Les clusters mondiaux
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  1. 1. Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunités Rapport final Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer (MEEDDM) Avril 2010
  2. 2. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 2 Sommaire Introduction1 Etat des lieux des éco-technologies et des clusters2 Analyse transversale des clusters et pôles3 Fiches détaillées des clusters4 Annexes5
  3. 3. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 3 Introduction •
  4. 4. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 4 Introduction Contexte et rappel des objectifs de l’étude Depuis quelques années, de nombreuses politiques se sont développées en faveur du soutien au développement durable et de la lutte contre le changement climatique. L’importance du volet consacré à la croissance verte dans les récents plans de relance en est l’un des signes les plus visibles. On note ainsi sur l’ensemble cumulé des plans de relance internationaux, estimé à 2800 Md USD, que près de 430 Md USD sont consacrés au volet vert, soit près de 15% (MEEDDM, 2009). En France, le Grenelle de l’Environnement, dont le premier volet a été voté en octobre 2008 et le second volet est en cours d’examen par le Parlement, renforce une dynamique de progression vers le développement durable et en toile de fond de soutien aux éco-technologies. La dynamique nationale se poursuit d’ailleurs avec notamment le comité stratégique « Ecotech 2012 », supervisé par la Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie et le Secrétaire d’Etat à l’Industrie et à la Consommation, qui a débouché sur un plan stratégique en décembre 2008, axé sur le développement de filières éco- technologiques porteuses pour le territoire (Ecotech 2012). Par ailleurs, le MEEDDM a initié en 2009-2010 la réalisation d’une consultation en 2009-2010 sur les 18 « filières industrielles stratégiques de la croissance verte » pour le territoire français. Le phénomène national de réorientation généralisée des pôles de compétitivité vers une démarche plus respectueuse de l’environnement et le récent lancement d'un appel à candidatures spécifique pour des pôles de compétitivité 'écotech' nationaux témoigne de plus de l’engouement pour cette thématique et de ses enjeux. Dans ce contexte de repositionnement des pôles nationaux et du lancement d’un appel à candidature pour la labellisations de pôles dédiés, l’étude doit permettre au MEEDDM de disposer des éléments suivants : ► un état des lieux succinct sur les éco-technologies et une synthèse des travaux réalisés sur les clusters; ► une analyse des stratégies, modes de positionnement, gouvernance, modes de financement, environnement, marché, soutiens et perspective d'évolution des clusters internationaux étudiés; ► une étude des opportunités pour la France tant en termes de bonnes pratiques internationales qu'en terme de modèles de collaboration potentiels. 1
  5. 5. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 5 Introduction Rappels des travaux effectués L’étude se décompose en deux phases : ► une revue bibliographique des connaissances existantes sur les clusters et éco-technologies (phase 1) ► une analyse comparative de 8 clusters mondiaux et une mise en perspective de ces exemples au regard des pratiques des pôles français (phase 2). Le phasage de l’étude est présenté dans le diagramme ci-dessous. • Préparation de la réunion de lancement et présentation de l’approche au comité de pilotage • Revue documentaire sur l’état des éco-technologies • Revue documentaire sur les clusters internationaux ou mondiaux • Rédaction du rapport intermédiaire de synthèse sur les éco-technologies et les clusters PHASE 1 – Étude et synthèse de la bibliographie et documentation existantes • Sélection des clusters à étudier • Réalisation de fiches de synthèse sur les clusters étudiés • Analyse comparative des clusters étudiés et mise en perspective • Rédaction du rapport final PHASE 2 – Analyse comparative des clusters mondiaux et mise en perspective CPCP R1R1 CPCP FinalFinal Légende : Réunion du Comité de pilotage LivrablesXX CPCP 1
  6. 6. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 6 Introduction Rappels des travaux effectués Afin de répondre aux objectifs de chacune des phases de l’étude, les travaux réalisés ont porté sur les points suivants : ► Une revue bibliographique poussée en phase 1 ► Une revue bibliographique complétée de 21 entretiens avec des acteurs des clusters étudiés et d’entretiens avec des pôles français positionnés sur les éco-technologies en phase 2 (la liste des entretiens est présentée en annexe 5) Les clusters étudiés lors de la phase 2 ont été sélectionnés par le Comité de Pilotage sur la base d’une liste de clusters mondiaux positionnés sur les éco- technologies. Afin d’effectuer sa sélection et de pouvoir bénéficier d’un retour d’expérience de l’analyse comparative pour les pôles français, le Comité Pilotage a privilégié des clusters de renommée internationale, disposant déjà d’une certaine maturité et présents en Europe, aux Etats-Unis et en Asie. 1 Pays Cluster étudié Allemagne Solar Valley Mitteldeutschland Danemark/Suède Øresund Environment Academy Etats-Unis CleanTECH San Diego Etats-Unis Massachusetts Clean Energy Centre Finlande Cluster de Lahti Israël Cluster eau Japon K-RIP Royaume-Uni Envirolink NorthWest Liste des clusters étudiés dans l’analyse comparative
  7. 7. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 7 Introduction Organisation du rapport Ce rapport reprend l’ensemble des travaux réalisés et s’organise ainsi : ►La section 2 (« Etat des lieux des éco-technologies et des clusters ») présente une synthèse des éléments bibliographiques existants sur les éco- technologies (périmètre, politiques, marchés et perspectives d’évolution) et les clusters (théorie, mode d’émergence, typologie…). ►La section 3 (« Analyse transversale des clusters et des pôles ») présente les grands enseignement issus de l’analyse comparative des 8 clusters internationaux retenus pour l’étude, le positionnement des pôles français dans ce contexte international ainsi que les bonnes pratiques observées sur les territoires. ►La section 4 (« Fiches détaillées des clusters ») regroupe les analyses de chacun des 8 clusters étudiés. 1
  8. 8. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 8 Etat des lieux des éco-technologies et des clusters •
  9. 9. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 9 Etat des lieux des éco-technologies et des clusters Les dynamiques du marché des éco-technologies 1. Les éco-technologies : de quoi parle-t-on ? 2. Les investissements dans le monde 3. Le marché européen et national Le développement des clusters 1. Introduction à la notion de clusters 2. Contexte de développement des clusters 3. Typologies de clusters 4. Suivi de la performance des clusters 5. Un verdissement des clusters
  10. 10. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 10 Eco-technologies : de quoi parle-t-on ? Définitions des principaux termes : éco-activité, éco-entreprises, éco-technologies… Les éco-technologies se définissent comme l’ensemble des services, produits et techniques permettant de réduire les impacts environnementaux de l’activité humaine et d’optimiser les consommations de ressources naturelles, notamment l’énergie. Il s’agit d’un concept relatif et évolutif, les éco technologies s’inscrivant dans un processus d’amélioration continue nourri par l’innovation technologique. Les éco-technologies peuvent s’appliquer à différents secteurs tels que la gestion de l’eau, la gestion des déchets, les émissions atmosphériques et la qualité de l’air, la dépollution des sols, l’énergie (maîtrise de l’énergie et énergies renouvelables). Le secteur des éco-industries regroupe les entreprises (également désignées par le terme « éco-entreprises1 ») dont l’activité est principalement tournée vers la vente de produits et de services destinés à mesurer, prévenir, limiter ou corriger les impacts environnementaux et à réduire la consommation de ressources naturelles. Les éco-industries développent, vendent ou mettent en œuvre des éco-technologies. Cependant d’autres entreprises développent des éco-technologies dans une logique de production propre, sans pour autant s’inscrire dans le secteur des éco-industries. Les éco-activités comprennent l’ensemble des opérations de production de biens ou de services concourant à la protection de l’environnement et à la gestion des ressources naturelles. Elles comprennent également les activités de protection de l’environnement internes aux entreprises ou aux collectivités. Par extension elles impliquent ainsi l’ensemble des acteurs publics ou privés, issus du secteur économique dont l’activité s’appuie sur le développement ou la mise en œuvre d’éco-technologies. Eco-activités Eco- industries ou éco- entreprises Eco- technologies Collectivités locales, territoriales et autres acteurs publics Autres entreprises Particuliers R&D publique 2
  11. 11. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 11 Les éco-industries regroupent des entreprises au profil extrêmement varié en termes de : ► Secteurs d’activité : gestion de l’eau et des déchets, nouvelles énergies, efficacité énergétique, traitement de l’air, réhabilitation des sites et sols pollués … ► Métiers : ingénierie, conseil et études, fabrication de matériels, distribution, construction, prestation de service, traitement de pollutions, … ► Types d’entreprises : filiales de grands groupes internationaux (Veolia et Suez en tête), grandes entreprises, PME spécialisées, bureaux d’études, experts indépendants, artisans (chauffagistes, installateur de panneau solaire, etc.), sociétés de services, entreprises à forte intensité technologique … ► Marchés et clients : collectivités, grand public, entreprises industrielles, secteur immobilier ► Positionnement éco-industriel : firmes réalisant l’essentiel de leur chiffre d’affaires sur les marchés éco-industriels ou d’autres pour lesquelles la part est mineure ► Importance économique actuelle : marchés matures (gestion de l’eau ou des déchets…) et marchés émergents (énergies renouvelables…) ► Codes NACE : plus de 80 codes NACE ont été recensés par les CCI, certains codes regroupant des entreprises dont l’activité n’est pas toujours entièrement liée aux éco-activités Eco-technologies : de quoi parle-t-on ? Des secteurs d’activités variés Technologies propres Production propre Secteurs/marchés Solaire photovoltaïque Biocarburants Éolien Recyclage … Eco-construction Systèmes de mesure Gestion de l’eau Stockage d’énergie … Bâtiment durable Transport et mobilité durable Chimie verte Agro-alimentaire … Technologies préventives Segmentation Ernst & Young, sur la base des classifications de l’OCDE (1999), Commission Européenne (2002 et 2006) et des publications du réseau Cleantech Venture Assainissement, gestion des déchets et des pollutions locales (air, bruit, sol…) Gestion de la pollution Énergies renouvelables Gestion des ressources naturelles Production d’énergie à partir de sources renouvelables Optimisation des consommations et impacts (maîtrise de l’énergie, écoconstruction, recyclage, prévention des risques…) Technologies curatives 2
