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la lettre du CNC
numéro 120
janvier-février 2015
Le CNC et le court métrage;
Les premiers chiffres de la production cinématographique en 2014;
Le Fonds de soutien cinéma – audiovisuel – multimédia
du CNC en 2015: dossier;
Entretien avec Jean-Claude Saurel
page 2 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015
le sommaire
p 2
l’éditorial de Frédérique Bredin
p 3
fréquentation des salles de cinéma
et baromètre publicitaire
pp 4 — 5
à la une
Le CNC et le court métrage ;
Les premiers chiffres de la production
cinématographique en 2014 ;
Marché de la vidéo physique :
retour sur l’année 2014 ;
2014, l’année de tous les succès pour
les programmes français à la télévision
pp 6 – 7
le dossier
Le fonds de soutien cinéma – audiovisuel
– multimédia du CNC en 2015
p 8
le focus
Entretien avec Jean-Claude Saurel
p 9
les publications
p 10
en bref
p 11
l’agenda du Centre
l’éditorial de Frédérique Bredin,
Présidente du CNC
En couverture :
Journal d’une femme de chambre de Benoît Jacquot.
© Carole Bethuel / Mars Distribution.
Film bénéficiaire de l’Avance sur recettes,
en compétition officielle à la 65e
Berlinale.
Je vous souhaite une très belle et heureuse année 2015 !
Qu’elle soit riche de projets, de création et de réussites,
aussi bien professionnels que personnels.
Alors qu’elle a commencé par une atteinte à la liberté
d’expression et de conscience avec les attentats du début
du mois de janvier, nous avons plus que jamais à cœur
de défendre et protéger le cinéma et la création audiovisuelle,
« pensée dont les œuvres sont le réel » selon Alain Badiou.
À l’heure où la belle invention des frères Lumière fête ses
cent vingt ans, où nous nous repenchons sur les révolutions
qu’elle a opérées dans nos vies et notre rapport au monde,
il nous apparaît essentiel de tout mettre en œuvre pour que
les secteurs qu’accompagne le CNC affrontent les nouveaux
défis du XXIe
siècle, et perpétuent leur rôle dans le devenir
du monde.
2014 a été de ce point de vue une excellente année pour
le cinéma et les domaines de l’image animée. Nous laissons
derrière nous une année de construction : les mesures
issues des Assises du cinéma, la réforme du documentaire
de création, le recentrement des aides à l’écriture de fiction,
le développement de l’offre légale, la préservation du budget
du CNC, sans oublier le renforcement des crédits d’impôt.
Et l’élan des réformes va se poursuivre en 2015 afin
de moderniser notre système de soutien. Aujourd’hui, nous
devons trouver les moyens d’intégrer les géants de l’internet
à l’écosystème vertueux de soutien à la création. L’enjeu
est fiscal et européen. Car le projet européen n’est pas
seulement un idéal de marché, mais un idéal culturel.
Pour que les nouveaux usages ne se réduisent à un système
où la culture serait sans prix et sans saveur, nous nous
mobilisons pour la promotion de la qualité et la diversité
de l’offre légale, avec la création d’un nouveau service
de référencement de l’offre légale, mais également pour
la lutte contre les sites illégaux qui assèchent les ressources
des créateurs.
Enfin, je vois dans l’éducation à l’image une priorité en 2015,
et les années à venir. Former le regard des enfants, leur donner
à voir des imaginaires variés, lutter contre toutes les formes
de manipulations, leur apprendre cette grammaire des images,
c’est donner, dès aujourd’hui, aux jeunes les moyens d’avoir
une lecture du monde à la fois intelligente et sensible, et
de devenir les créateurs d’un monde qu’ils bâtiront à l’aune
de leurs rêves.
Comme vous le voyez, nos chantiers sont nombreux et
d’envergure, et je sais combien grâce à votre engagement
et votre passion, nous saurons dessiner tous ensemble
un avenir radieux à tous ces secteurs que nous aimons.
page 3 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015
la fréquentation
des salles de cinéma
...............................................................................................................
...............................................................................................................
Janvier
Année glissante
entrées (millions)
	 2015	 2014	évolution
		
	 17,03	 17,70	 -3,8 %
	 207,77	 196,72	 +5,6 %
20152011 2012 2013 2014
0
10
15
5
20
entrées janvier (millions)
14,6
16,2
14,6
17,7 17,0
20152011 2012 2013 2014
0
10
20
30
50
40
parts de marché janvier (%)
films américainsfilms français
46,0
60
45,8
38,9
35,0
47,1
37,7
48,3
39,0
24,8
62,2
le baromètre publicitaire
...............................................................................................................
...............................................................................................................
...............................................................................................................
...........................................................................................................
	 2014	 2013	évolution
	 10 267,4	 9 371,6	 +9,6 %
	 5 334,6	 5 064,2	 +5,3 %
	 3 399,9	 2 836,7	 +19,9 %
	 757,3	 708,2	 +6,9 %
télévision ¹
chaînes historiques
chaînes TNT
chaînes thématiques
investissements
publicitaires bruts,
janvier-novembre (M€)
¹ Y compris parrainage TV.
Source : Kantar Media.
chaînes thématiques
8,0 %
(-0,2 pt)
parts de marché publicitaire
(évolution 2014-2013)
chaînes historiques
56,2 %
(-2,6 pts)
chaînes TNT
35,8 %
(+2,9 pts)
chaînes historiques chaînes TNT chaînes thématiques
0
10 000
15 000
20 000
5 000
Volume de publicité diffusée
à la télévision (heures)
janv.-nov. 2014janv.-nov. 2013
+10,4 %
+8,5 %
+14,6 %
page 4 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015
à la une
Le CNC et le court métrage
À l’occasion du 37e
festival du film court de Clermont-Ferrand,
le CNC, qui soutient le secteur du court métrage
en contribuant directement et indirectement à son
financement et à tous les stades (écriture, production,
promotion, diffusion), a établi le bilan de ses interventions
pour l’année 2014.
De la fiction à l’animation, en passant par le documentaire,
l’essai ou le film expérimental, le film court englobe
une grande diversité de genres, de modes d’expression
et d’expérimentation. Sa vigueur constitue un gage
d’avenir pour le secteur du cinéma et de l’audiovisuel.
Le bilan 2014 permet de mesurer à nouveau cette vitalité
avec 597 films français qui ont obtenu un visa d’exploitation
du CNC.
Le CNC a maintenu à un niveau élevé ses aides à la production
de films courts. En 2014, le soutien du CNC s’élève
à 12 240 855 € et représente 55,2 % des aides à la production
du secteur.
L’ensemble des financements consacrés par les autres
partenaires (collectivités territoriales, chaînes
de télévision, …) à la production des courts métrages
s’élève à 9 924 690 €.
Au total, c’est donc 22 165 545 € qui ont été mobilisés
par l’ensemble des partenaires sur le secteur en 2014.
À côté de ces ressources en numéraire, les industries
techniques sont depuis toujours des partenaires importants
et indispensables de la production de films de court métrage
sans lesquelles nombreux films n’auraient pas pu voir le jour.
Le CNC a également présenté la 5e
édition d’une étude
approfondie sur le court métrage en France pour l’année
2013 (cf. publications).
Enfin, en 2015, le CNC poursuit sa réflexion afin d’améliorer
les conditions de production et de diffusion du court métrage.
Frédérique Bredin a confié à Anne Bennet* une mission
sur la production et la diffusion du court métrage. Apporter
au court métrage tout l’accompagnement et l’exposition
dont il a besoin sont aujourd’hui des enjeux prioritaires
pour maintenir la vitalité du secteur. Sa mission consistera
à expertiser de nouvelles sources qui pourraient être
mobilisées pour le financement du court métrage et voir
les conditions dans lesquelles la diffusion du court métrage
dans les salles de cinéma et sur les services de télévision
peut être renforcée.
* Anne Bennet dirige aujourd’hui un bureau de tutelle financière au ministère
de l’Enseignement supérieur. Elle a été pendant de nombreuses années
productrice de films de court métrage et a notamment produit le court métrage
Omnibus de Sam Karmann qui a obtenu la palme d’or en 1992 et l’oscar
du meilleur court métrage en 1993.
Les premiers chiffres de la production
cinématographique en 2014
Diminution des investissements
Les investissements dans la production cinématographique
française diminuent de 20,2 % en 2014 à 994,13 M€.
258 films français ont été produits en 2014 soit 12 films
de moins qu’en 2013.
Recul du nombre de coproductions internationales
La réduction du nombre de films produits s’explique
principalement par la diminution du nombre
de coproductions internationales. En 2014, le nombre
de films français produits avec au moins un pays étranger
diminue pour atteindre 106 films (116 films en 2013).
La production de films à majorité étrangère passe sous
la barre des 60 films et atteint 55 films en 2014 (-6 titres
par rapport à 2013). Les investissements mobilisés
sur les films à majorité étrangère baissent de 13,6 %
à 194,95 M€ en 2014.
Le nombre de films d’initiative française se stabilise
203 films d’initiative française ont été agréés en 2014,
soit 6 titres de moins qu’en 2013. Les investissements
dans la production de films d’initiative française baissent
de 21,7 % à 799,18 M€.
Recul du devis moyen des films d’initiative française
En 2014, le devis moyen des films d’initiative française
est de 3,94 M€, en baisse de 19,3 %. À l’inverse, le devis
médian des films d’initiative française progresse
de 12,4 % à 2,80 M€ en 2014, contre 2,49 M€ en 2013.
Pluralité des productions cinématographiques
La bipolarisation de la production se réduit en 2014 avec
moins de films à très gros devis et moins de films à devis
inférieur à 2 M€. 36 films d’initiative française affichent
un devis supérieur à 7 M€ en 2014, contre 48 en 2013.
Entre 4 M€ et 7 M€, 28 films d’initiative française sont
agréés en 2014 (25 en 2013). 61 films présentent un devis
compris entre 2 M€ et 4 M€ en 2014, contre 47 en 2013.
