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  1. 1. Regnabit. Revue universelle du Sacré-Coeur. 1922/04. 1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public provenant des collections de la BnF.Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : *La réutilisation non commerciale de ces contenus est libre et gratuite dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien de la mention de source. *La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de fourniture de service. Cliquer ici pour accéder aux tarifs et à la licence 2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes publiques. 3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation particulier. Il s'agit : *des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés sauf dans le cadre de la copie privée sans l'autorisation préalable du titulaire des droits. *des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la mention Source Gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces bibliothèques de leurs conditions de réutilisation. 4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code la propriété intellectuelle. 5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue par un autre pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de son projet avec le droit de ce pays. 6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions, il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet 1978. 7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter reutilisation@bnf.fr.
  2. 2. AVRIL 192g ,„ ANNÉE-N-il /.- DOCTRINE Les Souverains Pontifes et le Sacré-Coeur Congrès du Sacré-Coeur et Messe pour Congrès Les lecteurs de Regnabit savent-ils qu'un « Congrès du Sacré-Coeur» s'est tenu, l'an dernier, en Suisse, à Fribourg ?.. Oui, peut-être... Non, sans doute !.. Ils apprendront avec plaisir que le regretté Pape Benoit XV a même accompli, à cette occasion, un acte significatif. Nous le reproduisons ci-après. Les amis du Sacré-Coeur nous permettront de l'illustrer en quelque sorte des renseignements suivants, qui formeront Pré- ambule. * L'idée des « Congrès du Sacré-Coeur » n'est pas une idée absolument nouvelle. Mais leur réalisation pratique ou leur exis- tence de fait est encore un événement plutôt rare ou exceptionnel. Événement, toutefois, caractéristique d'une époque. H prend place, en effet, pour l'Histoire intérieure de l'Église, «ans cet immense mouvement général qui, de plus en plus et en toutes choses — même en religion — porte le public catholique contemporain vers ce genre de réunions collectives très en vogue da"s le monde profane.
  3. 3. 442 Doctrine Certains « Congrès religieux » ont pu être, parfois, un abus un danger, ou une illusion... Mais — en soi —' si une autorité légitime et efficace les convoque et les préside, si des programmes bien établis les préparent, si des principes sûrs y régnent et des compétences vraies s'y affirment, si la discipline et l'organisation les encadrent, si la méthode et le travail les caractérisent : les Congrès, croyons- nous, peuvent être un moyen providentiel d'influence catholique religieuse dans tous les milieux de la société laïque d'aujourd'hui. "Sur un autre plan, tout clérical, les Conciles à tous les degrés et les Synodes canoniques en fournissent, depuis des siècles, la preuve péremptoire pour le passé, comme pour le présent et pour l'avenir... Le Sacré-Coeur de Jésus, d'ailleurs, est digne d'être l'objet et la fin de « Congrès propres » qui lui soient totalement consacrés. > Nos lecteurs se rappellent, peut-être, le premier « Congrès du Sacré-Coeur » de ce nom qui s'est tenu jadis, en Espagne, le 26 juin 1881. Ses magnifiques travaux ont été publiés, peu après, dans un excellent Recueil paru à Tarragone, par les soins du Révérendis- sime Chanoine et Vicaire Général de ce diocèse : Jean-Baptiste Grau y Vallespinos. Son titre seul est suggestif : « National Homenaje de las Ciencias, Letras y Arles Espanolas al Sacratisimo Corazôn âe Jésus. — Hommage National des Sciences, des Lettres et des Arts espagnols, au Sacré-Coeur de Jésus. » Le docte P. Nicolas Mlles S. J., excellent juge en cette matière, a qualifié ce Recueil d'« OEuvre magnifique et absolu- ment unique en son genre. Opère sane magnifico ac suo in génère plane singulari ». (1) Ce Congrès du Sacré-Coeur fut un « Congrès National Espa- gnol », mais un « Congrès privé ». D'autre part, tout le monde connaît les magnifiques « Con- grès Eucharistiques internationaux » qui pendant ces quarante dernières années ont déroulé, périodiquement, leurs solennelles assises et leurs pompeuses cérémonies... Dans presque tous|les pays de l'Europe : France, Belgique, Suisse, Italie, Alsace- Lorraine, Angleterre, Allemagne, Espagne, Autriche, Malte.- 265, (1) NnxES : De Ralionibus Festorum etc.. OEniponte,1885.1T. I., P-
  4. 4. Congrès du Sacré-Coeur '443 Et jusque sur trois continents de l'Univers : Europe (passim), Asie (Jérusalem), Amérique (Montréal). Ces XXV Congrès —commencés à Lille, en juin; 1881, suspendus à Lourdes, en juillet 1914, à la veille de la Grande Guerre Mondiale — vont avoir, bientôt, une suite magnifique dans le Congrès Eucharistique International de Rome, en mai prochain, qui sera le Congrès Pontifical Mondial « de la Paix »• Celui-ci formera le premier anneau d'une série nouvelle qui se présente chargée des plus brillantes espérances, tant pour l'Eu- charistie que pour le Sacré-Coeur. Et cela, au lendemain de la concession par le pieux Pontife défunt, Benoît XV, à sa « Bonne Ville » de Rome, de la nouvelle Fête, avec Office et Messe propres, du Coeur Eucharistique de Jésus. Or, veuillez bien le remarquer, tous ces Congrès Eucharis- tiques ont été, de quelque manière, et équivalemment — oequi- pollenter — de véritables « Congrès du Coeur Eucharistique ». La nature même des choses le proclame. Cela ressort, également, de maintes déclarations officielles qui l'ont confirmé « expressément ». Elles émanaient solennelle- ment, — en leurs "discours inauguraux ou de clôture— des cardinaux, princes de l'Église Romaine, qui en présidaient les assises mondiales en qualité de légats apostoliques, par délégation pontificale spéciale, au nom des Papes régnants : Léon XIII et Pie X, tous deux « Papes de l'Eucharistie » et « Papes du Sacré- Coeur ». La plupart de ces Congrès Eucharistiques ont même été — explicitement et réellement — des « Congrès Internationaux » du «Sacré-Coeur» tout court... Quoique partiellement... Tant par la qualité notoire de certaines « personnalités marquantes » présentes et des « OEuvres du Sacré-Coeur » participantes ; que par telle section ou Commission spéciale, par les rapports ou compte- rendus présentés, les motions proposées et discutées, les résolutions votées et promulguées, ayant trait directement au « Sacré-Coeur ». Autant qu'« OEuvre Eucharistique», ces Congrès ont fait, iargement « OEuvre de Sacré-Coeur ». * * * ' En outre : N'y a-t-il pas, en maints pays, — par exemple en France,. Italie, Espagne, Amérique latine, etc. — beaucoup d'« OEuvres » ou de « Congrégations » de Religieux, Prêtres, ou ^perdotales Missionnaires,, les unes et les autres du Vocable du Sacré-Coeur
  5. 5. 444 Doctrine et vouées à son Culte et à son Apostolat, sous toutes les formes et par tout l'Univers ? Toutes ces OEuvres et ces Congrégations tiennent fréquem- ment des réunions spéciales — régulières ou éventuelles — qui sont, en un sens, des Congrès du Sacré-Coeur. Congrès particuliers et spéciaux, ecclésiastiques ou congréganistes... Mais «Congrès du Sacré-Coeur» tout de. même. Ils sont innombrables... Citons (au hasard de la plume) ceux : — de l'Union apostolique des Prêtres Séculiers du Sacré- Coeur,- de Paris ; — des Prêtres Apôtres du Sacré-Coeur, de Montmartre; —• des Prêtres Consolateurs du Coeur de Jésus, de Turin ; — des Prêtres-Victimes du Sacré-Coeur, du R. P. Dehon ; ou ceux : — de la Persévérance sacerdotale par le Sacré-Coeur, à Vienne (Autriche) ; — de la Ligue de Sainteté Sacerdotale en l'honneur du Sacré- Coeur, de Belgique ; — et de la Réparation sacerdotale au Sacré-Coeur, des Pères Lazaristes. Ou encore, ceux : — des Pères des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie et de l'Adoration perpétuelle, de Picpus ; — des Prêtres du Sacré-Coeur, de Betharram ; — des Prêtres du Sacré-Coeur, de St-Quentin ; — des Missionnaires du Sacré-Coeur, d'Issoudun ; — des Missionnaires des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie, de Naples ; — des Fils du Sacré-Coeur des Missions Africaines, de Vérone ; — des Frères du Sacré-Coeur, de Paradis. Et tant d'autres encore... Sans parler des innombrables Congrégations religieuses de femmes... De là aux « Congrès spéciaux pour fidèles », il n'y a qu'un pas. Il a été franchi, naguère, avec éclat, par l'OEuvre si prospère de l'Apostolat de la Prière, Ligue du Coeur de Jésus, de Toulouse. Il convient de signaler à l'admiration de tous, comme un modèle du genre en fait d'organisation, de publicité, d'activité et de fécondité, ses récents Congrès : Diocésains, Nationaux, et International à Rome.
