Ministère de l’Energie et des Ressources Naturelles
Mise en place d’une stratégie nationale
et d’un plan d’action pour le ...
Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007
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Djibouti Stratégie national sur le solaire rapport final-avril-2007

  1. 1. Ministère de l’Energie et des Ressources Naturelles Mise en place d’une stratégie nationale et d’un plan d’action pour le développement de l’énergie solaire à Djibouti PROJET DJI / 06 / N01 Diagnostic, stratégie et plan d’action Avril 2007 10, Rue Manoubi Jarjar EL Manzeh 9A – 1013 Tunis – TUNISIE Tél : 216 71 873 688 Fax : 216 71 888 030 E-mail : alcor.missaoui@planet.tn Djibouti République de Djibouti
  2. 2. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 2/47 R. MISSAOUI Liste des acronymes - APD : Aide Publique au Développement - CERD : Centre d’Etudes et de Recherche de Djibouti - EDD : Electricité de Djibouti - MERN : Ministère de l’Energie et des Ressources Naturelles - ONG : Organisation Non Gouvernementale - PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement - PV : Photovoltaïque - TIC : Taxe intérieure sur la consommation
  3. 3. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 3/47 R. MISSAOUI Avant-propos Ce travail a été réalisé grâce aux efforts de toute une équipe, dont le consultant tient à remercier les membres pour leur disponibilité lors des missions réalisées, leur aide et l’enrichissement qu’ils ont apporté à ce travail. Nos remerciements s’adressent en particulier : - Au personnel du PNUD et notamment à Monsieur Hassan Ali, chargé de programmes au PNUD. - Monsieur Antoine Caminiti, Directeur National du Projet d'Appui à la Promotion de l'Énergie Solaire et Conseillé auprès du Ministère de l’Energie et de Ressources Naturelles. - Madame Souad Idriss Farah, Directrice de l’Energie au Ministère de l’Energie et des Ressources Naturelles. - Monsieur Saïd Awaleh, Directeur de l’Institut des Sciences de la Terre au Centre d’Etudes et Recherches de Djibouti et consultant national pour la présente étude. - Tous ceux qui ont participé à l’atelier du 3 mars 2007 relatif à la concertation sur la mise en place de la stratégie.
  4. 4. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 4/47 R. MISSAOUI Note de synthèse Djibouti ne dispose ni de ressources énergétiques conventionnelles ni de potentiel hydro- électrique. Elle dépend totalement de l’extérieur pour la satisfaction de ses besoins en énergie. Conscient de cette situation, le Gouvernement de Djibouti s’est intéressé au développement des énergies renouvelables dès les années 80. Ainsi, avec l’appui du Centre d’Etudes et de Recherches de Djibouti, plusieurs études et projets pilotes ont été lancés, notamment dans le domaine de l’énergie solaire photovoltaïque. Toutefois, ces expériences sont restées au stade pilote et n’ont pas pu donner lieu à des programmes de diffusion à grande échelle. Cela est dû essentiellement à l’absence de mécanismes durables de diffusion de cette technologie, tant sur le plan institutionnel et organisationnel que financier. Aujourd’hui, dans un contexte international marqué par la flambée des prix du pétrole qui s’annonce irréversible avec une tendance claire à l’aggravation dans les années à venir, un véritable changement d’échelle dans le développement de la maîtrise de l’énergie avec ses deux composantes d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables, devient indispensable pour desserrer la contrainte énergétique du pays. Ceci est d’autant plus vraisemblable que le pays dispose d’un potentiel fort intéressant d’énergies renouvelables et de gisement d’efficacité énergétique. Toutefois, ce changement d’échelle doit être précédé par la mise en place de stratégies de développement claires et spécifiques à chacune des filières. Ces stratégies doivent expliciter de manière claire les choix du Gouvernement Djiboutien en terme : d’objectifs opérationnels, de cadre institutionnel et organisationnel et d’environnement réglementaire. L’Etat devrait ensuite se donner les moyens pour atteindre ces objectifs en faisant recours à la fois aux moyens internes qu’à ceux de la coopération internationale. L’objectif de ce travail commandité par le Ministère de l’Energie et des Ressources Naturelles et financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement rentre dans ce cadre. Il vise à définir de manière concertée une stratégie nationale pour un développement durable et à grande échelle de l’énergie solaire à Djibouti. Cette stratégie sera ensuite traduite en plan d’action concret. L’objectif de l’atelier qui réunit l’ensemble des acteurs clé du développement de la filière (institutions publiques, bailleurs de fonds, secteur privé et société civile) vise à se concerter sur les principaux axes de cette stratégie en vue d’une adhésion collective lors de sa mise en œuvre. Le diagnostic Djibouti a été parmi les premiers pays de la zone à lancer des initiatives concrètes en matière d’énergie solaire. Toutefois, le développement de cette filière est resté au stade « des pilotes techniques ». Ces initiatives n’ont pas pu donner lieu à une transition vers la mise en place de programmes de plus ample échelle. Le entraves à cette transition sont d’origines diverses et multiples, mais qu’on peut résumer comme suit : - Méconnaissance de la technologie par les usagers potentiels et par les décideurs sectoriels, du fait de l’absence d’actions significatives et systématiques de communication et de dissémination de la technologie. - Absence d’un cadre institutionnel adapté permettant l’identification, la programmation, la mise en œuvre et le suivi-évalution des programmes dans le domaine solaire. En particulier, l’absence d’une institution clairement identifiée qui assure l’animation de la filière et la mobilisation des différents
  5. 5. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 5/47 R. MISSAOUI acteurs afin de faire converger leurs efforts vers des objectifs nationaux clairement identifiés. - Absence d’un cadre opérationnel de gestion efficace et rigoureuse permettant la pérennisation des installations réalisées. - Absence de mécanismes de diffusion institutionnels, organisationnels et financiers performants. Les enjeux de développement de la filière ne sont plus d’ordre technique. Les défis sont plutôt dans la mise en place de tels mécanismes. - Absence d’un environnement réglementaire favorable et attractif pour les consommateurs et les opérateurs privés. Les éléments de la stratégie La stratégie proposée vise à changer d’échelle dans l’utilisation de l’énergie solaire à Djibouti en amorçant un développement de cette filière sur des bases plus durable que par le passé aussi bien le plan technique qu’économique. En terme quantitatif, la stratégie fixe les objectifs à l’horion de 10 ans (période 2008- 2017), comme suit : - L’équipement de tous les forages en zones rurales en pompes solaires, soit plus de 70 forages ; - L’équipement de tous les puits en bon état en pompes solaires, soit une centaine de puits ; - L’équipement d’une centaine d’écoles rurales en énergie solaire ; - L’équipement de tous les centres de santés en zones rurales en énergie solaire ; - L’augmentation du taux d’accès au services d’électricité en zones rurales qui est aujourd’hui presque nul à plus de 30% en 10 ans, soit l’électrification de plus de 5000 ménages d’ici 2017. Afin d’assurer un développement durable de la filière, la stratégie proposée doit être globale, intégrant de manière cohérente les différents aspects suivants : - Le ciblage des segments de marché prioritaires - Le cadre institutionnel et organisationnel - L’approche financière - Le cadre réglementaire - Le renforcement des capacités institutionnelles - La communication et la promotion de la filière II est important d’insister sur la nécessité que la stratégie couvre l’ensemble de ces aspects. La négligence de l’un ou l’autre des aspects risque d’empêcher ou de retarder l’atteinte des objectifs stratégiques de développement du solaire à Djibouti. 1. Le ciblage des segments de marché prioritaires. Compte tenu de la situation de développement de la filière, la priorité de développement devrait être donnée aux équipements communautaires : pompage solaire, équipement des dispensaires et des écoles, froid communautaire, etc. L’électrification des ménages devrait se greffer petit à petit autour de ces projets communautaires. En troisième priorité en trouvera les usages dont la maturation commerciale ou technologique n’est pas encore tout à fait prouvée, mais qui sont porteurs dans l’avenir, comme le dessalement de l’eau saumâtre, la climatisation solaire, les centrales thermosolaire, etc. Ces applications devraient faire l’objet de veille technique à travers la réalisation d’études préparatrices, de recherche appliquée et de projets de démonstration.
