Lieux de mémoire de wallonie namur

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L’affirmation politique de la Wallonie, de plus en plus tangible au fil des étapes de la réforme de l’Etat, est le résultat d’une épopée à laquelle les Wal- lons ont pris une part très active. Cependant, la mémoire collective et l’actua- lité frénétique ont souvent estompé le souvenir de cet engament en faveur de cette évolution, parfois réclamée de longue date.
Soucieux de mieux faire connaître ce processus, le Gouvernement wallon a décidé, en 2013, d’apposer une cinquantaine de plaques commémoratives, identifiant autant de lieux ou de personnalités qui ont participé à cette dyna- mique.
Capitale de la Wallonie depuis 1986, Namur a naturellement suscité une attention particulière. Pas moins de dix-sept plaques y ont ainsi été placées, rappelant le cheminement de cette reconnaissance, progressive mais irréver- sible, en tant que capitale régionale, siège du Parlement et du Gouvernement wallons.
De l’Athénée François Bovesse à l’Elysetteet de la tombe de Fernand Mas- sart à l’hôtel Kégeljan, en passant par la Maison André Genot ou l’ancien Sofitel de Wépion,cette brochure compile ces traces mémorielles, égrainées dans la ville tels autant de jalons d’une histoire vivante, dont il nous appar- tient d’écrire les prochaines pages.

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Lieux de mémoire de wallonie namur

  1. 1. «LESLIEUXDEMEMOIREDEWALLONIE» DENAMUR
  2. 2. « LES LIEUX DE MEMOIRE DE WALLONIE » DE NAMUR COMMISSION NAMUR CAPITALE c/o NEW asbl - Palais des Congrès 1, Place d’Armes – 5000 NAMUR L’affirmation politique de la Wallonie, de plus en plus tangible au fil des étapes de la réforme de l’Etat, est le résultat d’une épopée à laquelle les Wal- lons ont pris une part très active. Cependant, la mémoire collective et l’actua- lité frénétique ont souvent estompé le souvenir de cet engament en faveur de cette évolution, parfois réclamée de longue date. Soucieux de mieux faire connaître ce processus, le Gouvernement wallon a décidé, en 2013, d’apposer une cinquantaine de plaques commémoratives, identifiant autant de lieux ou de personnalités qui ont participé à cette dyna- mique. Capitale de la Wallonie depuis 1986, Namur a naturellement suscité une attention particulière. Pas moins de dix-sept plaques y ont ainsi été placées, rappelant le cheminement de cette reconnaissance, progressive mais irréver- sible, en tant que capitale régionale, siège du Parlement et du Gouvernement wallons. De l’Athénée François Bovesse à l’Elysetteet de la tombe de Fernand Mas- sart à l’hôtel Kégeljan, en passant par la Maison André Genot ou l’ancien Sofitel de Wépion,cette brochure compile ces traces mémorielles, égrainées dans la ville tels autant de jalons d’une histoire vivante, dont il nous appar- tient d’écrire les prochaines pages.
  3. 3. LE 89, RUE VAN OPRE : THEATRE DU PREMIER CONSEIL DES MINISTRES WALLON La création de la Région wallonne en 1980 rencontre la revendication des Wallons de voir des instances politiques autonomes se centrer sur les défis auxquels ils doivent faire face. Pourtant, dans un premier temps, les cabinets ministériels régionaux demeurent localisés à Bruxelles, bien que le principe d’une installation en territoire wallon ait été adopté par le Gouvernement régional dès 1982. C’est dans ce bâtiment du 89 de la rue Van Opré que, le 13 mars 1985, les ministres régionaux wallons se réunissent pour la première fois en Conseil à Namur. L’événement, hautement symbolique, prolonge l’installation d’une première antenne ministérielle wallonne au 97 de cette même rue, en décembre 1984. Après de longs débats entre « régionalistes » et « communautaristes » et un éphémère retour des instances exécutives à Bruxelles entre la fin 1985 et 1988, le mouvement d’installation définitive des cabinets ministériels wallons et de l’Administration régionale dans la capitale wallonne reprend, pour aboutir totalement en 1999. Consacrant l’esprit du décret « Anselme » de 1986, le décret « Demotte » du 21 octobre 2010 confirme Namur comme capitale de la Wallonie, siège de son Parlement et de son Gouvernement. 1
