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Interview de M.Mustapha Khalfi avec "Le Reporter"

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Interview de M.Mustapha Khalfi avec "Le Reporter"

  1. 1. lt,:,'rr i;, ,{;'" I | :ses r2' du rz nnai zor4
  2. 2. r iê:*v'lL H:ËÂE=f 5LË '-i:rÉ', .M;}ffi& f{} ruAF&Ét Ces dernièrcs semaines, il était impossible de pos;er un regard sur la <<Une>> d'un journal, ou d'ouvrir un mail, sans tromber sur les polémique:; qui ont opposé le chef du uvernement, Abdelilah Benkirane et/ou le rninistre de la Communication, Mustapha El Khalfi, d'une part, aux professionnels du secteur, notamment audio-visuerl et aux rJéputés de I'opposition, d'autne part. Principale accusatio,n: le gouvernement -et particulièrement le Pf D, parti qlui est à :;a tête- veut exercer une mainmise sur ce sec. teur et, du thit de so,n r rentiel islamiste, tente dle restreindre les libertés et rnettre fin à I'ouverture. Pétition par-ci, formule malheureuse lâchée au Parlement par-là, controverses en charîne... Sans compter la tensiorr qui accom- pagne les rr rmes en cours de négociation, concernant tant la presse écrite (code de la presse, code du journalisrte profession- nel, Conseill national de la presse...) que le secteur audio-visuel... La <<sauce>> ne cesse de monter. Comment lvlustapha El Khalfi, qui était lui-même -avant de deve- nir ministrerde la Communication, à la faveur de la victoire de son parti (le Pf D) aux derrnières élections- journaliste et membre actif de la Fédération des;éditeurs de journaux, expliqure-t-il cette situa- tion I Y a-t-il une stratégie de son parti et de son département, consistant à imposer une idéologie, ou une vision islamiste, aux médias putrlics ? Qu'en est-il des réformes en cours et des te s attendus, notamment le code de la presse l semaine au Reporterr. V+il5 çi1,ç$ aul*urci'irLri *ru tcnt'rr: -ci'r.; lre gta nele F oltrlilirj'.1n:, ri;tn:, I*g nie*,1i;1,. r:t el.r lein e.ie i'*ppr*silIeln. t'lrrtlïi:s il{} E;{'Ëlir les racs,JttF {:;,:lr,i leF e:t-i i e:q;-!etertierrril Pour commen,cer', je dirais qu'il n'y a pas une campagrLe proprernent dite. Au contraire, j'esl;ime que (e qui se passe aujourd'hui est une preuie de santé, une partie du débat démocratique exigé dans notre pays. f.rrtei e*t aicr:; frr itirtei .lu prnL,i*rrei Il s'agit de nombre de partis politiques de l'opposition qui ont exprimé leurs positions respectives concemant le secteur de l'audio- visuel. Le fond du désaccord est que Ie gouverne- ment a æuwé por.ulaL mise en æuwe de pré- rogatives constitutionnelles et a pris contact avec la Haute autorit,S de la communication audiovisuelle (HACA) pour examiner les émissions qui traiterrt du phénomène de la criminologie et savoir si ces émissions aident à lutter contre le crirrLe ou, au contraire, par- ticipent à vulgariser 1a culture du crime, à normaliser ses symboles et à justifier leur comportement. Il est cependant malheureux de constater que certains ont oublié que la Constitution, +
  3. 3. { dans son artide 165, est dairç. Cet article énonce que la HACA veille au respect de l'expression pluraliste des couranti d,opi- nion et de pensée, du droit à l'information transparente dans le respect des yalews civi- Iisationnelles fondamentales et des lois du Royaume. Donc, le problème est, d'une pant, lié à cela. systèmes de concurrence dans divers sec- teurs, y co ris celui de l'audio-visuel. En 2or3, nous avons lancé le prelnier orga- nisme qui a organisé la concurrlnce entre les différentes sociétés de production. Çes sociétés posent.elles aujourd'hui problème? Malheureusement, certaines sociétés de pro- duction, qui jadis travaillaient sur la base d'accords, en dehors de toute règle de concurrence et de toute transper€nce, ten- tent auj 'hui de court-circuiteq cette nou- velle approche. Sachant que la mise en æuvre du système des appels d'qffres a eu pour résultat direct de réduire sùbstantiel- lement la valeur des transactions, Ç'est-à-clire