Enfin, la production d’initiative française de 2014 compte
81 films à moins de 2 M€, contre 86 films en 2013.
Stabilité de la durée moyenne de tournage en France
La durée moyenne de tournage passe de 36 jours en 2013
à 35 jours en 2014.
Le nombre de jours de tournage des films de fiction
d’initiative française agréés en 2014 diminue de 6,2 %
La Petite Casserole d’Anatole d’Éric Montchaud. © JPL Films.
page 5 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015
à 5 718 jours. Cette baisse concerne principalement
le nombre de jours de tournage à l’étranger, qui diminue
de 9,2 % à 1 359 jours en 2014. Le nombre de jours
de tournage en France baisse également de 5,3 %
à 4 359 jours.
Marché de la vidéo physique :
retour sur l’année 2014
Recul du marché de la vidéo physique :
-14,0 % en valeur, -12,4 % en volume
En 2014, le chiffre d’affaires des ventes de DVD et de Blu-ray
en France est de 799,01 M€. La dépense des ménages
en vidéo diminue de 14,0 % par rapport à 2013.
Cette évolution tient principalement à la baisse des chiffres
d’affaire du DVD et du Blu-ray :
_ Baisse de 15,6 % du chiffre d’affaires des ventes de DVD
(610,69 M€).
_ Baisse de 8,2% du chiffre d’affaires du Blu-ray
(188,32 M€). Une baisse moins importante que le DVD
qui lui permet de représenter 23,6% du chiffre d’affaires
de la vidéo physique contre 22,1% en 2013.
Les volumes de supports vidéo vendus (DVD et Blu-ray)
ont diminué de 12,4 % par rapport à 2013. 90,24 millions
de supports ont été vendus : 77,16 millions de DVD (-14,2 %
par rapport à 2013) et 13,08 millions de Blu-ray (-0,6 %).
Diminution des recettes des films et du hors film
Le marché de la vidéo physique est dominé par les œuvres
cinématographiques, qui réalisent 479,79 M€, soit 60%
du total. Les recettes des films en vidéo sont en diminution
de 14,4 % par rapport à 2013 et celles du hors film reculent
de 11,4 % à 290,97 M€, soit 36,4 % du marché.
Hausse de la part de marché des films français
Le cinéma français a généré 105,65 M€ de recettes,
en baisse de 4,7 % par rapport à 2013 soit un recul moins
important que l’ensemble du marché. La part de marché
des films français en vidéo est de 22 % en valeur (19,8 %
en 2013).
9,44 millions de DVD et de Blu-ray de films français ont
été vendus en 2014(-10 % par rapport à 2013). Les films
français réalisent 11,3 % du chiffre d’affaires des ventes
de films en Blu-ray.
Recul des ventes de films américains
Le chiffre d’affaires des films américains recule de 12,9 %
(309,95 M€). En valeur, la part de marché des films
américains progresse pour atteindre 64,6 %, (63,5 %
en 2013).
25,81 millions de DVD et de Blu-ray de films américains
ont été achetés en France en 2014, soit 13,2 % de moins
qu’en 2013. Les films américains réalisent 73,2 %
du chiffre d’affaires des ventes de films en Blu-ray.
Précisions méthodologiques
La consommation de vidéo physique est évaluée par
l’institut GfK à partir des ventes réalisées dans les
grandes surfaces alimentaires et les grandes surfaces
spécialisées, de la vente par correspondance et des ventes
sur internet et en librairies. Ces chiffres n’incluent pas
les ventes en kiosques et dans les stations services.
Ils excluent également le marché de la location vidéo.
Les nationalités retenues pour les œuvres
cinématographiques sont celles enregistrées par le CNC.
2014, l’année de tous les succès pour
les programmes français à la télévision
Une progression de tous les genres, des audiences
records pour les films, les documentaires et spectacles
vivants diffusés à la télévision, le rebond de la fiction…
2014 restera l’année où l’ensemble des programmes
français ont confirmé leur capacité d’innovation et l’ambition
de proposer des formats originaux et ambitieux,
réalisant les meilleures audiences au niveau national
tout en réussissant le pari de l’exportation.
Les quatre premières places du palmarès des films sont
occupées par des films français diffusés sur TF1 :
Intouchables (13,9 millions de téléspectateurs et 48,5 %
de part d’audience) précède Bienvenue chez les Ch’tis
(11,5 millions et 41,2 %), les Tuche (8,6 millions et 32,1 %)
et le Prénom (8,0 millions et 30,0 %).
Pour la première fois depuis 2008, la fiction française
occupe trois des cinq premières places des meilleures
audiences de fiction. La série Profilage réalise la meilleure
audience de fiction française en 2014 (8,6 millions
de télespectateurs et 31,2 % de part d’audience) devant
la série Nos chers voisins (8,4 millions et 32,6 %) et l’unitaire
Ce soir, je vais tuer l’assasin de mon fils (8,3 millions et 31,6 %).
La première place du classement des meilleures
audiences de fiction est occupée pour la septième année
consécutive par une série américaine et pour la cinquième
année de suite par Mentalist (10,5 millions et 37,3 %).
Les cinq meilleures audiences des documentaires sont
toutes réalisées par des programmes français ambitieux
et qui par ailleurs ont bien fonctionné à l’international.
Rendez-vous en terre inconnue, diffusé sur France 2,
se situe en première position (6,8 millions de téléspectateurs
et 24,1 % de part d’audience) devant Apocalypse, la Première
Guerre mondiale sur France 2 (6,6 millions et 22,9 %)
et Sacrifice sur TF1 (5,8 millions et 24,3 %).
Les cinq meilleures audiences des spectacles vivants sont
également toutes réalisées par des programmes français.
La pièce de théâtre Cher Trésor, retransmise sur France 2,
se classe en tête du palmarès (5,0 millions de téléspectateurs
et 18,2 % de part d’audience).
Le programme américain Cars Toon, programmé sur M6,
présente la meilleure audience des séries d’animation
(2,3 millions de téléspectateurs et 10,0 % de part d’audience)
devant la série française Silex and the City, diffusée sur
Arte (1,2 million et 4,2 %).
page 6 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015page 6 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015
Le fonds de soutien cinéma – audiovisuel – multimédia du CNC en 2015
En 2015, la politique de soutien au cinéma, à l’audiovisuel
et au multimédia s’inscrit dans un double contexte :
_ une diminution de près de 10 % du produit des taxes
affectées au CNC par rapport au budget primitif 2014,
principalement due à un moindre rendement de la taxe
sur les services de télévision (TST), sensible dès la gestion
2014 et qui s’intensifie en 2015. Afin d’amortir l’impact
du recul des ressources fiscales et d’éviter une baisse
trop abrupte des soutiens qui aurait des effets récessifs
sur le secteur, le CNC prélèvera sur son fonds de roulement,
via une mobilisation de sa réserve dite de « solidarité
pluriannuelle ». Cette réserve avait justement été
constituée pour faire face à d’éventuels déséquilibres
liés à des baisses de taxes ou hausses de dépense ;
_ la poursuite des réformes engagées en 2014,
qu’il s’agisse – par exemple – de la modernisation
des soutiens à l’industrie du cinéma à la suite des
propositions du rapport Bonnell et des concertations
menées avec les professionnels dans le cadre
des Assises du cinéma, ou encore de la structuration
de l’offre légale française en matière de services
audiovisuels numériques. Ces réformes s’inscrivent
dans une triple exigence : le soutien à la création et
à la diversité culturelle, le soutien à la compétitivité
de la filière, y compris à l’exportation et le soutien
à l’activité et à l’emploi.
Les recettes du fonds de soutien
En 2015, le produit brut des taxes affectées au fonds
de soutien au cinéma, à l’audiovisuel et au multimédia
géré par le CNC, devrait s’élever à 630,4 M€, en recul
de - 69,5 M€ par rapport au budget primitif 2014
et de - 34,5 M€ par rapport au produit des taxes exécuté
en 2014 (soit - 5,2 %).
Les soutiens au cinéma et à l’audiovisuel sont financés
par trois principales taxes :
_ la taxe sur le prix des places de cinéma (TSA) est estimée
à 134,4 M€ en 2014 ;
_ la taxe sur les services de télévision (TST) : les prévisions
de recettes s’établissent à 475 M€, dont 274 M€ au titre
des éditeurs et 201 M€ au titre des distributeurs de services
de télévision ;
_ la taxe sur la vidéo et la vidéo à la demande est estimée
à 21 M€.
Les autres recettes diverses affectées au fonds de soutien
(prélèvements spéciaux sur la diffusion de films
pornographiques ou d’incitation à la violence, sanctions
pécuniaires prononcées par le CSA…) sont évaluées
à 0,05 M€.
Par ailleurs, le CNC mobilisera en 2015 la réserve
de solidarité pluriannuelle à hauteur de 33 M€.
Les dépenses de soutien
Au total, le produit des taxes net de frais de gestion
et la mobilisation de la réserve de solidarité pluriannuelle
permettront d’assurer le financement de 628,7 M€
de soutiens, auxquels s’ajoutent les investissements
du plan numérique financés par la réserve numérique.
Le taux de frais de gestion (qui financent le fonctionnement
du CNC) sur le produit des taxes représente 5,5 % en 2015.
