SlideShare une entreprise Scribd logo
1  sur  30
Dynamiques
écologiques
Étude conjointe d’un écosystème et des
interactions entre acteurs à propos de cet
écosystème. Des acteurs différenciés pour
lesquels la GRN est un enjeu. Questionner les
relations entre la dynamique d’un écosystème
(incertitude, variabilité, résilience…) et les
pratiques qu’il supporte. Des représentations
et des logiques parfois conflictuelles.
Impacts et rétroactions, local/global…
Relations société(s) / nature(s)
Dynamiques
sociales
économiques
démographiques…
Les « économistes du marché » face à la question
environnementale : externalité, capital, ressource
naturelle et bien public
« L’économie de l’environnement n’est autre que le déploiement
de ces concepts dans le champ empirique des problèmes
d’environnement, caractérisé par la double confrontation :
productible / non productible, marchand / non-marchand.
L’environnement est un des champs où la discipline économique
peut le mieux éprouver ses fondements et ses limites à travers
la confrontation à des objets et des questions qui ne lui
viennent pas naturellement ». (Godard, 2004).
Deux illustrations récentes du rôle croissant des économistes :
- Le rapport Stern / Stern Review, 2006/2007 : changement
climatique : le coût de l’inaction
- Le rapport Chevassus-au-Louis, 2009 : donner une valeur à la
biodiversité (services écosystémiques).
Les approches socio-économiques et patrimoniales :
Plaidoyer pour une grille de lecture « non marchande » des
rapports nature / société, et en termes d’appropriation.
Une prise de conscience tardive
De sa constitution en tant que discipline scientifique
(1776, Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes
de la richesse des nations) jusqu’aux années 1970 : peu
d’intérêt de la science économique pour les questions
environnementales.
« Précurseurs » : Malthus (population/subsistances),
Ricardo, Jevons…
J.-B. Say (1803), Traité d’économie politique : « Les
ressources naturelles sont inépuisables car sans cela nous
ne les obtiendrions pas gratuitement. Ne pouvant être
multipliées ou épuisées, elles ne sont pas l’objet des
sciences économiques ».
« Dans les pays affectés par la misère, la pauvreté absolue qui
touche des millions de personnes est la cause principale de la
dégradation sauvage des ressources naturelles ».
Paradigme « développementaliste » fondé sur les liens ente pauvreté et
environnement :
croissance démographique + pauvreté = dégradation
Ce qui est bon pour le développement est aussi bon pour
l’environnement (Win-Win)
« La seule différence entre pauvres et riches est que les pauvres
consomment moins de ressources que les riches, mais qu'ils en
sont directement dépendants, quand les riches peuvent se sentir
indépendants du milieu parce qu'ils se procurent ces produits sur
le marché et non à leur source. La sortie de la pauvreté commence
par la reconnaissance formelle de droits sécurisés, pour l'accès à
la terre et aux ressources comme aux biens publics ».
Trommetter & Weber, 2004
Liens pauvreté / environnement
La dégradation de l’environnement relève de « simples
dysfonctionnements »  Internalisation des
externalités (Pigou, 1920 ; Coase, 1960), application de
la « boite à outils » des économistes à un nouveau
domaine : marché, prix, libre échange, généralisation
des droits de propriété privés. Exemples du climat et
de la biodiversité.
vs
Les atteintes globales portées à la biosphère révèlent
un conflit fondamental entre logique économique et
reproduction des écosystèmes. Nécessité de
rechercher une réponse originale à un défi inédit.
Deux positions radicalement opposées
Pour le chercheur britannique Tim Jackson, l’idée d’un
découplage absolu entre la croissance économique
(mesurée par celle du PIB) et son impact
environnemental (mesuré par les émissions de CO2 et la
consommation de ressources naturelles) est un mythe.
Selon lui, les causes structurelles de la question
environnementale sont notre conception du travail, de
l’épanouissement personnel et de la réussite collective.
Comme trop souvent, ce ne sont pas les théories et les
concepts qui font défaut mais plutôt la volonté politique
et citoyenne de les mettre en œuvre.
Jackson T., 2010. Prospérité sans croissance – La transition vers une
économie durable. Ed. de Boeck, coll. « Planète en jeu ». Traduction du
rapport de la Commission du développement durable du Royaume-Uni
(2009).
Serge Latouche propose la règle des 8 R pour aider aux
transformations socio-économiques jugées
nécessaires :
Restructurer
Redistribuer
Réduire
Réutiliser
Recycler
Réévaluer
Reconceptualiser
Relocaliser
Une multiplicité d’approches …
Trois principaux courants de pensée :
1) Néo-classique
2) Socio-économique et/ou
institutionnelles, patrimoniale
3) Économie écologique (ecological
economics)
Présupposés de l’économie de
l’environnement
 « L’économique » posé comme univers en soi,
indépendamment des institutions sociales, mais pouvant
être affecté par elles.
 Individualisme méthodologique et vision normative,
rabattant les phénomènes collectifs sur les logiques
individuelles (le collectif comme mode de résolution des
« dilemmes individuels » / CPR).
 Explication des comportements individuels en termes
d’anticipations, de choix rationnels et de préférences.
 Caractère central de l’idée d’équilibre (offre = demande).
 Priorité donnée à la coordination par les prix et par les
contrats.
Les « économistes du marché »
Ceux dont l’approche consiste « soit à voir dans les relations de marché
l'exclusivité des relations économiques d'une société ; soit à considérer que la
rationalité des relations de marché s'impose comme rationalité ultime,
structurante de l'ensemble des relations concernant l'allocation des ressources, la
production, et la répartition des biens dans une société » Barthélemy et al. (2005).
Économie du bien-être, économie publique, théorie de la croissance : les pb.
d’environnement et d’épuisement des RN vus comme des signes d’inefficacité
des règles d’allocation des actifs environnementaux (non productibles,
multifonctionnels, non-exclusifs, difficilement appropriables, « gratuit »).
Le libre jeu des agents (marchés) ne conduit pas toujours à l’optimum social :
divergence entre intérêts privés et collectif s’explique notamment par la
présence d’externalités et/ou l’absence de droits de propriété.
Déterminer, en fonction des coûts et des bénéfices (ACA), le meilleur degré
possible de protection de l’environnement. Division du travail intellectuel :
économie de l’environnement / des ressources naturelles.
Externalité
Certaines actions individuelles affectent le bien-être (fonction
d’utilité) d’autres individus sans que cet effet soit compensé par un
paiement, i. e. en dehors d’un échange volontaire ou d’un marché.
Externalités négatives / positives. Ex. de l’agriculture : rétribuer les
fonctions (non reconnues par le marché) autres que la production
de biens alimentaires (entretien des paysages, conservation des
sols, ...).
Les solutions de l’économiste : « internaliser » les externalités au
moyen de taxes (Pigou, principe « pollueur-payeur ») et/ou de
droits de propriété (Coase), soit assimiler le non-marchand à du
marchand (« marchandiser » la nature).Taxe carbone / marché du
carbone (2005, protocole de Kyoto).
Capital
Un des facteurs de production : K, L, terre (A. Smith, 1776).
Extension/élargissement de la notion de capital. Substitution
entre différentes formes de capital :
 produit, moyens de production fabriqués, infrastructures,
actifs financiers ;
 humain, citoyens en bonne santé, instruits et productifs ;
 social, réseau de normes, valeur, convictions communes
facilitant la coopération ;
 naturel, RN & services écosystémiques.
Durabilité faible / forte : compensations marchandes à la
destruction de l’environnement (restauration écologique) /
« capital critique » à transmettre, irréversibilités, CC, seuils.
DD : non-décroissance dans le temps du capital total (physique,
humain, naturel) par habitant.
Indicateurs de développement durable, ODD…
Ressource naturelle
Les RN (actifs naturels) « désignent des biens non produits et non
productibles par l'homme et répondant néanmoins à une demande des
hommes » Olivier Godard (2004).
 Les économistes adoptent une vision anthropocentrée,
utilitariste et marchande. Une « offre » d’actifs et de
services (gratuitement) naturels pour satisfaire des
besoins et la croissance.
 Importance des représentations et des techniques, qu’est-ce
qui « fait ressource » dans une société donnée ?
 Distinction importante, fondée sur les notions de stocks
et de flux, entre ressources renouvelables (eau, poissons,
forêts, etc.) et épuisables (hydrocarbures, ...).
 On parlera de RN au sens économique quand la ressource
sera utilisable avec la technologie existante et exploitable
aux prix actuels. Interroge la notion de rareté (hausse des prix
→ baisse demande / substituts).
G. Hardin, 1968. The tragedy of the
commons, Science.
"Each man is locked into a system that
compels him to increase his herd
without limit-in a world that is limited.
Ruin is the destination toward which all
men rush, each pursuing his own best
interest in a society that believes in the
freedom of the commons. Freedom in a
common brings ruin to all".
« La propriété commune des RN n’est
en soi même pas plus une tragédie en
termes de dégradations
environnementales que la propriété
privée. Tout dépend des institutions