l Avec le système des appels d'offres, une même émission -et même sociéfié de pro- duction- a vu la valeur de sa transaction bais- ser d'environ z5/o. Çertaines de ces sociétés évoquent dans ce diffiÉrend le principe de I'indéperrdançe de la eom rnunication publique... Ces sociétés ne peuvent en aucrpne façon exploiter le principe de l'indépe4dance de la communication publique pour défendre la pérennité d'une situation noûr-concur- rentielle qui n'est pas, à mon sens, démo- cratique. Qu'en est-il, sur le terrain, 'de la nrise en æuvre de la néforme de I'audio-visuell C'est un autre aspect du débat en cours. Il à I'adhésion du gou- stère de la Commu- nication au processus de mise en confor- mité du statut de I'audio-visuel avec les dispositions constitutionnelles et, donc, de lancement d'unr: réforme globale. On rrous empiiehe de nrettre sur pied cette réformcl fe dirais plutôt,qu'il y a du bruitage pouï ralentir cette grande réforme. f 'estirne sincèrement qu'on a trandté, s,agis- sant de ces deur, grandes questions, avant l'avèrrement du gouvemement. Poul'ez-vous noùs en dire un peu ;nlusl Nous voulons une télévision marocaine qui reflètr: les préoccupations des Marocains, les valeu:rs de l'exprelssion pluraliste et l,ouver- ture; une télévision qui ûavaille dans le cadre de l'indépendance, permet de tirer vers le haut la concurrence et met en æuwe les dis- positi,cns de la Constitution, principalement celles liées à I'identité marocaine, en consi- dérant la diversité de ses composantes en relation avec la liiberté de création et d,ex- press:,on, mais également avec la diversité linguistique, culturelle, politique et bien entendu... Le senrice public. Les réformes rère et deuxième g;énémtion deuxième génération de nnês i Nous aspirons elïectivement à ce que j'ai appell une deuxième génération de réforrnes. Le Maroc en a grandement besoirr. De quelles r rmes parlez- voust' Une deuxième génération de réformes qui se basr:nt sur les acquis réalisés avec la pre- mière génération de réformes, processus qui a d.émané il a un peu plus d'une décen- nle. Ses pnincipales réalisations ou ses acquisl Les acquis de la rère génération de réformes, c'est Ia fin du morropole d'Etat sur l'audio- visuel, la mise surr pied de la HACA et du statut y afférant, l'intérêt porté aux cahiers des charges pour régulariser la relation entre Ie gouverrLement et le secteur, la libéralisa- tion du champ radiophonique et I'achemi- nement vers la Libéralisation du champ de l'audio-visuel... Le besoin d'une derxième génératiorL de réformes est lié à la nécessité de la mise en æuvre des dispositions de la nouvelle Constitution qui a hissé vers le haut les nouveaux concepts de diversité, d,iden- tité, de transparence de l'information, de la concurrenice et du service public, au point que la HACA est devenue une institution constihrtionnelle. plu:; proche objectif, Nous nous; acheminerons davantage vers f indépendance de la communication publique, sa diversité et son ouverture. Quel est l'élément moteur de e deuxième génératior,r de rmesl Ce sont les multiples transformations tech- nologiques que connaît le secteur de l'in- formation et les engagements internatio- naux qui y sont liés ; le bouleversement progressif t:t profond dans la situation des supports de 1'audio-visuel, qui n'estplus liée au seul téléviseur, mais aussi aux téléphones mobiles, Ipad, Iphone,., En plus du fait que nous ne so:mmes plus face aux téléviseurs traditionnels: nous sommes aujourd'hui en présence de la télévision liée à interrret, mul- tifonctionnr:lle et tridimensionnelle. Ce qui incite dorénavant le secteur de l'audio-visuel à se mettre au diapason des nouvelles tech- nologies. Et le télésp ateur marocain qui se troulve au eæur d'une suivrel La nouvelle donne a trait justement aux préoccupations, aspirations et attentes des Marocains lâce à une offre télévisée carac- térisée par une concurrence aiguë. Des chi rsl Les chiffres nous apprennent que les TV dirigées vers le Maroc sont achrellement esti- mées à un preu plus de z.5oo chaînes satel- litaires. Si on prend en considération Nile- t4 fiifmftAf du rz mai zor4
