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Sacré cœur I n° 8252 DAKAR
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Everjobs, le nouveau portail de recrutement en ligneau Sénégal, a récemment
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La jeunesse de la population
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PLAN D’ACTION POUR L’EMPLOI
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  1. 1. CABINET MGRH Sacré cœur I n° 8252 DAKAR juin 15 |CABINET MGRH | 00221 77 056 56 47 / 33 824 18 90 PLEINS FEU SUR L’EMPLOI DES JEUNES EDITORIAL CITATIONS DE LA SEMAINE Le Sénégal de Demain, c’est celui qui envisage l’avenir de sa jeunesse avec confiance et sérénité. Le chantier de l’emploi des jeunes est une priorité nationale, l’exigence de résultats est un devoir Républicain. Conseil National du Patronat du Sénégal (CNP) CONTENU AU CŒUR DE L’ACTUALITE EMPLOI : LE PORTAIL EVERJOBS LANCE SES ACTIVITES AU SENEGAL 2 «135.629 CONTRATS VISÉS PAR LES INSPECTIONS RÉGIONALES DU TRAVAIL ET DE LA SÉCURITÉ SOCIALE» EN TROIS ANS 2 PLEINS FEUX SUR L’ASSERTIVITE EMPLOI DES JEUNES : QUE FAIRE ? 3 L’EMPLOI DES JEUNES EST AUSSI UN ENJEU DE SECURITE NATIONALE 4 INFORMATIONS UTILES Annonces de la semaine 5 Plan D’action pour l’Emploi 6 NOUS CONTACTER 6 Baccalauréat, licence, master, doctorat, tant d’années d’études et aujourd’hui sans emploi ! Les chiffres sont parlant selon l’ANPEJ au Sénégal, 62,5% de la population a entre 15 et 35 ans. Chaque année, 200 000 nouveaux demandeurs d’emploi arrivent sur le marché du travail. Parmi eux, 31% sont diplômés de l’enseignement supérieur et 46% n’ont aucune formation ou qualification L’environnement semble paralysé quand il s’agit d’emploi des jeunes souvent qualifiés comme manquant de formation. Pourtant, l’enjeu est à la fois économique, familiale et politique. L’emploi des jeunes est une exigence adressée à la République. Le problème demeure large et souvent défini comme étant de la responsabilité de l’Etat, comment alors mettre sa part de contribution à l’ouvrage ? EDITION 6, NUMERO 23
  2. 2. 2 AU CŒUR DE L’ACTUALITE Everjobs, le nouveau portail de recrutement en ligneau Sénégal, a récemment lancé ses opérations à Dakar. L’annonce a été faite officiellement lors d’une conférence de presse qui s’est tenue dans la capitale sénégalaise. La mission d’Everjobs est de simplifier la recherche d’emploi et les processus de recrutement en mettant en relation chercheurs d’emploi et employeurs en quelques clics. Everjobs compte ainsi soutenir le projet ambitieux du Sénégal : se positionner comme un pays émergent à l’horizon 2035. Cette initiative, connue sous le nom de « Plan Sénégal Emergent » (PSE), a pour premier objectif de promouvoir l’emploi des jeunes. Everjobs vise à donner l’opportunité aux Sénégalais d’une carrière sur mesure, concentrée sur leur cœur de compétences, leur expertise et leurs intérêts et ainsi donner la possibilité aux candidats d’explorer l’ensemble des voies qui pourraient leur convenir, plutôt que de postuler à la hâte à tous les emplois disponibles. Ce qui différencie Everjobs des autres portails de recrutement, c’est avant tout l’expertise de son « Journal de l’Emploi » sur son site, qui fournit un ensemble de connaissances et d’outils pour motiver, inspirer, informer et accompagner les demandeurs d’emploi à chaque étape de leur carrière. « Notre ambition est de faciliter la croissance du marché du travail sénégalais en relevant ces défis qui permettront aux employeurs comme aux candidats de gagner un temps précieux. Notre mission est de promouvoir la transparence sur le marché du travail au Sénégal », a affirmé Éric Lauer, Co-Fondateur et Directeur Général d’Everjobs en Afrique. Eric Lauer a par ailleurs ajouté : « les directeurs des ressources humaines craignent que les faibles compétences pour la rédaction basique d’un CV et le manque de préparation à l’entretien contribuent au déclin de l’employabilité des jeunes. En outre, le risque de contrefaçon des CVs, généralisé ces dernières années, a largement affecté la confiance des RH accordée aux candidats. » Les recruteurs rencontrent des difficultés à embaucher des profils qui pourront rapidement atteindre l’expertise technique escomptée. Il y a effectivement des décalages inévitables dans le processus de recrutement, en particulier dans le secteur de la construction. Everjobs répond à la nécessité de se concentrer sur certains secteurs, notamment ceux affichant un taux de rotation du personnelélevé, tels que l’hôtellerie ou les banques. En outre, les directeurs des ressources humaines sont à la recherche de candidats détenteurs d’un diplôme certifié par l’État, preuve de solides compétences. Il est donc d’autant plus important pour les candidats de forger leur expérience dans une grande entreprise offrant une formation de qualité. A propos d’Everjobs Everjobs est un portail international pour l’emploi opérant déjà au Cameroun et en Côte d’Ivoire. Lancé en mars 2015 et dirigé par les co-fondateurs Ronald Schuurs (Global) et Eric Lauer (Afrique), Everjobs a pour ambition de devenir le premier portail de recrutement dans les économies en forte croissance en proposant la bonne adéquation entre employeurs et candidats. La société est soutenue par Africa Internet Group (AIG). A propos de Africa Internet Group Africa Internet