regroupe les résultats des chronométrages réalisés : a. Hydrophore : Minerai Stérile Profondeur du trou 4m 3m Diamètre du trou 76mm 89mm Temps de forage pur 6’40’’ 02’48’’ Temps remontée tige 11’’ 9’’ Temps de déplacement d’un trou à un autre 45’’ Temps de mise à niveau 1’19’’ Total Cycle 535’’ 301’’ Rendement 27mlf/h 36mlf/h Tableau 1: Résultats de chronométrage de l'hydrophore b. Camions stérile : Moyenne Chargement 02’45’’ transport 05’18’’ déchargement 00’48’’ Retour + Attente + Manœuvres 07’02’’ Total cycle 15’53’’ Rendement 43,44m3 /h Tableau 2: Résultats du chronométrage des camions stérile
  28. 28. c. Pelle hydraulique : Moyenne Chargement du godet 06’’8 Pivotement 07’’1 vidange 06’’6 Pivotement à vide 05’’5 Cycle du Godet 26’’0 Godets par camion 7,5 Temps de transition ente camions 105’’ Total cycle 300’’ Rendement 138m3 /h Tableau 3: Résultats du chronométrage des pelles hydrauliques Cependant, ces temps de cycle ne sont pas fixes car tributaires de facteurs que l’on a schématisés sur le diagramme d’Ishikawa ci-dessous : Figure 8: Diagramme Ishikawa – Facteurs influençant la rentabilité 2.2.3. Disponibilité des engins :
  29. 29. La disponibilité est un facteur déterminant pour le rendement des engins. Nous avons estimée à 93% la disponibilité des engins de la mine d’Agoujgual. Ce chiffre est grossier car nous nous sommes basées sur les données d’une semaine ; faute d’historiques de pannes. Néanmoins, un taux aussi élevé pourrait être justifié par le surdimensionnement du parc engin par rapport à la production d’une part, et à la politique maintenance adoptée d’une autre part. En effet, en cas de panne, les engins d’exploitation sont remplacés par des engins neufs dans les plus brefs délais. De plus, le sous-traitant revend ses engins avant même qu’ils n’atteignent leurs heures de réformes. 2.3. CONCEPTION DE L’OUTIL : Afin de guider l’entreprise dans le choix des investissements les plus rentables, nous allons concevoir un outil d’évaluation de rentabilité de projet en carrière, sous Excel VBA qui offrira une vue d’ensemble des paramètres du projet. Ce support informatique devra retracer les différentes étapes de budgétisation, allant du dimensionnement du parc d’engins en passant par le calcul des critères de rentabilité. Cet outil regroupera les différentes informations initiales relatives au projet, les consolidera, chiffrera les méthodes et moyens d’exploitation et restituera à la fin le meilleur scénario à adopter pour une prise de décision optimale. Tout au long de la conception, nous veillerons à la facilité d’utilisation et à la simplicité de manipulation de l’outil, offrant ainsi une interface ergonomique et ce en dépit de la quantité des données traitées. Le schéma suivant résume les intrants et les sortants de l’outil :
  30. 30. Figure 9: Conception de l'outil d'évaluation de la rentabilité L’outil se présentera sous plusieurs feuilles. Avant de rentrer dans le détail de conception et de programmation de l’outil que nous détaillerons dans les parties à venir, nous allons donner un bref aperçu des différentes feuilles :  Feuille dessin carrière : Cette feuille devra indiquer les réserves de minerai et de stérile ainsi que la durée de vie de la mine. L’outil permettra de visualiser la planification d’exploitation du stérile et du minerai au fil des années. En effet, grâce à une étude de faisabilité préliminaire, la planification des séquences d’exploitation sur 2 à 10 années est déterminée avant le commencement des travaux miniers. Cette estimation des ressources intègre les volets relatifs au traitement, à la métallurgie, ainsi que tout aspect économique justifiant l’extraction rentable. Mais ces prévisions ne sont pas définitives et sont amenées à changer selon les circonstances telles que la conjoncture économique.  Feuille données d’entrée Cette feuille rassemblera toutes les données initiales pour l’évaluation des besoins techniques et le calcul des coûts opératoires. Ces données porteront sur les engins à utiliser, les temps d’ouverture, le schéma de tir et les distances de roulage.  Feuilles abattage, chargement et transport :
  31. 31. On a vu précédemment que l’exploitation en carrière s’effectue en trois temps : abattage, chargement et transport. Le calcul du besoin relatif à chaque opération sera donc regroupé sur une feuille correspondante à l’étape en question.  Feuille RH : Les ressources humaines devant être estimé pour le projet, il est indispensable de concevoir sur une feuille les besoins en personnel.  Feuille coût opératoire : La feuille coût opératoire contiendra les coûts de fonctionnement horaire des différents engins.  Feuille établissement et Feuille aménagement de la piste : En dehors de l’extraction du minerai et du stérile, l’exploitant doit aménager le site avant le commencement des travaux et veiller par la suite à entretenir la piste, d’où la nécessité de consacrer une feuille pour les calculs de chaque prestations.  Feuille synthèse : Après traitement des données, une feuille synthèse récapitulera l’ensemble des coûts du projet ainsi que l’effectif total du parc engin.  Feuille bordereau des prix : Comme son nom l’indique cette feuille devra résumer le livrable du projet à savoir le prix des prestations à partir d’une marge bénéficiaire donnée. Rappelons qu’en carrière, le prix de stérile est estimé au mètre cube tandis que celui du minerai est calculé à la tonne.  Feuille rentabilité avant financement : Comme son nom l’indique, cette feuille permettra d’évaluer la rentabilité du projet pour faciliter la prise de décision vis-à-vis du choix d’investissement.  Feuille financement : Cette feuille proposera un plan de financement pour le projet.  Feuille rentabilité après financement :
  32. 32. Après calcul du financement, cette feuille estimera à nouveau les facteurs de rentabilité en tenant compte des flux engendrés par le financement.  Feuille sensibilité et feuille de risque: Ces feuilles permettront de mener une analyse de sensibilité et de risque portant sur certains facteurs influençant la rentabilité du projet. Conclusion partielle du chapitre : A terme de ce chapitre, nous avons explicité la particularité de l’investissement en milieu minier ; particularité à laquelle n’échappent pas les mines à ciel ouvert dont nous avons détaillé les étapes d’exploitation. Cette phase indispensable, a été suivie par une collecte de données que nous avons présentée sous forme d’une cartographie pour en faciliter la lecture. Suite à cette collecte, nous avons pu établir une ébauche de notre outil d’évaluation de rentabilité. Les chapitres qui vont suivre vont détailler un à un les différentes rubriques de l’outil.
