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Plan (1)
1.Introduction
2.Définition des IST
3.Origine des IST
4-Rappels anatomiques et physiologiques de l’appareil génital
5. Classification des IST
5.1. Classification clinique
5.1.a. IST avec écoulements
5.1.b IST avec ulcération
5.1.c. IST avec végétations
5.1.d IST sans atteinte apparentes
5.2.classification étiologique
6. Epidémiologie des IST
OBJECTIFS :
1- Connaitre les principaux agents microbiologiques responsables des IST
.
3- Connaitre les différentes étapes de diagnostic des IST
4- Savoir interpréter les examens microbiologie devant un écoulement
urétrale ,une ulcération génitale et une sérologie
4-Connaitre les stratégies de lutte contre les IST
1-Introduction
• Responsable des complications parfois grave :
• Les IST peuvent engager le pronostic fonctionnel (fertilité) ou vital (infection par le VIH)
Complications
gynécologiques
(salpingite, grossesse
extra-utérine, stérilité)
Infections chroniques
graves voire mortelles
(VIH, syphilis)
Cancers
(Papillomavirus,
VHB).
Les (IST) restent un problème de santé publique majeur presque partout dans le monde
Depuis le début de l’infection à VIH les Infections sexuellement transmissibles (IST) ont connu un regain
d’intérêt .
STRATÉGIE MONDIALE DU SECTEUR DE LA SANTÉ
CONTRE LES INFECTIONS SEXUELLEMENT
TRANSMISSIBLES, 2016-2021
2-DEFINITION :
IST MST
cette dénomination correspond mieux au caractère parfois
asymptomatique de ces affections.
Selon l’OMS
• C’est une infection qui se transmet lors de rapports sexuels d’un individu porteur de l’infection
vers un individu sain.
• Il peut s’agir de virus, de bactéries ou de champignons.
Selon CDC
• Infection transmise par contacte sexuel (vaginal, anal ou oral).
• Causée par des microorganismes qui survivent sur la peau et les muqueuses des parties génitales.
• Transmise par le sperme, les sécrétions vaginales ou le sang durant un rapport sexuel.
3-Origine IST
Actuellement, environ 30 IST ont été identifiées.
 Distinguer les IST des autres types d’infections du tractus génital:
Infections
endogènes
croissance excessive d’un micro-organisme
normalement présents dans le vagin en faveur d’un autre
candidose
vaginale
vaginose
bactérienne
Infections
iatrogènes
introduction dans le tractus génital de micro-organismes
lors de procédures médico-chirurgicales sans respect des
règles d’asepsie
avortement
provoqué
pose d’un
stérilet
La limite entre IST et infection urogénitale non sexuellement transmissible n’est pas toujours claire car les
symptômes manquent de spécificité et les infections mixtes sont possibles
4-Rappels anatomiques et physiologiques de
l’appareil génital
A- L’appareil génital masculin
L’appareil génital masculin se confond avec la partie inférieure de
l’appareil urinaire En effet l’urètre de l’homme est long, comprenant
une portion antérieure ou distale qui traverse le corps spongieux et une
portion postérieure ou proximale.
Les sécrétions prostatiques et le liquide séminal se déversent dans le canal
urétral. Alors que les vésicules séminales, le canal déférent,
l’épididyme et les testicules sont stériles.
La flore génitale se localise au niveau du gland et de l’urètre distal. Il
s’agit d’une flore commensale poly microbienne voisine des flores
entérique et cutanée (Rahal K. et al. ; 2001).
B-L’appareil génital féminin
L’appareil génital féminin est totalement distinct de l’appareil urinaire
, Il comprend deux parties :
-la partie supérieure qui constitue le site stérile, est représenté par : les
ovaires et les trompes de Fallope, la cavité utérine et l’endocol,
-et la partie inferieur de l’appareil, contaminé par une flore
microbienne abondante et variée comprend : l’exocol, le vagin et la
vulve.