Group, leader en Afrique dans la création de plateformes en ligne, connait une croissance qui bénéficie aussi bien aux entreprises qu’aux usagers. Solidement ancré dans l’écosystème des start-up en Afrique, le groupe fournit des services simples d’usage et des solutions intelligentes à travers le secteur Internet en Afrique. AIG s’investit à améliorer l’entreprenariat régional et l’innovation à travers une passion pour l’Afrique, sa culture et ses habitants. AIG est la maison mère de dix sociétés en forte croissance et à succès dans plus de 30 pays d’Afrique. Son réseau d’entreprises inclut Kaymu, Hellofood,Jovago, Lamudi, Jumia, Carmudi (toutes cinq déjà lancées au Sénégal) ainsi que Easy Taxi, Vendito et Zando. http://www.aps.sn/ Les statistiques en matière d’emplois recensés au Sénégal entre 2012 et 2014 donnent «un cumul de 135.629 contrats visés par les inspections régionales du Travail et de la Sécurité sociale, soit 37.114 en 2012, 44.695 en 2013 et 53.820 en 2014». C’est le chef de l’Etat Macky Sall qui se réjouit ainsi des progrès de son gouvernement en matière d’emploi en trois ans Saluant la publication du document sur les principales réalisations de l’Etat, dans ce secteur, sur la période 2012-2015, Macky Sall a félicité son gouvernement, particulièrement le ministre en charge du Travail pour les résultats appréciables obtenus en la matière portant. Il s’agit notamment des avancées sur «la modernisation du dialogue social, la revalorisation des pensions de retraite, le relèvement de l’âge de la retraite à 60 ans dans le secteur privé, la nouvelle législation sur le stage et l’apprentissage pour la promotion de l’emploi des jeunes, ainsi que sur les statistiques en matière d’emploi recensées entre 2012 et 2014 avec un cumul de 135.629 contrats visés par les inspections régionales du Travail et de la Sécurité sociale, soit 37.114 en 2012, 44.695 en 2013 et 53.820 en 2014», lit-on dans le communique du conseil des ministres qui s’est réuni hier mercredi 27 mai au palais de la République. Suffisant pour que le Chef de l’Etat exhorte l’équipe dirigée par Mahamed Boun Abdallah Dionne «à amplifier ces acquis, dans la perspective d’instaurer durablement le travail décent et de consolider un dialogue social inclusif à travers, notamment, la mise en œuvre diligente du Plan d’actions du Pacte national de Stabilité sociale et d’Emergence économique, le renforcement des moyens d’intervention de l’Administration du Travail, l’application effective de la nouvelle réglementation sur le contrat de stage et d’apprentissage et la poursuite de la réforme des textes législatifs et réglementaires dans le secteur du Travail, pour mieux accompagner la dynamique du Plan Sénégal Emergent». Dans un autre registre, abordant le point de sa communication relatif à la relance des entreprises en difficultés, le président de la République, «rappelant au gouvernement l’attention toute particulière qu’il attache à l’amélioration durable de l’environnement des affaires et au développement du secteur privé, ainsi que la priorité spéciale à accorder aux entreprises, a insisté sur la nécessité de renforcer les efforts de Restructuration des entreprises en difficultés». Projets de loi Au titre des textes législatifs et réglementaires, le conseil des ministres a adopté «le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la Convention pour l’unification de certaines règles relatives au transport aérien international, conclue, à Montréal, le 28 mai 1999»; «le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier le Protocole sur les privilèges et immunités de l’Autorité internationale des Fonds marins (ISA), adopté, le 27 mars 1998, à New York». Il y a également «le projet de décret portant création d’un cadre harmonisé de suivi-évaluation des politiques publiques»; «le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Emergent (BOS)». 48 adjoint-préfets et sous-préfets nommés Au titre des mesures d’ordre individuel, le président de la République a nommé Mme Mariama Dramé, Ingénieur des travaux, Eaux, Forêts et Chasses, Sociologue du Développement directeur de l’Agence nationale de Conseil agricole et rural (ANCAR) en remplacement de M. Mamadou Amadou Sow. Ce dernier, Ingénieur Agronome, atterrit est à l’Institut national de Pédologie (INP) dont il devient le directeur général en remplacement de M. Mame Ndéné Lô. L’administration territoriale n’a pas été épargnée avec la nomination de 48 adjoint-préfets et sous-préfets. http://www.dakaractu.com/ EMPLOI : LE PORTAIL EVERJOBS LANCE SES ACTIVITES AU SENEGAL «135.629 CONTRATS VISÉS PAR LES INSPECTIONS RÉGIONALES DU TRAVAIL ET DE LA SÉCURITÉ SOCIALE» EN TROIS ANS