Les priorités 2015 sont :
_ le financement des mesures « Assises du cinéma »,
concernant principalement l’amélioration de la transparence
économique de la filière, la maîtrise des coûts et
le renforcement des capacités d’investissement des
producteurs et distributeurs grâce notamment
à la modification du barème des soutiens automatiques
à la production et à la distribution ;
_ le renforcement du soutien à la vidéo à la demande (VàD)
à la fois par la mise en œuvre d’un soutien automatique
(avec effet rétroactif sur le chiffre d’affaires des plateformes
réalisé en 2014) et par le renforcement des aides sélectives
à la VàD, afin de mieux aider les projets les plus ambitieux
en matière d’exigence éditoriale et de diversité culturelle ;
_ la mise en œuvre de la réforme au documentaire
audiovisuel, visant à mieux financer les œuvres les plus
ambitieuses et créatives et à encourager notamment
le développement des documentaires scientifiques
et historiques ;
_ la poursuite du plan exceptionnel d’investissement
en faveur du numérique. En 2015, les dépenses nouvelles
dans le cadre du plan numérique (19,4 M€) seront
financées pour l’essentiel par la mobilisation de la réserve
numérique et, à hauteur de 7,4 M€, par des ressources
fiscales. Ces crédits sont notamment destinés
à la numérisation et à la modernisation des salles dans
les DOM, à la numérisation des œuvres du patrimoine
cinématographique ou encore à couvrir les dépenses
pérennes liées à la restauration et à la conservation des
œuvres par les archives françaises du film et de poursuivre
l’inventaire des films.
La plupart des mesures se rapportant à ces priorités
2015 figurent dans le règlement général des aides
(RGA), adopté par le conseil d’administration du CNC
le 27 novembre 2014 et qui entre en vigueur début 2015.
Le RGA rassemble pour la première fois en un seul
document le régime juridique des aides financières
mises en œuvre par le CNC.
En 2015, 387,9 M€ (61 % du total des soutiens) sont
consacrés aux aides automatiques. Les soutiens sélectifs
hors plan numérique (37 % du total des soutiens) sont
dotés de 233,4 M€.
page 7 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015page 7 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015
Fonds de soutien cinéma – audiovisuel – multimédia du CNC en 2015
Taxes
2015
Soutiens
2015
628,7 M€
Cinéma
284,61 M€
Aides automatiques
177,01 M€
Soutiens sélectifs
107,61 M€
Production
78,41 M€
Numérisation
des salles
3,42 M€
Distribution
32,89 M€
Exploitation
65,71 M€
Numérisation
des œuvres
10,05 M€
Diffusion
et conservation
numériques
5,92 M€
Taxe vidéo et VàD
21 ME
Autres
0,05 ME
Réserve
de solidarité pluriannuelle
33 M€
Produit des taxes 2015 (net de FG)
595,7 M€
Frais de gestion
34,7 M €
TSA
134,4 ME
Taxe éditeurs
et distributeurs TV
475 ME
Production et création
48,33 M€
Distribution
10,1 M€
Exploitation
22,84 M€
Diffusion du cinéma
26,34 M€
Plan numérique
19,39 M€ *
(* dont 7,41 M€
issus du produit
des taxes 2015)
Audiovisuel
254,63 M€
Soutiens sélectifs
à la production
et à la création
audiovisuelle
50,23 M€
Aides automatiques
à la production
audiovisuelle
204,4 M€
Dispositifs
transversaux
82,02 M€
Aides automatiques
à la vidéo et à la VàD
6,5 M€
Soutiens sélectifs
75,58 M€
Industries techniques
6,07 M€
Vidéo et VàD
7,62 M€
Innovation
et jeu vidéo
7,8 M€
Promotion/exportation
23,89 M€
Autres soutiens
30,21 M€
(dont Fonds régionaux :
14 M€)
page 8 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015
À l’occasion de la 37e
édition du Festival international
du court métrage de Clermont-Ferrand qui s’est achevée
le 7 février dernier, la lettre du CNC s’est entretenue
avec Jean-Claude Saurel, Président et trésorier
de Sauve qui peut le court métrage.
Quels ont été les temps forts du festival 2015 ?
Il est difficile de répondre à cette question, entre
les 500 films qui ont été projetés dans les trois compétitions
et les diverses rétrospectives ou programmes spéciaux,
les innombrables rencontres professionnelles et autres
ateliers, les remises de prix et annonces diverses, c’est
un fourmillement incessant, une attraction foraine
absolue (dans le sens des débuts du cinéma), un meeting
cinématographique permanent où s’associent un authentique
public populaire et plus de 3 000 professionnels venus
du monde entier. Néanmoins nous pouvons citer quelques
nouveautés : une séance ciné-concert à l’Opéra
« 100 violoncelles pour un court », une déambulation
nocturne avec des projections sur les murs de la ville,
une master class avec Gérard Krawczyk et bien d’autres
temps forts.
Le marché du film court fête ses 30 ans cette année,
quel regard portez-vous sur son évolution ?
Il y a trente ans nous expliquions que le marché du film
court avait été créé comme « une réponse démocratique
aux éventuelles injustices de la sélection ». Ainsi tous
les films inscrits pour les sélections pouvaient être vus
par les professionnels présents et avoir leur chance d’être
sélectionnés dans un autre festival ou même acheté par
une télévision. À l’époque il n’était pas évident d’engager
le processus. Quelques tables avec des télévisions,
des piles de cassettes VHS et des membres de l’équipe
pendus au téléphone. Faire venir des professionnels
à Clermont, en hiver, pour voir des courts métrages,
ce n’était pas gagné. Et finalement cela a fonctionné.
Maintenant, la problématique du marché du film court
de Clermont-Ferrand est de pouvoir répondre aux
nombreuses demandes de stands ; comment caser
toutes les rencontres professionnelles, comment orienter
les plus de 3 000 professionnels des quatre coins
de la planète afin que chacun s’oriente efficacement
et trouve sa place. Ce marché n’a pas d’équivalent dans
le monde. C’est dans ce cadre qu’a été créé « Euro
Connection », le grand rendez-vous de la coproduction
en Europe. C’est à Clermont que s’est mise en place
la première véritable vidéothèque numérique qui s’est
par la suite imposée dans tous les usages et qui a été
largement reprise par d’autres manifestations.
Comment se porte le secteur du court métrage en 2015 ?
Cette année, 1 805 courts métrages français se sont
inscrits à la compétition nationale soit 168 de plus.
La production de courts métrages progresse. Cela est
en partie dû à l’apparition du numérique mais aussi
à la reconnaissance et à l’engouement généralisé
pour ce type de cinéma. Par ailleurs au fil du temps
le focus : entretien avec Jean-Claude Saurel,
président et trésorier de Sauve qui peut le court métrage
une dynamique s’est créée, des réseaux se sont tissés,
de nombreux organismes nationaux sont intervenus
directement dans les processus de soutien au court.
De ce point de vue le CNC a longtemps donné l’exemple.
Néanmoins tous les indicateurs ne sont pas bons.
Les fonds d’aide régionaux stagnent ou sont en diminution,
voire disparaissent. Il y a un risque de coupure entre
une production sauvage et la production professionnelle,
ce qui n’est pas obligatoirement une bonne chose du point
de vue du savoir-faire et de la transmission. Bref, il y a
du pain sur la planche. Mais les responsables du formidable
réseau des maisons de production du court qui existe
dans notre pays, pourraient vous en dire plus…
Selon vous, les progrès de la technologie (smartphone,
tablette, internet) ont-ils eu des impacts sur le format
court ?
Les formats courts créatifs ont très vite trouvé une place
sur le Net. La propagation des outils connectés en facilite
l’accès. Dans ce contexte, la popularité du court métrage
ne fait qu’accroître. Certains créateurs y ont trouvé leur
espace, se sont fait connaître et parviennent à générer
des revenus. Pour autant, les modèles économiques
restent souvent flous et les canaux proposant un contenu
de qualité font encore défaut.
Quels sont les défis à relever pour le court métrage
dans les années à venir ?
L’un des enjeux du court métrage au présent et pour
l’avenir est justement l’émergence de canaux de diffusion
connectés de qualité, qui puissent à la fois devenir
des références pour le public et participer normalement
à l’économie du secteur. Le passage au long métrage, pour
des réalisateurs, déjà largement reconnus dans le circuit
du court, reste parfois compliqué.
Jean-Claude Saurel. © Sauve qui peut le court métrage.
page 9 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015
en bref
Toute l’offre légale française en deux clics :
http://vad.cnc.fr/
Le CNC, les éditeurs de vidéo à la demande (VàD)
et de vidéo à la demande sur abonnement (VàDA)
et les principaux médias cinéma/séries s’associent pour
proposer de manière claire, simplifiée et rapide un accès
à la totalité de l’offre légale en France.
Comment trouver un film en vidéo à la demande sur
internet aujourd’hui ? Comment y accéder d’une façon
simple ? Comment le louer ou l’acheter ? A-t-on le choix
entre la VO et la VF ? Existe-t-il en haute définition ?
Le CNC, les éditeurs de vidéo à la demande et les sites
medias ont rassemblé leur savoir-faire et leurs efforts pour
répondre à la question que tout internaute consommateur
de films et de programmes audiovisuels se pose : où puis-je
trouver toute l’offre légale française sur internet ?
Une démarche 100% française qui veut
s’adapter aux nouveaux usages des internautes
Voir un film, une série, un documentaire, un film d’animation
en ligne quel que soit le support ne doit pas être compliqué.
Any Time, Any Where, Any Device ? Tout le temps, partout
et sur n’importe quel support sont les principes qui ont
guidé cette démarche. L’objectif a été de simplifier l’accès
au film pour le consommateur en développant un service
qui s’intègre dans sa navigation lorsqu’il lance une recherche.
Un service qui propose déjà plus de 10 000 films
Créer avec l’ensemble des acteurs du cinéma en ligne ;
les éditeurs de vidéo à la demande : ARTE, CanalPlay,
Éditions Montparnasse, FILMO TV, FTV, Imineo, MyCanal,
MyTF1 VoD, OCS, Orange, Universciné, Vidéofutur, Wuaki
et les sites de références du cinéma : Allociné, Première,
SensCritique, Télérama, le service propose aujourd’hui
plus de 10 000 films. Une offre qui ne cessera de s’enrichir
avec l’apparition de nouveaux films mais aussi des séries
et des courts métrages.