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  • 1. Plan (1) 1.Introduction 2.Définition des IST 3.Origine des IST 4-Rappels anatomiques et physiologiques de l’appareil génital 5. Classification des IST 5.1. Classification clinique 5.1.a. IST avec écoulements 5.1.b IST avec ulcération 5.1.c. IST avec végétations 5.1.d IST sans atteinte apparentes 5.2.classification étiologique 6. Epidémiologie des IST
  • 2. OBJECTIFS : 1- Connaitre les principaux agents microbiologiques responsables des IST . 3- Connaitre les différentes étapes de diagnostic des IST 4- Savoir interpréter les examens microbiologie devant un écoulement urétrale ,une ulcération génitale et une sérologie 4-Connaitre les stratégies de lutte contre les IST
  • 3. 1-Introduction • Responsable des complications parfois grave : • Les IST peuvent engager le pronostic fonctionnel (fertilité) ou vital (infection par le VIH) Complications gynécologiques (salpingite, grossesse extra-utérine, stérilité) Infections chroniques graves voire mortelles (VIH, syphilis) Cancers (Papillomavirus, VHB). Les (IST) restent un problème de santé publique majeur presque partout dans le monde Depuis le début de l’infection à VIH les Infections sexuellement transmissibles (IST) ont connu un regain d’intérêt . STRATÉGIE MONDIALE DU SECTEUR DE LA SANTÉ CONTRE LES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES, 2016-2021
  • 4. 2-DEFINITION : IST MST cette dénomination correspond mieux au caractère parfois asymptomatique de ces affections. Selon l’OMS • C’est une infection qui se transmet lors de rapports sexuels d’un individu porteur de l’infection vers un individu sain. • Il peut s’agir de virus, de bactéries ou de champignons. Selon CDC • Infection transmise par contacte sexuel (vaginal, anal ou oral). • Causée par des microorganismes qui survivent sur la peau et les muqueuses des parties génitales. • Transmise par le sperme, les sécrétions vaginales ou le sang durant un rapport sexuel.
  • 5. 3-Origine IST Actuellement, environ 30 IST ont été identifiées.  Distinguer les IST des autres types d’infections du tractus génital: Infections endogènes croissance excessive d’un micro-organisme normalement présents dans le vagin en faveur d’un autre candidose vaginale vaginose bactérienne Infections iatrogènes introduction dans le tractus génital de micro-organismes lors de procédures médico-chirurgicales sans respect des règles d’asepsie avortement provoqué pose d’un stérilet La limite entre IST et infection urogénitale non sexuellement transmissible n’est pas toujours claire car les symptômes manquent de spécificité et les infections mixtes sont possibles
  • 6. 4-Rappels anatomiques et physiologiques de l’appareil génital A- L’appareil génital masculin L’appareil génital masculin se confond avec la partie inférieure de l’appareil urinaire En effet l’urètre de l’homme est long, comprenant une portion antérieure ou distale qui traverse le corps spongieux et une portion postérieure ou proximale. Les sécrétions prostatiques et le liquide séminal se déversent dans le canal urétral. Alors que les vésicules séminales, le canal déférent, l’épididyme et les testicules sont stériles. La flore génitale se localise au niveau du gland et de l’urètre distal. Il s’agit d’une flore commensale poly microbienne voisine des flores entérique et cutanée (Rahal K. et al. ; 2001). B-L’appareil génital féminin L’appareil génital féminin est totalement distinct de l’appareil urinaire , Il comprend deux parties : -la partie supérieure qui constitue le site stérile, est représenté par : les ovaires et les trompes de Fallope, la cavité utérine et l’endocol, -et la partie inferieur de l’appareil, contaminé par une flore microbienne abondante et variée comprend : l’exocol, le vagin et la vulve.