  6. 6. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 6/47 R. MISSAOUI 2. Le cadre institutionnel et organisationnel. Le Ministère de l’Energie et des Ressources Naturelles devrait être chargé du pilotage, du suivi et de la coordination de la mise en ouvre de la stratégie de développement de la filière solaire et plus largement de celle de la maîtrise de l’énergie. Le CERD sera chargé du conseil et de l’accompagnement technique à la mise en œuvre de la stratégie. Enfin, la mise en œuvre des programmes issus du plan d’action sera à la charge des institutions sectorielles : Direction de l’Hydraulique, Ministère de la Santé, Education, etc. Compte tenu de cette répartition des rôles, nous proposons la création d’un comité intersectoriel ad hoc afin de faciliter la coordination et l’échange entre les programmes en vue de garantir la cohérence globale et la bonne mise en œuvre de la stratégie et du plan d’action. A plus long terme, ce comité pourrait évoluer vers une institution autonome, responsable plus largement de la promotion de la maîtrise de l’énergie avec ses deux composantes d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables. Pour assurer la durabilité de l’exploitation des installations, point le plus faible de l’expérience passée, nous proposons un nouveau partage de rôles entre l’administration, le secteur privé et les communautés villageoises. Dans ce nouveau partage les rôles seraient distribués comme suit : - L’Etat aura essentiellement un rôle de contrôle et de régulation pour veiller au respect des règles préétablies et protéger les droits des différentes parties prenantes (opérateurs privés et usagers). Il assure également la prise en charge de la plus grande partie de l’investissement et des renouvellements lourds. - Le secteur privé local s’engage, dans un cadre contractuel, à fournir un service (eau potable, électricité pour les ménages, etc.) continu et de qualité. - Les usagers, représentés par des structures associatives locales, participent au financement de l’investissement initial (travaux en nature et/ou cash) et s’engagent à payer le service rendu par l’opérateur privé. Ce schéma doit être considéré comme un objectif à atteindre à moyen terme. Il doit être précédé par une étape de préparation des acteurs lors de laquelle l’Etat se désengage progressivement de la gestion courante de ces infrastructures. Lors de cette phase un travail intensif d’animation et d’organisation villageoise sur le terrain devrait être mené. 3. L’approche financière. Il s’agit de répartir la charge d’investissement sur une base réaliste entre, l’Etat, les communautés villageoises et les bailleurs de fonds internationaux. La définition d’un schéma de financement de manière claire devrait être un préalable à la définition de tout nouveau programme. A plus long terme, et pour assurer des ressources stables pour le financement la maîtrise de l’énergie en général, il est proposé la création d’un fonds spécifique dédié à la maîtrise de l’énergie qui soit alimentée par une taxe sur les produits pétroliers. Ce fonds pourra être alimenté également par la participation des donateurs internationaux. Au niveau de l’exploitation, pour que l’offre de service soit durable, il est indispensable d’éviter les subventions d’exploitation, d’où la nécessité de faire payer le service aux usagers sur la base de la vérité des prix. Ce système devrait être mis en place graduellement avec un désengagement progressif de l’Etat des subventions d’exploitation et l’évolution vers la couverture totale des coûts par les prix de vente. 4. Le cadre réglementaire. Il s’agit à moyen terme de mettre en place un cadre réglementaire spécifique à la maîtrise de l’énergie qui inclura des dispositifs obligatoires et des dispositifs incitatifs. Un travail spécifique pour la définition et la mise en place d’un tel cadre devrait être élaboré. A court terme, il nous semble
  7. 7. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 7/47 R. MISSAOUI essentiellement de prendre la mesure d’exonérer les équipements solaires de la TIC, actuellement fixée à 33%. 5. Le renforcement des capacités. Le renforcement des capacités dans les différents thèmes connexes à la maîtrise de l’énergie devrait cibler l’ensemble des parties prenantes en particulier le MERN (renforcement des moyens humains, techniques, financiers et formation), le CERD, les opérateurs privés et le milieu universitaire et de formation professionnelle. 6. La communication et la promotion de la filière. La communication est une mesure fondamentale pour l’accompagnement du changement d’échelle. Les axes de cette communication devraient être centrés sur la promotion de la stratégie proposée auprès des décideurs dans les institutions sectorielles (Hydraulique, santé, éducation, etc.), la sensibilisation et l’implication de la société civile et des ONGs, la mise en place de systèmes de communication grand public dans les zones rurales et enfin, la sensibilisation des jeunes dans les écoles, les clubs de jeunes et l’université. Plan d’action La période du plan d’action est fixée à 5 ans et s’étale sur la période 2008-2012. Le plan d’action vise essentiellement à faire décoller le marché d’équipements solaires communautaires et à initialiser le marché d’électrification rurale des ménages. Il prépare les conditions institutionnelles, réglementaires, économiques et techniques favorable pour le changement d’échelle durable du recours à cette technologie à Djibouti. Sur le plan quantitatif, le plan d’action prévoit à l’horizon de 2012 : - L’équipement d’une cinquantaine de forages et d’une cinquantaine de puits en pompes solaires pour l’eau potable, l’abreuvage des animaux et la petite irrigation ; - L’équipement en systèmes photovoltaïques d’une soixantaine d’écoles rurales (classes, logements de fonction, internats, etc.) ; - L’équipement d’une quarantaine de dispensaires ruraux (éclairage, froid, communication, etc.) ; - L’équipement d’une quarantaine de villages en froid communautaire ; - L’électrification de quelques 2000 ménages ruraux dans les villages qui recevront les installations communautaires. Les mesures d’accompagnement du plan prévoient une trentaine d’actions réparties entre les domaines institutionnel, organisationnel, réglementaire, de renforcement de capacités et de communication. Le budget de mise en œuvre du plan d’action est estimé à 6,220 MUSD dont 5,320 MUSD pour les investissements physiques et 0,900 MUSD pour les mesures d’accompagnement. Il est proposé que la totalité du coût des mesures d’accompagnement soit prise en charge par la coopération internationale dans le cadre de l’aide publique au développement. Pour les investissements physiques, il est proposé une contribution de la population se situant globalement autour de 16% du budget (0,850 MUSD) et que le reste soit pris en charge par l’Etat et les bailleurs de fonds internationaux (4,470 MUSD). De là découle la nécessité d’un rapprochement, le plus tôt possible, avec les différents bailleurs de fonds pour prospecter leur contribution au financement du plan d’action.
  8. 8. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 8/47 R. MISSAOUI Sommaire 1. INTRODUCTION..................................................................................................................................... 10 1.1. CADRE ET OBJECTIF DE LA MISSION............................................................................................................ 10 1.2. DEROULEMENT DU TRAVAIL ...................................................................................................................... 10 1.2.1. La première mission .......................................................................................................................... 10 1.2.2. La seconde mission............................................................................................................................ 11 1.3. CONTENU DU RAPPORT............................................................................................................................... 11 2. CONTEXTE ENERGETIQUE DE DJIBOUTI ..................................................................................... 13 3. PRINCIPAUX RESULTATS DU DIAGNOSTIC.................................................................................. 14 3.1. LE BILAN DES REALISATIONS...................................................................................................................... 14 3.2. LES CAPACITES LOCALES............................................................................................................................ 15 3.3. LE CADRE INSTITUTIONNEL ET ORGANISATIONNEL .................................................................................... 15 3.4. L’ENVIRONNEMENT REGLEMENTAIRE ........................................................................................................ 16 4. PROPOSITION D’ELEMENTS STRATEGIQUES.............................................................................. 18 4.1. BUT ET OBJECTIFS DE LA STRATEGIE .......................................................................................................... 18 4.2. CIBLAGE DES SEGMENTS DE MARCHE PRIORITAIRES................................................................................... 18 4.2.1. Segment de première priorité : les usages communautaires ............................................................. 19 4.2.2. Le segment de seconde priorité : l’électrification solaire des ménages ............................................ 20 4.2.3. Les segments de troisième priorité : Applications encore au stade de démonstration ...................... 21 4.3. L’APPROCHE INSTITUTIONNELLE................................................................................................................ 22 4.3.1. Répartition des rôles entre les institutions publiques........................................................................ 22 4.3.2. Partage des rôles entre institutions publiques, secteur privé et communautés ................................. 24 4.4. L’APPROCHE ORGANISATIONNELLE............................................................................................................ 26 4.5. L’APPROCHE FINANCIERE........................................................................................................................... 26 4.6. LES ASPECTS REGLEMENTAIRES ................................................................................................................. 27 4.7. LE RENFORCEMENT DES CAPACITES ........................................................................................................... 27 4.7.1. Renforcement des capacités du MERN.............................................................................................. 27 4.7.2. Formation du secteur privé ............................................................................................................... 28 4.7.3. Renforcement des capacités du CERD .............................................................................................. 28 4.7.4. Renforcement au niveau universitaire............................................................................................... 28 4.8. LA COMMUNICATION ET LA SENSIBILISATION............................................................................................. 28 5. PLAN D’ACTION POUR LE DEVELOPPEMENT DE L’ENERGIE SOLAIRE A DJIBOUTI..... 29 5.1. OBJECTIFS DU PLAN D’ACTION ................................................................................................................... 29 5.1.1. Objectifs qualitatifs du plan............................................................................................................... 29 5.1.2. Objectifs quantitatifs.......................................................................................................................... 29 5.2. PRESENTATION DES ACTIONS D’ACCOMPAGNEMENT DU PLAN ................................................................... 30 5.2.1. Le domaine institutionnel .................................................................................................................. 31 5.2.2. Le domaine réglementaire................................................................................................................. 32
  9. 9. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 9/47 R. MISSAOUI 5.2.3. Le domaine organisationnel .............................................................................................................. 34 5.2.4. Le domaine du renforcement des capacités....................................................................................... 36 5.2.5. Le domaine de la communication...................................................................................................... 38 5.3. SYNTHESE DU BUDGET DE MISE EN ŒUVRE DU PLAN D’ACTION.................................................................. 39 5.3.1. Les investissements physiques ........................................................................................................... 40 5.3.2. Les mesures d’accompagnement ....................................................................................................... 40 5.4. FINANCEMENT DU PLAN D’ACTION............................................................................................................. 41 5.4.1. Les investissements physiques ........................................................................................................... 41 5.4.2. Les mesures d’accompagnement ....................................................................................................... 41 6. ANNEXES.................................................................................................................................................. 42 6.1. ANNEXE 1 : LISTE BIBLIOGRAPHIQUE......................................................................................................... 43 6.2. ANNEXE 2 : ORGANISATION DE L’ATELIER DE CONCERTATION .................................................................. 44 6.2.1. But et objectifs de l’atelier................................................................................................................. 44 6.2.2. Participants ....................................................................................................................................... 44 6.2.3. Modalités organisationnelles de l’atelier.......................................................................................... 45 6.2.4. Programme de l’atelier ..................................................................................................................... 45 6.3. ANNEXE 3 : COMMUNIQUE DE PRESSE........................................................................................................ 46 6.4. ANNEXE 4 : PROGRAMME DE L’ATELIER .................................................................................................... 47
  10. 10. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 10/47 R. MISSAOUI 1. Introduction 1.1. Cadre et objectif de la mission Le gouvernement, sous l’égide du Ministère de l’Energie et des Ressources Naturelles, a demandé une assistance au PNUD en vue de l’aider à mobiliser des ressources pour le développement d’une énergie propre et renouvelable, en l’occurrence le solaire. C’est dans ce cadre que le PNUD nous a contracté pour la présente étude, dont l’objectif principal est de mettre en place une stratégie et un plan d’action à court et moyen terme pour un développement durable de la filière de l’énergie solaire à Djibouti. L’étude comprend trois phases : - Une phase de diagnostic de la situation de l’énergie solaire dans le pays ; - Une phase de formulation d’orientations stratégiques pour le développement de la filière ainsi que l’ébauche d’un plan d’action ; - Une étape de concertation, de finalisation et de validation du plan d’action. 1.2. Déroulement du travail 1.2.1. La première mission Une première mission du consultant a eu lieu fin décembre 2006 en vue de mener un diagnostic de la situation et esquisser les premières orientations stratégiques pour la promotion de la filière. Lors de cette mission, le consultant à pris connaissance des études, de la documentation et des projets réalisés à Djibouti ces dernières années dans le domaine de la maîtrise de l’énergie en général et les énergies renouvelables en particulier. La liste bibliographique des principaux documents collectés est présentée en annexe. En plus de la collecte et l’analyse documentaire, le consultant a réalisé de nombreux entretiens avec les responsables des institutions et organismes concernés par la question du développement de la filière solaire à Djibouti. Parmi ces derniers, on cite notamment : - Le Ministère de l’Energie et des Ressources Naturelles - Le Centre d’Etudes, de Recherches et de Développement - Electricité de Djibouti - La Primature - Le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, de la mer et des Ressources Hydrauliques - Le Ministère de l’Economie, des Finances et la Planification - Le Ministère de l’Education National
  11. 11. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 11/47 R. MISSAOUI - Le Ministère de la Santé Publique - Les bailleurs de fonds et coopérations bilatérales actives à Djibouti - Le Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme, de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire. - Le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation - La Société Energie Solaire de la Corne d’Afrique (ESCA) Enfin, le consultant a effectué une visite de terrain d’équipements solaires : - Le projet d’équipement en pompe solaire d’une ferme appartenant à une coopérative agricole à Ouéa, financé par le PNUD ; - Une pompe solaire dans le village de Goubetto installée dans le cadre du programme d’approvisionnement en eau potable rurale de la Direction de l’Hydraulique financé par le fonds saoudien de développement ; - Un dispensaire équipé en panneau PV dans le même village de Goubetto. 1.2.2. La seconde mission La seconde mission qui a lieu du 24 février au 4 mars 2007 a pour objectif essentiel d’organiser un atelier de concertation. L’objectif de cet atelier qui réunira l’ensemble des acteurs clé du développement de la filière (institutions publiques, bailleurs de fonds, secteur privé et société civile) vise à se concerter sur les principaux axes de cette stratégie en vue d’une adhésion collective lors de sa mise en œuvre. Cet atelier a eu lieu le 3 mars 2007 et a réuni une trentaine de participant représentant les principaux acteurs de la filière : administration, opérateurs privés, société civile, la recherche, etc. 1.3. Contenu du rapport Le présent rapport qui est élaboré suite à la première mission vise à présenter le diagnostic de la situation de la filière solaire à Djibouti ainsi que les orientations stratégiques pour le développement à grande échelle de l’usage de cette technologie. Ces propositions seront discutées, amandées et validées lors de l’atelier de concertation. Un plan d’action sera ensuite élaboré en conséquence. Plus précisément, le rapport présente les éléments suivants : - Le contexte énergétique de Djibouti, - Le diagnostic de la situation de développement de la filière solaire à Djibouti,
  12. 12. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 12/47 R. MISSAOUI - Les orientations stratégiques pour le développement de la filière, - La proposition d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti.