  4. 4. 97, RUE VAN OPRE : PREMIER CABINET MINISTERIEL EN WALLONIE En 1984, la Région wallonne n’a que quatre ans. A travers elle, les Wallons commencent à mettre en œuvre des réponses adaptées aux difficultés économiques de leur Région que l’Etat central n’a pas enrayées. L’Exécutif régional wallon (futur Gouvernement wallon), aux compétences toujours modestes, ne siège cependant pas encore en Wallonie mais à Bruxelles. Devant le risque d’une fusion des institutions de la Communauté française et de la Région wallonne –qui auraitsignifiéladisparitiondecettedernière –plusieurs ministres agissent pour ancrer leur gouvernement en Wallonie. C’est dans ce bâtiment namurois que la première antenne ministérielle wallonne, composée d’une partie du cabinet du ministre Valmy Féaux, vient s’installer, en septembre 1984. De même, le 13 mars 1985, l’Exécutif wallon se réunit pour la première fois à Namur, au 89 de cette même rue Van Opré, bien que ses services restent encore implantés en dehors du territoire wallon. Malgré une parenthèse de retour à Bruxelles de 1986 à 1988, ces actes fondateurs ont ouvert la porte à la reconnaissance définitive de Namur comme capitale de la Wallonie, siège du Parlement et du Gouvernement wallons. 2
  5. 5. L’ANCIENNE BOURSE DE COMMERCE : SIEGE DU PARLEMENT WALLON DE 1981 A 1998 De style néo-Renaissance, la Bourse de commerce est construite de 1932 à 1934 devant une ancienne tour d’enceinte devenue beffroi : la Tour Saint- Jacques, aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Située au centre de la future capitale de la Wallonie, la Bourse du commerce est le théâtre des congrès constitutifs des principales formations qui militent pour l’autonomie de la Wallonie, comme le Mouvement populaire wallon, en 1961 et le Rassemblement wallon, en 1968. Le 23 décembre 1981, le Conseil régional wallon – aujourd’hui « Parlement wallon » – quitte ses installations provisoires de l’hôtel Sofitel de Wépion pour s’installer dans l’ancienne Bourse de commerce. Jusqu’à la transformation officielle de la Belgique en Etat fédéral, en 1993, ce Conseil régional sera composé des députés et sénateurs nationaux élus en Wallonie. La première élection directe des députés wallons aura lieu en 1995. Jusqu’à leur déménagement vers l’ancien hospice Saint-Gilles, en 1998, les représentants wallons se sont donc réunis en ce lieu, devenu aujourd’hui un centre de congrès moderne, contribuant à affirmer toujours plus le rôle de Namur comme capitale de la Wallonie. 3
  6. 6. Athénée royal François Bovesse UN GRAND WALLON : FRANÇOIS BOVESSE (1890-1944) Cet Athénée porte le nom du grand homme politique, Résistant et militant wallon François Bovesse. Né en 1890, il se montre sensible à la question wallonne dès avant la Première Guerre mondiale et n’aura de cesse de défendre et de promouvoir laWallonie.A l’initiative de la création des fêtes de Wallonie à Namur, en 1923, il assigne à cet événement populaire le double objectif d’affermir une conscience collective chez les Wallons et de rappeler leurs revendications de l’Entre-deux-guerres, comme le maintien de l’alliance militaire avec la France, le refus de l’amnistie des collaborateurs de 14-18 et le combat contre les fascismes. Ministre et député à de multiples reprises, il milite en faveur de l’unilinguisme régional, du respect de l’identité wallonne et d’une meilleure prise en compte des intérêts wallons. Nommé Gouverneur de la Province en 1937, il organise le ravitaillement des réfugiés lors de l’invasion de 1940. Figure emblématique de la résistance à l’occupant, il est assassiné par les rexistesle 1er février 1944. Malgré l’interdiction de l’ennemi, la population assiste en masse à son enterrement, manifestant son admiration pour l’homme et ses valeurs. François Bovesse fut élevé au rang de Commandeur du Mérite wallon en 2012. 4
