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LUJ INFERMAN’ ET LA CLODUCQUE
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LUNDI
et trop court, mis en valeur par une écharpe
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MISERERE
de Jean-Christophe Grangé
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MARDI
Cet ouvrage de Jean-Christophe Grangé,
« Miserere » contient tous les éléments qui ont
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POINTE ROUGE
de Maurice Attia
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Critique de Michèle Lemartinet
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MERCREDI
Un coupable potentiel se dessine dans le
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TETRALOGIE : 1974, 1977, 1980, 1983
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Titres originaux : Idem (Angleterre)
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on trouve des personnages puissamment campés,
un rythme hallucinatoire, mais aussi l’émotion au
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LE DERNIER BAISER
de James Crumley
Titre original :  The last good kiss (USA)
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Mais surtout, quelle ambiance ! Le loufoque
sublime le sordide, l’humour et l’ironie décapent
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UNDERWORLD USA
de James Ellroy
Titre original : Underworld USA (USA)
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Le récit lui-même peut alors commencer en
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Un livre un jour trhillers

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Un livre un jour trhillers

  1. 1. la critique des lecteurs de notre réseau 1LIVREPAR JOUR Semaine du 22 au 28 juin 195 librairies partout en France GRATUIT servezvous Semaine du 6 au 2 juillet195 librairies partout en France La critique des lecteurs de notre réseau GRATUIT servez-vous Spécial thrillers
  2. 2. LUJ INFERMAN’ ET LA CLODUCQUE de Pierre Siniac France Catégorie(s) : Policiers et thrillers Critique de Pierre Minnes Prix conseillé : 8,30 € Indispensable classique L oin d’être sympathiques, les deux héros de créés par Siniac : Luj Inferman et la Cloducque. Ce n’est pas pour que nous nous en fassions des amis, ils sont là pour nous faire frémir et rire. Et là, c’est bien plus réussi. Ce polar est le premier d’une série qui finit par en comporter sept. Il est à lire absolument parce que c’est dans celui-ci que naissent et se rencontrent les deux gus du duo d’enfer qui va sillonner la France. Tout d’abord, nous découvrons Luj Inferman’, un vagabond crevant de faim mais heureux quand il parvient à dégotter une épluchure au fond d’une poubelle. Il est toujours en lutte contre l’impitoyable méchanceté des plus nantis qui préfèrent, sous son nez, gâcher la nourriture plutôt que de la lui donner. On doit bien avouer que Luj, la trentaine maigrichonne, encore serré dans un costard noir dégoûtant
  3. 3. LUNDI et trop court, mis en valeur par une écharpe violette et des sandales (à l’origine) blanches est desservi par son aspect. Il erre depuis long- temps sur les routes en rêvant de vengeance. Puis c’est la rencontre avec La Cloducque, pardessus bleu horizon genre 14/18, cha- peau cloche informe, de très forts godillot et munie en permanence de gants de boxe, très costaude et peut-être encore plus sale que Luj. Mais a-t-on affaire à un homme ou à une femme ? Cette improbable et néanmoins dangeureuse créature se prent de sympathie pour Luj . Elle ne le quittera plus. Elle commence par lui narrer ses mésaventures parmi les plus impro- bables qui soient… Voilà pour les données de départ. Je vous laisse découvrir la suite. L’argot ancien style peut dérouter un peu les plus jeunes au début mais je suppose que, portés par la poésie, ils s’y mettront vite. Le style quant à lui est tout à fait à noter. On ne retrouvera pas cela dans les aventures suivantes. Nous avons ici une volée de différents exercices de style que l’on sent faits « pour jouer ». Certains passages alluci- nants semblent tenir pour partie de l’écriture automatique. Siniac ne rechigne pas non plus sur l’absurde, les scènes surréalistes et les jeux sur les mots (par exemple placer le maximum de mots en –ace sur une douzaine de lignes). Il m’a semblé qu’il avait écrit ce livre « en se lâchant », en s’accordant le droit à tous les jeux d’auteur. La surprise fut peut-être pour lui que cela ait plu. J’ai l’impression qu’au moment où il a écrit ce « Luj Inferman’ et la Cloducque » il ne savait pas encore qu’il débutait une série. Mais je me trompe peut-être. Spécial thrillers
  4. 4. MISERERE de Jean-Christophe Grangé France Catégorie(s) : Policiers et thrillers Critique de Leona Corto Prix conseillé : 7,65 € La musique n’adoucit pas toujours les moeurs F in décembre 2006, toute la France se prépare à fêter Noël. Toute ?!? Non, un homme résiste aux festivités, Kasdan, policier retraité, veuf et en froid avec son fils, est amené à reprendre du ser- vice car le chef de la chorale de la paroisse arménienne a été assassiné, Kasdan étant d’origine arménienne, et il en fait une affaire personnelle. Le chef de cœur, d’origine chilienne, a eu les tympans percés, seul indices une empreinte de chaussure taille 36 et des morceaux de bois. Volokine, jeune inspecteur de la Brigade de protection des mineurs, drogué et officielle- ment en cure de désintoxication, s’intéresse aussi à l’enquête. Kasdan et Volokine vont rapi- dement s’associer pour une enquête qui va les mener chacun à affronter leur passé.