  13. 13. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 13/47 R. MISSAOUI 2. Contexte énergétique de Djibouti Djibouti ne dispose ni de ressources énergétiques conventionnelles ni de potentiel hydro-électrique. Elle dépend totalement de l’extérieur pour la satisfaction de ses besoins en énergie. Conscient de cette situation, le Gouvernement de Djibouti s’est intéressé au développement des énergies renouvelables dès les années 80. Ainsi, avec l’appui du Centre d’Etudes et de Recherches de Djibouti, plusieurs études et projets pilotes ont été lancés, notamment dans le domaine de l’énergie solaire photovoltaïque. Toutefois, ces expériences sont restées au stade pilote et n’ont pas pu donner lieu à des programmes de diffusion à grande échelle. Cela est dû essentiellement à l’absence de mécanismes durables de diffusion de cette technologie, tant sur le plan institutionnel et organisationnel que financier. Aujourd’hui, dans un contexte international marqué par la flambée des prix du pétrole qui s’annonce irréversible avec une tendance claire à l’aggravation dans les années à venir, un véritable changement d’échelle dans le développement de la maîtrise de l’énergie avec ses deux composantes d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables, devient indispensable pour desserrer la contrainte énergétique du pays. Ceci est d’autant plus vraisemblable que le pays dispose d’un potentiel for intéressant d’énergies renouvelables et de gisement d’efficacité énergétique. Toutefois, ce changement d’échelle doit être précédé par la mise en place de stratégies de développement claires et spécifiques à chacune des filières. Ces stratégies doivent expliciter de manière claire les choix du Gouvernement Djiboutien en terme : d’objectifs opérationnels, de cadre institutionnel et organisationnel et d’environnement réglementaire. L’Etat devrait ensuite se donner les moyens pour atteindre ces objectifs en faisant recours à la fois aux moyens internes qu’à ceux de la coopération internationale. L’objectif de ce travail commandité par le Ministère de l’Energie et des Ressources Naturelles et financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement rentre dans ce cadre. Il vise à définir de manière concertée une stratégie nationale pour un développement durable et à grande échelle de l’énergie solaire à Djibouti. Cette stratégie sera ensuite traduite en plan d’action concret.
  14. 14. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 14/47 R. MISSAOUI 3. Principaux résultats du diagnostic De manière synthétique, les éléments de diagnostic peuvent être groupés en 4 domaines : - Le bilan des réalisations - Les capacités locales - Le cadre institutionnel et organisationnel - L’environnement réglementaire 3.1. Le bilan des réalisations Les projets jusqu’ici réalisés à Djibouti dans le domaine solaire ont touché presque exclusivement l’équipement des infrastructures communautaires, telles que le pompage d’eau potable, les dispensaires, les écoles et les installations de télécommunication. L’électrification solaire des ménages est restée quasi-inexistante. Dans le domaine du pompage solaire, les premières expériences à Djibouti ont été lancées au début des années 80 avec l’installation d’une dizaine de pompes photovoltaïques dans le cadre de la coopération américaine. En 2006, une quinzaine de pompes ont été installées par la Direction de l’Hydraulique pour l’adduction d’eau potable et la petite irrigation, dans le cadre d’un programme financé par le Fonds Saoudien. Une quinzaine de pompes sont prévues en 2007 et une trentaine d’installations entre 2007 et 2009. Dans le domaine de la santé publique, on recense notamment une vingtaine de dispensaires équipés en 1997 dans le cadre de la coopération française. Trois autres dispensaires ont été équipés en 2005 par des systèmes solaires, pour l’éclairage, le froid et la ventilation. Quelques écoles ont été équipées essentiellement dans le cadre de projets d’ONGs internationales. Toutefois, il semble que l’UNICEF lance actuellement un programme ambitieux d’électrification solaire d’une centaine d’écoles rurales. Enfin, dans le domaine de la télécommunication, une cinquantaine d’installations radios en zones rurales alimentées en énergie solaire ont été réalisées au milieu des années 80 avec l’appui technique et financier de la coopération allemande. Les radios, logées généralement dans les écoles ou le dispensaires, sont mises à la disposition de la population pour des communications d’urgence. Ces installations sont encore fonctionnelles, grâce à la mise en place d’un système organisé d’entretien et de maintenance. En effet, 8 techniciens assurent en permanence l’entretien des équipements, avec l’existence d’un atelier de réparation et d’un magasin de stock de pièces de rechanges au niveau du centre de communication de la police nationale.
  15. 15. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 15/47 R. MISSAOUI On ne dispose pas d’évaluation formelle et de retour d’informations sur l’état de fonctionnement des installations réalisées. Toutefois, il semble que, mis à part les équipements de télécommunication et les pompes récemment installées par la Direction de l’Hydraulique, peu d’installations solaires sont aujourd’hui fonctionnelles à Djibouti, par manque d’entretien et de maintenance. 3.2. Les capacités locales Les principales compétences répertoriées dans le domaine du solaire à Djibouti sont les suivantes : - Le CERD qui a développé des compétences importantes dans ce domaine depuis plusieurs années. Aujourd’hui, on compte, au niveau de cet organisme, une demi-douzaine d’ingénieurs et techniciens qui travaillent régulièrement sur cette filière. - Une petite société créée en 2004 qui assure la fourniture et l’installation d’équipements solaires. Elle est constituée d’un ingénieur (gérant) qui a formé deux techniciens travaillant avec lui de manière occasionnelle. - Une dizaine de techniciens formés dans la police nationale pour l’exploitation et la maintenance des équipements radios et des relais alimentés en énergie solaire. Ces techniciens ont bénéficié de formation en Allemagne. - Trois techniciens de la Direction de l’Hydraulique ont été formés dans le cadre de la mise en œuvre du projet saoudien d’adduction d’eau potable en zones rurales. Ces compétences, bien qu’elles soient éparpillées, pourraient constituer un premier noyau qui supportera le lancement et le développement de la filière solaire. Un renforcement de capacités est toutefois indispensable à la fois pour rehausser le niveau des capacités actuelles et pour élargir le réseau des compétences en dehors de la capitale. 3.3. Le cadre institutionnel et organisationnel Les faiblesses les plus importantes sont notées dans ce domaine. Sur le plan institutionnel, les principaux constats sont les suivant : - Le Ministère de l’Énergie et des Ressources Naturelles est responsable officiellement de la définition et la mise en œuvre de la politique générale du secteur de l’énergie, y compris la promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Toutefois, il ne dispose pas de moyens humains et financiers suffisants pour s’impliquer activement dans la mise en œuvre des différents programmes, projets et études en cours
  16. 16. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 16/47 R. MISSAOUI dans ce domaine et en assurer le suivi et le pilotage, conformément à sa mission. - De ce fait, les activités en cours d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique se trouvent éparpillées entre différents organismes. Cela est de nature à réduire les possibilités de capitalisation nationale des compétences et du savoir-faire. - En plus de cette dispersion, il n’existe pas de cadre d’échanges et de coordination entre les différents acteurs, d’où la faible concertation entre les organismes gestionnaires des projets. Cela est de nature à réduire les effets de synergie entre les compétences et les actions menées. - Le CERD se voit attribuer parfois un rôle d’opérateur assurant la maintenance et l’entretien des équipements solaires sans qu’il ait ni la vocation ni les moyens nécessaires pour le faire. - Enfin, il existe un réel vide institutionnel concernant l’électrification rurale quelle soit conventionnelle ou solaire. Aucun organisme public opérationnel n’est en effet chargé de cette mission, EDD n’intervenant statutairement pas dans les zones rurales. Cela explique d’ailleurs, l’absence jusqu’ici de réalisations dans le domaine d’électrification rurale solaire des ménages à Djibouti. Sur le plan opérationnel, on constate en particulier : - L’absence de systèmes clairs de gestion des installations, permettant leur pérennisation. - L’absence d’une vraie filière solaire du fait du faible développement du secteur privé dans ce domaine. - L’absence d’un cadre permettant l’implication des communautés locales dans la définition et la mise en œuvre des projets d’infrastructures rurales en général et des installations solaires, en particulier. - La faible appropriation, par la population bénéficiaire, des projets réalisés. Cela pose d’ailleurs un réel problème de pérennisation des installations. - L’absence de mécanismes de micro-crédit pour le financement des installations solaires individuelles ou collectives, à l’instar de ce qu’on peut observer dans d’autres pays comme le Bengladesh, l’Inde, le Maroc où le Kenya. 3.4. L’environnement réglementaire De manière générale, l’environnement réglementaire à Djibouti reste peu favorable au développement des énergies renouvelables, en l’occurrence l’énergie solaire.