  4. 4. Sat, on dénombrerait plus de r.ooo chaînes et radios. Des chaînes et stations d'in{br- n:atio:n, o{Ticielles ou privées, dirigées exclu- sivement vers la région du Maghreb et vers noûe pays. I1 existe une concurrence au niveau de l'in- formation et de la communication, liée à la diversité politique, mais également une concu:rrence cré e concernant la diversité cultur,elle à f international. r..tll ilii.n*::;tiÎ; gr $s {.{!}â1t} i"ir lr.âqr r; fr r-ie cuËtr rreÊ[r i':: !*':.rr i';. sn a-1 i i ç I Ê*a C* n ç t.{ r.l"c:[r cn r.i.i ,"tli,li.: I L'invegtissement dans f industrie culturelle télév-isuelle est devenu un préalable pour le soutien du développement économique et touristique. i:-l' iÉ., f 4ûr'{ii Elaqis i;cruT q:.s:!al Nous nous trouvons au cæur d'une concur- rence eLiguë au niveau du secteur de l'audio- visuel <lu fait de la révolution technologique avec des objectifs culturels, socio-écono- miquer; et politiques, ce qui exige que l'on réfléchisse profondément sur le thème de la souver:rineté nationale de la communication. le Eam"ç le c*rire ele cette ;rriï ;]tlerites cles fularocainsi Nous s,cmmes préoccupés par la nécessaire mise en ceuwe des dispositions de la Consti- tution, par l'exigence de nous aligner sur les diverses transformations des nouvelles tech. nologies. Nous sommes tout autant préoc- cupés par les attentes nationales et les besoins des citoyens dans ce contexte de concur_rence. hirlî.r e te:Êd:visiçsr neste *;r-.:;.rr:$'C;: nt tributaire r$eç ;,:1',':c; u';tl*nS 4'lrA ngêreS... Quoiqu'il en soit, nous ne pouvons pas ima- giner que la télévision marocaine soit une copie des productions étrangères ou d'une quelconque re. Nous voulons une télé- vision clui reflète ia culture marocaine qui soit diversifiée, ouverte, mais aussi et sur- tout n,rtionale, proche de Ia nature+ Est.ce un simple déficit sont pas suffisamrnent connues,, ou sont tout bonnement dénigrées? Malheureusement, il y a un discours négatif qu:i veille à mettre en sourdine 1es résultats positifs du secteur audio-visuel qui sont p,Jur nous dr:s acquis. Qu nt, par exemple, ces tats positifsl fe pourrais les résumer en 4 ou5 grandes réalisations, La première concerne la mise en place dru système des appels d'offres. On compte aujourd'hrri plus de dix socié- tés de production marocaines qui ont été mobilisées pour plus de 33o millions de dirhams. Avec les possibilités financières disponibles, nous pouvons aller jusqu'à environ 5oo millions de dirhams. Quels résultats concrets de ce nouveau système d'appels rj'offres I Les fruits de ce nouveau système sont pal- pables au niveau de la transparence des marchés avec les sociétés de production. En ce sens que les transactions, la valeur financière, le nom des sociétés,les pro- grammes ert les données, sont identifiées et connue$ de tous. hlors que ces don- nées n'étaient pas corrnues en 2or1,, au point qu'une délégation parlementaire a effectué une visite d'exploration au <<pôle public> en 2orz. Mais celle-ci n'a pas réussi à mettre la main sur la liste des sociétés de productior:. Quel est I'intérêt der la disponibilité de ces données) Parce que ces données sont aujourd'hui disponiblesr, le débat sur les dangers du monopole ou la faible concurrence est devenu à son tour sujet de débat public. Et qu'en est-il de la bonne gestion dels dépensres? C'est justentent le seco.nd volet positif qui a été réalisé et qui a trait à une meilleure gestion des dépenses consacrées au sou- tien accordé à la production. On évoque un gain qui va de zo à z5%o. Le budget du mois sacré du Ramadan pour 2orz a été réduit d'environ 3o%", concernant la production extérieure. fe considère, vu ce résultat, qu'il s'agit là d'un réel et important acquis dû à la mise en æuvre du mécanisme des appels d'of- fres qui a permis une plus grande tranç- parence. Pouvez-vous