  33. 33. CHAPITRE 3 : ÉTUDE DE FAISABILITE TECHNIQUE L’étude faisabilité technique constitue la première étape dans la démarche d’évaluation de projet. Cette phase devra répondre aux questions suivantes : -Combien d’engins seront nécessaires pour l’exploitation ? -Quelles sont les quantités des matières à utiliser ? -Quel est l’effectif mine ? 3.1. DIMENSIONNEMENT DU PARC ENGIN : Pour chaque étape d’exploitation, nous allons calculer le nombre d’engins requis, en utilisant l’enchaînement suivant : Figure 10: dimensionnement du parc engin 3.1.1. Disponibilité et coefficient d’utilisation : En pratique, plusieurs facteurs peuvent réduire l’efficience du travail et constituer un obstacle pour la production. Il faut donc les intégrer dans le calcul du rendement pour obtenir des valeurs proches de la réalité. Ceci peut se traduire par :
  34. 34.  La disponibilité : « c’est l’aptitude d’une entité à être en état d’accomplir une fonction requise dans des conditions données, en supposant que la fourniture des moyens extérieurs nécessaires soit assurée»3 . La disponibilité calculée lors de la collecte des données n’étant pas rigoureuse, nous nous sommes basées sur les données des engins de Techsub qui opèrent dans des conditions comparables à celles des mines à ciel ouvert, moyennant la formule suivante :  Le coefficient d’utilisation : y sont intégrés les obstacles qui peuvent ralentir la cadence de l’engin Il existe des tables de données4 standards qui donnent le coefficient d’utilisation en fonction de paramètre tel que : la compétence du chauffeur, la nature du terrain, le choix et dispatching des engins. 3.1.2. Besoin en engin d’abattage : Feuille abattage Hydrophore : Temps de cycle de l’hydrophore : Le temps de cycle de l’hydrophore ( ) est composé de 4 temps (exprimés en secondes):  Le temps de forage pur ( ) : la tige pénètre le rocher pour creuser un trou.  Le temps de remontée de la tige ( ) : après avoir atteint la profondeur voulue, la tige remonte.  Le temps de déplacement ( ) : représente le temps de déplacement de l’hydrophore d’un trou à un autre.  Le temps de mise-à-niveau ( ) : ajustement de la tige puis positionnement au-dessus du nouveau trou à creuser. 3 Norme NF X 60 – 500 4 Voir Annexe 5 (3.1)
  35. 35. Rendement de l’hydrophore : Le rendement de l’hydrophore représente la profondeur (h) du trou foré par heure. Il est obtenu en divisant la profondeur du trou par le temps de cycle ramené à l’heure et en le multipliant par la disponibilité et le coefficient d’utilisation de l’hydrophore. Les heures de marche requises : Nous avons calculé tout d’abord le nombre de trous ( ) à réaliser pour la production planifiée pour l’année. Pour ceci, nous avons utilisé la formule suivante : Le volume de la maille ( ) peut être facilement calculé à partir des données du schéma de tir : Où : : Banquette. : Espacement. : Profondeur du trou. N.B : Le schéma de tir est défini par le client. A partir du nombre de trous, nous avons calculé le MLF total foré par année, en multipliant le nombre de trous par la profondeur d’un trou (h). (3.2) (3.3) (3.4) (3.5)
  36. 36. Finalement, nous avons obtenu les heures de marches requises pour réaliser ce MLF total en le divisant par le rendement réel de l’hydrophore. Nombre d’hydrophores requis : Le besoin en hydrophore est tout simplement le rapport des heures requises ( ) par les heures disponibles annuellement ( ). Pour le forage, le même hydrophore peut être utilisée pour le stérile et le minerai. Le nombre d’hydrophores nécessaires pour l’exploitation est donc : 3.1.3. Besoin en engins de chargement: La feuille chargement concerne deux engins : La pelle hydraulique, pour le chargement, et le brise-roche pour la fragmentation des blocs de minerai dont les dimensions sont au-dessus de la norme. Pelle hydraulique : Temps de cycle de la pelle: Ce temps de cycle représente pour la pelle le temps entre les débuts de remplissage des camions. Il est composé du temps de remplissage d’un camion ( ) et du temps de passage d’un camion au suivant ( ) : Le temps de remplissage d’un camion est calculé à partir du temps de cycle du godet ( ) et du nombre de godets par camion ( ). (3.6) (3.7) (3.8) (3.9)
  37. 37. Pour le nombre de godets par camion, il peut être exprimé comme étant le rapport de la capacité de la benne ( ) par la capacité du godet ( ), celle-ci doit être multipliée par le coefficient de remplissage ( ) et le coefficient de foisonnement ( ). Rendement de la pelle: Le rendement de la pelle ( ) représente pour le minerai (respt. le stérile) le tonnage (respt. le volume) chargé par heure. Le rendement réel de la pelle est obtenu en divisant la capacité de la benne du camion par le temps de cycle et en multipliant le rapport par la disponibilité ( ) et le taux d’utilisation ( ) de la pelle. Le temps de cycle étant exprimé en secondes, il nous faut le transformer en heures avant de l’utiliser pour le calcul du rendement. L’équation devient donc: Les heures de marche requises : Les heures de marches annuelles des travaux de chargement peuvent être calculées moyennant les formules suivantes :  Minerai :  Stérile : (3.10) (3.11) (3.12) (3.13) (3.14)
  38. 38. Nombre de pelles requises : La pelle est l’engin le plus sensible, si elle tombe en panne, tout le parc engin s’arrête. C’est pour cette raison que nous avons jugé préférable de distinguer entre les pelles destinées au chargement du stérile et celles destinées au minerai. Pour chaque faciès, le nombre de pelles requises est : Brise-roche : Temps de cycle du brise-roche : Le temps de cycle du brise-roche ( ) est calculé par la formule suivante : Où : : Le nombre de coups par bloc. : Le temps par coup. : Le temps de transition entre blocs. Rendement du brise-roche: Le rendement du brise roche est le tonnage total de roche brisé par heure : Les heures de marche requises : Normalement, une utilisation fréquente du brise-roche remet en question l’efficacité du schéma de tir. Cependant, ce dernier peut voir son rendement diminuer à cause de certains facteurs. Nous avons considéré que pour 30% de la production de minerai, nous devons faire appel au brise-roche. Ainsi ses heures de marche sont : (3.15) (3.16) (3.17)