  6. 6. Congrès du Sacré-Coeur 445 Le siège central est en France. Mais les ramifications infinies, étroitement coordonnées, placées en bonnes mains expertes, couvrent le monde entier. Ces « Congrès spéciaux du Sacré-Coeur pour fidèles » peuvent être imités par toutes les oeuvres similaires. Si parvâ licet com- ponere magnis... Quelle force d'action rayonnante, pour elles, à la gloire du Sacré-Coeur, au profit des âmes et de la Sainte Église : Ad Majorem Dei Gloriam !.. * ** En dehors de ce genre de « Congrès spéciaux », ou mieux î parallèlement à eux, il y a place pour d'autres « Congrès officiels » plus « généraux ». C'est-à-dire : qui soient dus à l'initiative cano- nique de l'autorité épiscopale compétente et destinés à tout le clergé, séculier ou régulier (ou à tous les fidèles, des deux sexes,) indépendamment de toute inscription personnelle dans une OEuvre spéciale ou une Congrégation religieuse particulière. Nous en avons un bel exemple — le premier, croyons-nous— dans le « Congrès sacerdotal du Sacré-Coeur » de notre chère voisine la Suisse catholique, que nous mentionnions au seuil de cet article. Le fait — très heureux — a eu lieu les 26 et 27 juillet de î'année dernière, au diocèse de Lausanne et Genève, dans la ville si catholique de Fribourg. Il est dû à l'initiative de Mgr Besson, éminent et zélé pasteur de ce diocèse, à l'occasion des solennités du IVe Centenaire de la naissance du Bienheureux Pierre Canisius, qu'il suivit immédiatement. Tout l'épiscopat helvétique y participa. Trois cents ecclé- siastiques de Suisse, de France, d'Italie, d'Autriche et d'Alle- magne furent présents. Le labeur spirituel, intellectuel et pasto- ral y fut mené de pair. La consécration nationale de la Suisse au Sacré-Coeur déjà faite (dès 1871) y fut renouvelée solennellement. On lira plus loin dans la chronique de Regnabit de ce mois de plus amples détails. Nous voulons seulement reproduire ici, en bonne place, avec le relief qu'ils comportent, la supplique de Mgr Besscn présentée à cette occasion au Saint-Siège et le rescrit Pontifical favorable octroyé, par Benoît XV. En accordant à tous.les prêtres Congressistes le privilège * de célébrer la messe propre de la fête du Sacré-Coeur de Jésus » (sic) .— faveur insolite, pro gratia — Benoît XV voulut souligner dans le texte la raison profonde qui lui tenait à coeur : « Ad magis jovendumet augendum culium et sacerdotum ac christifidelium pie- wtis affectum erga sacratissimum Cor Jesu — Augmenter et de Jésus ; ^chauffer davantage : 1° le culte envers le Sacré-Coeur *° les sentiments de piété des prêtres et des fidèles envers Lui. »
  7. 7. 446 Doctrine Voici cette pièce d'après 'la Semaine Catholique de la Suisse française, organe du diocèse de Lausanne et Genève (1), n° du 7 juillet 1921, Partie Officielle (p. 417 et 418). Nous la faisons suivre de la traduction française de Regnabit. (SACRA CONGREGATIO RITUUM.) L. 8/921. LAUSANNEN ET GENEVEN. « Ordinarius Lausannen et Geneven, ad pedes S. V. provo- lutus reverenter sequentia exponit : « Diebus 26 et 27 Julii proximi, Friburgi Helvetiorum locum habebit Congressus Sacerdotum in honorem Sacratissimi Cordis Jesu, ad quem Congressum convenient Sacerdotes ex omnibus partibus Helvetiae et étiam statibus exteris. Occasione hujus Congressus, omnes Episcopi Helvetiae patriam iterum Sacra- tissimo Cordi devovebunt. Ad plénum successum hujus Congres- sus vero multum conferret, si omnes sacerdotes Missam uti in festo Sacratissimi Cordis Jesu légère et celebrare possent. Quare idem Orator, Sanctitatem Vestram enixe precatur, ut omnibus sacerdotibus, qui hujus Congressus gratia Friburgum venient, permittere dignetur, die 27 Julii Missam propriam Festi de Sacra- tissimo Corde Jesu cum Gloria , Credo et unica oratione cele- brandi. « Sanctissimus Dominus noster BENEDICTUS Papa XV, his precibus ab infrascripto Cardinali Sacrae Rituum Congregationis Praefecto relatis bénigne annuere pro gratia dignatus est, ad magis fovendum et augendum cultum et sacerdotum ac christifidelium pietatis affectum erga sacratissimum Cor Jesu ; servatis de cetera Rubricis. Contrariis non obstantibus quibuscumque. Die 22 Junii 1921.» A. Card. Vico, Ep. Portuen, Praef. Traduction française : (SACRÉE CONGRÉGATION DES RITES.) LAUSANNE ET GENÈVE « L'Évêque de Lausanne et Genève prosterné aux pieds de Votre Sainteté expose respectueusement ce qui suit : « Les 26 et 27 juillet prochain, à Fribourg en Suisse, aura lieu un Congrès Sacerdotal en l'honneur du Sacré-Coeur de Jésus, la Congrès où se réuniront des prêtres de toutes les parties de Suisse et aussi des pays étrangers. A l'occasion de ce Congrès, (1) Stmaine Catholique, 8, avenue de Pérolles, Fribourg(Suisse). 3
  8. 8. .Congrès du Sacré-Coeur 447 tous les évêques de la Suisse consacreront de nouveau la patrie au Sacré-Coeur. Or, pour le plein succès de ce Congrès, il serait' très avantageux si tous les prêtres pouvaient lire et célébrer la Messe comme à la Fête du Sacré-Coeur de Jésus. C'est pourquoi le sus-dit suppliant prie instamment Votre Sainteté de daigner permettre à tous les prêtres qui viendront à Fribourg en vue de ce Congrès de célébrer le 27 juillet, la Messe propre de la Fête du Sacré-Coeur de Jésus, avec Gloria, Credo et une seule oraison. « Sa Sainteté Notre Seigneur Benoît XV Pape, sur la relation de ces prières, faite par le Cardinal soussigné, Préfet de la Sacrée Congrégation des Rites, a daigné y acquiescer avec bienveillance par faveur, afin de réchauffer et d'augmenter davantage le culte, et les sentiments de piété des prêtres et des fidèles, envers le Sacré- Coeur de Jésus. Les rubriques d'ailleurs observées. Nonobstant toutes choses contraires. Le 22 juin 1921. » (Signé) : A. Cardinal Vico, Évêque de Porto, Préfet. Nous n'ajouterons qu'un mot. REGNABIT formule le voeu de voir se multiplier partout — «a/fn de réchauffer et d'augmenter davantage le culte envers le Sacré-Coeur de Jésus, ainsi que les sentiments de piété du clergé et des fidèles à son égard » — les « Congrès du Sacré-Coeur » : I. Congrès privés, ou IL Congrès officiels. 1) Congrès partiels ou mixtes : du Sacré-Coeur et de l'Eucharistie ; ou 2) Congrès propres du Sacré-Coeur ; A) tant spéciaux : pour Membres des Congréga- tions du Sacré-Coeur, ou des OEuvres du Sacré-Coeur ; que B) généraux : pour le Clergé ou pour les Fidèles, comme tels. Soit a) diocésains, b) interdiocésains, c) provinciaux, ou d) nationaux. Pour le Règne Mondial du Sacré-Coeur. Aux prières de nos lecteurs de hâter cet heureux avènement. Paris, janvier 1922. EM. HOFFET. Motifd'un moule de cirier poitevin du XVIIe siècle. Moulesde ciriers poitevins, XVlie XVUIe siècle, par Emile Clnot.
