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M A G C O M #1
Édition Décembre 2017
MAGCOM #8
Édition avril 2018
Il était
une fois...
4
Le Bad Buzz
Duo de mots de composition anglaise que les anglophones ne connaissent pas !
Nous pourrions le traduire par : battage négatif, bruit négatif, effervescence négative ou
mauvais buzz.
Qui est concerné ?
C’est une levée de boucliers contre une marque, une société, une personne, un groupe.
Ils vont se retrouver au centre des débats d’une conversation polémique et publique, sur Internet
principalement, parce qu’une ou plusieurs personnes soulèvent un sujet particulier.
L’origine du Bad Buzz
En ce qui concerne les sociétés, la grande majorité des Bad Buzz proviennent d’une erreur de
l’entreprise (marketing et communication).
Il faut éviter à tout prix que le Bad Buzz devienne une crise.
Qui gère les Bad Buzz ?
Nous sommes dans la communication de crise, la communication opérationnelle, l’e-réputation.
C’est le département de la communication principalement.
Le tout en accord avec le Comité de Direction.
De nos jours, de plus en plus de PDG sont sollicités pour être en première ligne et répondre aux
médias.
Quand est-ce que le Bad Buzz devient une crise ?
Revenons sur la définition de crise : évènement exceptionnel d’une gravité extrême pouvant menacer
durablement une organisation.
Le Bad Buzz va prendre une tournure plus sérieuse quand les médias traditionnels (TV, radio) s’en
emparent.
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Comment se produit un Bad Buzz ?
Un Bad Buzz peut concerner une personne, un service, un produit, une marque, une société.
C’est un phénomène de « bouche à oreille » qui se diffuse sur les réseaux sociaux.
Souvent, une mobilisation forte et rapide des internautes produit des effets multiplicateurs et
amplificateurs ce qui donne une viralité fulgurante car ces « feux de brousses » se développent au
travers des réseaux sociaux.
Cette soudaine et imprévue médiatisation va créer le Bad Buzz. Il est urgent d’intervenir pour éviter
que les médias s’en emparent.
Qui favorise ce développement ?
Les bloggeurs, influenceurs, experts du net sont des relais puissants qui produisent une influence
rapide, efficace et redoutable.
Quelle réaction ?
Il est essentiel de réagir à bon escient et dans un temps relativement court pour que le Bad Buzz
soit éphémère, c’est à dire qu’il faut dans un premier temps rentrer en contact avec la personne qui
a initié celui-ci.
Il faut être à l’écoute et apporter une réponse le plus rapidement possible.
Pourquoi ?
Pour éviter un durcissement du phénomène et que l’ampleur en soit démesurée.
L’e-réputation c’est à dire la notoriété de l’entreprise en ligne en dépend.
Pour gérer la crise, il faut communiquer.
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Les conséquences
Le coût engendré par une crise peut être exorbitant pour une personne ou une société.
Les conséquences peuvent être désastreuses en termes d’images, de notoriété et financièrement
si la crise devient structurelle, elle peut menacer la santé de la société.
Les campagnes de boycott qui sont généralement demandées et relayées peuvent impacter sur le
long terme l’image de marque et les effets peuvent être irréversibles.
Peut-on anticiper ?
Impossible de prévoir quand un Bad Buzz va se déclencher. Il arrive que des crises surviennent des
mois après qu’un événement se soit passé, mais cela reste rare.
Impossible de présager le déclenchement d’une crise va se déclencher, certaines sont cependant
prévisibles, notamment quand les entreprises mettent sciemment en place des campagnes
susceptibles de provoquer des levées de boucliers.
Impossible toutefois d’anticiper l’ampleur que cela va prendre.
Et dernièrement, le Bad Buzz est imprévisible.
Quelles solutions ?
De plus en plus de sociétés se spécialisent sur la veille sur Internet et offrent leurs services.
En interne, des sociétés forment et mettent en place des équipes de veille qui assurent une présence
active sur le web et les réseaux sociaux. Ceci dans le but de reconnaître les signaux faibles.
Cela permet une réactivité qui va permettre d’avoir les bons réflexes et ainsi de mieux résister aux
crises.
Cela passe aussi par une formation des collaborateurs, pour les former à ce qui est faisable et ce
qu’il est défendu de faire, d’écrire sur Internet. Notamment en les formant à ce qu’est une information
sensible ou confidentielle.
Une charte interne d’utilisation des médias sociaux peut être élaborée et partagée avec l’ensemble
des collaborateurs.
Comment agir ?
Ce qui est stratégique pour une société, c’est la compréhension de la crise et le fait de temporiser.
Ce temps-là va servir à faire une évaluation de la menace.
Il est important d’intervenir au moment opportun, ni trop tôt, ni trop tard.
Il faut surtout éviter le silence, la négation de ce qui s’est passé.
Un protocole est mis en place, cela commence par un accusé de réception, suivi d’une réponse
transparente, si c’est le cas, la société doit assumer la pleine responsabilité des faits et présenter
ses actions, de dédommagements par exemple.
Si le cas se présente, il faut que le porte-parole ou le PDG donne un message crédible.
Généralement, quand l’objet ou la raison de la « levées de boucliers » est écarté, que la société a
reconnu son erreur, Internet redevient calme, en attendant le prochain Bad Buzz.
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Pouvez-vous nous raconter votre parcours
étudiant et professionnel ?
En quelques mots, mon parcours étudiant, c’est un parcours
classique école de commerce. Commerce international à La
Rochelle et donc beaucoup de stages à l’étranger ; Madrid,
New-York plusieurs fois. Comme tout étudiant en école
de commerce, j’aimais beaucoup faire la fête donc j’ai eu
l’idée de créer des bijoux pour générer du revenu afin de
pouvoir faire la fête plus souvent. Et en effet, le désir de créer
est venu d’une passion qui est celle de créer, j’ai toujours
aimé ça. Donc j’ai eu l’idée d’allier l’utile à l’agréable. J’ai
renommé mes bijoux les grigris de Marie, j’ai organisé des
ventes privées avec mes amies au début. Et puis, je me suis
prise au jeu, j’ai terminé mes études, j’ai continué les ventes
privées. Ensuite, j’ai fait les marchés sur la côte charentaise pendant tout un été avec mon petit
chapeau de paille et mes bijoux, à créer devant les gens et à me rendre compte que cela ne plaisait
pas seulement à mes amis mais à des gens que je ne connaissais pas du tout, qui appréciaient
mon univers et ça m’a poussé à continuer. À la fin de mes études, je suis rentrée sur le marché du
travail et j’ai continué. J’organisé des ventes, une vente de Noël, des ventes durant l’été avec des
changements de collections, toujours avec de petites nouveautés. Je me suis mise à Instagram
avec mes bijoux, j’ai créé une page Facebook et au fur et à mesure cela a pris de l’ampleur. J’ai
vendu des bijoux à des concepts stores. Je me suis mise sur une market place américaine qui
s’appelle Etsy et j’ai eu des formations par cette market place qui est un très bon outil de vente et de
communication pour les créateurs. Je continue de faire plusieurs marchés par an, durant la période
de Noël j’en fais plusieurs, notamment.
Comment avez-vous créé votre stratégie de communication autour de votre
commerce et comment l’avez-vous mise en place ?
La communication, elle s’est faite de manière naturelle. Pour moi, j’étais créatrice du coup, il fallait
que je montre ce que je faisais et cela passait par Facebook parce que je suis dessus depuis le
début. Voyant ce que faisaient les autres créateurs, j’ai créé ma propre page Facebook. C’est sur le
long terme, c’est mon réseau, ce sont les gens qui achètent mes produits et qui aiment qui vont liker
la page. Puis, il y a eu l’ère Instagram donc idem, j’ai créé la page Instagram où j’alimente le compte
de jolies photos, de story, de boomerang, etc. Voilà, ce n’est pas une fin en soi mais ça alimente la
flamme entre les clients qui aiment mes produits et qui attendent ma prochaine vente. Ça montre
que je crée donc cela les rassurent. C’est de l’entretien entre les clients et la marque.
C’est vraiment une vision long terme. J’ai des clients internationaux grâce à la plateforme Etsy. Ces
clients-là, grâce à Instagram et Facebook peuvent liker ma page. Et je me rends compte que j’ai
plus de follower étranger sur Instagram que sur Facebook et c’est intéressant de voir que les gens
qui vous suivent sur un réseau ne sont pas les mêmes sur un autre.
Pour être honnête, c’est plus national qu’International.
marie-alix santeix
Créatrice de Les Grigris de Marie
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Les réseaux sociaux sont-ils naturels pour les créateurs/créatrices comme vous ?
Non, pas forcément. Une personne qui n’est pas née dans cette ère et qui est plus âgée, et bien
cela ne sera pas naturel pour elle d’aller sur les réseaux sociaux. On a la chance, notre génération,
d’être née dans cet univers et du coup on a plus de facilité. Du coup, cela ne sera pas naturel pour
une personne de 50 ans mais cela sera nécessaire. À contrario de moi, elle produira peut-être un
effort plus important pour se mettre à la page sur les réseaux sociaux. Je suis constamment sur les
réseaux sociaux et cela fait partie de mon univers.
C’est nécessaire pour tout créateurs de montrer dans quel univers il évolue, de montrer ses créations
et d’entretenir la flamme avec ses clients ou fans de ses produits.
En tant que créatrice, avez-vous d’autres outils de communication à votre
disposition ?
Oui, il y en a mais moi à ma petite échelle, j’ai décidé de me concentrer sur deux pour une raison
simple, cette création n’est pas mon activité professionnelle. C’est déjà une activité qui me prends
beaucoup de temps. Je fais la création, j’organise les ventes, je les anime, je communique dessus
avec ces réseaux sociaux mais aujourd’hui je n’ai pas le temps nécessaire pour faire plus.
Donc si c’est votre activité annexe, je pense que c’est complètement suffisant. Après, demain cela
devient votre business premier, en effet il y a des leviers à activer. Les leviers quels sont-ils ?
Récupérer les adresses mails de vos clients pour créer une base de mailing, vous créez des
newsletters pour leurs rappeler que vous existez, afin d’entretenir la flamme et leurs donner un
sentiment d’appartenance à votre marque.
Cela passe également lors des ventes par la mise en place du produit, on n’est pas au supermarché.
Lors de mes ventes, il faut que les clients puissent se projeter avec un bracelet au poignet ou au
poignet de la personne à qui ils vont l’offrir.
Pour une personne qui en fait son activité principale, le recours à une agence de presse est une
possibilité d’outil de communication.
Un mot de la fin ?
Achetez Les Grigris de Marie, c’est les plus beaux !
À la
découverte
de...
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Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?
Je suis Paul Marty, Head of Social Media and creative content
pour l’agence Hérézie. Cela fait un an et demi que je suis là,
avant, j’étais chez où j’ai passé deux ans.
Mon rôle au sein de l’agence est d’accompagner les équipes
créatives, les concepteurs rédacteurs, et les directeurs
artistiques. C’est de travailler main dans la main avec le
directeur de création pour sortir des campagnes intégrées et
les aider à retranscrire leurs idées sur le digital.
Vos réussites ?
Hérézie est une agence de publicité, qui a était fondé il y
a sept ans, c’est une agence indépendante, c’est super
important car sur le marché de Paris il y a beaucoup de
groupes.
Présidée par Andrea Stillacci, Pierre Caligari, l’ADN de l’agence est fondé sur un planning très fort,
la compréhension du marché et des consommateurs dans le print, les films, etc.
Depuis quelque temps, on a racheté les agences 5ème Gauche et Vaudou pour faire un groupe
intégré, c’est à dire que maintenant nous sommes une agence digitale. On fait de la production, de
la création de site internet et tout ce qui englobe le digital. Vaudou était dans l’aspect « shopper » et
maintenant le groupe Hérézie est capable d’accompagner un client sur une campagne de A à Z sur
n’importe quel support. C’est le positionnement de l’agence aujourd’hui.
Quelle est la campagne dont vous êtes le plus fier ?
Pour le moment ma campagne n’est pas encore assez riche chez Hérézie, plus chez Marcel, mais
c’est la vie d’un créatif, on bouge beaucoup d’agence en agence mais on a de super coup en attente
qui arrive à la fin de l’année-début de l’année prochaine.
Sinon chez Hérézie, il y a un projet que j’ai fait qui a très bien marché, c’était l’opération sur les
inégalités avec le jeu Monopoly. L’idée était simple, pour parler des inégalités sociales en France,
on a mis dans une salle des enfants de 6 à 10 ans et on les a fait jouer au Monopoly, un jeu qu’ils
connaissent bien qui est universel mais avec les règles de la société. C’est à dire qu’une petite fille
quant-elle passait par la casse départ, elle gagnait moins qu’un garçon, un enfant avec une minorité
visible avait plus de chance de finir en prison. Le but était de leurs faire « péter les plombs » et ça
a marché. On a publié la vidéo en se disant que c’est un bon petit film et c’est allé au-delà de nos
espérances. On a fait 26 millions de vus au total, dont 7 millions au Brésil et 850 milles partages en
France, ce qui est quand même révélateur de la performance de cette campagne.
Paul Marty
Head of Social Media
and creative content chez Hérézie
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Donc, vous êtes une sorte de stratège ?
Moi, j’appartiens à la création, je suis plus un créatif mais j’ai un rôle qui est spécialisé dans la
création digitale. De manière générale, je vais être plus facilement à même de faire des créations
sur les réseaux sociaux et une autre partie de mon rôle de créatif content, c’est de travailler avec
notre directeur de création. Mon quotidien, c’est d’écouter les réseaux sociaux, le marché, les
consommateurs et lui amener des points de départ pour des campagnes plus globales.
Par exemple, il y a un mois, on va le voir et on lui dit qu’on vient de voir une montée en puissance
d’un mouvement féministe sur les règles de grammaire, le masculin l’emporte sur le féminin, et
ça c’est un super point de départ. On était en train de travailler dessus quand on a vu que des
professeurs avaient lancé une pétition de leur côté et ça a cartonné, ça a fait le 20h de TF1. Mais
typiquement, c’est des points de départ qui sont liés au « listenning », à mon métier, car écouter,
c’est le premier point de départ pour la bonne création, parce que si les gens parlent de quelque
chose, il faut leur apporter ce dont ils ont besoin. Ça, c’est vraiment la seconde partie du rôle.
VousvousappelezHérézie.Commentpouvez-voussortird’unecertaineorthodoxie
des agences de pub ? Qu’est-ce qui fait que vous êtes vraiment une « hérésie » ?
Il faut savoir qu’une agence évolue vite et celle-là à sept ans. Dans la communication de l’agence,
c’était très vrai au début. Je pense, qu’aujourd’hui, on est plus dans un positionnement basé sur le
choix de l’hérésie, mais sur celui de l’adaptabilité. Le fait d’avoir racheté 5ème Gauche et Vaudou,
d’être un groupe intégré, indépendant, le plus gros sur Paris et donc en France. Ça nous permet,
lorsque que l’on va voir nos clients d’utiliser la métaphore du feu. Le feu, il brûle tout à la surface,