Félicitations aux lauréats
des Digital Creation Genie Awards, célébrant
les meilleurs talents de la création numérique
au Paris Images Digital Summit
Paris Images Digital Summit, dédiée à la création numérique
et organisée par la Commission du Film d’Île-de-France
et le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, a présenté
le jeudi 22 janvier dernier sa première édition du prix célébrant
la création numérique française, le Digital Creation Genie
Awards. À cette occasion, plusieurs jeunes talents dont
les œuvres sont soutenues par le CNC ont été récompensés.
Les aides aux nouvelles technologies en production (NTP)
du CNC sont en particulier à l’honneur avec Geoffrey Niquet
de Buf, distingué en tant que meilleur superviseur d’effets
visuels de long métrage pour Bird People de Pascale Ferran,
ainsi qu’avec Fleur et Manu, honorés en tant que meilleurs
jeunes talents et soutenus aux NTP pour le pilote de leur
premier projet de long métrage.
Le Paris Images Digital Summit est une manifestation
soutenue par le CNC qui prend place dans le cadre
du Paris Images Trade Show.
Nominations d’Axel Scoffier,
chef du service des financements du CNC…
Frédérique Bredin a nommé Axel Scoffier chef du service
des financements depuis le 1er
décembre 2014. Ancien
élève de l’École normale supérieure de Lyon, agrégé
de géographie, diplômé d’HEC Paris, Axel Scoffier s’est
d’abord spécialisé dans les analyses géographiques
de l’industrie du cinéma et a effectué des travaux
de recherches à l’Université de Cambridge sur la localisation
des tournages et la représentation cinématographique
des espaces urbains. Après avoir travaillé pour une télévision
britannique puis dans un think-tank européen, il a rejoint
le CNC en avril 2014 comme adjoint du chef du service
des financements.
… et de Pauline Augrain,
chef du service du jeu vidéo et de la création
numérique du CNC
Frédérique Bredin a nommé Pauline Augrain chef du service
des financements depuis le 1er
décembre 2014. Après
plusieurs expériences dans la production audiovisuelle
de documentaires et dans la vidéo à la demande,
Pauline Augrain rejoint le CNC en 2008 au poste de chargée
de mission pour accompagner la mise en place du fonds
d’aide aux projets pour les nouveaux médias, puis
elle accompagne l’intégration des projets web au sein
du fonds COSIP automatique. Pauline Augrain est diplômée
de Sciences Po Paris.
Bird People de Pascale Ferran. © Carole Bethuel / Diaphana Distribution.
page 10 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015
le court métrage
en 2013
production et diffusion
les études du CNC
février 2015
Le court métrage en 2013
Pour la cinquième année consécutive, le CNC a réalisé,
à l’occasion du Festival international du court métrage
de Clermont-Ferrand, une étude approfondie sur
le court métrage en France. Cette étude tente de répondre
aux questions suivantes. Quelle est la nature des
courts métrages produits? Comment se financent les
courts métrages? De quelles diffusions bénéficient-ils?
Ainsi, la production des œuvres de court métrage fait l’objet
d’une analyse approfondie, tout comme le financement de
ces films. Elle met également en lumière les caractéristiques
spécifiques de la diffusion de ces œuvres en salles
de cinéma, à la télévision et à l’exportation. Elle dresse,
enfin, un bilan de l’ensemble des aides du CNC au secteur
du court métrage.
De la fiction à l’animation, en passant par le documentaire
ou le film expérimental, le film court, dont la durée
se limite en France à 60 minutes, englobe une grande
diversité de genres et de modes d’expression.
Environ 550 films français de court métrage reçoivent
un visa d’exploitation en salles chaque année.
Cette étude analyse les mécanismes financiers qui
permettent la production d’une majorité des films
de court métrage.
Non exhaustive, elle a néanmoins vocation, comme c’est
le cas dans cette cinquième édition, à s’enrichir au fil
des années pour apporter une visibilité plus complète
des actions de tous ceux qui contribuent à créer, soutenir
et promouvoir le court métrage.
www.cnc.fr, février 2015
Les nouveaux usages audiovisuels
À l’occasion de la table ronde sur les «Nouvelles
technologies, nouveaux usages», que le CNC a organisée
le 16 décembre 2014 à la Fémis, une étude a été publiée
sur les nouveaux usages audiovisuels.
Les écrans audiovisuels se sont multipliés dans les foyers
français. En 2013, un foyer français est équipé en moyenne
de 6,5 écrans, contre 5,3 écrans en 2007. La taille des
écrans TV vendus en France a augmenté, passant de 65 cm
en 2006 à 88 cm en 2013. En moins de deux décennies,
le téléviseur à tube cathodique a cédé la place aux écrans
numériques connectables à internet: écran plat
haute-définition, ordinateur fixe et portable, tablette,
ordiphone. Les écrans individuels se sont déployés
en parallèle à l’écran collectif.
97% des foyers français possèdent au moins un téléviseur.
Ce chiffre est stable depuis plusieurs années. En revanche,
les autres équipements audiovisuels se sont rapidement
développés au cours des dix dernières années. En 2014,
89% des Français sont équipés d’un téléphone mobile
(contre 62% en 2003), 82% d’un ordinateur (contre 48%
en 2003) et d’internet (contre 31% en 2003), 46%
d’un ordiphone et 29% d’une tablette (ces deux derniers
supports étant apparus en 2009/2010).
Le secteur audiovisuel (télévision et vidéo) connaît
une révolution avec internet. Internet permet en effet
le développement de nouveaux services audiovisuels
connectés qui modifient l’écosystème traditionnel
et les modes de consommation: la télévision se modernise
avec les services de TV de rattrapage et la TV sociale,
la VàD et la VàDA marquent la dématérialisation du marché
de la vidéo, le magnétoscope se transforme en devenant
numérique (PVR) et virtuel (n-PVR), enfin de nouveaux
acteurs entrent sur le marché relativement fermé
de l’audiovisuel (plates-formes OTT et UGC).
www.cnc.fr, décembre 2014
L’économie de la télévision
Dans le cadre de sa mission de diffusion d’une information
économique et statistique sur le secteur de l’audiovisuel,
le CNC publie pour la quatrième fois une étude sur
l’économie de la télévision française. Cette étude présente
l’évolution des sources de financement des chaînes,
de la consommation télévisuelle des Français, de l’offre
de programmes des chaînes et de leurs investissements
dans la production audiovisuelle et cinématographique
sur la période 2004-2013.
En 2013, les revenus des chaînes de télévision sont estimés
à 9,2Md€ en tenant compte des financements publics,
des recettes publicitaires et des abonnements aux chaînes
payantes. Le marché de la télévision recule de 2,2% par
rapport à 2012. Il est notamment affecté par la stagnation
de l’économie et de la consommation des ménages.
Le secteur affiche une croissance de 13,7% par rapport
à 2004. En revanche, en euros constants, les revenus
du secteur sont en recul de 1,3% en dix ans. En 2013, les
abonnements représentent 35,0% des recettes des chaînes
de télévision, la publicité 35,0% et les financements
publics 30,0%. La croissance des revenus publicitaires
de la TV de rattrapage ne permet pas pour le moment
de compenser la baisse des recettes publicitaires des
chaînes.
Les chaînes investissent 1,2Md€ dans le financement
de la production audiovisuelle et cinématographique.
En 2013, l’investissement des chaînes de télévision dans
la production audiovisuelle aidée par le CNC s’établit
à 862,6M€ (+35,0% par rapport à 2004). En 2013, l’apport
des chaînes de télévision dans le financement des films
agréés s’établit à 291,8M€ (-3,1% par rapport à 2004).