  9. 9. 448 Doctrine du Coeur de Jésus Uleonographie dans les armées contre-révolutionnaires de la Vendée Ire Partie LES INSIGNES DE RALLIEMENT DITS « SCAPULAIRES », A L'IMAGE DU SACRÉ-COEUR. Les débuis de l'insurrection en Poitou et en Anjou. — Les premiers insignes Depuis trois ans déjà le ferment révolutionnaire avait jeté le trouble en France, et, sous couleur d'y instaurer la liberté faisait peser sur le pays une tyranie odieuse que chaque jour en passant rendait plus écrasante. La Terreur approchait. Les pays d'Ouest, Poitou, Bretagne, Anjou, ne méconnais- saient pas que des réformes sociales étaient utiles, mais on y voulait les voir s'accomplir dans la paix, dans le respect de l'ordre et de l'autorité nécessaires, dans la liberté pleine des consciences et des personnes. Dans ces contrées plus qu'ailleurs, le clergé exerçait avec dignité une influence hautement appréciée de tous ; à de rares exceptions près, les nobles y vivaient moins loin du peuple qu'ailleurs, sans morgue sotte et maladroite, et beaucoup d'entre eux ne se regardaient que comme les premiers parmi les paysans dont ils étaient le plus souvent les bienfaiteurs et les amis , respectés. Aussi les premières mesures vexatoires qui firent partir pour l'étranger les premiers émigrés menacés, qui tracassèrent d'abord, puis bientôt persécutèrent les prêtres, dans les fonctions les plus essentielles de leur pastorat, suscitèrent-elles de violents murmures, premiers grondements d'un tonnerre qui devait bientôt éclater en terrible tempête. Elle s'étendit surtout sur les territoires actuels des quatre évêchés de Poitiers, d'Angers, de Luçon et de Nantes qu'elle devait ravager et dépeupler effroyablement ; ce fut ce qu'on appela la Vendée militaire, beaucoup plus vaste que le départe- ment de la Vendée. Dès le début de 1792, des groupes de mécontents s'étaient rassemblés en divers points des Deux-Sèvres et de la Vendée, et hautement y avaient affirmé leur désapprobation à l'endroit des mesures persécutrices officiellement promulguées et pr°' . gressivefnent appliquées.
  10. 10. Les « Scapulaires » Vendéens du Sacré-Coeur. 449 Dans le Bressuirais notamment, le décret du 27 mai 1792, condamnant à la déportation les prêtres qui s'étaient refusés à prêter le serment schismatique, causa les premiers troubles bruyants. Enfin, le 27 juillet suivant, jour où se tenait à Bressuire la foire de la Saint-Jacques, les « patriotes » de la ville ayant voulu faire porter de force aux paysans voisins la cocarde tricolore il en résulta, ce jour-là et les jours suivants, des bagarres où le sang coula et que ne put apaiser le maire de Bressuire, Joseph Delouche, qui dut abandonner la ville et se réfugier au bourg de Moncoutant. Le 19 août suivant, les jeunes gens des douze communes voisines, venus en cette dernière localité pour les opérations du recrutement se groupèrent autour de Delouche et appelèrent avec eux tous les hommes aux armes contre un gouvernement de tyrans qu'ils refusaient de servir, demandant le rétablisse- ment du Roi dans sa pleine autorité comme le seul moyen du retour à l'ordre social et à la liberté religieuse. Les insurgés se dirigèrent aussitôt vers le château de Pugny rédisence du Marquis de Mauroy, ancien colonel du régiment de Médoc, pour faire de ce dernier leur chef, et se fortifier chez lui. Ils ne l'y trouvèrent point, mais obtinrent de son régisseur le drapeau de son ancien régiment : une soie blanche semée de fleurs de lys d'or avec, au centre, les armes royales. L'acclamation ; VIVE LE ROI qui s'y lit en grandes capitales aurait été ajoutée, croit-on, au cours de la guerre. Ce fut le premier étendard de ces luttes de géants connues sous le nom de « Guerres de Vendée ». De Pugny, la troupe se rendit au logis de Brachain, chez Gabriel Baudry d'Asson, ancien officier lui aussi, qui accepta le commandement des 2000 hommes déjà présents et revint avec eux à Moncoutant. Là, un nommé Micheneau fut chargé d'orga- niser l'armement, et Bazin eut la charge de faire confectionner et distribuer, comme signe de ralliement, des cocardes blanches aux insurgés. Les premières furent découpées dans la couverture d'un lit; Il n'est donc pas exact d'écrire, comme, plusieurs auteurs l'ont fait, que « dès le premier jour de l'insurrection, le Sacré- Coeur fut adopté, comme signe de ralliement, par tous les Ven- déens ». Ce fut la- cocarde royale, sous les plis du drapeau royal Qui fut le premier insigne officiel. Voilà la vérité. Cinq jours plus tard,.alors que la troupe, forte de 6000 nommes se préparait à attaquer Bressuire, M. de Hanne, de Moncoutant, la vint rejoindre apportant des provisions de bouche et des eocardes blanches et l'on marcha sur Bressuire avec quelques usils de chasse, des bâtons ferrés, de-mauvaises piques, de longues
  11. 11. 450 Doctrine fourches et autres armes de fortune ; mais là venaient d'arriver deux compagnies d'infanterie de marine, appelées en hâte de Rochefort dès les premières heures du soulèvement, les gardes- nationales de Niort, de La Mothe-Saint-Héraye,de Saint Maixent et de Parthenay qui, bien armées de fusils de guerre et soutenues par du canon, font feu sur les paysans et les dispersent. Le « Journal des Deux-Sèvres », d'Averti, écrivit alors que 118 insurgés restèrent sur le terrain et il ajoute qu'ils « étaient «ouverts de croix et de chapelets ». Ils portaient donc en même temps, que la cocarde royale des emblèmes religieux à leur choix, et bien qu'Averti n'en parle pas, il est infiniment probable que des images du Coeur de Jésus s'y trouvaient, — nous verrons plus loin ce qui le fait penser — • mais en nombre assez restreint pour qu'elles ne se soient pas imposées à l'attention. (1) * * * . Une. sorte d'accalmie suivit ce premier soulèvement, mais •de temps à autre, sur divers points, des actes de violence isolés montraient quel feu couvait sous la cendre. On atteignit ainsi péniblement les mois d'hiver. Le 21 janvier de l'année suivante, 1793, Louis XVI achevait sur Péchafaud ce que le Pape Pie VI a si justement appelé «son martyre»; et devant ce parricide insensé que commettait la France révoltée, tout l'Ouest fut dans la stupeur, et plus que jamais prit en haine cette anarchie, qui, après avoir assassiné juridiquement le Roi, rendait impos- sible le culte dû à Dieu. Deux mois seulement après la mort du Roi, 13 mars, un paysan d'un tout petit village d'Anjou, Jacques Cathelineau, du Pin-en-Mauges, rassemble dans sa chaumière les vingt-sept « jeunes gars » de sa paroisse que la loi militaire réclame et leur fait jurer de mourir plutôt que de servir la République persé- cutrice. Ils l'acclament, puis, comme lui, se passent un chapelet au cou et piquent au revers de leur veste un « Sacré-Coeur *• Sortant aussitôt, ils se portent vers les bourgs de Jallais et de Chemillé, dont les hommes valides se joignent à eux, et les voilà cinq cent ! et tous se décorent .comme les premiers, «de chapelets et de Sacrés-Coeurs ». Nous verrons comment ces derniers insignes se trouvèrent si facilement sous leur main, tout faits. Le lendemain ils sont douze cents «portant tous, dit iW document des Archives d'Angers, des cocardes blanches, et déco- rés d'une petite médaille carrée en étoffe sur lesquelles (sic) sont (1) Cf. C. Puiehaud. L'Histoire d'un drapeau vendéen.L'insurrectiond'aou ** 1792. In Revue du Bas-Poitou, ann. 1899 — et H. Baguenier Desormeaux., Premier Drapeau de la VendéeCatholiqueet Royaliste. In Revuedu Bas-Po"0"' .. ann. 1921.2» Livr.