  17. 17. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 17/47 R. MISSAOUI En effet, il n’existe pas de loi cadre fixant les objectifs et les orientations du Gouvernement en terme du développement d’énergies renouvelables ou d’efficacité énergétique. Il en découle l’absence totale d’un système d’aide publique aux projets de maîtrise de l’énergie, dispositif indispensable pour initialiser et faire décoller ce marché. Par ailleurs, aucun avantage fiscal n’est accordé aux énergies renouvelables et à l’utilisation rationnelle de l’énergie. Les équipements, dans ce domaine, sont assujettis au régime général de taxation, soit une TIC de 33%. L’une des premières actions à entreprendre serait d’exonérer les équipements solaires (plus largement les équipements économes en énergie) de la TIC, ce qui constituera un signal fort de la part de l’Etat envers les consommateurs et les investisseurs pour les attirer vers la filière. En conclusion, Djibouti a été parmi les premiers pays de la zone à lancer des initiatives concrètes en matière d’énergie solaire. Toutefois, le développement de cette filière est resté au stade « des pilotes techniques ». Ces initiatives n’ont pas pu donner lieu à une transition vers la mise en place de programmes de plus ample échelle. Le entraves à cette transition sont d’origines diverses et multiples, mais qu’on peut résumer comme suit : - Méconnaissance de la technologie par les usagers potentiels et par les décideurs sectoriels, du fait de l’absence d’actions significatives et systématiques de communication et de dissémination de la technologie. - Absence d’un cadre institutionnel adapté permettant l’identification, la programmation, la mise en œuvre et le suivi- évalution des programmes dans le domaine solaire. En particulier, l’absence d’une institution clairement identifiée qui assure l’animation de la filière et la mobilisation des différents acteurs afin de faire converger leurs efforts vers des objectifs nationaux clairement identifiés. - Absence d’un cadre opérationnel de gestion efficace et rigoureuse permettant la pérennisation des installations réalisées. - Absence de mécanismes de diffusion institutionnels, organisationnels et financiers performants. Les enjeux de développement de la filière ne sont plus d’ordre technique. Les défis sont plutôt dans la mise en place de tels mécanismes. - Absence d’un environnement réglementaire favorable et attractif pour les consommateurs et les opérateurs privés.
  18. 18. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 18/47 R. MISSAOUI 4. Proposition d’éléments stratégiques 4.1. But et objectifs de la stratégie Compte tenu de diagnostic présenté ci-dessus, le but de la stratégie proposée vise à changer d’échelle dans l’utilisation de l’énergie solaire à Djibouti en amorçant un développement de cette filière sur des bases plus durable que par le passé, aussi bien le plan technique qu’économique. Afin d’assurer ce développement, la stratégie proposée doit être globale, intégrant de manière cohérente les différents aspects suivants : - Le ciblage des segments de marché prioritaires - Le cadre institutionnel et organisationnel - La promotion économique et soutien financier de la filière - La réglementation - Le renforcement des capacités institutionnelles et privées - La communication et la promotion de la filière II est important d’insister sur la nécessité que la stratégie couvre l’ensemble de ces aspects. La négligence de l’un ou l’autre des aspects risque d’empêcher ou de retarder l’atteinte des objectifs stratégiques de développement du solaire à Djibouti. En terme quantitatif, la stratégie fixe les objectifs à l’horion de 10 ans (période 2008-2017), comme suit : - L’équipement de tous les forages en zones rurales en pompes solaires, soit plus de 70 forages ; - L’équipement de tous les puits en bon état en pompes solaires, soit une centaine de puits ; - L’équipement d’une centaine d’écoles rurales en énergie solaire ; - L’équipement de tous les centres de santés en zones rurales en énergie solaire ; - L’augmentation du taux d’accès au service de l’électricité en zones rurales qui est aujourd’hui presque nul à plus de 30% en 10 ans, soit l’électrification de plus de 5000 ménages d’ici 2017. 4.2. Ciblage des segments de marché prioritaires L’hiérarchisation des propriétés concernant les segments de marché à cibler tient compte d’un ensemble de critères objectifs : - Les priorités nationales en matière de développement, notamment en zones rurales ;
  19. 19. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 19/47 R. MISSAOUI - Les acquis et l’état de développement de chaque segment de marché à Djibouti ; - La facilité de la mobilisation du segment, compte tenu de l’environnement institutionnel et réglementaire en vigueur ; - L’importance de l’effet de levier en terme d’impact économique et social au niveau local et national ; - La maturité technologique de la technique correspondante au segment en question ; - Le niveau de maîtrise technique locale de ces techniques et la capacité de mise en œuvre du secteur privé ; - Les coûts relatifs de développement de ces technologies et les contraintes financières nationales et locales. 4.2.1. Segment de première priorité : les usages communautaires En tenant compte de ces critères, il nous semble pertinent dans un premier temps de focaliser l’effort d’investissement et de développement sur les usages communautaires. Plus explicitement, ces usages sont : - Le pompage solaire pour l’eau potable et la petite irrigation. Cet usage nous semble le plus important et le plus urgent à cibler, et ce pour plusieurs raisons : L’impact social qu’il aura en terme d’amélioration des conditions d’hygiène et de santé de la population, d’allégement de la charge de la femme et d’amélioration de la qualité du service en assurant une meilleure continuité de l’accès à l’eau ; L’impact économique qu’il aura en terme de substitution de gasoil utilisé dans certains cas pour le pompage ainsi qu’en terme de génération de revenus supplémentaires dans le cas de la petite irrigation et l’abreuvage des bétails ; Le fait que la Direction de l’Hydraulique ait déjà initié des projets de taille relativement importante dans ce domaine et qu’il faudra appuyer pour rationaliser la gestion et l’exploitation des installations et du service. - L’équipement des dispensaires. Cela concernera notamment l’éclairage, le froid pour la conservation des vaccins, la stérilisation des instruments médicaux et la ventilation. Les retombées positives du développement de tels usages sur le plan social ne sont plus à démontrer. - L’équipement des écoles. De la même manière, l’éducation nationale avec l’appui de l’UNICEF est entrain de lancer une
  20. 20. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 20/47 R. MISSAOUI initiative importante qu’il faudra soutenir sur le plan technique et organisationnel et préparer les conditions de sa réplication à plus grande échelle. L’équipement solaire peut concerner également les internats et les logements d’instituteurs, ce qui permettra d’améliorer significativement les conditions de travail aussi bien pour les enfants que pour le corps enseignant. L’électrification des écoles permettra par ailleurs d’introduire des équipements audiovisuels pour utiliser de nouveaux supports éducatifs, aussi bien pour les élèves que pour la population environnante. - Le froid communautaire. Le froid communautaire, dans les conditions climatiques de Djibouti, correspond à une forte demande tant sur le plan social qu’économique. Des équipements de production de froid à usage communautaire mise en place dans les villages pourraient servir pour la fourniture d’eau et de boissons fraîches et la conservation des aliments. Le cas échéant, dans certains villages de pêcheurs, ces équipements peuvent servir pour la production de glaces aidant ainsi les pêcheurs à mieux valoriser et commercialiser leur production de poissons. - La communication. Il va de soit que, dans le contexte Djiboutien, le mode d’alimentation le plus sûr des équipements de télécommunication dans les zones rurales est le solaire. 4.2.2. Le segment de seconde priorité : l’électrification solaire des ménages Il ne s’agit, en aucun cas, de négliger, dans l’élaboration de la stratégie, ce marché qui présente un potentiel relativement important à Djibouti. Toutefois, sur le plan pratique, il nous semble difficile de développer immédiatement ce marché à grande échelle. Son développement nécessitera plus de temps que celui du marché des applications communautaires, et ce pour plusieurs raisons : - Absence d’une institution officiellement en charge de l’électrification rurale, comme nous l’avons déjà signalé ; - Absence d’expérience et de réalisations antérieures significatives à Djibouti dans ce domaine ; - La méconnaissance de la technologie par la population rurale ; - Le caractère diffus du marché, avec une population rurale en grande partie nomade ou semi-nomade ; - La faible capacité de mise en œuvre actuelle du secteur privé pour accompagner le développement de ce segment de marché, dont la mobilisation nécessiterait un effort commercial plus important. Nous pensons toutefois que les programmes solaires pour les applications communautaires, notamment l’eau potable et la petite irrigation constituent un point d’entrée fort intéressant pour le développement
  21. 21. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 21/47 R. MISSAOUI progressif du marché d’électrification des ménages, en y exerçant un effet de d’entraînement. Ces projets serviront en effet de vitrine et de plateforme de démonstration et de dissémination de cette nouvelle technologie auprès de la population. Nous recommandons, que dans un premier temps, et avant le lancement de programmes de grande échelle, une phase préparatrice soit mis en œuvre. Lors de cette phase des projets pilotes (mais de taille significative) d’électrification solaire des ménages, seront greffés autour des projets d’équipement communautaire. Plusieurs choix techniques peuvent être testés dans le cadre de ces projets, selon le contexte économique et social de chaque village : Centrale solaire de recharge de batteries, kits individuels, centrale hybride avec micro-réseau, etc. En même temps, un cadre institutionnel officiel spécifique à l’électrification rurale sera mise en place, en préparation de la phase de diffusion à grande échelle qui sera lancée après évalution de ces projets pilotes. Le développement du segment de l’électrification rurale sera par conséquent conditionné par la réussite des programmes communautaires, d’où la nécessité de prendre les précautions nécessaires dans la conception et la mise en œuvre de ces programmes. 4.2.3. Les segments de troisième priorité : Applications encore au stade de démonstration En troisième priorité en trouvera les usages dont la maturation commerciale ou technologique n’est pas encore tout à fait prouvée, mais qui sont porteurs dans l’avenir. On cite notamment : - L’usage de l’énergie solaire pour le dessalement de l’eau saumâtre. Des dessalinisateurs communautaires sont d’ores et déjà proposés sur le marché, mais le coût du m3 produit reste encore peu compétitif ; - La climatisation à base du solaire thermique. C’est un créneau très porteur dans le contexte Djiboutien, compte tenu de la forte demande en climatisation qui représente plus de la moitié de la consommation électrique du pays. - Le photovoltaïque raccordée au réseau. Cette technique bien développée dans certains pays industrialisés, notamment l’Allemagne, le Japon et l’Autriche est techniquement mature. Toutefois, avec un coût de production du kWh se situant entre 0,3 et 0,5 euros, cette technologie reste encore peu compétitive rapport aux techniques de production conventionnelle d’électricité. - Les centrales thermo-solaires pour la production d’électricité à grande échelle. C’est une technologie mature mais qui est encore relativement chère à l’investissement. Elle pourrait constituer dans l’avenir une alternative sérieuse pour consolider le parc de
