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Royaume du Maroc
Ministère de la santé
Délégation du ministère
de la santé de Meknès
IFCS de Meknès
Le programme National d’Immunisation (PNI)
Élaboré par :Samira Jaouhar
Mars 2012
‫المغربيـــــة‬ ‫المملـــــــكة‬
‫الصحــــــــــــة‬ ‫وزارة‬
‫الصحـــة‬ ‫وزارة‬ ‫نيابـــــــة‬
‫في‬ ‫األطر‬ ‫تأهيل‬ ‫معهد‬
‫الصحي‬ ‫الميدان‬
Année universitaire: 2011/2012
Section: Sage-femme
Introduction
• La vaccination constitue un droit fondamental de l’enfant. Elle
est considérée comme étant le moyen le plus sur et le plus
efficace pour réduire la mortalité néonatale, infantile et
juvénile.
• Ainsi, depuis la restructuration (PNI) en 1987, la couverture
vaccination nationale a atteint 90 % pendant les années 90 et a
dépassé 95 % pendant les cinq dernières années.
• Cette augmentation de la couverture vaccinale a eu un impact
considérable sur la situation épidémiologique de certaines
maladies cibles telles que la poliomyélite dont le dernier cas a
été déclaré en 1987 et la diphtérie dont le dernier cas remonte à
1991.
21/03/2016 2
Introduction (suite)
• Le Maroc est considéré comme étant le premier pays de la
région EMRO de l’OMS qui a validé l’élimination du tétanos
néonatal en 2002.
• Aussi, notre pays a vacciné entre 2003 et 2008, environ
8.500.000 enfants âgées de 9 mois à 14 ans révolus contre la
rougeole et la rubéole et environ 2.235.000 jeunes filles et
femmes âgées de 15 à 24 ans contre la rubéole pour prévenir le
syndrome de rubéole congénitale.
21/03/2016 3
La réalisation de ces performances a poussé le ministère de
la Santé a accélérer l’introduction d’autres vaccins
traditionnels :
• La vaccination contre l’hépatite virale type B en 1999,
• La vaccination combinée contre la rougeole et la rubéole en
2009,
• Le premier rappel DTC-VPO en 2003,
• La vaccination contre l’Haemophilus Influenza type b (Hib) en
2007,
• Le deuxième rappel DTC-VPO en 2009.
21/03/2016 4
Définition des concepts
L'immunité:
• Est un mécanisme ayant pour but de prendre
en charge la défense de l'organisme contre les
éléments étrangers (et plus particulièrement les
agents infectieux comme les bactéries, les
virus ou les parasites) à cet organisme.
(volgaris-médical)
21/03/2016 5
• Est la propriété que possède un organisme
vivant de développer des moyens spécifiques
de défense (naturels ou acquis) contre un agent
pathogène extérieur (infectieux, toxique,
tumoral) ou contre un corps étranger (greffe,
cellule d'un autre individu).
(l'encyclopédie Hachette multimédia,1996)
21/03/2016 6
• Est la capacité que possède un organisme à se
défendre, en particulier lors d’une agression
par un agent infectieux.
• Ce terme désigne l’ensemble des facteurs
humoraux et cellulaires qui protègent
l’organisme de toute agression.
21/03/2016 7
L’Immunisation
• Est le processus conférant l’immunité, soit par
introduction d’antigènes dans le corps
(immunisation active), soit par introduction
d’anticorps spécifiques (immunisation
passive).
21/03/2016 8
Les différents types d’immunité
21/03/2016 9
1.L’immunité naturelle ou innée
• Réunit un ensemble de mécanismes
biologiques, biochimiques et physico-
chimiques qui interviennent rapidement pour
empêcher la pénétration ou la prolifération
d’agents infectieux dans l’organisme.
21/03/2016 10
• Elle est non spécifique (elle ne distingue pas
les agents infectieux les uns des autres).
• Elle ne développera pas de mémoire à l’égard
des agents pathogènes.
• La réponse sera comparable lors des
différentes rencontres de l’organisme avec le
même pathogène.
21/03/2016 11
Elle comprend 2 lignes de défense:
• La première est externe, se compose des tissus
épithéliaux qui recouvrent le corps ainsi que des
sécrétions produites par ces tissus (mucus, larmes, suc
gastrique, etc.).
• La seconde est interne, est déclenchée par des
médiateurs chimiques qui agissent sur différentes
cellules ou protéines pour attaquer sans
discrimination les antigènes envahisseurs qui
traversent les barrières externes de l’organisme.
21/03/2016 12
• Ces mécanismes font appel aux cellules
phagocytaires (les neutrophiles, les monocytes
et les macrophages), aux cellules qui libèrent
des médiateurs inflammatoires (basophiles,
mastocytes et éosinophiles) de même qu’aux
cellules « tueuses » naturelles.
21/03/2016 13
2.L’immunité acquise ou adaptative
• Correspond à la production (immunité active)
ou à la transmission (immunité passive) d’un
état de résistance à un antigène par l’action
directe d’anticorps ou de cellules spécifiques à
cet antigène.
• Cette immunité s’améliore au fil des
expositions à un antigène donné.
21/03/2016 14
2.1L’immunité acquise active
a) L’immunité acquise active artificielle:
• Résulte de l’immunisation provoquée par la
vaccination sans les complications possibles
de la maladie. Cette immunité exploite les
caractéristiques du système immunitaire à des
fins préventives.
b)L’immunité acquise active naturelle résulte
d’une infection.
21/03/2016 15
2.2L’immunité acquise passive
• résulte du transfert d’anticorps formés dans
un autre organisme à un individu donné.
• Deux types: l’immunité passive naturelle et
l’immunité passive artificielle.
21/03/2016 16
a) L’immunité acquise passive naturelle:
Se rencontre chez les bébés pendant les
premiers mois de la vie, alors qu’ils
bénéficient des anticorps que leur mère leur a
transmis par le placenta ou le lait maternel.
C’est une immunité qui disparaît pendant la
première année de vie.
21/03/2016 17
b) L’immunité acquise passive artificielle
• s’obtient lorsqu’une personne bénéficie
d’anticorps produits par un autre organisme
humain ou animal.
• La protection fournie par les
immunoglobulines.
21/03/2016 18
L’immunité
L’immunité acquise ou
adaptative
L’immunité acquise
active
L’immunité active
naturelle
infection
L’immunité active
artificielle
vaccination
L’immunité acquise
passive
L’immunité passive
naturelle
Transfert
d’anticorps
maternels
L’immunité passive
artificielle
immunoglobulines
L’immunité naturelle
ou innée
21/03/2016 19
La réponse immunitaire:
• Est spécifique à l’agent en cause et elle est
mémorisée par le système lors d’un agression.
• L’infection et la vaccination induisent une
réponse immunitaire identique, soit par les
anticorps ou les lymphocytes T.
21/03/2016 20
La réponse primaire:
• La première injection d’un vaccin entraine,
après une période de latence, la production
transitoire d’anticorps à un taux faible.
La réponse secondaire:
• La réintroduction du même antigène vaccinal
déclenche pour les antigènes protéiques, une
production d’anticorps (Im G) rapide, intense
et prolongée
21/03/2016 21
Un vaccin
• Est un produit biologique fabriqué à partir de
bactéries ou de virus complets, de leurs
constituants (polysaccharides, protéines) ou de leurs
produits (toxines), dont on enlève par différents
procédés la capacité de produire la maladie tout en
conservant celle d’induire une réponse immunitaire.
• Les vaccins peuvent être inactivés ou vivants atténués
(voir le tableau).
21/03/2016 22
La vaccination
• Consiste à immuniser une personne contre une
maladie infectieuse, généralement en lui
administrant un vaccin. Les vaccins, qui
stimulent le système immunitaire,
prémunissent la personne d’une infection ou
d’une maladie. (OMS, nd)
21/03/2016 23
La vaccination :
• Est l’introduction artificielle dans le corps, par
différentes voies (injection, absorption...),
d’antigènes, sous forme d’un vaccin, en vue
d’induire une réponse immunitaire. En effet,
elle représente une arme préventive
remarquablement efficace, puisque elle permet
d'éviter chaque année des millions de décès
d'enfants à travers le monde.
21/03/2016 24
Les vaccins vivants atténués:
• Sont pathogènes vivants qui ont perdu leur
virulence, mais sont encore capables d’induire
une réponse immunitaire protectrice contre les
formes virulentes de l’agent pathogène.
• Sont des agents vivants (bactéries) ou
réplicatifs (virus, bactéries) qui créent une
infection a minima. Leur administration
provoque une réponse immunitaire spécifique.
21/03/2016 25
Classification des principaux vaccins
COMPOSITION DU VACCIN MALADIES BACTÉRIENNES À
ÉVITER
MALADIES VIRALES À ÉVITER
Vivants atténués Tuberculose Fièvre jaune
Oreillons
Rougeole
Rubéole
Poliomyélite
Rotavirus
Inactivés entiers Choléra
Coqueluche
Grippe
Poliomyélite
Rage
Encéphalite japonaise
Hépatite A
Polysaccharides
Protéines purifiées
Méningococcie :
Pneumococcie
Typhoïde
Tétanos
Diphtérie Coqueluche
Hépatite B
Influenzae
Conjugués
(polysaccharides et protéines)
Méningite à Haemophilus
influenzae type b
Pneumococcie21/03/2016 26
L’effet de la vaccination
L’effet de la vaccination est à la fois individuel et collectif:
 L’effet individuel
• La vaccination protège l’individu contre certaines maladies
infectieuses qui, par leur survenue, menacent sa santé.
 L’effet collectif (Immunité de groupe)
• La transmission d’une maladie contagieuse est directement liée
à la proportion des sujets susceptibles à cette maladie dans la
population.
• Elle diminue lorsque la proportion des personnes protégées
augmente et ce, grâce à l’arrêt de la circulation de l’agent
causal. Ceci permet le contrôle, l’élimination, voire
l’éradication de certaines maladies.
21/03/2016 27
1929 Introduction de la Vaccination Anti-Variolique (VAV)
1941 Intensification de la VAV : vaccination de 2,5 Millions de personnes.
1949 Introduction du BCG.
1957-1964 Campagnes BCG : environ 2,4 Millions de personnes ont été vaccinées.
1963 Introduction du DTC.
1964-1967 Organisation de campagnes contre la poliomyélite (VPO) dans les grandes villes.
1967 La vaccination au niveau des points fixes et lors des campagnes de masse a eu un léger
impact sur la mortalité et la morbidité.
1980 L’évaluation a montré que la couverture vaccinale était faible.
1981 Instauration du Programme Elargi de Vaccination (PEV)
1986 Evaluation du PEV, les résultats étaient encourageants mais la couverture vaccinale n’a
pas dépassé 50%.
1987 Restructuration du PEV en Programme National d’Immunisation
1995 Début de la stratégie nationale d’éradication de la poliomyélite.
1999 Introduction de la vaccination contre l’Hépatite B (VHB)
2003 Introduction du vaccin contre la rougeole et la rubéole(RR).
Introduction du premier rappel DTCP à 18 mois
2010 Introduction du vaccin contre le Rotavirus et le pneumocoque.21/03/2016 28
Définition du PNI
• Est un programme prioritaire de Santé
Maternelle et Infantile ( SMI ) dont l’objectif
principal est de vacciner, les enfants de moins
de 5 ans contre les maladies cibles qui sont
parmi les principales causes de la mortalité
infantile, et les femmes en âge de procréer
( 15 - 44 ans ) contre le tétanos.
21/03/2016 29
Objectifs du PNI
Objectif général:
Contribuer à la réduction de la mortalité et de
la morbidité néonatale et infanto-juvénile.
21/03/2016 30
PNI : objectif général
Contribuer à la
réduction de la mortalité
et de la morbidité
néonatale et infanto-
juvénile.
Vaccin
Chaine de
froid
Gestion
et qualité
Evaluation
La
vision
du PNI
21/03/2016 31
PNI : les objectifs
Les
objectifs
du PNI
Contribuer à l’amélioration de la sécurité
des injections;
Contribuer à l’amélioration de la
surveillance épidémiologique des
maladies cibles.
Atteindre et maintenir une couverture vaccinale uniforme à
tous les niveaux , supérieure ou égale à 95 %;
Obtenir, avec les autres pays de la région, la certification de
l’éradication de la poliomyélite vers l’an 2013;
Maintenir l’élimination du TNN;
Éliminer la rougeole, la rubéole et le SRC vers 2015;
Introduire de nouveaux antigènes dans le CNV;
Introduire d’autres rappels dans le CNV;
21/03/2016 32
Les stratégies du couverture
La stratégie fixe:
• Elle s’adresse à une population ayant des facilités d’accès aux
formations sanitaires.
• Des séances de vaccination sont programmées et réalisées
régulièrement au niveau de toutes les formations sanitaires du
RSSB.
21/03/2016 33
Les stratégies du couverture (suite)
• La fréquence de ces séances est fonction de
l’objectif arrêté mensuellement pour chaque
structure.
• Le secteur privé (cabinets de médecins, de
sages-femmes et d’infirmier(e)s) joue
également un rôle dans la réalisation des actes
vaccinaux, ce qui contribue à l’amélioration de
l’accessibilité aux prestations vaccinales.
21/03/2016 34
Les stratégies du couverture (suite)
La stratégie mobile:
Cette stratégie inclut deux modes de couverture :
• La vaccination par itinérance:
L’infirmier itinérant opère par:
• la relance des femmes et des enfants non ou incomplètement
vaccinés qu’il réfère aux formations sanitaires ;
• la vaccination des femmes et des enfants non ou
incomplètement vaccinés qu’il rassemble au niveau d’un point
de contact.
• La vaccination par équipe mobile:
• Une équipe composée d’un médecin et d’au moins deux
infirmier(e)s se déplace par véhicule pour couvrir les zones
éloignées.21/03/2016 35
Les stratégies du couverture (suite)
• L’équipe mobile reste efficace mais suppose la
disponibilité des moyens de transport, de
carburant et d’équipements adéquats pour
répondre aux besoins de la population
(intégration des activités).
• Elle assure la vaccination des femmes et des
enfants non ou incomplètement vaccinés au
niveau des points de rassemblement selon un
programme préétabli.
21/03/2016 36
Les stratégies du couverture (suite)
La vaccination par mini-campagne
• Cette activité est limitée dans le temps et l’espace et concerne les localités
ou un ensemble de localités ayant une couverture vaccinale basse.
Les Journées Nationales de Vaccination
• Grâce à cette stratégie, notre pays a pu améliorer la couverture vaccinale et
la maintenir à un niveau élevé.
• Les JNV ont permis de prendre en charge les enfants et les femmes ayant
échappé au programme permanent ou ayant abandonné leur vaccination.
• L’organisation de ces JNV a connu un réajustement en rapport avec les
plans d’éradication ou d’élimination de certaines maladies: poliomyélite,
tétanos néonatal, rougeole...
21/03/2016 37
Les stratégies du couverture (suite)
Stratégies
Vaccinales :
La
stratégie
fixe :
Elle s’adresse à
une population
ayant des facilités
d’accès aux
formations
sanitaires.
La
stratégie
mobile :
La vaccination
par itinérance
La vaccination par
équipe mobile
La
vaccination
par mini-
campagne
L’organisation
des campagnes
nationales de
vaccinations
Les journées
nationales de
vaccination
(JNV)
Campagne nationale
de vaccination contre
la rougeole et la
rubéole (en 2008) :
21/03/2016 38
LES MESURES D’ACCOMPAGNEMENT
DES STRATÉGIES VACCINALES
Les relances:
• Cette activité a pour but de rattraper les enfants
et les femmes qui n’ont pas complété leur
vaccination.
Pour appliquer à bien les relances, il faut:
• La tenue à jour des registres de vaccination,
• L’exploitation régulière de ces registres,
• L’utilisation d’un cahier de relance,
• L’établissement d’un programme de relance.21/03/2016 39
Le calendrier de vaccination des enfants (0-5)
21/03/2016 40
Age de l'enfant Antigènes
A la naissance BCG + VPO (P.ZERO)+HB1
6 semaines DTCHib 1 + VPO1 + HB2
2 mois 1° dose Vacc.anti-pneumococcique + Rotavirus 1
10 semaines DTCHib 2 + VPO2
3 mois Rotavirus 2
14 semaines DTCHib 3 + VPO3
4 mois 2° dose Vacc.anti-pneumococcique
9 mois VAR + HB 3
12 mois 3° dose Vacc.anti-pneumococcique
18 mois 1° Rappel DTCP
5 ans 2° Rappel DTCP
6 ans (1ère AEP) R'R'
21/03/2016 41
Le calendrier de vaccination des femmes en âge
de procréer (15-44 ans)
21/03/2016 42
Femmes en âge de procréer
La vaccination des femmes en âge de procréer doit
inclure une première dose au premier contact, une deuxième
quatre semaines après et une troisième six mois après la
deuxième.
Les protections par les anticorps sont obtenues chez 80 à
90 % des femmes à la suite de l’administration de la 2ème dose et
chez 95 à 98 % des femmes après la 3ème dose. Cette
vaccination offre une protection pour ~ 5ans. La 4ème et la 5ème
dose prolongent la durée d’immunité d’environ 10 et 20 ans
respectivement.21/03/2016 43
Femmes en âge de procréer
Pour la vaccination des femmes, on doit tenir compte
des vaccinations reçues durant l’enfance, si elles sont
documentées.
Ainsi, une femme qui aurait complété sa
vaccination de l’enfance en DTC, commencera sa
vaccination VAT au niveau du VAT 3.
21/03/2016 44
DOSES QUAND ? Durée de protection
VAT1
Dès que possible chez la femme
en âge de procréer ou le plus tôt
possible au cours de la grossesse.
0
VAT2
Au moins quatre semaines après
le VAT1
3 ans
VAT3
Au moins six mois après le VAT2
ou au cours d’une grossesse
ultérieure
5 ans
VAT4
Au moins un an après le VAT3 ou
au cours d’une grossesse
ultérieure.
10 ans
VAT5
Au moins un an après le VAT4 ou
au cours d’une grossesse
ultérieure.