sociales qui guident l’usage de ces
ressources » . Ciriacy-Wantrup 1972
La « tragédie des communaux » »
Source :
Charles, 2001
Systèmes et interactions : la pêche
 Inscription du rapport (accès/usages) au milieu naturel et à
ses ressources dans des institutions (règles) et des
cultures. Des médiations nécessaires entre économie et
nature.
 Institutions collectives (≠ expression des préférences
individuelles) : instances de planification décentralisée et
participative permettant la délibération des
citoyens/producteurs et l’engagement d’une action
collective proche des besoins et des conditions écologiques
particulières de chaque population.
Sachs (1980), Ostrom (1990, etc.), Weber & Revéret (1993),
Balland & Platteau (1996), Bromley (1992, 1995…), etc.
Les approches socio-économiques
Common-Pool Resources : une figure emblématique, Elinor
Ostrom, « Prix Nobel » d’économie en 2009 avecWilliamson.
 Rejet de la vision pessimiste des communaux, la véritable
« tragédie » est celle de l’accès libre (la propriété
commune n’est pas forcément synonyme de
surexploitation).
 Tentative d’articuler une analyse approfondie des divers
régimes de propriété (modes d’appropriation) avec le
fonctionnement des mécanismes d’action collective.
 La recherche de « success stories » tend à minimiser les
difficultés d’une participation effective des tous les
stakeholders (rapports de force et de pouvoir, asymétrie,
conflits…).
Le réseau des « commons » / CPR
 Ostrom et notoriété des communs : une
conceptualisation, une analyse théorique et empirique.
 De puissantes clés de lecture des changements sociaux ?
 Un outil de lutte politique
 Voie ouverte à de nombreux programmes de recherche et
« chantiers » post Ostrom
L’apport déterminant de « l’école de
Bloomington »
Typologie des biens
Libre accès à la ressource + externalités de production
Les ressources renouvelables : intermédiaire entre un bien privé
et un bien public/collectif
 Caractère rival
 Difficulté d’exclusion de son usage
• Le réseau des CPR a permis de montrer qu’à côté des
deux solutions traditionnelles pour gérer les ressources
naturelles communes (le marché et l’Etat), d’autres
solutions intermédiaires basées sur l’auto-organisation
des communautés d’usagers pouvaient être viables.
• Permet de montrer également que les systèmes de
gestion communautaire ne se sont pas éteints avec
l’époque moderne et qu’ils perdurent ou peuvent se
développer sous d’autres formes contemporaines.
Principaux enseignements
• Le courant des CPR articule une analyse approfondie des
régimes de propriété et des faisceaux de droits (Schlager &
Ostrom, 1992), ou des modes d’appropriation des
ressources (Weber & Réveret, 1993), dépassant la
dichotomie simpliste entre propriété privée et étatique,
avec le fonctionnement des mécanismes d’action collective.
• L’approche empirique adoptée, fondée sur l’analyse de
milliers de cas d’études, fait écho au renouveau de
l’empirisme en économie.
• Mobilisation d’approches méthodologiques variées : théorie
des jeux, économie expérimentale, SMA, conduisant à un
formalisme ancré dans l’individualisme méthodologique.
Les modes d’appropriation (Weber): un ensemble conceptuel
plus vaste que celui de propriété (usus, fructus, abusus),
intégrant différentes composantes :
 des représentations et des perceptions sociales, culturelles,
anthropologiques diverses (systèmes de valeurs, rôle de la
religion, normes et classifications, etc.) ;
 des usages alternatifs, complémentaires et/ou
contradictoires, d'où la possibilité de compétition si aucun
accord ne se fait entre les usagers d'une même ressource ;
 des modalités d'accès et de contrôle de l'accès ;
 des modalités de transfert des droits sur les ressources ;
 des systèmes de partage ou de répartition du produit de
l'exploitation
De la propriété à l’appropriation
• Importance de la dimension spatiale et temporelle
(historique) dans l’analyse.
• Approche interdisciplinaire qui croise des facteurs
économiques, sociaux, politiques, juridiques,
environnementaux.
• Une définition endogène des institutions (Ostrom) : règles
enchâssées, construites au fur et à mesure de leur mise en
pratique.
• L’essentiel du travail durant les premières années aura
porté sur les critères de réussite et d’échec dans la gestion
des communaux (Wade, 1987; Ostrom, 1990; Baland et
Platteau, 1996, synthétisés par Agrawal, 2001 & 2002).
« J'ai dû abandonner l'idée que des règles spécifiques pourraient
être associés à des cas de réussite. Remontant d’un niveau de
généralité, j'ai essayé de comprendre les régularités
institutionnelles plus larges des systèmes persistants sur une
longue période de temps, régularités absentes dans les cas
d’échec. J'ai utilisé le terme de principes de conception pour
caractériser ces régularités. Je n’entendais pas par là que les
pêcheurs, irrigants, éleveurs et autres avaient explicitement ces
principes à l’esprit quand ils conçurent des systèmes qui se sont
maintenus sur de longues périodes de temps. Mon propos était
plutôt d'identifier un ensemble d’enseignements fondamentaux
sous-jacents caractérisant les régimes pérennes par opposition
aux cas d'échec ».
8 principes de conception
 1A. Les limites entre utilisateurs et non utilisateurs : des
limites claires et comprises de tous au plan local existent entre
les utilisateurs légitimes et ceux qui ne le sont pas ;
 1B. Les limites des ressources : des frontières claires séparent
une ressource commune spécifique d'un système socio-
écologique plus large ;
 2A. La congruence avec les conditions locales : les règles
d’appropriation et de fourniture sont congruentes avec les
conditions sociales locales et environnementales ;
 2B. Appropriation et fourniture : les règles d’appropriation
sont conformes aux règles de fourniture ; la répartition des
coûts est proportionnelle à la répartition des bénéfices ;
 3. Les dispositions de choix collectif : la plupart des
personnes concernées par un régime de ressources sont
autorisées à participer à la conception et la modification de
ses règles ;
 4A. La surveillance des utilisateurs : des personnes
responsables devant les utilisateurs ou les utilisateurs eux-
mêmes assurent la surveillance des niveaux d’appropriation
et de fourniture des utilisateurs ;
 4B. La surveillance de la ressource : des personnes
responsables devant les utilisateurs ou les utilisateurs eux-
mêmes assurent la surveillance de l’état de la ressource ;
 5. Des sanctions graduées : les sanctions pour infractions aux
règles sont d’abord très faibles, mais deviennent de plus en
plus fortes si un utilisateur viole une règle de manière
répétée ;
 6. Mécanismes de résolution des conflits : des instances
locales de résolution des conflits entre utilisateurs ou avec
des représentants de la force publique existent et
fonctionnent de manière rapide et peu coûteuse ;
 7. Reconnaissance minimale des règles : les droits des
utilisateurs locaux à édicter leurs propres règles sont
reconnus par le gouvernement ;
 8. Entreprises imbriquées : quand une ressource commune
est étroitement liée à un système socio-écologique plus
large, les activités de gouvernance sont organisées en
plusieurs couches imbriquées.
• Le positionnement théorique des travaux est assez ambigu : travail
sur la propriété commune, sur la gestion communautaire, mais
avec une approche finalement assez individualiste.
• Cette perspective individualiste se retrouve aussi dans la manière
d’appréhender la gestion durable des ressources naturelles ;
souvent définie par des critères scientifiques et rationnels (analyse
coûts-bénéfices).
• Une vision « angélique » du capital social qui permet de résoudre
les problèmes posés à l’action collective. La création et le maintien
du capital social dans ses composantes économique, sociale et
culturelle sont coûteuses.
• Les facteurs de réussite de l’action collective sont trop nombreux
et ils sont difficiles à hiérarchiser.
Limites de cette approche
• L’existence d’un modèle explicatif basé sur des critères et
qui fonctionne appliqué à plusieurs terrains ne signifie pas
que les facteurs identifiés sont ceux qui ont effectivement
conduit au résultat obtenu (corrélation n’est pas causalité).
• Difficultés pour articuler les analyses suivant les échelles de
décision (du niveau international à l’échelle locale).
• Peu de prise en compte du contexte global et de la marge
de manœuvre restreinte des Etats dans certains contextes
 manque une analyse de l’articulation des échelles
locales/globales.
• Analyses ayant inspiré de nombreux programmes de
développement dans les années 1980 et 1990 en termes de
Community Based Natural Resources Management
(participation, simplification des idées…).
• Idée qu’il existe une harmonie ou un équilibre au sein des
systèmes socio-écologiques:
– Il y a une tendance à voir la communauté comme un
ensemble homogène (défini par une unité spatiale, une
structure sociale spécifique et des normes partagées) et à
sous-estimer les relations de pouvoir au sein des
communautés d’usagers.
– Lorsque des conflits à l’intérieur des communautés sont
relevés, l’idée souvent avancée est qu’une approche
participative permettra de résoudre ces conflits grâce à
des facteurs de solidarité permettant l’émergence d’un
consensus.
En se focalisant sur la (l’auto)gestion communautaire des
ressources naturelles, n’évince-t-on pas trop rapidement un
acteur incontournable : l’Etat et la dimension politique qui lui
est associé ?