peu importe la forme et nous on s’adapte à n’importe quelle forme. Votre brief, il a une forme et
nous, notre positionnement, aujourd’hui, c’est de prendre toutes les formes de briefs du « shopper
» jusqu’au digital en passant par le film, le print. C’est comme cela que l’on se vend auprès de nos
clients en tant qu’agence : l’adaptabilité.
Avec l’arrivé de l’intelligence artificielle, comment allez-vous défendre les
marques ?
Elle va faciliter les échanges avec le consommateur. De manière générale, un bot va collecter vos
données personnelles et vous proposez des produits adaptés à vous. Par exemple : chez Nike, un
bot va vous demander ce que vous faites comme sport, à quelle fréquence, et il va vous proposer un
ou des produits adaptés à vos réponses. Il n’y a même plus besoins de vendeur. C’est un exemple
d’usage de bot pas d’IA par les marques. En gros, c’est du parcours qui est créé. Après l’IA et
les machines learning, on les retrouve de plus en plus mais chez des marques digitales d’origine
comme Google et Apple qui sont créées avec ça. C’est une bonne opportunité pour les marques
mais il faut pas oublier qu’ils sont inventés par l’homme et donc quoi qu’il arrive s’il n’y a pas de
créatifs en amont du projet, cela ne sert à rien. Il faut que cela serve à la marque et du coup, il y
a beaucoup de marques qui créent un bot et cela n’a rien à voir avec la marque, c’est juste pour
paraitre dans l’ère du temps. L’IA et le machine learning doivent être pensés par des créatifs au
service de la marque et en 2017, on n’est pas encore briefé sur ce genre de chose, c’est encore
un peu trop tôt. Les marques commencent juste à être mature sur le social, ce qui n’était pas le
cas, il y a 3 ans mais aujourd’hui on arrive à un taux de pénétration du marché, toute les marques,
aujourd’hui, connaissent les réseaux sociaux, veulent y être et y sont déjà mais ça c’est le niveau
un du digital. Il ne faut pas oublier que les directeurs de communication, ne sont pas forcément que
des jeunes et donc il faut beaucoup de pédagogie et moi je passe les trois quarts de mon temps à
aller voir mes clients et à leurs expliquer pourquoi il faut faire ça, et à leur montrer des exemples, à
les rassurer. C’est une grosse partie du travail de conseil. Il faut les former.
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Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Alexandra Em, je suis chez Hérézie depuis
maintenant deux ans. Avant, j’étais en prépa d’école de
commerce, ce qui n’est sans doute pas la voix la plus directe
pour aller en agence de communication, mais je voulais
vraiment faire cette formation.
Après j’ai fait mon premier stage chez TBWA pour Nissan
en tant que chef de projet et ensuite mon deuxième chez
Proximity BBDO pour Panasonic et Tassimo et c’est pour mon
troisième stage de fin d’études que je me suis dit que j’allais
me diriger vers le planning stratégique car c’est vraiment le
métier que je voulais faire.
J’ai commencé dans une agence qui s’appelle CHEIL qui
n’est pas très connue ici, car c’est une agence coréenne qui
s’occupe principalement de Samsung en France. Et ensuite,
j’ai rejoint Hérézie en juin 2015.
Et donc, je travaille sur les budgets Harry’s, Cofidis... et les
marques Unilever que nous avons gagné récemment.
Quel est votre rôle au quotidien au sein de l’agence ?
Le planning stratégique est vraiment l’interface entre le consommateur et la marque dans la
communication, on cherche vraiment à être représentant du consommateur. Il faut vraiment faire le
pont, l’équilibre, la balance entre ce que voudraient réaliser les créatifs, ce que voudrait la marque
et diriger les ambitions créatives et commerciales vers la réalité du consommateur dont les usages
ne sont pas forcément ceux anticipés.
Sa perception et son appréciation de la marque ne sont pas forcément celles anticipées donc il
s’agit vraiment de faire le pont.
Notre job principal est donc de trouver des insights, des angles d’attaques pour vraiment connecter
la marque et le consommateur.
On réalise donc beaucoup de benchmark, de veille, de piges, etc... Dans certaines agences, on
peut utiliser des outils ou des sites pour les recherches mais ici on fait à la main, on se débrouille
avec toute l’équipe.
Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier ?
L’ouverture, la curiosité que cela nous apporte, le fait de vraiment aller voir partout, se passionner
tous les jours pour une nouvelle marque, un nouveau secteur, de nouveaux univers, de nouveaux
usages car cela évolue très vite, notamment les réseaux sociaux. C’est surtout le côté psychologique
qui m’a fait venir à ce métier parce que c’est un de mes centres d’intérêt car j’ai fait mon mémoire
sur la publicité et l’inconscient.
Alexandra em
Planneur stratégique chez Hérézie
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Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Elinor Attia, j’ai trente ans et je suis conceptrice rédactrice chez Hérézie. Dans la
partie création, je m’occupe de la conception de l’idée mais aussi précisément de la partie mot de la
publicité. Je travaille en binôme avec mon directeur artistique et ensemble, on conçoit les idées et
je me concentre sur le tra-vail d’écriture, d’accroche, de signature, de marque et ensuite il s’occupe
de la partie image.
Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier ?
Ce qui me passionne dans mon métier : c’est l’écriture. Ce qui n’est pas le cas de tous les
concepteurs-rédacteurs, même si on est tous un peu attiré par cela mais ce n’est pas systématique.
Certains vont être plus intéressé par la création de l’idée, la réflexion. J’ai fait des études littéraires
à la base, j’étais pas du tout destinée à faire de la publicité donc j’aime beaucoup écrire, revenir sur
des phrases, des virgules, etc. Je pense que ce sont des choses que le public ne voit pas du tout
mais qui prennent du temps et qui me passionnent. À la fin de mes études de lettres, je ne savais
pas quoi faire de ma vie et complètement par hasard je suis tombé sur un intitulé de métier d’une
école de publicité : concepteur rédacteur. Et je me suis dit que c’était exactement ce que j’aimais
faire, je ne savais pas cela existait et ils décrivaient ce qui me passionnait et c’est toujours le cas.
Je n’en reviens toujours pas de faire ce que j’aime dans la vie, c’est à dire essayer d’avoir de
l’humour dans mes textes, réfléchir, avoir de l’imagination, prendre le contrepied de tout ce que l’on
connaît et c’est ce que font les « créas », tous les jours et c’est notre travail.
Elinor Attia
Conceptrice-rédactrice chez Hérézie
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Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?
J’ai vingt-six ans, cela fait un peu plus de deux ans et demi que je travaille en agence de publicité
en tant que chef de publicité.
Avant cela, j’ai fait des études plutôt classiques pour le métier à savoir un BTS commu-nication dans
une agence de publicité qui s’appelle l’ESP à Paris et un deuxième cycle en école de com-merce à
Paris pour faire un Master en Marketing et Communication, à la suite duquel j’ai fait un stage de fin
d’études.
Ensuite, j’ai cherché un emploi et j’ai été prise dans une agence comme chef de publicité. Depuis,
j’évolue dans ce métier, Hérézie, c’est ma deuxième agence, avant, j’étais chez Serviceplan France
et j’ai changé de boîte l’année dernière pour Hérézie.
Quelle est votre rôle au quotidien en tant que chef de publicité ?
Au niveau commercial, on est vraiment l’interface entre les clients et l’agence, notre rôle c’est de
com-prendre la demande du client, de respecter les briefs, de les travailler du mieux que l’on peut
pour en faire un brief créatif, pour retranscrire la demande du client au sein de l’agence.
Et lorsque tout le travail créatif est lancé, suivre toutes les étapes de la création à la production et à
la livraison des projets, que ce soit print, radio, télé, etc.
En tant que chef de publicité, on est dans l’opérationnel, on suit les projets de A à Z pour vérifier que
les créatifs répondent bien aux demandes des clients et que toute la production soit finalisée dans
les temps.
Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre métier ?
Le fait d’être en contact avec tout le monde.
On est chef de projet, on doit répondre aux questions de l’agence à propos du client, de leurs
demandes, peu importe leurs objectifs, etc. On doit pouvoir analyser la demande du client, les
enjeux. Ce n’est pas seulement réceptionner un brief où le client nous dit qu’il veut une affiche.
C’est vraiment comprendre comment communique la marque, ce qu’elle veut véhiculer comme
message, les enjeux, les objectifs à courts termes et à longs termes. C’est intéressant, on aligne
le côté stratégie et marketing et on essaie de le retranscrire d’un point de vue un peu plus créatif.
C’est important dans le métier car il y a le côté créatif qui est intéressant, on essaie de vendre des
projets aux clients qui parfois peuvent être réticent et notre rôle c’est de les mettre en confiance et
leur prouver que nos idées créatives peuvent parfois être les plus intéressantes même si le logo
n’est pas assez gros de leurs points de vue, cela dépend des briefs.
Anne Grouïos
Chef de publicité chez Hérézie
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Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Raphael Stein, directeur artistique chez
Hérézie, depuis bientôt cinq ans. J’ai fait l’école su-périeure
de publicité et après plusieurs stages durant ma formation, je
suis arrivé ici à la fin de cette der-nière.
En tant que directeur créatif, quel est votre rôle
au sein de l’entreprise au quotidien ?
Je travaille avec les concepteurs-rédacteurs avec lesquels
on fait la phase de conception et ensuite, une fois que l’idée
est vendue il y a du coup les mots et l’image. Et moi, je vais
plus me focaliser sur comment est-ce qu’on va au mieux
exploiter et faire cette campagne du point de vue visuel donc
le shoot, l’image, le film, etc.
Donc vous êtes le stratège qui définit une campagne ?
Alors dans la phase de conception, un peu avec les concepteurs et ensuite cela s’oriente entre
tout ce qui est visuel et rédaction. Et à partir de ce moment-là, la stratégie va être dans le choix du
photographe, de la typographie, et c’est à ce moment-là que tout va être fait pour ce que ce soit
visuellement le plus beau.
Et qu’est ce qui fait une bonne campagne de publicité ?
Cela dépend de tant de chose. Cela dépend du brief, de la façon dont on veut communiquer en
fonction de l’annonceur et puis il va y avoir plein de points de vue différents, la nouveauté, la fraîcheur,
des choses différentes, des choses que l’on n’a pas vue au niveau de la direction artistique. Tout
d’un coup arriver avec une exécution qui soit totalement différente et qu’on n’est pas l’habitude de
voir dans la publicité. Ce sont tous ces facteurs qui peuvent renforcer une campagne.
Quelle est l’essence du directeur artistique ?
Je pense qu’il faut avoir une sensibilité à l’art forcément, il faut ce domaine en général mais il faut
avoir envie de mettre l’art au service de quelque chose et donc il faut savoir faire un compromis
entre les diffé-rents partie et notre volonté artistique. Le résultat peut être encore plus beau que ce
que l’on aurait pu suspecter de par les points de vue différents, les contraintes différentes qui font
que cela chalenge cons-tamment et d’autres critères et qui font que l’on arrive à des pépites. Parfois.
Raphael Stein
Directeur artistique chez Hérézie
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Votre plus belle fierté depuis que vous êtes chez Hérézie ?
Je dirais que c’est notre dernier projet pour la fondation David Lynch, c’est un film où on a essayé
de faire ressentir le traumatisme de ceux qui reviennent de la guerre. Quand on revient du champ
de bataille, notre vie est totalement modifiée, on ne voit plus les choses de la même manière. Et
c’est ce qu’on a essayé de faire à travers ce film. Je vous invite à le regarder. C’est de voir comment
un vétéran va, dans sa vie au quotidien, interpréter un bruit ou un fait banal. On voulait donner
une forme originale. C’était un beau projet parce qu’on est rentré dans un sujet particulier, on l’a
beaucoup étudié et du coup c’était au-delà d’une simple campagne, c’était une vraie recherche et
on s’est beaucoup axé sur le « sound de-sign » qui est quelque chose que je n’avais par forcément
beaucoup étudié et le résultat fût un beau pro-jet.
Vous vous êtes inspiré des films de guerre ?
Oui mais on s’est intéressé sur la forme, sur comment on va le montrer et comment on va l’exprimer
et là, la direction artistique à un rôle à jouer. Typiquement, on montrait pendant la première partie
du film des plans de guerre et durant la seconde on découvrait que tous les sons entendus lors
cette première partie étaient des sons du quotidien. Du coup, c’était une sorte de film piège comme
on peut les appeler, on a l’impression de voir quelque chose, on se fie à l’image et en fait les sons
étaient tout autres. C’étaient une forme différente de montrer le traumatisme des vétérans.
En tant que directeur artistique, comment vous voyez le futur de la marque ?
De la marque ou des marques de façon générale ? La tendance, j’ai envie de dire, typiquement avec
Die-sel, d’autres films c’est qu’on est sur le retour au vrai, au vrai casting, aux vraies personnes,
aux vraies choses même parfois dans le traité des images. On essaie de s’éloigner un peu plus des
traités un peu trop publicitaires, trop vendeur, pour parler de plus chose authentique. Je pense que
pendant un certain temps ça va s’orienter là-dessus.
Mais à voir, c’est des phases perpétuellement en mouvement. L’idéal serait d’apporter de nouveaux
points de vue pour être plus forts.
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nicolas zimmermann
Directeur des ventes et marketing
chez La Réserve Paris
Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?
Bonjour, je suis Nicolas Zimmermann, responsable des
ventes de l’hôtel La Réserve Paris. Je représente les ventes
et le marketing pour Les hôtels La Réserve Paris et les
appartements du Trocadéro, je suis ici depuis quatre ans.
Pouvez-vous nous présenter le palace ?
Nousavonscommechaquepalaceparisienunpositionnement
très spécifique. Nous avons un palace de 40 chambres, c’est
le plus petit hôtel de Paris et le plus discret.
Notre marketing est constitué de plusieurs actions. L’hôtel
fonctionne avec principalement des agences de voyages.
Notre grande particularité est que nous
ne travaillons pas avec des sites Internet en ligne. Nous sommes le seul palace à faire ça. Nous
travaillons avec des agences de voyages qui sont spécialisées luxe et ultra luxe. Ces agences de
voyages ont leurs propres campagnes marketing, qu’elles font auprès de leurs clients directement.
C’est par ces programmes proposés par ces agences de voyages, par ses tours opérateurs de
niche que l’on cadre notre action marketing. Concrètement, on est présent sur certaines brochures
d’opérateurs de niche. On est aussi présent dans les newsletters envoyées par ces agences de
voyages auprès de clients très privilégiés. Puis, régulièrement, on fait des sessions de formations
des agences de voyage lorsqu’on se déplace à l’étranger, pour rencontrer ces agences de voyage.
On fait des sessions de formations pour leur présenter l’unicité du produit qu’est La Réserve, avec
un emplacement qui est très privilégié à Paris car on est en contre-allées des Champs-Élysées.