20 ans et plus
21/03/2016 45
LES INTERVALLES MINIMUMS ENTRE LES
DOSES D’UN MEME VACCIN
INTERVALLE ENTRE LES DOSES
• Certains vaccins requièrent l’administration de plusieurs doses
pour la primo vaccination en vue de développer une immunité
adéquate.
• Un intervalle minimum de quatre semaines doit être respecté
entre les différentes doses d’un même vaccin.
• En cas de non respect de cet intervalle, la réponse immunitaire
sera moins importante et il faudra continuer le calendrier
vaccinal depuis la date de la dernière prise.
21/03/2016 46
LES INTERVALLES MINIMUMS ENTRE LES
DOSES D’UN MEME VACCIN
Vaccins Intervalle minimum de la primo-vaccination
VPO
Le VPO zéro est administré à la naissance.
Le VPO1, 2 et 3 seront administrés avec le DTC-Hib. Le VPO1 sera administré à six semaines révolues,
les deux doses suivantes de la primo-vaccination doivent être administrées à au moins quatre semaines
d’intervalle.
VAT Quatre semaines entre la première et la deuxième dose, six mois entre la deuxième et la troisième
dose, un an entre la troisième et la quatrième dose et un an entre la quatrième et la cinquième dose.
VHB Un intervalle d’au moins quatre semaines est à respecter entre la première et la deuxième dose. Un
intervalle de 6 mois à 2 ans entre la deuxième et la troisième dose doit être également respecté.
Hib Le nombre de doses requises varie selon l’âge auquel on commence la vaccination et le vaccin utilisé.
Si trois doses sont requises, l’intervalle minimum entre les doses sera de quatre semaines.
DTC-Hib
DTCP (rappel)
Le DTC-Hib1 ne sera administré qu’à partir de six semaines révolues. Les deux doses suivantes de la
primo-vaccination doivent être administrées à au moins quatre semaines d’intervalle.
Un intervalle d’au moins six mois après le DTC-Hib3 + le VPO3 est recommandé avant une dose du
premier rappel (c.à.d. à 18 mois).
Le deuxième rappel DTCP sera administré à 5 ans.
21/03/2016 47
Vaccins, doses à administrer, voie
d’administration et sites d’injections
Vaccins
Dose à
administrer
Voie d’administration Sites/Lieu d’injection
BCG (flacon de 20 doses) 0,05 ml ID stricte
1/3 supérieur de la partie externe
du bras gauche
HB (flacon de 10 doses) 0,5 ml IM partie antéro-externe de la cuisse
VPO (flacon de 10 doses) 2 gouttes Orale Bouche
DTC-Hib
(mono-dose et multi dose)
0,5 ml IM partie antéro-externe de la cuisse
Vaccin contre le rotavirus
(monodose)
1 ml Orale Bouche
Vaccin contre le Pneumocoque
(monodose)
0,5 ml IM
 1ière et 2ième doses : la partie
antéro-externe de la cuisse,
 3ième dose : deltoïde
VAR/RR( flacon de 10 doses) 0,5 ml SC stricte Deltoïde
DTC( flacon de 10 doses) 0,5 ml IM Deltoïde
21/03/2016 48
Pourquoi un nouveau calendrier
national de vaccination?
 Recommandation du Comité Technique et Scientifique National de Vaccination pour
disposer d’un seul et unique :
- calendrier de vaccination pour tous les enfants marocains ,
- carnet de santé de l’enfant marocain.
Recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS/EMRO),
Couverture vaccinale optimale par l’ensemble des antigènes: > 95 % durant les
dernières années:
- Immunité individuelle et collective élevée,
- Réponse immunitaire meilleure à l’âge de 2 mois
Impact important sur la situation épidémiologique des maladies cibles et maitrise du
risque épidémiologique,
Perspectives d’introduction de nouveaux vaccins (Pneumocoque et Rotavirus),
Utiliser un même « outil » entre les secteurs intervenants dans le domaine de la
vaccination,
21/03/2016 49
Dates
Antigènes
24 heures
après la naissance
Durant le
premier
mois
2
mois
3
mois
4
mois
9
mois
12
mois
18
Mois
5
Ans
Tous les 10
ans
Vaccin contre
l’hépatite B (HB)
Cas1 Maison
Accouchement
Maternité
Hospitalière
Clinique Privée.
Dose 1
Dose 2 Dose 3
Cas2 Sérologie mère
négative
ou si cette dose n’a
pas pu être
administrée durant
les 24h.
HB
Dose 1
Dose 2
Dose 3
Vaccin anti BCG Dose 1
Vaccin anti Polio Oral
Dose 0 Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 Dose 5 Dose n
Vaccin anti
Pneumococcique
Dose 1 Dose 2 Dose 3
Vaccin anti Rotavirus
Dose1 Dose 2
Vaccin anti DTC-Hib Dose 1 Dose 2 Dose 3
Vaccin anti DTC Rappel 1 Rappel 2 Rappel n
VAR (vac anti
Rougeole)
Dose 1
RR
(Vain combiné contre
Rougeole-Rubéole)
2eme
Dose
21/03/2016 50
Age Antigènes Observations
Dans les 24 heures
après la naissance
HB zéro Dose à la naissance
Naissance (Durant le
premier mois après la
naissance)
BCG
VPO zéro
2 mois DTC1-Hib1
HB1
VPO1
Vaccin anti Rotavirus1
Vaccin anti Pneumo1
Vaccins combinés
3 mois DTC2 –Hib2
HB2
VPO2
Vaccin anti Rotavirus2
Vaccins combinés
4 mois DTC3-Hib3
VPO3
Vaccin anti Pneumo2
Vaccins combinés
9 mois VAR
HB3
12 mois Vaccin anti Pneumo3
18 mois DTC4 (premier rappel)
VPO4 (premier rappel)
5 ans DTC5 (deuxième rappel)
VPO5 (deuxième rappel)
6 ans Rougeole
Ou Rougeole/Rubéole
Ou Rougeole/Oreillons/ Rubéole
En attendant l’atteinte d’une couverture
vaccinale supérieure ou égale à 95 % par le
premier rappel
Tous les 10 ans dT + (VPO) (dT combiné avec Coqueluche acellulaire)21/03/2016 51
Le vaccin HB sera administré durant les premières 24 heures après la
naissance pour prévenir la transmission du virus de la mère au nouveau né;
Le VPO zéro est maintenu pour assurer une protection précoce des
nouveaux nés car la poliomyélite est toujours endémique au niveau de la
région EMRO et AFRO de l’OMS;
DTC1-Hib1, HB1, VPO1, Vaccin anti Rotavirus1 et Vaccin
anti Pneumo1: à l’âge de 2 mois ,date où le système
immunitaire répond mieux à la vaccination;
VAR à 9 mois et deuxième dose à 18 mois: seconde dose;
Rappels DTC et VPO à 18 mois et 5 ans : renforcer
l’immunité
Rappel DTC tous les dix ans.
Synthèse
21/03/2016 52
LES TYPES DE VACCINS
UTILISES
21/03/2016 53
Le BCG
Définition :
• C’est un vaccin vivant atténué, il est utilisé pour prévenir la
tuberculose.
Composition :
• Est un vaccin vivant atténué d’origine bactérienne, c’est un
dérivé de la souche du Bacille de Calmette et Guérin.
Présentation :
• Il se présente sous forme lyophilisée ( poudre à
reconstituer avec un diluant ) en flacons multidoses
(ampoules de 10 et 20 doses ).
21/03/2016 54
Le BCG (suite)
Conservation :
• Le vaccin est sensible à la lumière et à la chaleur.
• Il doit être conservé à 2°C et +8° C.
• Le solvant doit être conservé au réfrigérateur.
• Une fois reconstitué, le vaccin doit être utilisé durant la
même séance;
• Le flacon entamé doit être détruit à la fin de la séance de
vaccination même si le contenu du flacon n’a pas été utilisé
en totalité.
21/03/2016 55
Le BCG (suite)
Administration :
• Le BCG doit être injecté strictement par voie
intradermique au niveau de la face antéro-externe du bras
gauche. Il peut être administré en association avec
d’autres vaccins mais en un site différent.
• La dose unique à administrer est de 0,05 ml à la naissance,
même dose à administrer pour les enfants de - d’un an, et
pour les enfants de + d’un an la dose est de 0,1ml.
21/03/2016 56
Le BCG (suite)
Effets indésirables post vaccinaux (EIPV):
• Un petit œdème douloureux et rouge apparaît au lieu de
l’injection. Environ deux semaines après, il aboutit
généralement à un petit abcès local qui guérit seul en laissant
une petite cicatrice,
• Des adénopathies inflammatoires ou suppurées peuvent
apparaître suite à une erreur technique.
Contre-indications :
• Les enfants atteints de déficits immunitaires congénitaux ou
acquis ne doivent pas être vaccinés.
21/03/2016 57
Le vaccin antipoliomyélitique
Définition :
• Il existe deus formes différentes :
 Le vaccin à base de virus vivants atténués, administré par voie orale
(VPO) une immunité individuelle et collective;
 Le vaccin à base de virus tués, administré par voie injectable (
VPI) une immunité individuelle. Son effet sur l’immunité
collective est limité .
Composition :
• Il s’agit d’une suspension contenant des poliovirus vivants atténués
ou inactivés.
21/03/2016 58
Le VP(suite)
Présentation :
• Le VPO se présente en ampoule multi dosée munie d’un
compte-goutte déjà ajusté à l’ampoule ou adapté au flacon.
• Le VPI se présente sous forme liquide, il est également
disponible en forme combinée.
Conservation :
• Les vaccins antipoliomyélitiques sont très fragiles et sensibles à la
chaleur.
• Le VPO doit être conservé au congélateur à -20 °C ou au
réfrigérateur à 2°C et + 8°C. Pendant la séance de vaccination, il
faut conserver le flacon de vaccin dans une cupule ou thermos
contenant des glaçons.
• Le VPI se conserve entre 2° et + 8°C et ne doit pas être congelé.
21/03/2016 59
Le VP (suite):
Administration :
• Le VPO est administré par voie buccale à raison de deux gouttes
déposées directement sur la langue sans contact entre le flacon et la
langue.
• Ce vaccin nécessite quatre prises dont le VPO zéro associé au BCG.
Les trois autres prises sont associées au DTC avec un intervalle
minimum de quatre semaines;
• Le rappel à 18 mois et à 5 ans sera associé avec le DTC.
• Le VPI est administré par voie S/C s’il est administré seul
ou par voie IM s’il est combiné.
• La dose à administrer est de 0,5 ml. La primo-vaccination chez les
enfants consiste en trois injections à un mois d’intervalle, suivie d’un
rappel au moins 6 mois plus tard.
21/03/2016 60
Le VPO (suite)
Effets indésirables post vaccinaux (EIPV):
• Il peut exceptionnellement provoquer une paralysie chez le sujet
vacciné ou dans son entourage (dans les 30 jours suivant la
vaccination).
Contre-indications :
• Pour le VPO : les déficits immunitaires congénitaux ou
acquis constituent une contre-indication à l’exception de
l’infection du VIH.
• Pour le VPI : il n’y a aucune contre-indication spécifique à ce
vaccin.
21/03/2016 61
Vaccin Anti Diphtérique - Anti Tétanique et Anti
Coquelucheux (DTC) :
Définition :
• C’est une association vaccinale qui protège contre la diphtérie, le
tétanos et la coqueluche.
Composition :
• Le DTC est composé d’une association de deux anatoxines (tétanique
et diphtérique) et un vaccin bactérien tué anti-coquelucheux.
Présentation :
• Le DTC se présente sous forme liquide.
Conservation :
• Il doit être conservé dans un réfrigérateur entre 2°C et + 8°C et ne
doit jamais être congelé.
21/03/2016 62
Vaccin Anti Diphtérique - Anti Tétanique et
Anti Coquelucheux (DTC) :
Administration :
• Le DTC est administré par voie IM dans la face antéro-externe de la
cuisse pour les trois premières doses, pour les rappels à partir de 18 mois ;
il sera administré en IM dans le deltoïde;
• La dose à administrer est de 0,5ml. Le flacon doit être agité avant chaque
administration.
• Ce vaccin nécessite trois prises successives pour la primo-vaccination.
L’intervalle minimum entre les prises ne doit jamais être inférieur à quatre
semaines et un intervalle minimum de 6 mois est requis entre la 3ème prise
de la primo vaccination et le premier rappel;
• Pour le premier rappel (18 mois) et le 2ème rappel à 5 ans, il faut utiliser le
DTC et pour les rappels ultérieurs, il faut utiliser la forme TD.
21/03/2016 63
Vaccin Anti Diphtérique - Anti Tétanique et
Anti Coquelucheux (DTC) :
Effets indésirables post vaccinaux (EIPV):
• L’hyperthermie dont la durée ne dépasse pas 24 à 48 heurs,
• Convulsion ou réaction locale à type de nodule douloureux,
dues à la composante anti-coquelucheuse,
• Rarement, anaphylaxie ou collapsus : dans ce cas , il faut
adresser l’enfant à un milieu spécialisée pour assurer son suivi de
vaccination.
Contre-indications :
• Encéphalopathie évolutive convulsivante.
21/03/2016 64
Le DTC-Hib
Définition Composition Présentation Conservation
Association vaccinale
qui protège contre la
diphtérie, le tétanos, la
coqueluche et la
méningite à
haemophilus
influenzae type b.
Deux anatoxines (tétanique
et diphtérique), un vaccin
bactérien tué anti-
coquelucheux et d’un
polyoside d’haemophilus
type b conjugué à la
protéine tétanique.
Présentation mono
dose :
Le vaccin Hib se
présente sous forme
lyophilisé et le DTC sous
forme liquide (flacon de
0,5 ml).
Pour la reconstitution du
vaccin DTC-Hib, il faut
diluer le vaccin Hib par
le vaccin DTC ce qui
donne une dose de 0,5
ml.
Présentation multi
dose :
Suspension injectable
obtenue par
reconstitution de la
poudre d’un flacon de 10
doses de vaccin Hib par
un flacon de 10 doses de
0,5 ml de vaccin DTC.
Il doit être conservé dans
un réfrigérateur entre
2°C et + 8°C et ne doit
jamais être congelé.
21/03/2016 65
Administration EIPV Contre-
indications
Le DTC-Hib est
administré par voie
intramusculaire profonde
dans la face antérolatérale
de la cuisse (tiers moyen).
Pour la Primo-vaccination :
à partir de l’âge de 2 mois,
3 injections d’une dose de
0,5 ml à un ou deux mois
d’intervalle ;
Pour le Rappel : (selon le
fabricant), une injection un
an après la 3ème injection de
la primo-vaccination.
*Douleurs, érythème, induration, œdème
pouvant survenir dans les 48 heures au point
d’injection ou persistant plusieurs jours,
*La formation d’un nodule sous-cutané
persistant plusieurs semaines, peut
accompagner ces réactions,
*L’hyperthermie
*Convulsion avec ou sans fièvre,
*Manifestation allergiques : rash (éruption
cutanée), urticaire ou exceptionnellement
choc anaphylactique (choc allergique) ou
œdème de Quincke (variété d’urticaire avec
brusque gonflement du visage et du cou),
*Rarement, anaphylaxie ou collapsus
•Encéphalopathie
évolutive
convulsivante ou
non = affection
neurologique
(composante
anticoquelucheuse)
•Forte réaction
survenue dans les
48 heures suivant
une injection
vaccinale
antérieure : fièvre
supérieure ou égale
à 40°C, syndrome
du cri persistant,
convulsion fébrile
ou non fébrile,
•Allergie connue à
l’un des
composants du
vaccin
21/03/2016 66
Le vaccin anti-tétanique (VAT)
Définition :
• C’est un vaccin contre le tétanos qui confère une immunité
durable chez la femme et qui a pour but de protéger l’enfant
contre le tétanos néonatal.
Composition
• C’est une toxine tétanique modifiée et atténuée (anatoxine
anti-tétanique).
Présentation
• Il se présente sous forme liquide.
21/03/2016 67
Le vaccin anti-tétanique (VAT)
Conservation :
• Le vaccin ne doit pas être congelée et doit être maintenu à
une température entre 2°C et + 8°C.
Administration :
• Il est administré par voie IM stricte au niveau du bras à
raison de 0,5 ml par dose.
Effets indésirables post vaccinaux (EIPV):
• L’inflammation apparaît pendant quelques jours au point
d’injection qui régresse spontanément.
Contre-indications :
• Aucune contre-indication spécifique à ce vaccin n’est signalée.
21/03/2016 68
Le vaccin Anti Rougeoleux (VAR):
Définition :
• Le VAR est un vaccin de choix pour éliminer la rougeole.
Composition :
• C’est un vaccin viral, vivant atténué.
Présentation :
• Il se présente sous forme lyophilisée avec une ampoule pour la
reconstitution.
Conservation :
• Il est sensible à la lumière et à la chaleur, il doit être conservé à
une température entre + 2°C et + 8° C.
• Le solvant est à conserver également au réfrigérateur.
• Une fois reconstitué, le flacon du vaccin doit être utilisé dans les
six heures qui suivent, puis détruit après ce délai.
21/03/2016 69
Le vaccin Anti Rougeoleux (VAR)
Administration :
• Le vaccin est injecté par voie S/C à 9 mois au niveau du
deltoïde, en une dose de 0,5 ml.
• Une deuxième dose à l’entrée scolaire à 5-6 ans sera
administrée que l’enfant ait eu le VAR à 9 mois et le RR/ROR à
12 mois.
Effets secondaires :
• Fièvre modérée,
• Eruption modérée plus ou moins fébrile qui peut apparaître de 8
à 12 jours après la vaccination,
• Réaction méningée aseptique avec uniquement certaines souches
vaccinales (RR/ROR)
Contre-indications : Déficit immunitaire congénital ou acquis.
21/03/2016 70
Le vaccin anti-rubéole
Composition :
• C’est un vaccin viral, vivant atténué.
Présentation :
• Il est présenté sous forme lyophilisée fourni avec un diluant
(solvant) pour sa reconstitution.