  12. 12. Les « Scapulaires » Vendéens du Sacré-Coeur. . .451 brodées différentes figures de petits coeurs percés de piques et autres signes de cette espèce». (1) A partir de ce jour-là, et pour tout le cours de la « Grand' Guerre », ainsi que pendant la prise d'armes de 1815, et la chouan- nerie de 1830, la cocarde blanche et le « Sacré-Coeur » furent les signes distinctifs et inséparables du combattant vendéen. Les chefs y joignaient d'ordinaire la ceinture ou l'écharpe blanches. Peu après, tout le pays, d'Angers à l'Océan, de Parthenay à Nantes et de Bressuire à Luçon, était sous les armes, et Jacques Cathelineau acclamé généralissime des « Armées Catholiques et Royales» par les grands seigneurs et les paysans, vit partout accepter sans conteste la pieuse image qui avait pris en sa chau- mière le caractère d'insigne officiel du soulèvement, à un titre au moins égal à celui de la cocarde royale. Coïncidence singulière, dans les mêmes jours, 15 mars 1793, à plus de vingt lieues du Pin-en-Mauges, en Poitou, le chevalier de Saint-Laurent de la Cassaigne envoyait à Melle de la Roche- jaquelein une douzaine de Sacrés-Coeurs peints par lui. La lettre . qui accompagnait cet envoi contenait, ces paroles : Je vous envoie une petite provision de Sacrés-Coeurs que j'ai dessinés à votre intention. Vous savez que les personnes qui ont foi en cette dévotion réussissent dans toutes leurs entreprises. ...C'est une dévotion très solide et qu'on pratique avan- tageusement depuis bien des siècles. (2) (1) E'. Boisseleau,Le Sacré-Coeur es Vendéens p. 4, in-12 de 11 p. Luçon d ; Bideaux. .d. s (2) Au sujet de cette lettre, Regnabit a reçu de M. le chanoine Uzureau, une tort intéressantenote — dont vous me permettrez bien, Monsieurle Chanoine, devousremercierici. «Le lendemainde la prise de Cholet par l'armée catholique, 14 mars, M. le tnevalier e Saint-Laurentde la Cassaigneécrivaità sa cousine,Mellede la Roche- d jaquelein « Je vous envoieune petite collectionde Sacrés-Coeurs e Jésus, dont ! d je m'étaismuni en votre intention et que j'avais gardés dans l'espérancede vous *n faire moi-mêmehommage. C'est une dévotion très solide et qu'on pratique avantageusement depuis bien des siècles.Elle n'a jamais été plus nécessaireque flans malheureusescirconstancesoù nous nous trouvons ; et je ne saurais trop les « recommander, pour tous les grands biens qu'en ont retirés ceux et cellesqui s'y sontvouésavec cette confiancequ'on doit avoir dans les bontés et les miséricordes ou meilleurde tous les pères. » *Cette lettre, — comme l'indique la copie envoyée aux administrateurs A n= des patriotes — fut «prise, le samedi 16, sur un domestiquedu sieur Lescure, Par*™me-et-Loire, » qui l'ont arrêté sur la route de Châtillon-sur-Sèvre. de1 D n re*rouve mention de cet incident dans les Mémoiresde la marquise che»Ro.cneiatlueleirt M. de la Rochejaqueleinenvoya son domestique,à cheval, ;• futnSÀt!nte' °lu' n'^a't on trouva surou cinq lieuesdesM. de la Ce domestique 1u'a quatre Herbiers. déla D à Bressuireet 11 lui une lettre de Cassaigneà M'"»*- dont était parent et ami, et une douzainede Sacrés-Coeurs Bei'a.Kocnejaquelein, Dhrats:urrdupapier. La lettre était fort courte et ne contenait^ peu près que cette /MbA «evmsem°le, Mademoiselle, petiteprovisionde Sacrés-Coeurs une quej'ai intention-Je vous prie de remarquerque toutestes personnesqui s'ap- puieni"r cette Ces motsn àévot'on>éussissent anstoutesleursentreprises. parolesy étaient r d àleur hï-mots* Précisément les révoltés avaient tous attaché un Sacré-Coeur 103-104} ' nous 1'iSnorionsentièrement». {Mémoires, dition originale,pages é F. UZUREAU, Directeur de VAnjouHistorique.
  13. 13. 452 Doctrine Les insignes vendéens dits e Scapulaîres du Sacré-Coeur » Aucune espèce d'uniformité ne fut imposée à ces pièces d'étoffe improprement dénommées « scapulaires », auxquelles on ne demandait que de porter l'image du Coeur de Jésus. Le plus grand nombre fut en étoffe blanche ou noire avec, au milieu, un coeur dont le caractère divin est précisé par la blessure latérale, par la Croix de son sommet, et souvent pat ces deux particularités à la fois. Le « Sacré-Coeur » du père Guignard, de Voultegon (Deux- Sèvres), un des fidèles du marquis de Lescure, puis des La Roche- jaquelein, est en drap vert sombre avec un grand Coeur fait d'une sorte de peluche jaune ; la blessure y est figu- rée par trois « points» longs et parallèles en laine rouge, Le jaune, couleur de l'or, donnée chez les paysans de l'Ouest à un objet est une sorte de glorification de cet objet, l'or étant le roi des métaux et sa teinte, à leurs yeux, la plus prisée des couleurs. Un bout de galon blanc permettait de le suspendre à la veste par une épingle ou par un point d'aiguille. Je figure ici cet insigne en sa grandeur réelle. Le Sacré-Coeur e Ouignardde Voultegon, d — Les Archives de la Pré- (Deux-Sèvres)inédit. fecture de Laval conservent plusieurs « scapulaires » du Sacre-Coeur, pris sur les prisonniers et sur les morts, vendéens, lors de l'expédition d'outre-Loire ; tous, sauf un dont il sera question ci-après, sont simples comme celui de Guignard : un coeur rouge sur une étoffe noire ou blanche, et rien de plus- _ •—Je dois à l'amabilité de M. le docteur G. Fiévé, de Jallais- (Maine-et-Loire), lé dessin inédit, en dimensions réelles, d'un « Sacré-Coeur » conservé dans son voisinage et qui se cornp°se d'un carré d'étoffe blanche avec un coeur rouge surmonté d'une croix brune. Autour du coeur, l'inscription DIEU ET LE K»
  14. 14. » Vendéens du Sacré-Coeur. 453 Les « Scapulaires affirme le caractère religieux et monarchiste de l'héroïque révolte vendéenne. _Le même cri d'âme se lit aussi sur un « Sacré-Coeur » de|la Sacré-Coeur conservé » à Jallais (Maine et Loire) inédit. « collection F. Parenteau, aujourd'hui au Musée Archéologique de Nantes. Dans une étude publiée sous le titre : Médailles Vendéennes (!) Parenteau lui a consacré cette mention : « Tout le monde connaît ces carrés d'étoffe blanche ou verte, drapou soie, portant, peints ou brodés un ou deux coeurs enflammés que les Vendéens att.a-. chèrent sur leur poitrine ». Et il ajoute que celui qu'il donne en image est a un morceau de satin broché ayant, dessiné en rouge un coeur saignant et embrasé, et la légende DIEU ET LE Roi, écrite à l'encre noire. Il provient de Château-Thébaud », Sacré-Coeur e Chateau-Thébaud près Vertou (Loire- Inférieure). d (Loireinférieure). — Le « Sacré-Coeur » de M.L' Huil- CollectionParenteau. lier de la Chapelle, officier ange- 186B°T-— Tiré à MédaillesVendéennes;in. Revue des Provincesde l'Ouest. " w Parenteau, port p. 8.
  15. 15. 454 Doctrine vin qui se signala surtout au soulèvement de'1815 et prit une part glorieuse à la bataille de Rocheservière se compose d'un rectangle de velours blanc sur lequel fut cousu un coeur enflamme et surmonte d une croix, découpé avec son cadre, et d'une seule pièce, dans une sorte de flanelle ou molleton rouge. Sur la gauche du coeur la blessure de la lance a été posée en noir. De chaque côté de la croix qui porte le coeur, deux longues fleurs de lys en broderie de laine jaune complètent l'ensemble qui interprête encore la devise vendéenne : Dieu et le Roi. Cet insigne pieusement conservé par Melle Marie L'Huillier, à Geste (Maine- et-Loire) voisinait chez elle, avec de vieux bijoux 'ven- Le Sacré-Coeur e M. Lhuillièrde la d Chapelle.Grandeurréelle déens, la cocarde blanche du vieux chef, son grand père, et son cachet àçses^armes d'azur aux deux lions d'or affrontés et tenant ensemble une épée en pal. — Les archives départementales de la Mayenne possèdent un autre «Sacré-Coeur» bien curieux dont je dois la connaissance à M. H. Baguenier Desormeaùx, l'érudit historien vendéen, et que je reproduis ici en grandeur réelle, d'après une aquarelle que je tiens de la grande bonté de M, Laurain, le savant archiviste de la Préfecture dé Laval. C'est celui du célèbre chouan Bergère, dit Jambe-d'Argent, fait prisonnier le 5 frimaire, an VI. L'étoffe, m'écrit M. Laurain est une sorte de satin noir, doublé de soie blanche, sur lequel a été cousu un coeur de lainage rouge entouré d'une ganse jaunâtre qui devait avoir jadis une coloration dorée. Le fond est orné de filets en demi-cercles dans toute la hauteur de l'objet, en forme d'imbrication et d'un semis de paillettes ». J'ajoute que le coeur est entouré d'une couronne d'épines en points de fil que surmonte une croix et une hostie (?) rayon- nante. •— Le « Sacré-Coeur » porté par le général vendéen Stofflet sort, lui aussi, du genre ordinaire, et appelle quelques observations iconographiques.