www.cnc.fr, décembre 2014
les publications
page 11 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015page 11 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015
Limite de dépôt des dossiers
7 février au 2 avril
Commission du compte de soutien à l’industrie
des programmes (COSIP)
16 février
Avance sur recettes avant réalisation (1er
collège)
23 février
Soutien au scénario – aide à la conception
25 février au 8 mars
Aide aux cinémas du monde
5 et 19 mars
Agrément des films de long métrage
6 mars
Aide sélective à la numérisation des œuvres
cinématographiques du patrimoine
9 mars
Aide sélective à la distribution de films
pour le jeune public
12 mars
Aide à la préparation de spectacle vivant
16 mars
Aide sélective aux vidéomusiques
1er
avril
Fonds d’aide à l’innovation audiovisuelle
Documentaire, aide à l’écriture
7 avril
Soutien au scénario, aide à l’écriture 2e
collège
8 avril
Soutien au scénario, aide à l’écriture 1er
collège
8 avril
Appel à projets aide à la coproduction d’œuvres
cinématographiques franco-grecques
l’agenda du Centre
Événements
20 février
40e
Cérémonie des César – Paris
22 février
87e
Cérémonie des Oscars – Los Angeles
27 février au 7 mars
35e
Festival international du film – Fantasporto - Porto
(Portugal)
4 au 6 mars
Cartoon Movie – Lyon
6 au 15 mars
19e
Rendez-vous with French Cinema – New York
18 au 28 mars
New Directors New Films – New York
19 au 29 mars
27e
Rencontres Cinémas d’Amérique Latine – Toulouse
19 au 29 mars
Cinéma du réel – Festival international de cinéma
documentaire – Paris (Centre Pompidou)
22 au 24 mars
Le printemps du cinéma
23 mars au 6 avril
Festival international de Hong Kong
5 au 20 avril
Festival du Film d’Istanbul
7 au 21 avril
13e
Festival international du film des droits de l’homme
9 au 22 avril
CPH PIX – Copenhague
15 au 26 avril
Festival du film de Tribeca – New York
13 au 16 avril
MIP TV – Cannes
la lettre du CNC
numéro 120
janvier-février 2015
une publication du Centre national
du cinéma et de l’image animée
12 rue de Lübeck
75784 Paris Cedex 16
Tél. 01 44 34 34 40 / Fax 01 44 34 34 73
www.cnc.fr
directrice de la publication
Frédérique Bredin
coordination générale
Julien Ezanno
coordination adjointe
secrétaire de rédaction
Ariane Nouvet
comité de rédaction
Nicolas Besson, Benoit Danard, Alice Landrieu, Jean-Paul Clergeau,
Lionel de Sousa, Steeve Desgagné, Hugo Dessaigne,
Marion Gollety, Aurore Jenkins, Éric Le Roy, Sabrina Mihoubi, Laurent Bismuth,
Catherine Merlhiot, Ariane Nouvet, Laurence Peyré, Lauriane Villate
ont participé à ce numéro
Patricia Belluire, Thomas Chartier, Morad Kertobi,
Pierre-Emmanuel Lecerf, Valentine Roulet
conception graphique
Anaïs Lancrenon & Julien Lelièvre
Impression
Bialec, Nancy
Dépôt légal à parution ISSN: 1762-4789
Reproduction autorisée avec mention d’origine

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La lettre du CNC n°120

  • 1. la lettre du CNC numéro 120 janvier-février 2015 Le CNC et le court métrage; Les premiers chiffres de la production cinématographique en 2014; Le Fonds de soutien cinéma – audiovisuel – multimédia du CNC en 2015: dossier; Entretien avec Jean-Claude Saurel
  • 2. page 2 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015 le sommaire p 2 l’éditorial de Frédérique Bredin p 3 fréquentation des salles de cinéma et baromètre publicitaire pp 4 — 5 à la une Le CNC et le court métrage ; Les premiers chiffres de la production cinématographique en 2014 ; Marché de la vidéo physique : retour sur l’année 2014 ; 2014, l’année de tous les succès pour les programmes français à la télévision pp 6 – 7 le dossier Le fonds de soutien cinéma – audiovisuel – multimédia du CNC en 2015 p 8 le focus Entretien avec Jean-Claude Saurel p 9 les publications p 10 en bref p 11 l’agenda du Centre l’éditorial de Frédérique Bredin, Présidente du CNC En couverture : Journal d’une femme de chambre de Benoît Jacquot. © Carole Bethuel / Mars Distribution. Film bénéficiaire de l’Avance sur recettes, en compétition officielle à la 65e Berlinale. Je vous souhaite une très belle et heureuse année 2015 ! Qu’elle soit riche de projets, de création et de réussites, aussi bien professionnels que personnels. Alors qu’elle a commencé par une atteinte à la liberté d’expression et de conscience avec les attentats du début du mois de janvier, nous avons plus que jamais à cœur de défendre et protéger le cinéma et la création audiovisuelle, « pensée dont les œuvres sont le réel » selon Alain Badiou. À l’heure où la belle invention des frères Lumière fête ses cent vingt ans, où nous nous repenchons sur les révolutions qu’elle a opérées dans nos vies et notre rapport au monde, il nous apparaît essentiel de tout mettre en œuvre pour que les secteurs qu’accompagne le CNC affrontent les nouveaux défis du XXIe siècle, et perpétuent leur rôle dans le devenir du monde. 2014 a été de ce point de vue une excellente année pour le cinéma et les domaines de l’image animée. Nous laissons derrière nous une année de construction : les mesures issues des Assises du cinéma, la réforme du documentaire de création, le recentrement des aides à l’écriture de fiction, le développement de l’offre légale, la préservation du budget du CNC, sans oublier le renforcement des crédits d’impôt. Et l’élan des réformes va se poursuivre en 2015 afin de moderniser notre système de soutien. Aujourd’hui, nous devons trouver les moyens d’intégrer les géants de l’internet à l’écosystème vertueux de soutien à la création. L’enjeu est fiscal et européen. Car le projet européen n’est pas seulement un idéal de marché, mais un idéal culturel. Pour que les nouveaux usages ne se réduisent à un système où la culture serait sans prix et sans saveur, nous nous mobilisons pour la promotion de la qualité et la diversité de l’offre légale, avec la création d’un nouveau service de référencement de l’offre légale, mais également pour la lutte contre les sites illégaux qui assèchent les ressources des créateurs. Enfin, je vois dans l’éducation à l’image une priorité en 2015, et les années à venir. Former le regard des enfants, leur donner à voir des imaginaires variés, lutter contre toutes les formes de manipulations, leur apprendre cette grammaire des images, c’est donner, dès aujourd’hui, aux jeunes les moyens d’avoir une lecture du monde à la fois intelligente et sensible, et de devenir les créateurs d’un monde qu’ils bâtiront à l’aune de leurs rêves. Comme vous le voyez, nos chantiers sont nombreux et d’envergure, et je sais combien grâce à votre engagement et votre passion, nous saurons dessiner tous ensemble un avenir radieux à tous ces secteurs que nous aimons.
  • 3. page 3 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015 la fréquentation des salles de cinéma ............................................................................................................... ............................................................................................................... Janvier Année glissante entrées (millions) 2015 2014 évolution 17,03 17,70 -3,8 % 207,77 196,72 +5,6 % 20152011 2012 2013 2014 0 10 15 5 20 entrées janvier (millions) 14,6 16,2 14,6 17,7 17,0 20152011 2012 2013 2014 0 10 20 30 50 40 parts de marché janvier (%) films américainsfilms français 46,0 60 45,8 38,9 35,0 47,1 37,7 48,3 39,0 24,8 62,2 le baromètre publicitaire ............................................................................................................... ............................................................................................................... ............................................................................................................... ........................................................................................................... 2014 2013 évolution 10 267,4 9 371,6 +9,6 % 5 334,6 5 064,2 +5,3 % 3 399,9 2 836,7 +19,9 % 757,3 708,2 +6,9 % télévision ¹ chaînes historiques chaînes TNT chaînes thématiques investissements publicitaires bruts, janvier-novembre (M€) ¹ Y compris parrainage TV. Source : Kantar Media. chaînes thématiques 8,0 % (-0,2 pt) parts de marché publicitaire (évolution 2014-2013) chaînes historiques 56,2 % (-2,6 pts) chaînes TNT 35,8 % (+2,9 pts) chaînes historiques chaînes TNT chaînes thématiques 0 10 000 15 000 20 000 5 000 Volume de publicité diffusée à la télévision (heures) janv.-nov. 2014janv.-nov. 2013 +10,4 % +8,5 % +14,6 %
  • 4. page 4 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015 à la une Le CNC et le court métrage À l’occasion du 37e festival du film court de Clermont-Ferrand, le CNC, qui soutient le secteur du court métrage en contribuant directement et indirectement à son financement et à tous les stades (écriture, production, promotion, diffusion), a établi le bilan de ses interventions pour l’année 2014. De la fiction à l’animation, en passant par le documentaire, l’essai ou le film expérimental, le film court englobe une grande diversité de genres, de modes d’expression et d’expérimentation. Sa vigueur constitue un gage d’avenir pour le secteur du cinéma et de l’audiovisuel. Le bilan 2014 permet de mesurer à nouveau cette vitalité avec 597 films français qui ont obtenu un visa d’exploitation du CNC. Le CNC a maintenu à un niveau élevé ses aides à la production de films courts. En 2014, le soutien du CNC s’élève à 12 240 855 € et représente 55,2 % des aides à la production du secteur. L’ensemble des financements consacrés par les autres partenaires (collectivités territoriales, chaînes de télévision, …) à la production des courts métrages s’élève à 9 924 690 €. Au total, c’est donc 22 165 545 € qui ont été mobilisés par l’ensemble des partenaires sur le secteur en 2014. À côté de ces ressources en numéraire, les industries techniques sont depuis toujours des partenaires importants et indispensables de la production de films de court métrage sans lesquelles nombreux films n’auraient pas pu voir le jour. Le CNC a également présenté la 5e édition d’une étude approfondie sur le court métrage en France pour l’année 2013 (cf. publications). Enfin, en 2015, le CNC poursuit sa réflexion afin d’améliorer les conditions de production et de diffusion du court métrage. Frédérique Bredin a confié à Anne Bennet* une mission sur la production et la diffusion du court métrage. Apporter au court métrage tout l’accompagnement et l’exposition dont il a besoin sont aujourd’hui des enjeux prioritaires pour maintenir la vitalité du secteur. Sa mission consistera à expertiser de nouvelles sources qui pourraient être mobilisées pour le financement du court métrage et voir les conditions dans lesquelles la diffusion du court métrage dans les salles de cinéma et sur les services de télévision peut être renforcée. * Anne Bennet dirige aujourd’hui un bureau de tutelle financière au ministère de l’Enseignement supérieur. Elle a été pendant de nombreuses années productrice de films de court métrage et a notamment produit le court métrage Omnibus de Sam Karmann qui a obtenu la palme d’or en 1992 et l’oscar du meilleur court métrage en 1993. Les premiers chiffres de la production cinématographique en 2014 Diminution des investissements Les investissements dans la production cinématographique française diminuent de 20,2 % en 2014 à 994,13 M€. 258 films français ont été produits en 2014 soit 12 films de moins qu’en 2013. Recul du nombre de coproductions internationales La réduction du nombre de films produits s’explique principalement par la diminution du nombre de coproductions internationales. En 2014, le nombre de films français produits avec au moins un pays étranger diminue pour atteindre 106 films (116 films en 2013). La production de films à majorité étrangère passe sous la barre des 60 films et atteint 55 films en 2014 (-6 titres par rapport à 2013). Les investissements mobilisés sur les films à majorité étrangère baissent de 13,6 % à 194,95 M€ en 2014. Le nombre de films d’initiative française se stabilise 203 films d’initiative française ont été agréés en 2014, soit 6 titres de moins qu’en 2013. Les investissements dans la production de films d’initiative française baissent de 21,7 % à 799,18 M€. Recul du devis moyen des films d’initiative française En 2014, le devis moyen des films d’initiative française est de 3,94 M€, en baisse de 19,3 %. À l’inverse, le devis médian des films d’initiative française progresse de 12,4 % à 2,80 M€ en 2014, contre 2,49 M€ en 2013. Pluralité des productions cinématographiques La bipolarisation de la production se réduit en 2014 avec moins de films à très gros devis et moins de films à devis inférieur à 2 M€. 36 films d’initiative française affichent un devis supérieur à 7 M€ en 2014, contre 48 en 2013. Entre 4 M€ et 7 M€, 28 films d’initiative française sont agréés en 2014 (25 en 2013). 61 films présentent un devis compris entre 2 M€ et 4 M€ en 2014, contre 47 en 2013. Enfin, la production d’initiative française de 2014 compte 81 films à moins de 2 M€, contre 86 films en 2013. Stabilité de la durée moyenne de tournage en France La durée moyenne de tournage passe de 36 jours en 2013 à 35 jours en 2014. Le nombre de jours de tournage des films de fiction d’initiative française agréés en 2014 diminue de 6,2 % La Petite Casserole d’Anatole d’Éric Montchaud. © JPL Films.