Comment définissez-vous l’ultra-luxe ?
C’est quelque chose qui est intangible, la définition évolue tout le temps.
Un hôtel 5 étoiles pourrait
être un hôtel de luxe par la qualité du service la qualité du produit qui est proposé.

Il y a cinq palaces à Paris que l’on peut identifier comme
ultra luxe
C’est à dire où il y a un effort en termes de service
rarement vu ailleurs. Par exemple à La Réserve, nous avons
plus de quatre employés par chambre.
Le niveau de travail fait
avant l’arrivée du client, pendant le séjour du client, et après le
séjour du client est quelque chose que l’on voit rarement.
On
ne parle pas de personnalisation mais d’individualisation du
service, on rentre vraiment dans l’intimité du client, pour les «
bluffer ». Ce sont des clients qui ont tout vu, qui peuvent tout
acheter, c’est sur la partie émotionnelle que l’on essaie de
créer, c’est ça l’ultra luxe. On pourrait peut-être moins le faire
sur un hôtel de luxe, pas avec la même finesse en tout cas.

19
Est-ce que vous faites du marketing one-to-one ?

L’ensemble des données, comme tous les hôtels du monde, sont gardées au sein de l’hôtel.
Pour la partie marketing, on cadre évidemment notre action en B2C, en approchant les clients
directement. Les clients qui sont venus chez nous directement, les clients qui sont venus chez nous
via un apporteurs x ou y, on cadre notre approche marketing avec eux, car ce sont des clients qui
sont ultra sollicités.
Sur de l’ultra-luxe, il faut faire très attention au public que l’on touche.


Ce que nous allons faire en marketing : c’est des newsletters, qui sont un moyen de communication
évident. Et puis, on fera aussi du marketing opérationnel directement dans les chambres, avec
des petites touches. Par exemple, quand on voit des clients qui viennent séjourner à l’hôtel pour
la première fois et qu’il y a une dame, ils reçoivent une crème de soin de notre spa, de la marque
« Nescens-Swiss ». C’est une approche, un petit cadeau personnalisé, qui permet de mettre en
avant clairement l’hôtel. On mettra également en avant les restaurants et les bars, sous forme de
brochures que l’on disposera dans les chambres. Ce sont des brochures très bien faites et très
discrètes.


En termes de data, on a un CRM (ndlr, logiciel de gestion de la relation client), où on garde
évidemment toutes les bases de données clients. Nous avons aussi un CRM commun avec les 5
hôtels de La Réserve, et je peux vous dire qu’il est très poussé. Le client sait que nous avons cette
technologie, et il sera ravi de voir qu’on a anticipé ses besoins. C’est un système de communication
qui est très bien fait, et on peut le faire à La Réserve car nous sommes petits.


C’est la beauté de cet hôtel, et c’est pour cela que nous avons été élus meilleur hôtel du monde par
Condé Nast Traveller (ndlr, magazine de voyage de luxe et lifestyle), c’est la médaille d’or des Jeux
Olympiques pour nous, pour l’hôtel.

20
Est-ce que vous êtes tenté par les plateformes bifaces ?

Bien sûr en pourrait être tenté car tout moyen d’avoir de nouveaux clients nous intéresse. Il faut se
porter sur le long terme. Le propriétaire de La Réserve a décidé de ne pas travailler avec aucun site
Internet de ce type, car le niveau de service que nous avons ici est poussé, et un client qui réserverait
sa chambre en ligne sur Booking ou une autre plateforme, n’aura jamais le service qu’il aura par un
agent de voyage ou en nous contactant directement. Nous préférons avoir un interlocuteur privilégié
qui connaît la personne. C’est plus pour ce côté sécurité que l’on préfère avoir des clients que l’on
connaît, qui viennent de l’hôtel, que l’on nous a présenté, que l’on nous a introduit ; et puis il y a
évidemment le modèle économique qui est affecté lorsque l’on se met sur des sites Internet comme
ceux-là, ils ont un mode de commissionnement qui est élevé, ce sont des leviers qui permettent de
driver beaucoup de business, c’est une évidence. Cependant, il faut faire attention à la force qu’on
leur donne, ne pas mettre tous les œufs dans le même panier. Ici on a préféré ne pas en prendre,
et l’hôtel est souvent complet, donc c’est un bon choix.


Qu’est-ce que vous allez faire avec cette consécration par le Condé Nast ?