Conservation :
• Il doit être conservé à l’abri de la lumière, entre +2° et + 8°C.
Une fois reconstitué, le vaccin sera conservé 6 heures maximum.
Administration :
• Une dose de 0,5 ml doit être administrée par une injection sous-
cutanée dans le bras supérieur (deltoïde).
21/03/2016 71
Le vaccin anti-rubéole
Evénements indésirables post vaccinaux (EIPV) :
• Douleur légère et sensibilité au toucher au site d’injection 24
heures après l’immunisation,
• Fièvre, l’éruption cutanée comme le rash, lymphadénopathies,
myalgie, paresthésie,
• La thrombopénie est rare,
• Les réactions anaphylactiques sont aussi rares.
21/03/2016 72
Le vaccin anti-rubéole (suite)
Contre-indications :
• Les maladies infectieuses,
• Leucémie,
• Anémie sévère,
• Insuffisance rénale aigue,
• Maladie cardiaque décompensée,
• Les états du déficit immunitaire à médiation cellulaire.
• Grossesse.
21/03/2016 73
Le vaccin contre l’hépatite B (VHB)
Définition :
• C’est un vaccin contre l’hépatite virale type B.
• Le seul disponible actuellement permettant la prévention du cancer du
foie secondaire à l’hépatite virale B.
Composition :
 Vaccin obtenu par purification de l’enveloppe virale,
 Vaccin obtenu par technique de recombinaison génétique.
Présentation :
• Le VHB se présente sous forme liquide.
Conservation :
• Il doit être conservé dans un réfrigérateur entre 2°C et + 8°C et ne
doit jamais être congelé.
21/03/2016 74
Le VHB (suite)
Administration :
• Elle s’effectue par injection intramusculaire dans la face antéro-
externe de la cuisse chez le nourrisson;
• Le deltoïde chez l’enfant, l’adolescent ou l’adulte. La dose à
administrer est de 0,5 ml.
• Il faut agiter le flacon avant l’administration du vaccin.
• Ce vaccin nécessite trois doses successives. Les deux premières à un
mois d’intervalle et la troisième au moins six mois après la
deuxième.
• Actuellement, le rappel n’est plus recommandé.
21/03/2016 75
Le VHB (suite)
Effets indésirables post vaccinaux (EIPV)
• Chez le nourrisson et l’enfant, les effets secondaires sont rares
et bénins.
• Chez l’adolescent et l’adulte, des céphalées, des arthralgies
ont été signalées, plus exceptionnellement un syndrome de
Guillain Barré, un purpura thrombopénique ou une
glomérulonéphrite aigue.
• A ce jour , il n’y a aucune donnée qui permet d’affirmer
que la vaccination contre l’hépatite B augmente le risque de
sclérose en plaque.
Contre-indications
• Aucune contre-indication à ce vaccin n’est signalée.
21/03/2016 76
Vaccin anti pneumocoque
Voies d’administration:
• Intramusculaire
Co-administration:
• Sans réserve avec les autres vaccins pédiatriques
Sites d’injection:
• Les 2 premières doses au niveau de la face antérolatérale de la
cuisse
• La dernière dose au niveau du deltoïde
21/03/2016 77
Vaccin anti pneumocoque (suite)
Conservation :
• A conserver entre +2 et +8;
• A ne pas congeler;
• Agiter le vaccin avant utilisation pour obtenir une
suspension homogène blanche avant d’expulser l’air de la
seringue;
• Ne pas utiliser si détection de matière particulière et/ou
variation d’aspect physique après agitation.
21/03/2016 78
Vaccin anti pneumocoque (suite)
Contre indications
• Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des
constituants ou à l’anatoxine diphtérique
• Enfant ayant une thrombopénie ou toute autre trouble de
coagulation quoi serait une contre indication à une IM.
Doses recommandées
• 1ère : 2mois
• 2ème :4mois
• 3ème : 12mois
21/03/2016 79
Vaccin anti pneumocoque (suite)
Événements indésirables poste vaccinaux:
• Effets généraux: irritabilité, fièvre, céphalée, diminution de
l’appétit, diarrhée ou vomissements.
• Effets locaux: douleur, rougeur ou tuméfaction au site
d’injection.
• Ces manifestations disparaissent, en général, 2 à 3 jours.
21/03/2016 80
Vaccin contre le Rotavirus
Voie d’administration
• Administration par voie orale ( à l’intérieur de la joue de
l’enfant: 1 ml)
Conservation:
• A conserver entre +2et +8
• vaccin à ne pas congeler
• agiter le vaccin son administration
21/03/2016 81
Vaccin contre le Rotavirus (suite)
Doses recommandées:
• 1ère :2mois
• 2ème: 3mois
• Les doses prévues doivent être administrées avant l’âge de 6 mois en
respectant un délai minimum de 4 semaines
Evénements indésirables post vaccinaux (EIPV):
• Vaccin bien toléré mais:
• Perte d’appétit et irritabilité
• Fièvre avec des symptômes gastro-intestinaux
• Somnolence
• Rhinorrhée
• Éruption cutanée crampes musculaires
• pleurs
21/03/2016 82
Vaccin contre le Rotavirus (suite)
Contre-indications / précautions:
• Hypersensibilité à l’une des composantes du vaccin,
• Hypersensibilité suite à une précédente administration du vaccin,
• Antécédents d'invagination intestinale,
• Sujets ayant une malformation congénitale non opérée de l'appareil gastro-
intestinal pouvant le prédisposer à une invagination intestinale,
• Nourrissons ayant une immunodéficience connue ou suspectée,
• L'administration du vaccin doit être différée chez les sujets ayant une
maladie fébrile sévère aiguë,
• L'administration du vaccin doit être différée chez les sujets présentant une
diarrhée ou des vomissements,
• Le vaccin anti Rotavirus ne doit jamais être injecté.
21/03/2016 83
CONTRE INDICATIONS
GÉNÉRALES DE LA
VACCINATION :
21/03/2016 84
CI GÉNÉRALES DE LA
VACCINATION :
Les vraies contre-indications sont rares:
• Antécédents d’EIPV graves après administration d’une dose
antérieure
• Maladie neurologique évolutive - éviter le vaccin anticoquelucheux
(par exemple, épilepsie non maîtrisée)
• Hypersensibilité de type I aux œufs - éviter la vaccination contre la
fièvre jaune et la grippe,
• Infection à VIH symptomatique - éviter le BCG, la vaccination anti-
amarile et anti-rougeole.
21/03/2016 85
Les autres vaccins disponibles
• Le vaccin contre la varicelle,
• Le vaccin contre les infections à pneumocoque,
• Les vaccins contre les infections à méningocoque,
• Le vaccin contre l’hépatite A,
• Le vaccin contre la typhoïde,
• Le vaccin contre la grippe,
• Le vaccin contre la rage,
• Le vaccin contre la fièvre jaune,
• Vaccin contre l’encéphalite japonaise (maladie présente dans
certaines zones d’Asie),
• Vaccin contre le choléra,
• Vaccin combiné contre les hépatites virales A et B.
21/03/2016 86
EVENEMENTS INDESIRABLES
POST-VACCINAUX (EIPV)
21/03/2016 87
Surveillance et déclaration des événements
indésirables post-vaccinaux (EIPV)
Un événement indésirable post
vaccinal dit aussi MAPI
(manifestations adverses post-vaccinales
indésirables) est un incident
médical qui se produit à la
suite d’une vaccination et dont
on pense qu’il est du à celle-ci.
Ils ont lieu même dans les programmes les plus sûrs
d’où l’intérêt d’une surveillance active.
Une relation de cause à effet entre la
vaccination et la réaction indésirable
n’est que rarement établie, mais les
responsables de la santé doivent être
vigilants concernant un lien possible et
prendre les mesures qui s’imposent.
21/03/2016 88
Surveillance et déclaration des événements
indésirables post-vaccinaux (EIPV)
Les causes de réactions indésirables se divisent en quatre
catégories qui sont :
relatives à une réaction coïncidente
relatives au vaccinateur
relatives au vaccin
relatives à une cause inconnue
21/03/2016 89
Surveillance et déclaration des événements
indésirables post-vaccinaux (EIPV)
Ceux relatives au vaccinateur :
Administration d'une trop grande quantité de vaccin en une
seule dose;
Injection du vaccin au mauvais endroit;
La non-utilisation de seringues et d’aiguilles préconisées;
L’utilisation d’un diluant qui n’est pas approprié ou de la
quantité de diluant non préconisée;
L’administration du vaccin non recommandée ou une autre
substance biologique…
Réutilisation des seringues et des aiguilles(SA).
Abcès (le flacon n’a pas été suffisamment agité)
Vaccin congelé: réaction locale;
Non-respect des contre-indications: réaction grave évitable.
Erreur programmatique +++
Relative au vaccinateur: préparation, manipulation ou administration du vaccin
21/03/2016 90
Ceux relatives au vaccin: la
Réaction aux vaccins
Surveillance et déclaration des événements
indésirables post-vaccinaux (EIPV)
Il s’agit de la réaction d’un individu particulier aux propriétés
inhérentes d’un vaccin spécifique, même lorsque le vaccin a été
préparé, manipulé et administré correctement.
Vaccins inactivés,
Quelques heures qui
suivent l’injection,
Douleur, rougeur
ou gonflement,
Disparaissent vite
Faible danger.
Vaccins actifs
atténués,
Fièvre, malaises,
douleurs musculaires,
maux de tête, ou perte
d’appétit,
Ressemblent à une
forme légère de la
maladie
 sans risque
Réaction du corps à
un composant
particulier du vaccin,
Rare mais sérieuse
Intérêt de préparer
les mesures
Locale Systémique Allergique
21/03/2016 91
Ceux relatives à une réaction coïncidente
Surveillance et déclaration des événements
indésirables post-vaccinaux (EIPV)
La réaction indésirable a lieu après la vaccination mais
n’est pas causée par le vaccin ou son administration.
Une réaction coïncidente est une réaction qui aurait eu
lieu même si la personne n’avait pas été vaccinée.
21/03/2016 92
Surveillance et déclaration des événements
indésirables post-vaccinaux (EIPV)
Ceux relatives à une cause inconnue
La réaction indésirable ne peut pas être directement
mise en relation avec le vaccin, son administration
ou toute autre cause identifiable.
Toutefois, le personnel soignant doit s’acharner à trouver une
relation de causalité avant de retenir une cause inconnue
21/03/2016 93
Surveillance et déclaration des événements
indésirables post-vaccinaux (EIPV)
Aspects pratiques de la gestion des EIPV
La déclaration : se fait sur la fiche
jaune de notification
L’investigation et la prise en charge : effectuées par le
clinicien (traitement symptomatique ou spécifique).
Le suivi et l’évaluation : communication mensuelle du
rapport détaillé du profil des EIPV
La finalité de la surveillance des EIPV est d’investiguer chaque cas pour
trouver une éventuelle cause en vue d’éviter sa réapparition.
21/03/2016 94
Surveillance et déclaration des événements
indésirables post-vaccinaux (EIPV)
Evénements indésirables post-vaccinaux à inclure dans la déclaration:
Tout abcès au point d’injection;
Toute lymphadénite consécutive au BCG;
Toute hospitalisation ou décès que l’agent de santé ou les
membres de la communauté pensent qu’il est lié à la
vaccination;
Tout incident médical sévère ou exceptionnel que les agents de
santé ou les membres de la communauté pensent qu’il est lié à
la vaccination.
21/03/2016 95
Surveillance de la chaine de froid
L'expression « chaîne du froid » se rapporte au processus
utilisé pour maintenir des conditions optimales pendant le
transport, l'entreposage et la manipulation des vaccins.
Il existe plusieurs intervenant chacun au
niveau d’un maillon
La moindre faiblesse au niveau d’un
quelconque maillon est de conséquences
lourdes sur le résultat attendu.
21/03/2016 96
Surveillance de la chaine de froid
La chaîne de froid joue un rôle capital dans la
préservation de la qualité des vaccins:
La température idéale pour
préserver la qualité des vaccins: + 2
et + 8 ° C
Le contrôle de la température doit être fait
deux fois par jour (à l’entrée et à la sortie de
la formation sanitaire).
La température doit être mentionnée sur le
registre de relevé de la température.21/03/2016 97
Surveillance de la chaine de froid
Vérifier l’exposition à la chaleur : lire la pastille de contrôle
du vaccin (PCV).
La PCV est une étiquette contenant une substance
thermosensible, apposée sur le flacon du vaccin pour
indiquer l’exposition thermique cumulée au fil du temps.
Au fur et à mesure que le flacon est exposé à une
chaleur plus élevée, le carré devient de plus au plus
sombre.
21/03/2016 98
Surveillance de la chaine de froid
Les PCV doivent être vérifiées à chaque moment.
Vaccin à
utiliser
Vaccin à
utiliser
Vaccin à ne
pas
utiliser
Vaccin à ne
pas
utiliser
21/03/2016 99
Surveillance de la chaine de froid
La structure de la chaîne du froid :
La chaîne du froid est composée de:
 Moyens de conservation :
 Chambres froides ;
 Armoires frigorifiques ;
 Congélateurs ;
 Réfrigérateurs électriques ;
 Réfrigérateurs mixtes (électrique et/ou à gaz) ;
 Caisses isothermes et porte-vaccins.
 Moyens de transport :
 Camions frigorifiques ;
 Caisses isothermes ;
 Porte-vaccins.
21/03/2016 100
LA CHAINE DE FROID
 Les chambres froides :
Elles servent à conserver et à stocker de grandes quantités
de vaccins à l’échelon central ou régional. l en existe deux :
 La chambre froide négative (-20°C): destinée à la conservation
du VPO et à la congélation des accumulateurs de froid. Elle
sert aussi à la conservation du VAR et RR selon les
instructions de certains fabricants.
 La chambre froide positive (2° +8°C): destinée à la conservation
des vaccins BCG, DTC-Hib, VAT, HB, le VAR et le RR.
21/03/2016 101
LA CHAINE DE FROID
L’armoire frigorifique :
C’est un appareil de réfrigération d’un volume de
stockage variant entre 800 et 1000 litres et fonctionnant à
l’électricité . Il est utilisé au niveau du SIAAP pour
conserver les vaccins entre 2° et +8°C. Le contrôle de la
température se fait par un thermomètre à cadrant.
L’armoire frigorifique doit être posée à niveau dans un local
aéré pouvant être fermé à clé et à l’abri du soleil.
21/03/2016 102
LA CHAINE DE FROID
LES THERMOMETRES :
Le thermomètre à cadrant :
Ce thermomètre permet de contrôler la température de
l’armoire frigorifique.
Le thermomètre Bimétallique :
Ce thermomètre sert à contrôler quotidiennement la
température des appareils frigorifiques destinés à la
conservation des vaccins.
Il sert également à contrôler la température des porte-
vaccins et des caisses isothermes utilisés par les équipes
mobiles de vaccination.
Le thermomètre à mercure :
Il sert à contrôler la température des réfrigérateurs :
21/03/2016 103
LA CHAINE DE FROID
LES PASTILLES DE CONTROLE DES VACCINS:
Les Pastilles de Contrôle des Vaccins (PCV) sont des
étiquettes apposées sur les flacons de vaccin. Elles montrent
l’exposition cumulée à la chaleur du flacon sur lequel elles sont
apposées. Il y a 4 stades de virage des PCV. Pour les stades 1 et
2, le flacon doit être utilisé. Pour les stades 3 et 4, le flacon doit
être jeté et non utilisé.
21/03/2016 104
LA CHAINE DE FROID
 Au niveau central /régional :
– Le VPO est conservé à -20°C dans des chambres froides.
– Les autres vaccins : BCG , DTC- Hib, VAR ,VAT, HB et RR
sont conservés dans des chambres froides entre 2° et + 8°C.
– Pour le VAR, il est parfois conseillé de le conserver à -20°C,
selon les recommandations du fabricant.
21/03/2016 105
LA CHAINE DE FROID
 Au niveau du SIAAP :
Le VPO est conservé dans un congélateur à -20°C le
plus longtemps possible s’il est réceptionné congelé. Si non
il faut le conserver avec les autres vaccins entre 2° et
+ 8°C dans l’armoire frigorifique ou le réfrigérateur.
 Au niveau des formations sanitaires :
Tous les vaccins sont conservés dans le réfrigérateur entre 2°
et + 8°C.
21/03/2016 106
LA CHAINE DE FROID
 Au niveau des postes fixes :
Les vaccins sortis du réfrigérateur doivent être
conservés pendant la séance de vaccination dans les thermos,
cupules ou bols garnis de glaçons.
 Au niveau des points de vaccination :
Les vaccins sortis du réfrigérateurs doivent être
conservés pendant la séance de vaccination dans les porte-
vaccins garnis d’accumulateurs de froid préalablement congelés
et convenablement disposés.
Le porte-vaccin doit être gardé à l’abri du soleil. Les
vaccins sortis du porte-vaccin doivent être conservés pendant
la séance de vaccination dans le thermos garni de glaçons.
21/03/2016 107
Gestes importants à faire en
ouvrant tout réfrigérateur +++
Quand on ouvre le réfrigérateur, on doit:
• Vérifier l’entreposage des vaccins selon leur sensibilité à la
congélation,
• Les pastilles de Contrôle de vaccins PCV: jeter immédiatement
tout vaccin dont celle ayant virée aux stades 3 et 4.
• Jeter immédiatement tout vaccin lyophilisé entamé depuis plus de
6 heures
• Relever la température,
• Enregistrer quotidiennement la température sur le registre.
21/03/2016 108
Dans les réfrigérateurs verticaux
Gestion des vaccins
Ranger au devant les vaccins dont la date de péremption est la plus proche.
Haut : accumulateurs de
froid, glace
Etage 1: vaccins vivants
atténués (VPO, VAR, RR)
Etages intermédiaires :
DTC, VAT, Hep B et BCG,
VPC, ROTA, diluants
En bas : Accumulateurs
de froid,
Pas de stockage dans la porte car à cet endroit la température n’est souvent pas
régulée et est supérieure à + 8°C.