affirmer I'intégrité de ce mécanismel fe ne pourrais ni confirmer, ni infirmer; car cela est du ressori de la justice. Parmi les acquis de ce rnécanisme, justement, c'est qu'il offre aux sociétés de produc- tion la possibilité de recourir désormais à la justice et d'exiger des rapports justi. fiant le refus de leurs projets, ce qui n'était pas Ie cas avant. Autres acquis de ce mécanisme d'a;cpels d'offresl Il permet d'entamer une réflexion sérieuse et responsable sur le secteur privé de la production au Maroc et le ren- forcement de ses capacités.l ç;l1* ,i" ; j;r*- | 5 ffiftnfl!'f$Pd u 'rz mai zor4
  5. 5. f $ t{ { {J fr-fl g"f"i;;qJ }- ll est question de mise en æuvre de commissions de déontologie dans les deux chaînes publiques I Ces commissions auront pour mission de suivre le respect des critères profession- nels au niveau de l'action télévisée et le respect des règles de déontolpgie spéci fiées dans le dahir portant création de la HACA et dans les cahiers des charges. 11 est universellement reconnrir qu'il est impossible d'avancer sans lb mise en æuvre et le strict respect de ces méca- nisrnes intérieurs. Existe-t-il une volonté de mainmise ou de contrôle idéologique de votre département, du gouvernement ou du parti (PJD, Parti de la Justice et du Développement) sur le secteur public, plus particulièrement sur les médias audio-visuels publicsl Il s'agit 1à d'accusations non fondées et qui sont loin de la réalité. D'aillleurs, l'his- toire se souviendra sûrement que la mise en place d'un mécanisme de cgncurrence dans la relation avec les sociétés de pro- duction a justement constitiué un pas moderniste et une avancée. Llhistoire se souviendra aussi que la consolidation des émissions du dialogue politique et des journaux télévisés d'information est aussi une avancée notoire. Elle se gouviendra, n'en déplaise aux détracteurs, clue la consolidation et le renforcement de la pro- duction intérieure, ainsi que la défense de l'indépendance de la communication publique et d'autres réalisations impor- tantes constituent une avancée certaine. La dernière réalisation en date concerne un amendement du statut de l'audio- visuel qui interdit l'exploitation négative sur TV de la femme et de son image, ce La réalité, c'est qu'il n'existe eucune volonté de mainmise sur les médias audio-visuels prrblics. Le problème ne se pose nullement en termes d'intervention et je défie perso:nnellement quiconque de prourver le conliraire et de présenter ne seraiLt-ce qu'un seul cas d'intewention. Où réside alors le problème ou lle désaccordl En f,rit,le probli)me réside dans le respect des r:ègles de la profession, en ce sens que dansl certains cas -comme c'est arrivé dans un reportage sur la hausse des prix de l'earr et de l'électricité- le point de vue du gour/ernement a été mis en sourdine et des informationLs imprécises ont été avan- cées, le journalit;te n'ayant pas usé comme il se devait de sa neutralité par rapport à une affaire aussi sensible, Ce sont là des a{Iaires d'ordre purement professionnel et sans relation aucune avec I'idéologie ou la mainmise. Quelle a été rrrotre réactionl Nous avons déposé une demande d'en' quête sur ces {âits auprès de la Commis- sion de déontologie à la SNRI ni plus, ni moins. Pour nous, ce qui est essentiel, c'est que nous respections l'indépendance de la communication publique et, en mêrne temps, que nous mettions en ceurre nos corrrpétences juridiques à tra- vers le recours à f instance de régulation, coffrme ce qui s'est passé au niveau des émissions consacrées au crime. C'est donc I'une des sociétés qui produisait ce genre d'émissiorLs qui avait dirigé la campagne -un fiasco- contre le ministère de la Com- munication. Pourquoi alors cette Ils essaient par cette polémique et ces campagnes d'étouffer toutes les réalisa- tions qui voient le jour et, en même temps, de perturber les initiatives posi- tives à I'actif du gouvernement. " Dans tous les secteurs, nous assistons à des tentatives de dénigrement, de pertur- bation et rnême parfois de minimisation des réalisations du gouvernement. Et alors..,l Nous denrLandons que I'on se comporte de façon É:quitable avec I'action gouver- nementale. Vous ne pouvez pas demanderr cela à I'oppositionl Ecoutez, nous ne prétendons nullement que tout est beau et positif. C'est sûr qu'il existe des dysfonctionnements et des défis à relever. C'est pour cela que nous conti' nuons de travailler dans ce grand chan' tier de réfirrmes.I l6 fienfirtEr du tz mai zot4