  39. 39. Nombre de brise-roches requis : Le nombre de brise-roche est donc : 3.1.4. Besoin en engins de transport : Dans la feuille transport, en plus des camions, nous avons considéré les besoins en surfaçage effectué par le bulldozer au niveau de la mise-à-terril. Camion : Temps de cycle du camion : Le temps de cycle d’un camion est composé des facteurs suivants :  Le temps requis par la pelle pour charger un camion .  Temps de déplacement chargé : .  Temps de déchargement , estimé à partir des chronométrages (1min pour le stérile et 5min pour le minerai).  Temps de déplacement vide : .  Temps de manœuvre : regroupe toutes les manœuvres effectuées par le camion pour se placer sous le godet de la pelle, au niveau de la mise à terril ou le concasseur de l’usine, ainsi que les temps d’attente en cas d’indisponibilité de la pelle et le temps de bâchage pour les camions de minerai. Où : (3.18) (3.19) (3.20) Figure 11: Temps de cycle d'un camion
  40. 40. Temps de déchargement et de manœuvre du camion et du camion exprimés en minute. : Distance de roulage exprimée en Km. : Vitesse moyenne à vide du camion exprimée en Km/h. : Vitesse moyenne du camion chargé exprimée en Km/h. Rendement du camion : Le rendement du camion est calculé par la formule suivante : Les heures de marche requises : Les heures de marche pour transporter les matériaux abattus annuellement sont données par les formules suivantes :  Stérile :  Minerai : Nombre de camions requis : Pour le transport du minerai et du stérile, le nombre de camions à utiliser est pour chacun des deux exprimé par : Bulldozer : Le Bulldozer est utilisé dans la mine pour le surfaçage de l’espace prévu pour la mise- à-terril et pour l’entretien de la piste. Temps de cycle du bulldozer: Le temps de cycle du Bulldozer ( ) est composé de 4 temps : (3.21) (3.22) (3.23) (3.24)
  41. 41.  Le temps de refoulement : c’est le rapport de la distance à parcourir ( ) par la vitesse d’avancement ( ) qui doit être techniquement choisie entre 3 et 5Km/h.  Deux temps d’inversion de marche ( ).  Le temps de recul : qui est le rapport de la distance à parcourir par la vitesse de recul ( ) incluse entre 5 et 7Km/h. Rendement du Bulldozer : Le rendement du bulldozer est calculé à partir de la capacité de sa lame ( ) et de son temps de cycle par la formule ci-dessous : Où : : sont respectivement la disponibilité et le coefficient d’utilisation du bulldozer. Les heures de marche requises : En considérant qu’on aura besoin d’utiliser le bulldozer pour le surfaçage de 30% de la production stérile, les heures de marche du bulldozer sont : Nombre de bulldozers nécessaire : (3.25) (3.26) (3.27) (3.28)
  42. 42. 3.2. EVALUATION DES BESOINS EN EXPLOSIFS ET ACCESSOIRES DE TIR : Dans cette partie nous avons calculé les quantités nécessaires de Tovex, d’Ammonix, d’amorces et de ligne de tir pour abattre le volume annuel de production. 3.2.1. Le Tovex: Le Tovex est un explosif de gel d’eau, sous forme de cartouches. Dans notre cas, nous allons utiliser une cartouche de 1Kg/trou. Donc la quantité de Tovex à utiliser ( ), exprimée en Kg, est : 3.2.2. L’Ammonix : Les explosifs Ammonix sont des granulés composés de nitrate d’ammonium et de fuel. La quantité d’Ammonix nécessaire est calculée par : Tel que : Et : Où : : Le volume de l’Ammonix : La densité de l’Ammonix : La longueur de la charge d’Ammonix Le diamètre du trou :Longueur de la cartouche du Tovex. (3.29) (2.32) (2.31) (2.30) Figure 12: cartouche de Tovex
  43. 43. 3.2.3. L’amorce : L’amorçage de l’explosif correspond au moyen utilisé pour provoquer sa décomposition. Une amorce est utilisée par trou. Donc : 3.2.4. Les lignes de tir : Les lignes de tir sont utilisées pour relier les amorces entre elles et les joindre au détonateur. Nous avons donc besoins d’une longueur égale au MLF total, d’une longueur suffisante pour relier les trous, c.-à-d. l’espacement, et d’une longueur suffisante pour atteindre le détonateur ; longueur que l’on a estimé à 15% de la longueur totale. 3.3. EVALUATION DES BESOINS EN PERSONNEL : 3.3.1. Encadrement : L’équipe d’encadrement est constituée des éléments suivants :  Cadre : responsable de la gestion du projet.  Technicien : peut être un chef de poste ou chef d’atelier.  Pointeur : responsable du pointage du personnel.  Topographe : bien que ce soit le client (MANAGEM) qui fasse les implantations et les levés pour la facturation, il revient à TECHSUB de faire son propre levé pour une vérification des résultats et faire au besoin une réclamation. 3.3.2. Maintenance: L’équipe maintenance doit être constituée des fonctions suivantes :  Mécanicien  Aide-mécanicien (2.33) (2.34)
  44. 44.  Pneumaticien  Soudeur  Graisseur 3.3.3. Opérationnels : Ce sont les machinistes qui manœuvrent les engins d'exploitation à ciel ouvert. Leur effectif ( ) est exprimé par la relation suivante : Les 75% expriment le temps effectif de travail compte tenu des périodes de récupération et de congés. Au niveau de l’outil, les opérationnels sont regroupés dans la feuille RH suivant les phases d’exploitation : L’abattage :  Foreur : l’opérateur de l’hydrophore.  Aide-foreur : l’agent qui guide le foreur dans le déplacement et la mise-à- niveau. Généralement, chaque foreur doit être accompagné d’un aide-foreur.  Boutefeu : Agent responsable du tir. Le chargement :  Opérateur pelle  Opérateur brise roche Le transport :  Conducteur camion :  Agent bâchage : le bâchage s’effectue pour les camions de minerai à leur sortie de la mine. L’entretien de la piste :  Opérateur Bulldozer (3.35)
  45. 45.  Opérateur Niveleuse  Opérateur Chargeuse  Opérateur Compacteur  Opérateur camion citerne  Conclusion partielle du chapitre : A terme de ce chapitre, nous avons dans un premier temps, dimensionné le parc d’engin et calculé les besoins en matières pour chacune des étapes d’exploitation. Ensuite, nous avons évalué le besoin en personnel en termes d’effectif. Les calculs abordés dans ce chapitre, nous ont ainsi permis de compléter les feuilles « abattage », « chargement », « transport » et « RH ». Ces informations nous permettrons de traiter, dans le chapitre suivant, les coûts de revient des différentes prestations.