21/03/2016 109
Gestion des vaccins
Dans les réfrigérateurs horizontaux (utiliser les paniers)
Fond-0 : libre pour la circulation de l’air,
Fond-1: vaccins vivants atténués (VPO, VAR, RR) dans un panier
Milieu et Haut : VAT, DTC BCG, VPC et ROTA suffisamment éloignés du fond pour
éviter la congélation
Diluant: le plus haut possible
Au cours du transport
Ranger les vaccins selon leur sensibilité à la
congélation (éviter le contact des vaccins sensibles à la
congélation avec des accus congelés)
Utiliser des accumulateurs bien congelés pour le
transport du VPO et VAR
Utiliser de préférence, des accumulateurs de froid non
congelés pour le transport des vaccins sensibles à la
congélation (VAT, DTC).21/03/2016 110
Gestion des vaccins
Réflexes et bonnes pratiques :
 Le relevé de température doit être effectué 2 fois par jour (même les jours
non ouvrables),
 On ouvrant la porte du réfrigérateur et avant de relever la température,
inspecter l’entreposage des vaccin et leur rangement,
 Le thermomètre est toujours fiable
 Le formulaire de relevé des températures doit être affiché sur la porte du
réfrigérateur ,
 Contrôler que la porte ferme convenablement, que le réfrigérateur et le
thermomètre fonctionnent correctement,
 Si le réfrigérateur ne fonctionne pas, avertir le service technique (réparation du
frigo),
 Les frigos doivent être nettoyés et décongelés au minimum 2 fois par an,
 Il doit y avoir moins de 1cm de givre dans le compartiment congélateur. Si ce
n’est pas le cas, il est nécessaire de le dégivrer (attention au stockage des vaccins
durant ce temps, qui sont à transférer dans un autre frigo).
21/03/2016 111
Gestion des vaccins
 Le réfrigérateur pour les vaccins pourrait contenir des médicaments
thermosensibles et vitaux (insuline…)
 en aucun cas il ne peut contenir :
- Aliments, boissons ou des articles personnels,
- Echantillons biologiques (urines, frottis, etc.),
 En aucun cas le réfrigérateur pour les vaccin ne doit être surchargé
(circulation adéquate de l’air)
21/03/2016 112
Gestion des vaccins
Quelles décisions à propos des flacons entamés lors des séances
successives de vaccination (éliminer ou utiliser ) ?
Les flacons ouverts de vaccins liquides (VPO, DTC et VAT) peuvent être utilisés lors des
séances successives de vaccination jusqu’à 4 semaines maximum,
La date de péremption ne doit être pas dépassée,
Les vaccins doivent être bien conservés,
L’embout du flacon ne doit pas être immergé dans l’eau,
L’asepsie doit être observée pour le prélèvement des doses,
La PCV, si elle existe, ne doit pas atteindre son point limite
d’utilisation
sous
réserve de
conditions
21/03/2016 113
Gestion des vaccins
Pour les vaccins reconstitués (BCG, VAR)
Les flacons de ces vaccins doivent être impérativement jetés
en fin de séance de vaccination (au maximum après 6 heures
quelque soit leur conditions de conservation),
Nécessité d’une planification des activités de vaccination.
21/03/2016 114
Gestion des vaccins
Pour la réduction des taux de perte :
• Réorganisation des séances de
vaccination (vaccins lyophilisés
ou reconstitués BCG, VAR,
RR,…etc.)
Organisation
• Outils
prévisionnels
Gestion
• Taux de perte
par antigène
réduit
Résultat
Les taux de perte tolérés sont les suivants :
•BCG < 50 %,
•VAR < 25 %,
•DTC-Hib = 0,
•Pneumo = 0,
•Rota = 0,
•HB, DTC, VPO et VAT = 0,
•RR < 10 %.
Les vaccins multi
doses liquides :
Les flacons doivent être réutilisés jusqu’à leur
épuisement,
Respecter la chaine de froid,
Respecter la date d’expiration,
Bien lire les PCV.
21/03/2016 115
Gestion des déchets issus des
activités de vaccination
3 types de déchets :
Les piquants et tranchants
(seringues, aiguilles,…)
Ceux à risque infectieux
(coton, pansement,…)
Vaccin avarié ou périmé
Contenaires rigides et étanches de couleur jaune
Sacs en plastique (contenaires) de couleur rouge
Incinération – (voir guide MS-DHSA)
21/03/2016 116
Gestion des déchets issus des
activités de vaccination
Jamais de déchets
d’activités de soins
dans le circuit des
déchets ménagers
Pourquoi?
 Maîtriser les risques d’infections pour
les bénéficiaires et leur entourage, le
personnel de soins et les agents chargés
de la collecte et de l'élimination de ces
déchets ainsi que les membres de la
communauté.
 Respecter les mêmes principes de base
que pour la gestion des déchets dans les
établissements de soins de santé de base.
21/03/2016 117
La programmation des activités
vaccinales
• La programmation consiste en l’élaboration d’un plan
d’action annuel qui définit les objectifs opérationnels,
les activités à développer et les ressources à mobiliser
en vue d’atteindre les objectifs fixés au niveau
national.
• Les objectifs opérationnels se basent sur :
 Le nombre d’enfants et de femmes à vacciner;
 Les ressources disponibles et éventuellement à
mobiliser.
21/03/2016 118
La programmation des activités
vaccinales
L’estimation du nombre de naissance vivante
vacciner:
• Il est calculé à la base du taux de natalité brut
fourni par le SEIS ( Service d’Etude et d’Information
Sanitaire).
• Le taux de natalité est donné à titre indicatif et
peut varier d’une province à une autre.
• Les naissances vivantes=La population totale X la taux de natalité/100
21/03/2016 119
La programmation des activités
vaccinales
L’estimation du nombre de femmes en âge de procréer à
vacciner contre le tétanos
• Partant du principe que toute femme doit recevoir
cinq doses, il est impératif de fixer les objectifs en
fonction de ces prises.
• Le nombre de de femme ayant besoin de la 2ème prise,
de la 3ème ,de la 4ème et de la 5ème prises durant l’année
doit être déterminé à partir des registres de
vaccination.
21/03/2016 120
La programmation des activités
vaccinales
1)La détermination des ressources humaines:
• un minimum deux professionnels de santé est
recommandé au niveau des postes fixes de
SMI et au niveau de l’équipe mobile)
21/03/2016 121
La programmation des activités
vaccinales
2) Le vaccin (commande du vaccin):
Constitue l’élément –clé du programme.
• Il faut assurer une commande correcte afin de
rationnaliser son utilisation et d’éviter toute rupture
de stock.
• Le nombre d’enfants et de femmes à vacciner est le
facteur constant qui doit servir pour calculer des
besoins en vaccins
21/03/2016 122
La programmation des activités
vaccinales
Au niveau de la circonscription:
• Nombre de doses à commander= nombre
d’enfants à vacciner x nombre de prises x facteur
multiplicateur.
• La facteur multiplicateur ou le coefficient de perte est
un chiffre qui permet d’évaluer la quantité
supplémentaire de vaccins pour compenser les pertes.
• 2 pour le BCG;
• 1,33 pour le DTC; VAR; VPO et VAT
21/03/2016 123
La programmation des activités
vaccinales
Au niveau du SIAAP
Nombre de doses à commander= nombre d’enfants à
vacciner x nombre de prises x facteur
multiplicateur+ Stock de sécurité
Stock est à 25% des besoins totaux
21/03/2016 124
La programmation des activités
vaccinales
3)Les ressources matérielles de la chaine de
froid
21/03/2016 125
Désignation SIAAP Centre de Santé Secteur
Armoire frigorifique 1 0 0
Congélateur 1 1 0
Réfrigérateur 1ou plusieurs 1 1
Caisse isotherme 2 à 4 2 1
Porte-vaccin 2 à 4 2 à 4 2
Thermos - 2 à 4 2 à 4
La programmation des activités
vaccinales
4) le Système d’information
Les besoins en documents de travail pour le recueil des données sont établis
comme suit:
Registre de vaccination des enfants et registre de vaccination des femmes:
1 registre de chaque par poste fixe, un registre par équipe mobile et un
registre par itinérant ;
Carnet de santé de l’enfant: les besoins sont estimés selon l’objectif des
naissances majoré de 10% ;
Cartes de vaccination pour femme: les besoins sont estimés selon le
nombre des VAT1 prévus, majoré de 10% ;
Registre de gestion des vaccins et de relevé de température: le nombre de
ces registres est égal au nombre d’appareils de réfrigération en fonction,
21/03/2016 126
La programmation des activités
vaccinales
Registre de gestion du matériel: prévoir un registre par formation sanitaire,
y compris le SIAAP,
Fiche journalière: prévoir deux fiches par mois et par poste fixe et une par
mois pour le mode mobile;
Rapport mensuel d’activités: prévoir 2 rapports par formation/mois,
Système de suivi rapide: un carnet par formation sanitaire est à prévoir
21/03/2016 127
21/03/2016 128
La préparation d’une séance de vaccination
Le succès de la séance dépend de sa bonne préparation, à
savoir:
La préparation des lieux de vaccination,
La préparation du matériel d’injection et de stérilisation,
La préparation des vaccins et du matériel de la chaîne du
froid,
La préparation des documents de travail,
La préparation des supports éducatifs,
L’information de la population de la date et du lieu de la
séance de vaccination.
La préparation d’une séance de vaccination
1)Le lieu de la séance de vaccination
Au niveau de poste
 Un local spacieux;
 Un lieu d’attente à l’abri des intempéries;
 Un poste d’enregistrement;
 Un poste d’administration des vaccins.
Au niveau de la stratégie mobile
• Il faut chercher un endroit adéquat, de préférence à l’ombre d’un arbre, ou
sous une tente et prévoir des tables et des chaises.
21/03/2016 129
La préparation d’une séance de vaccination
2)La préparation du matériel d’injection
• La quantité de matériel d’injection (seringues et aiguilles) à préparer
tiendra compte du nombre d’enfants et de femmes à vacciner lors de la
séance.
• Une seringue stérile et une aiguille stérile pour chaque injection.
Présentation du matériel d’injection
• Le matériel d’injection à usage unique:
Seringues de 5 ml (pour la dilution des vaccins),
Seringues de 0,05 ml (pour le BCG),
Seringues de 1 ml (pour le DTC, le VAR, le VAT et le HB),
Aiguilles pour mélanger,
Aiguilles sous-cutanées (pour le DTC, le VAR, le VAT et le HB),
Aiguilles intradermiques (pour le BCG),
Centenaires de sécurité pour récupérer les flacons vides et les seringues et aiguilles
à usage unique.
21/03/2016 130
La préparation d’une séance de vaccination
3)La préparation des vaccins et du matériel de la chaîne du froid
 Prévoir les différents types de vaccin en fonction des objectifs de la séance
(nombre d’enfants et de femmes à vacciner).
 Pour la stratégie mobile, le porte-vaccin ou la caisse isotherme doivent être
préparés de la façon suivante:
Tapisser le fond et tous les côtés de la caisse isotherme ou du porte-vaccin
d’accumulateurs de froid congelés,
Vérifier la date de péremption des différents vaccins et l’état de la PCV
avant de les placer dans le porte-vaccin ou la caisse isotherme,
Envelopper le vaccin DTC, VAT et HB dans du papier journal pour qu’il
ne gèle pas au contact des accumulateurs,
Recouvrir les vaccins par d’autres accumulateurs de froid.
21/03/2016 131
La préparation d’une séance de vaccination
Placer un thermomètre à l’intérieur du porte-vaccin
ou de la caisse isotherme aux côtés des vaccins,
Fermer hermétiquement la caisse ou le porte vaccin,
Laisser les vaccins dans le porte-vaccin ou la caisse
isotherme jusqu’au rassemblement et inscription des
femmes et des enfants.
21/03/2016 132
La préparation d’une séance de vaccination
 Autres matériels et produits
Matériel mobilier (chaises - tables),
Lecteur de cassette, mégaphone, etc...
Désinfectant,
Coton et gaze,
Savon, serviette.
4)la préparation des documents de travail
Registre de vaccination des enfants,
Registre de vaccination des femmes,
Carnet de santé de l’enfant,
Cartes individuelles de vaccination pour femmes,
Feuille journalière des activités,
Fiches de croissance,
Supports éducatifs.
21/03/2016 133
Le déroulement d’une séance de vaccination
a) L’enregistrement des enfants et des femmes
Réserver un bon accueil aux bénéficiaires ;
Trier les enfants pour déterminer leur état de santé, non seulement à l’égard
de la vaccination, mais aussi du point de vue de leur santé en général ;
Tenir compte des éventuelles contre-indications temporaires ;
Relever l’âge et le poids de l’enfant (pesée) et établir quelles vaccinations il
a éventuellement reçues et lesquelles il doit recevoir au cours de cette
séance ;
Inscrire la date de la vaccination et le numéro du lot du vaccin sur la carte
de vaccination ou sur le carnet de santé de l’enfant ;
inscrire la date de vaccination sur le registre et sur la fiche de croissance ;
Pointer l’acte vaccinal sur la fiche journalière ;
21/03/2016 134
Le déroulement d’une séance de vaccination
Remettre à la mère ou à la femme, la carte de vaccination ou le
carnet de santé de l’enfant en insistant sur le fait qu’elle doit
la/le conserver et la/le rapporter lors de chaque contact avec
les services de santé ;
Rappeler aux mères le prochain rendez-vous.
b)La séance éducative
Informer, sensibiliser et éduquer les mères sur:
Les maladies cibles et leurs dangers, la vaccination et ses
avantages, l’intérêt de la conservation de la carte de
vaccination / Carnet de santé de l’enfant, les effets secondaires
et les réactions post-vaccinales, et identifier les fausses
rumeurs pour les corriger,
21/03/2016 135
Le déroulement d’une séance de vaccination
• Les séances éducatives doivent être planifiées et programmées
d’avance,
• Lors de la séance, ne parler que d’un seul thème (un seul
message).
• Ces séances éducatives peuvent se dérouler en 3 temps:
 Avant la vaccination, sous forme de discussion de groupe,
 Au moment de la vaccination, sous forme d’entretien
individuel,
 À la sortie, sous forme de conseils
21/03/2016 136
Le déroulement d’une séance de vaccination
c) Les techniques d’administration des vaccins
 Le VPO:
• Ouvrir la bouche de l’enfant en pinçant ses joues ou en lui pinçant le nez,
déposer deux gouttes du VPO sur la langue de l’enfant à l’aide du compte-
goutte incorporé au flacon ou à l’aide du flacon doseur (sans contact avec
la langue),
• S’assurer que l’enfant a bien avalé le vaccin. S’il le crache, administrer une
nouvelle dose (2 gouttes).
• Lorsque l'enfant doit recevoir plusieurs vaccins à la fois, il est conseillé
d’administrer le vpo en premier afin d’éviter le rejet de celui-ci, suite à
l’agitation et aux pleurs de l’enfant.
• Ne jamais utiliser un flacon de vaccin de polio dont la pastille a viré.
21/03/2016 137
Le déroulement d’une séance de vaccination
 Les vaccins injectables:
Utiliser une seringue stérile et une aiguille stérile ;
Nettoyer la peau avec un désinfectant avant chaque injection,
pour le BCG utiliser un tampon de coton imbibé d’eau ;
Respecter la dose et la voie d’administration pour chaque
vaccin. L’injection dans le muscle fessier est à proscrire
formellement ;
Les injections intramusculaires s’effectuent en introduisant
l’aiguille à angle droit avec la surface de la peau ;
Les injections sous-cutanées s’effectuent en pinçant et tirant
légèrement la peau et introduisant l’aiguille dans le creux
formé à un angle de 45° avec la surface de la peau ;
21/03/2016 138
Le déroulement d’une séance de vaccination
Bien s’assurer que l’aiguille n’a pas pénétré dans une veine en
tirant sur le piston de la seringue. Si apparition du sang dans la
seringue, changer de lieu d’injection ;
Pour le BCG, introduire l’aiguille à un angle de 15° avec la
surface de la peau et s’assurer de l’apparition de la papule en
peau d’orange de 6 à 8 mm. Si par erreur, le vaccin n’est pas
administré en intradermique, ne pas le refaire et assurer le
suivi et la prise en charge de l’enfant.
Ne jamais utiliser un flacon de DTC, de VAT ou de HB qui
aurait gelé.
21/03/2016 139
Méthode de calcul des principaux indicateurs
de la vaccination
Population cible:
 Naissances vivantes,
Enfants de – 1 an,
Enfants âgés de 18 mois,
Enfants de 5 ans
Enfants de 6 ans,
21/03/2016 140
Calcul des principaux indicateurs de la
vaccination
Indicateurs de performances :
Taux de couverture par le BCG = (prestations vaccinales réalisées par le BCG / le
nombre des naissances attendues) x 100
Taux de couverture par le Rota2 = nombre de prestations réalisées par le
Rotavirus2 / le nombre d’enfants de – d’ 1an) x 100
Taux de couverture par le DTC3-Hib3 ou VPO3 ou HB3 = (prestations vaccinales
réalisées par le DTC3-Hib3 ou VPO3 ou HB3 / le nombre d’enfants de – d’un 1 an )
x 100
Taux de couverture par le Pneumo3 = nombre de prestations réalisées par le
Pneumo3 / nombre d'enfants de 12 mois) x 100
21/03/2016 141
Calcul des principaux indicateurs de la
vaccination
Taux de couverture par le RR = (prestations vaccinales réalisées par le RR /
nombre d'enfants de 6 ans) x 100
Taux de couverture par le VAR = (prestations vaccinales réalisées par le VAR
/ nombre d'enfants de – d’1 an) x 100
Taux de couverture par le DTC-VPO (18 mois)= (prestations vaccinales
réalisées par le DTC-VPO à 18 m /nombre d'enfants âgés de 18 mois ) x 100
Taux de couverture par le DTC-VPO5ans = (prestations réalisées par le DTC-
VPO à 5 ans / nombre d’enfants âgés de 5 ans) X 100
21/03/2016 142
Conclusion
 Intérêt indéniable pour le bien être de la population et moyen de lutte remarquable
assurant la prévention sécuritaire et la protection salutaire contre les maladies
infectieuses à évolution invalidante ou mortelle
 Véritable enjeu de santé publique la vaccination:
est l’une des interventions dont l’efficacité n’est plus à démontrer,
c’est la mesure la plus optimale en termes de rapport coût / efficacité.