  16. 16. Vendéens du Sacré-Coeur. 455 Les« Scapulaires» Voici ce qu'en écrit Parenteau, dans l'Inventaire de sa collection s « Sacré-Coeur en étoffe blanche posée sur drap noir avec broderies en soies de couleur. Dans le champ le Christ en croix avec deux Sacrés-Coeurs enflammés, brodés en soie rouge. Légende LeSacré-Coeur u Chouan « Jambe d'Argent » aux Archives départementale d de la Mayenne, inédit. Grandeurnaturelle. LE ZÈLE DU SEIGNEUR vous DÉVORE. Au-dessus, ruban en .soie "lanche pour suspension. Grandeur naturelle. «Ce coeur brodé' est celui que portait Stofflet le jour où il fut «fêtéi par les républicains. Il m'a été donné par M. A. Dupuy-Vaillant, ubstitut du procureur général près la Cour d'appel de Poitiers, qui _avait reçu de M. Alain-Targé, alors procureur général de la dite Cour aPpel. Ce dernier l'avait recueilli à Angers en 1847. — Signé : B. Fillorr
  17. 17. 456 Doctrine « Cette note a été rédigée pat B. Fillon en nie donnant le Sacré- Coeur ci-dessus décrit. » Tout cela nous donne de graves probabilités, sinon des ga- ranties certaines de l'authentici- té, mais l'objet décrit demande une autre explication : En réa- lité ni l'un ni l'autre des coeurs qu'on y voit ne peut être une image du coeur du Sauveur, En l'adoptant, Stofflet y vit certainement lesCoeurs de Jésus et de Marie, qui furent en effet brodés, tous deux ensem- ble, sur quelques rares insignes. Stofflet se trompa. Ces coeurs embrasés figu- rent simplement ceux des fidèles dévorés de zèle pour le Christ Jésus brodé au-dessus d'eux, sur la Croix, et dont le flanc saigne abondamment ; ils ne sont que la traduction imagée de là devise qui les Raccom- pagne : Le zèle du Seigneur » Le Pseudo t Sacré-Coeur porté par le vous dévore et c'est pourquoi général vendéenStofflet. Grandeurréelle. les flammes les consument. Je crois cette image plus ancienne que le soulèvement Vendéen, et je lui supposerais volontiers une origine carme; soit qu'elle ait été faite dans un carmel de la région, soit qu'elle provint du monastère, des Carmes de la Flocellière, tout voisin du pays que commandait Stofflet. La devise qu'elle porte semble l'abrégé de celle du même grand Ordre des Carmes : Zelo zelatus sum pro Domino Deo exercitum, J'ai été dévoré de zèle pour le Seigneur Dieu des Armées. Stofflet ne l'aurait pas reniée dans sa forme intégrale. — L'illustre Maison de Charette conserve précieusement le « Sacré-Coeur » du grand Chevalier vendéen. C'est un rectangle de drap noir dentelé qui porte un autre rectangle plus petit, en étoffe blanche, au milieu duquel triomphe un simple coeur rouge surmonté de la croix. j'ai tenu.à reproduire avec elle le cadre qui sert d'écrin a l'héroïque relique parce qu'il est comme l'hymne écrit au Sacre- Coeur, avec tout son sang, par la Vendée ^catholique et royaliste, depuis 1792 jusqu'en ces derniers temps.: Au sommet du cadré, le blason des Charrette : « d'agent au lion de sable accompagné de trois cannettes aussi de sable»;
  18. 18. Les « Scapulaires » Vendéens du Sacré-Coeur. 457 le tout timbré de la couronne de marquis et encadré de drapeaux royaux.. Sur le haut et sur le bas du cadre, le chiffre du grand chef de 1793, Athanase de Charette, des A et des C réunis avec, en leur centre, le Sacré-Coeur. En haut des deux montants, l'image de l'étendard des Zouaves-Pontificaux à la bataillé de Le Sacré-Coeur u général vendéenAthanase Charette de la Contrie. d
  19. 19. 458 Doctrin Patay, en 1870, avec l'inscription suppliante : COEUR JÉSÙDE SAUVEZ FRANCE! ; et, au-dessous, les deux Épées glorieuse LA celle d'Athanase qui fit oeuvre d'épopée merveilleuse contre 1 Révolution, et l'autre, celle du dernier général de Charette 1 héros magnifique de Mentana, de Castelfidardo et de Pata Autour des Épées, l'altière devise des Charette : JE NE CÈD JAMAIS! Plus bas, le double coeur Vendéen, dont il sera parlé dans u prochain fascicule de Regnabit. Aux quatre angles du cadre e sur ses montants, la Fleur de France qui fut, sur les poitrines de Vendéens d'autrefois, la royale et fidèle compagne du Coeur d Jésus. Et, tout au-dessous, dans un cartouche serti de branches d chêne, l'inscription : « SACRÉ-COEUR FAC-SIMILÉ LA PORT ET DE CONTRELAQUELLE ÉTÉ FUSILLÉLE GÉNÉRALATHANASE A D CHARETTE LA CONTRIE, 15 MARS1796. DE LE Son sang ne fut qu'une goutte dans l'effroyable holocaust de tout ce peuple de Vendée qui s'offrit spontanément à la mor pour l'oeuvre libératrice et vengeresse, mais de ce sang répand germa tout d'abord la tolérance religieuse et, tôt après, la liberté Les Martyrs Ils furent nombreux, dans l'Ouest, ceux qui ne durent 1 mort glorieuse des martyrs qu'au simple port ou à la confectio des insignes à l'image du Coeur de Jésus. Ce fut, par exemple, Melle d'Aux condamnée à mort e Bas-Poitou, par le Comité révolutionnaire, « pour avoir brod des Sacrés-Coeurs ». Ce furent M., Mme et MelleBde La Billiais, arrêtés en leu château de S'-Étienne-de-Montluc (Loire-Inférieure). Le princi pal chef d'accusation qui les fit condamner à l'échafaud fu qu'on avait vu les dames de La Billiais broder et distribuer de Coeurs de Jésus ». Elles l'avouèrent. Même condamnation atteignit en Bretagne Melle Victoir de Saint-Luc, puis Jean Benard, ancien chapelain de Thôpita général de Rennes, qui avait « distribué aussi « l'insigne de fc rébellion ». Le procès-verbal d'arrestation du comte Geslin de Ville neuve, arrêté à Tillers (Maine-et-Loire) le 2 nivôse, an IV>e1 qui fut condamné à mort, nous apprend qu'il était ancien érnigr et qu'il «fut trouvé porteur de plusieurs signes de royalisme 1 entre autres un emblème au crayon représentant une croix porte
  20. 20. Les « Scapulaires» Vendéens du Sacré-Coeur. 459 sur un coeur appuyé par deux épées en sautoir ; deux hommes armés, l'un d'une lance, l'autre d'une massue y soutenaient au- dessus du coeur une couronne royale surmontée du cri : Vive le Roi». Le « Sacré-Coeur » qui fit condamner à mort Catherine Joussemet, fait partie de la collection Parenteau. 11paraît avoir. été gravé sur bois, imprimé sur papier et peint à la main, dans un cercle vert, avec un cadre rouge, qui contient l'invocation : COEUR SACRÉAYEZPITIÉ DE NOUS. Je n'en représente ici, que la partie centrale, grandeur réelle, d'après Parenteau. En le donnant à ce dernier, B. Fillon l'accompagna de la men- tion suivante : « Coeur vendéen saisi, après la bataille de Savenay, sur Catherine Joussemet, ancienne religieuse de l'or- dre de Notre-Dame, ma grand' tante maternelle, qui avait suivi l'armée catholique au-delà de la Loire. « On trouva sur elle deux cents et - quelques autres coeurs également dessi- nés par elle. Traduite pour ce fait Partiecentraledu Sacré-Coeur devant la Commission militaire de de Catherineoussemet ela Longeais. Nantes elle fut condamnée à mort et J d fusillée. « Catherine Joussemet de la Longeais était née à la Roche-sur-Yon; elle avait cinquante sept ans accomplis au moment de sa mort ». Et c'est toute une pléiade de victimes saintes, sacrifiées à l'Image du Coeur de Jésus, que l'historien vendéen pourrait citer encore en disant avec l'Office des Martyrs : « Isti sunt Sancti qui pro testamento Dei sua corpora tradiderunt... » Voici les Saints qui ont livré leurs corps pour le testament de Dieu, et qui sont entrés dans sa gloire, vêtus de leurs robes teintes dans le sang du Coeur de son Christ ! Be l'origine de l'insigne dit « Scapulaire du Sacré-Coeur » Incontestablement, et quoi qu'on en ait écrit, l'invention de «es carrés d'étoffe portant le Coeur de Jésus, destinés à être portés ostensiblement sur le vêtement, n'est point due à la grande piété de Jacques Cathelineau. Le « Saint d'Anjou » n'était que "héritier d'un culte ardent dont le Sacré-Coeur jouissait-depuis