  3. 3. INTRODUCTION La jeunesse de la population africaine constitue un atout pour sa croissance économique. Toutefois, les jeunes sont confrontés à un chômage deux à trois fois plus élevé que celui des adultes. Plusieurs politiques publiques sont envisageables. Laquelle choisir ? La jeunesse de la population africaine est l’un des atouts majeurs pour son développement. Aujourd’hui, la frange de la population âgée de 15 à 24 ans représente 20% de la population totale, soit près de 200 millions de personnes. De plus, les projections démographiques prévoient son doublement en 2045. Alors que ces données suscitent l’espoir d’une main d’œuvre abondante pour la croissance économique de l’Afrique, plusieurs obstacles subsistent et rendent plus difficile le choix des politiques économiques appropriées. Emploi des jeunes : Que faire ? En effet, quoique la situation soit hétérogène d’un pays à l’autre, les pays Africains partagent certaines caractéristiques qui constituent des obstacles à l’emploi des jeunes. D’abord, l’offre de travail est limitée par une faiblesse du niveau et de la qualité de l’éducation. Il convient de noter toutefois que selon le récent rapport sur les perspectives économiques en Afrique, « la qualité est surtout insuffisante dans les pays pauvres ; alors que la quantité fait défaut dans les pays à revenus intermédiaires ». Ensuite, en ce qui concerne la demande de travail, elle reste inférieure à l’offre en partie du fait de la qualité de la croissance économique. Cette dernière est principalement tirée par le secteur des services, notamment les télécommunications. Or, ces secteurs ne sont pas abondants en main d’œuvre, surtout non qualifiée. Enfin, la troisième caractéristique commune aux pays africains est l’inadéquation entre l’offre et la demande. Cela se traduit par un taux de chômage plus élevé chez les jeunes les plus instruits et un taux de chômage deux à trois fois plus élevé chez les jeunes que chez les adultes. Face à ces obstacles, on peut envisager plusieurs politiques publiques. Elles peuvent être des politiques de croissance, de l’éducation ou du marché du travail. Dans certains pays comme le Sénégal, le gouvernement privilégie les grands travaux pour réduire le taux de chômage des jeunes. Cependant, les emplois issus des politiques de grands travaux ne sont pas en général durables. Ainsi, certains pays privilégient le développement du secteur privé à travers la mise en place d’un environnement plus favorable aux affaires. Les emplois créés dans ce cadre prennent plus de temps pour être concrétisés mais sont plus durables. En complément aux politiques de croissance, une amélioration de l’offre de travail des jeunes peut être envisagée via une augmentation de l’accès à l’éducation et un renforcement de la qualité de celle-ci. Une faiblesse de la qualité de l’éducation interagit avec la croissance économique pour créer un cercle vicieux du chômage des jeunes. Concrètement, la faiblesse de la productivité due à la qualité de l’éducation entrave la croissance économique, toute chose égale par ailleurs ; ce qui affaiblit la demande de travail. Il faut trouver un équilibre entre le cursus académique et le cursus professionnel. A ce niveau un diagnostic plus approfondi des perspectives économiques de chaque pays est nécessaire pour identifier le cursus auquel il faudra accorder plus de priorité. Ces politiques d’amélioration de l’offre de travail sont surtout destinées aux jeunes – de plus de 15 ans – qui entreront plus tard sur le marché du travail. Quant à ceux qui y sont déjà et qui ne disposent pas des qualifications demandées, ils doivent être ciblés par des politiques du marché du travail appropriées. Les programmes de formation sont les plus répandus. Ils peuvent être intégralement financés par l’Etat ou pris en charge en partie par le secteur privé comme c’est le cas au Maroc. Sachant que le secteur privé est plus à même d’identifier les formations les plus appropriées, cette dernière option a permis de réduire le chômage des jeunes au Maroc selon les conclusions d’une évaluation menée par l’Agence Française de Développement. La seconde option serait un recrutement direct dans le secteur public, quoique les capacités d’embauche y soient limitées par le budget de l’Etat. D’autres options consistent à mettre en place des structures d’orientation et d’assistance à la recherche d’emploi pour favoriser l’insertion des jeunes, des subventions pour le recrutement des jeunes ou des incitations à l’entrepreneuriat des jeunes. Face à cette pluralité des options de politiques publiques, les choix s’avèrent complexes surtout avec des ressources financières très limitées et l’existence de plusieurs autres priorités de développement. Par ailleurs, le manque d’évaluation rigoureuse des politiques déjà adoptées dans certains pays ne permet pas de dégager des « Bonnes Pratiques » pour les autres pays. Dès lors, à défaut d’une analyse spécifique à chaque pays en vue d’identifier les politiques les plus adéquates, il revient au lecteur de formuler des choix sur la base des connaissances qu’il ou elle possède sur un pays en particulier. A vos méninges !!! http://www.isrifrance.fr/ 3PLEIN FEUX SUR LE THEME DE LA SEMAINE : L’EMPLOI DES JEUNES
