Ce diaporama a bien été signalé.
Le téléchargement de votre SlideShare est en cours. ×

Méthodologie de recherche : Comment lier concepts et données ?

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Prochain SlideShare
Cou rs de methodologie
Cou rs de methodologie
Chargement dans…3
×

Consultez-les par la suite

1 sur 36 Publicité

Méthodologie de recherche : Comment lier concepts et données ?

Télécharger pour lire hors ligne

Au sein des travaux de recherches, on peut distinguer deux grandes orientations. Le chercheur peut confronter la théorie à la réalité ou bien faire émerger de la réalité des éléments théoriques. Lorsqu’il a défini son objet de recherche et choisi le type d’orientation, le chercheur est face à deux situations possibles. Soit, il aborde la littérature et en extrait les concepts qui l’intéressent, soit, il explore la réalité au travers d’un ou plusieurs sites d’observation. Il dispose ainsi d’un ensemble de concepts ou d’un ensemble de données.
2
Le premier cas le conduit à s’interroger sur le type de données à recueillir pour appréhender ses concepts. Le deuxième cas le conduit à découvrir les concepts sous-jacents à ses données. Quelle que soit la situation, le chercheur s’interroge sur le lien entre concepts et données. Ce lien s’opère selon une démarche de traduction. La question alors se pose en terme de scientificité et de faisabilité de la démarche.

Au sein des travaux de recherches, on peut distinguer deux grandes orientations. Le chercheur peut confronter la théorie à la réalité ou bien faire émerger de la réalité des éléments théoriques. Lorsqu’il a défini son objet de recherche et choisi le type d’orientation, le chercheur est face à deux situations possibles. Soit, il aborde la littérature et en extrait les concepts qui l’intéressent, soit, il explore la réalité au travers d’un ou plusieurs sites d’observation. Il dispose ainsi d’un ensemble de concepts ou d’un ensemble de données.
2
Le premier cas le conduit à s’interroger sur le type de données à recueillir pour appréhender ses concepts. Le deuxième cas le conduit à découvrir les concepts sous-jacents à ses données. Quelle que soit la situation, le chercheur s’interroge sur le lien entre concepts et données. Ce lien s’opère selon une démarche de traduction. La question alors se pose en terme de scientificité et de faisabilité de la démarche.

Publicité
Publicité

Plus De Contenu Connexe

Similaire à Méthodologie de recherche : Comment lier concepts et données ? (20)

Publicité

Méthodologie de recherche : Comment lier concepts et données ?