  • 7. 5.CLASSIFICATION DES I.S.T CLASSIFICATION DES I.S.T Classification clinique Classification étiologique  IST avec écoulements  IST avec ulcérations  IST avec douleurs pelviennes chez la femme  IST avec végétations  IST sans atteinte génitales apparentes  les agents infectieux responsables peuvent être  Des bactéries  Des virus  Des champignons  Des ectoparasites
  • 8. 5.1.a. IST avec écoulements • Urétrites chez l’homme Définition clinique Inflammation d’origine infectieuse de l’urètre (canal à deux fonction : conduit des urines, passage du sperme), Signes cliniques ≥50% : Ecoulement épais/purulent parfois peu abondant et clair ou hémorragique +/- dysurie, pollakiurie , brûlures mictionnelles, prurit, douleurs urétrales. Types d’urétrites Urétrites gonococciques Urétrites non gonococciques N.gonorrhoeae C.trachomatis -Mycoplasmes génitaux (M.genitalium, Ureaplasma.sp) -Trichomonas vaginalis autres : -Haemophilus influenzae, -Streptocoquesβ hémolytiques
  • 9. 5.1.a. IST avec écoulements Cervico- vaginite chez la femme Définition clinique Ecoulements vaginaux dues à une infection génitale basse ou haute . A distinguer des Leucorrhées physiologiques : -glaire cervicale blanches -Sécrétions des glandes annexes (Skène et Bartholin) Signes cliniques -altération de la couleur, abondance, -odeur(parfois fade) +/- associées à des signes de Prurit, brulures mictionnelles -Parfois asymptomatiques Infections Cervico- vaginales  Vulvovaginites  Exocervicite Infections de l’utérus et des trompes  Endocervicites  Endométrites  Salpingites N.gonorrhoeae Chlamydia trachomatis Mycoplasme genitalium N.gonorrhoeae Chlamydia trachomatis Mycoplasme genitalium
  • 10. 5.1.b IST avec ulcération Chancre syphylitique (T.pallidum subsp pallidum) Incubation de 3semaines -phase Iaire: lésion indurée indolore +adénopathie satellite -régréssion spontanée/1mois. -Phase IIaire 2mois-4ans : lésions cutanéo muqueuses +adénopathies Chancre mou= (chancrelle) incubation 3-7j, -Débutant d’une petite papule érythémateuse suivie d’une ulcération purulente profonde et douloureuse à bords mous non indurés, fistulisation dans 50% cas -Guérison spontanée Chancre mou papule érythémateuse (image : osmosis)
  • 11. 5.1.b IST avec ulcération Lymphogranulomatose vénérienne (LGV) Chlamydia trachomatis sérovars L1,L2,L3 -Incubation 3-30j, -micro-chancre (petite papule indolore ou pustule ) qui évolue en une polyadénopathie inguinale. -fistulisation en pomme d'arrosoir. Donovanose (granulome inguinal) Calymmatobacterium granulomatis Incubation7j-6 mois -Lésion ulcérative génitale unique ou multiple indurée, rouges et indolores -Pas d’adénopathie
  • 12. 5.1.b IST avec ulcération Herpes génital HSV2+++ HSV1+ -Incubation 7-21j pour la Primo-infection -Lésions maculeuses érythémateuses douloureuses, qui évoluent vers des vésicules, des ulcères et enfin des croûtes
  • 13. 5.1.c. IST avec végétations Candylomes acuminés (végétations vénériennes" "crêtes de coq’’ ) Papillomavirus ( HPV6, HPV11) Incubation : 1-8mois -une petite tumeur épithéliale bénigne molle, de localisation cutanée ou muqueuse, qui siège habituellement au niveau ano-rectal ou sur les organes génitaux Molluscum contagiusum Poxvirus Incubation 2-6 semaines -Tumeur bénigne -Un ou plusieurs petits boutons durs (excroissance), translucides, avec un point central de location surtout anogénitales et pubis dans le cas d’IST, il est liée à une ID
  • 14. 5.1.d IST sans atteinte apparentes Définition clinique Agents responsables HépatiteB aigue ou chronique qui peut apparaître pour de multiples raisons autre qu’une IST HBV lST chronique dangereuse qui fait apparaître le SIDA, une maladie qui rend inefficace le système immunitaire. HIV Rectite ulcéro-hémorragique associée à un tableau mononucléosique CMV Leucémie, lymphomes à LT, une lymphadénopathie, une hépatosplénomégalie, des lésions cutanées, une myélopathie/paraparésie spastique tropicale. HTLV
  • 15. 5.2.classification étiologique II. Principaux agents étiologiques des IST On compte une trentaine d’agents pathogènes responsables d’IST : Bactéries , Virus ou parasites
  • 16. 5.2.classification étiologique Bactéries Neisseria gonorrhoeae Chlamydia trachomatis Treponema pallidum Famille :Neisseriaceae Cocci à Gram négatif ,groupés par paires (en grains de café), souvent intra leucocytaires Immobile, aérobie strict fragile et exigent Strictement humain Famille :Chlamydiaceae Très petite taille (300µm) Paroi proche de celle des BGN/Membrane cytoplasmique + LPS mais PG absent Plusieurs sérovars/MOMP. 3formes : CE: infectieux ,CR,CI Parasite intracellulaire obligatoire Muqueuses oculaire et génitale. Strictement humain Famille :Spirochaetaceae Fin, hélicoîdal, paroi proche de celle des BGN/endoflagelles, mobilité particulière. Visible uniquement au microscope à fond noir. non cultivable in vitro Strictement humain