  7. 7. Cimetière de Beez, tombe de Fernand Massart UN GRAND WALLON : FERNAND MASSART (1918-1997) Dans ce cimetière repose Fernand Massart, dernier bourgmestre de Beez et grand militant wallon. Né en 1918, ses convictions l’incitent à participer activement à la Résistance contre le nazisme. Dénoncé par des rexistes en 1941, il rejoint les rangs britanniques, au sein desquels il combattra durant toute la guerre. En 1945, il participe au Congrès national wallon de Liège, en uniforme anglais. En 1950,il prendune part active à la campagne contre le retour de Léopold III. Dans la foulée de la grève de l’hiver 1960-1961, avec André Renard et André Genot, il milite pour le fédéralisme au sein du Mouvement populaire wallon. Elu député du Parti socialiste belge puis du Rassemblement wallon, il refuse, en 1962, de voter la fixation de la frontière linguistique qui annexe les Fourons à la Flandre. En 1976, dans l’attente de la création de la Région wallonne, il est à l’origine du décret instituant le drapeau au coq de Paulus comme emblème de la Communauté française et fixant sa fête officielle au 27 septembre, en commémoration de la victoire sur les Hollandais. Francophile, Fernand Massart fut, toute sa vie durant, un ardent défenseur d’une Wallonie fière, solidaire et autonome. Il fut élevé au rang d’Officier du Mérite wallon en 2012. 5
  8. 8. L’ELYSETTE : PRESIDENCE DU GOUVERNEMENT WALLON Construite en 1877en bord de Meuse, cette demeure bourgeoise visible au fond du parc a successivement été appelée « Château Thibaut », du nom de son premier propriétaire, puis « Maison jamboise » à l’époque où elle était la demeure de la famille Materne, industriels confituriers et bourgmestres de Jambes. Acquis par la Région wallonne en 1985, le bâtiment est ensuite rénové par l’architecte Francis Haulot à la demandedel’Exécutifrégional.Faisantlapartbelleaux matériaux wallons, cette réhabilitation à l’ancienne se complète de la construction des bâtiments de bureaux situés aux 25-27 de la rue Mazy. L’ensemble intègre les œuvres de plusieurs artistes wallons reconnus. Inaugurée en 1991 par BernardAnselme, la Présidence est un symbole fort de l’implantation définitive de la capitale wallonne à Namur. Surnommée « L’Elysette » par la presse, en référence au style du Ministre- Président Guy Spitaels qui n’était pas sans évoquer celui d’un célèbre Président français, c’est sous ce nom que l’immeuble est entré dans le langage courant. Cabinet du Ministre-Président, c’est aussi en ce lieu que se tiennent les réunions hebdomadaires du Gouvernement wallon et que sont reçus les hôtes de marque de la Wallonie. 6
  9. 9. Rue Grandgagnage FRANÇOIS-JOSEPH GRANDGAGNAGE (1797-1877) : « INVENTEUR » DE LA WALLONIE Cette rue, hébergeant notamment la Faculté de Droit de l’Université de Namur, conserve le nom de François-Charles-Joseph Grandgagnage. Juriste, avocat, substitut du Procureur du Roi à Namur, il gravit tous les échelons de la magistrature jusqu’à devenir Premier Président de la Cour d’appel de Liège. Membre fondateur de la Société archéologique de Namur et de l’Institut archéologique liégeois, il déploie aussi, en marge de ses fonctions, une intense activité littéraire teintée de romantisme et de régionalisme, affirmant