  5. 5. MARDI Cet ouvrage de Jean-Christophe Grangé, « Miserere » contient tous les éléments qui ont fait le succès de cet auteur, impossibilité de lâcher le livre (faut quand même le faire pour manger ou dormir, mais c’est dur) avant de connaître la fin, personnages plus complexes qu’ils n’apparaissent au départ et intrigues aux multiples rebondissements, parfois (rarement) cousu de fil blanc — chez Grangé ça serait plutôt cousu de fil sang — mais l’auteur est un vraiment un excellent couturier. On le voit par- fois venir et pourtant il nous mène par le bout du nez. Encore une fois, Il est vraiment difficile de décrocher quand il vous a ferré (comme un poisson à son hameçon). Ce roman à quelques similitudes avec les « Rivières pourpres  », un vieil enquêteur et un jeune, chacun ayant une faille voire même plusieurs, mais chacun étant aussi détermi- né à trouver le meurtrier, l’enquête se passe, comme dans pratiquement tous ses romans dans le milieu religieux où se mêle et s’em- mêle l’Histoire avec un grand « H ». Mais avec Grangé, on peut être sûr que l’Histoire ne sera pas belle… Côté hémoglobine et viande froide, Grangé s’est un peu assagit dans les descriptions gores et les passages glauques comme dans la « Ligne noire » où il se lâchait un peu plus, préférant l’enquête et l’action à la leçon d’ana- tomie avec moult détails. Un très bon roman une fois de plus. A lire abso- lument (un Grangé, généralement cela ne se rate pas) pour passer un bon moment et fris- sonner, un peu, beaucoup, passionnément… Spécial thrillers
  6. 6. POINTE ROUGE de Maurice Attia France Catégorie(s) : Policiers, thrillers Critique de Michèle Lemartinet Prix conseillé : 6,90 € Du rouge et du noir M eurtre ou accident ? Un indivi- du, « bien connu des services de police », est retrouvé défenestré au pied d’une résidence étudiante d’un quartier du douzième arron- dissement Marseille. Comme de bien entendu, tout le monde se tait et n’a rien vu. L’action se déroule dans les mois qui ont pré- cédé Mai 68 et, au sein de la communauté estudiantine, les flics, en uniforme ou pas, sont très mal vus en cette période pré-insurrection- nelle. L’enquête va donc être particulièrement difficile pour l’inspecteur Paco Martinez, « pied- noir » installé depuis cinq ans à Marseille après ses exploits algérois, relatés dans un précédent roman, Alger la Noire, et pour son compère Tigran Khoupiguia, dit « Khoupi », digne rejeton d’une famille arménienne ayant fui à temps, le génocide ottoman.