On a communiqué avec nos bureaux presse de New-York, Dubaï, Moscou. On leur a évidemment
relayer l’information, et ils ont été amené à partager ce communiqué de presse dans tous les
magazines.
Nous avons fait des publications sur notre site Internet, on a également informé les
clients par e-mail pour les remercier, car ce sont les lecteurs de Condé Nast qui ont voté pour nous.
On a aussi fêté ça en interne, et dès le lendemain on s’est remis au travail, parce que c’est bien
d’être numéro un mais il faut le rester.
21
francis querol
Doyen de la Faculté
d‘Administration et Communication
Bonjour, la première question que nous voulons vous
poser est : comment devient-on doyen ?
Alors cette question est très intéressante, on devient doyen par
la volonté de ses pairs. Puisque le doyen est un enseignant-
chercheur, qui se présente à une élection, et qui ensuite est élu par
les membres du conseil de la faculté, il y a donc dans ces membres
du conseil de faculté, bien entendu, des enseignants-chercheurs, il
y a des personnes qui représentent les personnels administratifs,
et des représentants des étudiants. Les élections ont lieu tous les
cinq ans.
Est-ce que vous pouvez nous décrire votre parcours universitaire ?
Oui, je suis docteur en droit et habilité à diriger des recherches. Je suis maître de conférences en
droit public et je suis arrivé dans cette université le 01 octobre 1989, et voyez-vous cette université
m’a accueilli à bras ouverts, et depuis je n’ai plus jamais quitté cette grande maison.
Vous êtes docteur en droit, comment devient-on doyen de la Faculté
d’Administration et de Communication ?
Alors je dois bien entendu vous avouer que c’est un long parcours, on ne naît pas doyen, si je
peux m’exprimer ainsi, on cultive l’idée de devenir doyen uniquement lorsqu’on commence ses
enseignements et l’on s’intéresse à la Faculté qui vous accueille. Pour ma part, je dois avouer que le
premier enseignement que j’ai dispensé en cours magistral à l’amphithéâtre était un enseignement
de finances publiques dans ce qui s’appelait à l’époque la Faculté d’Administration Économique et
Sociale, c’est-à-dire donc l’ancêtre de la Faculté d’Administration et Communication. Et puis, par un
concours de circonstances, et bien je me suis intéressé au travail fourni par cette faculté et je me
suis dit pourquoi pas, essayer d’apporter quelque chose, d’apporter bien entendu ma griffe à cette
faculté et je me suis présenté à l’élection, il y a bientôt cin ans, puisque
c’était en septembre 2013.
Quelle est la journée type d’un doyen ?
Je ne sais pas s’il existe une journée type d’un doyen, mais pour moi, je
dois dire qu’elle commence très tôt, car j’arrive au bureau vers 7h, 7h15,
je lis mes mails qui ont été postés pendant la nuit, car nous avons des
échanges avec des universités étrangères.
Et en général, vers 8h, et bien, je vais en cours, j’assure mes enseignements
et à mon retour et bien, je discute avec les personnels de la Faculté, pour
essayer de comprendre quels sont les problèmes qui se posent à nous,
urgent ou non urgent.
22
Et ensuite, il y a tous les imprévus, et les imprévus dans une Faculté qui accueille près de 1 800
étudiants, qui accueille une centaine d’enseignants, qui reçoit également l’appui d’une vingtaine de
personnels administratifs, et bien les imprévus sont extrêmement chronophages. Naturellement, il y
a des semaines qui sont particulières. Il y a également des semaines particulières où nous devons
réfléchir aux questions budgétaires, car bien entendu, la faculté gère un budget avec des recettes
et des dépenses. Tout ceci est très chronophage, mais tout ceci est également très passionnant.
Et le soir en revanche, j’essaie de finir la semaine ou la journée vers 16h. Mais il m’arrive quelques
fois de rester plus tard à l’Université notamment si des réunions sont prévues.
Quelles sont les principales missions d’un doyen ?
Alors, les principales missions du doyen sont d’abord de diriger au sein administratif du terme,
la faculté. C’est-à-dire de s’occuper bien entendu de la question budgétaire, c’est également de
s’occuper de la fonction pédagogique de l’université, prenons un exemple très simple, un collègue
tombe malade, il faut urgemment le remplacer, donc ma mission consiste à contacter les différents
présidents de sections en demandant de pourvoir au remplacement du collègue qui ne pourra
pas assurer ses enseignements. Ça m’est arrivé deux fois en une journée, c’est pour vous dire la
prégnance en quelque sorte de cette obligation. Permettre à tous les étudiants de pouvoir avoir
un enseignant. Ensuite, ce qui est également un élément structurant de ma fonction, c’est aussi
de prévoir des coopérations possibles avec d’autres formations, et d’autres facultés, ou d’autres
universités. Et là, nous avons effectivement tissé des liens étroits avec des universités étrangères,
peut-être pas très nombreuses, mais ciblées que nous avons expressément choisi et avec lesquelles
nous travaillons en toute confiance.
Voilà, donc gérer, y compris sur le plan budgétaire, et donc ensuite avoir une fonction scientifique,
et notamment pour nous tourner vers la coopération.
Quelles sont les universités avec qui vous avez lié des liens et dans quels buts ?
Alors, la faculté est une des composantes de l’université Toulouse 1 Capitole. Nous avons donc en
quelque sorte un réseau d’universités qui est engagé non pas avec la faculté puisque la faculté ne
possède pas de personnalité juridique, mais avec l’université. Autrement dit, toutes les universités
qui sont répertoriées à UT1 dans le programme Erasmus ou Erasmus + sont nos partenaires
potentiels. Et en outre, la faculté est en train de créer des réseaux qui lui sont propres. Je pense
notamment à deux catégories d’universités. Je suis en pourparlers pour créer un diplôme qui serait
délivré en partenariat avec l’université de Yaoundé II, au Cameroun, et plus précisément avec la
Faculté des Sciences Économique et de Gestion et nous sommes également très impliqués dans
des formations délocalisées et ça c’est une spécificité de notre faculté.
Nous avons aussi délocalisé une license Administration Économique et Sociale et un Master
Sciences Économique et Sociales au Vanuatu (Océanie).
Le Vanuatu, c’est un petit pays, c’est un pays composé de 83 îles, c’est un pays qui présente la
particularité d’avoir été pendant longtemps un exemple que l’on donnait à tous les étudiants de droit,
c’était un condominium franco-britannique qui aujourd’hui à trois langues officielles, l’anglais, le
français et le bichelamar. Et nous avons eu l’honneur et le plaisir d’inaugurer une antenne en 2013
et nous avons créé. Et les liens que nous entretenons sont très étroits puisque, tous les ans, nous
envoyons certains de nos étudiants faire leurs études en L3 au Vanuatu et nous accueillons aussi
des étudiants vanuatais à venir faire leurs études ici à Toulouse.
23
Quels sont les axes de développement que vous privilégiez pour les années à
venir ?
Alors, pour les années à venir, je pense qu’il faudrait réfléchir à trois axes : moderniser, structurer
et ouvrir.
Moderniser:nousmenonsactuellementuneréflexionsurlenomdelafaculté.Facultéd’Administration
et Communication, il me semble que c’est une appellation qui est mal comprise aussi bien sur le
plan national que sur le plan international.
Quand on dit à des étudiants venez nous rejoindre au sein de la Faculté d’Administration et
Communication, ce n’est pas très porteur. Donc, il y a une réflexion là-dessus. Nous essayons de
donner envie aux étudiants de venir nous rejoindre, français comme étrangers.
Ensuite, deuxième point fort : structurer. Structurer parce que je m’aperçois encore que bien que
notre faculté ait beaucoup d’atouts, ils ne sont pas toujours compris par nos partenaires. Et je
prendrais un exemple, c’est une faculté qui s’appelle aujourd’hui Administration et Communication
avec des Masters notamment en communication qui sont extrêmement pointus mais lorsque l’on
examine l’origine des étudiants qui intègrent ce Master, il y a peu d’étudiants originaires de la
license Administration Économique et Sociale. Donc, favoriser les liens, mettre des ponts, établir
des passerelles, pour qu’il y ait véritablement une osmose plus grande entre nos étudiants de
License et ces Masters d’Information et de Communication.
Et enfin, troisième thème : Ouvrir. Ouvrir, alors l’ouverture, elle pourrait présenter différents aspects,
ouvrir bien sûr, je l’ai déjà évoqué à l’international, continuer à ouvrir, parce qu’il me semble que,
aujourd’hui nos étudiants doivent avoir cette expérience de l’international, non seulement dans
les universités européennes, c’est assez classique, mais ailleurs, nous avons ouvert au Pacifique,
j’aimerais beaucoup ouvrir sur l’Afrique, dont on dit qu’elle sera le continent du XXIème Siècle.
Ouvrir donc de ce point de vue l’international, mais ouvrir aussi sur le monde de l’entreprise.
Ce que l’on reproche aux études universitaires françaises c’est finalement de faire coexister deux
mondes qui ne se parlent pas. Essayons, essayons, d’établir un dialogue. Alors, ça se fait, ça se
fait même très bien au niveau des masters, je n’ai rien à dire, mais ça ne se fait pas suffisamment
au niveau des licences. Et là, je crois que nous devons progresser. Permettre à nos étudiants
d’échanger, de dialoguer, de discuter, de se constituer un carnet d’adresses.
Voilà donc, je répète : structurer, moderniser et ouvrir.
Est-ce que vous allez ouvrir aussi la faculté à l’Amérique du Nord ?
Alors, oui bien sûr, dans la mesure du possible nous allons essayer de travailler dans cette direction,
nous avons quelques contacts, embryonnaires, pour l’instant. Mais des contacts qui nous permettent
d’envisager éventuellement la création d’un réseau entre notre Université, entre l’Université de
Floride, et l’Université de Laval (Québec) de façon à essayer de créer une triangulation entre nos
trois institutions, mais ce n’est bien entendu qu’un projet à l’état d’embryon.
Vous avez répondu à toutes nos questions, si vous en avez une en particulier à
laquelle vous aimeriez répondre ?
Je n’ai pas de question en particulier, mais je voudrais dire que cette faculté, est une faculté pleine
de ressources, c’est une faculté qui est extrêmement accueillante, qui forme des étudiants certes
atypiques, mais des étudiants de bonne qualité, et donc j’invite tous ceux qui sont intéressés par
la pluridisciplinarité, qui sont intéressés par l’ouverture sur le monde, qui sont intéressés par la
possibilité d’avoir des diplômes en phase directe avec le monde réel, le monde d’entreprise, de
venir nous rejoindre, nous sommes prêt à les accueillir et surtout nous nous engageons à faire tout
ce que nous pourrons pour qu’ils aient des études réussies.
Tendances
web
25
blogs incontournables
5
Date de création :
Auteur : Fred Cavazza
Fred Cavazza travaille dans le digital depuis plus de 20 ans. Son blog reflète sa personnalité et nous
pouvons retrouver des sujets variés sur la transformation digitale, le marketing sur les supports
numériques, les médias sociaux, le commerce en ligne, la mobilité ou encore sur les différents
usages autour d’internet.
Date de création : 2009
Auteur : Gabriel Dabi-Schwebel / Collaboratif
Le blog de l’agence 1min30 spécialisée dans l’inboud marketing a été lancé en 2009 par le fondateur
Gabriel Dabi-Schwebel. Les articles diffusés sont collaboratifs, c’est-à-dire qu’ils sont rédigés par
les différents membres de l’équipe. De plus, ils traitent de thèmes tels que : l’identité de marque ou
la stratégie marketing.
26
Date de création : 2013
Auteur : Ludovic Salenne et Sébastien Vitu
Créée en 2013, l’agence Inbound Marketing SLN Web permet de relever ces défis en définissant et
en mettant en place une stratégie marketing et communication sur Internet pertinente. Leur ambition
est de permettre aux entreprises de profiter de tout le potentiel du web et des réseaux sociaux pour
générer plus de prospects qualifiés et les convertir en clients.
Date de création : 2009
Auteurs : Collaboratif
La Réclame présente chaque jour, le meilleur de la communication.
C’est le principal média français dédié à la créativité et à l’innovation dans le monde de la
communication, avec plus de 400 000 visiteurs uniques et plus de 800 000 pages vues par mois.
Les sujets de prédilection sont les campagnes spectaculaires ou inspirantes, quel qu’en soit le
support : vidéo, digital, identité, RP, outdoor, stunt, event, innovation…
Date de création : 2012
Auteurs : Collaboratif
Six ans de présence sur le terrain du référencement et du webmarketing dans le Nord-Ouest (Nantes,
Angers, La Roche-sur-Yon) de la France permettent à l’Agence 404 de conseiller et d’orienter ses
clients dans la bonne direction. Grâce à leur blog ouvert en 2012, ils rédigent des articles prodiguant
des conseils en développement de l’entreprise par le digital.
27
Applications à tester d’urgence
5
« La meilleure façon d’apprendre une langue. »
Date de création : 2011
Catégorie : Enseignement
Prix : Gratuit
« Duolingo est un site web et une application pour mobiles et tablettes destiné à l’apprentissage
gratuit des langues. Apprendre avec Duolingo est amusant et addictif. Gagne des points avec tes
bonnes réponses, révise en mode contre-la-montre, et passe au niveau supérieur. »
« Gérer votre argent devient simple. »
Date de création : 2011
Catégorie : Finance
Prix : Gratuit
« Bankin’est la meilleure application pour gérer votre argent. Créée en 2011 et agréé par la Banque
de France, Bankin’ est le leader en Europe avec plus de 2,4 millions d’utilisateurs en France, en
Angleterre, en Espagne et en Allemagne. Bankin’ est le premier Coach Financier indépendant des
banques en Europe. »
28
« Décrypte les ingrédients des produits cosmétiques. »
Date de création : 2018
Catégorie : Santé et remise en forme
Prix : Gratuit
« Fini les doutes sur la présence d’ingrédients indésirables dans sa
crème de jour, sa mousse à raser ou le gel lavant pour son bébé.
Notre application gratuite QuelCosmetic permet un choix facile,
rapide et éclairé de plusieurs milliers de produits cosmétiques. »
Date de création : 2017
Catégorie : Santé et remise en forme
Prix : Gratuit
« 7 minutes c’est le temps que prendra l’application Seven pour vous
sculpter une silhouette de rêve avant l’été. La salle de sport, le froid, la
fatigue, le trajet sont des facteurs susceptibles de vous décourager ?
Voici notre solution miracle : dégainez votre Smartphone, téléchargez
l’appli et mettez vous en condition. Il suffit d’ingrédients simples, une
chaise, un mur, le poids de votre corps, votre motivation, et c’est parti ! »
« Your Map, your Places, your World. »
Date de création : 2014
Catégorie : Lifestyle
Prix : Gratuit
« Grâce à Mapstr construisez la carte de votre monde : enregistrez vos bonnes adresses, triez-les
avec des tags, préparez votre prochain voyage, découvrez la carte de vos amis pour suivre leurs
recommandations et accédez à votre carte hors-ligne, même en voyage ! »
« Il n’a jamais été aussi facile de retrouver la forme – ni aussi amusant. »
Vie de
la promo
30
STAGES
27
NS-Park
Toulouse
Chargé de communication
digitale
Cynthia ANDOH Claire CALSINA Bruno CALVET
Vitamines division JPdL
Montréal
Coordinatrice événementiel et
tourisme d’affaires
Les femmes de l’Économie
Paris
Assistante chargée de projet
événementiel
Élodie COSTE Lucie COUTURIER Marie FESUICK
Agence Image 7
Paris
Assistante consultante aux
Affaires Publiques
CNES
Toulouse
Assistante communication
31
Lymo
Toulouse
Chargé de projet marketing
digital
Martin HUC Yasmina KALLOUA Morgane LANOY
Agence La Cerise
Toulouse
Assistante attachée de presse
Production Nuits d’Afrique
Montréal
Assistante chargée de
communication et relations presse
Aestetype
Toulouse
Assistant communication/
marketing
Jules LASCARAY Joris LESPAGNOL Fanny MIRAMBEAU
Atlangames
Nantes
Assistant chargé de projet
Airbus Asia Training Center
Singapour
Sales and marketing associate
Pop in Events
Paris
Chargée de production
événementielle
Lina MOYA Mariem MTIBAA Julien PAYET
Conseil Régional d’Occitanie
Toulouse
Assistant attaché de presse
32
Agence Oxygen
Toulouse
Assistante attachée de presse
Elsa PÉAULT Alice PERROT Léa PICAURON
Conseil Régional d’Occitanie
Toulouse
Service communication
citoyenne et stratégie médias
La ligue nationale contre le cancer
Paris
Chargée de communication
événementielle et relations médias
Content Design Lab
Paris
Chargé de communication/
Chef de projet
Gauthier PY Felícia RAPOPORT Mathilde REY
Altran Technologies
Blagnac
Assistante responsable
marketing et communication
Agence Couleur Citron
Toulouse
Assistante chef de projet
Stanislas SANTEIX Nadia TEIXEIRA Maura TRONCI
Thalès Alenia Space
Toulouse
Chargée de communication
Pierre Fabre
Toulouse
Chef de publicité
33
GIP MiPih
Toulouse
Chargée de marketing
opérationnel et communication
externe
Léa VERDIER Charline VIDAL Emma ZAHN
TAO DDB
Toulouse
Community Manager / Chef de
projet
Agence 636
Toulouse
Social Media Manager
Facebook : Master 2 AGCOM
Instagram : master2agcom
Fin des partiels
Master 2 AGCOM 2017-2018
Réalisé par :
CALVET Bruno, LESPAGNOL Joris, PY Gautier,
SANTEIX Stanislas et VIDAL Charline