qu’il écrit en tant que Wallon. C’est à François-Joseph Grandgagnage qu’on doit d’avoir forgé, le premier, le terme « Wallonie », en 1844, dans la Revue de Liège. Sur base du terme « wallon » pluricentenaire, il donne ainsi un nom à sa terre wallonne, dont il ne cesse de décrire les beautés et les richesses. D’abord repris dans le cercle des philologues, ce terme sera popularisé par l’écrivain liégeois Albert Mockel qui en fera le titre de sa revue symboliste, en 1886. À travers La Wallonie, ce dernier lui apportera à la fois une résonnance internationale et l’acception politique qu’on lui connaît aujourd’hui. 7
  10. 10. La maison du folklore FELIX ROUSSEAU (1887-1981) : HISTORIEN DE LA WALLONIE Membre de la Société des Amis de l’Art wallon fondée par Jules Destrée en 1913, de la Ligue wallonne de Namur et de la Société historique pour la Défense et l’Illustration de la Wallonie en 1938, Félix Rousseau fera montre, toute sa vie, d’un profond engagement wallon. Comptant parmi les fondateurs du Mouvement wallon catholique, qui deviendra Rénovation wallonne à la Libération, il participe au Congrès national wallon de 1945 et est membre de l’Association pour le Progrès intellectuel et artistique de la Wallonie qui préconise un meilleur enseignement de l’histoire régionale et locale. Constatant que certains historiens, comme Henri Pirenne, se sont concentrés sur l’histoire du Brabant et de Flandre, il met en avant la richesse du passé namurois et liégeois. Son ouvrage La Meuse et le pays mosan révèle l’apport de cet espace à la civilisation européenne. A travers L’art mosan et Wallonie, terre romane, il souligne l’importance déterminante pour la Wallonie de la latinisation et de la participation à la culture française. Amoureux de sa ville et historien précurseur de la Wallonie, Félix Rousseau n’aura de cesse de promouvoir la diffusion de l’histoire de sa terre. Il fut élevé au rang d’Officier du Mérite wallon en 2012. 8
  11. 11. RUE Rue des Bouchers Rue Brunswick TIEN R. DES CARRIERES R. DEL' AVENIR CITE GERMINAL R.ST-DONAT R. DES EMAILLES RUE MUZET RUE MUZET RUE NANON7 1 4 5 3 26 LAVIGNE R.M USEU R.ASTYMOULIN R. D.G BAYARD RUE DEFNET MAQUETR.A. RUE DE LA PEPINIERE Rempart de la Vierge Rue Blondeau Rue Bruno R.Grandgagnage Rue Joseph Grafé PL. DU PALAIS DE JUSTICE Ruedel'Arsenal Ruedu Ruedel’Evêché Rue Basse Marcelle R.JosephSaintraint RueFumal Rue du Collège R U E B r a s s e u r s Rue Ruple- mont R. des Fossés Fleuris Rue de la Croix R. St. Jean PL.CH. DESCAMP RueduPrésident Séminaire d e s R.du Bailly R. d. Echasseurs R. DE MARCHOVELETTE Ruedel’Ange B r a s s e u r s R. d e s PL. D'ARMES R.d.l.TourAV. F. Golenvaux R. Bas de la Place R. d'Harscamp R. J. Billiart Rue de la Gravière Ruedu LombardRuedesTanneries PL. L'ILON R.D.1ers.LANCIERS R.J-B. B R A B A N T R.d.Tan Bld. Is. B R U N E L R. des Tanneries R u e S t. N ic o la s R U E D E B R U X E L L E S RueGodefroid Rue desCroisiers RuedesCarmes R.de l'Ouvrage R. Haute Marcelle HOTEL DE VILLE RUEFER R u e P é p i n R u eE m i l e C u v e l i e r P DE VeneledesCapucins BIBLIOTHEQUE THEATRE Police PL.DU THEATRE P P MUSEE DE CROIX PL. M. SERVAIS MUSEE ROPS MAISON DE LA POESIE R.DES FRIPIERS MUSEE DES ARTS ANCIENS DU NAMUROIS FACULTES UNIVERSITAIRES N.D. LA PAIX EVECHE Cath. ST. AUBAIN PL. ST. AUBAIN PL. D. CHAPITRE R. St.Jacques GOUV. PROVINCIAL EGLISE ST. LOUP PLACE LEOPOLDS N C B RUEDUPONTDELOUVAIN le Pont Rue sous- PL. D'OMALIUS BOULEVARD E. MELOT PLACE DE LA STATION GARE DES BUS R. de l'Inquiétude AV. D. L. GARE SQUARE LEOPOLD Rue Galliot Rue Luc.Namèche R U E R O G I E RRue des Dames Blanches P Ruedes Ursulines GARE R.Delvaux R u e D e w e z Rue Borgnet PLACE MAUS R u e d e s B o u r g e o i s POMPIERS ET SERVICE 100 