  46. 46. CHAPITRE 4 : ÉVALUATION DU COUT DU PROJET Dans ce chapitre nous allons expliciter les calculs sur lesquels nous nous sommes basées pour concevoir les feuilles « coût opératoire », « charges fixes », « entretien de la piste », «établissement » et « synthèse » en carrière. Ces volets, nous permettrons d’estimer le coût du projet pour fixer les prix de prestations. On distinguera entre coûts opératoires qui varient en fonction du niveau d'activité et qui regroupent les charges proportionnelles au volume des différentes étapes d’exploitation, et entre coûts fixes à savoir les coûts qui ne varient pas ou peu en fonction de la quantité de la roche extraite et que l’entreprise doit subir quelque soit sa production. 2.1. LES COUTS OPERATOIRES : Les coûts opératoires désignent l’ensemble des dépenses liées à l’exploitation. Leur calcul est primordial dans la mesure où ils reflètent l’activité de l’entreprise et constituent une partie substantielle de l’ensemble des dépenses de production. Ils représentent ainsi une étape essentielle dans le processus de calcul de rentabilité. Pour notre cas, nous avons déterminé les coûts opératoires horaires par engin suivant le schéma ci-dessous : Figure 13: Composantes du coût opératoire 2.1.1. Amortissement :
  47. 47. L’amortissement est la répartition du coût de l’engin sur la durée probable de son utilisation. Il exprime ainsi la dépréciation de la valeur du bien en fonction de son utilisation. En général, la durée de vie des amortissements est comptée en termes d’unités d’œuvre et ce pour mieux exprimer le rythme de consommation des avantages économiques attendus. Pour notre cas, nous avons choisi l’heure comme unité d’œuvre pour les différents engins d’exploitation. Ainsi la durée de vie des camions, du brise roche, de l’hydrophore a été fixée à 20000 heures, tandis que celle des pelles est de 15000 heures. Ces durées correspondent aux nombres d’heures à partir desquels l’exploitant doit acquérir un nouvel engin. Elles sont fixées par Techsub. Le mode de calcul d’amortissement adopté est le mode linéaire. La base amortissable est calculée selon la formule suivante : L’engin étant considéré obsolète une fois qu’il atteint le nombre d’heures de marche spécifiée, la valeur résiduelle n’est donc pas significative et est considérée nulle. La dotation aux amortissements est ensuite obtenue par le calcul suivant : Dotation aux amortissements = Base amortissable x (4.2) Exemple : Nous allons illustrer le calcul de l’amortissement d’un dumper utilisé pour un projet de carrière en 5ans : Année Base amortissable (MAD) Unité d’œuvre (h) Amortissement annuité 1 2 000 000 4604 460 400 2 2 000 000 4609 460 900 3 2 000 000 4727 472 700 4 2 000 000 4586 458 600 5 2 000 000 4630 463 000 Figure 14: Calcul des amortissements Base amortissable = Valeur d’acquisition – Valeur résiduelle (4.1)
  48. 48. 2.1.2. Énergie : La consommation de carburant d'un véhicule est fonction de son rendement énergétique. Ce type de données étant en général fourni par le fabricant, il suffit de multiplier le nombre des heures de marche de l’engin par sa consommation horaire de gasoil. 2.1.3. Maintenance et pièces de rechange : Ce sont les coûts de réalisation des prestations de maintenance. Ils sont constitués des coûts liés à : La main d’œuvre maintenance: englobe le personnel d’exécution et le personnel de méthodes et gestion de stock. En plus du calcul du taux horaires des prestations, la valorisation de la main d’œuvre se fait en incorporant toutes les charges afférentes au personnel à savoir : les indemnités, les frais d’assurances etc. Les matières : incluent les pièces de rechange et les consommables. Ces coûts diffèrent d’un engin à l’autre, selon les parties du véhicule qui sont le plus sujettes aux pannes. Les méthodes : comprennent les méthodes de management de maintenance, les moyens documentaires et les procédures. Quant au local de maintenance et aux outils et instruments dont il est équipé, ils sont comptabilisés dans les frais d’établissement, frais que l’on va détailler dans un autre partie et qui seront facturés au client comme prestation à part au début du lancement de l’exploitation. 2.1.4. La main d’œuvre opérationnelle : Chaque membre du personnel d’exécution est affecté au véhicule correspondant. La rémunération du personnel est multipliée par les heures d’ouverture ainsi que le nombre de poste. La rémunération, comme pour la main d’œuvre maintenance, comprend le salaire et les indemnités, assurances etc. 2.1.5. Pneumatique :
  49. 49. Étant donnée la consommation importante en pneu de certains véhicules tels que les Dumpers, les coûts de pneumatique sont calculés à part, en dehors des coûts de maintenance. En effet la nature du terrain manipulée ainsi que l’infrastructure routière difficile, accentue considérablement le besoin en pneumatiques. Ainsi un dumper consommerait, en moyenne 3.5 pneus par mois. 2.2. CHARGES FIXES : Les charges fixes, calculés sur la feuille éponyme, sont tout aussi importantes que les charges variables, dans le calcul du coût de revient. Pour estimer ces coûts, nous nous sommes basées sur les historiques de projets antérieurs de Techsub, et ce en pondérant certains coûts par l’effectif de la mine comme pour le cas des EPI et des frais de transport du personnel. Les charges fixes pour l’exploitation en carrière sont :  Frais de téléphone et internet.  Frais d’électricité.  Frais EPI (500 MAD par personne par mois).  Frais de carburant (des voitures de service).  Frais de transport du personnel (741 MAD par personne par mois).  Frais de gestion siège. 2.3. CALCUL DU COUT DE REVIENT : Une fois les coûts opératoires et les coûts fixes calculés, nous allons pouvoir déterminer les coûts de revient de l’exploitation. Ces coûts sont regroupés sous la feuille « synthèse ». Pour une meilleure lisibilité des différents constituants des coûts de revient, nous distinguerons entre les coûts de chaque étape d’exploitation par type de faciès. Ainsi le coût du minerai par exemple, est constitué du coût d’abattage, du coût de chargement et du coût de transport. Le coût de revient de chaque étape est calculé selon la formule suivante : Coût de revient = ∑ Coût opératoire engin x heures de fonctionnement engin (4.3)
  50. 50. Pour l’opération d’abattage, les coûts des explosifs utilisés lors du tir sont aussi intégrés au calcul. Le coût de revient total est donné par la relation suivante : Coût de revient = Coût d’abattage + Coût de chargement + Coût de transport + CF (4.4) Puisque l’on distingue entre coût de revient du minerai et celui du stérile, les coûts fixes sont pondérés entre les deux types de faciès selon le tonnage extrait de chacun. 2.4. COUT DES PRESTATIONS ANNEXES : 2.4.1. Coût d’aménagement du site : L’installation du chantier est rémunérée forfaitairement en dehors des prestations d’exploitation du minerai. Ce coût inclut les prestations suivantes :  Frais d’amenée, d’installation et de repli du matériel.  Frais d’installation et de fonctionnement des locaux du chantier (bureau, salle de réunion…).  Frais d’installation des ateliers d’entretien et d’approvisionnement.  Frais d’installation du personnel et matériel. Le coût d’aménagement du site est effectué au niveau de la feuille « Établissement ». 2.4.2. Coût d’entretien de la piste : C’est une prestation facturée mensuellement, en dehors des frais d’exploitation du gisement. Elle comprend la réalisation, l’entretien et l’arrosage quotidien des pistes d’accès. Ce coût est calculé sur la base du kilométrage de piste parcouru par les engins d’entretien au sein de la mine. Le matériel d’entretien se constitue de :  Bulldozer.  Niveleuse.