  1. 1. Université HASSAN I Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales SETTAT Comment lier concepts et données ? Elaboré par : HDIDOU MarouaneEncadré par : Mme MRANI ZENTAR Sarra 2017-2018
  2. 2. PLAN INTRODUCTION Section 1 : FONDEMENT DE LA DÉMARCHE DE TRADUCTION - Des concepts et des données - Les moyens de traduction Section 2 : CONCEVOIR LA DÉMARCHE DE LA TRADUCTION - Cas de la mesure - Cas de l’abstraction CONCLUSION
  3. 3. Introduction • Le chercheur se trouve souvent confronté à devoir faire le lien entre un monde théorique, monde des concepts et le monde empirique, monde des données. • Etablir un lien entre concepts et données constitue une étape des plus importantes et des plus difficiles dans un travail de recherche. • Ce travail a pour ambition de montrer qu’elle consiste à opérer une traduction fondée sur deux démarches.
  4. 4. Section 1 : FONDEMENT DE LA DÉMARCHE DE TRADUCTION
  5. 5. Des concepts et des données
  6. 6. Monde théorique • On appelle monde théorique l’ensemble des connaissances, concepts, modèles et théories disponibles ou en voie de construction dans la littérature. • Les définitions conceptuelles retenues conditionnent la démarche de traduction réalisée par le chercheur
  7. 7. Monde empirique • On appelle monde empirique l’ensemble des données que l’on peut recueillir ou utiliser sur le terrain ( des faits, des opinions, des attitudes et des observations ) • Le chercheur délimite, par son intérêt et son attention, un cadre au sein de ce monde empirique (un secteur d’activité, une population d’organisations, une entreprise, des groupes d’acteurs.) • Le chercheur peut délimiter ce cadre dans le temps par sa présence effective sur le terrain (un projet, une réforme de structures, une conduite de changement).
  8. 8. Monde empirique • Les éléments empiriques ne sont jamais capables ni de représenter complètement, ni de dupliquer la signification des concepts théoriques sous-jacents.
  9. 9. Passage d’un monde à l’autre
  10. 10. Passer d’un monde à l’autre Cas de la mesure • « fait référence aux procédures par lesquelles les observations empiriques sont ordonnées […] pour représenter la conceptualisation qui doit être expliquée ». • La mesure en sciences sociales doit être envisagée dans un sens plus large que dans des domaines comme la physique ou la biologie.
  11. 11. Passer d’un monde à l’autre Cas de la mesure 1. L’analyse d’un problème théorique 2. Découvrir les composantes de ce concept. 3. Définir le type de données à recueillir pour chacune des dimensions retenues. 4. La définition d’indices.
  12. 12. Passer d’un monde à l’autre E1 E2 E3 E4 indice : Profits / Chiffre d’affaires Stratégique (concept) Performance commerciale (dimension 1) Performance Financière (dimension 2) Chiffre d’affaires (indicateur 1) Profits (indicateur 2 )
  13. 13. Passer d’un monde à l’autre Cas de L’abstraction • Le principe de l’abstraction consiste à coder les données, formuler des indices (au sens de Lazarsfeld, 1967), établir des catégories, découvrir leurs propriétés et enfin, tendre vers une définition conceptuelle.
  14. 14. Passer d’un monde à l’autre Cas de L’abstraction • Dans la description, le chercheur vise simplement à classer ses données en catégories. • Pour la théorisation, l’abstraction consiste à regrouper des données similaires et à leur attribuer des labels conceptuels (au sens de Strauss et Corbin, 1990).
  15. 15. Les moyens de traduction
  16. 16. Instruments de mesure  Appréhender la nature des indicateurs • Un indicateur ou un ensemble d’indicateurs peut constituer un instrument de mesure à part entière. • Les instruments de mesure aident le chercheur à déterminer le type de données à recueillir. • Les instruments de mesure peuvent être de nature qualitative ou quantitative.
  17. 17. Instruments de mesure  Gérer le nombre d’indicateurs • Plusieurs indicateurs pour un concept donné peuvent généralement être trouvés. • Une proxy est une mesure indirecte d’un concept (la performance peut se mesurer par la proxy : cours de l’action.) • des instruments pour lesquels le nombre d’indicateurs est prédéfini ( des indices)
  18. 18. Procédés d’abstraction  Le codage ouvert • Comparer les données. • Classer en ensembles et sous ensembles. • Nommer les catégories ainsi constitués. • Mettre en exergue leurs propriétés et le continuum sur lequel elles variées.
  19. 19. Procédés d’abstraction Exemple : Le codage ouvert (l’impact d’un mécénat de compétence sur les employés) • Les catégories : utilité, plaisir, partage…. • Des données empiriques catégorie « plaisir » : « envie d’aller aider », « redonner un sens à ma vie professionnelle », « fier de dire ce que je faisais » « se sentir engagé »… • Les caractéristiques de la catégorie « plaisir » : intensité (forte à faible), durabilité (de ponctuel à durable) et infusion (de personnel à collective).