  22. 22. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 22/47 R. MISSAOUI production électrique à Djibouti et participer à la réduction du coût de production du kWh, actuellement considéré comme trop cher. Ces applications devraient faire l’objet de veille technique à travers la réalisation d’études préparatrices, de recherche appliquée et de projets de démonstration. 4.3. L’approche institutionnelle La question de l’approche institutionnelle pour le développement de l’utilisation du solaire à Djibouti se pose essentiellement en deux termes : - Qui assurera la mise en œuvre de la stratégie et du plan d’action au niveau des institutions publiques ? - Quel partage des rôles entre ces institutions publiques, le secteur privé et la communauté? 4.3.1. Répartition des rôles entre les institutions publiques En ce qui concerne la première question, compte tenu du contexte institutionnel à Djibouti, nous proposons la répartition suivante des rôles entre les organismes publics concernés : - Le Ministère de l’Energie et des Ressources Naturelles. A travers sa Direction de l’Energie, le Ministère devrait assurer les missions suivantes : Participer à la recherche des fonds nécessaires pour le financement de la stratégie, auprès de l’Etat et des bailleurs de fonds internationaux ; Assurer le suivi et l’évalution de la mise en œuvre du plan d’action et des programmes inhérents ; Assurer le pilotage de la mise en œuvre du plan d’action ainsi que la coordination entre les différentes parties prenantes ; Veiller à la mise en place d’un environnement réglementaire et institutionnel favorable au développement de la filière et plus largement à la maîtrise de l’énergie. - Le Centre d’Etude et de Recherche de Djibouti. Son rôle est essentiellement technique : Apporter le conseil et l’appui technique aux acteurs institutionnels et privés de la filière ;
  23. 23. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 23/47 R. MISSAOUI Assurer la formation technique de ces acteurs ainsi que le développement des compétences nationales dans ce domaine ; Mener les projets de recherche appliquée et de démonstration relatifs aux nouvelles applications pour préparer leur diffusion ultérieure. - Institutions sectorielles. Ce sont les maîtres d’ouvrage des projets et seront responsables de la mise en œuvre des programmes. Plus concrètement, il s’agit par exemple de la Direction de l’Hydraulique pour le pompage, l’éducation nationale pour le programme d’équipement des écoles, le Ministère de santé pour l’équipement des dispensaires, etc. Compte tenu de cette répartition des tâches, un cadre formel de coordination interinstitutionnelle devrait être mis en place afin de garantir la cohérence globale et la bonne mise en œuvre de la stratégie. Ainsi, à court terme, nous proposons la création d’un comité intersectoriel ad-hoc dont la composition pourrait être la suivante : - un représentant du Ministère de l’Energie et des Ressources Naturelles, - un membre du CERD, - des membres des institutions sectorielles : éducation, santé, télécommunication, etc. - un membre du Ministre en charge de l’Environnement - un membre du Ministère en charge de la décentralisation La mission de ce comité serait essentiellement la suivante : - Concevoir l’insertion technique, économique et organisationnelle de la partie énergie dans les programmes sectoriels, - Assurer le montage financier et institutionnel du volet énergie de ces programmes, - Assurer l’échange d’informations relatives à la réalisation des installations et leur exploitation, - Assurer le suivi et l’évaluation de ces programmes. A plus long terme, cette mission pourrait être attribuée à une nouvelle institution spécialisée qu’il faudra créer et qui sera chargée plus largement de la promotion de la maîtrise de l’énergie à Djibouti. Elle sera chargée, entre autres, de la promotion des applications solaires en zones rurales.
  24. 24. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 24/47 R. MISSAOUI 4.3.2. Partage des rôles entre institutions publiques, secteur privé et communautés Les organismes publics, de part leur caractère centralisé, auront du mal à assurer une gestion efficace et peu coûteuse des installations sur le terrain. A titre d’exemple, l’approche adoptée actuellement par la Direction de l’Hydraulique pour la mise en œuvre des projets de pompage solaire ne nous semble pas pouvoir garantir la durabilité et la continuité du service rendu par ces installations. Les raisons sont les suivantes : - Les opérations de maintenance et d’entretien des installations sont prévues d’être effectuées par la Direction de l’Hydraulique, sans pour autant que les moyens humains, financiers et logistiques nécessaires lui soient clairement alloués pour assurer cette mission. - La structure centralisée de la Direction ne permettra pas une intervention efficace et dans des délais acceptables, en cas de panne. - Peu de travail de sensibilisation et d’animation des usagers et des communautés rurales bénéficiaires est effectué afin qu’ils puissent s’approprier ces installations et être responsabilisés sur la protection des équipements. - Aucune participation financière des usagers n’est prévue ni au coût d’investissement ni au frais d’exploitation, ce qui est de nature à altérer à la pérennité des équipements. - Aucun système de provision n’est mis en place pour faire face aux pannes éventuelles et au remplacement des composantes à la fin de leur durée de vie normale. A titre d’illustration, une des installations visitées, mise en service depuis trois mois, est déjà non fonctionnelle à cause d’un problème de vol de panneau (Goubetto). La population est revenue à la recherche de l’eau à des points d’approvisionnement à quelques km de village. Néanmoins, aucune action significative n’a été entreprise par la population du village pour rétablir la situation. Pour assurer cette durabilité nous proposons un nouveau partage de rôles entre l’administration, le secteur privé et les communautés. Dans ce nouveau partage les rôles seraient distribués comme suit :
  25. 25. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 25/47 R. MISSAOUI État Autorité publique Secteur privé Opérateur local Communauté Usagers Représentation des usagers Participation au financement des investissements Respects des règles Contrôle & Régulation Protection de l’opérateur Financement des investissements Participation au frais d’exploitation respect des règles et lois Information et transparence Fourniture de Service Qualité Continuité Protection des usagers Paiement des services Couverture des frais Marge bénéficiaire État Autorité publique Secteur privé Opérateur local Communauté Usagers Représentation des usagers Participation au financement des investissements Respects des règles Contrôle & Régulation Protection de l’opérateur Financement des investissements Participation au frais d’exploitation respect des règles et lois Information et transparence Fourniture de Service Qualité Continuité Protection des usagers Paiement des services Couverture des frais Marge bénéficiaire - L’Etat aura essentiellement un rôle de contrôle et de régulation pour veiller au respect des règles préétablies et protéger les droits des différentes parties prenantes (opérateurs privés et usagers). Il assure également la prise en charge de la plus grande partie de l’investissement et des renouvellements lourds. - Le secteur privé local s’engage, dans un cadre contractuel, à fournir un service (eau potable, électricité pour les ménages, etc.) continu et de qualité. Il s’engage également à assurer une gestion transparente de ses comptes vis-à-vis de l’organisme public. - Les usagers, représentés par des structures associatives locales, participent au financement de l’investissement initial (travaux en nature et/ou cash) et s’engagent à payer le service rendu par l’opérateur privé. Nous somme conscient que l’application immédiate d’une telle approche serait difficile pour plusieurs raisons : - La population n’a pas l’habitude de payer un certain nombre de services, comme l’eau potable; - Le manque, voire l’absence, d’opérateurs locaux capables d’assurer la gestion du service ; - Le faible niveau d’organisation actuelle de la population au niveau locale, etc. Ce schéma doit être considéré comme un objectif à atteindre à moyen terme. Il doit être précédé par une étape de préparation des acteurs lors de laquelle l’Etat se désengage progressivement de la gestion
  26. 26. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 26/47 R. MISSAOUI courante de ces infrastructures. Lors de cette phase un travail intensif d’animation et d’organisation villageoise sur le terrain devrait être mené. 4.4. L’approche organisationnelle Sur le plan organisationnel et compte tenu du choix institutionnel précédent, il nous semble important d’insister sur les aspects suivants : 1. La nécessité de faire participer la population tout au long du processus de mise en œuvre des projets sur le terrain, en adoptant une réelle approche participative. Les principaux aspects à considérer sont les suivants: - La participation de la population dans l’identification et la définition des besoins ; - L’engagement préalable de la communauté sur les règles de fonctionnement, notamment sur la participation à l’investissement (en nature et/ou en cash) ; - L’instauration du principe du paiement des services rendus (ex eau potable, communication, froid communautaire, etc.) et son acceptation par la population. 2. La nécessité de mettre en place un cadre et des règles claires de participation de la population. - Cadre d’organisation de la population : type d’association, statuts, mode d’élection, etc. ; - Accords et contrat-types entre les différents intervenants : opérateur privé, communauté et organisme en charge du projet ; - Mise en place d’un mode et d’un système de tarification des services. 4.5. L’approche financière Les investissements requis par les installations solaires sont relativement lourds. Le budget de l’État ne peu faire face à lui seul à l’ampleur des besoins en investissement. La charge d’investissement devrait être répartie, sur une base réaliste, entre l’Etat, les communautés villageoises et les bailleurs de fonds internationaux: - Le budget de l’Etat, - Les communautés villageoises, - Les bailleurs de fonds internationaux La définition d’un schéma de financement de manière claire devrait être un préalable à la définition de tout nouveau programme.