  7. 7. MERCREDI Un coupable potentiel se dessine dans le portrait d’un serrurier, militant trotskiste qui habitait chez la Fourmi, une fille un peu pau- mée, adoratrice du haschich et de Rosa Luxemburg. L’intervention d’un vieil Arménien, Michel Agopian, militant CGT, permettra de boucler rapidement l’enquête. Paco peut aller fêter le Nouvel An tandis que Khoupiguian découvre le grand amour... Mais, trois jours plus tard, le corps sans vie d’Agopian est retrouvé à son domicile, torturé et crucifié. Dans une chambre, épinglées au mur, des photos de la Fourmi... Dans le droit fil d’Alger la Noire, Maurice Attia, utilisant le mode du récit à quatre voix, lie destins individuels et grande histoire. A la fin de 1967, la France est en surchauffe, la jeunesse gronde. A Marseille, sur fond de guerre entre mafias, l’assassinat d’un militant gauchiste et la disparition d’une liste de noms peuvent laisser penser que le Service d’action civique prépare un coup. D’autres meurtres vont suivre, compliquant encore un peu plus l’enquête, qui s’enlise dans les témoignages sibyllins, lorsqu’ils ne sont pas carrément bidons, des organisations auxquelles appar- tiennent les divers protagonistes. Il y a aussi des femmes (Irène, l’éternelle fiancée de Paco, Eva, une jeune trotskyste dont va tomber folle- ment amoureux Khoupi), dont le sort va être lié malgré elles à l’enquête. Dans ce polar noir, très noir, et très épais (plus de 600 pages), Maurice Attia a mis tout son talent littéraire et sa connaissance de la psychologie au service d’un beau portrait de la Marseille des années 60, aux résonances d’une incroyable actualité. Spécial thrillers
  8. 8. TETRALOGIE : 1974, 1977, 1980, 1983 de David Peace Titres originaux : Idem (Angleterre) Catégorie(s) : Policiers, thriller Critique de Jean-Marc Otczhez Prix conseillé : 8,65 € l’unité 1974 Nous sommes en 1974, dans la région de Leeds, c’est l’hiver, Noël approche. Edward Dunford, reporter criminel à l’Evening Post, est encore un néophyte qui fait ses premières armes dans l’ombre du journaliste vedette de la rédaction, Jack Whitehead. Au volant de la vieille Viva de son père, qui vient de mourir, Edward Dunford sillonne les routes de l’ouest du Yorkshire à la recherche d’indices suscep- tibles d’éclairer trois disparitions d’enfants. 1977 Sept, le chiffre de l’apocalypse. 1977, l’année du jubilé d’argent et de l’éventreur du Yorkshire. Ce deuxième volet est une ode funèbre, une quête désespérée du sens. Malgré sa noirceur, on le dévore avec passion car l’auteur ose dépeindre le mal dans les couleurs les plus extrêmes pour réveil- ler les consciences endormies. Comme dans 1974,
  9. 9. on trouve des personnages puissamment campés, un rythme hallucinatoire, mais aussi l’émotion au fond du désespoir. Les cauchemars de David Peace ne sont pas des élucubrations, ils sont l’expression d’une lucidité terriblement aiguisée et d’une remar- quable personnalité d’écrivain. 1980 Leeds sous la pluie. Plusieurs années ont passé et les meurtres attribués à l’Eventreur continuent. Les femmes n’osent plus sortir le soir. La psychose gran- dit et la police demeure impuissante. Pis encore, le mal rôde au sein même des forces dites de l’ordre. La corruption est partout. Y a-t-il un flic honnête dans le comté du Yorkshire ? David Peace confie à l’un de ses personnages la narration. Cette façon d’intérioriser le point de vue lui permet de brosser un tableau palpitant, écorché, violent, subjectif et pourtant, parfaitement maîtrisé. Dans ce troisième volet, David Peace nous donne ici la mesure du choc qui secoua l’opinion publique dans le nord de l’Angleterre pendant ces années où sévissaient une crise économique, politique et morale... et le véri- table Eventreur du Yorkshire. C’est à un exorcisme littéraire que se livre l’auteur dans cette tétralogie dont il reste encore un tome à publier. 