  51. 51.  Chargeuse.  Compacteur.  Camion citerne. La feuille « entretien » calcule d’abord le kilométrage annuel parcouru par les différents engins d’entretien. Ensuite les coûts d’amortissement, d’énergie, de maintenance et pièces de rechanges, de main d’œuvre et éventuellement des coûts de pneumatique sont injectées pour le calcul des différents coûts opératoires.  Conclusion partielle du chapitre : Lors de ce chapitre, nous avons estimé la totalité du coût du projet. Après fixation d’une marge bénéficiaire par l’utilisateur, l’outil calcule via la feuille « bordereau de prix » les prix des différentes prestations via la formule suivante : Les prix constituant cette feuille sont :  Le prix d’abattage, de chargement et de transport d’une tonne de minerai.  Le prix d’abattage, de chargement et de transport d’un mètre cube de stérile.  Le prix mensuel d’entretien de la piste.  Le prix forfaitaire d’aménagement du site. Nous devons maintenant, évaluer la rentabilité du projet à travers l’évaluation financière de celui-ci. (4.5)
  52. 52. CHAPITRE 5: ÉVALUATION FINANCIERE DU PROJET ET ETUDE DE SENSIBILITE 5.1.RENTABILITE AVANT FINANCEMENT : Dans cette partie nous allons introduire les différents indicateurs de calcul de rentabilité sur lesquels nous nous sommes basées pour l’évaluation d’un projet en carrière. La totalité de ces paramètres financiers est regroupé sur une même feuille : « rentabilité ». 5.1.1. Les flux nets de trésorerie (FNT): Ce sont les valeurs obtenus par la différence entre encaissements et décaissements à la fin de chaque exercice : Les encaissements ou bénéfices imputables au projet sont constitués de :  Chiffres d’affaire engendrés par l’investissement.  Amortissement comptable de l’investissement.  Capacité d’autofinancement. Quant aux décaissements ils sont composés de :  Charges d’exploitation générées par l’investissement  Impôt  Variation du BFR  Investissement Pour faciliter le calcul des flux de trésorerie, nous allons adopter le tableau suivant regroupant les encaissements et les décaissements : Périodes Année 0 Année 1 … Année N 1. CA engendré par l'investissement 2. Charges d'exploitation générées par l'investissement (5.1)
  53. 53. 3. Amortissement comptable de l'investissement 4. Total des charges générées par l'investissement=2+3 5. Résultat comptable avant impôts=1-4 6. Impôt 7. Déduction Impôt=5 x 6 8. Résultat net=5-7 9. Capacité d'autofinancement=5+3 10. Variations du BFR 11. Investissement 12. Valeur résiduelle nette d'IS 13. Flux économiques (Cash flow)=8+3 Tableau 4:Tableau des flux nets de trésorerie Nous allons détailler toutes les rubriques constituant ce tableau : Chiffres d’affaire engendrés par l’investissement : c’est le montant des gains engendrés par le paiement des prestations facturées au client, à savoir :  Les ventes de minerai.  Les ventes de stérile.  L’entretien de la piste.  L’aménagement du site facturé durant la 1ère année. Charges d’exploitation générées par l’investissement : C’est la somme de coût des explosifs, des différents coûts opératoires engins et des charges fixes du projet diminués des amortissements qui sont repris dans la rubrique ci-dessous. Amortissement comptable de l’investissement : L’amortissement est le total des dotations aux amortissements des différents engins d’exploitation. Total des charges générées par l’investissement : C’est la somme des charges d’exploitation et des amortissements. Résultat comptable avant impôt : C’est la différence entre chiffre d’affaires et total des charges d’exploitation de l’investissement.
  54. 54. Impôt : Représente le taux d’imposition sur le projet. Déduction impôt : C’est le montant d’impôt à payer. Résultat net : C’est le résultat net après déduction du montant d’impôt. Capacité d’autofinancement : C’est le résultat net augmenté des amortissements. Ce montant sert à renouveler les immobilisations et à rembourser une partie des dettes. Variation du BFR : Il retrace le décalage entre encaissement et décaissement des flux liés aux projets. Investissement : C’est le prix d’acquisition des engins ainsi que les frais d’aménagement du site. Valeur résiduelle nette d’IS : C’est le montant de la valeur résiduelle des amortissements diminués de l’impôt sur la société. Flux économiques : C’est la somme du résultat net et des dotations aux amortissements. 5.1.2. La valeur actualisée nette (VAN): Ce critère d’évaluation prend en considération la différence entre flux de trésorerie actualisés sur la durée de vie du projet, et le capital investi selon la relation suivante : Le principe d’actualisation rend homogènes les montants perçus ou déboursés à des périodes différentes ; le taux d’actualisation utilisé dans ce cas est le taux minimum de rentabilité exigé par l’entreprise. L’investissement sera rentable si le résultat est positif. 5.1.3. Le taux de rendement interne (TRI): Le TRI est le taux d’actualisation qui annule la valeur actuelle nette. En d’autres termes c’est le taux qui égalise la somme des flux nets de trésorerie et le montant d’investissement initial. (5.2)
  55. 55. Tout projet dont le TRI est inférieur au taux de rentabilité minimum est rejeté car susceptible de remettre en jeu la rentabilité globale de l’entreprise. Le TRI est directement calculé par la fonction « TRI » d’Excel. 5.1.4. L’indice de profitabilité (IP): C’est le rapport entre flux nets de trésorerie actualisés et montant de l’investissement. Cet indice est calculé par la formule suivante : Une fois ce rapport calculé, l’outil revoie les données suivantes : Si IP > 1 : Projet rentable Si IP = 1 : Équilibre Si IP < 1 : Projet non rentable. 5.1.5. Le délai de récupération du capital investi (DRCI): C’est la durée au bout de laquelle, le montant cumulé des flux de trésorerie actualisés égalise le montant du capital investi. Il est estimé par la formule suivante : Où : FNAC inf. : dernière valeur négative des flux nets actualisés cumulés FNAC sup. : première valeur positive des flux nets actualisés cumulés 5.2.FINANCEMENT : Une fois que l’outil nous indique que le projet est rentable, il faut chercher un financement optimal. Cette partie est traitée dans la feuille « financement ». Nous devons donc confronter les besoins du projet d’une part et les ressources disponibles de l’entreprise d’une autre part, afin de trouver la meilleure solution financière qui équilibre les flux annuels. (5.3) (5.4)
  56. 56. 5.2.1. Plan de financement : Il retrace les mouvements de la trésorerie sur la durée de vie du projet. Il est composé de deux grandes parties :  Besoins.  Ressources. La différence des deux constitue le solde du projet. L’équilibre trésorerie est défini quant à lui par les soldes cumulés qui doivent tous avoir une valeur positive ou nulle. Année 1 … Année n Capacité d’autofinancement (CAF) Revente d’actifs Capitaux propres Financement externe Ressources (1) Investissement Dividendes Besoin en fonds de roulement Remboursement des emprunts Charges financières Besoins (2) Solde (2)-(1) Solde cumulé = Tableau 5: plan de financement La capacité d’autofinancement du projet représente sa capacité à dégager une ressource qui pourra être réinjectée en cas de renouvellement du parc engin ou de croissance de l’activité. La revente d’actifs : en cas de renouvellement des équipements, leur valeur peut être considérée comme ressource pour le projet. Pour le cas de Managem, la valeur résiduelle des engins est nulle. Les capitaux propres : ce sont les apports propres de Techsub.