  27. 27. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 27/47 R. MISSAOUI A plus long terme, et pour assurer des ressources stables pour le financement de la maîtrise de l’énergie en général, il est proposé la création d’un fonds spécifique dédié à la maîtrise de l’énergie qui soit alimentée par une taxe sur les produits pétroliers. Ce fonds pourra être alimenté également par la participation des donateurs internationaux. Au niveau de l’exploitation, nous sommes conscient de la faiblesse de la capacité de paiement des populations rurales. Toutefois, pour que l’offre de service soit durable, il est indispensable d’éviter les subventions d’exploitation, d’où la nécessité de faire payer le service aux usagers sur la base de la vérité des prix Là aussi, nous sommes conscient qu’une tarification au coût réel ne sera pas possible dans l’immédiat, car il faudra d’abord faire accepter à la population de principe de payement des services. Ce système devrait être mis en place graduellement avec un désengagement progressif de l’Etat des subventions d’exploitation et l’évolution vers la couverture totale des coûts par les prix de vente. 4.6. Les aspects réglementaires Sur le plan réglementaire, nous recommandons plus largement de mettre en place un cadre réglementaire spécifique à la maîtrise de l’énergie qui inclura des dispositifs obligatoires et des dispositifs incitatifs. Un travail spécifique pour la définition et la mise en place d’un tel cadre devrait être élaboré. A plus court terme, il nous semble essentiellement de prendre la mesure d’exonérer les équipements solaires de la TIC, actuellement fixée à 33%. 4.7. Le renforcement des capacités Le renforcement des capacités est une mesure indispensable pour accompagner le processus de changement d’échelle dans la diffusion du solaire à Djibouti. Le renforcement des capacités dans les différents thèmes connexes à la maîtrise de l’énergie, et plus particulièrement l’énergie solaire, devrait cibler l’ensemble des parties prenantes en particulier le MERN, le CERD, les opérateurs privés et le milieu universitaire et de formation professionnelle. 4.7.1. Renforcement des capacités du MERN - Renforcement du personnel du Ministère en recrutant de nouveaux cadres qui se chargeront du suivi des projets de maîtrise de l’énergie en général et du solaire en particulier ; - Renforcement des capacités en matière d’élaboration de requêtes de financement et recherche de fonds auprès des bailleurs de fonds internationaux ;
  28. 28. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 28/47 R. MISSAOUI - Organisation de sessions de formation technique ; - Réseautage (networking) et échanges d’expériences avec les autres pays. 4.7.2. Formation du secteur privé Renforcement des capacités du secteur privé dans les domaines suivant : - Animation et mobilisation communautaire, - Analyse technico-économique des installations photovoltaïques, - Conception des systèmes photovoltaïques, - Installation des systèmes, - Maintenance et entretien des systèmes. 4.7.3. Renforcement des capacités du CERD - Renforcement des moyens humains et financiers du CERD, - Renforcement des capacités techniques, notamment dans les nouvelles applications solaires (climatisation, dessalement, etc.), - Réseautage et échanges d’expériences avec les autres pays, - Revue éventuelle du statut du CERD pour lui confier la charge du développement opérationnel de la maîtrise de l’énergie. 4.7.4. Renforcement au niveau universitaire - Introduire des modules de formation pratiques dans le programme des écoles professionnelles et d’ingénieurs, - Proposer et encadrer des projets de fin d’études et de stage sur l’énergie solaire. 4.8. La communication et la sensibilisation La communication est également une mesure fondamentale pour l’accompagnement du changement d’échelle. Les principaux axes de cette communication pourraient être les suivants: - Promotion de la stratégie proposée auprès des décideurs dans les institutions sectorielles (Hydraulique, santé, éducation, etc.), - Sensibilisation et l’implication de la société civile et des ONGs, - Mise en place de systèmes de communication grand public dans les zones rurales, - Sensibilisation des jeunes dans les écoles, les clubs de jeunes et l’université.
  29. 29. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 29/47 R. MISSAOUI 5. Plan d’action pour le développement de l’énergie solaire à Djibouti Pour mette en œuvre la stratégie présentée ci-après, un premier plan d’action de 5 ans (2008-2012) est proposé ci-après. 5.1. Objectifs du plan d’action Les objectifs de ce premier plan d’action sont de deux natures : - Objectifs qualitatifs - Objectifs quantitatifs 5.1.1. Objectifs qualitatifs du plan Compte tenu de la situation actuelle de la filière et des axes stratégiques proposés, les objectifs qualitatifs de ce premier plan d’action peuvent être définis comme suit : 1. Faire décoller le marché d’équipements solaires communautaires ; 2. Initialiser le marché d’électrification rurale des ménages ; 3. Développer les capacités au niveau de l’administration et du secteur privé opérant dans ce domaine ; 4. Tester et valider les approches et mécanismes de diffusion ; 5. Mettre en place un environnement institutionnel et réglementaire adéquat pour réparer des programmes plus larges ; 6. Tester et valider de nouveaux usages de l’énergie solaire, en préparation de leur diffusion à Djibouti. 5.1.2. Objectifs quantitatifs Sur le plan quantitatif, les objectifs ont été discutés et revus en concertation avec l’ensemble des acteurs de la filière lors de l’atelier de réflexion organisé le 3 mars 2007. Ainsi, le plan d’action prévoit à l’horizon de 5 ans (2008-2012): - L’équipement d’une cinquantaine de forages et d’une cinquantaine de puits en pompes solaires pour l’eau potable, l’abreuvage des animaux et la petite irrigation ; - L’équipement en systèmes photovoltaïques d’une soixantaine d’écoles rurales (classes, logements de fonction, internats, etc.) ; - L’équipement d’une quarantaine de dispensaires ruraux (éclairage, froid, communication, etc.) ;
  30. 30. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 30/47 R. MISSAOUI - L’équipement d’une quarantaine de villages en froid communautaire ; - L’électrification de quelques 2000 ménages ruraux dans les villages qui recevront les installations communautaires. Le programme de réalisation sur la période du plan (2008-2012) est présenté par les deux tableaux suivants : Programme de réalisation des installations communautaires Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5 Total Nombre de forages équipés en pompes solaires 10 10 10 10 10 50 Nombre de puits équipés en pompes solaires 5 5 10 15 15 50 Nombre d'écoles équipées 10 10 10 15 15 60 Nombre de dispensaires 5 5 10 10 10 40 Nombre de villages équipés en froid communautaire 5 5 10 10 10 40 Programme de réalisation de l’électrification rurale photovoltaïque Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5 Total Nombre de centrales des recharges de batteries 5 5 10 15 20 55 Nombre de ménages électrifiés par les centrales 100 100 200 300 400 1100 Kits individuels d'électrification 25 75 200 300 400 1000 Total ménages électrifiés 125 175 400 600 800 2100 5.2. Présentation des actions d’accompagnement du plan Compte tenu des barrières identifiées précédemment, un certain nombre de mesures d’accompagnement sont indispensables pour déplacer ces barrières et permettre ainsi la réalisation des investissements physiques prévus, sur une base pérenne. Une trentaine d’actions sont proposées et couvrent les domaines suivants : - Le domaine institutionnel - Le domaine réglementaire - Le domaine organisationnel - Le domaine du renforcement des capacités - Le domaine de la communication
  31. 31. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 31/47 R. MISSAOUI 5.2.1. Le domaine institutionnel 1. Contenu des actions Dans le domaine institutionnel, les actions proposées pour faciliter la mise en œuvre du programme d’investissement sont essentiellement les suivantes : 1. Action 1: Créer un comité intersectoriel pour la coordination et le suivi de la mise en œuvre de la stratégie et du plan d’action et officialiser son existence par une décision présidentielle, circulaire ou tout autre disposition administrative. Comme nous l’avons déjà mentionné, ce comité devrait être composé des représentants du MERN, du CERD, du Ministère en charge de l’environnement, du Ministère en charge de la décentralisation et des institutions sectorielles (hydraulique, santé, éducation, etc.). 2. Action 2: Réaliser une étude pour la mise en place d’un cadre formel de l’intervention des acteurs dans la réalisation et la gestion des équipements solaires en zone rurale. Cette étude vise essentiellement à définir les relations contractuelles et opérationnelles entre les différents acteurs intervenant dans la mise en œuvre des projets d’équipements solaires dans les zones rurales : administration, communautés et opérateurs privés. Le cadre à mettre en place doit couvrir toutes les phases des projets : préparation, réalisation et exploitation des équipements installés. 3. Action 3: Réaliser une étude sur la mise en place d’un cadre institutionnel et réglementaire relatif à la maîtrise de l’énergie en général. Cette étude vise à mettre un place un cadre général cohérent pour la promotion de la maîtrise de l’énergie à Djibouti. Le solaire n’est en effet qu’une composante d’un domaine plus large qui couvre à la fois l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. L’étude intégrera également la faisabilité de la création d’un fonds spécifique pour le financement des actions de maîtrise de l’énergie : dimensionnement du fonds, alimentation, mode d’intervention, organisation, etc.