  4. 4. INTRODUCTION Aller vers une société plus solidaire, redonner confiance aux jeunes, c’est d’abord être capable de réduire de manière significative le chômage chronique et construire un modèle de développement plus riche en emplois et porteur de plus de cohésion sociale et de stabilité. La résorption progressive du chômage des jeunes doit être pour les autorités de l’Etat, la pierre philosophale et le baromètre de leur politique de progrès. De sa réussite dépendra largement l’adhésion des Sénégalais au Plan Sénégal Emergent mis en place par Son Excellence le Président MACKY SALL. Des chiffres alarmants… Au Sénégal, la situation des jeunes au regard de l’emploi est plus que préoccupante, plusieurs indicateurs le confirment : leur insertion sur le marché du travail est plus que tardive, la précarité de l’emploi et des revenus est bien réelle, la montée de la pauvreté des jeunes est choquante. En effet, dans notre pays, 60 % de la population a moins de 20 ans et les jeunes en âge de travailler représentent plus de la moitié de la population active. Dans les prochaines années, l’Afrique en général, sera la zone géographique ayant la main d’œuvre la plus importante en quantité devant la Chine et l’Inde. L’un des grands défis à relever aujourd’hui au Sénégal c’est de permettre à chaque jeune d’exprimer son talent, dans un pays où près de 2 jeunes sur 3 est au chômage. L’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie sénégalaise (A.N.S.D) estime que, chaque année, plus de 100 000 nouveaux demandeurs d’emplois entre 15 et 34 ans arrivent sur le marché du travail. Le taux de chômage global, estimé à 49 % selon l’Agence pour le niveau national, grimpe à 61 % pour les moins de 30 ans. Les naufragés du désespoir… Le chômage des jeunes suit une croissance exponentielle, et ce depuis plusieurs années. En effet, les sénégalais diplômés ou pas rencontrent des freins qui les éloignent du marché de l’emploi, retardant ainsi leur insertion sociale et professionnelle. Ces freins sociaux tiennent en grande partie à l’inadéquation entre l’offre et la demande, mais aussi à la problématique de l’absence de qualification professionnelle, qui pose la question du fossé existant entre l’offre de formation et les exigences du monde du travail, sans oublier la faiblesse du secteur privé. Ce chômage massif et endémique, touche de plein fouet tous les sénégalais mais plus particulièrement les jeunes de la Banlieue et de l’intérieur du pays. Les causes de ce chômage ne sont pas à chercher bien loin. Le climat socio- économique, mais aussi l’accroissement démographique, l’incapacité du marché de l’emploi à absorber les vagues successives de diplômés qui sortent chaque année du système éducatif, et l’inadéquation de la formation aux nouvelles exigences du marché de l’emploi, sont quelques raisons qui ont décuplé le taux de chômage des jeunes au Sénégal. C’est un véritable drame social qui marginalise de plus en plus de personnes et les confine dans une précarisation croissante et des processus de disqualification sociale. Cette situation de sur- chômage constitue un véritable terreau fertile à l’émergence de la délinquance et pourrait être une sérieuse entrave à la sécurité de notre pays. Un jeune sans formation académique de base, sans réelle perspective d’avenir et sans attache sociale, peut parfois être un « véritable criminel en puissance ». Dans la mesure où il peut être récupéré par le grand banditisme ou les réseaux de l’extrémisme religieux : comme c’est le cas au Nigéria avec la secte Boko Haram qui recrutent parmi les jeunes au chômage et en perte de repères. Nous pouvons parler de crise sociale d’extrême urgence dans notre pays, qui invite les pouvoirs publics à repenser notre modèle économique et social, et à solutionner ces phénomènes de chômage massif. 55 ans, d’immobilisme et d’échec des politiques d’emploi des jeunes… Historiquement, les différents Plans d’Ajustement Structurels (P.A.S) au Sénégal, et dans plusieurs pays africains, ont eu pour conséquence une réduction significative de la part de l’État dans le jeu économique. Dans ce contexte inédit, la situation qui a prévalu aux premières années des indépendances, avec l’incorporation de toutes les forces vives dans les structures et entreprises publiques, n’est plus possible. De nos jours, c’est le secteur privé qui essaie tant bien que mal de dynamiser notre économie balbutiante, avec pour régulateur l’État, qui édicte les normes de ce jeu économique. L’État n’est plus le principal pourvoyeur d’emploi, certes, mais il a un rôle prééminent à jouer dans la définition et la mise en œuvre de politiques de l’emploi efficientes et pertinentes. Depuis plusieurs décennies, les régimes qui se sont succédés au Sénégal, ont été élus sur la base de leurs programmes politiques en faveur de la jeunesse. Aujourd’hui force est de reconnaitre que nos gouvernants n’ont pas réussi à mettre en place une véritable politique d’emploi en prise avec la situation de précarisation socio- économique qui caractérise la jeunesse de notre pays. La non prise en compte des aspirations légitimes de cette partie de la population peut être une source d’instabilité pour notre pays ; à chaque fois que la jeunesse du Sénégal a été ignorée et maltraitée, elle a donné des sueurs froides au pouvoir en place. Au demeurant, la politique de l’Emploi a été le talon d’Achille de tous les régimes du Sénégal des indépendances à nos jours. Le pilotage à vue, le clientélisme politique, l’absence de vision et l’amateurisme ont longtemps caractérisé les politiques publiques en matière d’emploi. En effet, il faut confier le secteur de l’emploi des jeunes à des spécialistes afin qu’ils trouvent des solutions à ce problème. Quelques solutions d’urgence pour une politique de l’emploi plus efficace…  Face à ce fléau social du chômage de nos jeunes, des mesures de correction doivent être prises : Création d’un véritable MINISTERE chargé de l’EMPLOI ET DE L’ENTREPRENEURIAT DES JEUNES  La convocation des ETATS GENERAUX de l’emploi des jeunes élargis aux jeunes eux-mêmes, au patronat, aux partenaires sociaux, aux partenaires de développement, aux spécialistes de la question en Afrique et dans le monde, et aux autorités traditionnelles et religieuses du pays.  