  57. 57. Le financement externe: pour Techsub, c’est l’emprunt qu’elle va effectuer auprès de la banque. L’investissement : il représente soit l’investissement initial du projet, soit les investissements de renouvellement. Remboursement des emprunts : ce sont les annuités à payer. Charges financières : les intérêts dus à l’emprunt ou encore rémunération de l’emprunt. Solde : retrace le mouvement annuel de la trésorerie. Solde cumulé : il est égal à la trésorerie possédée à la fin de la période en cours. 5.2.2. Échéancier de remboursement de l’emprunt : L’échéancier retrace les calculs des flux engendrés par le financement :  Dette début de période : c’est le montant non remboursé de l’emprunt en début de la période.  Annuité à rembourser : c’est l’amortissement de l’emprunt sur son délai de remboursement :  Charges financières : rémunération du prêteur. Ils sont définis par le taux d’intérêts négociés avec le banquier. Sur la feuille « financement », ces éléments sont regroupés sous l’échéancier suivant : (5.4) (5.3) (5.5)
  58. 58. Année 1 … Année n Dette début de période Annuité à rembourser Charges financière Tableau 6: Echéancier de financement 5.2.3. Réalisation d’un plan de financement optimal : Afin de garantir l’équilibre de la trésorerie, nous devons chercher l’emprunt nécessaire pour annuler le solde cumulé ou lui attribuer une valeur positive. Pour chaque année, nous supposons que nous pouvons faire un emprunt précis. Chaque emprunt devra être défini par un taux d’intérêt et un délai et un remboursement que l’utilisateur aurait négocié avec un organisme de crédit. Le plan de financement du projet va être composé du total des échéanciers de remboursement de l’ensemble des emprunts. La nouvelle CAF est calculée à partir de la somme des charges financières : Le problème linéaire peut être posé comme suit :  La fonction à minimiser : Figure 15:Financement Excel (5.6)
  59. 59. En considérant chaque emprunt sur sa durée totale, nous devons chercher à minimiser son coût effectif total en minimisant les charges financières actualisées cumulées.  Les variables : Les emprunts à effectuer à l’année i-1 avec un taux d’intérêt et un délai de remboursements .  Les contraintes :  Les soldes cumulés doivent être tous positifs ou nuls.  Les emprunts à payer au début de chaque année doivent être positifs.  Dans certains cas, l’endettement ne doit pas dépasser une valeur plafond. Le système à résoudre est donc : Nous avons choisi de recourir au solveur, complément d’Excel, pour résoudre le système linéaire. La résolution du système se fait selon les étapes : - On sélectionne la cellule cible qui est, dans notre cas, la somme des intérêts cumulés actualisés. Puisque l’on cherche à minimiser sa valeur, on sélectionne la case « min ».
  60. 60. - On définit les cellules variables, à savoir les cellules des emprunts : Figure 17: Variables solveur - On définit les contraintes : tous les soldes cumulés ainsi que les emprunts doivent avoir une valeur positifs ou nuls. Figure 18: Contraintes solveur Figure 16: Solveur
  61. 61. 5.3.RENTABILITE FINANCIERE : La rentabilité financière mesure ce que dégage le projet par rapport à l’ensemble des capitaux qui lui sont nécessaires. Elle est calculée en rajoutant aux flux calculés avant financement, ceux engendrés par le financement. Elle est recalculée via le tableau suivant : Année 1 … Année n Investissement (1) CAF (2) Cash Flow avant financement (3)=(2)-(1) Emprunt (4) Remboursement des emprunts (5) Charges financières (6) Incidence fiscale (7) Flux nets de trésorerie Emprunt (8)= (4)-((5) +(6) +(7)) Cash flow après financement (9)=(3) +(8) Cash-flow actualisés Figure 19: Flux nets de trésorerie après financement 5.4.ANALYSE DE SENSIBILITE ET DE SCENARIO : Vu le caractère incertain de l’environnement d’investissement en général, et celui du milieu minier en particulier, l’évaluation financière est complétée par une analyse de sensibilité. La rentabilité mesurée par l’outil renvoie à un scénario de référence ; combinaison de facteurs considérés comme les plus plausibles. L’analyse de sensibilité consiste à modifier certains de ces facteurs sur une base donnée, puis à en mesurer l’impact sur la rentabilité à travers les variations induites sur le TRI et la VAN. Cette démarche permet ainsi de maitriser les fluctuations des variables susceptibles de compromettre le projet mais aussi de dégager les possibilités et opportunités offertes par le projet. L’analyse de sensibilité porte principalement sur :  Le coût de l'investissement
  62. 62.  Le chiffre d’affaires engendré  Les charges d’exploitation  La marge bénéficiaire  Le taux d’actualisation Pour effectuer ces simulations, une feuille « Sensibilité » est directement intégrée à l’outil. Cette feuille consiste en une série de tableaux et de graphiques qui représentent les effets de variations sur la VAN et sur le TRI. L’utilisateur indique l’étendue de la plage de simulation. A l’issu de chaque simulation, il pourra interpréter les résultats de cinq scénario. En variant la plage de sensibilité, l’utilisateur peut effectuer autant d’analyses de sensibilité souhaitées sans affecter les résultats des autres feuilles de calcul. Une fois les simulations effectuées, l’investisseur pourra modifier la valeur des facteurs qui influencent le plus la rentabilité. Il pourra ainsi identifier les valeurs des paramètres charnières auxquels il faudra apporter une grande attention. Ces variables ne sont autres que les sources de risque encouru par le projet, risque qu’il se doit de réduire afin d’obtention des ressources de financement nécessaires. 5.5.ETUDE DE RISQUE : Le risque est une composante essentielle de l’environnement d’un projet. En effet, tout changement dans un élément interagissant avec le projet peut le déstabiliser et remettre son succès en jeu. Un plan de réponse au risque s’impose au niveau de l’étude de faisabilité du projet afin de maximiser les conséquences positives et minimiser les répercussions négatives allant à l’encontre du projet. Dans l’industrie minière, le contrôle du risque est une nécessité. Ce secteur étant par essence risqué, le contrôle des différents aléas doit impérativement être pris en charge et ce dès la conception du projet. Toute organisation minière qui identifie clairement les risques auxquels elle est exposée, peut prendre les mesures adéquates afin de réduire les pertes et en tirer des avantages économiques et organisationnels.