  • 5. page 5 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015 à 5 718 jours. Cette baisse concerne principalement le nombre de jours de tournage à l’étranger, qui diminue de 9,2 % à 1 359 jours en 2014. Le nombre de jours de tournage en France baisse également de 5,3 % à 4 359 jours. Marché de la vidéo physique : retour sur l’année 2014 Recul du marché de la vidéo physique : -14,0 % en valeur, -12,4 % en volume En 2014, le chiffre d’affaires des ventes de DVD et de Blu-ray en France est de 799,01 M€. La dépense des ménages en vidéo diminue de 14,0 % par rapport à 2013. Cette évolution tient principalement à la baisse des chiffres d’affaire du DVD et du Blu-ray : _ Baisse de 15,6 % du chiffre d’affaires des ventes de DVD (610,69 M€). _ Baisse de 8,2% du chiffre d’affaires du Blu-ray (188,32 M€). Une baisse moins importante que le DVD qui lui permet de représenter 23,6% du chiffre d’affaires de la vidéo physique contre 22,1% en 2013. Les volumes de supports vidéo vendus (DVD et Blu-ray) ont diminué de 12,4 % par rapport à 2013. 90,24 millions de supports ont été vendus : 77,16 millions de DVD (-14,2 % par rapport à 2013) et 13,08 millions de Blu-ray (-0,6 %). Diminution des recettes des films et du hors film Le marché de la vidéo physique est dominé par les œuvres cinématographiques, qui réalisent 479,79 M€, soit 60% du total. Les recettes des films en vidéo sont en diminution de 14,4 % par rapport à 2013 et celles du hors film reculent de 11,4 % à 290,97 M€, soit 36,4 % du marché. Hausse de la part de marché des films français Le cinéma français a généré 105,65 M€ de recettes, en baisse de 4,7 % par rapport à 2013 soit un recul moins important que l’ensemble du marché. La part de marché des films français en vidéo est de 22 % en valeur (19,8 % en 2013). 9,44 millions de DVD et de Blu-ray de films français ont été vendus en 2014(-10 % par rapport à 2013). Les films français réalisent 11,3 % du chiffre d’affaires des ventes de films en Blu-ray. Recul des ventes de films américains Le chiffre d’affaires des films américains recule de 12,9 % (309,95 M€). En valeur, la part de marché des films américains progresse pour atteindre 64,6 %, (63,5 % en 2013). 25,81 millions de DVD et de Blu-ray de films américains ont été achetés en France en 2014, soit 13,2 % de moins qu’en 2013. Les films américains réalisent 73,2 % du chiffre d’affaires des ventes de films en Blu-ray. Précisions méthodologiques La consommation de vidéo physique est évaluée par l’institut GfK à partir des ventes réalisées dans les grandes surfaces alimentaires et les grandes surfaces spécialisées, de la vente par correspondance et des ventes sur internet et en librairies. Ces chiffres n’incluent pas les ventes en kiosques et dans les stations services. Ils excluent également le marché de la location vidéo. Les nationalités retenues pour les œuvres cinématographiques sont celles enregistrées par le CNC. 2014, l’année de tous les succès pour les programmes français à la télévision Une progression de tous les genres, des audiences records pour les films, les documentaires et spectacles vivants diffusés à la télévision, le rebond de la fiction… 2014 restera l’année où l’ensemble des programmes français ont confirmé leur capacité d’innovation et l’ambition de proposer des formats originaux et ambitieux, réalisant les meilleures audiences au niveau national tout en réussissant le pari de l’exportation. Les quatre premières places du palmarès des films sont occupées par des films français diffusés sur TF1 : Intouchables (13,9 millions de téléspectateurs et 48,5 % de part d’audience) précède Bienvenue chez les Ch’tis (11,5 millions et 41,2 %), les Tuche (8,6 millions et 32,1 %) et le Prénom (8,0 millions et 30,0 %). Pour la première fois depuis 2008, la fiction française occupe trois des cinq premières places des meilleures audiences de fiction. La série Profilage réalise la meilleure audience de fiction française en 2014 (8,6 millions de télespectateurs et 31,2 % de part d’audience) devant la série Nos chers voisins (8,4 millions et 32,6 %) et l’unitaire Ce soir, je vais tuer l’assasin de mon fils (8,3 millions et 31,6 %). La première place du classement des meilleures audiences de fiction est occupée pour la septième année consécutive par une série américaine et pour la cinquième année de suite par Mentalist (10,5 millions et 37,3 %). Les cinq meilleures audiences des documentaires sont toutes réalisées par des programmes français ambitieux et qui par ailleurs ont bien fonctionné à l’international. Rendez-vous en terre inconnue, diffusé sur France 2, se situe en première position (6,8 millions de téléspectateurs et 24,1 % de part d’audience) devant Apocalypse, la Première Guerre mondiale sur France 2 (6,6 millions et 22,9 %) et Sacrifice sur TF1 (5,8 millions et 24,3 %). Les cinq meilleures audiences des spectacles vivants sont également toutes réalisées par des programmes français. La pièce de théâtre Cher Trésor, retransmise sur France 2, se classe en tête du palmarès (5,0 millions de téléspectateurs et 18,2 % de part d’audience). Le programme américain Cars Toon, programmé sur M6, présente la meilleure audience des séries d’animation (2,3 millions de téléspectateurs et 10,0 % de part d’audience) devant la série française Silex and the City, diffusée sur Arte (1,2 million et 4,2 %).
  • 6. page 6 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015page 6 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015 Le fonds de soutien cinéma – audiovisuel – multimédia du CNC en 2015 En 2015, la politique de soutien au cinéma, à l’audiovisuel et au multimédia s’inscrit dans un double contexte : _ une diminution de près de 10 % du produit des taxes affectées au CNC par rapport au budget primitif 2014, principalement due à un moindre rendement de la taxe sur les services de télévision (TST), sensible dès la gestion 2014 et qui s’intensifie en 2015. Afin d’amortir l’impact du recul des ressources fiscales et d’éviter une baisse trop abrupte des soutiens qui aurait des effets récessifs sur le secteur, le CNC prélèvera sur son fonds de roulement, via une mobilisation de sa réserve dite de « solidarité pluriannuelle ». Cette réserve avait justement été constituée pour faire face à d’éventuels déséquilibres liés à des baisses de taxes ou hausses de dépense ; _ la poursuite des réformes engagées en 2014, qu’il s’agisse – par exemple – de la modernisation des soutiens à l’industrie du cinéma à la suite des propositions du rapport Bonnell et des concertations menées avec les professionnels dans le cadre des Assises du cinéma, ou encore de la structuration de l’offre légale française en matière de services audiovisuels numériques. Ces réformes s’inscrivent dans une triple exigence : le soutien à la création et à la diversité culturelle, le soutien à la compétitivité de la filière, y compris à l’exportation et le soutien à l’activité et à l’emploi. Les recettes du fonds de soutien En 2015, le produit brut des taxes affectées au fonds de soutien au cinéma, à l’audiovisuel et au multimédia géré par le CNC, devrait s’élever à 630,4 M€, en recul de - 69,5 M€ par rapport au budget primitif 2014 et de - 34,5 M€ par rapport au produit des taxes exécuté en 2014 (soit - 5,2 %). Les soutiens au cinéma et à l’audiovisuel sont financés par trois principales taxes : _ la taxe sur le prix des places de cinéma (TSA) est estimée à 134,4 M€ en 2014 ; _ la taxe sur les services de télévision (TST) : les prévisions de recettes s’établissent à 475 M€, dont 274 M€ au titre des éditeurs et 201 M€ au titre des distributeurs de services de télévision ; _ la taxe sur la vidéo et la vidéo à la demande est estimée à 21 M€. Les autres recettes diverses affectées au fonds de soutien (prélèvements spéciaux sur la diffusion de films pornographiques ou d’incitation à la violence, sanctions pécuniaires prononcées par le CSA…) sont évaluées à 0,05 M€. Par ailleurs, le CNC mobilisera en 2015 la réserve de solidarité pluriannuelle à hauteur de 33 M€. Les dépenses de soutien Au total, le produit des taxes net de frais de gestion et la mobilisation de la réserve de solidarité pluriannuelle permettront d’assurer le financement de 628,7 M€ de soutiens, auxquels s’ajoutent les investissements du plan numérique financés par la réserve numérique. Le taux de frais de gestion (qui financent le fonctionnement du CNC) sur le produit des taxes représente 5,5 % en 2015. Les priorités 2015 sont : _ le financement des mesures « Assises du cinéma », concernant principalement l’amélioration de la transparence économique de la filière, la maîtrise des coûts et le renforcement des capacités d’investissement des producteurs et distributeurs grâce notamment à la modification du barème des soutiens automatiques à la production et à la distribution ; _ le renforcement du soutien à la vidéo à la demande (VàD) à la fois par la mise en œuvre d’un soutien automatique (avec effet rétroactif sur le chiffre d’affaires des plateformes réalisé en 2014) et par le renforcement des aides sélectives à la VàD, afin de mieux aider les projets les plus ambitieux en matière d’exigence éditoriale et de diversité culturelle ; _ la mise en œuvre de la réforme au documentaire audiovisuel, visant à mieux financer les œuvres les plus ambitieuses et créatives et à encourager notamment le développement des documentaires scientifiques et historiques ; _ la poursuite du plan exceptionnel d’investissement en faveur du numérique. En 2015, les dépenses nouvelles dans le cadre du plan numérique (19,4 M€) seront financées pour l’essentiel par la mobilisation de la réserve numérique et, à hauteur de 7,4 M€, par des ressources fiscales. Ces crédits sont notamment destinés à la numérisation et à la modernisation des salles dans les DOM, à la numérisation des œuvres du patrimoine cinématographique ou encore à couvrir les dépenses pérennes liées à la restauration et à la conservation des œuvres par les archives françaises du film et de poursuivre l’inventaire des films. La plupart des mesures se rapportant à ces priorités 2015 figurent dans le règlement général des aides (RGA), adopté par le conseil d’administration du CNC le 27 novembre 2014 et qui entre en vigueur début 2015. Le RGA rassemble pour la première fois en un seul document le régime juridique des aides financières mises en œuvre par le CNC. En 2015, 387,9 M€ (61 % du total des soutiens) sont consacrés aux aides automatiques. Les soutiens sélectifs hors plan numérique (37 % du total des soutiens) sont dotés de 233,4 M€.