USA : 1 dollar investi dans la vaccination permet 2 à 2,25 dollars
d’économie de santé.
Maroc : performance remarquable et impact positif du PNI.
La réussite d’une politique vaccinale passe par :
l’atteinte d’un taux de couverture vaccinal élevé ,
le respect des recommandations du PNI/DP/MS.
Une politique vaccinale est basée sur un rationnel clair :
Choix de la population à vacciner (âge, sexe, fréquence…) en
fonction de l’ épidémiologie, de la maladie, du bénéfice
individuel et collectif attendu
21/03/2016 143
Références
Le guide national de vaccination. (2005). 2ème Edition.
http://www.vulgarismedical.com/encyclopedie/immunite
-generalites-2491.html
http://www.vulgarismedical.com/encyclopedie/vaccin-
5368.html
21/03/2016 144
Merci pour
votre
engagement
21/03/2016 145

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Programme national d'immunisation

  • 1. Royaume du Maroc Ministère de la santé Délégation du ministère de la santé de Meknès IFCS de Meknès Le programme National d’Immunisation (PNI) Élaboré par :Samira Jaouhar Mars 2012 ‫المغربيـــــة‬ ‫المملـــــــكة‬ ‫الصحــــــــــــة‬ ‫وزارة‬ ‫الصحـــة‬ ‫وزارة‬ ‫نيابـــــــة‬ ‫في‬ ‫األطر‬ ‫تأهيل‬ ‫معهد‬ ‫الصحي‬ ‫الميدان‬ Année universitaire: 2011/2012 Section: Sage-femme
  • 2. Introduction • La vaccination constitue un droit fondamental de l’enfant. Elle est considérée comme étant le moyen le plus sur et le plus efficace pour réduire la mortalité néonatale, infantile et juvénile. • Ainsi, depuis la restructuration (PNI) en 1987, la couverture vaccination nationale a atteint 90 % pendant les années 90 et a dépassé 95 % pendant les cinq dernières années. • Cette augmentation de la couverture vaccinale a eu un impact considérable sur la situation épidémiologique de certaines maladies cibles telles que la poliomyélite dont le dernier cas a été déclaré en 1987 et la diphtérie dont le dernier cas remonte à 1991. 21/03/2016 2
  • 3. Introduction (suite) • Le Maroc est considéré comme étant le premier pays de la région EMRO de l’OMS qui a validé l’élimination du tétanos néonatal en 2002. • Aussi, notre pays a vacciné entre 2003 et 2008, environ 8.500.000 enfants âgées de 9 mois à 14 ans révolus contre la rougeole et la rubéole et environ 2.235.000 jeunes filles et femmes âgées de 15 à 24 ans contre la rubéole pour prévenir le syndrome de rubéole congénitale. 21/03/2016 3
  • 4. La réalisation de ces performances a poussé le ministère de la Santé a accélérer l’introduction d’autres vaccins traditionnels : • La vaccination contre l’hépatite virale type B en 1999, • La vaccination combinée contre la rougeole et la rubéole en 2009, • Le premier rappel DTC-VPO en 2003, • La vaccination contre l’Haemophilus Influenza type b (Hib) en 2007, • Le deuxième rappel DTC-VPO en 2009. 21/03/2016 4
  • 5. Définition des concepts L'immunité: • Est un mécanisme ayant pour but de prendre en charge la défense de l'organisme contre les éléments étrangers (et plus particulièrement les agents infectieux comme les bactéries, les virus ou les parasites) à cet organisme. (volgaris-médical) 21/03/2016 5
  • 6. • Est la propriété que possède un organisme vivant de développer des moyens spécifiques de défense (naturels ou acquis) contre un agent pathogène extérieur (infectieux, toxique, tumoral) ou contre un corps étranger (greffe, cellule d'un autre individu). (l'encyclopédie Hachette multimédia,1996) 21/03/2016 6
  • 7. • Est la capacité que possède un organisme à se défendre, en particulier lors d’une agression par un agent infectieux. • Ce terme désigne l’ensemble des facteurs humoraux et cellulaires qui protègent l’organisme de toute agression. 21/03/2016 7
  • 8. L’Immunisation • Est le processus conférant l’immunité, soit par introduction d’antigènes dans le corps (immunisation active), soit par introduction d’anticorps spécifiques (immunisation passive). 21/03/2016 8
  • 9. Les différents types d’immunité 21/03/2016 9
  • 10. 1.L’immunité naturelle ou innée • Réunit un ensemble de mécanismes biologiques, biochimiques et physico- chimiques qui interviennent rapidement pour empêcher la pénétration ou la prolifération d’agents infectieux dans l’organisme. 21/03/2016 10
  • 11. • Elle est non spécifique (elle ne distingue pas les agents infectieux les uns des autres). • Elle ne développera pas de mémoire à l’égard des agents pathogènes. • La réponse sera comparable lors des différentes rencontres de l’organisme avec le même pathogène. 21/03/2016 11
  • 12. Elle comprend 2 lignes de défense: • La première est externe, se compose des tissus épithéliaux qui recouvrent le corps ainsi que des sécrétions produites par ces tissus (mucus, larmes, suc gastrique, etc.). • La seconde est interne, est déclenchée par des médiateurs chimiques qui agissent sur différentes cellules ou protéines pour attaquer sans discrimination les antigènes envahisseurs qui traversent les barrières externes de l’organisme. 21/03/2016 12
  • 13. • Ces mécanismes font appel aux cellules phagocytaires (les neutrophiles, les monocytes et les macrophages), aux cellules qui libèrent des médiateurs inflammatoires (basophiles, mastocytes et éosinophiles) de même qu’aux cellules « tueuses » naturelles. 21/03/2016 13
  • 14. 2.L’immunité acquise ou adaptative • Correspond à la production (immunité active) ou à la transmission (immunité passive) d’un état de résistance à un antigène par l’action directe d’anticorps ou de cellules spécifiques à cet antigène. • Cette immunité s’améliore au fil des expositions à un antigène donné. 21/03/2016 14
  • 15. 2.1L’immunité acquise active a) L’immunité acquise active artificielle: • Résulte de l’immunisation provoquée par la vaccination sans les complications possibles de la maladie. Cette immunité exploite les caractéristiques du système immunitaire à des fins préventives. b)L’immunité acquise active naturelle résulte d’une infection. 21/03/2016 15
  • 16. 2.2L’immunité acquise passive • résulte du transfert d’anticorps formés dans un autre organisme à un individu donné. • Deux types: l’immunité passive naturelle et l’immunité passive artificielle. 21/03/2016 16
  • 17. a) L’immunité acquise passive naturelle: Se rencontre chez les bébés pendant les premiers mois de la vie, alors qu’ils bénéficient des anticorps que leur mère leur a transmis par le placenta ou le lait maternel. C’est une immunité qui disparaît pendant la première année de vie. 21/03/2016 17
  • 18. b) L’immunité acquise passive artificielle • s’obtient lorsqu’une personne bénéficie d’anticorps produits par un autre organisme humain ou animal. • La protection fournie par les immunoglobulines. 21/03/2016 18
  • 19. L’immunité L’immunité acquise ou adaptative L’immunité acquise active L’immunité active naturelle infection L’immunité active artificielle vaccination L’immunité acquise passive L’immunité passive naturelle Transfert d’anticorps maternels L’immunité passive artificielle immunoglobulines L’immunité naturelle ou innée 21/03/2016 19
  • 20. La réponse immunitaire: • Est spécifique à l’agent en cause et elle est mémorisée par le système lors d’un agression. • L’infection et la vaccination induisent une réponse immunitaire identique, soit par les anticorps ou les lymphocytes T. 21/03/2016 20
  • 21. La réponse primaire: • La première injection d’un vaccin entraine, après une période de latence, la production transitoire d’anticorps à un taux faible. La réponse secondaire: • La réintroduction du même antigène vaccinal déclenche pour les antigènes protéiques, une production d’anticorps (Im G) rapide, intense et prolongée 21/03/2016 21
  • 22. Un vaccin • Est un produit biologique fabriqué à partir de bactéries ou de virus complets, de leurs constituants (polysaccharides, protéines) ou de leurs produits (toxines), dont on enlève par différents procédés la capacité de produire la maladie tout en conservant celle d’induire une réponse immunitaire. • Les vaccins peuvent être inactivés ou vivants atténués (voir le tableau). 21/03/2016 22
  • 23. La vaccination • Consiste à immuniser une personne contre une maladie infectieuse, généralement en lui administrant un vaccin. Les vaccins, qui stimulent le système immunitaire, prémunissent la personne d’une infection ou d’une maladie. (OMS, nd) 21/03/2016 23
  • 24. La vaccination : • Est l’introduction artificielle dans le corps, par différentes voies (injection, absorption...), d’antigènes, sous forme d’un vaccin, en vue d’induire une réponse immunitaire. En effet, elle représente une arme préventive remarquablement efficace, puisque elle permet d'éviter chaque année des millions de décès d'enfants à travers le monde. 21/03/2016 24
  • 25. Les vaccins vivants atténués: • Sont pathogènes vivants qui ont perdu leur virulence, mais sont encore capables d’induire une réponse immunitaire protectrice contre les formes virulentes de l’agent pathogène. • Sont des agents vivants (bactéries) ou réplicatifs (virus, bactéries) qui créent une infection a minima. Leur administration provoque une réponse immunitaire spécifique. 21/03/2016 25
  • 26. Classification des principaux vaccins COMPOSITION DU VACCIN MALADIES BACTÉRIENNES À ÉVITER MALADIES VIRALES À ÉVITER Vivants atténués Tuberculose Fièvre jaune Oreillons Rougeole Rubéole Poliomyélite Rotavirus Inactivés entiers Choléra Coqueluche Grippe Poliomyélite Rage Encéphalite japonaise Hépatite A Polysaccharides Protéines purifiées Méningococcie : Pneumococcie Typhoïde Tétanos Diphtérie Coqueluche Hépatite B Influenzae Conjugués (polysaccharides et protéines) Méningite à Haemophilus influenzae type b Pneumococcie21/03/2016 26
  • 27. L’effet de la vaccination L’effet de la vaccination est à la fois individuel et collectif:  L’effet individuel • La vaccination protège l’individu contre certaines maladies infectieuses qui, par leur survenue, menacent sa santé.  L’effet collectif (Immunité de groupe) • La transmission d’une maladie contagieuse est directement liée à la proportion des sujets susceptibles à cette maladie dans la population. • Elle diminue lorsque la proportion des personnes protégées augmente et ce, grâce à l’arrêt de la circulation de l’agent causal. Ceci permet le contrôle, l’élimination, voire l’éradication de certaines maladies. 21/03/2016 27
  • 28. 1929 Introduction de la Vaccination Anti-Variolique (VAV) 1941 Intensification de la VAV : vaccination de 2,5 Millions de personnes. 1949 Introduction du BCG. 1957-1964 Campagnes BCG : environ 2,4 Millions de personnes ont été vaccinées. 1963 Introduction du DTC. 1964-1967 Organisation de campagnes contre la poliomyélite (VPO) dans les grandes villes. 1967 La vaccination au niveau des points fixes et lors des campagnes de masse a eu un léger impact sur la mortalité et la morbidité. 1980 L’évaluation a montré que la couverture vaccinale était faible. 1981 Instauration du Programme Elargi de Vaccination (PEV) 1986 Evaluation du PEV, les résultats étaient encourageants mais la couverture vaccinale n’a pas dépassé 50%. 1987 Restructuration du PEV en Programme National d’Immunisation 1995 Début de la stratégie nationale d’éradication de la poliomyélite. 1999 Introduction de la vaccination contre l’Hépatite B (VHB) 2003 Introduction du vaccin contre la rougeole et la rubéole(RR). Introduction du premier rappel DTCP à 18 mois 2010 Introduction du vaccin contre le Rotavirus et le pneumocoque.21/03/2016 28
  • 29. Définition du PNI • Est un programme prioritaire de Santé Maternelle et Infantile ( SMI ) dont l’objectif principal est de vacciner, les enfants de moins de 5 ans contre les maladies cibles qui sont parmi les principales causes de la mortalité infantile, et les femmes en âge de procréer ( 15 - 44 ans ) contre le tétanos. 21/03/2016 29
  • 30. Objectifs du PNI Objectif général: Contribuer à la réduction de la mortalité et de la morbidité néonatale et infanto-juvénile. 21/03/2016 30
  • 31. PNI : objectif général Contribuer à la réduction de la mortalité et de la morbidité néonatale et infanto- juvénile. Vaccin Chaine de froid Gestion et qualité Evaluation La vision du PNI 21/03/2016 31
  • 32. PNI : les objectifs Les objectifs du PNI Contribuer à l’amélioration de la sécurité des injections; Contribuer à l’amélioration de la surveillance épidémiologique des maladies cibles. Atteindre et maintenir une couverture vaccinale uniforme à tous les niveaux , supérieure ou égale à 95 %; Obtenir, avec les autres pays de la région, la certification de l’éradication de la poliomyélite vers l’an 2013; Maintenir l’élimination du TNN; Éliminer la rougeole, la rubéole et le SRC vers 2015; Introduire de nouveaux antigènes dans le CNV; Introduire d’autres rappels dans le CNV; 21/03/2016 32
  • 33. Les stratégies du couverture La stratégie fixe: • Elle s’adresse à une population ayant des facilités d’accès aux formations sanitaires. • Des séances de vaccination sont programmées et réalisées régulièrement au niveau de toutes les formations sanitaires du RSSB. 21/03/2016 33
  • 34. Les stratégies du couverture (suite) • La fréquence de ces séances est fonction de l’objectif arrêté mensuellement pour chaque structure. • Le secteur privé (cabinets de médecins, de sages-femmes et d’infirmier(e)s) joue également un rôle dans la réalisation des actes vaccinaux, ce qui contribue à l’amélioration de l’accessibilité aux prestations vaccinales. 21/03/2016 34
  • 35. Les stratégies du couverture (suite) La stratégie mobile: Cette stratégie inclut deux modes de couverture : • La vaccination par itinérance: L’infirmier itinérant opère par: • la relance des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés qu’il réfère aux formations sanitaires ; • la vaccination des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés qu’il rassemble au niveau d’un point de contact. • La vaccination par équipe mobile: • Une équipe composée d’un médecin et d’au moins deux infirmier(e)s se déplace par véhicule pour couvrir les zones éloignées.21/03/2016 35
  • 36. Les stratégies du couverture (suite) • L’équipe mobile reste efficace mais suppose la disponibilité des moyens de transport, de carburant et d’équipements adéquats pour répondre aux besoins de la population (intégration des activités). • Elle assure la vaccination des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés au niveau des points de rassemblement selon un programme préétabli. 21/03/2016 36
  • 37. Les stratégies du couverture (suite) La vaccination par mini-campagne • Cette activité est limitée dans le temps et l’espace et concerne les localités ou un ensemble de localités ayant une couverture vaccinale basse. Les Journées Nationales de Vaccination • Grâce à cette stratégie, notre pays a pu améliorer la couverture vaccinale et la maintenir à un niveau élevé. • Les JNV ont permis de prendre en charge les enfants et les femmes ayant échappé au programme permanent ou ayant abandonné leur vaccination. • L’organisation de ces JNV a connu un réajustement en rapport avec les plans d’éradication ou d’élimination de certaines maladies: poliomyélite, tétanos néonatal, rougeole... 21/03/2016 37
  • 38. Les stratégies du couverture (suite) Stratégies Vaccinales : La stratégie fixe : Elle s’adresse à une population ayant des facilités d’accès aux formations sanitaires. La stratégie mobile : La vaccination par itinérance La vaccination par équipe mobile La vaccination par mini- campagne L’organisation des campagnes nationales de vaccinations Les journées nationales de vaccination (JNV) Campagne nationale de vaccination contre la rougeole et la rubéole (en 2008) : 21/03/2016 38
  • 39. LES MESURES D’ACCOMPAGNEMENT DES STRATÉGIES VACCINALES Les relances: • Cette activité a pour but de rattraper les enfants et les femmes qui n’ont pas complété leur vaccination. Pour appliquer à bien les relances, il faut: • La tenue à jour des registres de vaccination, • L’exploitation régulière de ces registres, • L’utilisation d’un cahier de relance, • L’établissement d’un programme de relance.21/03/2016 39
  • 40. Le calendrier de vaccination des enfants (0-5) 21/03/2016 40
  • 41. Age de l'enfant Antigènes A la naissance BCG + VPO (P.ZERO)+HB1 6 semaines DTCHib 1 + VPO1 + HB2 2 mois 1° dose Vacc.anti-pneumococcique + Rotavirus 1 10 semaines DTCHib 2 + VPO2 3 mois Rotavirus 2 14 semaines DTCHib 3 + VPO3 4 mois 2° dose Vacc.anti-pneumococcique 9 mois VAR + HB 3 12 mois 3° dose Vacc.anti-pneumococcique 18 mois 1° Rappel DTCP 5 ans 2° Rappel DTCP 6 ans (1ère AEP) R'R' 21/03/2016 41
  • 42. Le calendrier de vaccination des femmes en âge de procréer (15-44 ans) 21/03/2016 42
  • 43. Femmes en âge de procréer La vaccination des femmes en âge de procréer doit inclure une première dose au premier contact, une deuxième quatre semaines après et une troisième six mois après la deuxième. Les protections par les anticorps sont obtenues chez 80 à 90 % des femmes à la suite de l’administration de la 2ème dose et chez 95 à 98 % des femmes après la 3ème dose. Cette vaccination offre une protection pour ~ 5ans. La 4ème et la 5ème dose prolongent la durée d’immunité d’environ 10 et 20 ans respectivement.21/03/2016 43