  21. 21. 460 Doctrine longtemps dans la région de l'Ouest et dont le plus infatigable semeur avait été le bienheureux Louis Grignion de Montfort. Au jour de la béatification de cet ardent apôtre, l'illustre êvêque d'Angers, Mgr Freppel, le proclamait solennellement, devant 20.000 Vendéens, à St-Laurent-sur-Sèvre où reposent les restes de l'extraordinaire remueur d'âmes : C'est par Montfort et par ses fils spirituels, les Missionnaires de Saint-Laurent, que le flot fécond de sève chrétienne coula sur les campagnes de l'Ouest, durant tout le XVIIIe siècle. Ce siècle, s'il fut ailleurs un temps de décadence morale, fut au contraire dans l'Ouest, sauf dans les grandes villes, une époque de vivification chrétienne pendant laquelle le peuple de cette région, dit Mgr Freppel, « fut comme pétri de deux sentiments également propres à engendrer l'héroïsme : la foi reli- gieuse et la fidélité au pouvoir légitime. Aussi, lorsqu'en en jour de haine et' d'aveuglement l'on en vint à s'attaquer aux oints su Seigneur, à tout ce qui représentait le Christ dans l'État et dans l'Église ce peuple tressaillit dans ses bocages et au fond de ses ravins. Il se leva pour défendre tout ce qu'il aimait, tout ce qu'il respectait; et le monde fut témoin d'une lutte telle qu'il ne s'en était pas vu depuis l'ère des Machabées ». Et voilà le mot du mystère que Barère appelait, à la séance, de la Convention du 1er octobre 1793, « l'inexplicable Vendée». Depuis un siècle alors, au moins, les « scapulaires » du Sacré- Coeur y étaient en usage. A Beaufou, diocèse de Luçon, « dès 1705, on vénérait dans l'église un carré en étoffe blanche avec dentelure dans le pourtour ; au centre se voyait un petit coeur d'étoffe jouge surmonté d'une croix. Ce coeur était entouré d'un semblant de couronne d'épines et quelques gouttes de sang en découlaient. « A cette époque, tous les paroissiens de Beaufou portaient sur la poitrine, à l'endroit du coeur un coeur semblable à celui de leur église. Plus tard, beaucoup d'hommes remplacèrent le coeur d'étoffe par un coeur de plomb ; et souvent on a retrouvé ce coeur de plomb avec les ossements des morts ». (1) -'.. Peu après, en 1726, les Missionnaires de Saint-Laurent, prêchant une mission à Brézé, dans l'ancien pays Loudunois, aujourd'hui du diocèse d'Angers, distribuaient de « petits Sacrés- Coeurs » qu'ils joignaient « aux autres Scapulaires ». (2) En fait, au moment de la Révolution, le Sacré-Coeur sur étoffe, existait quasi dans chaque maison et cela explique com- ment Cathelineau et ses premiers compagnons d'armes, et les cinq cents hommes qui se joignirent à eux le lendemain de leur (1) Chne Huet,. Lettre du 4 oct, 1921, et ChroniquesParoissiales du'•diocèse •de Luçon. T. VI, p. 531 et suiv. Q„, •» (2) F. Uzureau Origine du culte du S. C. en Anjou, in Regnabit, nov. îs»1- JN° 6; p. 450.
  22. 22. Les « Scapulaires » Vendéens du Sacré-Coeur 461 prise d'armes, purent arborer, de suite, un insigne qui se trouvait partout. Et voilà bien pourquoi je me persuade qu'il devait s'en trouver aussi parmi les objets religieux qui couvraient les paysans tombés à l'attaque de Bressuire, le 24 août 1792, lors du premier soulèvement poitevin. Ce ne fut donc pas, comme on l'a si souvent répété, le voeu que fit Louis XVI, un peu avant la journée du 10 août 1791, sur le conseil du P. Hébert, général des Eudistes et son confesseur, de consacrer au Coeur divin son royaume et sa famille, qui donna naissance dans l'Ouest à la propagation de l'image-insigne du Sacré-Coeur. Le Pin-en-Mauges(M,-et-L). La maison de Jacques Cathelineau est celle dont la porte est surmontée d'une petite croix. ("D'après un dessin ancien communiqué aimablement par M. l'abbé Madiot,curé du Pin). Le blason des Cathelineau Et voici l'hommage royal : Dès qu'il fut monté sur le trône restauré, Louis XVIII se tourna vers la Vendée, et bien qu'il ne put pas faire pour elle tout ce qu'il aurait voulu, il tint à lui témoigner son admiration et sa reconnaissance.(l) Et l'un des premiers gestes royaux fut d'entourer d'hon* neurs la pauvre famille et le nom de Jacques Cathelineau... Le héros du Pin-en-Mauges était mort de la blessure glorieuse qui o3v?'! éteint au combat de la Tremblaye, près de Cholet, le 29 juin 1793 ; des Lettres Royales vinrent donner au fils de *"'• v» Jft m E- Gabory, Archiviste de la Loire-Inférieure, Les Bourbons et U **n<ut. Rev. du Bas-Poitou, ann. 1921-23.2e Livr. p. 149.
  23. 23. 462 Doctrine l'héroïque paysan un rang d'honneur dans la noblesse du royaume en même temps qu'un blason de vrai chevalier. Et quel blason ! d'azur à la hampe fleurdelysée posée en bande, à la flamme d'argent chargée d'un Sacré-Coeur de gueules sommé d'une croix de même », le tout accompagné en devise du Armoiries concédées ar Louis XVIII aux descendantsde Jacques Cathelineau p cri de Jacques Cathelineau frappe à mort : DIEU ET LE Roi ! En résumé : le drapeau blanc de la France d'alors chargé du Sacré-Coeur. Et ce seront là, pour tant que dureront la France et l'His- toire les armoiries splendides de la très noble race des Comtes de Cathelineau. Singulier rapprochement : Quand, en 1870, pour secourir la| France en détresse, le glorieux régiment des Zouaves-Ponti- ficaux se transforma en celui des Volontaires de l'Ouest, sous le commandement du baron de Charette et du comte Henri de Cathelineau, dans l'ombre de leur cloître, des mains de religieuses brodèrent pour le nouveau régiment un oriflamme. Et ce nouveau drapeau, que devait rougir à l'épique bataille de Patay le plus noble sang de France, était une flamme blanche portant le Sacré-Coeur, — l'étendard même dû blason des Cathelineau — avec l'invocation suppliante : COEUR DE JÉSUS, SAUVEZ LA FRANCE! Louis XVIII mourait en 1824 ; et le 6 juillet 1826, la du- chesse de Berry, visitant la Vendée au nom de Charles X, venait
  24. 24. Les « Scapulaires » Vendéens du Sacré-Coeur 463 s'agenouiller avec émotion dans l'humble chaumière du Pin-en- Mauges, dans cette pauvre chambre où le 13 mars 1793, Jacques Cathelineau avait épingle la cocarde blanche au chapeau et le Coeur de Jésus sur le coeur de ses vingt-sept premiers compa- gnons d'armes. Ce durent être ces deux insignes, placés où ils étaient, qui inspirèrent quelques jours plus tard cette superbe réplique au Vendéen de Maulévrier qu'un des officiers de la duchesse de Berry trouvait petit dé taille : « En Vendée, Monsieur, les hommes se mesurent de la tête au coeur »... Dans tout son sursaut d'héroïsme et dans sa sublime épreuve le culte ardent du Coeur de Jésus fut pour la Vendée le grand asile et le grand levier. Nous verrons que le port de l'insigne officiel dont nous venons de nous occuper n'en fut pas la seule manifestation extérieure et matérielle, mais que toute une série d'objets très locaux est née de cette ardente piété d'un peuple qui donna son sang pour garder son Dieu, pour garder ses Rois. (à suivre) Loudun (Vienne) L. CHARBONNEAU-LASSAY. Croix commémorativeélevée près du château de La Chabotterie, en Saint- Sulpice-le-Verdon("Vendée;à l'endroit ou Charette, blessé, fut fait prisonnier par les Révolutionnaires.Sur son socle : Ici fut pris par le général Travot, le généralvendéen François-AthanaseCharette de la Contrie, le 23 mars 1796.