  20. 20. Procédés d’abstraction  Le codage axial Le principe vise de plus a spécifier chaque catégories en terme de : • Causalité • Contexte • Action interactions • Conséquences de cette catégorisation Sont ainsi mis en évidence les concepts et leurs interrelations
  21. 21. Procédés d’abstraction Exemple : Le codage axial • Des éléments empiriques : « augmentation du CA », « augmentation des arrêts de travail », « conflit avec la hiérarchie», « accroissement de la motivation » « fréquentes réunions de mise au point ». • « Conflit avec la hiérarchie» : la relation avec la hiérarchie qui demande à répondre aux objectifs avant tout sans tenir compte du mécénat de compétence des employés. • Le chercheur fait émerger le concept de « empowerment des employés »
  22. 22. Procédés d’abstraction  Le codage sélectif Le principe consiste à dépasser le simple cap de description pour tendre vers la conceptualisation : • Définir une catégorie centrale • Y relier tous les autres catégories • Impliquera l’identification d’un cadre de référence • Celui-ci servira de base au regroupement des autres catégories
  23. 23. Procédés d’abstraction Exemple : Le codage sélectif • Métaphore : le mécénat de compétence est un accélérateur de changement culturel. • Catégorie centrale : les ressentis des employés pratiquant le mécénat de compétence • Les éléments empiriques « conflit avec la hiérarchie)», « augmentation des arrêts de travail » peuvent être synthétisés à travers le concept d’« émancipation de la norme ». Ce dernier peut être ensuite intégré dans une théorie de l’innovation managériale.
  24. 24. Section 2 : Concevoir la démarche de traduction
  25. 25. Cas de la mesure
  26. 26. S’appuyant sur l’existant • Où repérer les mesures ? Partant du monde théorique le chercheur dispose d’un ensemble de travaux de recherche liés plus ou moins directement à son propre domaine. Il dispose d’articles, de travaux de doctorat et d’ouvrages sur lesquels il s’est appuyé pour formuler l’ensemble de ses définitions conceptuelles et sur lesquels il peut encore s’appuyer pour rechercher les mesures disponibles.
  27. 27. S’appuyant sur l’existant • Comment faire un choix ? Afin de choisir entre plusieurs mesures disponibles, le chercheur va repérer celles qu’il juge les mieux appropriées à sa recherche. Pour ce faire, il peut s’appuyer sur trois critères de choix : la fiabilité, la validité et la « faisabilité » opérationnelle des instruments de mesure à sa disposition. le chercheur peut envisager quelques ajustements sur les instruments retenus afin qu’ils s’insèrent mieux dans le contexte de sa recherche
  28. 28. Améliorer l’existant ou innover La littérature Instruments de mesure insatisfaisants Utiliser des mesures disponibles en leur apportant des modifications importantes Le chercheur peut innover
  29. 29. Cas de l’abstraction
  30. 30. Principes de regroupement et de classification des données • Classification thématique ( similarité des phénomènes ) Par l’intermédiaire de comparaison, le chercheur peut établir des classes basées sur le principe de similarités des phénomènes. On les désigne le plus souvent sous le nom de classifications thématiques.
  31. 31. Principes de regroupement et de classification des données • Chaîne action-réaction ( séquentialité ) Le chercheur peut aussi élaborer des catégories selon un principe chronologique. Dans ce cas, il respecte l’ordre temporel des données. Par exemple, il peut distinguer des faits se produisant successivement, de faits se produisant simultanément.
  32. 32. Principes de regroupement et de classification des données • Le niveau structurel de complexité Le chercheur effectue l’ordonnancement des données en distinguant les différents niveaux d’analyse auxquels elles font référence. Par exemple, un acteur peut être classé par rapport au département dans lequel il travaille, l’entreprise dans laquelle il est salarié, ou encore le secteur d’activité dans lequel se trouve l’entreprise.
  33. 33. Principes de regroupement et de classification des données • Le degré d'abstration des données La classification repose sur la notion de généralités conceptuelles. Par exemple, l’idée selon laquelle « la productivité est étroitement liée à la satisfaction des employés » peut être classée comme une croyance individuelle ou en tant que phénomène plus abstrait tel qu’une représentation collective.
  34. 34. Le chercheur : Composante de l’abstraction • La réalité étudiée et la réalité restituée • Sentiments et états d'âme du chercheur
  35. 35. Conclusion Au cours de son travail de recherche, le chercheur peut mener plusieurs démarches de mesure et/ou d’abstraction. Il se trouve, en effet, souvent confronté à plusieurs concepts, donc à plusieurs séries d’instruments de mesure. De même, il peut disposer de diverses séries de données, ce qui le conduit à réaliser différentes démarches d’abstraction. Le recours à de multiples instruments et démarches pose le problème de cohérence de la traduction.
  36. 36. Merci de votre attention

×