Contenu connexe

Tendances

Traitement et Recyclage des Déchets
Traitement et Recyclage des DéchetsTraitement et Recyclage des Déchets
Traitement et Recyclage des DéchetsAdelFilali
 
Cours gestion de dechets aujourdhui.ppt
Cours gestion de dechets aujourdhui.pptCours gestion de dechets aujourdhui.ppt
Cours gestion de dechets aujourdhui.pptahmat5
 
La RSE: origine, enjeux et stratégies de l'entreprise
La RSE: origine, enjeux et stratégies de l'entrepriseLa RSE: origine, enjeux et stratégies de l'entreprise
La RSE: origine, enjeux et stratégies de l'entrepriseFrançois Mangin
 
LES PRINCIPES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS
LES PRINCIPES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICSLES PRINCIPES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS
LES PRINCIPES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICSPasteur_Tunis
 
Schema etude-de-projet
Schema etude-de-projetSchema etude-de-projet
Schema etude-de-projetFatima Abboud
 
Méthodologie de recherche : Comment entamer son mémoire de fin d'étude
Méthodologie de recherche : Comment entamer son mémoire de fin d'étudeMéthodologie de recherche : Comment entamer son mémoire de fin d'étude
Méthodologie de recherche : Comment entamer son mémoire de fin d'étudeConnaissance Créative
 
Kit pédagogique
Kit pédagogiqueKit pédagogique
Kit pédagogiqueRAC-F
 
Mémoire médias sociaux et développement durable
Mémoire médias sociaux et développement durable Mémoire médias sociaux et développement durable
Mémoire médias sociaux et développement durable Béatrice Boudet
 
SWOT PESTEL ou forces de PORTER
SWOT PESTEL ou forces de PORTERSWOT PESTEL ou forces de PORTER
SWOT PESTEL ou forces de PORTERSvir Consulting
 
Intégration de la RSE en PME au moyen de la norme ISO 26000 : spécificités et...
Intégration de la RSE en PME au moyen de la norme ISO 26000 : spécificités et...Intégration de la RSE en PME au moyen de la norme ISO 26000 : spécificités et...
Intégration de la RSE en PME au moyen de la norme ISO 26000 : spécificités et...Quentin Lambert
 
Rapport de stage belma noura
Rapport de stage belma nouraRapport de stage belma noura
Rapport de stage belma nouraNoura BELAID
 
Gestion des Ressources Humaines et RSE
Gestion des Ressources Humaines et RSEGestion des Ressources Humaines et RSE
Gestion des Ressources Humaines et RSEADHERE RH
 
Soutenance mémoire de fin d'études
Soutenance mémoire de fin d'étudesSoutenance mémoire de fin d'études
Soutenance mémoire de fin d'étudesFabrice HAUHOUOT
 
Audit stratégique
Audit stratégique Audit stratégique
Audit stratégique Safa Aoun
 
LE PLAN D’ACTION COMMUNAL UN CHOIX STRATEGIQUE POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE ...
LE PLAN D’ACTION COMMUNAL UN CHOIX STRATEGIQUE POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE ...LE PLAN D’ACTION COMMUNAL UN CHOIX STRATEGIQUE POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE ...
LE PLAN D’ACTION COMMUNAL UN CHOIX STRATEGIQUE POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE ...adnane bouzri
 
Etude d impact sur l environnement
Etude d impact sur l environnementEtude d impact sur l environnement
Etude d impact sur l environnementjabbouriyassir01
 
Présentation Soutenance de Mémoire
Présentation Soutenance de MémoirePrésentation Soutenance de Mémoire
Présentation Soutenance de MémoireClaire Prigent
 
Intelligence artificielle et travail
Intelligence artificielle et travailIntelligence artificielle et travail
Intelligence artificielle et travailFrance Stratégie
 
Exposé gestion et valorisation des déchets
Exposé gestion et valorisation des déchets Exposé gestion et valorisation des déchets
Exposé gestion et valorisation des déchets Youssef Assou
 

Tendances (20)

Traitement et Recyclage des Déchets
Traitement et Recyclage des DéchetsTraitement et Recyclage des Déchets
Traitement et Recyclage des Déchets
 
Cours gestion de dechets aujourdhui.ppt
Cours gestion de dechets aujourdhui.pptCours gestion de dechets aujourdhui.ppt
Cours gestion de dechets aujourdhui.ppt
 
La RSE: origine, enjeux et stratégies de l'entreprise
La RSE: origine, enjeux et stratégies de l'entrepriseLa RSE: origine, enjeux et stratégies de l'entreprise
La RSE: origine, enjeux et stratégies de l'entreprise
 
LES PRINCIPES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS
LES PRINCIPES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICSLES PRINCIPES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS
LES PRINCIPES DE PASSATION DES MARCHES PUBLICS
 
Schema etude-de-projet
Schema etude-de-projetSchema etude-de-projet
Schema etude-de-projet
 
Méthodologie de recherche : Comment entamer son mémoire de fin d'étude
Méthodologie de recherche : Comment entamer son mémoire de fin d'étudeMéthodologie de recherche : Comment entamer son mémoire de fin d'étude
Méthodologie de recherche : Comment entamer son mémoire de fin d'étude
 
Kit pédagogique
Kit pédagogiqueKit pédagogique
Kit pédagogique
 
Mémoire médias sociaux et développement durable
Mémoire médias sociaux et développement durable Mémoire médias sociaux et développement durable
Mémoire médias sociaux et développement durable
 
SWOT PESTEL ou forces de PORTER
SWOT PESTEL ou forces de PORTERSWOT PESTEL ou forces de PORTER
SWOT PESTEL ou forces de PORTER
 
Intégration de la RSE en PME au moyen de la norme ISO 26000 : spécificités et...
Intégration de la RSE en PME au moyen de la norme ISO 26000 : spécificités et...Intégration de la RSE en PME au moyen de la norme ISO 26000 : spécificités et...
Intégration de la RSE en PME au moyen de la norme ISO 26000 : spécificités et...
 