  25. 25. 464 « • Doctrine JE SACRÉ-COEUR ET LA COPERSION D1SRAEL Société du Règne Social de Jésus-Christ deparay~le-Jtfonial Son APOSTOLAT ACTUEL : Les Juifs Avant Propos Une Société destinée à restaurer et étendre le Règne Social de J. C. devait forcément rencontrer sur sa route et s'opposant à elle la mentalité et l'action juives. Ayant comme protecteur attitré l'archange S* Michel préposé jadis à la garde de la syna- gogue, elle ne pouvait rester étrangère ou neutre à la question juive, question capitale pour le catholicisme. Des circonstances particulières engagèrent le Directeur à s'en occuper plus active- ment et il fut nommé Vice-président du Comité d'étude et;d'action pour la conversion d'Israël, tandis que quelques fervents de cette oeuvre lui demandaient un article sur ce sujet. Nous eussions aimé presser les Juifs (1) dès le début sur le Coeur du Christ et nous occuper de suite de leur retour possible, certain dans le giron de la Sainte Église. Mais il nous faut obtenir le concours de nombreux catholiques dans les mouvements que nous décrirons, mouvements non de haine mais d'apostolat et d'amour vis à vis des Juifs. Or, les menées de ceux-ci sont si habilement voilées qu'encore à l'heure actuelle, la.majorité des catholiques les ignorent. (2) Nécessité est donc pour nous de leur montrer le danger afin de les engager à le combattre avec les moyens suaves du Coeur du Christ : la charité plus forte que la haine, la douceur triomphatrice de la violence, la loyauté absolue désarmant l'astuce. Certes nous savons qu'il y a parmi les. rabbins et les Juifs des hommes honnêtes, de nobles natures qui attendent avec un (1) Nous n'employonsjamais le mot Juifs dans un sens péjoratif,.mais seu- lement pour indiquer leur nation. (2) Les élites même, c'est-à-dire les Disciples du Sacré-Coeur,vivant dans «n tout autre milieu que celui des Juifs, ne soupçonnentpas leur action dans le mal qu'elles déplorent et combattent. Comme nous voulions entraîner à leur conversionune femme de haute valeur et de zèle Intelligent,elle s'exclama : «W» Juifs ! mais pourquoi ? Avant les Français indifférents ? Et pourquoi plus que l» Chinois et les sauvages ? HM Mêmeétonnementde la part d'un « averti »,collègued'une de nos plus grand»' Associationsagricolesqui combattent le bolchevismeagraire sans soupçonnersa liaison étroite ou mieux sa génération juive.
  26. 26. Le Sacré-Coeur et la Conversion d'Israël 465 coeur droit le Messie promis par la Bible. Ceux-là font déjà partie non du corps mais de l'âme de l'Église. Et il y a toute la suggestion de la vérité dans ce titre d'une brochure d'un converti : 11 am a catholic because I am a Jew» (1). Ceux-là sont déjà nos amis avant l'heureux jour où ils deviendront nos frères dans la foi. Nous parlons dans notre première partie des Juifs du ' Talmud (2) raréfiés chez nous, nombreux encore en Orient pour lesquels le Messie est un potentat humain dominant par le fer et l'or; des Juifs détalmudisés, mais qui de réformistes sont devenus libres penseurs, pour lesquels le Messie n'est pas un être divin, mais une époque commencée déjà dont ils doivent hâter l'épanouissement et où, sous la domination d'un chef, israëlite de préférence, la raison humaine émancipée des dogmes gênants serait la pourvoyeuse des plaisirs des sens. Nous parlons surtout d'un noyau de Juifs sans scrupules, formé de quelques sommités financières de divers pays, restés tenaces dans leur ambition de souveraineté mondiale et qui pour la réaliser, ne trouvant d'autre mur que la conscience chrétienne, cherchent par tous les moyens possibles à la pervertir ou à l'acheter, et pour cela tendent infatigablement à effacer le Christ des constitutions, des lois, de l'éducation et même de la pensée humaine. L'histoire actuelle nous montre en Russie quelle régression vers la barbarie serait l'ère qu'ils représentent comme celle de la civilisation universelle. SOMMAIRE. I. — Danger actuel de la Société — Les Juifs gouvernent le monde d'une façon occulte —Puissance physique des Juifs — Puissance cosmopolite — Puissance intellectuelle — Leurs moyens d'action : les Sociétés secrètes, la Presse, l'Or — Leur rêve de domi- nation universelle. II. — Moyens de conjurer le danger : Conversion d'Israël en fonction du Sacré-Coeur. Faits acquis : Pacte de Turkenstein — t,. .0) By Hugh Israelowiez Angress, Catholic Truth Society, 69. Soutwark B"dgeRoad, London S. E., 1. . (2) On sait que le Talmudest depuis longtemps substitué à la Bible dans les «oies Juives. Le Talmud est une oeuvrede casuistes qui sous prétexte de repro- ouireles traditions juives, est destructricede la morale et de la religionde Moïse, u fut condamnépar plusieurs Papes, eritr'autres d'une façon solennellepar Hono- ™,s.Ivet Jean XXII parce qu'il contient, selon l'expressionde Baronius e abomi- abusiones multimodos» (Baronius. An. 1286, Xx?nS' falsitates»infidelitates etfeuilleterces 12 Quand on a le courage de £*'")- son gros in-folio,on ne peut parfois |r?er "sant les devant des puérilitésla des imaginations funambulesques, sérieux ou passagesqui traitent de magie, des moeursfamilialesdu culte îiti î /n nt se sont env autorisés les auteurs des crimesrituels) on est saisi de tristesse hiftt-yant''esPrit du mal dénaturer ainsiles vrais Livres des Juifs : les admirables le Sa-rTâe J°b> de Tôble, d'Esther, les Proverbes, le Cantique, les Prophéties et pgggi"; Evangile, qui nous vient d'eux 1 Voir « Lé Juif » par des Mousseaux.
  27. 27. 466 Doctrine Conversion de Ratisbonne — Fondation de N. D. de Sion — des Prêtres de Sion — Libermann et la Congrégation du S* Esprit — Les Lémann. Concile du Vatican. Faits actuels : action de Paray-le-Monial, des Monastères —. Croisade de prières pour l'unité de l'Eglise — Zèle de Lyon et de Paris — La Neuvaine de Messes pour la Conversion d'Israël — Nombreuses conversions. Londres. The catholic Guild of Israël — Prédications en plein air — Basilique des Nations — Fête mondiale du Sacré-Coeur, Roi des Sociétés. III. — Nos espoirs fondés : sur les Prophéties— sur les Faits actuels — Appel à l'Action. I L'immense malaise actuel des nations vient d'un pouvoir occulte qui pèse sur elles et se dérobe à leurs recherches (1). Après la grande guerre, il semblait que tous les peuples qui avaient ensemble versé leur sang pour la défense de la civilisa- tion devaient logiquement continuer à la servir, en soutenant les droits acquis par chacun au prorata de ses sacrifices. Tout en maintenant avec énergie les frontières et les forces de chaque patrie, (patries éléments civilisateurs et providentiels de l'huma- nité) les peuples devaient exercer entre eux une justice finan- cière et économique profitable à chacun et plus encore à la communauté des Alliés, la carence et la pléthore étant également funestes à l'état moral, physique et matériel d'un pays. L'élan, le bon sens, la raison des peuples. appelaient cette entente et cette entr'aide, plus faciles et plus normales encore dans la paix que dans la guerre. Leurs représentants les affirmaient. Lloyd George a, plusieurs fois et dans des occasions solennelles, été juste dans ses paroles. Nos ministres, dont hélas plusieurs dépour- vus de connaissances historiques et de formation diplomatique, ont formulé plus souvent de justes revendications. La grande République d'Outre mer, par des organes spontanés et popu- laires, a été jusqu'à proposer elle-même d'annuler les dettes que la France avait assumées vis-à-vis d'elle, ou du moins de rétablir l'égalité du change. Et cependant que constatons-nous après chaque traite, après chacune de ces trop multiples Conférences de Paris, de Londres, de New-York, de Nice, etc.. ? Tandis que sur la scène du monde des hommes s'agitent et parlent avec des variantes déconcertantes, des mains habiles (1) a Le monde est gouvernépar de tout autres personnagesque ne se 1ima- ginent ceux dont l'oeil ne plongé pas dans les coulisses...Cette diplomatie mysté- rieuse de la Russie,qui est la terreur de l'Europe occidentale,est organiséepar ' Juifs et ils en sont les principaux agents.(Disraeli, ministre de l'Angleterre, même d'origine juive).