  • 17. 5.2.classification étiologique Bactéries Mycoplasmes génitaux Haemophilus ducreyi Calymmatob- acterium granulomatis Famille :Mycoplasmataceae : Bactéries ubiquitaires : commensales/Saprophytes Petites bactéries sans paroi, Membrane cytoplasmique + LPS, Famille :Pasteurellaceae Egalement appelé: bacille de Ducrey Bacille/ cocobacille à Gram négatif. Coloration bipolaire Immobile, aspect pathognomonique en chaîne de vélo Bactérie exigeante/GSC+/-PVX en 24-48h, Oxydase +, Catalase + Maladies uniquement chez l’homme, des modèles chez l’animal ont été décrit BGN encapsulé ressemblant à Klebsiella Intracellulaire Culture sur système cellulaire (œuf de poule embryonné) L’homme infecté constitue le principal réservoir D’autres bactéries pathogènes banales peuvent êtres impliquées dans les IST tels que : Gardnerella vaginalis et les entérobactéries
  • 18. 5.2.classification étiologique Virus de l’immunodéfi science humaine HIV Virus de l’hépatite B VHB HSV2/ HSV1 CMV HHV8 Famille: Retroviridae. Genre: lentivirus, Virus enveloppé à capside hélicoidale Enveloppe: gp121, gp 41, Matrice : proteine p17 et protéase P12 Capside p24, nucléocapside: p7, enzymes : Intégrase p31 et TI(p66/51), Génome : 2ARN : Gag(Prot)/Env (Gp120,41)/Pol(Enz) Famille : Hepadnaviridae Enveloppé. proteines: Majeure/S, Moyenne/M, Grande/L Capside cubique : HBc, HBe Génome :ADN partiellement bicaténaire ; 4ORF:PréS1,PréS2, S, PréC/C, P , X Famille : Herpesviridae Enveloppé :GpB,G,D.. Capside cubique Tégument Génome :ADN bicaténaire linéaire Virus
  • 19. 5.2.classification étiologique Papillomavirus humain HPV Poxvirus Humain T- Lymphotropic virus HTLV1 Famille: papillomaviridae/ α,β,ϒ,µ,nuHPV -Nus non enveloppé -génome :ADN bicaténaire circulaire fermé Famille :Poxviridae 2enveloppes, capside biconcave entourée de corps latéraux Génome : ADN linéaire Famille : Retroviridae. Genre :Oncovirus -Enveloppé (Gp46,GP21) -Capside hélicoidale -Génome :2ARN : gag(Prot p19,p24, p15), pol(Enz :TI, intégrase) ,env(Gp46,Gp21), pX(role ds leucémogène+Expression virale) Virus
  • 20. 5.2.classification étiologique Trichomonas vaginalis Candida albicans Phthirus pubis Famille :protozoaire Parasite flagellé Forme végétative à transmission sexuelle; Protozoaire plus gros qu’un polynucléaire Très mobile grâce à ses flagelles et à sa membrane ondulante Facilement reconnaissable au microscope à l’état frais Strictement humain Famille: Saccharomycetaceae Genre de levure Famille: Sarcoptides Parasite :pou de type acarien microscopique, Agent de la Gale Vit dans l’épiderme, La femelle creuse des sillons Cliniquement: prurit intense touchant surtout les parties antérieures du corps Protozoaires Agents fongiques Sarcoptes scabiei Parasite : pou microscopique appelé morpion ,Agent du morpion ou phtiriase du pubis 1 à 2 mm de long avec 6 pattes dont les 2 dernières sont adaptées pour s’accrocher à la racine du poil Démangeaisons à recrudescence nocturne Ectoparasites
  • 21. 6. Epidémiologie des IST Dans le monde : Parmi les 30 agents de IST 08 d’entre eux expliquent la plus grande partie de l’incidence des IST En 2020, OMS estime que 374 millions le nombre de personnes ayant contracté l’une des quatre IST suivantes : Neisseria gonorrhoeae 82 M VIH 34 M HPV 300 M HBV 296 M Chlamydia trachomatis 129 M Treponema pallidum 7,1 M HSV 490 M Trichomonas vaginalis 156 M D’apres le communiqué de presse de l’OMS de 6 juin 2019 Chaque jour dans le monde, plus d’un million de personnes contractent une infection sexuellement transmissible , asymptomatique dans la majorité des cas
  • 22. 6. Epidémiologie des IST Dans le monde : Trichomanose Chlamydiose Gonorrhée SYPHILIS VIH HPV HSV HBV 04 de ces infections sont actuellement curables 04 sont des infections virales incurables La majorité des IST sont asymptomatiques. Lorsqu’elles ne sont pas traitées, elles peuvent avoir de graves conséquences : cécité et autres manifestations neurologiques, stérilité, transmission de la mère à l’enfant, mortinaissance et/ou malformations congénitales. Le VPH et le VHB peuvent causer le cancer mais peuvent être prévenus tous les deux par la vaccination.