  6. 6. i marocaine et qui participe au reyonne- ment de cette culture. i;llcis tiiare nt [e; rlt,:; lççeÈirl:* ri€rile$ Ës refeveç r:n r i'cii-ieie çoiltr$afl di lÉe. par rni:i rir Çicpari:ea.l1qlnt" .-, r{errï.:ill ie: irnclr,iTç Bilrtri+"-;is$eis el ier;r relatir:n riiv',"':ç ïÊF valeurs :i,.,iii:aliq'nreeifeç ûie motre P; i-,t:; i Sirrcèrement, nous ns été surpris parun déséquilibre latent entre les prodnctions nationales et celles étrangères, volet drama- tique, plus particulièrement pour ce qui est C'est plus de 7o/" de pro_ ères, contre une infir,ne pro- duction nationale, {c ;*nrçnt rccjres:erJçnc Èa I:a I rr, I Il fâut à mon sens corriger ce dysfonction- nementdans Ie sens d'unéquilibrc qrinous permettrait de réaliser cleux obiectifs: boos- ter Ia production nationale et soutenir ses potentialités et capacités. Pas du tout. f 'ai dit booster notre profuction nationale mais, en même temps, g4rantir l'ouverhrre responsable et rationnelle sur les cuhures etpréserverles autres co qsantes sahraouie, etc. )e rappelle que nous nous attelons actuelle- ment à renforcer les capacités de la dhaîne de Iaâyoune et son rôle, au niveau du service concernant la dimension Sahara-Hassani, dans les médias publics et à consolider sa c e sphère qui e ction nationale f;rui ;+: Ç*i *si. o:{gç ,:r fi t i :.;ç irf, trs de ie{eyiSierir sur Il s'agit d'un réel acquis, même si nous ne fr-&p r$* $ tuqffi ffi$iW:*' Ëff-Lffi-fi m$i'"frc fiiffi$ Votre inleruemtiorl sur les nrêm,* parlé de dérapage".. Il y a eu déviatiorr dans Ie but de pertur- bation et de création de problèmes mar- ginaur:. Il en a malheureusement résulté une regrettable n:Lise en cause d'un pays ami, en l'occurrernce le Mexique. C,est une chose comme j'ai qualifiée d,inac- ceptable. Que PtsxssT-v*us des feu lilertons étrangers? Conce:rnant les :feuilletons étrangers, comme je I'ai dé,|à dit, 1e problème ne réside nullement dans l'ouverhrre, mais dans dr:ux choses. D'abord, dans l,éauili- bre escompté. A savoir que ces feuitte- tons, <1u'ils proviennent de l,Est, de l'Ouest ou du Sud, ne prennent pas le des- sus sur les feuilletons nationaux. Les études réalisées par le Conseil suprême de I'audiovisuel enL France (CSA) attirent l'attention sur ce problème d'équilibre, ainsi qrue sur ses dangers sur I'identité nationale et ses irrLpacts économiques et sur la consommatiion. Ensuite:, Ie problèrne est lié aux valeurs. siette des émissions politiques pour arriver à un degré valable de diversité. Mais la {{ilâlite du inoduit.} I1 faut avouer que, parfois, des émissions réalisent un taux d'audience élevé et parfois non. L'essentiel est que les téléspectateurs marocainrl, à partir de zohr5 à z3hoo, sui vent le jouLmal télévisrl et les émissions poli- tiques. C'est en fait ce qui a constitué un des piliers essentiels de ler réforme que j,ai pro- minutes àL 3h, une bonne part d'informa- tions et ile politique. D'où le recul des chaînes intemationales d'information satel- litaires, au nombre de dix, ctui ciblent la région du Maghreb. Qr.