  • 44. Femmes en âge de procréer Pour la vaccination des femmes, on doit tenir compte des vaccinations reçues durant l’enfance, si elles sont documentées. Ainsi, une femme qui aurait complété sa vaccination de l’enfance en DTC, commencera sa vaccination VAT au niveau du VAT 3. 21/03/2016 44
  • 45. DOSES QUAND ? Durée de protection VAT1 Dès que possible chez la femme en âge de procréer ou le plus tôt possible au cours de la grossesse. 0 VAT2 Au moins quatre semaines après le VAT1 3 ans VAT3 Au moins six mois après le VAT2 ou au cours d’une grossesse ultérieure 5 ans VAT4 Au moins un an après le VAT3 ou au cours d’une grossesse ultérieure. 10 ans VAT5 Au moins un an après le VAT4 ou au cours d’une grossesse ultérieure. 20 ans et plus 21/03/2016 45
  • 46. LES INTERVALLES MINIMUMS ENTRE LES DOSES D’UN MEME VACCIN INTERVALLE ENTRE LES DOSES • Certains vaccins requièrent l’administration de plusieurs doses pour la primo vaccination en vue de développer une immunité adéquate. • Un intervalle minimum de quatre semaines doit être respecté entre les différentes doses d’un même vaccin. • En cas de non respect de cet intervalle, la réponse immunitaire sera moins importante et il faudra continuer le calendrier vaccinal depuis la date de la dernière prise. 21/03/2016 46
  • 47. LES INTERVALLES MINIMUMS ENTRE LES DOSES D’UN MEME VACCIN Vaccins Intervalle minimum de la primo-vaccination VPO Le VPO zéro est administré à la naissance. Le VPO1, 2 et 3 seront administrés avec le DTC-Hib. Le VPO1 sera administré à six semaines révolues, les deux doses suivantes de la primo-vaccination doivent être administrées à au moins quatre semaines d’intervalle. VAT Quatre semaines entre la première et la deuxième dose, six mois entre la deuxième et la troisième dose, un an entre la troisième et la quatrième dose et un an entre la quatrième et la cinquième dose. VHB Un intervalle d’au moins quatre semaines est à respecter entre la première et la deuxième dose. Un intervalle de 6 mois à 2 ans entre la deuxième et la troisième dose doit être également respecté. Hib Le nombre de doses requises varie selon l’âge auquel on commence la vaccination et le vaccin utilisé. Si trois doses sont requises, l’intervalle minimum entre les doses sera de quatre semaines. DTC-Hib DTCP (rappel) Le DTC-Hib1 ne sera administré qu’à partir de six semaines révolues. Les deux doses suivantes de la primo-vaccination doivent être administrées à au moins quatre semaines d’intervalle. Un intervalle d’au moins six mois après le DTC-Hib3 + le VPO3 est recommandé avant une dose du premier rappel (c.à.d. à 18 mois). Le deuxième rappel DTCP sera administré à 5 ans. 21/03/2016 47
  • 48. Vaccins, doses à administrer, voie d’administration et sites d’injections Vaccins Dose à administrer Voie d’administration Sites/Lieu d’injection BCG (flacon de 20 doses) 0,05 ml ID stricte 1/3 supérieur de la partie externe du bras gauche HB (flacon de 10 doses) 0,5 ml IM partie antéro-externe de la cuisse VPO (flacon de 10 doses) 2 gouttes Orale Bouche DTC-Hib (mono-dose et multi dose) 0,5 ml IM partie antéro-externe de la cuisse Vaccin contre le rotavirus (monodose) 1 ml Orale Bouche Vaccin contre le Pneumocoque (monodose) 0,5 ml IM  1ière et 2ième doses : la partie antéro-externe de la cuisse,  3ième dose : deltoïde VAR/RR( flacon de 10 doses) 0,5 ml SC stricte Deltoïde DTC( flacon de 10 doses) 0,5 ml IM Deltoïde 21/03/2016 48
  • 49. Pourquoi un nouveau calendrier national de vaccination?  Recommandation du Comité Technique et Scientifique National de Vaccination pour disposer d’un seul et unique : - calendrier de vaccination pour tous les enfants marocains , - carnet de santé de l’enfant marocain. Recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS/EMRO), Couverture vaccinale optimale par l’ensemble des antigènes: > 95 % durant les dernières années: - Immunité individuelle et collective élevée, - Réponse immunitaire meilleure à l’âge de 2 mois Impact important sur la situation épidémiologique des maladies cibles et maitrise du risque épidémiologique, Perspectives d’introduction de nouveaux vaccins (Pneumocoque et Rotavirus), Utiliser un même « outil » entre les secteurs intervenants dans le domaine de la vaccination, 21/03/2016 49
  • 50. Dates Antigènes 24 heures après la naissance Durant le premier mois 2 mois 3 mois 4 mois 9 mois 12 mois 18 Mois 5 Ans Tous les 10 ans Vaccin contre l’hépatite B (HB) Cas1 Maison Accouchement Maternité Hospitalière Clinique Privée. Dose 1 Dose 2 Dose 3 Cas2 Sérologie mère négative ou si cette dose n’a pas pu être administrée durant les 24h. HB Dose 1 Dose 2 Dose 3 Vaccin anti BCG Dose 1 Vaccin anti Polio Oral Dose 0 Dose 1 Dose 2 Dose 3 Dose 4 Dose 5 Dose n Vaccin anti Pneumococcique Dose 1 Dose 2 Dose 3 Vaccin anti Rotavirus Dose1 Dose 2 Vaccin anti DTC-Hib Dose 1 Dose 2 Dose 3 Vaccin anti DTC Rappel 1 Rappel 2 Rappel n VAR (vac anti Rougeole) Dose 1 RR (Vain combiné contre Rougeole-Rubéole) 2eme Dose 21/03/2016 50
  • 51. Age Antigènes Observations Dans les 24 heures après la naissance HB zéro Dose à la naissance Naissance (Durant le premier mois après la naissance) BCG VPO zéro 2 mois DTC1-Hib1 HB1 VPO1 Vaccin anti Rotavirus1 Vaccin anti Pneumo1 Vaccins combinés 3 mois DTC2 –Hib2 HB2 VPO2 Vaccin anti Rotavirus2 Vaccins combinés 4 mois DTC3-Hib3 VPO3 Vaccin anti Pneumo2 Vaccins combinés 9 mois VAR HB3 12 mois Vaccin anti Pneumo3 18 mois DTC4 (premier rappel) VPO4 (premier rappel) 5 ans DTC5 (deuxième rappel) VPO5 (deuxième rappel) 6 ans Rougeole Ou Rougeole/Rubéole Ou Rougeole/Oreillons/ Rubéole En attendant l’atteinte d’une couverture vaccinale supérieure ou égale à 95 % par le premier rappel Tous les 10 ans dT + (VPO) (dT combiné avec Coqueluche acellulaire)21/03/2016 51
  • 52. Le vaccin HB sera administré durant les premières 24 heures après la naissance pour prévenir la transmission du virus de la mère au nouveau né; Le VPO zéro est maintenu pour assurer une protection précoce des nouveaux nés car la poliomyélite est toujours endémique au niveau de la région EMRO et AFRO de l’OMS; DTC1-Hib1, HB1, VPO1, Vaccin anti Rotavirus1 et Vaccin anti Pneumo1: à l’âge de 2 mois ,date où le système immunitaire répond mieux à la vaccination; VAR à 9 mois et deuxième dose à 18 mois: seconde dose; Rappels DTC et VPO à 18 mois et 5 ans : renforcer l’immunité Rappel DTC tous les dix ans. Synthèse 21/03/2016 52
  • 53. LES TYPES DE VACCINS UTILISES 21/03/2016 53
  • 54. Le BCG Définition : • C’est un vaccin vivant atténué, il est utilisé pour prévenir la tuberculose. Composition : • Est un vaccin vivant atténué d’origine bactérienne, c’est un dérivé de la souche du Bacille de Calmette et Guérin. Présentation : • Il se présente sous forme lyophilisée ( poudre à reconstituer avec un diluant ) en flacons multidoses (ampoules de 10 et 20 doses ). 21/03/2016 54
  • 55. Le BCG (suite) Conservation : • Le vaccin est sensible à la lumière et à la chaleur. • Il doit être conservé à 2°C et +8° C. • Le solvant doit être conservé au réfrigérateur. • Une fois reconstitué, le vaccin doit être utilisé durant la même séance; • Le flacon entamé doit être détruit à la fin de la séance de vaccination même si le contenu du flacon n’a pas été utilisé en totalité. 21/03/2016 55
  • 56. Le BCG (suite) Administration : • Le BCG doit être injecté strictement par voie intradermique au niveau de la face antéro-externe du bras gauche. Il peut être administré en association avec d’autres vaccins mais en un site différent. • La dose unique à administrer est de 0,05 ml à la naissance, même dose à administrer pour les enfants de - d’un an, et pour les enfants de + d’un an la dose est de 0,1ml. 21/03/2016 56
  • 57. Le BCG (suite) Effets indésirables post vaccinaux (EIPV): • Un petit œdème douloureux et rouge apparaît au lieu de l’injection. Environ deux semaines après, il aboutit généralement à un petit abcès local qui guérit seul en laissant une petite cicatrice, • Des adénopathies inflammatoires ou suppurées peuvent apparaître suite à une erreur technique. Contre-indications : • Les enfants atteints de déficits immunitaires congénitaux ou acquis ne doivent pas être vaccinés. 21/03/2016 57
  • 58. Le vaccin antipoliomyélitique Définition : • Il existe deus formes différentes :  Le vaccin à base de virus vivants atténués, administré par voie orale (VPO) une immunité individuelle et collective;  Le vaccin à base de virus tués, administré par voie injectable ( VPI) une immunité individuelle. Son effet sur l’immunité collective est limité . Composition : • Il s’agit d’une suspension contenant des poliovirus vivants atténués ou inactivés. 21/03/2016 58
  • 59. Le VP(suite) Présentation : • Le VPO se présente en ampoule multi dosée munie d’un compte-goutte déjà ajusté à l’ampoule ou adapté au flacon. • Le VPI se présente sous forme liquide, il est également disponible en forme combinée. Conservation : • Les vaccins antipoliomyélitiques sont très fragiles et sensibles à la chaleur. • Le VPO doit être conservé au congélateur à -20 °C ou au réfrigérateur à 2°C et + 8°C. Pendant la séance de vaccination, il faut conserver le flacon de vaccin dans une cupule ou thermos contenant des glaçons. • Le VPI se conserve entre 2° et + 8°C et ne doit pas être congelé. 21/03/2016 59
  • 60. Le VP (suite): Administration : • Le VPO est administré par voie buccale à raison de deux gouttes déposées directement sur la langue sans contact entre le flacon et la langue. • Ce vaccin nécessite quatre prises dont le VPO zéro associé au BCG. Les trois autres prises sont associées au DTC avec un intervalle minimum de quatre semaines; • Le rappel à 18 mois et à 5 ans sera associé avec le DTC. • Le VPI est administré par voie S/C s’il est administré seul ou par voie IM s’il est combiné. • La dose à administrer est de 0,5 ml. La primo-vaccination chez les enfants consiste en trois injections à un mois d’intervalle, suivie d’un rappel au moins 6 mois plus tard. 21/03/2016 60
  • 61. Le VPO (suite) Effets indésirables post vaccinaux (EIPV): • Il peut exceptionnellement provoquer une paralysie chez le sujet vacciné ou dans son entourage (dans les 30 jours suivant la vaccination). Contre-indications : • Pour le VPO : les déficits immunitaires congénitaux ou acquis constituent une contre-indication à l’exception de l’infection du VIH. • Pour le VPI : il n’y a aucune contre-indication spécifique à ce vaccin. 21/03/2016 61
  • 62. Vaccin Anti Diphtérique - Anti Tétanique et Anti Coquelucheux (DTC) : Définition : • C’est une association vaccinale qui protège contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche. Composition : • Le DTC est composé d’une association de deux anatoxines (tétanique et diphtérique) et un vaccin bactérien tué anti-coquelucheux. Présentation : • Le DTC se présente sous forme liquide. Conservation : • Il doit être conservé dans un réfrigérateur entre 2°C et + 8°C et ne doit jamais être congelé. 21/03/2016 62
  • 63. Vaccin Anti Diphtérique - Anti Tétanique et Anti Coquelucheux (DTC) : Administration : • Le DTC est administré par voie IM dans la face antéro-externe de la cuisse pour les trois premières doses, pour les rappels à partir de 18 mois ; il sera administré en IM dans le deltoïde; • La dose à administrer est de 0,5ml. Le flacon doit être agité avant chaque administration. • Ce vaccin nécessite trois prises successives pour la primo-vaccination. L’intervalle minimum entre les prises ne doit jamais être inférieur à quatre semaines et un intervalle minimum de 6 mois est requis entre la 3ème prise de la primo vaccination et le premier rappel; • Pour le premier rappel (18 mois) et le 2ème rappel à 5 ans, il faut utiliser le DTC et pour les rappels ultérieurs, il faut utiliser la forme TD. 21/03/2016 63
  • 64. Vaccin Anti Diphtérique - Anti Tétanique et Anti Coquelucheux (DTC) : Effets indésirables post vaccinaux (EIPV): • L’hyperthermie dont la durée ne dépasse pas 24 à 48 heurs, • Convulsion ou réaction locale à type de nodule douloureux, dues à la composante anti-coquelucheuse, • Rarement, anaphylaxie ou collapsus : dans ce cas , il faut adresser l’enfant à un milieu spécialisée pour assurer son suivi de vaccination. Contre-indications : • Encéphalopathie évolutive convulsivante. 21/03/2016 64
  • 65. Le DTC-Hib Définition Composition Présentation Conservation Association vaccinale qui protège contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la méningite à haemophilus influenzae type b. Deux anatoxines (tétanique et diphtérique), un vaccin bactérien tué anti- coquelucheux et d’un polyoside d’haemophilus type b conjugué à la protéine tétanique. Présentation mono dose : Le vaccin Hib se présente sous forme lyophilisé et le DTC sous forme liquide (flacon de 0,5 ml). Pour la reconstitution du vaccin DTC-Hib, il faut diluer le vaccin Hib par le vaccin DTC ce qui donne une dose de 0,5 ml. Présentation multi dose : Suspension injectable obtenue par reconstitution de la poudre d’un flacon de 10 doses de vaccin Hib par un flacon de 10 doses de 0,5 ml de vaccin DTC. Il doit être conservé dans un réfrigérateur entre 2°C et + 8°C et ne doit jamais être congelé. 21/03/2016 65
  • 66. Administration EIPV Contre- indications Le DTC-Hib est administré par voie intramusculaire profonde dans la face antérolatérale de la cuisse (tiers moyen). Pour la Primo-vaccination : à partir de l’âge de 2 mois, 3 injections d’une dose de 0,5 ml à un ou deux mois d’intervalle ; Pour le Rappel : (selon le fabricant), une injection un an après la 3ème injection de la primo-vaccination. *Douleurs, érythème, induration, œdème pouvant survenir dans les 48 heures au point d’injection ou persistant plusieurs jours, *La formation d’un nodule sous-cutané persistant plusieurs semaines, peut accompagner ces réactions, *L’hyperthermie *Convulsion avec ou sans fièvre, *Manifestation allergiques : rash (éruption cutanée), urticaire ou exceptionnellement choc anaphylactique (choc allergique) ou œdème de Quincke (variété d’urticaire avec brusque gonflement du visage et du cou), *Rarement, anaphylaxie ou collapsus •Encéphalopathie évolutive convulsivante ou non = affection neurologique (composante anticoquelucheuse) •Forte réaction survenue dans les 48 heures suivant une injection vaccinale antérieure : fièvre supérieure ou égale à 40°C, syndrome du cri persistant, convulsion fébrile ou non fébrile, •Allergie connue à l’un des composants du vaccin 21/03/2016 66
  • 67. Le vaccin anti-tétanique (VAT) Définition : • C’est un vaccin contre le tétanos qui confère une immunité durable chez la femme et qui a pour but de protéger l’enfant contre le tétanos néonatal. Composition • C’est une toxine tétanique modifiée et atténuée (anatoxine anti-tétanique). Présentation • Il se présente sous forme liquide. 21/03/2016 67
  • 68. Le vaccin anti-tétanique (VAT) Conservation : • Le vaccin ne doit pas être congelée et doit être maintenu à une température entre 2°C et + 8°C. Administration : • Il est administré par voie IM stricte au niveau du bras à raison de 0,5 ml par dose. Effets indésirables post vaccinaux (EIPV): • L’inflammation apparaît pendant quelques jours au point d’injection qui régresse spontanément. Contre-indications : • Aucune contre-indication spécifique à ce vaccin n’est signalée. 21/03/2016 68
  • 69. Le vaccin Anti Rougeoleux (VAR): Définition : • Le VAR est un vaccin de choix pour éliminer la rougeole. Composition : • C’est un vaccin viral, vivant atténué. Présentation : • Il se présente sous forme lyophilisée avec une ampoule pour la reconstitution. Conservation : • Il est sensible à la lumière et à la chaleur, il doit être conservé à une température entre + 2°C et + 8° C. • Le solvant est à conserver également au réfrigérateur. • Une fois reconstitué, le flacon du vaccin doit être utilisé dans les six heures qui suivent, puis détruit après ce délai. 21/03/2016 69
  • 70. Le vaccin Anti Rougeoleux (VAR) Administration : • Le vaccin est injecté par voie S/C à 9 mois au niveau du deltoïde, en une dose de 0,5 ml. • Une deuxième dose à l’entrée scolaire à 5-6 ans sera administrée que l’enfant ait eu le VAR à 9 mois et le RR/ROR à 12 mois. Effets secondaires : • Fièvre modérée, • Eruption modérée plus ou moins fébrile qui peut apparaître de 8 à 12 jours après la vaccination, • Réaction méningée aseptique avec uniquement certaines souches vaccinales (RR/ROR) Contre-indications : Déficit immunitaire congénital ou acquis. 21/03/2016 70
  • 71. Le vaccin anti-rubéole Composition : • C’est un vaccin viral, vivant atténué. Présentation : • Il est présenté sous forme lyophilisée fourni avec un diluant (solvant) pour sa reconstitution. Conservation : • Il doit être conservé à l’abri de la lumière, entre +2° et + 8°C. Une fois reconstitué, le vaccin sera conservé 6 heures maximum. Administration : • Une dose de 0,5 ml doit être administrée par une injection sous- cutanée dans le bras supérieur (deltoïde). 21/03/2016 71
  • 72. Le vaccin anti-rubéole Evénements indésirables post vaccinaux (EIPV) : • Douleur légère et sensibilité au toucher au site d’injection 24 heures après l’immunisation, • Fièvre, l’éruption cutanée comme le rash, lymphadénopathies, myalgie, paresthésie, • La thrombopénie est rare, • Les réactions anaphylactiques sont aussi rares. 21/03/2016 72