  12. 12. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 12 Des premières classifications émergent cependant. Ainsi, sur la base des classifications de l’OCDE (1999), des études commanditées par la Commission européenne (ECOTEC-2002, Ernst & Young-2006) et des travaux du réseau International Cleantech Venture, notre cabinet a établi une segmentation de filières regroupées en trois familles principales: ► Production d'énergie à partir de sources renouvelables (technologies préventives) ► Optimisation des consommations de ressources naturelles (technologies préventives) ► Gestion de la pollution (technologies curatives) Il convient de noter cependant que des travaux sont actuellement en cours (SOeS/CGDD) afin de définir un référentiel permettant de suivre les éco-activités à l’échelle nationale et européenne. Cette diversité d’acteurs, de marchés et de technologies concernées rend complexe l’identification des acteurs et la mise en place de politiques publiques spécifiques au soutien au développement des éco- activités. Dans cette étude nous nous intéresserons principalement aux éco-technologies suivant le découpage qui vous est proposé ci-contre. Famille technologique Filière Production d'énergie à partir de sources renouvelables Biocarburant, Biogaz et Biomasse Energie éolienne Energie hydraulique Energie marémotrice Géothermie Hydrogène et pile à combustible Solaire concentré (héliothermodynamique) Solaire photovoltaïque Solaire thermique Optimisation des consommations de ressources naturelles Gestion de l'eau potable (captage, purification, désalinisation, traitement, distribution d’eau) Agriculture durable (pesticides naturels, gestion des terres, produits bio, techniques d'irrigation…) Eco-construction (conseil, technique de construction, fourniture et installation d'éco-matériaux) Infrastructures énergétiques (gestion des réseaux et transmission) Matériaux innovants (chimie verte, polymères, bio-ressources...) Transport et mobilité durable (motorisation, filtres, gestion du traffic, infrastructures...) Recyclage et gestion des déchets Eco-conception des produits et services Efficacité énergétique pour le bâtiment et l'industrie (diagnostic énergétique, éclairage, isolation, climatisation, société de services énergétiques) Stockage d'énergie (batteries nouvelles générations, systèmes hybrides) Gestion de la pollution (technologies curatives) Gestion des eaux usées (ingénierie, analyse, assainissement et traitement) Métrologie et instrumentation Prévention et limitation des nuisances sonores Qualité de l'air (analyse, réduction et traitement des émissions, désodorisation) Réhabilitation des sites et sols pollués (analyse, traitement et dépollution) Capture et séquestration du CO2 Eco-technologies : de quoi parle-t-on ? Des classifications qui émergent progressivement 2
  13. 13. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 13 Eco-technologies : de quoi parle-t-on ? Des enjeux en terme d’innovation Au sein de l’économie mondialisée, l’innovation est devenue un moteur majeur de la compétitivité et l’éco-innovation occupe une place de choix dans cette dynamique en contribuant à l’émergence de nouvelles éco-technologies. Il convient de noter cependant que toutes les éco-technologies ne sont pas issues d’un processus d’éco- innovation à proprement parler, certaines pouvant simplement être issues d’une combinaison novatrice ou d’une utilisation nouvelle de technologies existantes. Compte tenu de leur caractère transversal à de nombreux secteurs d’activités et de leurs débouchés multiples, les éco-innovations constituent une véritable opportunité, tant pour la lutte contre le changement climatique que pour la compétitivité et la création d’emplois. Elles apparaissent ainsi comme une des « plus fortes opportunités économiques du XXIe siècle » (California Clean Tech Open, 2008) avec un marché mondial qui pourrait doubler, passant de près de 1000 Md € en 2005 à 2200 Md € en 2020 (Les éco-innovations, un levier pour la compétitivité des entreprises, 2009). Certains pays, dont les États-Unis, le Japon, l’Allemagne, le Royaume- Uni, ceux d’Europe du Nord, le Canada mais aussi l’Inde ou la Chine mobilisent des efforts croissants en recherche et développement dans ce domaine, en favorisant notamment le rapprochement entre recherche publique et recherche privée. En France, la logique semble identique avec un nombre croissant de pôles de compétitivité s’impliquant directement ou indirectement dans l’éco-innovation (cf section sur le verdissement des clusters). Parmi les éco-innovations on peut distinguer innovation incrémentale et innovation radicale. La plupart des éco-innovations ont jusqu’à présent été des innovations incrémentales mais un potentiel majeur réside dans les innovations radicales (la chimie sans chlore, les biocarburants, les biomatériaux, les bâtiments et les transports intelligents, les smartgrids…) qui se réaliseront de façon diffuse au sein d’autres grands domaines (chimie, matériaux, nanotechnologies, TIC, …). Les innovations radicales impliquent une recherche fondamentale plus importante et ne peuvent généralement être valorisées qu’à moyen ou long terme. Elles comportent par ailleurs une dimension importante d’incertitude compte tenu des évolutions non prévisibles de la réglementation ou du marché. Elles induisent cependant des retombées accrues en termes de compétitivité étant généralement à l’origine de nouveaux produits, services ou métiers. Afin de faciliter l’émergence de tels projets et de réduire les temps de valorisation et de diffusion, notamment auprès des PME, le rapprochement de partenariats privé-public en recherche et développement est un élément clé. Le développement en France de pôles de compétitivité et de clusters entend répondre à cet objectif. . 2
  14. 14. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 14 Les investissements dans le monde Les moteurs de l’investissement dans les éco-technologies Les investissements dans les éco-technologies ont connu une forte croissance ces dernières années sous l’effet de plusieurs facteurs favorables dont : ► L’augmentation du prix des énergies fossiles ► L’intégration dans les cadres politiques et réglementaires des objectifs de sécurité de l'approvisionnement énergétique et de lutte contre le changement climatique (notamment en Europe), qui conduisent notamment : a. à l’intégration de la composante « carbone » dans les décisions d'investissement publiques ou privées ; b. au développement de politiques de soutien aux énergies renouvelables et aux éco-technologies de façon plus générale ► Les pressions du marché en faveur d'une meilleure prise en compte des impacts environnementaux pour les produits et services ; ► La montée en puissance des démarches de « Responsabilité Sociale des Entreprises ». Les investissements dans le domaine de l’environnement ont ainsi fortement progressé au niveau mondial ces dernières années aussi bien dans les secteurs traditionnels de l’eau et des déchets que dans des secteurs plus dynamiques, en forte croissance, tels que les énergies renouvelables ou l’efficacité énergétique. Les politiques publiques favorisant le développement des éco- technologies dans le monde La tendance de soutien aux éco-technologies a été lancée par l’Europe via différents outils : certificats verts, subventions, défiscalisations, tarifs de rachat…Les Etats-Unis se lancent également dans cette voie. 2
  15. 15. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 15 Les investissements dans le monde Une répartition des investissements principalement aux Etats-Unis et en Europe Les figures ci-dessous représentent les investissements dans le secteur des « énergies bas carbone » entre janvier 2008 et juin 2009 dans le monde et souligne le dynamisme de certains pays aux Etats-Unis et en Europe. Répartition géographique des investissements réalisés dans les énergies renouvelables entre Janvier 2008 et juin 2009 (VC, Private Equity) Source : New Energy Finance 2009 47% 4% Etats-Unis Brésil Israël Japon 1% Australie Europe Chine IndeIsrael Canada Afrique du Sud 1% 1% 1% 1% 2% 3% 3% 35% 64 32 26 13 FR ES UK SE NO 10 CH 7 IT 7 PO 5 FI 9 HU FR ES UK DE DK SE NO PB $ 577 M $ 179 M $ 1 400 M $ 794 M $ 115 M $ 193 M $ 195 M $ 580 M PO Spain $ 966 M Netherlands $ 426 M$ 260 M $ 175 M $ 51 M Répartition géographique des investissements réalisés dans les énergies renouvelables entre Janvier 2008 et juin 2009 (VC, Private Equity) Source : New Energy Finance 2009 2
  16. 16. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 16 35 60 93 148 155 144 2004 2005 2006 2007 2008 2009 Les investissements dans le monde Comment évolue l’investissement dans les éco-technologies? Le marché des énergies renouvelables, dont le poids économique encore marginal par rapport à la gestion de l’eau et des déchets, a connu une très forte progression dans les années passées. La hausse des investissements enregistre cependant un ralentissement en 2009, s’expliquant par : ► des conditions de financement peu favorables ► un tassement de la demande en nouvelles capacités de production Les énergies renouvelables ont ainsi connu une baisse des investissements en 2009, après plusieurs années de hausse soutenue. La baisse s’est cependant avérée moins marquée que prévue du fait du dynamisme du marché dans les pays asiatiques. +68% +58% +59% +5% -7% Source New Energy Finance Évolution des investissements « clean energy » - annuel (Md USD) 0 500 1 000 1 500 2 000 2 500 3 000 3 500 4 000 4 500 Q1 2006 Q2 2006 Q3 2006 Q4 2006 Q1 2007 Q2 2007 Q3 2007 Q4 2007 Q1 2008 Q2 2008 Q3 2008 Q4 2008 Q1 2009 Q2 2009 Q3 2009 Investissement(M$) Source New Energy Finance Evolution des investissement « clean energy » trimestriels (Md USD) 2
  17. 17. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 17 Efficacitéénergétique 67% Eau 19% Energies Renouvelables 9% Autres technologies 5% Les investissements dans le monde Une opportunité ouverte par les volets verts des plans de relance De nouvelles opportunités se dégagent notamment au travers des plans de relances mis en place. Certaines analyses estiment en effet que le volet vert des plans de relance internationaux concerne 15% des montants annoncés, soit 430 Md USD (MEEDDM, 2009) : ► Le « stimulus package » prévu par le plan de relance américain (American Recovery and Reinvestment Act - ARRA) se monte à 787 Md USD sur 10 ans, dont près de 10% (75 Md USD) sera consacré aux investissement « clean energy ». ► Les financements verts des plans de relance prévus par l’Europe, la Chine et la Corée du Sud couvrent près de 65% du montant total de ces plans. ► Certains pays, comme la France, mettent en œuvre des plans spécifiques de développement des éco-technoglogies (Grenelle de l’Environnement et Plan Borloo). D’autres initiatives permettront de soutenir l’émergence de nouveaux débouchés, notamment à l’exportation, à l’exemple du plan solaire méditerranéen (20 GW à l’horizon 2020). 2 2 3 7 12 14 23 31 112 221 Royaume-Unis Australie Canada France Japon Allemagne Europe Corée du Sud Etats-Unis Chine Montant des dépenses vertes engagées par pays, en Md USD, Source; HSBC, 2009 Bâtiment 23% Rail 40% Réseauélectrique 31% Véhiculedécarboné 6% Répartition des dépenses vertes engagées par thématique, Source : HSBC, 2009 2
  18. 18. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 18 Le marché européen Un contexte de soutien à l’éco-innovation Croissance économique et niveau élevé de protection de l’environnement sont deux axes essentiels de la politique de l’Union Européenne. Dans ce contexte, les éco-technologies peuvent aider à dissocier croissance économique et effets négatifs sur l’environnement. L’Union Européenne souhaite donc faire évoluer son industrie vers les éco-technologies et se positionner en leader mondial du domaine. Deux textes structurent la stratégie européenne dans ce domaine : ►La stratégie de Lisbonne (2000) qui a situé l’innovation comme l’une des grandes priorités de la politique de développement économique de l’Union européenne. Cette stratégie vise à faire de l’Union européenne « l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi, d’une grande cohésion sociale et du respect de l’environnement à l’horizon de 2010 ». ►La stratégie de Göteborg (2001) qui vise à intégrer le développement durable sur le long terme dans toutes les politiques de l’Union européenne. Elle recommande l’ajout d’un volet environnemental à la stratégie de Lisbonne et recommande une orientation massive des investissements publics et privés vers des technologies nouvelles et respectueuses de l’environnement. La politique européenne de l’environnement s’est développée au travers de plans d’action dont le 6e plan d’action pour l’environnement dénommé « Notre avenir – notre choix », mis en œuvre par la DG environnement, qui couvre la période 2001-2010. Plusieurs stratégies thématiques ont été définies pour répondre aux quatre priorités environnementales de l’Union : ►Changement climatique, ►Nature et biodiversité, ►Environnement et santé, ►Ressources naturelles et déchets. Le programme ETAP (Environmental Technologies Action Plan) a ainsi été lancé en 2004 pour promouvoir le développement de nouvelles technologies environnementales et faciliter leur accès au marché. Différents outils européens participent à la mise en œuvre d’ETAP, comme les plates-formes technologiques mais également les financements du programme pour la compétitivité et l'innovation (CIP) du 7e programme-cadre de recherche et de développement technologique ou l’instrument financier pour l’environnement (LIFE + pour 2007-2013). D’autres plans d’actions ont également vu le jour à destination des entreprises en 2007, les plans d'actions Sustainable Industrial Policy et Sustainable Construction and Production ayant pour but de renouveler les systèmes de management environnemental européens et d’influer sur la prise en compte de l’environnement dans les produits et la consommation. 2