*e[!es ertaient les Nous sommers appelés à nous ouwir, mais s'ouvrir sur rluoil Il y a toujours eu des expériences qui font la promotion des valeurs cultuLrelles positives et d,autres, de valeurs culturelles négatives, comme la violence ou le,crime. Alors que nous nous acheminons vers la présentation d,un pro- duit ouvert, nous nous devons de nous ouwir sur les valeurs positives des autres cultures du rnonde, l'important est que I'on pratique une ouverture rationnelle qui ne nous Iàsse pas perdre notre iden- tité culturell:, nationale et civilisation- nelle. En mê:ne temps, nous tirons pro- fit de cette rcuverture sur les valeurs positives qui existent dans d'autres cul- tures. ce la médio{:rité de eette dernièrel Il s'agit parfois de considérations financières. Cieux qui s'approvisionnent en feuilletons le font en considérant leur prix bon marché. Parfois, il s'agit de bud- gets limités investis dans le développe- ment culturel dans notre pays.I ceinclusions rJe l'étude entreprise par votre départernent sur les productlonsi L'étude, qui a ciblé r3o productions, est arri- vée à la conclusiion que la production natio- nale, principalement au niveau de l'audio- visuel, devance de loin d'autres productions au niveau du service public. C'est pourquoi, lors du Conseil national des droits de I'homme tenu récemment, j'ai rendu hom- mage à l'action des jownalistes qui opèrent dans le pôle public de l'audio-visuel. Aujourd'hui, if y a un taux ctré$ini pour Ia p uetion . nationale, c*,qui n'existait Xras avant. Conrtnent en Âtes-rrous arrivés làl C'est là justement Ia troisième réalisationt f Z tii:{iili [$l'du rz mai zot4
  7. 7. + liée auxprograrnrnes politiques et prin- r:ipalement à la mo tion de Ia production intérieure. La réforme visait en fait à consa- crer un tarx de 6o/" comme moyenne pour La production intérieure, ce qui est nouveau en la matière. ,Quefles s*nt les csnséquenees de eette initiativei L'initiative a pemris le lancement de nom- breux programmes produits au sein des chaînes TV. zM a réalisé cluelque 7o%" de production intérieure et dix nouvelles émissions ont vu Ie jour dans des secteurs, dans le cadre der; dispositions du service public. Très prochainement, le Conseil d'ad- ministration se réunira pour adopter ie budget zor4, et en même temps le premier bilan de l'application globale des cahiers des charges ev titre del'année ztor4. ntroverce Benkirane/zM Quelles sont les vraies raisons ou malentendus qui opposent le chef de Bouvernernent, Abdelilah Benkirane. à zMl pffim$;$ffiffi"x' "rwKs ffi"$-ffi Où en est la rme du Code de la presse ? Le Message royal de zooz (eT le Dahir de zooz relatif à l'audio-visuel) a proposé des éléments ess els de la réforme. Pow moi, il s'agit là d'un cadre référentiel au sein duquel nous travaillons. Quels en sont les résult ) Le lancement du chantier de réforme du Code de la presse est participatif. Nous y æuvrons avec grande patience, en silence et approfondissons le dialogue avec les inté- ressés, parce que cette réforrne n'egt pas celle d'El Khalfi, de telle instance ou d'une autre. C'est bel et bien une réforme poru le Maroc et les Marocains, qui profitera à tous. Quelles sont les nouveautés du Code de la presse qui est dans ses dernières étapesl La suppression des sanctions privatives de liberté et leur re acement par des sanc- tions rnatives, les amendes, tra soumis- sion de I'interdiction de paraître des jour- naux à la justice, la protection judiciaire du journaliste et des joumaux,.. 11 y a aussi la déclaration judiciaire des sources d'infor- mation, du fait c1u'on ne peut exiger du jour- naliste qu'il oile ses sources que par déci- sion judiciaire et quand ça concerne des cas précis relatifs à la sé , à la défense natio- nale, à la vie privée des personnes... Idem pour les sites électroniques qui ne doivent clafe... Les p ssionnels de la Presse estiment que les amendes sont excessives et menacent les entreprises de presse de ruinel Il faut relever ici gue la pratique judiciaire au Maroc s'est orientÉ:e vers des amendes modé- rées el non des arnendes excessives. C'était le cas r ces deux demières années oirr5 procès ont été sanctionnés par des amendes adaptées. Par ailleurs, il n'y a pas eu d'inter- diction de joumaux ou de sites électoniques natiorLarx par décision administrative. II y a eu un seul cas, le site Lakom, fermé suite à une prrocédure jurliciaire. Certains rapports