  32. 32. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 32/47 R. MISSAOUI 2. Programmation des actions 2007 2008 2009 2010 1011 2012 S0 S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8 S9 S10 Action 1: Création d'un comité intersectoriel Action 2: Étude pour la mise en place d’un cadre formel de l’intervention des acteurs Action 3: Étude sur la mise en place d’un cadre institutionnel et réglementaire pour la maîtrise de l'énergie 3. Coût des actions En 1000 USD Actions du domaine institutionnel Montant Action 2: Etude pour la mise en place d’un cadre formel de l’intervention des acteurs dans la réalisation et la gestion des équipements solaires en zone rurale 80 Action 3: Étude sur la mise en place d’un cadre institutionnel et réglementaire pour la maîtrise de l'énergie 100 Sous total 1 180 5.2.2. Le domaine réglementaire 1. Contenu des actions Les actions du domaine réglementaire sont des mesures qui viennent légiférer certains mesures d’ordre institutionnel, fiscal ou autres. A ce titre, les actions proposées sont les suivantes : 1. Action 1: Suppression de la Taxe Intérieure sur la Consommation pour les équipements solaires. Il s’agit d’une mesure relativement simple, peu coûteuse et qui peut être mise en place très rapidement. Elle aura toutefois un impact très positif en terme d’incitation aussi bien des opérateurs que des consommateurs à s’orienter vers cette technologie. Plus concrètement l’action consiste à entamer des discussions au sein du gouvernement sur ce sujet afin de présenter ensuite au parlement une requête pour promulguer cette exonération dans le cadre de la prochaine loi des finances (2008). 2. Action 2: Création formelle d’une structure publique spécialisée pour le développement de la Maîtrise de l’Énergie. Il s’agit de promulguer les lois et décrets nécessaires pour la
  33. 33. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 33/47 R. MISSAOUI création de cette structure sur la base de l’étude de l’action 3 du domaine institutionnel. 3. Action 3: Création du Fonds pour la Maîtrise de l’Énergie. De la même manière que précédemment, il s’agit de promulguer les lois et décrets nécessaires pour la création de ce fonds, sur la base des résultats de l’étude de l’action 3 du domaine institutionnel. 4. Action 4: Instauration légale du principe de paiement des services par la population rurale. Les textes légaux à promulguer concernant essentiellement le code de l’eau. 5. Action 5: Instauration légale du cadre d’intervention en zone rurale (organisation villageoise, règles de participation du secteur privé, etc.). Il s’agit de promulguer les lois et décrets nécessaires pour régir les relations entres ces acteurs, sur la base des résultats de l’étude de l’action 2 du domaine institutionnel. 2. Programmation des actions 2007 2008 2009 2010 1011 2012 S0 S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8 S9 S10 Action 1: Suppression de la TIC sur les équipements solaire Action 2: Création formelle d’une structure publique spécialisée pour la Maîtrise de l’Énergie. Action 3: Création du Fonds pour la Maîtrise de l’Énergie Action 4: Instauration légale du principe de paiement des services par la population rurale Action 5: Instauration légale du cadre d’intervention des acteurs en zone rurale 3. Coût des actions Ces actions peuvent être réalisées avec un coût faible qui peut être pris en charge dans le cadre des activités propres de l’administration djiboutienne.
  34. 34. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 34/47 R. MISSAOUI 5.2.3. Le domaine organisationnel 1. Contenu des actions Il s’agit des actions qui accompagnent la mise en œuvre du programme d’investissement proprement dit. Ces actions peuvent être résumées essentiellement comme suit : 1. Action 1: Identification et choix des villages ciblés par le plan d’action. Le choix de ces villages doit être effectué sur la base de critères objectifs à établir à l’avance. Un travail préalable de terrain est souvent nécessaire pour effectuer ce choix. 2. Action 2: Conception technique des programmes sectoriels. Il s’agit d’établir un catalogue de solutions techniques pour les différents types d’installations prévues dans le programme : systèmes de pompage, équipements d’écoles et dispensaires, froid communautaire, centrales de recharges et kits individuels. 3. Action 3: Montage financier des programmes et recherche de fonds. C’est une action cruciale qui consiste à boucler le schéma de financement du programme d’investissement en définissant de manière précise la part à prendre en charge par la communauté et celle par l’Etat. En ce qui concerne la part de l’Etat, un travail important de requête de financement et de négociation avec les bailleurs de fonds est indispensable pour drainer les financements nécessaires à la mise en œuvre du programme. 4. Action 4: Réalisation d’un travail de terrain de sensibilisation, animation et organisation au niveau des villages ciblés. Il s’agit de l’étape ultime avant la réalisation des installations qui consiste à s’assurer de l’adhésion de la population aux projets et à achever tous les arrangements contractuels avec les communautés des villages candidats à la réception des installations. 5. Action 5: Mise en place d’un système de gestion, de maintenance et de services après-vente des installations. La mise en place de ce système est indispensable pour garantir ultérieurement la pérennité des installations. Il s’agit plus précisément d’identifier les acteurs locaux, régionaux et nationaux qui assureront toute la chaîne de maintenance et de service après-vente. Un travail de renforcement de capacité de ces acteurs est souvent indispensable afin qu’ils puissent assurer cette fonction. Il s’agit ensuite de définir les conditions et les modalités de leur intervention : contrats, rémunération, pénalités, etc.
  35. 35. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 35/47 R. MISSAOUI 6. Action 6: Mise en place d’un système de suivi & évaluation du programme. Il s’agit de définir un tableau de bord avec des indicateurs pertinents pour suivre les performances du programme afin d’intervenir à temps en cas de dérapage. L’idée est également de pouvoir tirer les enseignements nécessaires pour la diffusion à plus grande échelle des mécanismes proposés. 7. Action 7: Réalisation des travaux et suivi du programme. 2. Programmation des actions 2007 2008 2009 2010 1011 2012 S0 S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8 S9 S10 Action 1: Identification et choix des villages ciblés par le plan d’action Action 2: Conception technique des programmes sectoriels Action 3: Montage financier des programmes et recherche de fonds Action 4: Réalisation d’un travail de terrain au niveau des villages ciblés Action 5: Mise en place d’un système de gestion Action 6: Mise en place d’un système de suivi & évaluation du programme Action 7: Réalisation et suivi du programme 3. Coût des actions En 1000 USD Actions du domaine organisationnel Montant Action 1: Identification et choix des villages ciblés par le plan d’action 40 Action 2: Conception technique des programmes sectoriels 40 Action 3: Montage financier des programmes et recherche de fonds 30 Action 4: Réalisation d’un travail de terrain au niveau des villages ciblés 90 Action 5: Mise en place d’un système de gestion 50 Action 6: Mise en place d’un système de suivi & évaluation du programme 20 Sous total 2 270
  36. 36. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 36/47 R. MISSAOUI 5.2.4. Le domaine du renforcement des capacités 1. Contenu des actions 1. Action 1: Recrutement d’un cadre au niveau du MERN pour le suivi de la stratégie et du plan d’action, entre autres. 2. Action 2: Élaboration d’un plan de formation pour l’ensemble des acteurs. Ce plan de formation doit définir de manière claire, pour chaque type d’acteurs, les thèmes des formations, les outils à utiliser, la population cible, le profil des formateurs, le nombre de jours de formation, etc. 3. Action 3: Organisation de trois sessions de formation sur les concepts et les enjeux de la maîtrise de l’énergie et en particulier le solaire. Ces formations cibleront notamment le MERN, le CERD, les institutions sectorielles, le secteur financier, les ONGs, les bureaux d’études, les industriels, etc. 4. Action 4: Organisation de deux sessions de formation sur l’élaboration des requêtes de financement. Il s’agit de renforcer les capacités du MERN et des autres acteurs institutionnels dans la recherche et la négociation des financements nécessaires pour la mise en œuvre du plan d’action : identification des sources de financements, élaboration de requêtes de financement, négociation avec les bailleurs de fonds, etc. 5. Action 5: Organisation de deux sessions de formation pour les jeunes promoteurs dans le domaine solaire (pépinière d’entreprise). Il s’agit essentiellement de sensibiliser ces jeunes promoteurs aux opportunités qui seront ouvertes par le développement du marché du solaire à Djibouti. Il s’agit aussi de former les opérateurs privés (bureaux d’études, sociétés de fournitures et d’installations, etc.) sur les différents aspects liés à la mise en œuvre des projets d’équipements solaires en zones rurales : techniques d’animation et de mobilisation communautaire, analyse technico-économique des installations photovoltaïques, conception des systèmes photovoltaïques, installation des systèmes, maintenance et entretien des systèmes, etc. 6. Action 6: Etude et mise en place d’un projet pilote de climatisation solaire dans un établissement tertiaire (hôtel, administration, hôpital, etc.). Il s’agit d’une action qui vise à tester, valider et s’assurer de la faisabilité technique et économique de ce type de solution en vue de préparer éventuellement sa diffusion à plus grande échelle ultérieurement. Réalisé par le CERD, ce projet devrait aussi
  37. 37. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 37/47 R. MISSAOUI permettre à cet organisme de renforcer ces capacités dans ce domaine. Plus concrètement il s’agit de - Sélectionner la technologie la plus adaptée au contexte djiboutien, - Identifier un établissement pour recevoir les installations, - Mener les études de faisabilité technique et économique du projet, - Elaborer les cahiers de charges pour l’acquisition des équipements, - Réaliser le projet, - Suivre et évaluer les installations. 7. Action 7: Etude et mise en place d’un projet pilote de dessalement d’eau de mer à base d’énergie solaire à l’échelle communautaire. Les objectifs et le contenu de cette action sont les mêmes que le point précédent. 2. Programmation des actions 2007 2008 2009 2010 1011 2012 S0 S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8 S9 S10 Action 1: Recrutement d’un cadre au niveau du MERN pour le suivi de la stratégie et du plan d’action Action 2: Élaboration d’un plan de formation pour l’ensemble des acteurs Action 3: Organisation de trois sessions de formation sur les concepts et les enjeux de la maîtrise de l’énergie et en particulier le solaire Action 4: Organisation de deux sessions de formation sur l’élaboration des requêtes de financement Action 5: Organisation de deux sessions de formation pour les jeunes promoteurs Action 6: Étude et réalisation d'un projet pilote de climatisation solaire Action 7: Étude et réalisation d'un projet pilote de dessalement solaire
  38. 38. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 38/47 R. MISSAOUI 3. Coût des actions En 1000 USD Actions de renforcement de capacités Montant Action 1: Renforcement des moyens du MERN 100 Action 2: Élaboration d’un plan de formation pour l’ensemble des acteurs 30 Action 3: Organisation de trois sessions de formation sur les concepts et les enjeux de la Maîtrise de l’énergie et en particulier le solaire 30 Action 4: Organisation de deux sessions de formation sur l’élaboration des requêtes de financement 20 Action 5: Organisation de deux sessions de formation pour les jeunes promoteurs 20 Action 6: Étude et réalisation d'un projet pilote de climatisation solaire 150 Action 7: Étude et réalisation d'un projet pilote de dessalement solaire 50 Sous total 3 400 5.2.5. Le domaine de la communication 1. Contenu des actions 1. Action 1: Assurer une large diffusion du document de la stratégie et du plan d'action auprès des différentes institutions sectorielles et transversales concernées. 2. Action 2: Organiser des rencontres avec les responsables au niveau des différentes parties prenantes (institutions publiques, privés, secteur financier, ONGs, etc.) pour vulgariser le contenu de la stratégie et du plan d’action. 3. Action 3: Diffuser le document de la stratégie auprès des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux et effectuer des rencontres avec eux pour discuter le contenu de la stratégie et les modalités de mise en œuvre du plan d’action. 4. Action 4: Elaborer et introduire des requêtes de financement du plan d’action auprès des bailleurs de fonds et des organismes de coopération pressentis. 5. Action 5: Organiser des séminaires de formation et d’information dans les écoles d’ingénieurs et les universités concernés et proposer des projets de fin d’études dans ce domaine. 6. Action 6: Concevoir des kits de démonstration qui seront utilisés par les équipes d’animation lors de leur passage dans les villages pour sensibiliser la population à l’intérêt de cette technologie.