  19. 19. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 19 Le marché européen Les secteurs et marchés dominants en Europe En termes de secteurs, les éco-industries sont largement dominées par les secteurs traditionnels de l’eau et des déchets. Source : Ernst & Young, Eur.Commission – Eco Industry report, 2006 23% Traitement & valorisation des déchets Traitement des eaux usées23% Distribution d’eau potable20% 11% Recyclage des matériaux 3% Production d’énergies renouvelables Dépollution (sols et nappes)2% 1% Contrôle des nuisances sonores 7% Contrôle de la pollution de l’air L’étude conduite en 2006 pour la Commission Européenne permet d’estimer le poids économique des éco-industries en Europe à un chiffre d’affaires global de 226,7 Md € dans l’UE 25, soit 2,3% du PIB européen pour 3,4 M d’emplois, soit 1,7% de l’emploi total. Répartition géographique du chiffre d’affaires total des éco- industries* dans l’UE-25 64 32 26 13 FR ES UK DE DK SE NO PB BE 10 CH 7 IT 7 PO 5 FI 9 HU FR ES UK DE DK SE PB BE CH IT PO FI29% 20% 9% 8% 6% 4% AU 4% 4% Source : Ernst & Young, Eur.Commission – Eco Industry report, 2006 226,7 Md € * Secteurs pris en compte : Air ; Déchets ; Sites et sols ; Bruit ; Eau ; Métrologie ; Énergies renouvelables ; Management public de l’environnement ; Management privé de l’environnement ; Protection de la nature ; R&D environnementale Répartition sectorielle du chiffre d’affaires total des éco-industries dans l’UE-25 2
  20. 20. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 20 Le marché national Un marché national porté par un soutien politique fort En France, la dynamique s’est accélérée récemment, portée par une volonté politique affichée qui a conduit au vote de la loi Grenelle 1 (avec notamment trois chantiers prioritaires autour de l’efficacité énergétique, de la rénovation du patrimoine bâti et des transports). Le Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie et le Secrétaire d’Etat à l’Industrie et à la Consommation supervisent depuis 2008 un comité stratégique des éco-industries, qui a débouché sur un plan stratégique « Ecotech 2012 ». Plus récemment, le rapport de la mission d’évaluation et de contrôle (MEC) de l’Assemblée Nationale (septembre 2009) sur les perspectives des pôles de compétitivité a montré l’importance de la dimension éco-technologique dans les pôles de compétitivité. Un appel à candidature pour des pôles éco- technologiques a été clôturé en octobre 2009. Par ailleurs, le développement des éco-technologies constitue l’un des trois axes prioritaires de la stratégie nationale de recherche et d’innovation présentée par le ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur en juillet 2009. Les engagements du Grenelle de l’Environnement L’esprit du Grenelle de l’Environnement est un des piliers du soutien politique de la France aux éco-technologies. Un milliard d’euros supplémentaire a été en effet dédié à la recherche dans le domaine du développement durable, amplifiant l’effort national de recherche dans le domaine des éco-technologies. Les mesures 47 à 50 du Grenelle sont emblématiques de cette volonté politique : Mesure n°47 – Mise en place d’un fonds de soutien aux démonstrateurs industriels au sein de l’ADEME. Doté de 400 M € sur 4 ans, il permettra de financer le stade de développement expérimental, stade essentiel dans le processus d’innovation industrielle. Mesure n°48 – Déploiement au sein de l’Institut National de l’Energie Solaire (INES) de plusieurs plates-formes technologiques exploitées en partenariat public-privé pour favoriser l’émergence de nouvelles filières industrielles exploitant l’énergie solaire. Mesure n°49 – Intensification des actions du CEA dans le stockage de l’énergie, qui devient une composante incontournable du développement énergétique durable, notamment pour la gestion des sources d’énergies renouvelables intermittentes. Mesure n°50 – Développement de projets au sein des pôles de compétitivité qui doivent ainsi participer à l’effort national. L’objectif fixé est que 30% des financements accordés par le fonds unique interministériel portent sur des projets de développement durable à échéance de 3 ans. Comité Stratégique des Eco-Industries (COSEI) Mis en place à la suite du Grenelle de l’environnement et présidé par les Secrétaires d’État en charge de l’Écologie et en charge de l’Industrie et de la Consommation, le COSEI s’est notamment penché, via l’organisation de trois groupes de travail sur les problématiques liées à l’innovation et la diffusion des écotechnologies, l’émergence et le développement des petites et moyennes éco-industries, et l’évolution de la réglementation et de la normalisation. 2
  21. 21. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 21 Le marché national Un marché national porté par un soutien politique fort Les 13 filières stratégiques de l’étude du BCG pour le COSEI 1. Eau et assainissement 2.Recyclage et valorisation énergétique des déchets 3. Préservation des milieux naturels et de la biodiversité 4. Dépollution des sites 5. Efficacité énergétique des bâtiments 6. Biomasse 7. Solaire photovoltaïque 8. Eolien 9. Traitement de l’air et du bruit 10. Véhicule décarboné 11. Biocarburants 12. Capture et stockage du CO2 13. Eco-conception et transparence sur la performance environnementale des produits de consommation Le COSEI s’est également appuyé sur les travaux du cabinet BCG, « Développer les éco-industries en France », qui identifie les enjeux économiques et environnementaux des éco-industries en France et propose une feuille de route pour enclencher la révolution industrielle « verte » sur 13 filières stratégiques L’étude pose les fondements d’un plan d’action en faveur des éco-industries en France autour de quatre piliers : ► 1er pilier : Engager la France dans les grands paris industriels de demain ► 2éme pilier : industrialiser les filières qui constituent aujourd'hui les principaux gisements d'amélioration pour la France en matière environnementale et énergétique ► 3éme pilier : promouvoir et consolider le leadership technologique et économique des entreprises françaises du secteur de l'environnement ► 4émepilier : inciter à l'éco-conception en valorisant la performance environnementale de la production industrielle française En octobre 2008, le COSEI a proposé un plan stratégique « Ecotech 2012 » avec six proposition phares. Plan stratégique « Ecotech 2012 »: Six mesures en faveur du développement des éco-industries ont été annoncées à l’occasion de la deuxième réunion du Comité Stratégique des Eco-Industries: 1. Début 2009: appel à projet « écotechnologies » de 30 M € sur trois ans dédié aux projets de recherche et développement, en lien avec OSEO et l’ADEME ; 2. Orientation d’une partie des financements de France Investissement sur le secteur des éco-industries, avec un objectif d’investissement en fonds propres de 60 M € en 2009 ; 2
  22. 22. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 22 Le marché national Un marché national porté par un soutien politique fort Cette consultation s’inscrit dans le cadre d’une politique industrielle fondée sur le développement des filières vertes d’avenir. Ainsi, plus de 80 actions sont déjà en cours et près de 80 nouvelles devraient être engagées à court terme. Des objectifs opérationnels devraient également être déterminés pour chaque filière en concertation avec les acteurs de celles-ci. 3. Mise en place d’un groupe de travail et de concertation entre les différents pôles de compétitivité concernés par les écotechnologies pour aboutir à une charte de coopération renforcée entre pôles sur le modèle aéronautique, la labellisation éventuelle de pôles « écotech » et la structuration des compétences en matière d’écotechnologies sur le territoire, la mise en place rapide et le financement d’outils de création de nouvelles entreprises, de type incubateurs ; 4. La mise en œuvre par la DGCCRF dès le 1er janvier 2009 d'un programme de contrôles concernant le « dumping environnemental », sur cinq thèmes (l’étiquetage CO2 des véhicules; la performance énergétique des fenêtres; les lampes et ampoules; les peintures; les revêtements de sol sur le critère composés organiques volatils). 5. La définition d'un référentiel des éco-activités afin notamment de connaître et structurer le secteur et permettre la mise en place d’un tableau de bord de suivi semestriel des activités des éco- industries ; 6. L’organisation avec le MEDEF d'un prix TIC et développement durable et la mise en ligne d'un écoportail, afin de valoriser les produits et industries de l’environnement. Consultation sur les filières industrielles stratégiques de la croissance verte Depuis novembre 2009, le Ministère de l’Ecologie a conduit une vaste consultation publique sur le développement de 18 filières vertes d’avenir porteuses de croissance et d’emplois : 2 Les 18 filières stratégiques de la croissance verte 1. Biomasse énergie 2. Eolien 3. Photovoltaïque 4. Géothermie 5. Energies marines 6. Biocarburants 7. Véhicules décarbonés 8. Captage, stockage et valorisation du CO2 9. Réseau électrique intelligent 10. Stockage de l’énergie et batterie, 11. Efficacité des bâtiments, 12. Biomasse matériaux 13. Recyclage des déchets à haute valeur ajoutée 14. Chimie verte 15. Métrologie et instrumentation 16. Optimisation des procédés industriels 17. Logistique et gestion de flux 18. Eau et assainissement
  23. 23. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 23 Le marché national Un marché national porté par un soutien politique fort Pôles de compétitivité Eco-technologiques Dans son discours du 24 septembre 2008 lors du lancement de la phase 2.0 des pôles de compétitivité, le Premier ministre a fixé une orientation claire concernant les pôles de compétitivité : « Nous ne procéderons à aucune nouvelle labellisation de pôles dans les trois ans, à une exception près, dans le domaine des éco-technologies, puisqu’il s’agit d’un domaine dans lequel il n’y a pas encore de pôle de compétitivité.» Dans ce cadre, un appel à candidature pour des pôles « éco-tech » a été clôs en octobre 2009 dans l’objectif de sélectionner un nombre restreint de nouveaux pôles de compétitivité et afin de compléter la couverture des thématiques liées aux éco-technologies. Rapport sur la mission d’évaluation et de contrôle sur les perspectives des pôles de compétitivité(septembre 2009) Ce rapport de contrôle et d’évaluation des pôle de compétitivité, réalisé entre février et septembre 2009 identifie 15 propositions prioritaires articulées autour de 5 grands axes : 1.Renforcer le rôle d’interface des pôles entre la recherche et les entreprises 2.Améliorer la visibilité internationale des pôles 3.Promouvoir la recherche dans le domaine des éco-technologies au sein de pôles 4.Optimiser les circuits de financement des pôles 5.Mener des actions ciblées en direction des PME Concernant l’axe 3, les propositions portaient notamment sur la création de nouveaux pôles de compétitivité centrés sur le développement de champs scientifiques et d’innovation émergents non couverts par les pôles actuels. Par ailleurs, le rapport proposait la mise en place d’un label « éco-tech » attribué conjointement par le CGDD et la DGCIS aux pôles de compétitivité réalisant plus de 50% de projets de recherche dans le domaine des éco-technologies. 2