La suppression rapide de l’ANPEJ qui constitue une excellente initiative, mais faute d’une politisation accrue, d’une absence de personnel d’accompagnement dont c’est le métier et d’une véritable stratégie de gestion du chômage, ne donne pas les résultats escomptés.  Donner des instructions fermes à la Direction de l’emploi pour la mise en place d’une structure nationale, avec des démembrements au niveau régional et départemental, chargé de la mise en œuvre de la politique de l’état en matière d’emploi des jeunes. Dans le cadre de l’acte III de la décentralisation et d’une meilleure territorialisation des politiques relatives à l’emploi des jeunes, ces structures devront s’intégrer dans le réseau existant des CDEPS. C’est aussi une manière de donner de la cohérence, du sens et de la proximité aux nouvelles politiques insufflées par l’Acte III de la Décentralisation.  Le Développement de l’entrepreneuriat des jeunes et la détection des talents au niveau local et régional via des concours dédiés à la création.  La création d’un écosystème favorable à l’emploi à l’emploi des jeunes et intégrant l’Etat, le Patronat, les Syndicats, les Associations  Faire entrer l’entrepreneuriat dans le système éducatif, et ce dès l’école primaire, en développant une véritable culture de l’entreprise et en assurant une connexion permanente entre l’école et le monde professionnel.  Accompagner efficacement les candidats à l’emploi : ateliers collectifs, séances de coaching individuel ou de média training avec des professionnels de la communication et des RH. http://xibaaru.com/Alboury NDIAYE Docteur en Sociologie et Démographie/Spécialiste des politiques d’emploi des jeunes 4 L’EMPLOI DES JEUNES EST AUSSI UN ENJEU DE SECURITE NATIONALE
  5. 5. DEPOSEZ VOS CANDIDATURES SUR : MGRHSENEGAL@GMAIL.COM BESOIN D’INTERIM OPTEZ POUR UNE EXPERTISE APPROUVEE A VOTRE SERVICE UNE ECOLE UNE MISSION UNE VISION CONGRES INTERNATIONAL FRANCOPHONE DES RESSOURCES HUMAINES (CIFRH) Du 25 au 26 JUIN 2015 CNIT DE PARIS LA DEFENSE J-3 En partenariat avec l'Ordre des Conseillers en Ressources Humaines Agréés (CRHA), l'Association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines (ANDRH - FRANCE) organise, pour la première fois en France, la 5ème édition du congrès international francophone des ressources humaines les 25 et 26 juin 2015 au CNIT de Paris La Défense. Ces 2 jours seront dédiés à la communauté RH pour élaborer une vision commune du travail de demain et vous y êtes attendus nombreux. L'entreprise devient un écosystème dans lequel l'international, la révolution numérique transforment profondément le travail au quotidien : - évolution du management, - nouveaux enjeux de la RSE (responsabilité sociale de l'entreprise), - changements dans le travail. Tels sont les 3 grands thèmes du congrès; Inscrivez-vous pour : - Rencontrer, échanger, réseauter avec vos pairs francophones - Vous inspirer en écoutant des conférenciers inédits - Respirer au rythme d'espaces conviviaux, interactifs et innovants - Vous divertir dans l'une des plus belles villes du monde, à deux pas des Champs-Elysées. - Au programme : - Conférences plénières - Séquences d'inspiration - Tables de discussion - Ateliers simultanés - Espaces numériques innovants - Station ANDRH : l'actualité du congrès en direct, interviews et dédicaces - Stands RH - Cocktail musical - Et bien d'autres surprises ! Les Assises nationales annuelles de l’ANDRH clôtureront ces deux jours en présence de François Rebsamen, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social. Retrouvez l'ensemble du programme et inscrivez-vous dès maintenant sur www.cifrh.com Mariam DIAO Secrétaire Générale Adjointe Association Sénégalaise des Professionnels des Ressources Humaines (ASPRH) Siège social : N° 8769, Sicap Sacré – Cœur ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ NOUS RECHERCHONS EN CONTRAT D’INTERIM: - 1 CAISSIER(bac+3 en finance comptabilité entre 2 à 3 ans d’expérience en tenue de caisse) - 2 RECEPTIONNISTES(bac+3 marketing, 2 à 3 ans d’expérience) - 5 AGENTS SERVICE BIOMETRIE (bac+3 à 5 en informatique, 2 à 3 ans d’expérience) - 1 INFORMATICIEN (bac 5 en informatique, 5 à 10 ans d’expérience) Envoyez vos CVs sur manitourh@gmail.com Retrouver les offres d’emploi de la fonction publique sur http://fr.slideshare.net/MGRH1998/quota-recru-2015 Retrouver le Baromètre sur l’emploi fait par Everjobs sur http://fr.slideshare.net/MGRH1998/barometre-sur-lemploi-de- everjobs-enquete 5 LES ANNONCES DE LA SEMAINE CABINET MGRH Sacré cœur I n° 8252 DAKAR 00221 77 056 56 47 / 33 824 18 90 mgrhsenegal@gmail.com “We enhance your human resources” www.cabinet-mgrh.org