Rapport de stage belma noura
Rapport de stage belma nouraRapport de stage belma noura
Rapport de stage belma noura
 
Gestion des Ressources Humaines et RSE
Gestion des Ressources Humaines et RSEGestion des Ressources Humaines et RSE
Gestion des Ressources Humaines et RSE
 
Soutenance mémoire de fin d'études
Soutenance mémoire de fin d'étudesSoutenance mémoire de fin d'études
Soutenance mémoire de fin d'études
 
Audit stratégique
Audit stratégique Audit stratégique
Audit stratégique
 
Transition ecologique
Transition ecologiqueTransition ecologique
Transition ecologique
 
LE PLAN D’ACTION COMMUNAL UN CHOIX STRATEGIQUE POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE ...
LE PLAN D’ACTION COMMUNAL UN CHOIX STRATEGIQUE POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE ...LE PLAN D’ACTION COMMUNAL UN CHOIX STRATEGIQUE POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE ...
LE PLAN D’ACTION COMMUNAL UN CHOIX STRATEGIQUE POUR UN DEVELOPPEMENT DURABLE ...
 
Etude d impact sur l environnement
Etude d impact sur l environnementEtude d impact sur l environnement
Etude d impact sur l environnement
 
Présentation Soutenance de Mémoire
Présentation Soutenance de MémoirePrésentation Soutenance de Mémoire
Présentation Soutenance de Mémoire
 
Intelligence artificielle et travail
Intelligence artificielle et travailIntelligence artificielle et travail
Intelligence artificielle et travail
 
Exposé gestion et valorisation des déchets
Exposé gestion et valorisation des déchets Exposé gestion et valorisation des déchets
Exposé gestion et valorisation des déchets
 

Similaire à Introduction sur l'économie de l'environnement, la prise en compte des "communs" dans l'analyse de leurs diverses actions

courts circuits : la décroissance
courts circuits : la décroissance courts circuits : la décroissance
courts circuits : la décroissance nous sommes vivants
 
Diapo chap03 devt durable (18-19)
Diapo chap03 devt durable (18-19)Diapo chap03 devt durable (18-19)
Diapo chap03 devt durable (18-19)Philippe Watrelot
 
la décroissance : vivons mieux (moins de quantité, plus de qualité)
la décroissance : vivons mieux (moins de quantité, plus de qualité)la décroissance : vivons mieux (moins de quantité, plus de qualité)
la décroissance : vivons mieux (moins de quantité, plus de qualité)courtscircuits
 
Environnement et politique : Vers une démocratie ecologique
Environnement et politique : Vers une démocratie ecologiqueEnvironnement et politique : Vers une démocratie ecologique
Environnement et politique : Vers une démocratie ecologiquekeusman
 
Mauleon dd 3 h octobre 2011
Mauleon dd 3 h octobre 2011Mauleon dd 3 h octobre 2011
Mauleon dd 3 h octobre 2011fabricemauleon
 
Diapo chap10 devt durable (17-18)
Diapo chap10 devt durable (17-18)Diapo chap10 devt durable (17-18)
Diapo chap10 devt durable (17-18)Philippe Watrelot
 
Responsabilité sociale des entreprises - Cours RSE
Responsabilité sociale des entreprises - Cours RSEResponsabilité sociale des entreprises - Cours RSE
Responsabilité sociale des entreprises - Cours RSEcours fsjes
 
Sources diagnostic 12-12 v1 - Produire selon nos besoins
Sources   diagnostic 12-12 v1 - Produire selon nos besoinsSources   diagnostic 12-12 v1 - Produire selon nos besoins
Sources diagnostic 12-12 v1 - Produire selon nos besoinsSource(s)
 
Introduction aux sciences economiques et à la gestion partie i
Introduction aux sciences economiques et à la gestion partie iIntroduction aux sciences economiques et à la gestion partie i
Introduction aux sciences economiques et à la gestion partie iAziz MOKHLES
 
20151124 Mardi AIGx Biodiversité Concept Fondateur
20151124 Mardi AIGx Biodiversité Concept Fondateur20151124 Mardi AIGx Biodiversité Concept Fondateur
20151124 Mardi AIGx Biodiversité Concept FondateurDamien Vincke
 
Une introduction à la redirection écologique - Bastien Marchand
Une introduction à la redirection écologique - Bastien MarchandUne introduction à la redirection écologique - Bastien Marchand
Une introduction à la redirection écologique - Bastien MarchandBastien Marchand
 
Le territoire et ses ressources un commun comme un autre
Le territoire et ses ressources un commun comme un autreLe territoire et ses ressources un commun comme un autre
Le territoire et ses ressources un commun comme un autreDr Sebastien Poulain
 
L'exploration des possibles
L'exploration des possiblesL'exploration des possibles
L'exploration des possiblespierrethome69
 

Similaire à Introduction sur l'économie de l'environnement, la prise en compte des "communs" dans l'analyse de leurs diverses actions (20)

cours_ecoenv_.pdf
cours_ecoenv_.pdfcours_ecoenv_.pdf
cours_ecoenv_.pdf
 
courts circuits : la décroissance
courts circuits : la décroissance courts circuits : la décroissance
courts circuits : la décroissance
 
Diapo chap03 devt durable (18-19)
Diapo chap03 devt durable (18-19)Diapo chap03 devt durable (18-19)
Diapo chap03 devt durable (18-19)
 
La Decroissance (CourtsCircuits)
La Decroissance (CourtsCircuits)La Decroissance (CourtsCircuits)
La Decroissance (CourtsCircuits)
 
la décroissance : vivons mieux (moins de quantité, plus de qualité)
la décroissance : vivons mieux (moins de quantité, plus de qualité)la décroissance : vivons mieux (moins de quantité, plus de qualité)
la décroissance : vivons mieux (moins de quantité, plus de qualité)
 
Environnement et politique : Vers une démocratie ecologique
Environnement et politique : Vers une démocratie ecologiqueEnvironnement et politique : Vers une démocratie ecologique
Environnement et politique : Vers une démocratie ecologique
 
Mauleon dd 3 h octobre 2011
Mauleon dd 3 h octobre 2011Mauleon dd 3 h octobre 2011
Mauleon dd 3 h octobre 2011
 
Diapo chap10 devt durable (17-18)
Diapo chap10 devt durable (17-18)Diapo chap10 devt durable (17-18)
Diapo chap10 devt durable (17-18)
 
Responsabilité sociale des entreprises - Cours RSE
Responsabilité sociale des entreprises - Cours RSEResponsabilité sociale des entreprises - Cours RSE
Responsabilité sociale des entreprises - Cours RSE
 
Alternatives économiques : revues, mouvements, économie sociale et solidaire,...
Alternatives économiques : revues, mouvements, économie sociale et solidaire,...Alternatives économiques : revues, mouvements, économie sociale et solidaire,...
Alternatives économiques : revues, mouvements, économie sociale et solidaire,...
 