  24. 24. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 24 Le marché national Poids économique et perspectives de quelques secteurs en France ? 2007 Sources Projection 2012 Sources 2007 Sources Projection 2012 Sources Energies renouvelables 81 850 138 600 11 800 25 750 Solaire photovoltaïque 2 100 ADEME 9 000 ADEME 430 ADEME 3 300 ADEME Solaire thermique 2 450 ADEME 12 600 ADEME 400 ADEME 2 000 ADEME Biomasse et biocarburants 68 900 96 600 4 390 6 900 dont biomasse 53 000 COSEI 60 000 COSEI 3 000 ADEME 4 000 COSEI dont biocarburant 15 000 COSEI 35 000 COSEI 1 200 COSEI 2 600 COSEI dont biogaz 900 COSEI 1 600 ADEME 190 ADEME 300 ADEME Géothermie 800 ADEME 2 300 ADEME 130 ADEME 350 ADEME Eolien 7 600 COSEI 18 100 ADEME 2 060 ADEME 6 300 ADEME Efficacité énergétique dans le bâtiments 102 000 225 000 9 600 24 000 dont isolation 87 000 ADEME 175 000 ADEME 7 400 ADEME 16 000 ADEME dont chauffage et climatisation 10 700 ADEME 38 000 ADEME 1 400 ADEME 5 000 ADEME dont éclairage et électricité spécifique 5 000 ADEME 12 000 ADEME 800 ADEME 3 000 ADEME Eco-industries traditionnelles 198 100 206 400 40 700 47 000 Gestion des déchets 66 000 COSEI-COSEI 66 000 COSEI 10 000 COSEI 11 000 COSEI Recyclage et valorisation énergétique 30 000 COSEI 35 000 COSEI 13 000 COSEI 15 000 COSEI Gestion de l'eau 91 000 COSEI 91 000 COSEI 16 000 COSEI 18 000 COSEI Qualité de l'air 9 400 IFEN 12 000 COSEI 1 000 EY 2 000 COSEI Sites et sols pollués 1 700 UPDS 2 400 EY 700 EY 1 000 EY TOTAL 381 950 570 000 62 100 96 750 Emploi en France Marché français en M€ Il est difficile d’estimer les emplois et marchés français et leurs perspectives d’évolution compte tenu du caractère diffus et transversal des éco- technologies. Le tableau ci-dessous présente cependant des estimations pour quelques grands secteurs. Le détail des périmètres considérés est présenté en annexe de ce document. 2
  25. 25. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 25 Le marché national Quel poids économique et perspectives en France pour les éco- industries? Le positionnement des acteurs au niveau national et international évolue rapidement compte tenu de l’émergence de nouveaux métiers dans le domaine des services (acousticiens, installateurs de panneaux solaires, etc.). Cette émergence de nouveaux métiers offre des perspectives d’emploi prometteuses à l’avenir. Ainsi, dans une étude parue en juillet 2008, l’ADEME estime que d’ici 2012 en France, près de 70 000 emplois seront créés dans le secteur des énergies renouvelables et près de 150 000 dans le secteur de l’efficacité énergétique. La plupart des économistes considèrent ainsi les éco-industries comme un relais de croissance significatif dont pourraient bénéficier les pays développés. 29 Md€ 41 Md€ 29 Md€ 63 Md€ 0 20 40 60 80 100 120 2007 2020 175 500 214 400 474 000 189 000 0 100 000 200 000 300 000 400 000 500 000 600 000 700 000 2007 2020 Prévisions d’évolution de l’activité Prévisions d’évolution de l’emploi Eco-industries traditionnelles Nouveaux secteurs en forte croissance + 46 Md€ 273 000 emplois (source:BCGpourleCOSEI) Le schéma ci-dessous représente les projections de croissance de chiffre d’affaires et de création d’emplois des éco-industries d’ici 2020 en France, établies dans le cadre de l’étude nationale « Ecotech 2012 ». 2
  26. 26. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 26 Etat des lieux des éco-technologies et des clusters Les dynamiques du marché des éco-technologies 1. Les éco-technologies : de quoi parle-t-on ? 2. Les investissements dans le monde 3. Le marché européen et national Le développement des clusters 1. Introduction à la notion de clusters 2. Contexte de développement des clusters 3. Typologies de clusters 4. Suivi de la performance des clusters 5. Un verdissement des clusters
  27. 27. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 27 Introduction à la notion de clusters Historique d’un concept élastique La notion de cluster rencontre un intérêt croissant dans les mondes économiques, politiques et académiques. De nombreuses politiques de soutien aux clusters sont actuellement développées, quant bien ce concept n’a pas de définition unanimement reconnue. Il trouve ses origines à la fin du XIXème siècle. L’économiste Marshall (1890) met le premier en avant les bénéfices de la concentration d’activités dans un même district industriel, du fait de la spécialisation des acteurs et la disponibilité de main d’œuvre qualifiée. Schumpeter (1939) fait lui référence aux notions d’essaimages et de grappes d’entreprises (clusters) dans ses études sur l’innovation. Les travaux de Becattini (1979) diffusent la notion de district industriel, « entité socio- territoriale caractérisée par la présence active d’une communauté de personnes et d’une population d’entreprises dans un espace géographique et historique donné. » C’est Porter (1990) qui popularise la notion de cluster. Pour lui, l’intensification des interactions positives entre les quatre facteurs caractéristiques du diamant (cf. schéma ci contre) conduisent à l’agglomération de firmes complémentaires et au développement de clusters. A la suite de Porter, de nombreux auteurs ont apporté leur contribution à la précision du concept de cluster, avec des approches parfois très différentes. Pour certains, il s’agit de groupes nationaux d’industrie étroitement liés, sans concentration géographique particulière, alors que pour d’autres ce sont des groupes d’entreprises sur un territoire très localisé. Pourtant, malgré ces écoles différentes, il est possible d’esquisser des caractéristiques générales communes permettant de mieux cerner la réalité des clusters. Environnement Tissu local Marché local Ressources Facteurs de productions : -Main d’œuvre -Capital -Infrastructures (physiques, administratives, scientifiques) -Ressources naturelles Tissu riche de fournisseurs et d’industrie s connexes ou d’assistance Marché local de qualité, consommateurs connaisseurs et exigeants Le diamant de Michael Porter Environnement politique, social et économique de qualité, encourageant investissement, innovation et concurrence Compétitivité économique d’un territoire Source : Diamond of competitive advantage, Michael Porter (2004) 2
  28. 28. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 28 Introduction à la notion de clusters Les dimensions caractéristiques d’un cluster Une concentration géographique d’entreprises et institutions liées Une fourniture de services spécialisés Un lieu d’échanges et d’interactions Dans la même zone géographique se concentrent des entreprises du même secteur, avec à disposition une main d’œuvre qualifiée et des institutions qui encouragent les transferts de connaissance. De par la proximité des autres acteurs, les entreprises installées dans le cluster peuvent bénéficier d’économies d’échelle. Les régions sont en compétition les unes avec les autres pour fournir le meilleur environnement possible aux entreprises afin d’aider leur croissance et d’attirer les investissements et la main d’œuvre qualifiée. Les clusters peuvent offrir tout une gamme de services aux entreprises situées sur leur zone : infrastructures spécialisées, soutien à la création d’entreprises, formation du personnel… Les clusters, via leurs organes de gouvernance s’ils existent, donnent accès à des laboratoires ou des équipes de recherche, l’objectif étant de faire travailler ensemble les différents acteurs, dans un climat de confiance mutuelle. L’organisation d’évènements de mise en réseau contribue au développement de cette confiance mutuelle. Avec le temps, des modes de fonctionnement internes, des réseaux personnels et une certaine confiance mutuelle se développent. Une interaction réussie entre le monde de l’enseignement, de la recherche et de l’innovation est cruciale pour atteindre des bons résultats. Car aujourd’hui les nouveaux produits et services ont une complexité et les qualifications et compétences de la main d’œuvre doivent en permanence évoluer. Des contact formels et informels ainsi que l’échange de savoir-faire et d’expertises techniques participent à l’innovation dans le cluster. Des dimensions qui reposent sur des acteurs clés 2
  29. 29. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 29 Introduction à la notion de clusters Les acteurs clés d’un cluster Employés Présence d’une main d’oeuvre spécialisée et qualifiée Institutions associées Associations industrielles, foires commerciales… Clients Base de clientèle attirée par la renommée de la région Concentration d’entreprises du secteur Entreprises qui collaborent et se concurrencent Centres de recherches et formations adaptées Collaborations intensives dans certains domaines spécialisés Fournisseurs de biens et services Base de fournisseurs spécialisés Pouvoirs publics Stimulation du développement du cluster, attrait des sociétés étrangères La diversité des acteurs d’un cluster fait sa richesse, et plus les interactions entre acteurs sont intenses, plus le cluster est créatif. 2
  30. 30. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 30 Introduction à la notion de clusters Définition La notion de cluster, bien que relevant d’un certain nombre de points communs (échanges entre acteurs complémentaires, concentration géographique…), demeure cependant très difficile à préciser. La question des limites géographiques est une des questions en débat. En effet établir précisément les limites industrielles d’un cluster est délicat, les standards de classification industrielle ne correspondant que rarement aux frontières industrielles des clusters. La qualification et la quantification des liens industriels s’avèrent également complexes. La façon dont les entreprises combinent coopération et compétition, l’évaluation de la connaissance tacite qui circule dans le cluster étant autant de points que les cadres théoriques ont du mal à appréhender. L’ambiguïté du terme de cluster dans la littérature doit donc conduire à une grande modestie dans son utilisation. Il ne faut pas chercher à porter des appréciations universelles qui couvrent l’ensemble des cas, mais au contraire avoir une approche casuistique, pour bien saisir les différents types de clusters existants. Cluster, une définition possible : Concentration sur un espace géographique donné d’un groupe d’acteurs inter-reliés (sociétés industrielles, organismes de recherche, d’enseignement supérieur et de valorisation) partageant une vision commune de la dynamique de croissance et une stratégie commune de développement économique ou technologique visant l’excellence et la visibilité internationale Cette définition relativement large du terme de cluster permet de couvrir un vaste spectre de cas particuliers, que nous pourrons étudier de façon plus approfondie dans une seconde phase de l’étude. 2