  63. 63. Nous proposons dans cette partie d’identifier les risques potentiels pour les mettre en relief et en dégager les principaux effets. 5.5.1. Identification du risque : Il est primordial de recenser l’ensemble du risque inhérent au projet minier selon une structure bien définie. Le schéma suivant regroupe les différents types de risque encourus pour un projet d’exploitation minière: Figure 20: Schéma des risques des projets a. Risque économique : -Risque d’inflation : Les risques de l’inflation sont la cause d’augmentation du coût des engins et des matières qui constituent la totalité de l’investissement du projet d’exploitation en carrière. Cela peut donc induire une perte de profits pour l’entreprise. Les taux d’inflation sont aussi étroitement liés au taux d’intérêts, ainsi pour compenser toute baisse de la valeur des fonds accordés par les prêteurs dus à l'inflation, l’entreprise peut voir augmenter le taux d’intérêt. -Pénurie d’énergie : Les pannes d’électricité et les pénuries en gasoil perturbent et ralentissent l’exploitation en carrière. Sur le long terme, le déficit énergétique pourrait reporter, voire annuler de nombreux projets miniers surtout en Afrique australe. De plus, les Risque Contractuel Risque politique Risque de Management Risque écnomique
  64. 64. mines sont souvent localisées dans des endroits reculés qui ne disposent pas de point d’approvisionnement en énergie. L’alimentation en électricité pour la mine de Sidi- Ali par exemple, se fera par groupe électrogène et sera donc conditionnée par leur seul état de marche. -Taux de change : Puisque Techsub opère à l’international, le risque relatif aux fluctuations de la devise constitue un risque significatif. L’exploitation à l’international se fait en dollar et ce dernier ne cesse de connaître des fluctuations sans précédent depuis ces dernières années. b. Risque contractuel : -Défaut de paiement : C’est l’une des préoccupations majeures des entreprises. Il s’agit du non-respect volontaire ou du non paiement d’une partie ou de la totalité des dettes. C’est la première manifestation concrète des difficultés financières d'une entreprise ou de ses clients. L’ampleur de ce risque varie en fonction des délais et des montants de paiement, et selon que l’on ait affaire à un client étranger ou local, le risque encouru étant plus grand en cas de client étranger. -Retard et changement d’ordonnancement: Ces risques induisent un surcoût pour l’entreprise par le biais de pénalités pour non respect des engagements contractuels. Les retards dans le démarrage de l’exploitation du projet induisent aussi un manque à gagner. -Défaut de coordination: En cas de contrat ambigu, des conflits peuvent apparaître entre exploitant et fournisseur remettant ainsi en cause la clarté des clauses. Cela est dû à la présence d’erreurs ou d'oublis relatifs aux conditions dans lesquelles le contrat a été conclu. c. Risque politique : -Risque environnemental : L’impact de l’exploitation en carrière sur l ‘environnement est très important : érosion des terrains, déchets, poussières, sont parfois à l'origine de pollutions graves. Des législations environnementales peuvent donc être émises à tout moment et arrêter l’exploitation en cas de graves dégâts environnementaux. -Désordre public : Le projet est conditionné par le climat social du pays ou il se tient et de sa stabilité politique. Ainsi la survenance de guerres ou de conflits politiques peuvent induire des pénuries, des limitations de mouvements de capitaux ou un arrêt définitif de l’activité d’exploitation.
  65. 65. -Actes et régulations gouvernementaux : Le code minier comporte des parties de nature législative et d’autres de nature réglementaire qui peuvent être sujettes à des modifications concernant la délivrance de permis minier ou un changement des taux des taxes ou des impôts. Ces législations peuvent aussi porter sur la nature des matériaux utilisés en exploitation en carrière, en imposant par exemple les explosifs à utiliser durant l’étape du tir. d. Risque lié au Management : -Productivité : L’exploitation en carrière nécessite la gestion d’un grand nombre de personnes et d’un important parc d’engin. Une mauvaise gestion de ces ressources peut entrainer une baisse de productivité tant des machines que de la main d’œuvre. - Contrôle qualité : Les méthodes d’exploitation en carrière nécessitent une planification pour déterminer les normes qualités pertinentes pour chaque projet. En cas de non contrôle des prestations cela induit des performances insatisfaisantes qui ne répondent pas aux exigences du client, comme par exemple la taille des blocs du minerai qui est fixée au préalable par l’usine de traitement. -Sécurité : Le secteur minier recense un nombre élevé d'accidents par rapport aux autres secteurs industriels. La nature du terrain, les conditions climatiques changeantes, les matériaux et engins utilisés, les contraintes de temps, les contraintes économiques, toutes ces caractéristiques imposent une prévention et une priorité d’actions par rapport aux risques encourus. -Compétences managériales : Ce risque se manifeste en cas de pilotage inadéquat du projet, comme le manque de coordination entre les différentes sections, une dilution importante des responsabilités, ou encore une communication interne insuffisante. 5.5.2. Analyse de la vulnérabilité : Après recensement des différents risques auxquels s’expose un projet d’exploitation en carrière, nous allons établir une cartographie des ces menaces afin d'évaluer leurs criticités et quantifier leurs conséquences d’apparition. La cartographie des risques se présente sous une matrice probabilité/impact, les risques y sont répartis sur une échelle de 1 à 4 selon chaque critère. La vulnérabilité de chaque risque est ensuite mesurée selon la formule :
  66. 66. V=P x I (6.1) Où : V : Vulnérabilité P : Probabilité I : Impact Ce travail étant empirique, il est essentiel de garder une cohérence tout au long du l’élaboration de la matrice, et ce par consensus entre les différentes entités concernées. La matrice des risques est représentée ci-dessous : Probabilité Impact Improbable Possible Probable Très probable Faible 1 2 3 4 Moyen 2 4 6 8 Important 3 6 9 12 Très important 4 8 12 16 Figure 21: Matrice des risques Risque de faible priorité Risque de moyenne priorité Risque de haute priorité Risque de très haute priorité Les résultats seront ensuite reportés sur un graphique en radar. Durant la phase de planification de projet, des actions devront être mises en place afin de ramener les risques à un degré de vulnérabilité acceptable. Ces actions devront porter sur des dispositifs de veille, des contrôles et des mécanismes de contournement pour pallier aux différents problèmes.