  6. 6. PLAN D’ACTION POUR L’EMPLOI L’ETAT DU SENEGAL, représenté par : - le Ministre de l’Economie et des Finances, - le Ministre de l'Education Nationale, - le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l'Emploi, d'une part. - LES PARTENAIRES PRIVES, représentés par : - le Président du Conseil National du Patronat (CNP), - le Président de la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (CNES), d’autre part, 1. Considérant que le gouvernement du Sénégal fait de la lutte contre le chômage des jeunes une priorité nationale dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et que ses partenaires du secteur privé, parties à la présente Convention, s’engagent à y contribuer activement ; 2. Considérant que la formation professionnelle, l’apprentissage et la préparation des jeunes diplômés à un emploi constituent des moyens efficaces pour améliorer leurs capacités professionnelles et faciliter leur insertion dans les circuits de productions ; 3. Considérant le rôle important que pourraient jouer les chefs d'entreprise dans la formation des jeunes diplômés à travers des stages ou des séjours en entreprise pour adapter leur profil aux besoins du marché et augmenter ainsi les possibilités d’embauche ; 4. Considérant les opportunités de création d’emplois sur le marché et le rôle important que pourraient jouer les employeurs en aidant les employés qualifiés à s'installer et en développant une synergie avec l'entreprise d'origine ; 5. Considérant la nécessité de mettre en oeuvre une politique de développement des ressources humaines dans les entreprises, notamment les PME, par l’identification et la valorisation de leur potentiel de croissance génératrice d’emplois productifs et durables ; 6. Considérant enfin que la renégociation de la "Convention Etat-employeurs pour la Promotion de l'Emploi" constitue une des actions stratégiques définies par l'Etat dans la Politique Nationale de l'Emploi et son Plan d’Action. IL EST CONVENU CE QUI SUIT : I.) - DENOMINATION - PROGRAMMES - CIBLES - ACTEURS Article premier : en vue d’assurer une promotion active et régulière de l’emploi sur le marché, le Gouvernement du Sénégal d’une part et les partenaires du secteur privé signataires, représentés par le Conseil National du Patronat (CNP) et la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (CNES), ci-dessous dénommés Organisations d’employeurs, d’autre part, décident l’adoption et l’application de la présente convention ci-après intitulée "Convention Nationale Etat-Employeurs privés pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes". Cette Convention organise l’ensemble des rapports entre les parties intéressées dans la mise en oeuvre des actions citées ci-dessous ainsi que les engagements y afférents. Article 2 : les actions de promotion de l’emploi prévues par la présente convention sont exécutées comme composantes essentielles de la politique nationale de l’emploi. Elles sont au nombre de quatre (4) et concernent, respectivement :  le Programme de stage et d’apprentissage : - les stages d’apprentissage o les stages d'incubation o les stages d'adaptation et/ou de requalification  le Programme "contrat de solidarité" le Programme "contrat d'essaimage" le Programme de "financement des ressources humaines des PME". Article 3 : les principales catégories-cibles desdits programmes sont constituées par les jeunes, garçons et filles, sans emploi : o titulaires de diplômes de l’enseignement général ou secondaire (BFEM, Baccalauréat ou autres diplômes équivalents) ; titulaires de diplômes de l’enseignement technique et professionnel secondaire ou moyen (CAP, BEP, BT ou autres diplômes équivalents), jeunes diplômés d’études supérieures (licence, maîtrise, BTS, DUT, Diplôme d’ingénieur, etc.). Article 4 : les différentes parties à la convention sont outre l’Etat, les entreprises à travers les organisations d’employeurs signataires et toutes autres organisations intéressées, notamment celles du secteur informel. II.) - CONTENU DES PROGRAMMES 2.1. - LE PROGRAMME DE STAGE ET D’APPRENTISSAGE Article 5 : le programme de stage et d’apprentissage a pour objectif de faciliter l’insertion des jeunes dans le marché du travail par le biais d’une formation, d’un apprentissage ou d'un perfectionnement aptes à leur donner une qualification conforme aux exigences du marché du travail. Article 6 : on distingue :  l’apprentissage qui concerne les jeunes sans emploi. Il vise à assurer à un jeune apprenti une formation professionnelle méthodique et complète, dispensée dans l'entreprise et, au besoin, en alternance dans un centre de formation ;  le stage d'adaptation ou de requalification qui s’adresse aux jeunes titulaires de diplômes de l’enseignement technique et professionnel, et aux diplômés de l'enseignement supérieur. Le stage d’adaptation vise à donner aux stagiaires l’occasion d’acquérir une expérience pratique et augmenter leur chance pour l’obtention d’un emploi salarié ; l’incubation qui s’adresse aux jeunes diplômés de l’enseignement supérieur et de l’enseignement technique et professionnel ou aux jeunes disposant d’une expérience minimum de cinq (05) ans dans un poste d’agent de maîtrise. Il vise par une formation appropriée s'appuyant sur l'encadrement, l'assistance et le parrainage, à préparer les futurs entrepreneurs. Article 7 : l’apprentissage s'adresse aux jeunes de 17 à 25 ans. Sa durée varie de 1 à 4 ans maximum. Article 8 : le contrat d'apprentissage est un contrat de type particulier qui doit obligatoirement respecter les dispositions législatives et réglementaires en vigueur. Article 9 : le stage d'adaptation s'adresse aux jeunes de 17 à 35 ans. Sa durée varie de six (06) mois à deux (02) ans. Article 10 : le stage d'incubation s'adresse aux jeunes de 25 à 45 ans. Sa durée varie de six (06) mois à deux (02) ans. Article 11 : les conditions individuelles du déroulement du stage