  31. 31. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 31 Contexte de développement des clusters Aperçu des trajectoires de développement à l’international Les Etats-Unis, pionniers du développement des clusters La notion de cluster renvoie d’abord aux Etats-Unis à une concentration géographique sectorielle d’acteurs reliés par des réseaux d’affaires souvent spontanées. Les pouvoirs publics jouent ensuite un rôle de facilitateur pour promouvoir la coopération et l’innovation au sein des clusters. Ils peuvent aussi accompagner les clusters dans leurs efforts de repositionnement. Ainsi, après l’éclatement de la bulle sur les valeurs de l’internet, l’Etat de Californie et la ville de San Francisco ont décidé de mettre les cleantech au centre de leur stratégie de développement territorial, pour repositionner ainsi le cluster « Silicon Valley » vers les technologies vertes. En combinant des instruments économiques (investissements publics dans les start-ups de cleantech, financement de toitures solaires) et réglementaires (réduction programmée des émissions de CO2 de la Californie de 25% d’ici 2020), les autorités locales ont créé un cadre très favorable au repositionnement du cluster. Au Japon, de jeunes clusters fruits de la politique gouvernementale Depuis 2001, deux initiatives complémentaires de deux ministères ont labellisé une quarantaine de clusters, des clusters de la connaissance et des clusters industriels. Le ministère de l’Education s’occupe des premiers qui ont pour objectif le développement des brevets. Le ministère de l’Economie gère les seconds qui sont plus tournés vers les affaires et la création d’entreprises. En Europe, un développement relativement récent poussé par les pouvoirs publiques Le modèle italien est une référence dans les politiques d’appui aux réseaux d’entreprises. Des réseaux dynamiques de PME ont historiquement réussi à tisser des liens multiples sur des territoires bien définis. En complément à ce mouvement spontané, le ministère de l’Education et de la Recherche a lancé le label « district technologique » en 2002 pour renforcer les synergies industrie, recherche et université. L’Espagne fait figure d’exemple pour les clusters développés dans les différentes communautés autonomes. La Catalogne et le Pays Basque ont les premières recensés leurs clusters prioritaires, en s’appuyant sur les acteurs locaux (en 1991-1992). Les pouvoirs publics ont financé l’accès des PME à des centres technologiques, encouragé les dépenses de R&D et faciliter les échanges entre eux. Le Danemark a cherché à identifier des « méga-clusters » sectoriels dès le début des années 1990. Les acteurs publics ont ensuite mis en réseau les acteurs concernés et promu des investissements communs dans les infrastructures. Les pays nordiques sont globalement très dynamiques, et ont réussi à développer des clusters d’envergure internationale. Le Royaume-Uni a recensé ses clusters plus tardivement, en 2002. Aujourd’hui, les 9 agences régionales de développement économique gèrent les clusters considérés comme des outils de développement territorial. Les clusters participent ainsi aux décisions sur les investissements en matière d’infrastructures. Un développement précoce et bottom-up aux Etats-Unis, plus tardif et top-down en Europe et au Japon 2
  32. 32. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 32 Introduction aux clusters Stratégie de développement en France et écosystème d’un pôle de compétitivité Source : DATAR et DGCIS L’émergence d’un pôle de compétitivité nécessite un territoire bien déterminé, des financements, des talents et des idées et des fournisseurs spécialisés et des clients exigeants. Les synergies entre le monde de l’entreprise, de la recherche et de la formation doivent permettre de mettre sur le marché des produits et services innovants, et d’être ainsi source de croissance et d’emploi. En France, la démarche de clusterisation débute en 2005 lors du Comité Interministériel de l’Aménagement et du Développement du Territoire (CIADT) qui labellise 67 pôles de compétitivité. A l’issue de rapprochements et de la labellisation de nouveaux pôles, 71 pôles de compétitivité existaient en 2007. En synthèse, un pôle de compétitivité est, sur un territoire donné, défini par l’association d’entreprises, de centres de recherche et d’organismes de formation, engagés dans une démarche partenariale (stratégie commune de développement) destinée à dégager des synergies autour de projets innovants conduits en commun en direction d’un (ou de) marché(s) donné(s) à fort potentiel. Par cette mise en réseau des acteurs de l’innovation, la politique des pôles a comme objectif final la création de richesses nouvelles et le développement de l’emploi dans les territoires. 2
  33. 33. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 33 Contexte de développement des clusters Les facteurs d’émergence des clusters Une combinaison de facteurs sociologiques et économiques Isoler les raisons de la formation et du développement d’un cluster est complexe. Ainsi, la Silicon Valley a fait l’objet de nombreuses analyses, et chaque auteur a donné ses raisons explicatives : dépenses de défense importantes, culture et réseau d’affaires unique, qualité de l’enseignement supérieur, tradition d’entrepreneuriat dans les télécommunications… Dès lors, seule une approche globale en considérant un faisceau de facteurs permet de saisir la richesse des raisons qui peuvent conduire au développement d’un cluster. Les relations sociales sont primordiales dans l’échange économique. Or l’expérience des districts industriels a souligné que le partage de valeurs, d’un langage communs et l’intensité des connections favorisent la coopération et le partage d’informations. Par exemple, les entreprises du Nord de l’Europe ont beaucoup plus d’échanges avec leurs pairs que celles d’Europe centrale et orientale. Au niveau économique, la concentration préexistante dans une même zone de clients exigeants, de fournisseurs de qualité, d’une main d’œuvre qualifiée, d’infrastructures adaptées, de sociétés de services pertinentes jouent un rôle clé dans l’émergence et le développement de clusters. Une tentative de hiérarchisation des facteurs clés d’émergence des clusters Une étude de Brenner et Mühlig (2007) analyse les processus qui conduisent à l’émergence de clusters, en passant au crible 159 clusters par questionnaire. Trois facteurs d’émergence sont distingués : les conditions ex-ante, les éléments déclencheurs et les processus d’auto-alimentation. Parmi les conditions ex-ante à l’émergence des clusters, la présence d’une main d’œuvre qualifiée est citée en priorité, avec l’existence de réseaux denses entre les acteurs. Viennent ensuite par ordre d’importance la renommée des universités et centres de recherche locaux, l’histoire spécifique de la région et les structures industrielles. La fondation d’une entreprise leader du secteur, des mesures politiques spécifiques et des événements historiques majeurs comme des guerres jouent des rôles essentiels en tant qu’éléments déclencheurs de la création d’un cluster. Enfin, les trois plus importants processus d’auto-alimentation sont l’accumulation de capital humain, la coopération interentreprises et la capacité à attirer de nouveaux acteurs dans le cluster. L’intervention clé des politiques publiques Par leurs stratégies de développement économique et de pilotage de la spécialisation des territoires, les politiques publiques jouent un rôle croissant dans le développement des clusters et au fur et à mesure de leur croissance. Les clusters connaissent généralement un cycle de vie typique. 2
  34. 34. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 34 Contexte de développement des clusters Bénéfices apportés par les clusters Un impact macroéconomique positif La richesse des régions en Europe est liée à la présence de clusters importants sur leurs territoires. Comme l’indique le graphique ci-après, plus il y a de salariés travaillant dans des clusters de taille critique, plus le PIB par habitant est élevé dans cette région. Cette relation positive est confirmée dans d’autres régions du monde par de nombreuses études. Porter (2003) a ainsi montré qu’aux Etats-Unis dans les régions avec des clusters forts le taux d’emploi, les salaires moyens et le niveau de brevets sont plus élevés qu’ailleurs. Une étude de Wennberg & Lindqvist (2008) indique que les entreprises présentes dans les clusters en Suède créent plus d’emplois, donnent des salaires plus élevés et paient plus de d’impôts que les autres. Les start-up ont de plus une espérance de vie plus longue. Si les clusters ont tendance à produire plus d’innovation, d’emploi et de croissance au niveau local, une étude de Brenner & Gildner (2006) indique que l’impact positif des clusters sur l’économie locale a tendance à s’estomper avec le temps, en particulier en ce qui concerne l’émergence de nouvelles technologies dans la région. Cette étude souligne le fait que les clusters doivent en permanence s’adapter aux nouvelles conditions du marché. De nombreux bénéfices perçus au niveau des entreprises La commission européenne a mené une enquête en 2006 auprès des managers d’entreprises appartenant à des clusters des pays membres de l’UE. Il en ressort qu’ils sont satisfaits d’avoir accès plus facilement à une main d’œuvre qualifiée dans le cluster, qu’il y a de multiples transferts d’informations et que le cluster permet un accès aisé aux marchés locaux et régionaux. De plus, ces entreprises proposent davantage de produits ou services innovants que les autres, et déposent plus de brevets. Présence des clusters et prospérité économique (UE 15)1 1 European Cluster Observatory. ISC/CSC cluster codes 1.0, dataset 20070510 2
  35. 35. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 35 Typologies de clusters Une caractérisation par la représentativité de ses membres Cluster « Business » Cluster « Recherche » En fonction de la représentativité et du poids des acteurs dans le cluster, ceux-ci peuvent se qualifier de façon distincte. On peut ainsi distinguer: Les clusters business, composés principalement d’entreprises, qui rayonnent internationalement par le capital marque de groupes qui investissent massivement dans la R&D. Les clusters recherche, composés en majorité de centres de recherche qui cherchent à valoriser leurs innovations par la création de start-ups. Les clusters intégrés R&D/Industries, dans lesquels l’ensemble des acteurs prennent des décisions ensemble et sont représentés sur un mode paritaire. Cluster « intégré R&D /Industries » 2
  36. 36. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 36 •Date de création •Eléments historiques : cluster d’origine spontanée ou organisée •Positionnement dans le cycle de vie: émergent, mature, en déclin •Localisation : pays, région, agglomération •Concentration territoriale : autour d’une ville, d’une route, d’un bassin… •Thématique : secteur d’activité, maillon dans la chaîne de valeur •Marchés cibles : clients, produits •Taille : revenus générés, montant d’exportations… •Visibilité internationale : notion de marque, visibilité sur la thématique •Intégration dans réseaux : recherche, associations industrielles •Partenariats avec d’autres clusters •Structure de gouvernance •Leadership : industriel, scientifique… •Statut du cluster : association, joint- venture… •Services proposés par le cluster : évènements de mise en réseau, mise à disposition d’infrastructures de recherche, incubateurs, pépinières… •Financement des organes de gouvernance •Type d’acteurs : start- ups, PME, grand groupes, centres de recherche, universités •Nombre d’organisations, d’employés •Taille des organisations, renommée •Coopération entre acteurs : nombre de projets collaboratifs •Spécificités culturelles •Cadre de vie dans le cluster •Cadre légal •Actions des acteurs publics •Ressources : fournisseurs, financiers, infrastructures générales •Qualification et quantification du bassin de main d’œuvre Typologies de clusters Quelques autres éléments de caractérisation des clusters Les clusters peuvent être caractérisés suivant un ensemble de 5 familles de critères 2