  • 7. page 7 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015page 7 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015 Fonds de soutien cinéma – audiovisuel – multimédia du CNC en 2015 Taxes 2015 Soutiens 2015 628,7 M€ Cinéma 284,61 M€ Aides automatiques 177,01 M€ Soutiens sélectifs 107,61 M€ Production 78,41 M€ Numérisation des salles 3,42 M€ Distribution 32,89 M€ Exploitation 65,71 M€ Numérisation des œuvres 10,05 M€ Diffusion et conservation numériques 5,92 M€ Taxe vidéo et VàD 21 ME Autres 0,05 ME Réserve de solidarité pluriannuelle 33 M€ Produit des taxes 2015 (net de FG) 595,7 M€ Frais de gestion 34,7 M € TSA 134,4 ME Taxe éditeurs et distributeurs TV 475 ME Production et création 48,33 M€ Distribution 10,1 M€ Exploitation 22,84 M€ Diffusion du cinéma 26,34 M€ Plan numérique 19,39 M€ * (* dont 7,41 M€ issus du produit des taxes 2015) Audiovisuel 254,63 M€ Soutiens sélectifs à la production et à la création audiovisuelle 50,23 M€ Aides automatiques à la production audiovisuelle 204,4 M€ Dispositifs transversaux 82,02 M€ Aides automatiques à la vidéo et à la VàD 6,5 M€ Soutiens sélectifs 75,58 M€ Industries techniques 6,07 M€ Vidéo et VàD 7,62 M€ Innovation et jeu vidéo 7,8 M€ Promotion/exportation 23,89 M€ Autres soutiens 30,21 M€ (dont Fonds régionaux : 14 M€)
  • 8. page 8 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015 À l’occasion de la 37e édition du Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand qui s’est achevée le 7 février dernier, la lettre du CNC s’est entretenue avec Jean-Claude Saurel, Président et trésorier de Sauve qui peut le court métrage. Quels ont été les temps forts du festival 2015 ? Il est difficile de répondre à cette question, entre les 500 films qui ont été projetés dans les trois compétitions et les diverses rétrospectives ou programmes spéciaux, les innombrables rencontres professionnelles et autres ateliers, les remises de prix et annonces diverses, c’est un fourmillement incessant, une attraction foraine absolue (dans le sens des débuts du cinéma), un meeting cinématographique permanent où s’associent un authentique public populaire et plus de 3 000 professionnels venus du monde entier. Néanmoins nous pouvons citer quelques nouveautés : une séance ciné-concert à l’Opéra « 100 violoncelles pour un court », une déambulation nocturne avec des projections sur les murs de la ville, une master class avec Gérard Krawczyk et bien d’autres temps forts. Le marché du film court fête ses 30 ans cette année, quel regard portez-vous sur son évolution ? Il y a trente ans nous expliquions que le marché du film court avait été créé comme « une réponse démocratique aux éventuelles injustices de la sélection ». Ainsi tous les films inscrits pour les sélections pouvaient être vus par les professionnels présents et avoir leur chance d’être sélectionnés dans un autre festival ou même acheté par une télévision. À l’époque il n’était pas évident d’engager le processus. Quelques tables avec des télévisions, des piles de cassettes VHS et des membres de l’équipe pendus au téléphone. Faire venir des professionnels à Clermont, en hiver, pour voir des courts métrages, ce n’était pas gagné. Et finalement cela a fonctionné. Maintenant, la problématique du marché du film court de Clermont-Ferrand est de pouvoir répondre aux nombreuses demandes de stands ; comment caser toutes les rencontres professionnelles, comment orienter les plus de 3 000 professionnels des quatre coins de la planète afin que chacun s’oriente efficacement et trouve sa place. Ce marché n’a pas d’équivalent dans le monde. C’est dans ce cadre qu’a été créé « Euro Connection », le grand rendez-vous de la coproduction en Europe. C’est à Clermont que s’est mise en place la première véritable vidéothèque numérique qui s’est par la suite imposée dans tous les usages et qui a été largement reprise par d’autres manifestations. Comment se porte le secteur du court métrage en 2015 ? Cette année, 1 805 courts métrages français se sont inscrits à la compétition nationale soit 168 de plus. La production de courts métrages progresse. Cela est en partie dû à l’apparition du numérique mais aussi à la reconnaissance et à l’engouement généralisé pour ce type de cinéma. Par ailleurs au fil du temps le focus : entretien avec Jean-Claude Saurel, président et trésorier de Sauve qui peut le court métrage une dynamique s’est créée, des réseaux se sont tissés, de nombreux organismes nationaux sont intervenus directement dans les processus de soutien au court. De ce point de vue le CNC a longtemps donné l’exemple. Néanmoins tous les indicateurs ne sont pas bons. Les fonds d’aide régionaux stagnent ou sont en diminution, voire disparaissent. Il y a un risque de coupure entre une production sauvage et la production professionnelle, ce qui n’est pas obligatoirement une bonne chose du point de vue du savoir-faire et de la transmission. Bref, il y a du pain sur la planche. Mais les responsables du formidable réseau des maisons de production du court qui existe dans notre pays, pourraient vous en dire plus… Selon vous, les progrès de la technologie (smartphone, tablette, internet) ont-ils eu des impacts sur le format court ? Les formats courts créatifs ont très vite trouvé une place sur le Net. La propagation des outils connectés en facilite l’accès. Dans ce contexte, la popularité du court métrage ne fait qu’accroître. Certains créateurs y ont trouvé leur espace, se sont fait connaître et parviennent à générer des revenus. Pour autant, les modèles économiques restent souvent flous et les canaux proposant un contenu de qualité font encore défaut. Quels sont les défis à relever pour le court métrage dans les années à venir ? L’un des enjeux du court métrage au présent et pour l’avenir est justement l’émergence de canaux de diffusion connectés de qualité, qui puissent à la fois devenir des références pour le public et participer normalement à l’économie du secteur. Le passage au long métrage, pour des réalisateurs, déjà largement reconnus dans le circuit du court, reste parfois compliqué. Jean-Claude Saurel. © Sauve qui peut le court métrage.
  • 9. page 9 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015 en bref Toute l’offre légale française en deux clics : http://vad.cnc.fr/ Le CNC, les éditeurs de vidéo à la demande (VàD) et de vidéo à la demande sur abonnement (VàDA) et les principaux médias cinéma/séries s’associent pour proposer de manière claire, simplifiée et rapide un accès à la totalité de l’offre légale en France. Comment trouver un film en vidéo à la demande sur internet aujourd’hui ? Comment y accéder d’une façon simple ? Comment le louer ou l’acheter ? A-t-on le choix entre la VO et la VF ? Existe-t-il en haute définition ? Le CNC, les éditeurs de vidéo à la demande et les sites medias ont rassemblé leur savoir-faire et leurs efforts pour répondre à la question que tout internaute consommateur de films et de programmes audiovisuels se pose : où puis-je trouver toute l’offre légale française sur internet ? Une démarche 100% française qui veut s’adapter aux nouveaux usages des internautes Voir un film, une série, un documentaire, un film d’animation en ligne quel que soit le support ne doit pas être compliqué. Any Time, Any Where, Any Device ? Tout le temps, partout et sur n’importe quel support sont les principes qui ont guidé cette démarche. L’objectif a été de simplifier l’accès au film pour le consommateur en développant un service qui s’intègre dans sa navigation lorsqu’il lance une recherche. Un service qui propose déjà plus de 10 000 films Créer avec l’ensemble des acteurs du cinéma en ligne ; les éditeurs de vidéo à la demande : ARTE, CanalPlay, Éditions Montparnasse, FILMO TV, FTV, Imineo, MyCanal, MyTF1 VoD, OCS, Orange, Universciné, Vidéofutur, Wuaki et les sites de références du cinéma : Allociné, Première, SensCritique, Télérama, le service propose aujourd’hui plus de 10 000 films. Une offre qui ne cessera de s’enrichir avec l’apparition de nouveaux films mais aussi des séries et des courts métrages. Félicitations aux lauréats des Digital Creation Genie Awards, célébrant les meilleurs talents de la création numérique au Paris Images Digital Summit Paris Images Digital Summit, dédiée à la création numérique et organisée par la Commission du Film d’Île-de-France et le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, a présenté le jeudi 22 janvier dernier sa première édition du prix célébrant la création numérique française, le Digital Creation Genie Awards. À cette occasion, plusieurs jeunes talents dont les œuvres sont soutenues par le CNC ont été récompensés. Les aides aux nouvelles technologies en production (NTP) du CNC sont en particulier à l’honneur avec Geoffrey Niquet de Buf, distingué en tant que meilleur superviseur d’effets visuels de long métrage pour Bird People de Pascale Ferran, ainsi qu’avec Fleur et Manu, honorés en tant que meilleurs jeunes talents et soutenus aux NTP pour le pilote de leur premier projet de long métrage. Le Paris Images Digital Summit est une manifestation soutenue par le CNC qui prend place dans le cadre du Paris Images Trade Show. Nominations d’Axel Scoffier, chef du service des financements du CNC… Frédérique Bredin a nommé Axel Scoffier chef du service des financements depuis le 1er décembre 2014. Ancien élève de l’École normale supérieure de Lyon, agrégé de géographie, diplômé d’HEC Paris, Axel Scoffier s’est d’abord spécialisé dans les analyses géographiques de l’industrie du cinéma et a effectué des travaux de recherches à l’Université de Cambridge sur la localisation des tournages et la représentation cinématographique des espaces urbains. Après avoir travaillé pour une télévision britannique puis dans un think-tank européen, il a rejoint le CNC en avril 2014 comme adjoint du chef du service des financements. … et de Pauline Augrain, chef du service du jeu vidéo et de la création numérique du CNC Frédérique Bredin a nommé Pauline Augrain chef du service des financements depuis le 1er décembre 2014. Après plusieurs expériences dans la production audiovisuelle de documentaires et dans la vidéo à la demande, Pauline Augrain rejoint le CNC en 2008 au poste de chargée de mission pour accompagner la mise en place du fonds d’aide aux projets pour les nouveaux médias, puis elle accompagne l’intégration des projets web au sein du fonds COSIP automatique. Pauline Augrain est diplômée de Sciences Po Paris. Bird People de Pascale Ferran. © Carole Bethuel / Diaphana Distribution.