  • 23. 6. Epidémiologie des IST En Algérie • Pas de données épidémiologiques fiables • Exceptés les MDO nous ne disposons pas de données exhaustives concernant les IST !
  • 24. 6. Epidémiologie des IST En Algérie
  • 25. Traitement Recommandations Européennes: Gonorrhée -Ceftriaxone : 1g IM – dose unique Un traitement anti-chlamydien doit être systématiquement associé Alternatifs: (Sujet allergique aux bétalactamines) : 1. Azithromycine : 2g - dose unique ou 2. Gentamicine : 240 mg IM dose unique 3. Ciprofloxacine 500 mg per os en dose unique (après vérification de la sensibilité sur l’antibiogramme) En cas d’impossibilité d’administrer un traitement alternatif : Désensibilisation aux bétalactamines et ceftriaxone Doxycycline per os : 100 mg x 2/jour pendant 7 jours Alternative : l’azithromycine 1 g en monodose, puis 500 mg/ jour pendant deux jours Chlamydia Trachomatis Infectiologie pratique OptionBio | juillet-août 2020 | n° 619-620
  • 26. Traitement Recommandations Européennes: Mycoplasma genitalium -Doxycycline 100 mg x2/jour pendant 7 jours suivie de l’azithromycine 1 g en monodose, puis 500 mg/jour pendant deux jours. En cas d’échec ou de résistance documentée à l’azithromycine la moxifloxacine 400 mg/ jour pendant dix jours est préconisée. Syphilis précoce Benzathine pénicilline G : 1 inj IM de 2,4 Millions d’unités - dose unique Allergie aux bétalactamines : Doxycycline 100 mg x 2/jour per os pendant 14 jours Syphilis tardive Pénicilline G : 2,4 Millions d’unités - 1 inj IM/semaine - pendant 3 semaines. Syphilis neurologique Pénicilline G IV : 20 Millions unités/jour pdt 10 à 15 j Il n’y a aucune alternative thérapeutique. Syphilis Treponema pallidum Infectiologie pratique OptionBio | juillet-août 2020 | n° 619-620
  • 27. Traitement Recommandations Européennes: CHANCRE MOU -Azithromycine : 1 g per os en une seule prise - ou Ceftriaxone : 250 mg IM en une seule injection - ou Ciprofloxacine : 500 mg x 2/j per os x 3 jours - ou Erythromycine : 2 g/j per os x 7 jours Azithromycine : 1 g per os par semaine jusqu’à guérison - ou Erythromycine : 1 gr x 2/jour per os x 21 jours - ou Ofloxacine : 200 mg x 2/jour per os x 21 jours - ou Ciprofloxacine : 500 mg x 2/jour per os x 21 jours DONOVANOSE (granulome inguinal) Infectiologie pratique OptionBio | juillet-août 2020 | n° 619-620
  • 28. Traitement Recommandations Algeriennes: Neisseria gonorrhoeae Chlamydia trachomatis Trichomonas vaginalis Ceftriaxone 500 mg IM ou IVL en dose unique ou Cefixime 400mg per os en dose unique ou Gentamycine 240mg en IM en dose unique si contre indication aux B-lactamine ou Ciprofloxacine 500 mg per os en dose unique Azythromycine 1 g per os en dose unique* Ou Doxycycline 100 mg x2/j pendant 7 jours Tinidazole 2g en dose unique Ou Metronidazole 2g en dose unique ou Metronidazole 500mg x2/ jr pdt 7 jrs en cas d’échec d’une dose unique de même que le renouvellement de la cure de 15 jrs ou Metronidazole Ovule matin et soir pdt 14jrs ou en cas d’échec d’une dose unique de 2g(chez la femme enceinte symptomatique ) TRAITEMENTS DES URETRITES Mycoplasma genitalium Azythromycine 1,5 g sur 5 jours 500 mg à J1 puis 250mg de J2 à J5 Ou Moxifloxacine 400 mg /j pendant 7 à 10 jours Guide national de prise en charge des IST, 2019