  37. 37. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 37 Suivi de la performance des clusters Des niveaux d’évaluation variés suivant les objectifs recherchés Niveaux d’évaluation d’un cluster Efficacité de la mise en œuvre de la politique en faveur des clusters Efficacité de l’organisation du cluster (actions, moyens, gouvernance) Résultats atteints du cluster en termes d’innovation et de visibilité Impact du cluster sur le territoire Impact du cluster sur les acteurs impliqués Facteurs « exogènes » (macro- économie, env. fiscal, juridique, social, etc.) Source DIACT (2007) Dans les évaluations réalisées sur des clusters d’autres pays, les deux thématiques les plus fréquentes sont les effets des politiques sur le cluster lui-même, et l’efficacité des structures de gouvernance. Car ce sont les commanditaires publiques qui sont souvent à l’origine de la demande d’évaluation, et ils veulent savoir si leurs investissements sont bien utilisés. Pour autant, il peut être intéressant pour les clusters d’avoir des indicateurs de suivi de la performance, surtout pour les résultats atteints en termes d’innovation et de visibilité, mais aussi pour connaître l’impact du cluster sur le territoire et sur les acteurs impliqués. Nous proposons donc ici une série d’indicateurs de suivi de la performance, qui correspondent à ces différents niveaux d’analyse. 2
  38. 38. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 38 Suivi de la performance des clusters Présentation de critères de performance de clusters Catégories Critères quantitatifs (liste non exhaustive) Critères qualitatifs (liste non exhaustive) Caractérisation du cluster Cycle de vie des entreprises (taux de survie) Taux d’essaimage, nombre de spin-offs Capital moyen par entreprise Nature et qualité des participants Actions entreprises, réalisations Performance économique Chiffre d’affaires/Exportations Emploi total/Emplois nets créés Jugement qualitatif sur les projets Qualification des projets de mutualisation Insertion internationale Participation à d’autres réseaux (nombre) Démarches de promotion pour accroître la visibilité à l’international Ressources humaines Structure des qualifications dans l’emploi Nombre d’étudiants dans les domaines de pointe Apport du réseau en terme de formation Qualité et amélioration de la vie Prix du foncier Disponibilités d’infrastructures Appréciation sur la qualité de vie locale Performance scientifique/technologique Classement des centres de recherche Nombre de brevets, licences Transfert / Diffusion de technologies Contribution à l’innovation Qualité de la gestion et de la gouvernance Nombre d’actions soutenues Montant des investissements Qualité des participants Adéquation des moyens aux objectifs Qualité du cluster Taux de succès de la mobilisation de financements Effet de levier sur les financements Notoriété auprès des réseaux de financeurs Liens inter-acteurs Nombre de collaborations inter-acteurs (projets de R&D, actions commerciales…) Qualification des liens entre acteurs Effet de diffusion Nombre d’implantation de nouveaux acteurs Caractère incitatif de l’aide financière Degré de sensibilisation d’autres publics 2
  39. 39. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 39 Suivi de la performance des clusters Des approches de suivi des clusters spécifiques par pays Le suivi d’un cluster s’avère difficile, l’approche doit donc être nuancée Il est délicat d’évaluer les clusters, car le scénario de référence sans cluster ne peut être reconstitué qu’hypothétiquement. De plus, l’évaluation de l’impact de certaines initiatives se révèle problématique, comme par exemple le niveau de confiance entre les acteurs. Le calendrier des évaluations doit aussi être bien pensé, pour ne pas demander trop vite des indicateurs de succès aux pôles en émergence. Un suivi régulier est important, mais il faut aussi éviter l’écueil des effets de mode et des changements stratégiques réguliers, facteurs d’échec pour les clusters. De nombreux pays ont mis en place des mesures de suivi de leurs clusters, pour évaluer les effets de leurs politiques de soutien. Par exemple, le Centre National de Recherche du Canada a mis en place des mesures de soutien au développement de grappes technologiques. Entre 1997 et 2001, une évaluation globale du programme a été réalisée, visant à dresser un portrait général de tous les projets soutenus, en examiner la pertinence, la mise en œuvre et les effets, pour dégager des recommandations d’amélioration. L’agence nationale de technologie de Finlande (TEKES) a fait un benchmark des pratiques d’évaluation de programmes publics dans d’autres pays pour évaluer ses programmes en science et technologie. Les résultats ont indiqué qu’il est particulièrement difficile de mesurer les résultats de la recherche à long terme, de donner une valeur à la création de nouvelles connaissances et d’employer les résultats des évaluations pour mener une nouvelle gestion. Aux Etats-Unis, il n’ y a pas de système centralisé d’évaluation des clusters, ce sont les autorités locales qui les évaluent suivant leur méthodologie propre et les spécificités de leur programme. Les critères cherchent généralement à quantifier plus qu’une valeur absolue, un effet d’augmentation ou de diminution. En Allemagne, les clusters souhaitant être labellisés en réseaux de compétences sont soumis à une évaluation des pouvoirs publics. Les critères sont entre autres la pertinence des projets en matière de politique de recherche et d’innovation, la coopération entre entreprises et organismes de recherche, les stratégies de différenciation régionale, l'impact sur la croissance régionale et l'importance des transferts de savoir et de technologies surtout envers les PME. Puis les réseaux de compétence sont soumis à une évaluation régulière sur les mêmes critères. Au Japon, les clusters recherche et les clusters industrie ont été soumis à des évaluations très complètes en 2004-2005, menées par les pouvoirs publics, et qui se répètent tous les deux ans a priori. Les acteurs des clusters (entreprises et universités/centres de recherche) sont soumis à un questionnaire, qui porte sur 5 rubriques : mise en place du cluster, participation des entreprises au projet, ressources contribuant à favoriser l’innovation, fruits de l’innovation et retombées économiques. Ensuite, une démarche d’amélioration continue s’appuie sur les résultats de ces évaluations, au niveau de chaque cluster et au niveau global de la politique. 2
  40. 40. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 40 Un verdissement des clusters Développement des clusters « écotech » au niveau international Un contexte porteur Le secteur des éco-technologies est encore émergent, peu structuré, avec peu de clusters d’envergure mondiale. Les politiques publiques fournissent cependant une impulsion à l’échelle de l’industrie et la présence de grands équipements de recherche polarise l’installation de clusters « écotech». Ceux-ci se concentrent souvent autour de parcs technologiques (comme en Finlande par exemple), ces territoires agissant comme des aimants. Des développements rapides dans toutes les régions du monde Aux Etats-Unis, les métropoles cherchent désormais à se positionner comme capitales des écotechnologies : ainsi 250 M USD ont été investis par les autorités du Massachusetts. La Silicon Valley dispose d’une longueur d’avance avec 124 sociétés actives dans les écotechnologies, car San Francisco et la Californie ont investi massivement dans ce secteur depuis l’explosion de la bulle internet. En Europe, plusieurs régions se distinguent (cf. schéma ci-contre) en particulier l’Allemagne. Elle compte une douzaine de clusters en Energie/Environnement, dont 2 de renommée mondiale : NIK et KUMAS. Ces clusters ont souvent des infrastructures de recherche d’envergure. En Asie, Kitakyushu au Japon constitue un méga-cluster spécialisé dans les industries environnementales et le recyclage. D’autres clusters tendent à émerger comme à Hyderabad sur le solaire, en Chine autour de Shanghai ou à Singapour sur le secteur de l’eau. Matériaux innovants Environnement, énergie, matériaux, éco activités Thématique principale du cluster Étendue du cluster Région Réseau Ville Localisation des principaux clusters environnement et éco- technologies en Europe (hors France) Source:Etude«ClustersMondiaux»,IAURIF,2008 2
  41. 41. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 41 Un verdissement des clusters Zoom sur le cluster en structuration de Singapour Le cluster de Singapour pourrait notamment contribuer à faire émerger les concurrents directs des leaders internationaux français du secteur de la gestion et du recyclage de l’eau. En effet compte tenu des enjeux associés à cette ressource sur le territoire, Singapour a développé une expertise en termes d’organisation de l’approvisionnement, de la gestion et du traitement de l'eau (notamment via des membranes ultra-filtrantes). De nombreux acteurs sont ainsi impliqués sur le sujet et les investissements dans ce secteur vont croissants. En 2008, un partenariat avec le MIT avait ainsi été mis en place sur la thématique des technologies de l’eau. En 2009, General Electric Water, entité commerciale de GE Energy s’est associée avec NUS (National University of Singapore) pour établir le "Singapore Water Technology Centre" visant à développer des technologies de l'eau avancées pour répondre aux challenges environnementaux mondiaux actuels. Le centre est doté d'équipements récents d'une valeur de 150 M SGD (soit environ 75 M € ), les recherches devant principalement se concentrer sur des solutions pour la désalinisation de l'eau de mer et le traitement des eaux usées. Le centre accueille pour le moment 30 scientifiques et ingénieurs mais 40 chercheurs supplémentaires devraient être recrutés d’ici 3 ans. Ces initiatives s’inscrivent par ailleurs dans un éco-système dynamique soucieux de devenir un hub international sur la thématique de l’eau. Parmi les acteurs phares du territoire, la SWA (Singapore Water Association) met en relation les acteurs du territoire afin de faciliter les échanges commerciaux et le transfert de connaissances notamment sur les nouvelles technologies développées. L’organisation annuelle de l’International Water Week (28 juin-2 juillet 2010) contribue au rayonnement de ce cluster émergent qui devrait rapidement prendre de l’ampleur dans les années à venir. 2
  42. 42. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 42 Un verdissement des clusters Un positionnement croissant des pôles de compétitivité sur les éco-technologies Un verdissement des pôles de compétitivité Dans le contexte du verdissement croissant de l’économie française, les pôles de compétitivité suivent la tendance d’autant plus que le développement des éco-technologies constitue un des trois axes prioritaires de la stratégie nationale de recherche et d’innovation 2009. Le discours du Premier Ministre de septembre 2008 lors de la phase de lancement des pôles 2.0 a été un facteur déclenchant d’une réorientation ou d’un élargissement de la stratégie d’un certain nombre de pôles vers les éco-technologies dans le cadre de la rédaction de leur contrat de performance. 5 pôles ont ainsi élargi leurs thématiques : Axelera, Tenerrdis, LUTB, Trimatec et Pôle Génie Civil Ouest. Le Pôle Advancity a également clairement réorienté ses thématiques en direction des éco-technologies. A la demande de la Mission d’évaluation et de contrôle sur les perspectives des pôles de compétitivité, le CGDD a dressé une cartographie des pôles de compétitivité ayant retenu au moins un domaine d’éco-technologie en 2009 qui illustre l’implication grandissante des pôles de compétitivité sur cette thématique. Cartographie des pôles de compétitivité ayant retenu au moins un domaine d’éco-technologie en 2009, Rapport de l’Assemblée 2009 Pôles à dominante : Noms des pôles Agriculture ou agroalimentaire IAR, Agrimip Innovation, Vegepolys Automobile, transport et logistique I-Trans, Mov’eo, Véhicule du Futur, ID4Car, Novalog, LUTB Matériaux et mécanique Xylofutur, EMC2, Materalia, Elastopole, Céramique, Plastipolis, Fibre grand Est, Up-tex, Techtera, Viameca Aéronautique Astech, Pegase, Aerospace Valley Mer Pôle Mer PACA, Pôle Mer Bretagne Autres : Technologie de l’information et de la communication, énergies renouvelables, génie des procédés industriels… S2E2, Risques, Tenerrdis, Derbi, CapEnergies, Advancity, Trimatec, Axelera 2