1983 En mai, à la veille d’élections générales que la dame de fer s’apprête à remporter triomphalement, Hazel Atkins est enlevée à Morley, là où, en 1974, la petite Clare avait disparu. même si la police refuse d’éta- blir un lien entre les deux affaires, d’autres victimes de disparitions similaires refont surface : Susan Ridyard et Jeanette Garland. on s’en souvient, c’est sur ces affaires qu’enquêtait le journaliste Edward Dunford. lui aussi a mystérieusement disparu. dans le dernier volume de sa tétralogie du Yorkshire, David Peace dévoile la face cachée de ces années noires et tente de définir la nature du mal qui a rongé l’Angleterre pendant près d’une décennie. JEUDI Spécial thrillers
  10. 10. LE DERNIER BAISER de James Crumley Titre original :  The last good kiss (USA) Catégorie(s) : Policiers, thrillers critique de Heleen Montrose Prix conseillé : 7,25 € Le seul baiser qui a compté pour toi… c’était il y a longtemps déjà ! L’ inspecteur C.W. Sughrue est une totale réussite. Ancien du Vietnam devenu privé dans le Montana, vivote avec des divorces et des véhicules impayés. L’ex-femme d’Abraham Trahearne, écrivain volage et alcoolique au physique de grizzly, lui demande de retrouver son ex. C’est dans le bar miteux de Rosie, dont l’attraction est un bouledogue buveur de bière, que Sughrue retrouve Trahearne. Rosie supplie alors notre privé de retrouver Betty Sue Flowers, sa fille disparue depuis 10 ans… Paru en 1978, « Le dernier baiser » est le deuxième polar de James Crumley, trois ans après « Fausse piste ». La recette est toujours très alcoolisée, épicée de femmes attachantes et parfois fatales, avec un zeste de mafioso œuvrant dans le porno.
  11. 11. Mais surtout, quelle ambiance ! Le loufoque sublime le sordide, l’humour et l’ironie décapent les bas-fonds d’une société américaine post hippie et Vietnam réunis. Les paumés sont joyeux et profitent de la vie, les névroses sont légères et l’occasion de boire bien plus qu’un dernier verre. Sughrue doit retrouver Abraham Trahearne, vétéran lui aussi, devenu poète et alcoolique professionnel, qui de temps en temps décide de s’enfuir pour faire la tournée des bars des états du Midwest. Chose faite dans le premier chapitre, Sughrue le retrouve dans un petit bar, s’ensuit une légère fusillade où Trahearne est blessé au cul. Sughrue attendra la fin de sa convalescence pour le ramener à la maison et durant ce temps, se fait proposer un contrat par Rosie, la tenancière du bar. Retrouver sa fille, enfuie il y a dix ans. Elle lui donne 87 dol- lars et lui demande de faire ce qu’il peut. Et voilà, Sughrue ne peut refuser et se lance sur la piste de Betty Sue Flowers, finalement flanqué de Trahearne et de Fireball Roberts, le boule- dogue alcoolique de Rosie. L’écriture de Crumley emprunte une poésie que l’on ne voit que trop peu souvent dans le genre. Un langage sensible qui rend le détective encore plus attachant. Bref, on peut consom- mer ce Crumley sans modération, puisqu’on ne risque ni maux de tête, ni gueule de bois. Juste un petit coup de blues quand c’est terminé, parce que c’est passé trop vite et que c’était trop bon. VENDREDI Spécial thrillers
  12. 12. UNDERWORLD USA de James Ellroy Titre original : Underworld USA (USA) Catégorie : Thrillers Critique de Jules Crahiot Prix conseillé : 9,20 € L’amérique tourmentée 24 février 1964, 7 h 16 du matin à Los Angeles. Attaque d’un fourgon blindé de la Wells Fargo. Quatre convoyeurs abattus, trois braqueurs morts ; le quatrième a pris la fuite en empor- tant seize sacs de billets et quatorze mallettes remplies d’émeraudes. C’est sur ce braquage, disséqué avec une maestria éblouissante, que s’ouvre Underworld USA, dernier volet de la trilogie commencée avec American Tabloid. Le narrateur reste dans l’ombre ; il a suivi des gens, posé des micros et mis des téléphones sur écoute. Il nous pré- vient que le livre est fondé sur « des documents publicsdétournés,desjournauxintimesdérobés, la somme de mon expérience personnelle et une bonne quarante années d’études approfondies ».