  67. 67. Conclusion partielle du chapitre : La rentabilité économique a été, dans un premier temps, déterminée par le calcul de différents indicateurs financiers. Ensuite, nous avons établi un plan de financement dont la résolution a été optimisée par programmation linéaire. Finalement, nous avons recalculé la rentabilité financière qui représente un facteur déterminant quant au choix d’investissement. La viabilité des projets étant liée à des facteurs externes dont le changement pourrait réduire à néant le bénéficie escompté, nous avons proposé une analyse de sensibilité et des risques pour pallier à de tels dangers. A ce stade, l’outil étant constitué, nous allons passer dans le chapitre suivant à l’application aux projets Sidi-Ali et Pumpi-Kamassani.
  68. 68. CHAPITRE 6: APPLICATION AUX PROJETS 6.1. PROJET SIDI ALI : 6.1.1 Données : a- Situation géographique : La carrière de Sidi Ali est située dans la province de Goulmim, à 200Km d’Agadir et à environ 75km de l’usine de traitement d’AGM (lieu de livraison du minerai). b- Ressources géologiques : Les travaux d’exploitation de la carrière de Sidi Ali sont destinés à la production du cuivre. Une première estimation des réserves prévoit une production totale de 1478425t de stérile de densité 2,75 et 5040590t de minerai de densité 2,7 étalée sur une période de 5ans au rythme de 295685t de minerai par an. Le schéma de tir exigé par le client est le suivant : Facies Espacement Banquette Profondeur Diamètre Minerai 3,5m 2m 5m 76mm Stérile 3,5m 3m 10m 89mm Tableau 8:Schéma de tir de la mine de Sidi-Ali c- Environnement et contraintes : La carrière présente un environnement relativement difficile lié aux faits suivants :  Conditions climatiques présahariennes : climat aride caractérisé par la rareté et l’irrégularité des précipitations (moyenne annuelle des précipitations : 48mm)  Éloignement par rapport aux sites urbains.  Indisponibilité d’eau et d’électricité à proximité de la carrière. d- Choix des engins : L’utilisateur a la liberté de choisir les marques, les caractéristiques et l’état (neuf ou d’occasion) de chaque engin au début du dimensionnement. 1 2 3 4 5 Minerai 295 685t 295 685t 295 685t 295 685t 295 685t Stérile 1 008 118t 1 008 118t 1 008 118t 1 008 118t 1 008 118t Stripping Ratio 3,41 3,41 3,41 3,41 3,41 Tableau 7: Planning de production de la mine de Sidi-Ali
  69. 69. Engin Marque Référence capacité Etat Pelle hydraulique minerai Komatsu PC 300 Godet 1,3m3 Neuf Pelle hydraulique Stérile Komatsu PC 300 Godet 1,3m3 Neuf Dumper minerai KOMATSU HD 255 Benne 48,675t Neuf Vitesse à vide 60km/h Vitesse chargé 50km/h Dumper stérile Komatsu HM 250 Benne 14,7m3 Neuf Vitesse à vide 30km/h Vitesse chargé 20km/h Hydrophore Atlas Copco Longueur de la tige 6,33m Neuf Brise roche Volvo poids marteau 800Kg Neuf Bulldozer Caterpillar Lame 14m3 occasion Niveleuse Caterpillar occasion Chargeuse Caterpillar Godet 4,45m3 occasion Compacteur Caterpillar Cylindre 1,035m occasion Citerne Volvo occasion Tableau 9:Description du parc d’engins de la mine de Sidi-Ali e- Poste : Durée totale poste 720 min Changement poste 60 min Déplacement engin 15 min Installation engin 5 min Pause 60 min Replis engin 10 min Contrôle engin 10 min Temps d´ouverture 560 min Jours ouvrable/an 360 jr Tps d´ouverture/an 6720 h Tableau 10: Durée effective du poste de travail
  70. 70. f- Caractéristiques du terrain : g- Coût d’énergie : Énergie Prix Gasoil 8MAD/l Électricité 5MAD/KWh Tableau 12: Prix de l’énergie au Maroc 6.1.2. Évaluation des besoins : a- Parc engin : En introduisant les données relatives aux réserves en minerai et stérile, au schéma de tir et aux distances de roulage, l’outil calcule automatiquement le besoin en engin du projet. Le tableau ci-dessous résume l’ensemble du parc des machines d’exploitation : Engin effectif Pelle minerai 1 Pelle stérile 1 Hydrophore 1 dumper stérile 2 dumper minerai 5 +1 standby brise roche 1 bulldozer 1 chargeuse 1 niveleuse 1 compacteur 1 camion citerne 1 Tableau 13: Dimensionnement du parc d’engins de la mine de Sidi-Ali Granulométrie Coef. de foisonnement Coef. de remplissage Densité Minerai Moyenne 1,43 0,8 2,75t/m3 Stérile Grande 1,43 0,7 2,7t/m3 Tableau 11: Caractéristiques de la roche manipulée à la mine de Sidi-Ali
  71. 71. b- Besoin en explosifs et accessoires de tir: Le besoin annuel en explosif calculé par l’outil pour réaliser un tonnage égal à celui du planning est représenté sur le tableau ci-dessous : Minerai Amorces 3072 Tovex 3072,05kg Ammonix 52957,71kg Ligne de tir 30029,31m Stérile Amorces 3556 Tovex 3555,97kg Ammonix 178636,72kg Ligne de tir 55206,46m Tableau 14: Évaluation du besoin en explosifs de la mine de Sidi-Ali c- Besoin en personnel : Pour l’effectif de la mine, l’outil estime le besoin en personnel suivant : Poste Effectif Cadre 1 Technicien 2 Pointeur 1 Topographe 1 Mécanicien 4 Aide-mécanicien 2 Pneumaticien 3 Soudeur 4 Graisseur 4 Foreur 3 Aide-foreur 3

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