  43. 43. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 43 Analyse transversale des clusters et pôles •
  44. 44. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 44 Analyse transversale des clusters et pôles Introduction Etude des profils de clusters éco-technologiques 1. Modes d’émergence et positionnement thématique des clusters 2. Typologies de clusters éco-technologiques internationaux 3. Typologies de membres des clusters 4. Que retenir pour les clusters éco-technologiques? 5. Quels éléments de comparaison pour les pôles français? 6. Quelles bonnes pratiques? Etude de l’organisation et des stratégies des clusters 1. Eco-système local des clusters 2. Structure de gouvernance des clusters 3. Organisation interne des clusters 4. Moyens humains et financiers 5. Stratégie et outils de pilotages 6. Coopération et partenariats des clusters 7. Que retenir pour les clusters éco-technologiques? 8. Quels éléments de comparaison pour les pôles français? 9. Quelles bonnes pratiques? Etude des modes d’intervention des clusters 1. Outils et services pour la mise en relation d’acteurs 2. Outils et services pour le développement d’entreprises 3. Outils et services pour l’innovation et la recherche et développement 4. Outils et services pour le financement 5. Outils et services pour le marketing 6. Que retenir pour les clusters éco-technologiques et quels éléments de comparaison pour les pôles français? 7. Quelles bonnes pratiques? Conclusion
  45. 45. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 45 Introduction Synthèse 3 Organisation et stratégies des clusters : ► Les clusters éco-technologiques se positionnent principalement sur des objectifs multiples de développement de la compétitivité (via un soutien à la R&D et des actions de mise en réseau) et d’attractivité du territoire ► Les clusters éco-technologiques disposent de structures de gouvernance formalisées sous la forme d’associations à but non lucratif, le plus souvent dédiées. Organisation et stratégies des clusters : ► Les clusters éco-technologiques sont largement financés par le secteur public et certains disposent de budgets spécifiques d’intervention pour financer par exemple la recherche et développement. Des modèles privés émergent cependant. ► Les clusters éco-technologiques en sont encore aux débuts de la mise en place de partenariats et de collaborations au niveau régional, national ou international Modes d’intervention des clusters : ► Les clusters se dotent de nombreux outils afin de soutenir le développement des entreprises et du territoire, par exemple des cartographies et/ou bases de données d’acteurs locaux, des aides à l’exportation, des guides du financement de l’innovation, etc. L’étude des clusters internationaux réalisée sur la base d’une analyse de la littérature existante et de 21 entretiens avec des parties prenantes des clusters (responsables du clusters, entreprises membres, …) a permis de disposer d’une analyse objective des activités et caractéristiques des huit clusters de l’étude. La réalisation d’entretiens complémentaires avec des responsables de pôles français a permis d’affiner le positionnement des acteurs français dans le paysage international. Les travaux réalisés ont conduit à mettre en perspective de grands enseignements autour de trois axes principaux: 1)Les profils des clusters, 2)L’organisation et les stratégies des clusters, 3)Les modes d’intervention des clusters. Parmi les constats tirés de l’analyse des huit clusters, détaillés dans la suite de cette section, plusieurs grandes tendances se dégagent : Profil des clusters : ►Les pouvoirs publics jouent un rôle majeur dans la mise en place d’une démarche locale de clusterisation dans le cas des filières éco-technologiques. ►Les clusters éco-technologiques privilégient un positionnement généraliste sur un panel de thématiques. Les énergies renouvelables occupent en général une place importante dans ce panel.
  46. 46. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 46 Introduction Organisation Cette section présente donc les grands enseignements de l’analyse des clusters ainsi que des éléments de positionnement des pôles français. Elle est organisée suivant 3 grands sujets : 1)Les profils des clusters 1) Modes d’émergence et positionnement thématique 2) Typologies de clusters 3) Typologies de membres 2)L’organisation et la stratégie des clusters 1) Eco-système local 2) Structure de gouvernance 3) Organisation interne 4) Moyens humains et financiers 5) Stratégie et outils de pilotages 6) Coopération et partenariats 3)Les modes d’intervention des clusters 1) Outils et services pour la mise en relation d’acteurs 2) Outils et services pour le développement d’entreprises 3) Outils et services pour l’innovation et la recherche et développement 4) Outils et services pour le financement 5) Outils pour le marketing et la promotion territoriale 3 Pour chaque grand sujet : les grands enseignements sont présentés et illustrés de quelques exemples internationaux issus du benchmark une synthèse des grands enseignement et du positionnement des pôles dans ce contexte international (sections « Que retenir pour les clusters éco-technologiques? » et « Quels éléments de comparaison pour les pôles français? ») reprend les grandes conclusions de l’analyse une synthèse des bonnes pratiques et de leur transferabilité est présentée Ma rs 2 010 Le s cluste rs mo ndia ux da ns le d omaine d es é co-techn olog ies : en seign ements, p ers pect ive s et op portunité sPag e 52 Bonne pratique obser vée A pplicabilité auxpôles françaisTransférabilité* Une émergence du cluster en fonction deson historique, de sa culture etde ses atouts régi onaux : positionnement du cluster K-RIP sur la gestion des déchets et le recyclage, d’ Envi rolinksur ses segments clés, Israël sur l’eau…. Les candidatures pour l e label « pôle de compét it ivité » s’effectue d’ores et déjà sur des segment s f orces du territoire et port eurs de développement Tous Etude des profils de clusters éco-technologiques Modes d’émergence des clusters éco-technologiques : transférabilité Une i mplication forte des instituti ons publiques dans l’ émergence de la démarche régionale et du phénom ène de cl usterisation : La ville de San Diego a ét é moteur de la démarche et a soutenu l’émergence du cluster, les länder ont soutenu l’émergence du cluster S olar Vall ey et sa candidature à une label lisat ion « spitzencluster », l’Agence régionale de dével oppement du NorthWest a réalisé une analyseSWOT duterritoiresur lesujet des éco-technologies Les t errit oires françaiss’ impliquent de façoncroissante surl e sujet des éco-technologies et sout iennent les candi dature de pôles de compétit ivité oula créationdeclusters locaux. Clean Tech San Diego, Solar Valley, Enviro lin k Une émergence d’un cluster form ali sé sur un réseau d’acteurs pré-existants : Enviroli nk s’ est crée sous le lobbying actif d’entreprises du territoire impliquées sur les éco-technologies, tout comme SolarValley Les candidat ures pour la labellisation « éco-tech » se sont le plus souvent ef fectuée sur la base de réseaux d’acteurs déjà existant s(Cd2e, Energivie, Dream,…) Enviro lin k, So larValley, K-RIP *Potentielde transfert estimé sur la basedu caractèreintrinsèque auterritoire de la bonne pratique observée, desmoyenshumainset financiersnécessaires pour son transfert aux pôlesfrançais( moinsde300k€, entre 300k€ et 5M€, plusde 5M€), de la temporalité (court, moyen, long terme) et dela difficultéde mise en œuvredu fait decontextepolitique, économique,… . 3 Mars 2010 Les clusters mondiaux dans ledomaine des éco-technologies : enseignements, pers pectives etopportunitésPage85 Etude des modes d’intervention des clusters Outils et services des clusters Lesoutils/servicesdes clusterspeuventsescindésenplusieurs catégories: - Outilsetservicespour la mise en relation d’acteurs - Outilsetservicespour le développement d’entreprises - Outilsetservicespour l’innovationet la recherche et développem ent - Outilsetservicespour le financement - Outilspour le marketing etlapromotion territoriale Outils et se rvices pour la mise en relation d’acteurs Les outi ls et services délivrés par les clusters éco-technologiques pour la miseen relationd’acteurs sont vari és : - Réalisation de courriers présentant l es innovations technologiques, les nouveaux membres, les salons à venir, des analyses de marchés, les évolutionsréglementaires… - Mise à disposition d’outil de partage desavoir-faire (comme Envi match mis à dispositionparl'IAS P) - Mise à disposition d’une base de données des mem bres ou acteurs du territoire précisantunniveaudétaillé d’informations. - Rédactions d’encarts (sur le site internet) sur des projets ou entreprises remarquablesducluster - Identification et mise en relation de partenaires pour des projets de recherche, pour des développements d’entreprises (notamment i nvestisseurs) -Organisation de séminaires afin d’échanger sur des thématiques spécifiques Un exemplair ed e « green sheet » CleanTec h San Diego publie mensuellement une newslet ter, la « green s heet », faisant part des ac tivités du clus ter, notamment des dernières avancées des programmes stratégiques, présentant les nouveaux membres, les derniers événements oules événements àvenir. Envirolink NorthWest a développé une base de données Northwest Research Group Database, en collaboration avec la NWUA. Af in de faciliter la mise en réseaudes acteurs éco-techdelarégion et des c entres derecherc heunivers itaires dans ledomainedela R&D. Base de donnée sur les centres de r echerche de la région 3 Source: C leanTech San Diego, 2010 Source: Envirolink NorthWest,2010 Ma rs 20 10 Les cluste rs mond ia ux dans le d oma ine des é co-te chnolog ie s :e nseigne men ts,p ersp ectives et opp ortunité sPage 59 Bonne pr atique observée Applicabilité aux pôles françaisTransférabilité* Un posi tionnement du cluster en fonction de son historique, de sa culture et de ses atouts régionaux : positionnement du clust er K-RIP sur la gestion des déchets et le rec yclage, d’Enviroli nk s ur ses segment s clés, Israël sur l’eau…. Des pôles français qui émergent en cohérence avec les territoi res et sur une candidat ure portée par des groupes d’ act eurs (instit utionnels, priv és, recherche, f ormation) Tous Etude des profils de clusters éco-technologiques Positionnement thématique des clusters éco-technologiques Un positi onnement sur une panel de thématiques qui évolue avec l’éco-système local, le marché et l es opportunités de développement : le panel de thématiques phares des c lusters ainsi Env irolink réactualise régulièrement son outil d’analyse du territ oire afin de redéfinir s on positionnement thématique. Un positi onnement t hémat ique f ixé dans ses grandes lignes après la labellisation « pôle de compét it ivité », mais des év oluti ons pouvant êtreapportées àl’occasion des défini tions et révisions des feuilles de rout e. Tous (hor sS olar Valley et I sr aël) * Potentieldetransfert estimé sur la basedu caractèreintr insèqueauterritoirede la bonnepratique observée,desmoyenshumainset financiers nécessairespour son transfert aux pôlesfrançais (moins de 300k€, entre 300k€ et 5M€, plusde 5M€), de la tempor alité (court,moyen,long ter me) et dela difficulté de miseen œuvredu fait de contextepolitique, économique, …. 3 Un positionnement thématique spécialisé sur un sujet spéci fique : Israël sur l’eau et Solar Valley s ur le solaire phorovolt aïque Un positionnement thématique fix é dans ses grandes lignes après la labellisation « pôle de compétitiv ité », mais des évolutions pouvant être apportées àl’occas iondes définitions et rév isions des feuilles de route. Solar Valley, Israël BonnespratiquesAnalyse transversale Queretenir?Bonnespratiques Analyse transversale Queretenir?Bonnespratiques Analyse transversale Queretenir?