Penseurs et acteurs de l’écologie et de l’altercroissance. — 07. Depuis 1980
Penseurs et acteurs de l’écologie et de l’altercroissance. — 07. Depuis 1980Penseurs et acteurs de l’écologie et de l’altercroissance. — 07. Depuis 1980
Penseurs et acteurs de l’écologie et de l’altercroissance. — 07. Depuis 1980
 
Sources diagnostic 12-12 v1 - Produire selon nos besoins
Sources   diagnostic 12-12 v1 - Produire selon nos besoinsSources   diagnostic 12-12 v1 - Produire selon nos besoins
Sources diagnostic 12-12 v1 - Produire selon nos besoins
 
Macroeconomique
MacroeconomiqueMacroeconomique
Macroeconomique
 
Introduction aux sciences economiques et à la gestion partie i
Introduction aux sciences economiques et à la gestion partie iIntroduction aux sciences economiques et à la gestion partie i
Introduction aux sciences economiques et à la gestion partie i
 
Chapitre 5 croissance et environnement
Chapitre 5 croissance et environnementChapitre 5 croissance et environnement
Chapitre 5 croissance et environnement
 
Glossaire eco
Glossaire ecoGlossaire eco
Glossaire eco
 
20151124 Mardi AIGx Biodiversité Concept Fondateur
20151124 Mardi AIGx Biodiversité Concept Fondateur20151124 Mardi AIGx Biodiversité Concept Fondateur
20151124 Mardi AIGx Biodiversité Concept Fondateur
 
Une introduction à la redirection écologique - Bastien Marchand
Une introduction à la redirection écologique - Bastien MarchandUne introduction à la redirection écologique - Bastien Marchand
Une introduction à la redirection écologique - Bastien Marchand
 
Le territoire et ses ressources un commun comme un autre
Le territoire et ses ressources un commun comme un autreLe territoire et ses ressources un commun comme un autre
Le territoire et ses ressources un commun comme un autre
 
L'exploration des possibles
L'exploration des possiblesL'exploration des possibles
L'exploration des possibles
 

Plus de MediterLMI

Développement du tourisme rural et valorisation des prosuits de terroir : la ...
Développement du tourisme rural et valorisation des prosuits de terroir : la ...Développement du tourisme rural et valorisation des prosuits de terroir : la ...
Développement du tourisme rural et valorisation des prosuits de terroir : la ...MediterLMI
 
Le végétal et la transition urbaine dans le grand Tunis
Le végétal et la transition urbaine dans le grand Tunis Le végétal et la transition urbaine dans le grand Tunis
Le végétal et la transition urbaine dans le grand Tunis MediterLMI
 
Critères de typicipé de l'artisanat textile Argentin : enjeux de certification
Critères de typicipé de l'artisanat textile Argentin : enjeux de certification Critères de typicipé de l'artisanat textile Argentin : enjeux de certification
Critères de typicipé de l'artisanat textile Argentin : enjeux de certification MediterLMI
 
Création de l'observatoire de l'agroécologie au Maroc
Création de l'observatoire de l'agroécologie au Maroc Création de l'observatoire de l'agroécologie au Maroc
Création de l'observatoire de l'agroécologie au Maroc MediterLMI
 
A l'interface entre les agdals agro-sylvopastoraux marocains et la réserve de...
A l'interface entre les agdals agro-sylvopastoraux marocains et la réserve de...A l'interface entre les agdals agro-sylvopastoraux marocains et la réserve de...
A l'interface entre les agdals agro-sylvopastoraux marocains et la réserve de...MediterLMI
 
La mise en valeur éco-géotouristique de la vallée de Zat comme alternative d'...
La mise en valeur éco-géotouristique de la vallée de Zat comme alternative d'...La mise en valeur éco-géotouristique de la vallée de Zat comme alternative d'...
La mise en valeur éco-géotouristique de la vallée de Zat comme alternative d'...MediterLMI
 
Les relations entre les acteurs territoriaux et leurs
Les relations entre les acteurs territoriaux et leursLes relations entre les acteurs territoriaux et leurs
Les relations entre les acteurs territoriaux et leursMediterLMI
 
Interaction tourisme rural/systèmes agraires Chefchaouen–Ouezzane
Interaction tourisme rural/systèmes agraires Chefchaouen–Ouezzane Interaction tourisme rural/systèmes agraires Chefchaouen–Ouezzane
Interaction tourisme rural/systèmes agraires Chefchaouen–Ouezzane MediterLMI
 
Les paysages de l'eau en Tunisie : entre la préservation et la valorisation
Les paysages de l'eau en Tunisie : entre la préservation et la valorisation Les paysages de l'eau en Tunisie : entre la préservation et la valorisation
Les paysages de l'eau en Tunisie : entre la préservation et la valorisation MediterLMI
 
Azrou commun prive-public
Azrou commun prive-publicAzrou commun prive-public
Azrou commun prive-publicMediterLMI
 
Vers la construction commun intellectuel par les approches participatives
Vers la construction commun intellectuel par les approches participatives Vers la construction commun intellectuel par les approches participatives
Vers la construction commun intellectuel par les approches participatives MediterLMI
 
Quelques informations sur le Moyen Atlas du Maroc
Quelques informations sur le Moyen Atlas du MarocQuelques informations sur le Moyen Atlas du Maroc
Quelques informations sur le Moyen Atlas du MarocMediterLMI
 
Ec presentation riam francais avril 2018 ec
Ec presentation riam francais  avril 2018 ecEc presentation riam francais  avril 2018 ec
Ec presentation riam francais avril 2018 ecMediterLMI
 
Le projet tourisme rural paysan" un modèle de gestion associatif du "commun"
Le projet tourisme rural paysan" un modèle de gestion associatif du "commun" Le projet tourisme rural paysan" un modèle de gestion associatif du "commun"
Le projet tourisme rural paysan" un modèle de gestion associatif du "commun" MediterLMI
 
Les savoirs locaux : "un bien commun" ?
Les savoirs locaux : "un bien commun" ?Les savoirs locaux : "un bien commun" ?
Les savoirs locaux : "un bien commun" ?MediterLMI
 
L’eau souterraine dans les zones de mise en valeur au Sahara Algérien : compl...
L’eau souterraine dans les zones de mise en valeur au Sahara Algérien : compl...L’eau souterraine dans les zones de mise en valeur au Sahara Algérien : compl...
L’eau souterraine dans les zones de mise en valeur au Sahara Algérien : compl...MediterLMI
 
Reconfigutrations communautaires, mutations de l'action piublique et construc...
Reconfigutrations communautaires, mutations de l'action piublique et construc...Reconfigutrations communautaires, mutations de l'action piublique et construc...
Reconfigutrations communautaires, mutations de l'action piublique et construc...MediterLMI
 
Dieye cartographie participative
Dieye cartographie participativeDieye cartographie participative
Dieye cartographie participativeMediterLMI
 
Une gestion originale des communs pastoraux et forestiers : les Agdals au Maroc
Une gestion originale des communs pastoraux et forestiers : les Agdals au MarocUne gestion originale des communs pastoraux et forestiers : les Agdals au Maroc
Une gestion originale des communs pastoraux et forestiers : les Agdals au MarocMediterLMI
 
Les communs de Garrett Hardin à Elinor Ostrom : Approche philosophique
Les communs de Garrett Hardin à Elinor Ostrom : Approche philosophique Les communs de Garrett Hardin à Elinor Ostrom : Approche philosophique
Les communs de Garrett Hardin à Elinor Ostrom : Approche philosophique MediterLMI
 

Plus de MediterLMI (20)

Développement du tourisme rural et valorisation des prosuits de terroir : la ...
Développement du tourisme rural et valorisation des prosuits de terroir : la ...Développement du tourisme rural et valorisation des prosuits de terroir : la ...
Développement du tourisme rural et valorisation des prosuits de terroir : la ...
 