  13. 13. Le récit lui-même peut alors commencer en droite ligne de son précédent opus : « American Death Trip ». Eté 1968 : Martin Luther King et Robert Kennedy ont été les victimes de conspi- rations meurtrières. La Convention démocrate de Chicago est sabotée par des spécialistes en coups fourrés. Howard Hughes s’est fait escro- quer dans le rachat des casinos de Las Vegas par la mafia. Les militants noirs se préparent à l’insurrection dans les quartiers sud de Los Angeles, et le FBI, toujours sous la houlette de J. Edgar Hoover, utilise tous les moyens pour les détruire. A la croisée de ces événements, le destin a placé trois hommes : Dwight Holly, l’exécuteur des basses oeuvres de Hoover, Wayne Tedrow, ancien flic et trafiquant d’hé- roïne, et Don Crutchfield, jeune détective obsédé par les femmes. Dwight, Wayne, Don : leurs vies s’entre- choquent sur la piste de Joan Rosen Klein, la « Déesse rouge », et chacun d’eux paiera « un tribut élevé et cruel à l’Histoire en marche ». En 131 chapitres et cinq parties au titre aussi évocateur que provocateur, ce roman noir et politique reconstruit les années les plus tourmentées de l’Amérique du XXe siècle, avec une largeur de vision et une profondeur stupéfiantes. Underworld USA est la flamboyante conclusion de la trilogie qui a placé James Ellroy au rang des « plus grands écrivains américains d’au- jourd’hui » selon le journal Los Angeles Times Book Review. SAMEDI Spécial thrillers
  14. 14. LA FAUTE de Paula Daly Titre original : Just what kind of mother are you ? (USA) Catégorie : Thrillers Critique de Appoline Dervot Prix conseillé : 9,30 € 4 jours à tuer ! N e cherchez plus votre polar pour le prochain week-end, le voici. Un très bon polar que je n’ai pas lâché jusqu’à la révélation finale ! Une bonne intrigue, des personnages hyper convaincants, du rythme... Et au final, une dissection terrifiante des relations fami- liales. Premier roman et première réussite pour cette auteure britannique qui dépeint un univers bien loin du légendaire flegme de ses compatriotes. La faute originelle, celle qui donne son titre au livre (en français car le titre original est « Just what kind of mother are you ? ») c’est celle de Lisa Kallisto. Femme débordée jonglant entre ses trois enfants et la gestion de son refuge pour animaux, complexée face aux mères par- faites qui l’entourent, comme son amie Kate, et persuadée de ne jamais être à la hauteur.
  15. 15. Lorsque Lucinda, la fille adolescente de Kate et amie de sa propre fille Sally disparaît alors qu’elle était sensée dormir chez elle, le senti- ment de culpabilité qui habite Lisa est poussé à son paroxysme et alimenté par les reproches de l’entourage familial de Kate. D’autant qu’une autre jeune fille du même âge enlevée la veille vient d’être retrouvée errant dans les rues en état de choc et à moitié déshabillée. S’agit-il d’un prédateur sexuel ? La tension monte dans le village huppé de la région des lacs, d’habitu- de épargnée par les faits divers ou les crimes. Lisa, quant à elle tente d’honorer la promesse faite à Kate de retrouver sa fille, espérant ainsi remonter un peu dans son estime. A partir de là, l’auteur fait parfaitement mon- ter la sauce par des allers et retours entre la narration de Lisa et celle de l’inspecteur Joanne Aspinall, en charge de l’enquête. Deux personnages attachants et détonants dans le paysage policé qui les entoure, la mère de famille dépassée et légèrement bordélique et la flic consciencieuse, dévouée à son métier mais complexée physiquement et désespéré- ment célibataire. Paula Daly sème les indices, les fausses pistes et les doutes avec pas mal de métier pour une débutante. Mais l’intérêt du bouquin est également dans sa façon de mettre à jour ce qui se trouve derrière les façades de familles modèles dès lors que l’on gratte un peu. Et des secrets, il y en a des tonnes. Même si Lisa est très loin de se douter de ce qu’elle va découvrir... Allez, je n’en dis pas plus, ce serait dommage de gâcher le plaisir de la découverte. Mais je vous promets quelques heures de bon plaisir à savourer cette «Faute» qui est tout sauf une faute de style. DI MANCHE Spécial thrillers
  16. 16. 195 librairies partout en France Retrouvez-nous sur: www.dixit-librairie.fr Spécial thrillers

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