  39. 39. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 39/47 R. MISSAOUI 2. Programmation des actions 2007 2008 2009 2010 1011 2012 S0 S1 S2 S3 S4 S5 S6 S7 S8 S9 S10 Action 1: Diffusion du document de stratégie et plan d'action Action 2: Organisation de rencontres pour vulgariser le contenu de la stratégie et du plan d’action. Action 3: Diffusion du document auprès des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux et prospection de financement Action 4: Élaboration et introduction de requêtes de financement du plan d’action auprès des bailleurs de fonds et des organismes de coopération pressentis. Action5: Organisation de séminaires de d’information et de formation dans les écoles d’ingénieurs et les universités Action 6: Conception de kits de démonstration grand public à utiliser en zones rurales 3. Coût des actions Le coût total des actions de communication est estimé à environ 50.000 USD (sous total 4). 5.3. Synthèse du budget de mise en œuvre du plan d’action Le coût total du plan d’action est estimé à 6,220 MUSD sur 5 ans dont 5,320 MUSD pour les investissements physiques et 0,900 MUSD pour les mesures d’accompagnement. Ces coûts sont détaillés ci-dessous :
  40. 40. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 40/47 R. MISSAOUI 5.3.1. Les investissements physiques 1. Les équipements communautaires En 1000 USD Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5 Total Équipements des forages 350 350 350 350 350 1 750 Équipements des puits 75 75 150 225 225 750 Équipements des Écoles 100 100 100 150 150 600 Équipements des dispensaires 75 75 150 150 150 600 Équipements des en froid communautaire 38 38 75 75 75 300 Total 638 638 825 950 950 4 000 2. L’électrification rurale individuelle En 1000 USD Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5 Total Centrales des recharges de batteries 50 50 100 150 200 550 Équipements ménages en batteries 50 50 100 150 200 550 Kits individuels complets 37,5 112,5 300 450 600 1500 Total ménages électrifiés 137,5 212,5 500 750 1000 2600 5.3.2. Les mesures d’accompagnement Le coût des mesures d’accompagnement est estimé à environ 900000 USD, détaillé comme suit : En 1000 USD Domaine Montant en 1000 USD Domaine institutionnel 180 Domaine organisationnel 270 Renforcement des capacités 400 Communication et sensibilisation 50 Total des mesures d’accompagnement 900
  41. 41. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 41/47 R. MISSAOUI 5.4. Financement du plan d’action 5.4.1. Les investissements physiques Pour les investissements physiques, il est proposé une contribution de la population se situant globalement autour de 16% du budget (0,850 MUSD) et que le reste soit pris en charge par l’Etat et les bailleurs de fonds internationaux (4,470 MUSD). Contribution État & bailleurs de fonds Contribution de la population Total % Montant en 1000 $ % Montant en 1000 $ en 1000 $ Équipements communautaires 92% 3 672 8% 328 4 000 Pompage (forages + puits) 90% 2 250 10% 250 2 500 Écoles 96% 576 4% 24 600 Équipements dispensaires 96% 576 4% 24 600 Froid communautaire 90% 270 10% 30 300 Electrification rurale 80% 800 20% 520 1 320 Total 84% 4 472 16% 848 5 320 5.4.2. Les mesures d’accompagnement Il est proposé que le coût des mesures d’accompagnement soit totalement pris en charge par les bailleurs de fonds étrangers au titre de l’aide publique au développement, soit un montant d’environ 900.000 USD sur 5 ans.
  42. 42. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 42/47 R. MISSAOUI 6. Annexes
  43. 43. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 43/47 R. MISSAOUI 6.1. Annexe 1 : Liste bibliographique Titre du document Date Organisme Potentiel de réduction des coûts de l’électricité et stratégie sectorielle d’accroissement de l’accès à l’énergie. Rapport final Décembre 2004 Banque Mondiale - SNC Lavalin Options de Reformes Institutionnelles pour l’électricité, l’eau et l’assainissement – Version finale. Décembre 2004 Banque Mondiale – S. TREMOLET & D. ROBERT GEF Development of Wind Energy and Energy Efficiency – institutionnal aspects Final Report Juillet 2006 Banque Mondiale – Lahmeyr GEF Energy Efficiency – pilote project Final Report Juillet 2006 Banque Mondiale – Lahmeyr ENQUETE ENERGIE AUPRES DES MENAGES - (EDAM- Energie) - Rapport final Septembre 2004 DISED Profil de la pauvreté à Djibouti - Rapport final Décembre 2002 DISED Inventaire national des GES Communication nationale à la CCNUCC Plan d’action national pour l’environnement 2001- 2010 Décembre 2001 Décembre 2001 Décembre 2000 Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme, de l’Environnement et de l’AT Wind Power Ressource Assesment 2004 CERD – Banque Mondiale Wind Power Ressource Assesment Décembre 2006 Article Said Ismail Awaleh Plan énergétique national Juillet 1987 CERD – USAID / PNUD Rapport d’activité de l’année 2004 2005 EDD - MERN Marchés tropicaux et méditerranéens – spécial Djibouti Avril 2006 WWW.marches- tropicaux.com Facilité pour le Développement de l’énergie géothermique du RIFT africain (ARGeo). Production Indépendante d’Electricité Géothermique à Djibouti. Juillet 2004 EDD - MERN Programme saoudien d’alimentation en eau potable – fiche du projet du village Goubetto 2006 Ministère de l’Agriculture. Statut juridique EDD 1979 EDD Document du projet de formulation d’une stratégie de promotion de l’énergie solaire 2006 PNUD
  44. 44. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 44/47 R. MISSAOUI 6.2. Annexe 2 : Organisation de l’atelier de concertation 6.2.1. But et objectifs de l’atelier Il s’agit d’un atelier de concertation qui regroupe les principaux acteurs concernés par le développement de la filière solaire à Djibouti et plus largement la maîtrise de l’énergie. Le but final de cet atelier est de sensibiliser les différentes parties prenantes à l’intérêt de développer cette filière à Djibouti et d’assurer leur adhésion à une stratégie et à un plan d’action concertés pour son développement. Plus concrètement, les principaux objectifs de cet atelier sont les suivants : - Identifier les principales contraintes au développement de la filière - Définir de manière concertée les axes stratégiques pour le développement de la filière - Définir de manière concertée un plan d’action à court et moyen terme pour accélérer le rythme de diffusion de la technologie solaire à Djibouti - Identifier les sources potentielles de financement du plan d’action 6.2.2. Participants 1. Les organismes participants Il s’agit de principaux acteurs qui pourrait être impliquée activement dans la mise en œuvre de la stratégie à mettre en place pour le développement de la filière. Nous proposons la participation des acteurs et organises suivant : - Le Ministère de l’Energie et des Ressources Naturelles - Le Centre d’Etudes, de Recherches et de Développement - Electricité de Djibouti - La Primature - Le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, de la mer et des Ressources Hydrauliques - Le Ministère de l’Economie, des Finances et la Planification - Le Ministère de l’Education National - Le Ministère de la Santé Publique - Les bailleurs de fonds et coopérations bilatérales actives à Djibouti - L’Assemblée Nationale (Monsieur Fahmi Ahmed EL-HAG) - Le Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme, de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire.
  45. 45. Mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action pour le développement du solaire à Djibouti avril 2007 Rapport final - MERN/PNUD page 45/47 R. MISSAOUI - Le Ministère de l’Intérieur - La Société Energie Solaire de la Corne d’Afrique (ESCA) - Une ou deux ONGs de développement rurale - Une ou deux institutions de crédit / micro-crédit. 2. La qualité des participants L’atelier proposé se veut un atelier de travail est vise à sortir avec des résultats concrets qui engagerait les parties prenantes. Cela implique un certain nombre d’exigence quant au nombre et à la qualité de participants : - Idéalement, le nombre de participants ne devrait pas dépasser la trentaine, - Les participants devraient être des décideurs ayant la connaissance des limites et des possibilités de l’engagement de leurs organismes respectifs - Il est requis une participation proactive et constructive de la part des ces participants. Le choix des représentants des organismes dans l’atelier doit être fait en conséquence. 6.2.3. Modalités organisationnelles de l’atelier 1. Lieu et date : L’atelier aura lieu à l’hôtel Sheraton, le 3 mars 2007, de 8h à 17h. 2. Equipements nécessaires : - Un Data Show (projecteur) - Un tableau flipchart - Des marqueurs 6.2.4. Programme de l’atelier Le programme de l’atelier comprend 4 sessions comme suit : - Session 1: réalisations et retour d'expérience - Session 2: Diagnostic de la situation de la filière à Djibouti - Session 3: Stratégie de développement de l'utilisation de l'énergie solaire à Djibouti - Session 4: Plan d'action pour le développement de la filière

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