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MAGCOM #8

  • 1. M A G C O M #1 Édition Décembre 2017 MAGCOM #8 Édition avril 2018
  • 2.
  • 4. 4 Le Bad Buzz Duo de mots de composition anglaise que les anglophones ne connaissent pas ! Nous pourrions le traduire par : battage négatif, bruit négatif, effervescence négative ou mauvais buzz. Qui est concerné ? C’est une levée de boucliers contre une marque, une société, une personne, un groupe. Ils vont se retrouver au centre des débats d’une conversation polémique et publique, sur Internet principalement, parce qu’une ou plusieurs personnes soulèvent un sujet particulier. L’origine du Bad Buzz En ce qui concerne les sociétés, la grande majorité des Bad Buzz proviennent d’une erreur de l’entreprise (marketing et communication). Il faut éviter à tout prix que le Bad Buzz devienne une crise. Qui gère les Bad Buzz ? Nous sommes dans la communication de crise, la communication opérationnelle, l’e-réputation. C’est le département de la communication principalement. Le tout en accord avec le Comité de Direction. De nos jours, de plus en plus de PDG sont sollicités pour être en première ligne et répondre aux médias. Quand est-ce que le Bad Buzz devient une crise ? Revenons sur la définition de crise : évènement exceptionnel d’une gravité extrême pouvant menacer durablement une organisation. Le Bad Buzz va prendre une tournure plus sérieuse quand les médias traditionnels (TV, radio) s’en emparent.
  • 5. 5 Comment se produit un Bad Buzz ? Un Bad Buzz peut concerner une personne, un service, un produit, une marque, une société. C’est un phénomène de « bouche à oreille » qui se diffuse sur les réseaux sociaux. Souvent, une mobilisation forte et rapide des internautes produit des effets multiplicateurs et amplificateurs ce qui donne une viralité fulgurante car ces « feux de brousses » se développent au travers des réseaux sociaux. Cette soudaine et imprévue médiatisation va créer le Bad Buzz. Il est urgent d’intervenir pour éviter que les médias s’en emparent. Qui favorise ce développement ? Les bloggeurs, influenceurs, experts du net sont des relais puissants qui produisent une influence rapide, efficace et redoutable. Quelle réaction ? Il est essentiel de réagir à bon escient et dans un temps relativement court pour que le Bad Buzz soit éphémère, c’est à dire qu’il faut dans un premier temps rentrer en contact avec la personne qui a initié celui-ci. Il faut être à l’écoute et apporter une réponse le plus rapidement possible. Pourquoi ? Pour éviter un durcissement du phénomène et que l’ampleur en soit démesurée. L’e-réputation c’est à dire la notoriété de l’entreprise en ligne en dépend. Pour gérer la crise, il faut communiquer.
  • 6. 6 Les conséquences Le coût engendré par une crise peut être exorbitant pour une personne ou une société. Les conséquences peuvent être désastreuses en termes d’images, de notoriété et financièrement si la crise devient structurelle, elle peut menacer la santé de la société. Les campagnes de boycott qui sont généralement demandées et relayées peuvent impacter sur le long terme l’image de marque et les effets peuvent être irréversibles. Peut-on anticiper ? Impossible de prévoir quand un Bad Buzz va se déclencher. Il arrive que des crises surviennent des mois après qu’un événement se soit passé, mais cela reste rare. Impossible de présager le déclenchement d’une crise va se déclencher, certaines sont cependant prévisibles, notamment quand les entreprises mettent sciemment en place des campagnes susceptibles de provoquer des levées de boucliers. Impossible toutefois d’anticiper l’ampleur que cela va prendre. Et dernièrement, le Bad Buzz est imprévisible. Quelles solutions ? De plus en plus de sociétés se spécialisent sur la veille sur Internet et offrent leurs services. En interne, des sociétés forment et mettent en place des équipes de veille qui assurent une présence active sur le web et les réseaux sociaux. Ceci dans le but de reconnaître les signaux faibles. Cela permet une réactivité qui va permettre d’avoir les bons réflexes et ainsi de mieux résister aux crises. Cela passe aussi par une formation des collaborateurs, pour les former à ce qui est faisable et ce qu’il est défendu de faire, d’écrire sur Internet. Notamment en les formant à ce qu’est une information sensible ou confidentielle. Une charte interne d’utilisation des médias sociaux peut être élaborée et partagée avec l’ensemble des collaborateurs. Comment agir ? Ce qui est stratégique pour une société, c’est la compréhension de la crise et le fait de temporiser. Ce temps-là va servir à faire une évaluation de la menace. Il est important d’intervenir au moment opportun, ni trop tôt, ni trop tard. Il faut surtout éviter le silence, la négation de ce qui s’est passé. Un protocole est mis en place, cela commence par un accusé de réception, suivi d’une réponse transparente, si c’est le cas, la société doit assumer la pleine responsabilité des faits et présenter ses actions, de dédommagements par exemple. Si le cas se présente, il faut que le porte-parole ou le PDG donne un message crédible. Généralement, quand l’objet ou la raison de la « levées de boucliers » est écarté, que la société a reconnu son erreur, Internet redevient calme, en attendant le prochain Bad Buzz.
  • 7. 7
  • 8. 8 Pouvez-vous nous raconter votre parcours étudiant et professionnel ? En quelques mots, mon parcours étudiant, c’est un parcours classique école de commerce. Commerce international à La Rochelle et donc beaucoup de stages à l’étranger ; Madrid, New-York plusieurs fois. Comme tout étudiant en école de commerce, j’aimais beaucoup faire la fête donc j’ai eu l’idée de créer des bijoux pour générer du revenu afin de pouvoir faire la fête plus souvent. Et en effet, le désir de créer est venu d’une passion qui est celle de créer, j’ai toujours aimé ça. Donc j’ai eu l’idée d’allier l’utile à l’agréable. J’ai renommé mes bijoux les grigris de Marie, j’ai organisé des ventes privées avec mes amies au début. Et puis, je me suis prise au jeu, j’ai terminé mes études, j’ai continué les ventes privées. Ensuite, j’ai fait les marchés sur la côte charentaise pendant tout un été avec mon petit chapeau de paille et mes bijoux, à créer devant les gens et à me rendre compte que cela ne plaisait pas seulement à mes amis mais à des gens que je ne connaissais pas du tout, qui appréciaient mon univers et ça m’a poussé à continuer. À la fin de mes études, je suis rentrée sur le marché du travail et j’ai continué. J’organisé des ventes, une vente de Noël, des ventes durant l’été avec des changements de collections, toujours avec de petites nouveautés. Je me suis mise à Instagram avec mes bijoux, j’ai créé une page Facebook et au fur et à mesure cela a pris de l’ampleur. J’ai vendu des bijoux à des concepts stores. Je me suis mise sur une market place américaine qui s’appelle Etsy et j’ai eu des formations par cette market place qui est un très bon outil de vente et de communication pour les créateurs. Je continue de faire plusieurs marchés par an, durant la période de Noël j’en fais plusieurs, notamment. Comment avez-vous créé votre stratégie de communication autour de votre commerce et comment l’avez-vous mise en place ? La communication, elle s’est faite de manière naturelle. Pour moi, j’étais créatrice du coup, il fallait que je montre ce que je faisais et cela passait par Facebook parce que je suis dessus depuis le début. Voyant ce que faisaient les autres créateurs, j’ai créé ma propre page Facebook. C’est sur le long terme, c’est mon réseau, ce sont les gens qui achètent mes produits et qui aiment qui vont liker la page. Puis, il y a eu l’ère Instagram donc idem, j’ai créé la page Instagram où j’alimente le compte de jolies photos, de story, de boomerang, etc. Voilà, ce n’est pas une fin en soi mais ça alimente la flamme entre les clients qui aiment mes produits et qui attendent ma prochaine vente. Ça montre que je crée donc cela les rassurent. C’est de l’entretien entre les clients et la marque. C’est vraiment une vision long terme. J’ai des clients internationaux grâce à la plateforme Etsy. Ces clients-là, grâce à Instagram et Facebook peuvent liker ma page. Et je me rends compte que j’ai plus de follower étranger sur Instagram que sur Facebook et c’est intéressant de voir que les gens qui vous suivent sur un réseau ne sont pas les mêmes sur un autre. Pour être honnête, c’est plus national qu’International. marie-alix santeix Créatrice de Les Grigris de Marie
  • 9. 9 Les réseaux sociaux sont-ils naturels pour les créateurs/créatrices comme vous ? Non, pas forcément. Une personne qui n’est pas née dans cette ère et qui est plus âgée, et bien cela ne sera pas naturel pour elle d’aller sur les réseaux sociaux. On a la chance, notre génération, d’être née dans cet univers et du coup on a plus de facilité. Du coup, cela ne sera pas naturel pour une personne de 50 ans mais cela sera nécessaire. À contrario de moi, elle produira peut-être un effort plus important pour se mettre à la page sur les réseaux sociaux. Je suis constamment sur les réseaux sociaux et cela fait partie de mon univers. C’est nécessaire pour tout créateurs de montrer dans quel univers il évolue, de montrer ses créations et d’entretenir la flamme avec ses clients ou fans de ses produits. En tant que créatrice, avez-vous d’autres outils de communication à votre disposition ? Oui, il y en a mais moi à ma petite échelle, j’ai décidé de me concentrer sur deux pour une raison simple, cette création n’est pas mon activité professionnelle. C’est déjà une activité qui me prends beaucoup de temps. Je fais la création, j’organise les ventes, je les anime, je communique dessus avec ces réseaux sociaux mais aujourd’hui je n’ai pas le temps nécessaire pour faire plus. Donc si c’est votre activité annexe, je pense que c’est complètement suffisant. Après, demain cela devient votre business premier, en effet il y a des leviers à activer. Les leviers quels sont-ils ? Récupérer les adresses mails de vos clients pour créer une base de mailing, vous créez des newsletters pour leurs rappeler que vous existez, afin d’entretenir la flamme et leurs donner un sentiment d’appartenance à votre marque. Cela passe également lors des ventes par la mise en place du produit, on n’est pas au supermarché. Lors de mes ventes, il faut que les clients puissent se projeter avec un bracelet au poignet ou au poignet de la personne à qui ils vont l’offrir. Pour une personne qui en fait son activité principale, le recours à une agence de presse est une possibilité d’outil de communication. Un mot de la fin ? Achetez Les Grigris de Marie, c’est les plus beaux !
  • 11. 11 Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? Je suis Paul Marty, Head of Social Media and creative content pour l’agence Hérézie. Cela fait un an et demi que je suis là, avant, j’étais chez où j’ai passé deux ans. Mon rôle au sein de l’agence est d’accompagner les équipes créatives, les concepteurs rédacteurs, et les directeurs artistiques. C’est de travailler main dans la main avec le directeur de création pour sortir des campagnes intégrées et les aider à retranscrire leurs idées sur le digital. Vos réussites ? Hérézie est une agence de publicité, qui a était fondé il y a sept ans, c’est une agence indépendante, c’est super important car sur le marché de Paris il y a beaucoup de groupes. Présidée par Andrea Stillacci, Pierre Caligari, l’ADN de l’agence est fondé sur un planning très fort, la compréhension du marché et des consommateurs dans le print, les films, etc. Depuis quelque temps, on a racheté les agences 5ème Gauche et Vaudou pour faire un groupe intégré, c’est à dire que maintenant nous sommes une agence digitale. On fait de la production, de la création de site internet et tout ce qui englobe le digital. Vaudou était dans l’aspect « shopper » et maintenant le groupe Hérézie est capable d’accompagner un client sur une campagne de A à Z sur n’importe quel support. C’est le positionnement de l’agence aujourd’hui. Quelle est la campagne dont vous êtes le plus fier ? Pour le moment ma campagne n’est pas encore assez riche chez Hérézie, plus chez Marcel, mais c’est la vie d’un créatif, on bouge beaucoup d’agence en agence mais on a de super coup en attente qui arrive à la fin de l’année-début de l’année prochaine. Sinon chez Hérézie, il y a un projet que j’ai fait qui a très bien marché, c’était l’opération sur les inégalités avec le jeu Monopoly. L’idée était simple, pour parler des inégalités sociales en France, on a mis dans une salle des enfants de 6 à 10 ans et on les a fait jouer au Monopoly, un jeu qu’ils connaissent bien qui est universel mais avec les règles de la société. C’est à dire qu’une petite fille quant-elle passait par la casse départ, elle gagnait moins qu’un garçon, un enfant avec une minorité visible avait plus de chance de finir en prison. Le but était de leurs faire « péter les plombs » et ça a marché. On a publié la vidéo en se disant que c’est un bon petit film et c’est allé au-delà de nos espérances. On a fait 26 millions de vus au total, dont 7 millions au Brésil et 850 milles partages en France, ce qui est quand même révélateur de la performance de cette campagne. Paul Marty Head of Social Media and creative content chez Hérézie
  • 12. 12 Donc, vous êtes une sorte de stratège ? Moi, j’appartiens à la création, je suis plus un créatif mais j’ai un rôle qui est spécialisé dans la création digitale. De manière générale, je vais être plus facilement à même de faire des créations sur les réseaux sociaux et une autre partie de mon rôle de créatif content, c’est de travailler avec notre directeur de création. Mon quotidien, c’est d’écouter les réseaux sociaux, le marché, les consommateurs et lui amener des points de départ pour des campagnes plus globales. Par exemple, il y a un mois, on va le voir et on lui dit qu’on vient de voir une montée en puissance d’un mouvement féministe sur les règles de grammaire, le masculin l’emporte sur le féminin, et ça c’est un super point de départ. On était en train de travailler dessus quand on a vu que des professeurs avaient lancé une pétition de leur côté et ça a cartonné, ça a fait le 20h de TF1. Mais typiquement, c’est des points de départ qui sont liés au « listenning », à mon métier, car écouter, c’est le premier point de départ pour la bonne création, parce que si les gens parlent de quelque chose, il faut leur apporter ce dont ils ont besoin. Ça, c’est vraiment la seconde partie du rôle. VousvousappelezHérézie.Commentpouvez-voussortird’unecertaineorthodoxie des agences de pub ? Qu’est-ce qui fait que vous êtes vraiment une « hérésie » ? Il faut savoir qu’une agence évolue vite et celle-là à sept ans. Dans la communication de l’agence, c’était très vrai au début. Je pense, qu’aujourd’hui, on est plus dans un positionnement basé sur le choix de l’hérésie, mais sur celui de l’adaptabilité. Le fait d’avoir racheté 5ème Gauche et Vaudou, d’être un groupe intégré, indépendant, le plus gros sur Paris et donc en France. Ça nous permet, lorsque que l’on va voir nos clients d’utiliser la métaphore du feu. Le feu, il brûle tout à la surface, peu importe la forme et nous on s’adapte à n’importe quelle forme. Votre brief, il a une forme et nous, notre positionnement, aujourd’hui, c’est de prendre toutes les formes de briefs du « shopper » jusqu’au digital en passant par le film, le print. C’est comme cela que l’on se vend auprès de nos clients en tant qu’agence : l’adaptabilité. Avec l’arrivé de l’intelligence artificielle, comment allez-vous défendre les marques ? Elle va faciliter les échanges avec le consommateur. De manière générale, un bot va collecter vos données personnelles et vous proposez des produits adaptés à vous. Par exemple : chez Nike, un bot va vous demander ce que vous faites comme sport, à quelle fréquence, et il va vous proposer un ou des produits adaptés à vos réponses. Il n’y a même plus besoins de vendeur. C’est un exemple d’usage de bot pas d’IA par les marques. En gros, c’est du parcours qui est créé. Après l’IA et les machines learning, on les retrouve de plus en plus mais chez des marques digitales d’origine comme Google et Apple qui sont créées avec ça. C’est une bonne opportunité pour les marques mais il faut pas oublier qu’ils sont inventés par l’homme et donc quoi qu’il arrive s’il n’y a pas de créatifs en amont du projet, cela ne sert à rien. Il faut que cela serve à la marque et du coup, il y a beaucoup de marques qui créent un bot et cela n’a rien à voir avec la marque, c’est juste pour paraitre dans l’ère du temps. L’IA et le machine learning doivent être pensés par des créatifs au service de la marque et en 2017, on n’est pas encore briefé sur ce genre de chose, c’est encore un peu trop tôt. Les marques commencent juste à être mature sur le social, ce qui n’était pas le cas, il y a 3 ans mais aujourd’hui on arrive à un taux de pénétration du marché, toute les marques, aujourd’hui, connaissent les réseaux sociaux, veulent y être et y sont déjà mais ça c’est le niveau un du digital. Il ne faut pas oublier que les directeurs de communication, ne sont pas forcément que des jeunes et donc il faut beaucoup de pédagogie et moi je passe les trois quarts de mon temps à aller voir mes clients et à leurs expliquer pourquoi il faut faire ça, et à leur montrer des exemples, à les rassurer. C’est une grosse partie du travail de conseil. Il faut les former.