internationaux ne ménagent pas le Maroc qu'ils accusent de bafouer la liberté de Pressie... Contrairement à ce que certains rapports interrLationaux essaient de faire circuler, à savoir que le Maroc n'est pas un pays libre, la réalité est tout aute et confirme l'ocistence de la liberté de la presse. Pourllant, il y a rencore des dérives... Des avancées cert:rines, concrètes. Mais nous faisorrs encore firce à quelques défis, des agress;ions contre les joumaux etles jouma- listes qui restent limitées quantitativement et sorLt inacceptables et contraires aux dis- positirns de la Constitution, Revenons au Gcde de la presse qui tarde à voir le jour, de I'arvis des prrcfessionnels nationaux et ders instances internationales,, Quelles sont les causes de cre retardl z"vous etabli un calendrier pour sortir les s? Il exis;te à cela r.rne raison tout à fait simple, je dirrris même cleux. La première est que nous payons 1e ùibut de l'approche partici- pative. 11 était possible que le gouvemement prépare seuJl ce projet et qu'il le depose direc- tement au P'arlement. Là, il le débattrait avec les partenaires politiques. Mais cette approche est contraire à la Constitution. L'ap- proche voulue et recherchée est celle parti- cipative. C'est dans ce cadre que la commis' sion jwidiqrre a tavaillé. Une partie du projet est aujourd'hui entre les mains des profes- sionnels. la deuxième partie leur sera remise bientôt. la derxième raison est que les recolrlman' dations de la commission scientifique, sous la présiden,ce de Mohamed Larbi Messari, étaient des recommandations qui nécessi- taient des (:tudes juridiques approfondies powles traduire en dispositions juridiques. Pour cela, il a été convenu de prendrele maxi- mum de ternps pour approfondirl'étude afin d'éviter de réaliser une réforme qui appelle' rait une autre réforme. Avez-vous établiun calendrierl Après avoir reçu les amendements du Syn' dicat nationil de la presse marocaine (SNPM) et de la Féilération marocaine des éditews des joumaux (FMEJ), nous veillerons à inté- grer les remarques et les recommandations de ces instances au Code de la presse. Après cela, nous soumettrons le texte au public avant de le liiwer à l'appréciation du gouver- nement. I qui a trait à la partie du Code de la presse r* de l'éditionl Nous la soumetffons, dans les plus brefs, à l'appréciation des instances professionnelles, pour avis, avant de la proposer eu gouverne- ment et enr;uite au parlement.I rE ftil0ofter du n mai zot4
  8. 8. Le malentendu n'est pas entre le chef du gouvernement et la chaîne zM en tant que telle. Des criticlues ou remarques sont for- mulées de temps en temps par le chef de gouvernement concernant certaines cou- verhrres de l'action gouvernementale faites par les médias publics ou privés. Ces cri- tiques interviennent dans le cadre de la défense de l'action gouvernementale etpor- tent en gênéral sur la façon professionnelle de se r:omporler en prenent en compte la diversité des opinions et le fait de ne pas mar- ginaliser l'action du gouvemement et de pré- senter l'information avec précision et neu- tralité. Donc, ce qui est critiqué ici, c'est la manière non professionnelle de certains médias de traiter I'action gouvemementale. Ceuxlrà, nous n'hésitons pas à leur adresser les critiques... i, r., i .lr'.dtr':: ;: il i. ieï rr",i;,t iSr il:, dj ;l r: i : i:i l, :'r'. r;r i.{ !, rrj r Tl È !'ll g I } î .._î uÇç ;. 9..:. t' t-i -ii eii;,rÈçi,:q j*,1 Notre relation avec le pôle public et sa pré- sidencr: est une relation normale, régie par la loi. La communication est -je dirais- régu- lière. Nous coopérons pour transcender cer. taines problématiques mais, en cas de dys- fonctionnement à caractère professionnel, Ie chef de gouvemement évalue et critique de façon daire. graphique: i. a r,it.c.r,tl ;l:t| çlr.l Fqqçic:ur. ,.1- l-r ç I lri ;; I i-,':.; ; 6 i.i i i i{.} i,{f r:"î ;r..i Ii:ia; ir;a:; l+e;j+l;l-t ailL .r I i.t: ! : ir:,; n.:f C:" S.