  • 73. Le vaccin anti-rubéole (suite) Contre-indications : • Les maladies infectieuses, • Leucémie, • Anémie sévère, • Insuffisance rénale aigue, • Maladie cardiaque décompensée, • Les états du déficit immunitaire à médiation cellulaire. • Grossesse. 21/03/2016 73
  • 74. Le vaccin contre l’hépatite B (VHB) Définition : • C’est un vaccin contre l’hépatite virale type B. • Le seul disponible actuellement permettant la prévention du cancer du foie secondaire à l’hépatite virale B. Composition :  Vaccin obtenu par purification de l’enveloppe virale,  Vaccin obtenu par technique de recombinaison génétique. Présentation : • Le VHB se présente sous forme liquide. Conservation : • Il doit être conservé dans un réfrigérateur entre 2°C et + 8°C et ne doit jamais être congelé. 21/03/2016 74
  • 75. Le VHB (suite) Administration : • Elle s’effectue par injection intramusculaire dans la face antéro- externe de la cuisse chez le nourrisson; • Le deltoïde chez l’enfant, l’adolescent ou l’adulte. La dose à administrer est de 0,5 ml. • Il faut agiter le flacon avant l’administration du vaccin. • Ce vaccin nécessite trois doses successives. Les deux premières à un mois d’intervalle et la troisième au moins six mois après la deuxième. • Actuellement, le rappel n’est plus recommandé. 21/03/2016 75
  • 76. Le VHB (suite) Effets indésirables post vaccinaux (EIPV) • Chez le nourrisson et l’enfant, les effets secondaires sont rares et bénins. • Chez l’adolescent et l’adulte, des céphalées, des arthralgies ont été signalées, plus exceptionnellement un syndrome de Guillain Barré, un purpura thrombopénique ou une glomérulonéphrite aigue. • A ce jour , il n’y a aucune donnée qui permet d’affirmer que la vaccination contre l’hépatite B augmente le risque de sclérose en plaque. Contre-indications • Aucune contre-indication à ce vaccin n’est signalée. 21/03/2016 76
  • 77. Vaccin anti pneumocoque Voies d’administration: • Intramusculaire Co-administration: • Sans réserve avec les autres vaccins pédiatriques Sites d’injection: • Les 2 premières doses au niveau de la face antérolatérale de la cuisse • La dernière dose au niveau du deltoïde 21/03/2016 77
  • 78. Vaccin anti pneumocoque (suite) Conservation : • A conserver entre +2 et +8; • A ne pas congeler; • Agiter le vaccin avant utilisation pour obtenir une suspension homogène blanche avant d’expulser l’air de la seringue; • Ne pas utiliser si détection de matière particulière et/ou variation d’aspect physique après agitation. 21/03/2016 78
  • 79. Vaccin anti pneumocoque (suite) Contre indications • Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des constituants ou à l’anatoxine diphtérique • Enfant ayant une thrombopénie ou toute autre trouble de coagulation quoi serait une contre indication à une IM. Doses recommandées • 1ère : 2mois • 2ème :4mois • 3ème : 12mois 21/03/2016 79
  • 80. Vaccin anti pneumocoque (suite) Événements indésirables poste vaccinaux: • Effets généraux: irritabilité, fièvre, céphalée, diminution de l’appétit, diarrhée ou vomissements. • Effets locaux: douleur, rougeur ou tuméfaction au site d’injection. • Ces manifestations disparaissent, en général, 2 à 3 jours. 21/03/2016 80
  • 81. Vaccin contre le Rotavirus Voie d’administration • Administration par voie orale ( à l’intérieur de la joue de l’enfant: 1 ml) Conservation: • A conserver entre +2et +8 • vaccin à ne pas congeler • agiter le vaccin son administration 21/03/2016 81
  • 82. Vaccin contre le Rotavirus (suite) Doses recommandées: • 1ère :2mois • 2ème: 3mois • Les doses prévues doivent être administrées avant l’âge de 6 mois en respectant un délai minimum de 4 semaines Evénements indésirables post vaccinaux (EIPV): • Vaccin bien toléré mais: • Perte d’appétit et irritabilité • Fièvre avec des symptômes gastro-intestinaux • Somnolence • Rhinorrhée • Éruption cutanée crampes musculaires • pleurs 21/03/2016 82
  • 83. Vaccin contre le Rotavirus (suite) Contre-indications / précautions: • Hypersensibilité à l’une des composantes du vaccin, • Hypersensibilité suite à une précédente administration du vaccin, • Antécédents d'invagination intestinale, • Sujets ayant une malformation congénitale non opérée de l'appareil gastro- intestinal pouvant le prédisposer à une invagination intestinale, • Nourrissons ayant une immunodéficience connue ou suspectée, • L'administration du vaccin doit être différée chez les sujets ayant une maladie fébrile sévère aiguë, • L'administration du vaccin doit être différée chez les sujets présentant une diarrhée ou des vomissements, • Le vaccin anti Rotavirus ne doit jamais être injecté. 21/03/2016 83
  • 84. CONTRE INDICATIONS GÉNÉRALES DE LA VACCINATION : 21/03/2016 84
  • 85. CI GÉNÉRALES DE LA VACCINATION : Les vraies contre-indications sont rares: • Antécédents d’EIPV graves après administration d’une dose antérieure • Maladie neurologique évolutive - éviter le vaccin anticoquelucheux (par exemple, épilepsie non maîtrisée) • Hypersensibilité de type I aux œufs - éviter la vaccination contre la fièvre jaune et la grippe, • Infection à VIH symptomatique - éviter le BCG, la vaccination anti- amarile et anti-rougeole. 21/03/2016 85
  • 86. Les autres vaccins disponibles • Le vaccin contre la varicelle, • Le vaccin contre les infections à pneumocoque, • Les vaccins contre les infections à méningocoque, • Le vaccin contre l’hépatite A, • Le vaccin contre la typhoïde, • Le vaccin contre la grippe, • Le vaccin contre la rage, • Le vaccin contre la fièvre jaune, • Vaccin contre l’encéphalite japonaise (maladie présente dans certaines zones d’Asie), • Vaccin contre le choléra, • Vaccin combiné contre les hépatites virales A et B. 21/03/2016 86
  • 88. Surveillance et déclaration des événements indésirables post-vaccinaux (EIPV) Un événement indésirable post vaccinal dit aussi MAPI (manifestations adverses post-vaccinales indésirables) est un incident médical qui se produit à la suite d’une vaccination et dont on pense qu’il est du à celle-ci. Ils ont lieu même dans les programmes les plus sûrs d’où l’intérêt d’une surveillance active. Une relation de cause à effet entre la vaccination et la réaction indésirable n’est que rarement établie, mais les responsables de la santé doivent être vigilants concernant un lien possible et prendre les mesures qui s’imposent. 21/03/2016 88
  • 89. Surveillance et déclaration des événements indésirables post-vaccinaux (EIPV) Les causes de réactions indésirables se divisent en quatre catégories qui sont : relatives à une réaction coïncidente relatives au vaccinateur relatives au vaccin relatives à une cause inconnue 21/03/2016 89
  • 90. Surveillance et déclaration des événements indésirables post-vaccinaux (EIPV) Ceux relatives au vaccinateur : Administration d'une trop grande quantité de vaccin en une seule dose; Injection du vaccin au mauvais endroit; La non-utilisation de seringues et d’aiguilles préconisées; L’utilisation d’un diluant qui n’est pas approprié ou de la quantité de diluant non préconisée; L’administration du vaccin non recommandée ou une autre substance biologique… Réutilisation des seringues et des aiguilles(SA). Abcès (le flacon n’a pas été suffisamment agité) Vaccin congelé: réaction locale; Non-respect des contre-indications: réaction grave évitable. Erreur programmatique +++ Relative au vaccinateur: préparation, manipulation ou administration du vaccin 21/03/2016 90
  • 91. Ceux relatives au vaccin: la Réaction aux vaccins Surveillance et déclaration des événements indésirables post-vaccinaux (EIPV) Il s’agit de la réaction d’un individu particulier aux propriétés inhérentes d’un vaccin spécifique, même lorsque le vaccin a été préparé, manipulé et administré correctement. Vaccins inactivés, Quelques heures qui suivent l’injection, Douleur, rougeur ou gonflement, Disparaissent vite Faible danger. Vaccins actifs atténués, Fièvre, malaises, douleurs musculaires, maux de tête, ou perte d’appétit, Ressemblent à une forme légère de la maladie  sans risque Réaction du corps à un composant particulier du vaccin, Rare mais sérieuse Intérêt de préparer les mesures Locale Systémique Allergique 21/03/2016 91
  • 92. Ceux relatives à une réaction coïncidente Surveillance et déclaration des événements indésirables post-vaccinaux (EIPV) La réaction indésirable a lieu après la vaccination mais n’est pas causée par le vaccin ou son administration. Une réaction coïncidente est une réaction qui aurait eu lieu même si la personne n’avait pas été vaccinée. 21/03/2016 92
  • 93. Surveillance et déclaration des événements indésirables post-vaccinaux (EIPV) Ceux relatives à une cause inconnue La réaction indésirable ne peut pas être directement mise en relation avec le vaccin, son administration ou toute autre cause identifiable. Toutefois, le personnel soignant doit s’acharner à trouver une relation de causalité avant de retenir une cause inconnue 21/03/2016 93
  • 94. Surveillance et déclaration des événements indésirables post-vaccinaux (EIPV) Aspects pratiques de la gestion des EIPV La déclaration : se fait sur la fiche jaune de notification L’investigation et la prise en charge : effectuées par le clinicien (traitement symptomatique ou spécifique). Le suivi et l’évaluation : communication mensuelle du rapport détaillé du profil des EIPV La finalité de la surveillance des EIPV est d’investiguer chaque cas pour trouver une éventuelle cause en vue d’éviter sa réapparition. 21/03/2016 94
  • 95. Surveillance et déclaration des événements indésirables post-vaccinaux (EIPV) Evénements indésirables post-vaccinaux à inclure dans la déclaration: Tout abcès au point d’injection; Toute lymphadénite consécutive au BCG; Toute hospitalisation ou décès que l’agent de santé ou les membres de la communauté pensent qu’il est lié à la vaccination; Tout incident médical sévère ou exceptionnel que les agents de santé ou les membres de la communauté pensent qu’il est lié à la vaccination. 21/03/2016 95
  • 96. Surveillance de la chaine de froid L'expression « chaîne du froid » se rapporte au processus utilisé pour maintenir des conditions optimales pendant le transport, l'entreposage et la manipulation des vaccins. Il existe plusieurs intervenant chacun au niveau d’un maillon La moindre faiblesse au niveau d’un quelconque maillon est de conséquences lourdes sur le résultat attendu. 21/03/2016 96
  • 97. Surveillance de la chaine de froid La chaîne de froid joue un rôle capital dans la préservation de la qualité des vaccins: La température idéale pour préserver la qualité des vaccins: + 2 et + 8 ° C Le contrôle de la température doit être fait deux fois par jour (à l’entrée et à la sortie de la formation sanitaire). La température doit être mentionnée sur le registre de relevé de la température.21/03/2016 97
  • 98. Surveillance de la chaine de froid Vérifier l’exposition à la chaleur : lire la pastille de contrôle du vaccin (PCV). La PCV est une étiquette contenant une substance thermosensible, apposée sur le flacon du vaccin pour indiquer l’exposition thermique cumulée au fil du temps. Au fur et à mesure que le flacon est exposé à une chaleur plus élevée, le carré devient de plus au plus sombre. 21/03/2016 98
  • 99. Surveillance de la chaine de froid Les PCV doivent être vérifiées à chaque moment. Vaccin à utiliser Vaccin à utiliser Vaccin à ne pas utiliser Vaccin à ne pas utiliser 21/03/2016 99
  • 100. Surveillance de la chaine de froid La structure de la chaîne du froid : La chaîne du froid est composée de:  Moyens de conservation :  Chambres froides ;  Armoires frigorifiques ;  Congélateurs ;  Réfrigérateurs électriques ;  Réfrigérateurs mixtes (électrique et/ou à gaz) ;  Caisses isothermes et porte-vaccins.  Moyens de transport :  Camions frigorifiques ;  Caisses isothermes ;  Porte-vaccins. 21/03/2016 100
  • 101. LA CHAINE DE FROID  Les chambres froides : Elles servent à conserver et à stocker de grandes quantités de vaccins à l’échelon central ou régional. l en existe deux :  La chambre froide négative (-20°C): destinée à la conservation du VPO et à la congélation des accumulateurs de froid. Elle sert aussi à la conservation du VAR et RR selon les instructions de certains fabricants.  La chambre froide positive (2° +8°C): destinée à la conservation des vaccins BCG, DTC-Hib, VAT, HB, le VAR et le RR. 21/03/2016 101
  • 102. LA CHAINE DE FROID L’armoire frigorifique : C’est un appareil de réfrigération d’un volume de stockage variant entre 800 et 1000 litres et fonctionnant à l’électricité . Il est utilisé au niveau du SIAAP pour conserver les vaccins entre 2° et +8°C. Le contrôle de la température se fait par un thermomètre à cadrant. L’armoire frigorifique doit être posée à niveau dans un local aéré pouvant être fermé à clé et à l’abri du soleil. 21/03/2016 102
  • 103. LA CHAINE DE FROID LES THERMOMETRES : Le thermomètre à cadrant : Ce thermomètre permet de contrôler la température de l’armoire frigorifique. Le thermomètre Bimétallique : Ce thermomètre sert à contrôler quotidiennement la température des appareils frigorifiques destinés à la conservation des vaccins. Il sert également à contrôler la température des porte- vaccins et des caisses isothermes utilisés par les équipes mobiles de vaccination. Le thermomètre à mercure : Il sert à contrôler la température des réfrigérateurs : 21/03/2016 103
  • 104. LA CHAINE DE FROID LES PASTILLES DE CONTROLE DES VACCINS: Les Pastilles de Contrôle des Vaccins (PCV) sont des étiquettes apposées sur les flacons de vaccin. Elles montrent l’exposition cumulée à la chaleur du flacon sur lequel elles sont apposées. Il y a 4 stades de virage des PCV. Pour les stades 1 et 2, le flacon doit être utilisé. Pour les stades 3 et 4, le flacon doit être jeté et non utilisé. 21/03/2016 104
  • 105. LA CHAINE DE FROID  Au niveau central /régional : – Le VPO est conservé à -20°C dans des chambres froides. – Les autres vaccins : BCG , DTC- Hib, VAR ,VAT, HB et RR sont conservés dans des chambres froides entre 2° et + 8°C. – Pour le VAR, il est parfois conseillé de le conserver à -20°C, selon les recommandations du fabricant. 21/03/2016 105
  • 106. LA CHAINE DE FROID  Au niveau du SIAAP : Le VPO est conservé dans un congélateur à -20°C le plus longtemps possible s’il est réceptionné congelé. Si non il faut le conserver avec les autres vaccins entre 2° et + 8°C dans l’armoire frigorifique ou le réfrigérateur.  Au niveau des formations sanitaires : Tous les vaccins sont conservés dans le réfrigérateur entre 2° et + 8°C. 21/03/2016 106
  • 107. LA CHAINE DE FROID  Au niveau des postes fixes : Les vaccins sortis du réfrigérateur doivent être conservés pendant la séance de vaccination dans les thermos, cupules ou bols garnis de glaçons.  Au niveau des points de vaccination : Les vaccins sortis du réfrigérateurs doivent être conservés pendant la séance de vaccination dans les porte- vaccins garnis d’accumulateurs de froid préalablement congelés et convenablement disposés. Le porte-vaccin doit être gardé à l’abri du soleil. Les vaccins sortis du porte-vaccin doivent être conservés pendant la séance de vaccination dans le thermos garni de glaçons. 21/03/2016 107
  • 108. Gestes importants à faire en ouvrant tout réfrigérateur +++ Quand on ouvre le réfrigérateur, on doit: • Vérifier l’entreposage des vaccins selon leur sensibilité à la congélation, • Les pastilles de Contrôle de vaccins PCV: jeter immédiatement tout vaccin dont celle ayant virée aux stades 3 et 4. • Jeter immédiatement tout vaccin lyophilisé entamé depuis plus de 6 heures • Relever la température, • Enregistrer quotidiennement la température sur le registre. 21/03/2016 108
  • 109. Dans les réfrigérateurs verticaux Gestion des vaccins Ranger au devant les vaccins dont la date de péremption est la plus proche. Haut : accumulateurs de froid, glace Etage 1: vaccins vivants atténués (VPO, VAR, RR) Etages intermédiaires : DTC, VAT, Hep B et BCG, VPC, ROTA, diluants En bas : Accumulateurs de froid, Pas de stockage dans la porte car à cet endroit la température n’est souvent pas régulée et est supérieure à + 8°C. 21/03/2016 109
  • 110. Gestion des vaccins Dans les réfrigérateurs horizontaux (utiliser les paniers) Fond-0 : libre pour la circulation de l’air, Fond-1: vaccins vivants atténués (VPO, VAR, RR) dans un panier Milieu et Haut : VAT, DTC BCG, VPC et ROTA suffisamment éloignés du fond pour éviter la congélation Diluant: le plus haut possible Au cours du transport Ranger les vaccins selon leur sensibilité à la congélation (éviter le contact des vaccins sensibles à la congélation avec des accus congelés) Utiliser des accumulateurs bien congelés pour le transport du VPO et VAR Utiliser de préférence, des accumulateurs de froid non congelés pour le transport des vaccins sensibles à la congélation (VAT, DTC).21/03/2016 110