ST. NICOLAS P P Cite Administrative de l'Etat P MUSEEAFRICAIN R.Ponty Rue Basse Neuville RueCourtenay R. Ed. Ronvaux PL. DE L'ECOLE DES CADETS AV. COMTE DE SMET DE R.du4e Génie N A YER RUE PONT DES ARDENNES PONT DES ARDENNES PONT DU LUXEMBOURG B O U L E V A R D C A U C H Y P R.MARIE-HENRIETTE BLD DE MERCKEM BLD DU NORD R.A.BASTINR.PIRET-PAUCHET R.DEBOMEL BLD D'HERBATTE R.D'ARQUET R. LEANNE R. LEANNE R. FÉLIX RAVAISON R. L. D'AUBANCOURT CHAUSEE DE LOUVAIN CHAUSEEDELOUV R.DEBOMEL R. A. PROCES R.D R. KOLLER R. DES MARAICHERS R. ARTOISENET R.DU PARC DES ROCHES RUER. GEMINE RUEDESARDANSON RUE C. SIMON AVENUE R.DESPETUNIAS R.DESGERANIUMS ESFUSHIAS S ONIAS PRE D'ALVAUX R. DESANGES R. DU PRESBYTERE DE BOUGE RUEDE L'INSTITUT R. DES DAHLIAS R.BEMELMANS R.DES CARRIERES CH.DECOQUELT CH. DE COQUELET R.BEL HORIZON R.DUTEMPLE RUEDE COQUELET R.STFIACRE BLD D'HERBATTE AV. DES CHAMPS ELYSEES Place St Nicolas AVENUE ALBERT 1ER CH.DE PLOMCOT ANCTUAIRE R.DONJUAN D'AUTRICHE Place Ste Marguerit RUE D BALIVE R. DU GRA CHEMIN RUE G. ATTOUT R.H.LEMAITRE R.BOSRET AV. R. ASTRID R. BORD DE L'EAU R. DES MOULINS AV. R. ASTRID R. DE LA CITADELLE AV. JEAN IAV. JEAN IER CH.DEFOLIETTE SENTIER J. LEMAIRE ROU TEDESCANON S R. CATHERINE DE SAVOIE R. DU GROGNON Place St Hilaire R O U TE MERVEILLEUSE RUE NO TRE D A M E PRÉSIDENCE DU GOUVERNEMENT WALLON CASINO RUE COURTE RO UTEMERVEILLEUSE STADE DES JEUX MUSEE DE LA FORET R.PT. THONARD THEATRE DE VERDURE MEUSE QUAIDE MEUSE RUEWASSEIGE R. DU COUVENT A V E N U E ST. SYMPHORIEN BOURGMESTRE JEAN MATE R. PRINZ RUE R. DE LA PLAGE R.TILLIEUX R.ST CALIXTE RUE MOTTIA .DE PlaceCalixte COPPIN R.MAZY R. MAZY R. MAZY R. MAZY R. VAN OPRE R.VAN OPRE AV.GOUVERNEURBOVESSE RUE D’ENHAIVE RUE D’ENHAIVE RUE D’ENHAIVE R. VERTE R. CHAMPETRE R. DES BLUETS R. KEFER R. DE LA CROIX ROUGE R. DESMASUISJAMBOIS R. DESCOTELIS JAMBOIS R. DES BRIGADES D'IRLANDE R. DES COQUELICOTS R.DES VIO LETTES RUE BURGNIAUX Pl. de la Patinoire R.BAIVY ÉE.DELAPORCELAINE R. DES ROSES R.CMT. TILOT R. CHARLES LAMQUET QUAI DE MEUSEMEUSE R.DUQUAI Place J. Charlotte AVENUE PRINCE DE LIEGE AVENUE PRINCE DE LIEGE R.DE LA CHAPELLE D’ENHAIVE R.DESENDIVES R. DE L’ORJO CHAUSSEE DE LIEGE CHAUSSEE DE LIEGE R. DESALISIERS R. VIGEROULE R.DES EGLANTIERS R.DES POMMIERS R.DES MURIERS R.DE L’AURORE R.DEL’AURORE CH. DU PENSIONNAT RUE J. GILSON R. DES HETRES R.DESNARCISSES TROU PERDU C RIVAGE DE MEUSE R. C. LAMQUET RUEA. STÉVENNE RUEA. MICHIELS RUEE. ANTOINE RUECH. KARLER RUEG. ELOY SENTIERDELA BOUTE ILLE AV.BARONDEMOREAU AV.BARON HUART IS MONTA GNE STE BARBE AVENUEDULUXEMBOURG RUE DE l'ARMEE GROUCHY AV. DES COMBATTANTSR. DE LA DODANE RUE F. WODON QUAIDEL'ECLUSE AV. DE STASSART AV. CARDINAL MERCIER BLDFREREORBAN QUAIDESALZINNES PORTE D'HEUVY RUELELIEVRE PASSAGE DELAGARE RueSt Joseph Rue Moncrabeau Rue de la Monnaie Pl. de l'Ange Rue St Jean RueGénéralMichel Rue de l’Étoile Rue des 4 fils Aymon CHEMINBÉRENGER Marché St Remy Pl. Monseigneur Heylen R BAS RueduChalet RUE DE LA MONTA G NE PLACE J. SCHUMAN R.ST-LOUP Square A. MASSON RuedeBalart R.DES VIO LETTES R. DE LA CROIXROUGE S E N TIE R D E LA B O U TE IL LE PLACE JEAN DE FLANDRE SEIGNEURIE D’ANHAIVE RIVAGE DE MEUSE ALLEEDUSTADECOMMUNAL Pl. de la Wallonie R. DE LA BRIGADE PIRON QUAIDESJOGHIERS R. A. DANDOY R.DESCHÊNES CITÉ SOUVENIR IMPASSEDE L’A MIGO LAMEUSE AV. CARDINAL MERCIER LE SAINT-GILLES /PARLEMENTWALLON PONT DE J A M B E S RueduPont P PortdePlaisance HenriHallet PORT DU GROGNON C. H. R. CHATEAU DES COMTES Saint- M a terne R a m p e Ve r t e Espace Archeologique Saint - Pierre ENTREE DOMAINE FORTIFIE "TERRA NOVA" Parfumerie Guy Delforge Chaussée de Waterloo 11 1 2 34 5 6 7 8 9 10 12 13 14 15 17