{ A l'*E;t É ç;:: " in,iriî ii;,itr:rï,{rËls pft s ilq:: .'1, ", ir;;1: :: lir,tduetio*s ;ttl. irlii ii i;r; t_.r r!t; futArglt. :;çr,l .'. ;.i'.: ! i; r, 1.rr',u r. i' i p-lçi glerxiiil Ëi{er . ,.r '*1t'g .r, ir;t r t.,l ,lol.rr) 11..:i:;l:.;i i;l i,4trr;h'l ,ctl.{.ç;,, " Achlellement, nous travaillons sur un pro- cessus r:le d loppement du secteur ciné- matographique à travers une zème généra- tion de.réformes. La relance a commencé il y a ens par la réforme du système de soutien au secteur, films, salles de cinérna et festivals et, bien sûr, l'organisation d'un colloque: national sur le cinéma avec un Mes- sage royal qui a explicité le cadre dans lequel nous devons travailler. ,l-:; rr,:i:. t.rl i,ii;,{;ilJ Nous nous attelons actuLellement à dévelop- per le cadre juridique r:t institutionnel du CCM (Centre Cinématographique Maro- cain), Ie cadre actuel étrnt aujourd'hui lar- gement dépassé. Nous projetons également de lancer une politique nationale de forma- tion cinémal.ographique à travers la mise en place de l'Institut supérireur de I'audio-visuel qui a eu sa prrgrnl|1g promotion en 2orj et, bien sûr, de renforcer la coopération à l,in- ternational ,et soutenir les coproductions. Ceci sans ntrgliger la pr:otection des droits d'auteurs. C'est un chantier très important qui passe auLssi par une profonde réforme du Bureau rnarocain des droits d'auter.r, sans oublier la réalisation de producLions qui per- mettent de r:rier.rx faire connaître aux Maro- cains leur cause nationnle et leur diversité culturelle. Jr: dirais que le processus est sérieusement lancé ei: que nous nous y attelons. luonganiser? Actue[f enlerit, e'est [a pagail$e. f 'estime que Ia presse éler:ronique passe par une étape trærsitoire pou: s'adapter aux nou- velles disporsitions juridiques. Nous en sommes aujrcsld'fini à la reconnaissance juridique de cette presse électronique et à la mise en place des systènrLes de soutien et de formation. A ffaverc ces nlesuïes, nous espé- rons hisser p:rogressivement vers le hauice secteur vital tout à fait co:mme cela a été fait avec la presse écrite. Nous avons besoin de remps. It{e taut"ii p*s i'ev$ir lË $ystèrlte de sqilÈien â ia pressç éleetroniqu*, quÊ draimç nsffiilre de nonr p:re{'essionnels dans lcl seeteur I Ntr* faut"il pas pr+téger ce .c0rp$ encer€ fi'êle l Le ministère de la Communication a réussi à mettre sur p:ied, avec la lrédération des édi- teurs, un noutveau contrat-programme. Il entrera en vigueur en 2or4. 11 a subi une révision profonde au niveau de nombre de ses dispositionsl &ecçuvr*rn*nt le fonds de redresse- ment du chomp de l'qudio-visuel q des qrriérés ovec l"ex- ONEB évolués ù:Zoo millions de tDH. Quels sont les résul- tots de votre inter- vention ouprès de rONEE? Ce dossier a été posé depuis zoo6. Le rninistère de la Communication a réussi, à travels des négociations lan- cées depuis aoiIzor3, à trouverune is- sue à ce problèrne et à signer un accord en juin 2or4. C'est une réalisadon qui s'ajoute donc à d'autres, liées à la mobi lisation des ressources financières né- CCSSA1ICS. ''..,' i' : ' Quid de l'ogence Moghreb Arobe presse? De grands effo:rts ont été consentis au niveau de la MrP. Il a été procédé à la diversification des services MAP TV MAP Audio et À4AP Erpress et à une re- fonte des représlentations de l'Agence à I'international Fonrm MAP. De même, on avance vers le lancemerrt du proje! de la chaîne d'information télévisée MAP. 0ù en est le Code relqtif ù lo liberté d'sccès ù l'informotion? Nous projetons,rctuellement d'en accé- 1érer la sortie qui éliminera certains obs- tacles et nous permetlra d'élargir l'es- pace lié à la liberté d'accès à f infornation. i ._;: :rgr;'r;.,gq11; :t ),-!jt.j1rl_ [q commission F,oritqire n'u pos bougé ces derniers tempsi ? Elle dewait tenir r.rne réunion durant ce mois de juin zctt4. Les lettres ont été adlessées ar.rx jorrmatrx pour qu'ils pré- sentent leurs dor;siers respectifsl 'll 9 1,;l:i1:i t:i' d u tz mai zo'r4

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