  • 13. 13 Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? Je m’appelle Alexandra Em, je suis chez Hérézie depuis maintenant deux ans. Avant, j’étais en prépa d’école de commerce, ce qui n’est sans doute pas la voix la plus directe pour aller en agence de communication, mais je voulais vraiment faire cette formation. Après j’ai fait mon premier stage chez TBWA pour Nissan en tant que chef de projet et ensuite mon deuxième chez Proximity BBDO pour Panasonic et Tassimo et c’est pour mon troisième stage de fin d’études que je me suis dit que j’allais me diriger vers le planning stratégique car c’est vraiment le métier que je voulais faire. J’ai commencé dans une agence qui s’appelle CHEIL qui n’est pas très connue ici, car c’est une agence coréenne qui s’occupe principalement de Samsung en France. Et ensuite, j’ai rejoint Hérézie en juin 2015. Et donc, je travaille sur les budgets Harry’s, Cofidis... et les marques Unilever que nous avons gagné récemment. Quel est votre rôle au quotidien au sein de l’agence ? Le planning stratégique est vraiment l’interface entre le consommateur et la marque dans la communication, on cherche vraiment à être représentant du consommateur. Il faut vraiment faire le pont, l’équilibre, la balance entre ce que voudraient réaliser les créatifs, ce que voudrait la marque et diriger les ambitions créatives et commerciales vers la réalité du consommateur dont les usages ne sont pas forcément ceux anticipés. Sa perception et son appréciation de la marque ne sont pas forcément celles anticipées donc il s’agit vraiment de faire le pont. Notre job principal est donc de trouver des insights, des angles d’attaques pour vraiment connecter la marque et le consommateur. On réalise donc beaucoup de benchmark, de veille, de piges, etc... Dans certaines agences, on peut utiliser des outils ou des sites pour les recherches mais ici on fait à la main, on se débrouille avec toute l’équipe. Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier ? L’ouverture, la curiosité que cela nous apporte, le fait de vraiment aller voir partout, se passionner tous les jours pour une nouvelle marque, un nouveau secteur, de nouveaux univers, de nouveaux usages car cela évolue très vite, notamment les réseaux sociaux. C’est surtout le côté psychologique qui m’a fait venir à ce métier parce que c’est un de mes centres d’intérêt car j’ai fait mon mémoire sur la publicité et l’inconscient. Alexandra em Planneur stratégique chez Hérézie
  • 14. 14 Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? Je m’appelle Elinor Attia, j’ai trente ans et je suis conceptrice rédactrice chez Hérézie. Dans la partie création, je m’occupe de la conception de l’idée mais aussi précisément de la partie mot de la publicité. Je travaille en binôme avec mon directeur artistique et ensemble, on conçoit les idées et je me concentre sur le tra-vail d’écriture, d’accroche, de signature, de marque et ensuite il s’occupe de la partie image. Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier ? Ce qui me passionne dans mon métier : c’est l’écriture. Ce qui n’est pas le cas de tous les concepteurs-rédacteurs, même si on est tous un peu attiré par cela mais ce n’est pas systématique. Certains vont être plus intéressé par la création de l’idée, la réflexion. J’ai fait des études littéraires à la base, j’étais pas du tout destinée à faire de la publicité donc j’aime beaucoup écrire, revenir sur des phrases, des virgules, etc. Je pense que ce sont des choses que le public ne voit pas du tout mais qui prennent du temps et qui me passionnent. À la fin de mes études de lettres, je ne savais pas quoi faire de ma vie et complètement par hasard je suis tombé sur un intitulé de métier d’une école de publicité : concepteur rédacteur. Et je me suis dit que c’était exactement ce que j’aimais faire, je ne savais pas cela existait et ils décrivaient ce qui me passionnait et c’est toujours le cas. Je n’en reviens toujours pas de faire ce que j’aime dans la vie, c’est à dire essayer d’avoir de l’humour dans mes textes, réfléchir, avoir de l’imagination, prendre le contrepied de tout ce que l’on connaît et c’est ce que font les « créas », tous les jours et c’est notre travail. Elinor Attia Conceptrice-rédactrice chez Hérézie
  • 15. 15 Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? J’ai vingt-six ans, cela fait un peu plus de deux ans et demi que je travaille en agence de publicité en tant que chef de publicité. Avant cela, j’ai fait des études plutôt classiques pour le métier à savoir un BTS commu-nication dans une agence de publicité qui s’appelle l’ESP à Paris et un deuxième cycle en école de com-merce à Paris pour faire un Master en Marketing et Communication, à la suite duquel j’ai fait un stage de fin d’études. Ensuite, j’ai cherché un emploi et j’ai été prise dans une agence comme chef de publicité. Depuis, j’évolue dans ce métier, Hérézie, c’est ma deuxième agence, avant, j’étais chez Serviceplan France et j’ai changé de boîte l’année dernière pour Hérézie. Quelle est votre rôle au quotidien en tant que chef de publicité ? Au niveau commercial, on est vraiment l’interface entre les clients et l’agence, notre rôle c’est de com-prendre la demande du client, de respecter les briefs, de les travailler du mieux que l’on peut pour en faire un brief créatif, pour retranscrire la demande du client au sein de l’agence. Et lorsque tout le travail créatif est lancé, suivre toutes les étapes de la création à la production et à la livraison des projets, que ce soit print, radio, télé, etc. En tant que chef de publicité, on est dans l’opérationnel, on suit les projets de A à Z pour vérifier que les créatifs répondent bien aux demandes des clients et que toute la production soit finalisée dans les temps. Qu’est-ce qui vous passionne le plus dans votre métier ? Le fait d’être en contact avec tout le monde. On est chef de projet, on doit répondre aux questions de l’agence à propos du client, de leurs demandes, peu importe leurs objectifs, etc. On doit pouvoir analyser la demande du client, les enjeux. Ce n’est pas seulement réceptionner un brief où le client nous dit qu’il veut une affiche. C’est vraiment comprendre comment communique la marque, ce qu’elle veut véhiculer comme message, les enjeux, les objectifs à courts termes et à longs termes. C’est intéressant, on aligne le côté stratégie et marketing et on essaie de le retranscrire d’un point de vue un peu plus créatif. C’est important dans le métier car il y a le côté créatif qui est intéressant, on essaie de vendre des projets aux clients qui parfois peuvent être réticent et notre rôle c’est de les mettre en confiance et leur prouver que nos idées créatives peuvent parfois être les plus intéressantes même si le logo n’est pas assez gros de leurs points de vue, cela dépend des briefs. Anne Grouïos Chef de publicité chez Hérézie
  • 16. 16 Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? Je m’appelle Raphael Stein, directeur artistique chez Hérézie, depuis bientôt cinq ans. J’ai fait l’école su-périeure de publicité et après plusieurs stages durant ma formation, je suis arrivé ici à la fin de cette der-nière. En tant que directeur créatif, quel est votre rôle au sein de l’entreprise au quotidien ? Je travaille avec les concepteurs-rédacteurs avec lesquels on fait la phase de conception et ensuite, une fois que l’idée est vendue il y a du coup les mots et l’image. Et moi, je vais plus me focaliser sur comment est-ce qu’on va au mieux exploiter et faire cette campagne du point de vue visuel donc le shoot, l’image, le film, etc. Donc vous êtes le stratège qui définit une campagne ? Alors dans la phase de conception, un peu avec les concepteurs et ensuite cela s’oriente entre tout ce qui est visuel et rédaction. Et à partir de ce moment-là, la stratégie va être dans le choix du photographe, de la typographie, et c’est à ce moment-là que tout va être fait pour ce que ce soit visuellement le plus beau. Et qu’est ce qui fait une bonne campagne de publicité ? Cela dépend de tant de chose. Cela dépend du brief, de la façon dont on veut communiquer en fonction de l’annonceur et puis il va y avoir plein de points de vue différents, la nouveauté, la fraîcheur, des choses différentes, des choses que l’on n’a pas vue au niveau de la direction artistique. Tout d’un coup arriver avec une exécution qui soit totalement différente et qu’on n’est pas l’habitude de voir dans la publicité. Ce sont tous ces facteurs qui peuvent renforcer une campagne. Quelle est l’essence du directeur artistique ? Je pense qu’il faut avoir une sensibilité à l’art forcément, il faut ce domaine en général mais il faut avoir envie de mettre l’art au service de quelque chose et donc il faut savoir faire un compromis entre les diffé-rents partie et notre volonté artistique. Le résultat peut être encore plus beau que ce que l’on aurait pu suspecter de par les points de vue différents, les contraintes différentes qui font que cela chalenge cons-tamment et d’autres critères et qui font que l’on arrive à des pépites. Parfois. Raphael Stein Directeur artistique chez Hérézie
  • 17. 17 Votre plus belle fierté depuis que vous êtes chez Hérézie ? Je dirais que c’est notre dernier projet pour la fondation David Lynch, c’est un film où on a essayé de faire ressentir le traumatisme de ceux qui reviennent de la guerre. Quand on revient du champ de bataille, notre vie est totalement modifiée, on ne voit plus les choses de la même manière. Et c’est ce qu’on a essayé de faire à travers ce film. Je vous invite à le regarder. C’est de voir comment un vétéran va, dans sa vie au quotidien, interpréter un bruit ou un fait banal. On voulait donner une forme originale. C’était un beau projet parce qu’on est rentré dans un sujet particulier, on l’a beaucoup étudié et du coup c’était au-delà d’une simple campagne, c’était une vraie recherche et on s’est beaucoup axé sur le « sound de-sign » qui est quelque chose que je n’avais par forcément beaucoup étudié et le résultat fût un beau pro-jet. Vous vous êtes inspiré des films de guerre ? Oui mais on s’est intéressé sur la forme, sur comment on va le montrer et comment on va l’exprimer et là, la direction artistique à un rôle à jouer. Typiquement, on montrait pendant la première partie du film des plans de guerre et durant la seconde on découvrait que tous les sons entendus lors cette première partie étaient des sons du quotidien. Du coup, c’était une sorte de film piège comme on peut les appeler, on a l’impression de voir quelque chose, on se fie à l’image et en fait les sons étaient tout autres. C’étaient une forme différente de montrer le traumatisme des vétérans. En tant que directeur artistique, comment vous voyez le futur de la marque ? De la marque ou des marques de façon générale ? La tendance, j’ai envie de dire, typiquement avec Die-sel, d’autres films c’est qu’on est sur le retour au vrai, au vrai casting, aux vraies personnes, aux vraies choses même parfois dans le traité des images. On essaie de s’éloigner un peu plus des traités un peu trop publicitaires, trop vendeur, pour parler de plus chose authentique. Je pense que pendant un certain temps ça va s’orienter là-dessus. Mais à voir, c’est des phases perpétuellement en mouvement. L’idéal serait d’apporter de nouveaux points de vue pour être plus forts.
  • 18. 18 nicolas zimmermann Directeur des ventes et marketing chez La Réserve Paris Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? Bonjour, je suis Nicolas Zimmermann, responsable des ventes de l’hôtel La Réserve Paris. Je représente les ventes et le marketing pour Les hôtels La Réserve Paris et les appartements du Trocadéro, je suis ici depuis quatre ans. Pouvez-vous nous présenter le palace ? Nousavonscommechaquepalaceparisienunpositionnement très spécifique. Nous avons un palace de 40 chambres, c’est le plus petit hôtel de Paris et le plus discret. Notre marketing est constitué de plusieurs actions. L’hôtel fonctionne avec principalement des agences de voyages.
Notre grande particularité est que nous ne travaillons pas avec des sites Internet en ligne. Nous sommes le seul palace à faire ça. Nous travaillons avec des agences de voyages qui sont spécialisées luxe et ultra luxe. Ces agences de voyages ont leurs propres campagnes marketing, qu’elles font auprès de leurs clients directement. C’est par ces programmes proposés par ces agences de voyages, par ses tours opérateurs de niche que l’on cadre notre action marketing. Concrètement, on est présent sur certaines brochures d’opérateurs de niche. On est aussi présent dans les newsletters envoyées par ces agences de voyages auprès de clients très privilégiés. Puis, régulièrement, on fait des sessions de formations des agences de voyage lorsqu’on se déplace à l’étranger, pour rencontrer ces agences de voyage. On fait des sessions de formations pour leur présenter l’unicité du produit qu’est La Réserve, avec un emplacement qui est très privilégié à Paris car on est en contre-allées des Champs-Élysées.
 Comment définissez-vous l’ultra-luxe ? C’est quelque chose qui est intangible, la définition évolue tout le temps.
Un hôtel 5 étoiles pourrait être un hôtel de luxe par la qualité du service la qualité du produit qui est proposé.
 Il y a cinq palaces à Paris que l’on peut identifier comme ultra luxe
C’est à dire où il y a un effort en termes de service rarement vu ailleurs. Par exemple à La Réserve, nous avons plus de quatre employés par chambre.
Le niveau de travail fait avant l’arrivée du client, pendant le séjour du client, et après le séjour du client est quelque chose que l’on voit rarement.
On ne parle pas de personnalisation mais d’individualisation du service, on rentre vraiment dans l’intimité du client, pour les « bluffer ». Ce sont des clients qui ont tout vu, qui peuvent tout acheter, c’est sur la partie émotionnelle que l’on essaie de créer, c’est ça l’ultra luxe. On pourrait peut-être moins le faire sur un hôtel de luxe, pas avec la même finesse en tout cas.