Le végétal et la transition urbaine dans le grand Tunis
Le végétal et la transition urbaine dans le grand Tunis Le végétal et la transition urbaine dans le grand Tunis
Le végétal et la transition urbaine dans le grand Tunis
 
Critères de typicipé de l'artisanat textile Argentin : enjeux de certification
Critères de typicipé de l'artisanat textile Argentin : enjeux de certification Critères de typicipé de l'artisanat textile Argentin : enjeux de certification
Critères de typicipé de l'artisanat textile Argentin : enjeux de certification
 
Création de l'observatoire de l'agroécologie au Maroc
Création de l'observatoire de l'agroécologie au Maroc Création de l'observatoire de l'agroécologie au Maroc
Création de l'observatoire de l'agroécologie au Maroc
 
A l'interface entre les agdals agro-sylvopastoraux marocains et la réserve de...
A l'interface entre les agdals agro-sylvopastoraux marocains et la réserve de...A l'interface entre les agdals agro-sylvopastoraux marocains et la réserve de...
A l'interface entre les agdals agro-sylvopastoraux marocains et la réserve de...
 
La mise en valeur éco-géotouristique de la vallée de Zat comme alternative d'...
La mise en valeur éco-géotouristique de la vallée de Zat comme alternative d'...La mise en valeur éco-géotouristique de la vallée de Zat comme alternative d'...
La mise en valeur éco-géotouristique de la vallée de Zat comme alternative d'...
 
Les relations entre les acteurs territoriaux et leurs
Les relations entre les acteurs territoriaux et leursLes relations entre les acteurs territoriaux et leurs
Les relations entre les acteurs territoriaux et leurs
 
Interaction tourisme rural/systèmes agraires Chefchaouen–Ouezzane
Interaction tourisme rural/systèmes agraires Chefchaouen–Ouezzane Interaction tourisme rural/systèmes agraires Chefchaouen–Ouezzane
Interaction tourisme rural/systèmes agraires Chefchaouen–Ouezzane
 
Les paysages de l'eau en Tunisie : entre la préservation et la valorisation
Les paysages de l'eau en Tunisie : entre la préservation et la valorisation Les paysages de l'eau en Tunisie : entre la préservation et la valorisation
Les paysages de l'eau en Tunisie : entre la préservation et la valorisation
 
Azrou commun prive-public
Azrou commun prive-publicAzrou commun prive-public
Azrou commun prive-public
 
Vers la construction commun intellectuel par les approches participatives
Vers la construction commun intellectuel par les approches participatives Vers la construction commun intellectuel par les approches participatives
Vers la construction commun intellectuel par les approches participatives
 
Quelques informations sur le Moyen Atlas du Maroc
Quelques informations sur le Moyen Atlas du MarocQuelques informations sur le Moyen Atlas du Maroc
Quelques informations sur le Moyen Atlas du Maroc
 
Ec presentation riam francais avril 2018 ec
Ec presentation riam francais  avril 2018 ecEc presentation riam francais  avril 2018 ec
Ec presentation riam francais avril 2018 ec
 
Le projet tourisme rural paysan" un modèle de gestion associatif du "commun"
Le projet tourisme rural paysan" un modèle de gestion associatif du "commun" Le projet tourisme rural paysan" un modèle de gestion associatif du "commun"
Le projet tourisme rural paysan" un modèle de gestion associatif du "commun"
 
Les savoirs locaux : "un bien commun" ?
Les savoirs locaux : "un bien commun" ?Les savoirs locaux : "un bien commun" ?
Les savoirs locaux : "un bien commun" ?
 
L’eau souterraine dans les zones de mise en valeur au Sahara Algérien : compl...
L’eau souterraine dans les zones de mise en valeur au Sahara Algérien : compl...L’eau souterraine dans les zones de mise en valeur au Sahara Algérien : compl...
L’eau souterraine dans les zones de mise en valeur au Sahara Algérien : compl...
 
Reconfigutrations communautaires, mutations de l'action piublique et construc...
Reconfigutrations communautaires, mutations de l'action piublique et construc...Reconfigutrations communautaires, mutations de l'action piublique et construc...
Reconfigutrations communautaires, mutations de l'action piublique et construc...
 
Dieye cartographie participative
Dieye cartographie participativeDieye cartographie participative
Dieye cartographie participative
 
Une gestion originale des communs pastoraux et forestiers : les Agdals au Maroc
Une gestion originale des communs pastoraux et forestiers : les Agdals au MarocUne gestion originale des communs pastoraux et forestiers : les Agdals au Maroc
Une gestion originale des communs pastoraux et forestiers : les Agdals au Maroc
 
Les communs de Garrett Hardin à Elinor Ostrom : Approche philosophique
Les communs de Garrett Hardin à Elinor Ostrom : Approche philosophique Les communs de Garrett Hardin à Elinor Ostrom : Approche philosophique
Les communs de Garrett Hardin à Elinor Ostrom : Approche philosophique
 

Introduction sur l'économie de l'environnement, la prise en compte des "communs" dans l'analyse de leurs diverses actions