  47. 47. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 47 Analyse transversale des clusters et pôles Introduction Etude des profils de clusters éco-technologiques 1. Modes d’émergence et positionnement thématique des clusters 2. Typologies de clusters éco-technologiques internationaux 3. Typologies de membres des clusters 4. Que retenir pour les clusters éco-technologiques? 5. Quels éléments de comparaison pour les pôles français? 6. Quelles bonnes pratiques? Etude de l’organisation et des stratégies des clusters 1. Eco-système local des clusters 2. Structure de gouvernance des clusters 3. Organisation interne des clusters 4. Moyens humains et financiers 5. Stratégie et outils de pilotages 6. Coopération et partenariats des clusters 7. Que retenir pour les clusters éco-technologiques? 8. Quels éléments de comparaison pour les pôles français? 9. Quelles bonnes pratiques? Etude des modes d’intervention des clusters 1. Outils et services pour la mise en relation d’acteurs 2. Outils et services pour le développement d’entreprises 3. Outils et services pour l’innovation et la recherche et développement 4. Outils et services pour le financement 5. Outils et services pour le marketing 6. Que retenir pour les clusters éco-technologiques et quels éléments de comparaison pour les pôles français? 7. Quelles bonnes pratiques? Conclusion
  48. 48. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 48 Etude des profils de clusters éco-technologiques Modes d’émergence et positionnement thématique des clusters Des clusters encore jeunes au niveau international L’analyse des clusters éco-technologiques mondiaux montre que la plupart des démarches locales en faveur des éco-technologies sont récentes et ont été initiées dans les années 2000 (pour 6 des 8 clusters étudiés). Les phénomènes de clusterisation n’apparaissent qu’un peu plus tardivement, à partir de 2005 (lancement du programme Agamin en Israël). Pour K-RIP et Envirolink, les démarches locales débutent plus tôt et débouchent sur la création des clusters dès 1999 et 2000 respectivement. Le secteur public à l’origine de la première impulsion L’initiative d’un lancement d’une démarche éco-technologique est le plus souvent réalisée par des entités publiques locales : ville (par exemple pour CleanTech San Diego), agence de développement économique (LAKES dans le cas de Lahti), régions (länder dans le cas de Solar Valley); gouvernement (dans le cas d’Israël) afin de soutenir un secteur déjà fortement développé sur le territoire (Lahti, Solar Valley) ou de « verdir » les activités du territoire (San Diego). L’émergence du cluster sur le territoire est le plus souvent le fait de ces institutions publiques. La volonté de faire émerger un cluster peut cependant être davantage portée par des groupes d’acteurs privés qui trouvent alors un appui fort auprès de ces mêmes organismes publics comme c’est le cas pour CleanTech San Diego, Solar Valley et Envirolink. Des facteurs variés d’émergence du cluster et de son positionnement thématique Différents facteurs influent significativement sur l’émergence des clusters et leur positionnement technologique : ►l’historique/culture du territoire : le passé historique et la culture du territoire jouent un rôle clé (importance de l’investissement privé aux Etats-Unis et en Israël, importance de l’environnement dans les pays Nordiques, impact des pollutions industrielles au Japon); ► le contexte politique : les démarches de clusterisations éco-technologiques émergent dans un contexte politique de soutien fort au niveau régional ou national sur un ou des sujets spécifiques (le plus souvent sur les énergies renouvelables), comme par exemple, la loi EEG et les tarifs d’achat en Allemagne, le California Global Warming Solutions Act en Californie. ► la reconnaissance publique: le soutien et la volonté politique d’émergence du cluster est un facteur majeur de succès, comme par exemple pour K-RIP et Solar Valley avec une « labellisation » ou Israël avec la volonté affirmée de mise en réseau des acteurs et de développement à l’export ► les forces régionales : le cluster se développe sur une thématique sur laquelle le tissu local dispose déjà d’atouts éprouvés (Solar Valley sur le solaire avec l’implantation de Q-Cells et de grands leaders industriels et de la recherche, Lahti sur le secteur de l’eau depuis les années 1970, Envirolink sur ses secteurs clés et l’analyse des opportunités suite à une étude de marché …) ►La pré-existence de relations étroites entre les acteurs : Les acteurs privés du territoire disposent de liens étroits en amont de la création du cluster (le lobbying des entreprises auprès de la NWDA pour la création d’Envirolink, l’existence du réseau de la Wirtschaftsinitiative für Mitteldeutschland pour l’émergence de Solar Valley…) ►l’existence d’autres clusters implantés sur le territoire, le plus souvent sur les biotechnologies (comme pour CleanTech San Diego ou Israël), mais également sur d’autres thématiques (Solar Valley, Lahti…) En 1999, la NorthWest Development Agency (NWDA) réalise en partenariat avec les principales entreprises du secteur éco-technologique, une analyse de marché qui indique que les secteurs des énergies renouvelables et des technologies et services environnementaux ont un fort potentiel de croissance dans la région. En parallèle, les entreprises du secteur éco-technologique mènent des actions de lobbying auprès de la NWDA pour que cette dernière crée un organisme de soutien au développement du secteur. En 2000, fort du soutien des entreprises du secteur éco- technologique de la région, l’association à but non lucratif Envirolink Northwest est créée. 3 Bonnespratiques Analyse transversale Queretenir?
  49. 49. Avril 2010 Les clusters mondiaux dans le domaine des éco-technologies : enseignements, perspectives et opportunitésPage 49 Etude des profils de clusters éco-technologiques Modes d’émergence et positionnement thématique des clusters Des stratégies de positionnements multiples Les clusters éco-technologiques mondiaux ont deux approches distinctes en termes de positionnement : ►Ils peuvent être spécialisés, comme c’est le cas de Solar Valley sur le solaire photovoltaïque ou en Israël sur l’eau ► Ou avoir une approche généraliste avec un positionnement sur un panel de thématiques comme c’est le cas pour Øresund ou Envirolink par exemple. L’analyse des 8 clusters étudiés indique que les clusters optent majoritairement pour un positionnement généraliste (6 sur 8 des clusters) en privilégiant un panel de thématiques phares (entre 4 et 8). Ces thématiques intègrent le plus souvent les énergies renouvelables. Ce panel de thématiques n’est d’ailleurs pas figé mais évolue avec l’éco-système local (besoins-attentes des acteurs, contexte politique, opportunités de développement…). Le cluster Solar Valley est un cluster dont les activités de recherche sont organisées suivant la chaîne de valeur du secteur photovoltaïque Le cluster Envirolink s’est historiquement crée sur la gestion des déchets (recyclage et récupération), de la gestion des eaux et de la dépollution des sols. Il se positionne aujourd’hui également sur l’énergie éolienne (onshore et offshore) et l’énergie marémotrice, compte tenu des forts potentiels de croissance dans la région. La région de Kyushu a un fort passé industriel. La reconstruction d’après guerre fait de Kyushu une grande base manufacturière avec d’importants problèmes de pollution des eaux et de l’air. Les années 1960 sont marquées par le scandale des rejets de mercure de l’usine pétrochimique de Minamata et le début des manifestations écologistes d’habitants excédés par la situation : les premières mesures de maîtrise de la pollution sont alors prises dans les années 1970. En 1992, au Sommet de la Terre, la ville de Kita-Kyushu reçoit, avec 11 autres villes du monde, un prix des Nations Unies pour récompenser ses programmes environnementaux. Le 10 juillet 1997, elle est désignée par le gouvernement japonais pour être l’une des quatre « Eco-town » du pays, marquant ainsi le début de ce programme national. En 1999 le cluster K-RIP est officiellement crée. 3 Pôles à dominante : Noms des pôles Agriculture ou agroalimentaire IAR, Agrimip Innovation, Vegepolys Automobile, transport et logistique I-Trans, Mov’eo, Véhicule du Futur, ID4Car, Novalog, LUTB Matériaux et mécanique Xylofutur, EMC2, Materalia, Elastopole, Céramique, Plastipolis, Fibre grand Est, Up-tex, Techtera, Viameca Aéronautique Astech, Pegase, Aerospace Valley Mer Pôle Mer PACA, Pôle Mer Bretagne Autres : Technologie de l’information et de la communication, énergies renouvelables, génie des procédés industriels… S2E2, Risques, Tenerrdis, Derbi, CapEnergies, Advancity, Trimatec, Axelera Positionnement thématique des pôles de compétitivité français ayant des activités éco-technologiques Source : Mission d’évaluation et de contrôle de l’Assemblée Nationale, 2009 Bonnespratiques Analyse transversale Queretenir?

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