  • 19. 19 Est-ce que vous faites du marketing one-to-one ?
 L’ensemble des données, comme tous les hôtels du monde, sont gardées au sein de l’hôtel. Pour la partie marketing, on cadre évidemment notre action en B2C, en approchant les clients directement. Les clients qui sont venus chez nous directement, les clients qui sont venus chez nous via un apporteurs x ou y, on cadre notre approche marketing avec eux, car ce sont des clients qui sont ultra sollicités. Sur de l’ultra-luxe, il faut faire très attention au public que l’on touche.

 Ce que nous allons faire en marketing : c’est des newsletters, qui sont un moyen de communication évident. Et puis, on fera aussi du marketing opérationnel directement dans les chambres, avec des petites touches. Par exemple, quand on voit des clients qui viennent séjourner à l’hôtel pour la première fois et qu’il y a une dame, ils reçoivent une crème de soin de notre spa, de la marque « Nescens-Swiss ». C’est une approche, un petit cadeau personnalisé, qui permet de mettre en avant clairement l’hôtel. On mettra également en avant les restaurants et les bars, sous forme de brochures que l’on disposera dans les chambres. Ce sont des brochures très bien faites et très discrètes.

 En termes de data, on a un CRM (ndlr, logiciel de gestion de la relation client), où on garde évidemment toutes les bases de données clients. Nous avons aussi un CRM commun avec les 5 hôtels de La Réserve, et je peux vous dire qu’il est très poussé. Le client sait que nous avons cette technologie, et il sera ravi de voir qu’on a anticipé ses besoins. C’est un système de communication qui est très bien fait, et on peut le faire à La Réserve car nous sommes petits.

 C’est la beauté de cet hôtel, et c’est pour cela que nous avons été élus meilleur hôtel du monde par Condé Nast Traveller (ndlr, magazine de voyage de luxe et lifestyle), c’est la médaille d’or des Jeux Olympiques pour nous, pour l’hôtel.

  • 20. 20 Est-ce que vous êtes tenté par les plateformes bifaces ?
 Bien sûr en pourrait être tenté car tout moyen d’avoir de nouveaux clients nous intéresse. Il faut se porter sur le long terme. Le propriétaire de La Réserve a décidé de ne pas travailler avec aucun site Internet de ce type, car le niveau de service que nous avons ici est poussé, et un client qui réserverait sa chambre en ligne sur Booking ou une autre plateforme, n’aura jamais le service qu’il aura par un agent de voyage ou en nous contactant directement. Nous préférons avoir un interlocuteur privilégié qui connaît la personne. C’est plus pour ce côté sécurité que l’on préfère avoir des clients que l’on connaît, qui viennent de l’hôtel, que l’on nous a présenté, que l’on nous a introduit ; et puis il y a évidemment le modèle économique qui est affecté lorsque l’on se met sur des sites Internet comme ceux-là, ils ont un mode de commissionnement qui est élevé, ce sont des leviers qui permettent de driver beaucoup de business, c’est une évidence. Cependant, il faut faire attention à la force qu’on leur donne, ne pas mettre tous les œufs dans le même panier. Ici on a préféré ne pas en prendre, et l’hôtel est souvent complet, donc c’est un bon choix.