  12. 12. L’HOTEL KEGELJAN : PREMIER SIEGE DU GOUVERNEMENT WALLON Hôtel particulier construit à la fin du XIXe siècle, l’hôtel Kégeljan est acheté par la Ville de Namur en 1919 pour servir d’hôtel de ville après la destruction de celui de la Place d’Armes, en 1914. Bombardé en 1944, reconstruit en 1947, l’hôtel Kégeljan abrite les services communaux jusqu’à la construction de l’actuel hôtel de ville dans les années 1980. De 1988 à 1992, cet édifice est choisi comme siège par l’Exécutif régional wallon, ancien nom du Gouvernement wallon. Cette décision a une portée symbolique particulièrement forte puisqu’elle marque l’ancrage du Gouvernement des Wallons dans la capitale namuroise et l’implantation d’un pouvoir politique autonome en Wallonie. En 1992, le siège de l’Exécutif emménagera à Jambes, dans une Maison jamboise rénovée, en mesure d’accueillir de manière plus fonctionnelle les services gouvernementaux et qui se fera rapidement connaître sous le nom très évocateur de L’Elysette. 9
  13. 13. LA FRESQUE DES WALLONS Réalisée en 2004 sur le pignon de l’extension contemporaine de l’hôtel de ville de Namur, cette fresque en trompe-l’œil est inspirée d’une œuvre similaire à Québec, ville jumelée avec la capitale wallonne. Conçue pour célébrer la Wallonie et les Wallons, cette œuvre regroupe, sur 330 mètres carrés, près de 250 références à l’histoire wallonne, tant ancienne que récente. On peut, ainsi, y reconnaître le coq créé par Pierre Paulus comme emblème officiel de la Wallonie, le portrait de François Bovesse, les Echasseurs namurois ou encore la Schtroumpfette et de nombreuses évocations de personnalités wallonnes célèbres comme le grammairien Joseph Hanse, l’industriel Ernest Solvay, l’écrivain Georges Simenon ou le peintre René Magritte. Cette Fresque des Wallons s’offre ainsi comme une allégorie de la Wallonie et de ses talents, témoignant symboliquement d’un peuple qui fait face à l’avenir, conscient de ses capacités. 10
  14. 14. LE CIMETIERE DE BELGRADE ET LA TOMBE DE FRANÇOIS BOVESSE Conçu en 1865, le cimetière de Belgrade est, à l’instar d’autres grands cimetières urbains de la seconde moitié du XIXe siècle, conçu comme un parc aux larges allées majestueuses. Ce lieu de recueillement abrite de nombreuses tombes de personnalités wallonnes, comme Nicolas Bosret, compositeur du célèbre Li Bia Bouquet, hymne de la ville de Namur. Une de ses sépultures les plus emblématiques est, sans nul doute, celle de François Bovesse, grand militant wallon et créateur des Fêtes de Wallonie à Namur. Antifasciste notoire et Résistant, il est assassiné par les rexistes le 1er février 1944. En 1985, c’est par un hommage rendu sur cette tombe que le Ministre-Président Jean-MauriceDehousse marque l’installation officielle de son cabinet à Namur qui s’impose comme la capitale de la Wallonie. Ce geste sera renouvelé en 1992 par Guy Spitaels et l’ensemble du Gouvernement, affirmant l’importance centrale prise par le niveau régional pour l’avenir du peuple wallon. François Bovesse fut élevé au rang de Commandeur du Mérite wallon en 2012. Par ailleurs, chaque année, le « pèlerinage du souvenir » au cimetière de Belgrade constitue le temps fort de la partie officielle des Fêtes de Wallonie dans la capitale. 11
  15. 15. LE SAINT-GILLES : SIEGE DU PARLEMENT WALLON Attesté dès le XIIIe siècle, l’ancien hospice Saint-Gilles est entièrement reconstruit entre 1667 et 1724 et fait fonction de « Grand Hôpital ». Abandonné dans les années 1960, il est rénové dans les années 1990, après son acquisition par le Gouvernement wallon. Finalement affecté à la fonction parlementaire, il accueille pour la première fois les députés wallons le 21 octobre 1998, au cœur de la capitale de la Wallonie, sur un site exceptionnel au confluent de la Sambre et de la Meuse. Au fil de l’élargissement de l’autonomie