  • 111. Gestion des vaccins Réflexes et bonnes pratiques :  Le relevé de température doit être effectué 2 fois par jour (même les jours non ouvrables),  On ouvrant la porte du réfrigérateur et avant de relever la température, inspecter l’entreposage des vaccin et leur rangement,  Le thermomètre est toujours fiable  Le formulaire de relevé des températures doit être affiché sur la porte du réfrigérateur ,  Contrôler que la porte ferme convenablement, que le réfrigérateur et le thermomètre fonctionnent correctement,  Si le réfrigérateur ne fonctionne pas, avertir le service technique (réparation du frigo),  Les frigos doivent être nettoyés et décongelés au minimum 2 fois par an,  Il doit y avoir moins de 1cm de givre dans le compartiment congélateur. Si ce n’est pas le cas, il est nécessaire de le dégivrer (attention au stockage des vaccins durant ce temps, qui sont à transférer dans un autre frigo). 21/03/2016 111
  • 112. Gestion des vaccins  Le réfrigérateur pour les vaccins pourrait contenir des médicaments thermosensibles et vitaux (insuline…)  en aucun cas il ne peut contenir : - Aliments, boissons ou des articles personnels, - Echantillons biologiques (urines, frottis, etc.),  En aucun cas le réfrigérateur pour les vaccin ne doit être surchargé (circulation adéquate de l’air) 21/03/2016 112
  • 113. Gestion des vaccins Quelles décisions à propos des flacons entamés lors des séances successives de vaccination (éliminer ou utiliser ) ? Les flacons ouverts de vaccins liquides (VPO, DTC et VAT) peuvent être utilisés lors des séances successives de vaccination jusqu’à 4 semaines maximum, La date de péremption ne doit être pas dépassée, Les vaccins doivent être bien conservés, L’embout du flacon ne doit pas être immergé dans l’eau, L’asepsie doit être observée pour le prélèvement des doses, La PCV, si elle existe, ne doit pas atteindre son point limite d’utilisation sous réserve de conditions 21/03/2016 113
  • 114. Gestion des vaccins Pour les vaccins reconstitués (BCG, VAR) Les flacons de ces vaccins doivent être impérativement jetés en fin de séance de vaccination (au maximum après 6 heures quelque soit leur conditions de conservation), Nécessité d’une planification des activités de vaccination. 21/03/2016 114
  • 115. Gestion des vaccins Pour la réduction des taux de perte : • Réorganisation des séances de vaccination (vaccins lyophilisés ou reconstitués BCG, VAR, RR,…etc.) Organisation • Outils prévisionnels Gestion • Taux de perte par antigène réduit Résultat Les taux de perte tolérés sont les suivants : •BCG < 50 %, •VAR < 25 %, •DTC-Hib = 0, •Pneumo = 0, •Rota = 0, •HB, DTC, VPO et VAT = 0, •RR < 10 %. Les vaccins multi doses liquides : Les flacons doivent être réutilisés jusqu’à leur épuisement, Respecter la chaine de froid, Respecter la date d’expiration, Bien lire les PCV. 21/03/2016 115
  • 116. Gestion des déchets issus des activités de vaccination 3 types de déchets : Les piquants et tranchants (seringues, aiguilles,…) Ceux à risque infectieux (coton, pansement,…) Vaccin avarié ou périmé Contenaires rigides et étanches de couleur jaune Sacs en plastique (contenaires) de couleur rouge Incinération – (voir guide MS-DHSA) 21/03/2016 116
  • 117. Gestion des déchets issus des activités de vaccination Jamais de déchets d’activités de soins dans le circuit des déchets ménagers Pourquoi?  Maîtriser les risques d’infections pour les bénéficiaires et leur entourage, le personnel de soins et les agents chargés de la collecte et de l'élimination de ces déchets ainsi que les membres de la communauté.  Respecter les mêmes principes de base que pour la gestion des déchets dans les établissements de soins de santé de base. 21/03/2016 117
  • 118. La programmation des activités vaccinales • La programmation consiste en l’élaboration d’un plan d’action annuel qui définit les objectifs opérationnels, les activités à développer et les ressources à mobiliser en vue d’atteindre les objectifs fixés au niveau national. • Les objectifs opérationnels se basent sur :  Le nombre d’enfants et de femmes à vacciner;  Les ressources disponibles et éventuellement à mobiliser. 21/03/2016 118
  • 119. La programmation des activités vaccinales L’estimation du nombre de naissance vivante vacciner: • Il est calculé à la base du taux de natalité brut fourni par le SEIS ( Service d’Etude et d’Information Sanitaire). • Le taux de natalité est donné à titre indicatif et peut varier d’une province à une autre. • Les naissances vivantes=La population totale X la taux de natalité/100 21/03/2016 119
  • 120. La programmation des activités vaccinales L’estimation du nombre de femmes en âge de procréer à vacciner contre le tétanos • Partant du principe que toute femme doit recevoir cinq doses, il est impératif de fixer les objectifs en fonction de ces prises. • Le nombre de de femme ayant besoin de la 2ème prise, de la 3ème ,de la 4ème et de la 5ème prises durant l’année doit être déterminé à partir des registres de vaccination. 21/03/2016 120
  • 121. La programmation des activités vaccinales 1)La détermination des ressources humaines: • un minimum deux professionnels de santé est recommandé au niveau des postes fixes de SMI et au niveau de l’équipe mobile) 21/03/2016 121
  • 122. La programmation des activités vaccinales 2) Le vaccin (commande du vaccin): Constitue l’élément –clé du programme. • Il faut assurer une commande correcte afin de rationnaliser son utilisation et d’éviter toute rupture de stock. • Le nombre d’enfants et de femmes à vacciner est le facteur constant qui doit servir pour calculer des besoins en vaccins 21/03/2016 122
  • 123. La programmation des activités vaccinales Au niveau de la circonscription: • Nombre de doses à commander= nombre d’enfants à vacciner x nombre de prises x facteur multiplicateur. • La facteur multiplicateur ou le coefficient de perte est un chiffre qui permet d’évaluer la quantité supplémentaire de vaccins pour compenser les pertes. • 2 pour le BCG; • 1,33 pour le DTC; VAR; VPO et VAT 21/03/2016 123
  • 124. La programmation des activités vaccinales Au niveau du SIAAP Nombre de doses à commander= nombre d’enfants à vacciner x nombre de prises x facteur multiplicateur+ Stock de sécurité Stock est à 25% des besoins totaux 21/03/2016 124
  • 125. La programmation des activités vaccinales 3)Les ressources matérielles de la chaine de froid 21/03/2016 125 Désignation SIAAP Centre de Santé Secteur Armoire frigorifique 1 0 0 Congélateur 1 1 0 Réfrigérateur 1ou plusieurs 1 1 Caisse isotherme 2 à 4 2 1 Porte-vaccin 2 à 4 2 à 4 2 Thermos - 2 à 4 2 à 4
  • 126. La programmation des activités vaccinales 4) le Système d’information Les besoins en documents de travail pour le recueil des données sont établis comme suit: Registre de vaccination des enfants et registre de vaccination des femmes: 1 registre de chaque par poste fixe, un registre par équipe mobile et un registre par itinérant ; Carnet de santé de l’enfant: les besoins sont estimés selon l’objectif des naissances majoré de 10% ; Cartes de vaccination pour femme: les besoins sont estimés selon le nombre des VAT1 prévus, majoré de 10% ; Registre de gestion des vaccins et de relevé de température: le nombre de ces registres est égal au nombre d’appareils de réfrigération en fonction, 21/03/2016 126
  • 127. La programmation des activités vaccinales Registre de gestion du matériel: prévoir un registre par formation sanitaire, y compris le SIAAP, Fiche journalière: prévoir deux fiches par mois et par poste fixe et une par mois pour le mode mobile; Rapport mensuel d’activités: prévoir 2 rapports par formation/mois, Système de suivi rapide: un carnet par formation sanitaire est à prévoir 21/03/2016 127
  • 128. 21/03/2016 128 La préparation d’une séance de vaccination Le succès de la séance dépend de sa bonne préparation, à savoir: La préparation des lieux de vaccination, La préparation du matériel d’injection et de stérilisation, La préparation des vaccins et du matériel de la chaîne du froid, La préparation des documents de travail, La préparation des supports éducatifs, L’information de la population de la date et du lieu de la séance de vaccination.
  • 129. La préparation d’une séance de vaccination 1)Le lieu de la séance de vaccination Au niveau de poste  Un local spacieux;  Un lieu d’attente à l’abri des intempéries;  Un poste d’enregistrement;  Un poste d’administration des vaccins. Au niveau de la stratégie mobile • Il faut chercher un endroit adéquat, de préférence à l’ombre d’un arbre, ou sous une tente et prévoir des tables et des chaises. 21/03/2016 129
  • 130. La préparation d’une séance de vaccination 2)La préparation du matériel d’injection • La quantité de matériel d’injection (seringues et aiguilles) à préparer tiendra compte du nombre d’enfants et de femmes à vacciner lors de la séance. • Une seringue stérile et une aiguille stérile pour chaque injection. Présentation du matériel d’injection • Le matériel d’injection à usage unique: Seringues de 5 ml (pour la dilution des vaccins), Seringues de 0,05 ml (pour le BCG), Seringues de 1 ml (pour le DTC, le VAR, le VAT et le HB), Aiguilles pour mélanger, Aiguilles sous-cutanées (pour le DTC, le VAR, le VAT et le HB), Aiguilles intradermiques (pour le BCG), Centenaires de sécurité pour récupérer les flacons vides et les seringues et aiguilles à usage unique. 21/03/2016 130
  • 131. La préparation d’une séance de vaccination 3)La préparation des vaccins et du matériel de la chaîne du froid  Prévoir les différents types de vaccin en fonction des objectifs de la séance (nombre d’enfants et de femmes à vacciner).  Pour la stratégie mobile, le porte-vaccin ou la caisse isotherme doivent être préparés de la façon suivante: Tapisser le fond et tous les côtés de la caisse isotherme ou du porte-vaccin d’accumulateurs de froid congelés, Vérifier la date de péremption des différents vaccins et l’état de la PCV avant de les placer dans le porte-vaccin ou la caisse isotherme, Envelopper le vaccin DTC, VAT et HB dans du papier journal pour qu’il ne gèle pas au contact des accumulateurs, Recouvrir les vaccins par d’autres accumulateurs de froid. 21/03/2016 131
  • 132. La préparation d’une séance de vaccination Placer un thermomètre à l’intérieur du porte-vaccin ou de la caisse isotherme aux côtés des vaccins, Fermer hermétiquement la caisse ou le porte vaccin, Laisser les vaccins dans le porte-vaccin ou la caisse isotherme jusqu’au rassemblement et inscription des femmes et des enfants. 21/03/2016 132
  • 133. La préparation d’une séance de vaccination  Autres matériels et produits Matériel mobilier (chaises - tables), Lecteur de cassette, mégaphone, etc... Désinfectant, Coton et gaze, Savon, serviette. 4)la préparation des documents de travail Registre de vaccination des enfants, Registre de vaccination des femmes, Carnet de santé de l’enfant, Cartes individuelles de vaccination pour femmes, Feuille journalière des activités, Fiches de croissance, Supports éducatifs. 21/03/2016 133
  • 134. Le déroulement d’une séance de vaccination a) L’enregistrement des enfants et des femmes Réserver un bon accueil aux bénéficiaires ; Trier les enfants pour déterminer leur état de santé, non seulement à l’égard de la vaccination, mais aussi du point de vue de leur santé en général ; Tenir compte des éventuelles contre-indications temporaires ; Relever l’âge et le poids de l’enfant (pesée) et établir quelles vaccinations il a éventuellement reçues et lesquelles il doit recevoir au cours de cette séance ; Inscrire la date de la vaccination et le numéro du lot du vaccin sur la carte de vaccination ou sur le carnet de santé de l’enfant ; inscrire la date de vaccination sur le registre et sur la fiche de croissance ; Pointer l’acte vaccinal sur la fiche journalière ; 21/03/2016 134
  • 135. Le déroulement d’une séance de vaccination Remettre à la mère ou à la femme, la carte de vaccination ou le carnet de santé de l’enfant en insistant sur le fait qu’elle doit la/le conserver et la/le rapporter lors de chaque contact avec les services de santé ; Rappeler aux mères le prochain rendez-vous. b)La séance éducative Informer, sensibiliser et éduquer les mères sur: Les maladies cibles et leurs dangers, la vaccination et ses avantages, l’intérêt de la conservation de la carte de vaccination / Carnet de santé de l’enfant, les effets secondaires et les réactions post-vaccinales, et identifier les fausses rumeurs pour les corriger, 21/03/2016 135
  • 136. Le déroulement d’une séance de vaccination • Les séances éducatives doivent être planifiées et programmées d’avance, • Lors de la séance, ne parler que d’un seul thème (un seul message). • Ces séances éducatives peuvent se dérouler en 3 temps:  Avant la vaccination, sous forme de discussion de groupe,  Au moment de la vaccination, sous forme d’entretien individuel,  À la sortie, sous forme de conseils 21/03/2016 136
  • 137. Le déroulement d’une séance de vaccination c) Les techniques d’administration des vaccins  Le VPO: • Ouvrir la bouche de l’enfant en pinçant ses joues ou en lui pinçant le nez, déposer deux gouttes du VPO sur la langue de l’enfant à l’aide du compte- goutte incorporé au flacon ou à l’aide du flacon doseur (sans contact avec la langue), • S’assurer que l’enfant a bien avalé le vaccin. S’il le crache, administrer une nouvelle dose (2 gouttes). • Lorsque l'enfant doit recevoir plusieurs vaccins à la fois, il est conseillé d’administrer le vpo en premier afin d’éviter le rejet de celui-ci, suite à l’agitation et aux pleurs de l’enfant. • Ne jamais utiliser un flacon de vaccin de polio dont la pastille a viré. 21/03/2016 137
  • 138. Le déroulement d’une séance de vaccination  Les vaccins injectables: Utiliser une seringue stérile et une aiguille stérile ; Nettoyer la peau avec un désinfectant avant chaque injection, pour le BCG utiliser un tampon de coton imbibé d’eau ; Respecter la dose et la voie d’administration pour chaque vaccin. L’injection dans le muscle fessier est à proscrire formellement ; Les injections intramusculaires s’effectuent en introduisant l’aiguille à angle droit avec la surface de la peau ; Les injections sous-cutanées s’effectuent en pinçant et tirant légèrement la peau et introduisant l’aiguille dans le creux formé à un angle de 45° avec la surface de la peau ; 21/03/2016 138
  • 139. Le déroulement d’une séance de vaccination Bien s’assurer que l’aiguille n’a pas pénétré dans une veine en tirant sur le piston de la seringue. Si apparition du sang dans la seringue, changer de lieu d’injection ; Pour le BCG, introduire l’aiguille à un angle de 15° avec la surface de la peau et s’assurer de l’apparition de la papule en peau d’orange de 6 à 8 mm. Si par erreur, le vaccin n’est pas administré en intradermique, ne pas le refaire et assurer le suivi et la prise en charge de l’enfant. Ne jamais utiliser un flacon de DTC, de VAT ou de HB qui aurait gelé. 21/03/2016 139
  • 140. Méthode de calcul des principaux indicateurs de la vaccination Population cible:  Naissances vivantes, Enfants de – 1 an, Enfants âgés de 18 mois, Enfants de 5 ans Enfants de 6 ans, 21/03/2016 140
  • 141. Calcul des principaux indicateurs de la vaccination Indicateurs de performances : Taux de couverture par le BCG = (prestations vaccinales réalisées par le BCG / le nombre des naissances attendues) x 100 Taux de couverture par le Rota2 = nombre de prestations réalisées par le Rotavirus2 / le nombre d’enfants de – d’ 1an) x 100 Taux de couverture par le DTC3-Hib3 ou VPO3 ou HB3 = (prestations vaccinales réalisées par le DTC3-Hib3 ou VPO3 ou HB3 / le nombre d’enfants de – d’un 1 an ) x 100 Taux de couverture par le Pneumo3 = nombre de prestations réalisées par le Pneumo3 / nombre d'enfants de 12 mois) x 100 21/03/2016 141
  • 142. Calcul des principaux indicateurs de la vaccination Taux de couverture par le RR = (prestations vaccinales réalisées par le RR / nombre d'enfants de 6 ans) x 100 Taux de couverture par le VAR = (prestations vaccinales réalisées par le VAR / nombre d'enfants de – d’1 an) x 100 Taux de couverture par le DTC-VPO (18 mois)= (prestations vaccinales réalisées par le DTC-VPO à 18 m /nombre d'enfants âgés de 18 mois ) x 100 Taux de couverture par le DTC-VPO5ans = (prestations réalisées par le DTC- VPO à 5 ans / nombre d’enfants âgés de 5 ans) X 100 21/03/2016 142
  • 143. Conclusion  Intérêt indéniable pour le bien être de la population et moyen de lutte remarquable assurant la prévention sécuritaire et la protection salutaire contre les maladies infectieuses à évolution invalidante ou mortelle  Véritable enjeu de santé publique la vaccination: est l’une des interventions dont l’efficacité n’est plus à démontrer, c’est la mesure la plus optimale en termes de rapport coût / efficacité. USA : 1 dollar investi dans la vaccination permet 2 à 2,25 dollars d’économie de santé. Maroc : performance remarquable et impact positif du PNI. La réussite d’une politique vaccinale passe par : l’atteinte d’un taux de couverture vaccinal élevé , le respect des recommandations du PNI/DP/MS. Une politique vaccinale est basée sur un rationnel clair : Choix de la population à vacciner (âge, sexe, fréquence…) en fonction de l’ épidémiologie, de la maladie, du bénéfice individuel et collectif attendu 21/03/2016 143
  • 144. Références Le guide national de vaccination. (2005). 2ème Edition. http://www.vulgarismedical.com/encyclopedie/immunite -generalites-2491.html http://www.vulgarismedical.com/encyclopedie/vaccin- 5368.html 21/03/2016 144