 Qu’est-ce que vous allez faire avec cette consécration par le Condé Nast ?
 On a communiqué avec nos bureaux presse de New-York, Dubaï, Moscou. On leur a évidemment relayer l’information, et ils ont été amené à partager ce communiqué de presse dans tous les magazines.
Nous avons fait des publications sur notre site Internet, on a également informé les clients par e-mail pour les remercier, car ce sont les lecteurs de Condé Nast qui ont voté pour nous. On a aussi fêté ça en interne, et dès le lendemain on s’est remis au travail, parce que c’est bien d’être numéro un mais il faut le rester.
  • 21. 21 francis querol Doyen de la Faculté d‘Administration et Communication Bonjour, la première question que nous voulons vous poser est : comment devient-on doyen ? Alors cette question est très intéressante, on devient doyen par la volonté de ses pairs. Puisque le doyen est un enseignant- chercheur, qui se présente à une élection, et qui ensuite est élu par les membres du conseil de la faculté, il y a donc dans ces membres du conseil de faculté, bien entendu, des enseignants-chercheurs, il y a des personnes qui représentent les personnels administratifs, et des représentants des étudiants. Les élections ont lieu tous les cinq ans. Est-ce que vous pouvez nous décrire votre parcours universitaire ? Oui, je suis docteur en droit et habilité à diriger des recherches. Je suis maître de conférences en droit public et je suis arrivé dans cette université le 01 octobre 1989, et voyez-vous cette université m’a accueilli à bras ouverts, et depuis je n’ai plus jamais quitté cette grande maison. Vous êtes docteur en droit, comment devient-on doyen de la Faculté d’Administration et de Communication ? Alors je dois bien entendu vous avouer que c’est un long parcours, on ne naît pas doyen, si je peux m’exprimer ainsi, on cultive l’idée de devenir doyen uniquement lorsqu’on commence ses enseignements et l’on s’intéresse à la Faculté qui vous accueille. Pour ma part, je dois avouer que le premier enseignement que j’ai dispensé en cours magistral à l’amphithéâtre était un enseignement de finances publiques dans ce qui s’appelait à l’époque la Faculté d’Administration Économique et Sociale, c’est-à-dire donc l’ancêtre de la Faculté d’Administration et Communication. Et puis, par un concours de circonstances, et bien je me suis intéressé au travail fourni par cette faculté et je me suis dit pourquoi pas, essayer d’apporter quelque chose, d’apporter bien entendu ma griffe à cette faculté et je me suis présenté à l’élection, il y a bientôt cin ans, puisque c’était en septembre 2013. Quelle est la journée type d’un doyen ? Je ne sais pas s’il existe une journée type d’un doyen, mais pour moi, je dois dire qu’elle commence très tôt, car j’arrive au bureau vers 7h, 7h15, je lis mes mails qui ont été postés pendant la nuit, car nous avons des échanges avec des universités étrangères. Et en général, vers 8h, et bien, je vais en cours, j’assure mes enseignements et à mon retour et bien, je discute avec les personnels de la Faculté, pour essayer de comprendre quels sont les problèmes qui se posent à nous, urgent ou non urgent.
  • 22. 22 Et ensuite, il y a tous les imprévus, et les imprévus dans une Faculté qui accueille près de 1 800 étudiants, qui accueille une centaine d’enseignants, qui reçoit également l’appui d’une vingtaine de personnels administratifs, et bien les imprévus sont extrêmement chronophages. Naturellement, il y a des semaines qui sont particulières. Il y a également des semaines particulières où nous devons réfléchir aux questions budgétaires, car bien entendu, la faculté gère un budget avec des recettes et des dépenses. Tout ceci est très chronophage, mais tout ceci est également très passionnant. Et le soir en revanche, j’essaie de finir la semaine ou la journée vers 16h. Mais il m’arrive quelques fois de rester plus tard à l’Université notamment si des réunions sont prévues. Quelles sont les principales missions d’un doyen ? Alors, les principales missions du doyen sont d’abord de diriger au sein administratif du terme, la faculté. C’est-à-dire de s’occuper bien entendu de la question budgétaire, c’est également de s’occuper de la fonction pédagogique de l’université, prenons un exemple très simple, un collègue tombe malade, il faut urgemment le remplacer, donc ma mission consiste à contacter les différents présidents de sections en demandant de pourvoir au remplacement du collègue qui ne pourra pas assurer ses enseignements. Ça m’est arrivé deux fois en une journée, c’est pour vous dire la prégnance en quelque sorte de cette obligation. Permettre à tous les étudiants de pouvoir avoir un enseignant. Ensuite, ce qui est également un élément structurant de ma fonction, c’est aussi de prévoir des coopérations possibles avec d’autres formations, et d’autres facultés, ou d’autres universités. Et là, nous avons effectivement tissé des liens étroits avec des universités étrangères, peut-être pas très nombreuses, mais ciblées que nous avons expressément choisi et avec lesquelles nous travaillons en toute confiance. Voilà, donc gérer, y compris sur le plan budgétaire, et donc ensuite avoir une fonction scientifique, et notamment pour nous tourner vers la coopération. Quelles sont les universités avec qui vous avez lié des liens et dans quels buts ? Alors, la faculté est une des composantes de l’université Toulouse 1 Capitole. Nous avons donc en quelque sorte un réseau d’universités qui est engagé non pas avec la faculté puisque la faculté ne possède pas de personnalité juridique, mais avec l’université. Autrement dit, toutes les universités qui sont répertoriées à UT1 dans le programme Erasmus ou Erasmus + sont nos partenaires potentiels. Et en outre, la faculté est en train de créer des réseaux qui lui sont propres. Je pense notamment à deux catégories d’universités. Je suis en pourparlers pour créer un diplôme qui serait délivré en partenariat avec l’université de Yaoundé II, au Cameroun, et plus précisément avec la Faculté des Sciences Économique et de Gestion et nous sommes également très impliqués dans des formations délocalisées et ça c’est une spécificité de notre faculté. Nous avons aussi délocalisé une license Administration Économique et Sociale et un Master Sciences Économique et Sociales au Vanuatu (Océanie). Le Vanuatu, c’est un petit pays, c’est un pays composé de 83 îles, c’est un pays qui présente la particularité d’avoir été pendant longtemps un exemple que l’on donnait à tous les étudiants de droit, c’était un condominium franco-britannique qui aujourd’hui à trois langues officielles, l’anglais, le français et le bichelamar. Et nous avons eu l’honneur et le plaisir d’inaugurer une antenne en 2013 et nous avons créé. Et les liens que nous entretenons sont très étroits puisque, tous les ans, nous envoyons certains de nos étudiants faire leurs études en L3 au Vanuatu et nous accueillons aussi des étudiants vanuatais à venir faire leurs études ici à Toulouse.
  • 23. 23 Quels sont les axes de développement que vous privilégiez pour les années à venir ? Alors, pour les années à venir, je pense qu’il faudrait réfléchir à trois axes : moderniser, structurer et ouvrir. Moderniser:nousmenonsactuellementuneréflexionsurlenomdelafaculté.Facultéd’Administration et Communication, il me semble que c’est une appellation qui est mal comprise aussi bien sur le plan national que sur le plan international. Quand on dit à des étudiants venez nous rejoindre au sein de la Faculté d’Administration et Communication, ce n’est pas très porteur. Donc, il y a une réflexion là-dessus. Nous essayons de donner envie aux étudiants de venir nous rejoindre, français comme étrangers. Ensuite, deuxième point fort : structurer. Structurer parce que je m’aperçois encore que bien que notre faculté ait beaucoup d’atouts, ils ne sont pas toujours compris par nos partenaires. Et je prendrais un exemple, c’est une faculté qui s’appelle aujourd’hui Administration et Communication avec des Masters notamment en communication qui sont extrêmement pointus mais lorsque l’on examine l’origine des étudiants qui intègrent ce Master, il y a peu d’étudiants originaires de la license Administration Économique et Sociale. Donc, favoriser les liens, mettre des ponts, établir des passerelles, pour qu’il y ait véritablement une osmose plus grande entre nos étudiants de License et ces Masters d’Information et de Communication. Et enfin, troisième thème : Ouvrir. Ouvrir, alors l’ouverture, elle pourrait présenter différents aspects, ouvrir bien sûr, je l’ai déjà évoqué à l’international, continuer à ouvrir, parce qu’il me semble que, aujourd’hui nos étudiants doivent avoir cette expérience de l’international, non seulement dans les universités européennes, c’est assez classique, mais ailleurs, nous avons ouvert au Pacifique, j’aimerais beaucoup ouvrir sur l’Afrique, dont on dit qu’elle sera le continent du XXIème Siècle. Ouvrir donc de ce point de vue l’international, mais ouvrir aussi sur le monde de l’entreprise. Ce que l’on reproche aux études universitaires françaises c’est finalement de faire coexister deux mondes qui ne se parlent pas. Essayons, essayons, d’établir un dialogue. Alors, ça se fait, ça se fait même très bien au niveau des masters, je n’ai rien à dire, mais ça ne se fait pas suffisamment au niveau des licences. Et là, je crois que nous devons progresser. Permettre à nos étudiants d’échanger, de dialoguer, de discuter, de se constituer un carnet d’adresses. Voilà donc, je répète : structurer, moderniser et ouvrir. Est-ce que vous allez ouvrir aussi la faculté à l’Amérique du Nord ? Alors, oui bien sûr, dans la mesure du possible nous allons essayer de travailler dans cette direction, nous avons quelques contacts, embryonnaires, pour l’instant. Mais des contacts qui nous permettent d’envisager éventuellement la création d’un réseau entre notre Université, entre l’Université de Floride, et l’Université de Laval (Québec) de façon à essayer de créer une triangulation entre nos trois institutions, mais ce n’est bien entendu qu’un projet à l’état d’embryon. Vous avez répondu à toutes nos questions, si vous en avez une en particulier à laquelle vous aimeriez répondre ? Je n’ai pas de question en particulier, mais je voudrais dire que cette faculté, est une faculté pleine de ressources, c’est une faculté qui est extrêmement accueillante, qui forme des étudiants certes atypiques, mais des étudiants de bonne qualité, et donc j’invite tous ceux qui sont intéressés par la pluridisciplinarité, qui sont intéressés par l’ouverture sur le monde, qui sont intéressés par la possibilité d’avoir des diplômes en phase directe avec le monde réel, le monde d’entreprise, de venir nous rejoindre, nous sommes prêt à les accueillir et surtout nous nous engageons à faire tout ce que nous pourrons pour qu’ils aient des études réussies.
  • 25. 25 blogs incontournables 5 Date de création : Auteur : Fred Cavazza Fred Cavazza travaille dans le digital depuis plus de 20 ans. Son blog reflète sa personnalité et nous pouvons retrouver des sujets variés sur la transformation digitale, le marketing sur les supports numériques, les médias sociaux, le commerce en ligne, la mobilité ou encore sur les différents usages autour d’internet. Date de création : 2009 Auteur : Gabriel Dabi-Schwebel / Collaboratif Le blog de l’agence 1min30 spécialisée dans l’inboud marketing a été lancé en 2009 par le fondateur Gabriel Dabi-Schwebel. Les articles diffusés sont collaboratifs, c’est-à-dire qu’ils sont rédigés par les différents membres de l’équipe. De plus, ils traitent de thèmes tels que : l’identité de marque ou la stratégie marketing.
  • 26. 26 Date de création : 2013 Auteur : Ludovic Salenne et Sébastien Vitu Créée en 2013, l’agence Inbound Marketing SLN Web permet de relever ces défis en définissant et en mettant en place une stratégie marketing et communication sur Internet pertinente. Leur ambition est de permettre aux entreprises de profiter de tout le potentiel du web et des réseaux sociaux pour générer plus de prospects qualifiés et les convertir en clients. Date de création : 2009 Auteurs : Collaboratif La Réclame présente chaque jour, le meilleur de la communication. C’est le principal média français dédié à la créativité et à l’innovation dans le monde de la communication, avec plus de 400 000 visiteurs uniques et plus de 800 000 pages vues par mois. Les sujets de prédilection sont les campagnes spectaculaires ou inspirantes, quel qu’en soit le support : vidéo, digital, identité, RP, outdoor, stunt, event, innovation… Date de création : 2012 Auteurs : Collaboratif Six ans de présence sur le terrain du référencement et du webmarketing dans le Nord-Ouest (Nantes, Angers, La Roche-sur-Yon) de la France permettent à l’Agence 404 de conseiller et d’orienter ses clients dans la bonne direction. Grâce à leur blog ouvert en 2012, ils rédigent des articles prodiguant des conseils en développement de l’entreprise par le digital.
  • 27. 27 Applications à tester d’urgence 5 « La meilleure façon d’apprendre une langue. » Date de création : 2011 Catégorie : Enseignement Prix : Gratuit « Duolingo est un site web et une application pour mobiles et tablettes destiné à l’apprentissage gratuit des langues. Apprendre avec Duolingo est amusant et addictif. Gagne des points avec tes bonnes réponses, révise en mode contre-la-montre, et passe au niveau supérieur. » « Gérer votre argent devient simple. » Date de création : 2011 Catégorie : Finance Prix : Gratuit « Bankin’est la meilleure application pour gérer votre argent. Créée en 2011 et agréé par la Banque de France, Bankin’ est le leader en Europe avec plus de 2,4 millions d’utilisateurs en France, en Angleterre, en Espagne et en Allemagne. Bankin’ est le premier Coach Financier indépendant des banques en Europe. »
  • 28. 28 « Décrypte les ingrédients des produits cosmétiques. » Date de création : 2018 Catégorie : Santé et remise en forme Prix : Gratuit « Fini les doutes sur la présence d’ingrédients indésirables dans sa crème de jour, sa mousse à raser ou le gel lavant pour son bébé. Notre application gratuite QuelCosmetic permet un choix facile, rapide et éclairé de plusieurs milliers de produits cosmétiques. » Date de création : 2017 Catégorie : Santé et remise en forme Prix : Gratuit « 7 minutes c’est le temps que prendra l’application Seven pour vous sculpter une silhouette de rêve avant l’été. La salle de sport, le froid, la fatigue, le trajet sont des facteurs susceptibles de vous décourager ? Voici notre solution miracle : dégainez votre Smartphone, téléchargez l’appli et mettez vous en condition. Il suffit d’ingrédients simples, une chaise, un mur, le poids de votre corps, votre motivation, et c’est parti ! » « Your Map, your Places, your World. » Date de création : 2014 Catégorie : Lifestyle Prix : Gratuit « Grâce à Mapstr construisez la carte de votre monde : enregistrez vos bonnes adresses, triez-les avec des tags, préparez votre prochain voyage, découvrez la carte de vos amis pour suivre leurs recommandations et accédez à votre carte hors-ligne, même en voyage ! » « Il n’a jamais été aussi facile de retrouver la forme – ni aussi amusant. »
  • 30. 30 STAGES 27 NS-Park Toulouse Chargé de communication digitale Cynthia ANDOH Claire CALSINA Bruno CALVET Vitamines division JPdL Montréal Coordinatrice événementiel et tourisme d’affaires Les femmes de l’Économie Paris Assistante chargée de projet événementiel Élodie COSTE Lucie COUTURIER Marie FESUICK Agence Image 7 Paris Assistante consultante aux Affaires Publiques CNES Toulouse Assistante communication
  • 31. 31 Lymo Toulouse Chargé de projet marketing digital Martin HUC Yasmina KALLOUA Morgane LANOY Agence La Cerise Toulouse Assistante attachée de presse Production Nuits d’Afrique Montréal Assistante chargée de communication et relations presse Aestetype Toulouse Assistant communication/ marketing Jules LASCARAY Joris LESPAGNOL Fanny MIRAMBEAU Atlangames Nantes Assistant chargé de projet Airbus Asia Training Center Singapour Sales and marketing associate Pop in Events Paris Chargée de production événementielle Lina MOYA Mariem MTIBAA Julien PAYET Conseil Régional d’Occitanie Toulouse Assistant attaché de presse
  • 32. 32 Agence Oxygen Toulouse Assistante attachée de presse Elsa PÉAULT Alice PERROT Léa PICAURON Conseil Régional d’Occitanie Toulouse Service communication citoyenne et stratégie médias La ligue nationale contre le cancer Paris Chargée de communication événementielle et relations médias Content Design Lab Paris Chargé de communication/ Chef de projet Gauthier PY Felícia RAPOPORT Mathilde REY Altran Technologies Blagnac Assistante responsable marketing et communication Agence Couleur Citron Toulouse Assistante chef de projet Stanislas SANTEIX Nadia TEIXEIRA Maura TRONCI Thalès Alenia Space Toulouse Chargée de communication Pierre Fabre Toulouse Chef de publicité
  • 33. 33 GIP MiPih Toulouse Chargée de marketing opérationnel et communication externe Léa VERDIER Charline VIDAL Emma ZAHN TAO DDB Toulouse Community Manager / Chef de projet Agence 636 Toulouse Social Media Manager Facebook : Master 2 AGCOM Instagram : master2agcom Fin des partiels
  • 34. Master 2 AGCOM 2017-2018 Réalisé par : CALVET Bruno, LESPAGNOL Joris, PY Gautier, SANTEIX Stanislas et VIDAL Charline