  • 10. page 10 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015 le court métrage en 2013 production et diffusion les études du CNC février 2015 Le court métrage en 2013 Pour la cinquième année consécutive, le CNC a réalisé, à l’occasion du Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand, une étude approfondie sur le court métrage en France. Cette étude tente de répondre aux questions suivantes. Quelle est la nature des courts métrages produits? Comment se financent les courts métrages? De quelles diffusions bénéficient-ils? Ainsi, la production des œuvres de court métrage fait l’objet d’une analyse approfondie, tout comme le financement de ces films. Elle met également en lumière les caractéristiques spécifiques de la diffusion de ces œuvres en salles de cinéma, à la télévision et à l’exportation. Elle dresse, enfin, un bilan de l’ensemble des aides du CNC au secteur du court métrage. De la fiction à l’animation, en passant par le documentaire ou le film expérimental, le film court, dont la durée se limite en France à 60 minutes, englobe une grande diversité de genres et de modes d’expression. Environ 550 films français de court métrage reçoivent un visa d’exploitation en salles chaque année. Cette étude analyse les mécanismes financiers qui permettent la production d’une majorité des films de court métrage. Non exhaustive, elle a néanmoins vocation, comme c’est le cas dans cette cinquième édition, à s’enrichir au fil des années pour apporter une visibilité plus complète des actions de tous ceux qui contribuent à créer, soutenir et promouvoir le court métrage. www.cnc.fr, février 2015 Les nouveaux usages audiovisuels À l’occasion de la table ronde sur les «Nouvelles technologies, nouveaux usages», que le CNC a organisée le 16 décembre 2014 à la Fémis, une étude a été publiée sur les nouveaux usages audiovisuels. Les écrans audiovisuels se sont multipliés dans les foyers français. En 2013, un foyer français est équipé en moyenne de 6,5 écrans, contre 5,3 écrans en 2007. La taille des écrans TV vendus en France a augmenté, passant de 65 cm en 2006 à 88 cm en 2013. En moins de deux décennies, le téléviseur à tube cathodique a cédé la place aux écrans numériques connectables à internet: écran plat haute-définition, ordinateur fixe et portable, tablette, ordiphone. Les écrans individuels se sont déployés en parallèle à l’écran collectif. 97% des foyers français possèdent au moins un téléviseur. Ce chiffre est stable depuis plusieurs années. En revanche, les autres équipements audiovisuels se sont rapidement développés au cours des dix dernières années. En 2014, 89% des Français sont équipés d’un téléphone mobile (contre 62% en 2003), 82% d’un ordinateur (contre 48% en 2003) et d’internet (contre 31% en 2003), 46% d’un ordiphone et 29% d’une tablette (ces deux derniers supports étant apparus en 2009/2010). Le secteur audiovisuel (télévision et vidéo) connaît une révolution avec internet. Internet permet en effet le développement de nouveaux services audiovisuels connectés qui modifient l’écosystème traditionnel et les modes de consommation: la télévision se modernise avec les services de TV de rattrapage et la TV sociale, la VàD et la VàDA marquent la dématérialisation du marché de la vidéo, le magnétoscope se transforme en devenant numérique (PVR) et virtuel (n-PVR), enfin de nouveaux acteurs entrent sur le marché relativement fermé de l’audiovisuel (plates-formes OTT et UGC). www.cnc.fr, décembre 2014 L’économie de la télévision Dans le cadre de sa mission de diffusion d’une information économique et statistique sur le secteur de l’audiovisuel, le CNC publie pour la quatrième fois une étude sur l’économie de la télévision française. Cette étude présente l’évolution des sources de financement des chaînes, de la consommation télévisuelle des Français, de l’offre de programmes des chaînes et de leurs investissements dans la production audiovisuelle et cinématographique sur la période 2004-2013. En 2013, les revenus des chaînes de télévision sont estimés à 9,2Md€ en tenant compte des financements publics, des recettes publicitaires et des abonnements aux chaînes payantes. Le marché de la télévision recule de 2,2% par rapport à 2012. Il est notamment affecté par la stagnation de l’économie et de la consommation des ménages. Le secteur affiche une croissance de 13,7% par rapport à 2004. En revanche, en euros constants, les revenus du secteur sont en recul de 1,3% en dix ans. En 2013, les abonnements représentent 35,0% des recettes des chaînes de télévision, la publicité 35,0% et les financements publics 30,0%. La croissance des revenus publicitaires de la TV de rattrapage ne permet pas pour le moment de compenser la baisse des recettes publicitaires des chaînes. Les chaînes investissent 1,2Md€ dans le financement de la production audiovisuelle et cinématographique. En 2013, l’investissement des chaînes de télévision dans la production audiovisuelle aidée par le CNC s’établit à 862,6M€ (+35,0% par rapport à 2004). En 2013, l’apport des chaînes de télévision dans le financement des films agréés s’établit à 291,8M€ (-3,1% par rapport à 2004). www.cnc.fr, décembre 2014 les publications
  • 11. page 11 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015page 11 — la lettre du CNC numéro 120, janvier-février 2015 Limite de dépôt des dossiers 7 février au 2 avril Commission du compte de soutien à l’industrie des programmes (COSIP) 16 février Avance sur recettes avant réalisation (1er collège) 23 février Soutien au scénario – aide à la conception 25 février au 8 mars Aide aux cinémas du monde 5 et 19 mars Agrément des films de long métrage 6 mars Aide sélective à la numérisation des œuvres cinématographiques du patrimoine 9 mars Aide sélective à la distribution de films pour le jeune public 12 mars Aide à la préparation de spectacle vivant 16 mars Aide sélective aux vidéomusiques 1er avril Fonds d’aide à l’innovation audiovisuelle Documentaire, aide à l’écriture 7 avril Soutien au scénario, aide à l’écriture 2e collège 8 avril Soutien au scénario, aide à l’écriture 1er collège 8 avril Appel à projets aide à la coproduction d’œuvres cinématographiques franco-grecques l’agenda du Centre Événements 20 février 40e Cérémonie des César – Paris 22 février 87e Cérémonie des Oscars – Los Angeles 27 février au 7 mars 35e Festival international du film – Fantasporto - Porto (Portugal) 4 au 6 mars Cartoon Movie – Lyon 6 au 15 mars 19e Rendez-vous with French Cinema – New York 18 au 28 mars New Directors New Films – New York 19 au 29 mars 27e Rencontres Cinémas d’Amérique Latine – Toulouse 19 au 29 mars Cinéma du réel – Festival international de cinéma documentaire – Paris (Centre Pompidou) 22 au 24 mars Le printemps du cinéma 23 mars au 6 avril Festival international de Hong Kong 5 au 20 avril Festival du Film d’Istanbul 7 au 21 avril 13e Festival international du film des droits de l’homme 9 au 22 avril CPH PIX – Copenhague 15 au 26 avril Festival du film de Tribeca – New York 13 au 16 avril MIP TV – Cannes
  • 12. la lettre du CNC numéro 120 janvier-février 2015 une publication du Centre national du cinéma et de l’image animée 12 rue de Lübeck 75784 Paris Cedex 16 Tél. 01 44 34 34 40 / Fax 01 44 34 34 73 www.cnc.fr directrice de la publication Frédérique Bredin coordination générale Julien Ezanno coordination adjointe secrétaire de rédaction Ariane Nouvet comité de rédaction Nicolas Besson, Benoit Danard, Alice Landrieu, Jean-Paul Clergeau, Lionel de Sousa, Steeve Desgagné, Hugo Dessaigne, Marion Gollety, Aurore Jenkins, Éric Le Roy, Sabrina Mihoubi, Laurent Bismuth, Catherine Merlhiot, Ariane Nouvet, Laurence Peyré, Lauriane Villate ont participé à ce numéro Patricia Belluire, Thomas Chartier, Morad Kertobi, Pierre-Emmanuel Lecerf, Valentine Roulet conception graphique Anaïs Lancrenon & Julien Lelièvre Impression Bialec, Nancy Dépôt légal à parution ISSN: 1762-4789 Reproduction autorisée avec mention d’origine