wallonne, cette installation s’inscrit dans la ligne des déménagements du Conseil régional, successivement installé à l’hôtel Sofitel de Wépion (1980-1981) puis à l’ancienne Bourse de commerce de Namur (1981-1998). Elus directement depuis 1995, les représentants du peuple wallon se réunissent en ces murs pour adopter la législation régionale et contrôler l’action du Gouvernement wallon. Le Saint-Gilles s’est ainsi imposé comme un symbole fort de l’affirmation politique de la Wallonie, au même titre que « l’Elysette », siège de la Présidence du Gouvernement wallon, qui lui fait face de l’autre côté de la Meuse. 12
  16. 16. Maison André Genot ANDRE GENOT (1913-1978) : ACTEUR DE LA CONSCIENCE ET DE L’AUTONOMIE WALLONNES Cette Maison syndicale porte le nom d’un des plus célèbres promoteurs du syndicalisme wallon : André Genot. Né en 1913 dans une famille ouvrière, autodidacte, il adopte une approche politique et syndicale à la fois radicale et pragmatique. Prisonnier de guerre puis résistant, il fait la rencontre d’André Renard à cette époque. Très rapidement sensibilisé à la question wallonne, il fera partager cette préoccupation à ce dernier et mènera avec lui tous les grands combats wallons de l’après-guerre. Défenseur d’un fédéralisme basé sur trois Régions, il participe, peu après les grèves de l’hiver 1960-1961, à la fondation du Mouvement populaire wallon(MPW). En juillet 1962, André Genot a la lourde tâche de remplacer le leader liégeois décédé subitement. Lors de la fixation de la frontière linguistique, il marque son soutien au combat des Fouronnais. Il plaidera également sans relâche pour la constitution d’une Interrégionale wallonne au sein de la FGTB. André Genot restera un militant wallon actif jusqu’au milieu des années 1970, peu avant son décès. Il fut élevé au rang d’Officier du Mérite wallon en 2012. 13
  17. 17. LA MAISON DE LA CULTURE DE NAMUR : ETAPE DE LA REGIONALISATION EN WALLONIE Inaugurée le 24 mai 1964, la Maison de la Culture de Namur fait le pari de la modernité, audacieusement intégrée au confluent de la Sambre et de la Meuse. Cette localisation lui vaut d’être le témoin de plusieurs événements de l’affirmation wallonne. Ainsi, cet édifice a notamment servi de lieu de Congrès pour Wallonie libre, mouvement de résistance puis de revendication wallonne, créé au lendemain de l’Appel du 18 juin du Général De Gaulle. En 1974, à défaut de concrétiser le fédéralisme que les Wallons appellent de longue date, la régionalisation préparatoire permet la création de comités ministériels exécutifs régionaux, au sein du gouvernement national. Les ministres wallons, toujours membres du gouvernement central, choisissent Namur et la Maison de la Culture pour leur première réunion, tenue le 25 novembre 1974 ; un choix que le Président du Comité ministériel, Alfred Califice, qualifie de « symbolique ». Dans les faits, cette réunion sera la seule que cet exécutif tiendra à Namur. Il faudra attendre 1984 et l’affirmation de la régionalisation effective pour que le Gouvernement wallon s’implante, progressivement mais définitivement, dans sa capitale. 14
  18. 18. LE PALAIS PROVINCIAL : SIÈGE DU CONSEIL REGIONAL WALLON « PREPARATOIRE » Ce palais classique, un des plus beaux édifices de Wallonie, sert de demeure aux évêques de Namur de 1732 jusqu’à l’intégration à la République française. Depuis 1830, il est le siège des institutions provinciales. Lors de la phase préparatoire de la régionalisation, de 1974 à 1977, des institutions régionales provisoires sont créées, dont un parlement consultatif : le Conseil régional wallon. Depuis la séance inaugurale du 26 novembre 1974 jusqu’à sa dissolution en 1977, toutes les séances plénières de ce Conseil, à l’exception d’une seule, se sont tenues dans la salle du Conseil provincial. À l’été 1975, les services administratifs de cette institution provisoire sont transférés au château de La Plante, mieux à même de les accueillir de manière fonctionnelle. Ce magnifique bâtiment du XVIIIe siècle, haut lieu des fêtes de Wallonie, a ainsi été le théâtre de la première forme d’affirmation politique d’uneWallonie qui luttait pour plus d’autonomie afin d’assurer une meilleure prise en compte de ses besoins et spécificités. 15