font l’objet d’un contrat écrit, dûment signé par le chef d’entreprise et le stagiaire ou l’apprenti concerné ou son tuteur. Une copie du contrat de stage doit être déposée à l’Inspection du Travail et de la Sécurité sociale. Article 12 : le contrat de stage comprend obligatoirement les dispositions suivantes : o la raison sociale et l’adresse de l’entreprise, o les noms, prénom, âge, références professionnelles, diplômes et adresse du stagiaire ou de l’apprenti, o la date de prise d’effet et la durée, o le type de stage ou d’apprentissage, o les obligations de chacune des parties. Article 13 : sur la base de critères définis d'accord parties avec les organisations d’employeurs, le Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi est chargé de la coordination et du suivi des stages et apprentissage. Les entreprises procéderont à la sélection des candidats sur la base de propositions du Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi et des organisations professionnelles. Article 14 : Les stagiaires et les apprentis bénéficient d’une allocation mensuelle versée directement pour partie par les entreprises et pour partie par l’Etat à travers le Fonds National d’Actions pour l’Emploi (FNAE). Les niveaux des allocations ainsi que leur répartition entre le secteur privé et l’Etat sont déterminés en annexe. Article 15 : Les allocations de stage et d’apprentissage sont exonérées de toutes taxes. Article 16 : la formation théorique complémentaire des stagiaires et des apprentis est prise en charge par l’Etat. Article 17 : le contrat de stage ou d’apprentissage prend normalement fin à l’arrivée de son terme. Toutefois il peut être renouvelé sans pour autant dépasser trois ans sur la durée des deux stages, à l’exception du stage d’apprentissage. Le Chef d'entreprise doit en informer l'Inspecteur du travail. Article 18 : le contrat de stage peut être suspendu : en cas de fermeture temporaire de l’entreprise pour cas de force majeure ; en cas d’indisponibilité temporaire indépendante de la volonté du stagiaire et dûment constatée ; en cas de grève du personnel salarié de l’entreprise ou de lock-out, à condition que cette situation empêche le stagiaire de continuer à effectuer son stage ; pendant la durée des absences autorisées par le chef d’entreprise ; pendant les vacances du stagiaire. Article 19 : les conditions de résiliation des contrats de stage sont les mêmes que celles prévues par les dispositions réglementaires relatives au contrat d'apprentissage. Toutefois, au cas où le stagiaire arriverait à trouver un emploi, l'employeur peut le libérer, sauf s’il décide de son recrutement à l’équivalent de la proposition qui est offerte. 2.2. - LE PROGRAMME "contrat de solidarité" Article 20 : le contrat de solidarité est un dispositif qui permet à des jeunes diplômés de trouver une occupation, participant ainsi au développement économique et social de la Nation. Article 21 : Aux termes de la présente Convention, le programme contrat de solidarité est assimilé à un programme de stage pédagogique et concerne : les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur ; les titulaires de diplômes de l’enseignement technique et professionnel ; les titulaires de diplômes de l’enseignement général. Article 22 : peuvent conclure des contrats de solidarité dans le cadre de la présente convention, les établissements privés d’enseignement technique et professionnel et général. Article 23 : la durée du contrat de solidarité est de un an renouvelable une fois. Article 24 : les bénéficiaires perçoivent une indemnité mensuelle selon des modalités arrêtées en annexe. Article 25 : Au terme d’un contrat de stage de deux ans, l’établissement peut proposer, si le stagiaire y consent, un contrat de travail à durée déterminé (pré-embauche) au moins sur un an et entièrement à charge de l’employeur. 6 INFORMATIONS UTILES
  7. 7. 2.3. - LE PROGRAMME "contrat d'essaimage" Article 26 : le contrat d'essaimage est un moyen qui permet aux travailleurs qualifiés aspirant à un emploi indépendant de créer ou de reprendre une entreprise par le biais d'une aide financière de l'Etat et/ou d'une entreprise. Article 27 : le candidat à l'essaimage est parrainé par une entreprise qui se doit de l'appuyer et de développer une synergie entre l'entreprise nouvelle et l'entreprise parraine, notamment dans les cas de sous-traitance d’activités. Article 28 : L’entreprise d’essaimage pourra bénéficier des avantages des avantages du Programme financement des ressources humaines des PME. 2.4. - LE PROGRAMME de "financement Des ressources humaines des PME" Article 29: le programme de financement des ressources humaines des PME a pour but de valoriser le potentiel de croissance ou de développement des micro, petites et moyennes entreprises en les aidant, à coûts partagés, à avoir accès aux ressources humaines stratégiques nécessaires déterminées après un diagnostic approprié. Article 30: la contribution de l’Etat consistera à prendre en charge, sur les ressources du Fonds National d’Actions pour l’Emploi et pour une période maximum de deux (2) ans, la moitié du salaire du personnel recruté par l’entreprise dans le cadre de ce programme, sans toutefois dépasser un montant de 100 000 francs par employé et par mois. Article 31: Sont éligibles au Programme les entreprises d'essaimage et les micro, petites