  • 29. Traitement Recommandations algerienne : TRAITEMENT DES ULCERATIONS Chancre mou Azythromycine 1g per os en une seule prise Ou Ceftriaxone 250mg IM dose unique Ou Ciprofloxacine 500mg 2χ/j per os pendant 3jrs Ou Erythromycine 500mg 4χ/j pendant 7jrs Syphilis Benzathine benzylpénicilline parentérale -S.précoce:2.4MUI en IM (1inj) -S.tardive: 2.4MUI en IM (3 inj) à une semaine d’intervalle « si allergie ou traitement anticoag » -s.Précoce: Doxycycline 100 mg 2χ/jr pendant 14 jrs -S.tardive: Doxycycline 100 mg 2χ/jr pendant 21 jrs Ou désensibilisation à la pénicilline en l’absence de contre indication puis traitement par Benzathine benzylpénicilline Donovanose Azythromycine 1g /semaine jusqu’à guérison Ou Erythromycine 1g 2χ/jr per os pendant 21 jrs Ou ofloxacine 200mg 2χ/j per os pendant 21jrs OU Ciprofloxacine 500mg 2χ/j per os pendant 21jrs LGV Doxycycline 100 mg 2χ/jr pendant 21 jrs Alternative: Erythromycin e 500mg 4χ/j pendant 21jrs Guide national de prise en charge des IST, 2019
  • 30. Traitement Suivie thérapeutique : • Gonococcie Un contrôle clinique à J7 en cas d’échec clinique ==> un contrôle bactériologique • Infection à Mycoplasma genitalium Une PCR de contrôle doit être pratiqué 4 à 5 semaines après traitement • Infection à Chlamydia trachomatis PCR de contrôle entre 1 et 6 mois après traitement. • Syphilis Basé sur un TNT quantitatif, dans le même laboratoire. J0 du traitement titrage VDRL/RPR ==> Efficacité thérapeutique : diminution du titre d’un facteur 4 (deux dilutions) à six mois Il se négative à un an en cas de syphilis primaire et à deux ans en cas de syphilis secondaire Infectiologie pratique OptionBio | juillet-août 2020 | n° 619-620 Le traitement des partenaires est systématique quels que soient les examens pratiqués et leurs résultats
  • 31. • La chlamydiose et la gonorrhée font partie des principales maladies inflammatoires pelviennes et sont parmi les principales causes de stérilité chez la femme. À un stade avancé, la syphilis peut entraîner de graves troubles cardiovasculaires et neurologiques. Ces quatre maladies sont associées à un risque accru de contracter et de transmettre l’infection à VIH • La transmission de ces maladies pendant la grossesse peut avoir de graves conséquences pour le nouveau-né (mortinaissance, décès néonatal, petit poids à la naissance et prématurité, état septique, cécité, pneumonie et malformations congénitales)
  • 32. Epidemiologie : Dans le monde • D’apres le communiqué de presse de l’OMS de 6 juin 2019 • Chaque jour dans le monde, plus d’un million de personnes contractent une infection sexuellement transmissible (IST), asymptomatique dans la majorité des cas  374 millions (M) de nouveaux cas annuels d’IST curables:  Trichomonase: 156 M  Chlamydiose: 129 M  Gonococcie: 82 M  Syphilis: 7,1 M  Plus de 490 M de porteurs d’herpès génital (HSV-1 et HSV-2).  L’infection par le papillomavirus humain (HPV) était à l’origine de 570 000 cas de cancer du col de l’utérus en 2018, et cause plus de 311 000 décès liés au cancer du col de l’utérus chaque année  34 M de personnes vivant avec le virus HIV. • Plus de 1M femmes enceintes ont été infectées par la syphilis en 2012, ce qui a provoqué entraîné lors de l’accouchement plus de 350 000 issues défavorables, dont 200 000 mortinaissances et décès néonatals • L’hépatite B a provoqué d’après les estimations 820 000 décès en 2019, principalement par cirrhose et par carcinome hépatocellulaire (cancer primaire du foie)
  • 33. Introduction (2) • En pratique courante, les praticiens ont généralement recours à l’une des méthodes de diagnostic suivantes : Le diagnostic étiologique Le diagnostic clinique Il nécessite :  Des laboratoires équipés  Du personnel qualifié  Des délais pouvant retarder le traitement  Des techniques fiables, spécifiques, sensibles,  reproductibles pas toujours disponibles  Difficile  Hasardeux Car les infections sont souvent mixtes ou multiples et se caractérisent par des signes cliniques communs inconstants, voire trompeurs.