  19. 19. LA SALLE JEAN MATERNE : LIEU DE REFLEXION DU MOUVEMENT WALLON Le parc Astrid est créé au cœur de Jambes, vers 1955, de la fusion de deux anciennes propriétés privées. Outre une pièce d’eau agrémentée d’une petite cascade et quelques œuvres d’art, il abrite une salle de réunion portant le nom de Jean Materne, bourgmestre de Jambes de 1934 à 1964 et militant wallon. Au même titre que l’ancienne Bourse de commerce, cette salle comptait parmi les lieux habituels de réunion des militants wallons, namurois et autres, dans les années 1960. Ainsi, deux congrès du Mouvement populaire wallon fondé par André Renard se sont tenus en ces lieux, le 1er mars 1964 et le 7 novembre 1965. C’est également ici que se tint, le 22 février 1969, l’importante et unique réunion conjointe des quatre mouvements wallons. A la veille de la première réforme de l’Etat, le Mouvement populaire wallon, Wallonie libre, le Mouvement libéral wallon et Rénovation wallonne s’y retrouvèrent pour s’entendre sur leurs actions et revendications. Un an plus tard, le Premier Ministre devait reconnaître que l’Etat unitaire était dépassé par les faits, ouvrant la voie à la réforme de l’Etat qui allait réaménager fondamentalement la Belgique sur une base fédérale et doter la Wallonie d’une large autonomie politique. 16
  20. 20. L’ANCIEN HOTEL SOFITEL DE WEPION : PREMIER SIÈGE DU « PARLEMENT WALLON » Après dix ans de lutte opiniâtre, c’est en août 1980 que les Wallons obtiennent la création des Régions, inscrites dans la Constitution depuis 1970. Ces institutions,appeléesàdevenirlespiliersdelaBelgique fédérale, consacrent l’autonomie, notamment économique, réclamée par certains depuis la fin du XIXe siècle. Parmi les institutions ainsi créées figure le premier Parlement wallon officiel, encore dénommé Conseil régional wallon (CRW). Soucieuses de voir les institutions wallonnes s’installer rapidement dans leur capitale, les autorités communales namuroises avaient pris soin, dès 1978, de louer la plus vaste salle de réunion disponible sur le territoire de la Ville pour y installer le Parlement. C’est ainsi que la première séance du CRW devait se tenir au Sofitel de Wépion, le 15 octobre 1980. Cette séance historique marque les réels débuts de l’autonomie de la Wallonie. Cette solution ne pouvait être que provisoire et, après une année qui aura permis le vote des premiers décrets wallons en ces lieux, l’assemblée déménage, en novembre 1981, vers l’ancienne Bourse de commerce, située Place d’Armes. Elle quittera celle-ci en 1998, pour s’installer dans l’ancien hospice Saint- Gilles. 17
  21. 21. « LES LIEUX DE MEMOIRE DE WALLONIE » DE NAMUR • Le 89 de la rue Van Opré • Le 97 de la rue Van Opré • L’ancienne bourse de commerce • L’athénée Royal François Bovesse • Le cimetière de Beez : tombe de Fernand Massart • L’Elysette • La Faculté de Droit, rue Grandgagnage (Fr.-J. Grandgagnage) • La Maison du folklore (Félix Rousseau) • L’hôtel Kégeljan • La Fresque des Wallons • Le cimetière de Belgrade : tombe de Bovesse, pèlerinage • Le Saint-Gilles • La Maison syndicale « André Genot » • La Maison de la culture • Le Palais provincial • La salle Jean Materne • L’ancien hôtel Sofitel de Wépion

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