et moyennes entreprises. Le Comité de coordination et de suivi de la CNEE visé à l’article 38 déterminera les critères de classification des entreprises bénéficiaires du Programme. Article 32 : Le Programme fera l’objet d’une évaluation au niveau chaque entreprise bénéficiaire, après un an d’application. III. ENGAGEMENTS ET OBLIGATIONS DES PARTIES Article 33 : les stagiaires et apprentis sont affiliés à la Caisse de Sécurité Sociale pour leur couverture en matière d’accidents de travail et de maladies professionnelles. Les cotisations payées par l'entreprise sont réduites de moitié dans le cadre des allègements de charges prévus par le Code du Travail. Le reliquat des cotisations est partie intégrante de l’allocation accordée aux stagiaires et apprentis. Article 34 : le Chef d’entreprise s’engage à donner ou à faire donner une formation qualifiante, méthodique et complète, aux stagiaires et aux apprentis conformément au contrat. Article 35 : au terme du stage ou de l’apprentissage, le chef d’entreprise doit délivrer au stagiaire ou apprenti, une attestation spécifiant entre autres : o la période du stage ou de l’apprentissage ; le contenu du stage ou de l’apprentissage ; les prestations du stagiaire ou de l’apprenti ; les appréciations du tuteur font l’objet d’une lettre de libération dont le Comité de coordination et de suivi, visé à l’article 38, est ampliataire. Article 36 : le chef d’entreprise s’engage à ne pas pourvoir un poste d'emploi permanent par un stagiaire. Article 37 : le stagiaire a obligation de respecter les clauses du contrat de stage, et de se soumettre à la discipline générale et au règlement intérieur de l'entreprise. IV. MISE EN OEUVRE ET SUIVI DES PROGRAMMES Article 38 : il est institué auprès du Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l'Emploi et au niveau de chaque région, un Comité de coordination et de suivi entre les signataires, chargé de la gestion de la Convention. Article 39 : le Comité a pour missions : de déterminer les objectifs quantitatifs de chacun des programmes ; de suivre l’exécution des programmes, de faire l’évaluation des résultats, de proposer des réajustements éventuels des objectifs et du plan d’opération selon une périodicité et dans des modalités fixées par arrêté ; de donner des avis circonstanciés au Gouvernement et aux partenaires sur toutes questions liées à l’exécution de la convention et de faire des propositions d'amélioration ; de recenser et de gérer un fichier des stagiaires et des apprentis, des entreprises et des autres organismes susceptibles de contracter. Article 40 : la composition, les attributions, l’organisation et le fonctionnement dudit comité sont fixés par arrêté du ministre chargé de l’emploi, après avis des parties contractantes. V. DISPOSITIONS FINALES Article 41: la présente Convention peut être dénoncée à tout moment par l’une des parties signataires. Celle-ci peut, dans un délai d'un mois, présenter de nouvelles propositions à discuter avec les autres parties. Toutefois, les contrats en cours s’exécutent jusqu’à leur terme normal. Article 42 : toute modification aux dispositions de la présente Convention se fera d’accords parties entre tous les signataires. Article 43 : des dispositions complémentaires pourront, en cas de nécessité, être prises par avenants conclus entre les parties signataires. Ces avenants détermineront en outre les conditions particulières d’application des dispositions contenues dans la présente convention. Article 44 : la présente Convention est conclue pour une période de trois ans renouvelable par tacite reconduction, sauf dénonciation, avec un préavis de deux (02) mois. Article 45 : la présente Convention abroge et remplace les dispositions de toutes les autres conventions antérieures, notamment la Convention Nationale Etat/Employeurs pour la Promotion de l’Emploi du 13 août 1987. Article 46 : le Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de l’Emploi et les autres parties signataires sont chargés de l'exécution de la présente Convention qui sera publiée au Journal Officiel et partout où besoin sera. PROGRAMMES GROUPES CONCERNES TRANCHE D’AGE DUREE DU PROGRAMME DUREE DES VACANCES CONTRIBUTIONS FINANCIERES MODALITES MONTANT ALLOCATION PART ETAT PART ENTREPRISE PRISE EN CHARGE DE LA CONTRIBUTION DE L’ETAT PAR LE FONDS NATIONAL D’ACTIONS POUR L’EMPLOI A= Année Apprentissage BEFM, CAP 17-25 ans 1-4 ans 1 mois/an SMIG x 0,75 60% (A1) 40% 50% (A2) 50% 40% (A3) 60% Bac, BEP, 17-35 ans SMIG Adaptation Licence, DUT Diplômes techniques 18-35 ans 6 mois-2 ans 1/12 de la durée du stage SMIG x 1,5 50% (A1) 50% 40% (A2) 60% Requalification BTS, DUT 25-45 ans 6 mois-1 an 1/12 de la durée du stage SMIG x 1,5 30% 70% Incubation Maîtrise 25-45 ans 6 mois-2 ans 1/12 de la durée du stage SMIG x 3,5 40% 60%3e Cycle, Diplômes techniques Contrat de solidarité Idem que pour le Programme de stages Contrat d’essaimage Travailleurs qualifiés 1-2 ans 5 salariés 30% 10 salariés 50% 20 salariés et plus 60% Financement RH des PME Licence, Maîtrise, Ingénieurs, 20-35 ans 2 ans 1 mois/an SMIG x 5 30% (A1) 50% DU SALAIRE PAYE PAR L’ETAT POUR 2 ANS SUR LE FNAE SANS DEPASSER 100 000 F PAR EMPLOYE ET PAR MOIS 3e Cycle, Diplômes techniques 20% (A2) BONNE SEMAINE RETROUVEZ LE CONTENU SUR LES RESEAUX SOCIAUX

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