  • 1. Dynamiques écologiques Étude conjointe d’un écosystème et des interactions entre acteurs à propos de cet écosystème. Des acteurs différenciés pour lesquels la GRN est un enjeu. Questionner les relations entre la dynamique d’un écosystème (incertitude, variabilité, résilience…) et les pratiques qu’il supporte. Des représentations et des logiques parfois conflictuelles. Impacts et rétroactions, local/global… Relations société(s) / nature(s) Dynamiques sociales économiques démographiques…
  • 2. Les « économistes du marché » face à la question environnementale : externalité, capital, ressource naturelle et bien public « L’économie de l’environnement n’est autre que le déploiement de ces concepts dans le champ empirique des problèmes d’environnement, caractérisé par la double confrontation : productible / non productible, marchand / non-marchand. L’environnement est un des champs où la discipline économique peut le mieux éprouver ses fondements et ses limites à travers la confrontation à des objets et des questions qui ne lui viennent pas naturellement ». (Godard, 2004). Deux illustrations récentes du rôle croissant des économistes : - Le rapport Stern / Stern Review, 2006/2007 : changement climatique : le coût de l’inaction - Le rapport Chevassus-au-Louis, 2009 : donner une valeur à la biodiversité (services écosystémiques). Les approches socio-économiques et patrimoniales : Plaidoyer pour une grille de lecture « non marchande » des rapports nature / société, et en termes d’appropriation.
  • 3. Une prise de conscience tardive De sa constitution en tant que discipline scientifique (1776, Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations) jusqu’aux années 1970 : peu d’intérêt de la science économique pour les questions environnementales. « Précurseurs » : Malthus (population/subsistances), Ricardo, Jevons… J.-B. Say (1803), Traité d’économie politique : « Les ressources naturelles sont inépuisables car sans cela nous ne les obtiendrions pas gratuitement. Ne pouvant être multipliées ou épuisées, elles ne sont pas l’objet des sciences économiques ».
  • 4. « Dans les pays affectés par la misère, la pauvreté absolue qui touche des millions de personnes est la cause principale de la dégradation sauvage des ressources naturelles ». Paradigme « développementaliste » fondé sur les liens ente pauvreté et environnement : croissance démographique + pauvreté = dégradation Ce qui est bon pour le développement est aussi bon pour l’environnement (Win-Win) « La seule différence entre pauvres et riches est que les pauvres consomment moins de ressources que les riches, mais qu'ils en sont directement dépendants, quand les riches peuvent se sentir indépendants du milieu parce qu'ils se procurent ces produits sur le marché et non à leur source. La sortie de la pauvreté commence par la reconnaissance formelle de droits sécurisés, pour l'accès à la terre et aux ressources comme aux biens publics ». Trommetter & Weber, 2004 Liens pauvreté / environnement
  • 5. La dégradation de l’environnement relève de « simples dysfonctionnements »  Internalisation des externalités (Pigou, 1920 ; Coase, 1960), application de la « boite à outils » des économistes à un nouveau domaine : marché, prix, libre échange, généralisation des droits de propriété privés. Exemples du climat et de la biodiversité. vs Les atteintes globales portées à la biosphère révèlent un conflit fondamental entre logique économique et reproduction des écosystèmes. Nécessité de rechercher une réponse originale à un défi inédit. Deux positions radicalement opposées
  • 6. Pour le chercheur britannique Tim Jackson, l’idée d’un découplage absolu entre la croissance économique (mesurée par celle du PIB) et son impact environnemental (mesuré par les émissions de CO2 et la consommation de ressources naturelles) est un mythe. Selon lui, les causes structurelles de la question environnementale sont notre conception du travail, de l’épanouissement personnel et de la réussite collective. Comme trop souvent, ce ne sont pas les théories et les concepts qui font défaut mais plutôt la volonté politique et citoyenne de les mettre en œuvre. Jackson T., 2010. Prospérité sans croissance – La transition vers une économie durable. Ed. de Boeck, coll. « Planète en jeu ». Traduction du rapport de la Commission du développement durable du Royaume-Uni (2009).
  • 7. Serge Latouche propose la règle des 8 R pour aider aux transformations socio-économiques jugées nécessaires : Restructurer Redistribuer Réduire Réutiliser Recycler Réévaluer Reconceptualiser Relocaliser
  • 8. Une multiplicité d’approches … Trois principaux courants de pensée : 1) Néo-classique 2) Socio-économique et/ou institutionnelles, patrimoniale 3) Économie écologique (ecological economics)
  • 9. Présupposés de l’économie de l’environnement  « L’économique » posé comme univers en soi, indépendamment des institutions sociales, mais pouvant être affecté par elles.  Individualisme méthodologique et vision normative, rabattant les phénomènes collectifs sur les logiques individuelles (le collectif comme mode de résolution des « dilemmes individuels » / CPR).  Explication des comportements individuels en termes d’anticipations, de choix rationnels et de préférences.  Caractère central de l’idée d’équilibre (offre = demande).  Priorité donnée à la coordination par les prix et par les contrats.
  • 10. Les « économistes du marché » Ceux dont l’approche consiste « soit à voir dans les relations de marché l'exclusivité des relations économiques d'une société ; soit à considérer que la rationalité des relations de marché s'impose comme rationalité ultime, structurante de l'ensemble des relations concernant l'allocation des ressources, la production, et la répartition des biens dans une société » Barthélemy et al. (2005). Économie du bien-être, économie publique, théorie de la croissance : les pb. d’environnement et d’épuisement des RN vus comme des signes d’inefficacité des règles d’allocation des actifs environnementaux (non productibles, multifonctionnels, non-exclusifs, difficilement appropriables, « gratuit »). Le libre jeu des agents (marchés) ne conduit pas toujours à l’optimum social : divergence entre intérêts privés et collectif s’explique notamment par la présence d’externalités et/ou l’absence de droits de propriété. Déterminer, en fonction des coûts et des bénéfices (ACA), le meilleur degré possible de protection de l’environnement. Division du travail intellectuel : économie de l’environnement / des ressources naturelles.
  • 11. Externalité Certaines actions individuelles affectent le bien-être (fonction d’utilité) d’autres individus sans que cet effet soit compensé par un paiement, i. e. en dehors d’un échange volontaire ou d’un marché. Externalités négatives / positives. Ex. de l’agriculture : rétribuer les fonctions (non reconnues par le marché) autres que la production de biens alimentaires (entretien des paysages, conservation des sols, ...). Les solutions de l’économiste : « internaliser » les externalités au moyen de taxes (Pigou, principe « pollueur-payeur ») et/ou de droits de propriété (Coase), soit assimiler le non-marchand à du marchand (« marchandiser » la nature).Taxe carbone / marché du carbone (2005, protocole de Kyoto).
  • 12. Capital Un des facteurs de production : K, L, terre (A. Smith, 1776). Extension/élargissement de la notion de capital. Substitution entre différentes formes de capital :  produit, moyens de production fabriqués, infrastructures, actifs financiers ;  humain, citoyens en bonne santé, instruits et productifs ;  social, réseau de normes, valeur, convictions communes facilitant la coopération ;  naturel, RN & services écosystémiques. Durabilité faible / forte : compensations marchandes à la destruction de l’environnement (restauration écologique) / « capital critique » à transmettre, irréversibilités, CC, seuils. DD : non-décroissance dans le temps du capital total (physique, humain, naturel) par habitant. Indicateurs de développement durable, ODD…
  • 13. Ressource naturelle Les RN (actifs naturels) « désignent des biens non produits et non productibles par l'homme et répondant néanmoins à une demande des hommes » Olivier Godard (2004).  Les économistes adoptent une vision anthropocentrée, utilitariste et marchande. Une « offre » d’actifs et de services (gratuitement) naturels pour satisfaire des besoins et la croissance.  Importance des représentations et des techniques, qu’est-ce qui « fait ressource » dans une société donnée ?  Distinction importante, fondée sur les notions de stocks et de flux, entre ressources renouvelables (eau, poissons, forêts, etc.) et épuisables (hydrocarbures, ...).  On parlera de RN au sens économique quand la ressource sera utilisable avec la technologie existante et exploitable aux prix actuels. Interroge la notion de rareté (hausse des prix → baisse demande / substituts).
  • 14. G. Hardin, 1968. The tragedy of the commons, Science. "Each man is locked into a system that compels him to increase his herd without limit-in a world that is limited. Ruin is the destination toward which all men rush, each pursuing his own best interest in a society that believes in the freedom of the commons. Freedom in a common brings ruin to all". « La propriété commune des RN n’est en soi même pas plus une tragédie en termes de dégradations environnementales que la propriété privée. Tout dépend des institutions sociales qui guident l’usage de ces ressources » . Ciriacy-Wantrup 1972 La « tragédie des communaux » »
  • 15. Source : Charles, 2001 Systèmes et interactions : la pêche
  • 16.  Inscription du rapport (accès/usages) au milieu naturel et à ses ressources dans des institutions (règles) et des cultures. Des médiations nécessaires entre économie et nature.  Institutions collectives (≠ expression des préférences individuelles) : instances de planification décentralisée et participative permettant la délibération des citoyens/producteurs et l’engagement d’une action collective proche des besoins et des conditions écologiques particulières de chaque population. Sachs (1980), Ostrom (1990, etc.), Weber & Revéret (1993), Balland & Platteau (1996), Bromley (1992, 1995…), etc. Les approches socio-économiques
  • 17. Common-Pool Resources : une figure emblématique, Elinor Ostrom, « Prix Nobel » d’économie en 2009 avecWilliamson.  Rejet de la vision pessimiste des communaux, la véritable « tragédie » est celle de l’accès libre (la propriété commune n’est pas forcément synonyme de surexploitation).  Tentative d’articuler une analyse approfondie des divers régimes de propriété (modes d’appropriation) avec le fonctionnement des mécanismes d’action collective.  La recherche de « success stories » tend à minimiser les difficultés d’une participation effective des tous les stakeholders (rapports de force et de pouvoir, asymétrie, conflits…). Le réseau des « commons » / CPR
  • 18.  Ostrom et notoriété des communs : une conceptualisation, une analyse théorique et empirique.  De puissantes clés de lecture des changements sociaux ?  Un outil de lutte politique  Voie ouverte à de nombreux programmes de recherche et « chantiers » post Ostrom L’apport déterminant de « l’école de Bloomington »
  • 19. Typologie des biens Libre accès à la ressource + externalités de production Les ressources renouvelables : intermédiaire entre un bien privé et un bien public/collectif  Caractère rival  Difficulté d’exclusion de son usage
  • 20. • Le réseau des CPR a permis de montrer qu’à côté des deux solutions traditionnelles pour gérer les ressources naturelles communes (le marché et l’Etat), d’autres solutions intermédiaires basées sur l’auto-organisation des communautés d’usagers pouvaient être viables. • Permet de montrer également que les systèmes de gestion communautaire ne se sont pas éteints avec l’époque moderne et qu’ils perdurent ou peuvent se développer sous d’autres formes contemporaines. Principaux enseignements
  • 21. • Le courant des CPR articule une analyse approfondie des régimes de propriété et des faisceaux de droits (Schlager & Ostrom, 1992), ou des modes d’appropriation des ressources (Weber & Réveret, 1993), dépassant la dichotomie simpliste entre propriété privée et étatique, avec le fonctionnement des mécanismes d’action collective. • L’approche empirique adoptée, fondée sur l’analyse de milliers de cas d’études, fait écho au renouveau de l’empirisme en économie. • Mobilisation d’approches méthodologiques variées : théorie des jeux, économie expérimentale, SMA, conduisant à un formalisme ancré dans l’individualisme méthodologique.
  • 22. Les modes d’appropriation (Weber): un ensemble conceptuel plus vaste que celui de propriété (usus, fructus, abusus), intégrant différentes composantes :  des représentations et des perceptions sociales, culturelles, anthropologiques diverses (systèmes de valeurs, rôle de la religion, normes et classifications, etc.) ;  des usages alternatifs, complémentaires et/ou contradictoires, d'où la possibilité de compétition si aucun accord ne se fait entre les usagers d'une même ressource ;  des modalités d'accès et de contrôle de l'accès ;  des modalités de transfert des droits sur les ressources ;  des systèmes de partage ou de répartition du produit de l'exploitation De la propriété à l’appropriation
  • 23. • Importance de la dimension spatiale et temporelle (historique) dans l’analyse. • Approche interdisciplinaire qui croise des facteurs économiques, sociaux, politiques, juridiques, environnementaux. • Une définition endogène des institutions (Ostrom) : règles enchâssées, construites au fur et à mesure de leur mise en pratique. • L’essentiel du travail durant les premières années aura porté sur les critères de réussite et d’échec dans la gestion des communaux (Wade, 1987; Ostrom, 1990; Baland et Platteau, 1996, synthétisés par Agrawal, 2001 & 2002).
  • 24. « J'ai dû abandonner l'idée que des règles spécifiques pourraient être associés à des cas de réussite. Remontant d’un niveau de généralité, j'ai essayé de comprendre les régularités institutionnelles plus larges des systèmes persistants sur une longue période de temps, régularités absentes dans les cas d’échec. J'ai utilisé le terme de principes de conception pour caractériser ces régularités. Je n’entendais pas par là que les pêcheurs, irrigants, éleveurs et autres avaient explicitement ces principes à l’esprit quand ils conçurent des systèmes qui se sont maintenus sur de longues périodes de temps. Mon propos était plutôt d'identifier un ensemble d’enseignements fondamentaux sous-jacents caractérisant les régimes pérennes par opposition aux cas d'échec ». 8 principes de conception
  • 25.  1A. Les limites entre utilisateurs et non utilisateurs : des limites claires et comprises de tous au plan local existent entre les utilisateurs légitimes et ceux qui ne le sont pas ;  1B. Les limites des ressources : des frontières claires séparent une ressource commune spécifique d'un système socio- écologique plus large ;  2A. La congruence avec les conditions locales : les règles d’appropriation et de fourniture sont congruentes avec les conditions sociales locales et environnementales ;  2B. Appropriation et fourniture : les règles d’appropriation sont conformes aux règles de fourniture ; la répartition des coûts est proportionnelle à la répartition des bénéfices ;
  • 26.  3. Les dispositions de choix collectif : la plupart des personnes concernées par un régime de ressources sont autorisées à participer à la conception et la modification de ses règles ;  4A. La surveillance des utilisateurs : des personnes responsables devant les utilisateurs ou les utilisateurs eux- mêmes assurent la surveillance des niveaux d’appropriation et de fourniture des utilisateurs ;  4B. La surveillance de la ressource : des personnes responsables devant les utilisateurs ou les utilisateurs eux- mêmes assurent la surveillance de l’état de la ressource ;
  • 27.  5. Des sanctions graduées : les sanctions pour infractions aux règles sont d’abord très faibles, mais deviennent de plus en plus fortes si un utilisateur viole une règle de manière répétée ;  6. Mécanismes de résolution des conflits : des instances locales de résolution des conflits entre utilisateurs ou avec des représentants de la force publique existent et fonctionnent de manière rapide et peu coûteuse ;  7. Reconnaissance minimale des règles : les droits des utilisateurs locaux à édicter leurs propres règles sont reconnus par le gouvernement ;  8. Entreprises imbriquées : quand une ressource commune est étroitement liée à un système socio-écologique plus large, les activités de gouvernance sont organisées en plusieurs couches imbriquées.
  • 28. • Le positionnement théorique des travaux est assez ambigu : travail sur la propriété commune, sur la gestion communautaire, mais avec une approche finalement assez individualiste. • Cette perspective individualiste se retrouve aussi dans la manière d’appréhender la gestion durable des ressources naturelles ; souvent définie par des critères scientifiques et rationnels (analyse coûts-bénéfices). • Une vision « angélique » du capital social qui permet de résoudre les problèmes posés à l’action collective. La création et le maintien du capital social dans ses composantes économique, sociale et culturelle sont coûteuses. • Les facteurs de réussite de l’action collective sont trop nombreux et ils sont difficiles à hiérarchiser. Limites de cette approche
  • 29. • L’existence d’un modèle explicatif basé sur des critères et qui fonctionne appliqué à plusieurs terrains ne signifie pas que les facteurs identifiés sont ceux qui ont effectivement conduit au résultat obtenu (corrélation n’est pas causalité). • Difficultés pour articuler les analyses suivant les échelles de décision (du niveau international à l’échelle locale). • Peu de prise en compte du contexte global et de la marge de manœuvre restreinte des Etats dans certains contextes  manque une analyse de l’articulation des échelles locales/globales. • Analyses ayant inspiré de nombreux programmes de développement dans les années 1980 et 1990 en termes de Community Based Natural Resources Management (participation, simplification des idées…).
  • 30. • Idée qu’il existe une harmonie ou un équilibre au sein des systèmes socio-écologiques: – Il y a une tendance à voir la communauté comme un ensemble homogène (défini par une unité spatiale, une structure sociale spécifique et des normes partagées) et à sous-estimer les relations de pouvoir au sein des communautés d’usagers. – Lorsque des conflits à l’intérieur des communautés sont relevés, l’idée souvent avancée est qu’une approche participative permettra de résoudre ces conflits grâce à des facteurs de solidarité permettant l’émergence d’un consensus. En se focalisant sur la (l’auto)gestion communautaire des ressources naturelles, n’évince-t-on pas trop rapidement un acteur incontournable : l’Etat et la dimension politique qui lui est associé ?