  28. 28. Le Sacré-Coeur et la Conversion d'Israël . 467 cachées dans la coulisse les font avancer toujours dans un même sens, celui des dénis de justice et des passe-droits pour les nations de race latine et de traditions catholique. En vain les hommes des Alliés auxquels, sauf des exceptions regrettables, politiques on ne saurait sans parti pris refuser au moins de la bonne volonté, veulent-ils s'appuyer sur quelques affirmations généreuses, sur des promesses de loyal concours, sur la réciprocité des concessions, ils voient de successifs effondrements réduire inlassablement des prétentions aussi minimes que justifiées. Derrière eux, une puis- sance réelle embrouille les fils, coupe les élans, raille et relègue les générosités ; sous son influence les questions de primordiale équité s'obscurcissent, les questions complexes deviennent des imbroglii indémêlables. Après avoir jeté aux utopistes de tous drapeaux les mots magiques de « Société des Nations », et de « Conférences de la Paix-», elle s'arrange de telle façon que les nations ne puissent pas se reposer dans la paix, que la paix prétendue soit aussi tourmentée et obscure que l'époque de guerre, celle-ci étant parfois au moins illuminée par des reflets de gloire et de sacrifices héroïques. Dans ces eaux troubles, la puissance juive, car on l'a reconnue, puise à son gré une extension de forces inversement proportionnelles à celles enlevées aux nations - chrétiennes. Le peuple juif, sans s'en douter lui-même, accomplit ainsi ses destinées, mais. à rebours. Choisi pour donner au monde Celui que le monde a attendu et désiré pendant 4.000 ans, le Messie, Celui qui-est la Vérité : Ego sum Veritas (1) ; mais n'ayant ni su, ni voulu le reconnaître (2) il Le cherche à côté, il répand l'erreur parce qu'il erre lui-même dans la poursuite de son objec- tif séculaire. Ne travaillant pas dans le sens de sa mission pro- videntielle, il travaille dans le sens opposé, mais il se sent encore une mission dans l'humanité. La main de Dieu est toujours sur lui (3). Témoin irrécusable de la vérité de nos Saintes Écritures, (1) Joann. XIV, 6, (2) Noliteputare quia Ego accusaturus sum vos apud Patrem ; est qui accusât vos In Si enim et mihi de meAfoyses quovossperatis. 44, 45).crederitisMoisi,crederitisforsitan enimscripsit. (Joann. V, « Ne pensez pas que moi — le Christ — je vous accuseraifl Juifs — auprès de Dieu : c'est Moyse lui-mêmequi vous accuse, wrsi vous croyiezà Moïse,vous croiriezaussi en Moi,puisque c'est de Moi que n ® Lire à , semainedes ce propos une communication excellente de La Maritain à la M* » « Vie spirituelle » «ansson numéro de juillet 1921. publiée par la Revue écrivains catholiques 01li., ,n Peuple essentiellementmessianiquecomme le peuple juif, dès l'instant il MUrefusele vrai Messiejouera fatalement dans le mondeun rôle de subversion... la n Sond'une nécessitémétaphysique qui fait de l'Espérance messianiqueet dé de Justice absolue, lorsqu'elles descendent du plan surnaturel dans le P.assi°n laet C'est nature^ eomme sont appliquéesà faux, le plusactif fermentderévolution. qu'elles (danp,t!u,rcluoi> Darmsteter (dans les Prophètes d'Israël) et Bernard Lazare tnenl Alîtisemitisme)le notaient très franchement, on trouve des Juifs, des Julves, de l'esprit juif à l'origine de la plupart des grands mouvements réuni.6?- ^oUrtionnaires l'époque moderne. > de Wevue « La Vie Spirituelle » page 306.)
  29. 29. 468 . Doctrine il va porter partout les preuves de la destruction du royaume de Judée et de sa dispersion annoncée par les Saints Évangiles ; j[ colporte sans les comprendre les prophéties et les figures con- cernant le Christ qu'il repousse. Un singulier privilège conserve la race juive à travers tous les fléaux épidémiques (1), la fait s'adapter à tous les climats- que dis-je ? Tandis que si souvent elle se fait la propagatrice de doctrines malthusiennes, son accroissement est continu, elle se multiplie sous les deux les plus divers, aux ardeurs des soleils d'Afrique comme dans les neiges de la Sibérie, en Roumanie, en France, en Allemagne comme dans les États-Unis. « Dans tous les pays où nous avons pu nous procurer des recensements rétros- pectifs sur la population juive, écrivait déjà il y a 60 ans le pré- sident de la société anthropologique de Paris, le Docteur Boudin, nous constatons un accroissement d'une rapidité insolite (2). Et cette rapidité de quelques raisons qu'on s'efforce de l'expliquer me semble, ainsi que la vertu cosmopolite du sang d'Israël, un de ces phénomènes qui confondent la raison humaine» (3). A cette puissance physique il faut ajouter le don d'ubiquité et d'homogénéité. Ici, nous prendrons notre documentation non pas chez des dissidents religieux mais chez les Israélites eux- mêmes dans leurs « Archives Israélites » (4). « Les Juifs, forcés par le besoin, se soumettent extérieurement à l'autorité des pays non juifs, mais jamais ils ne peuvent consentir à en devenir partie intégrante. Ils ne peuvent effacer de leur esprit l'idée d'un État judaïque, idée que nous voyons en toute occasion sortir forte et vivace de toutes leurs actions. Les Juifs, en effet, ne sont pas seulement un peuple ayant une religion à part, ils sont surtout l'expression de certaines particularités de race et de certaines croyances indélébiles de nationalité. C'est pourquoi le Juif de la Pologne, de l'Angleterre, de la Russie n'est ni Polonais, ni Russe, ni Anglais, il reste toujours juif ». On-conçoit dès lors le danger d'introduire en bloc et sans garanties, au sein des nations chrétiennes des hommes qui, en (1) Frascator nous montre les Juifs échappant complètement au typhus en 1505. Ràmazzini insiste sur l'immunité des Juifs lors des fièvres intermittentes de Rome en 1691. Ran signale le même cas pour le typhus de 1824. Deguernous montre les Juifs immunisésen 1736, contre l'épidémiede dysenterie à Nimègue. (2) D'autant plus insolite que selon une remarque de W. Edwards dansles Mémoires de la Société ethnologique, la race juive ne l'emporte ni en vigueur physique, ni en habitudes hygiéniques, ni en exercices sportifs. ' (3) Géographiemédicale, tome IL p. 131. 137. IX, On pourra consulter avec fruit l'Univers Israélite . page 423. D'aprèslie rapport présenté au gouverneurgénéral de l'Algérie dès 1868,l'augmentationa» ai». juifs en deux ans atteint 208 pour 1000alors que le climat y dévore les Franc Le même phénomène s'était accompli en Egypte, en faveur d'Israël, lors de captivité. La multiplication des fils de Jacob y avait dépassé les limites ordina» de la fécondité. . a*.c Voir le chapitre X, V* division, de Gougenot des Mousseaux,en entier, les notes, p. 393à 409. . (4) Archives israelites, tome IX, p. 410 à 417: Lire le développement.
  30. 30. Le Sacré-Coeur et la Conversion d'Israël 469 acquérant tous les privilèges des patries qui les adoptent, con- servent la force immense d'un internationalisme, non point fictif comme celui qu'ils ont créé et dirigent d'ailleurs dans les Associations socialistes et travaillistes, mais d'un internationa- lisme naturel, établi depuis des siècles aux embouchures des fleuves, sur les ports de toutes les mers, à l'entrée des mines les plus riches, et en conséquence connaissant les moeurs et la langue de tous les. autres peuples. La Révolution française, en prononçant à la légère, le 29 Septembre 1791, l'émancipation des Juifs dont la généreuse initiative revenait à Louis XVI, n'a pris aucune des précautions nécessaires dont voulait s'entourer ce monarque pour sauvegarder la civilisation. Ainsi a-t-elle introduit parmi nous un élément étranger, indissoluble, international et homogène, en un mot « le plus formidable inconnu pour les royaumes et les sociétés » selon Joseph Lémann (1). Entrant dans la liberté au souffle révolutionnaire qu'ils fomentaient depuis longtemps et qui posait hardiment les droits de l'humanité en face et contre ceux de Jésus-Christ, l'éternel objet de leur haine ou de leur mépris, les Israélites devaient logiquement, comme ils l'Ont fait, pousser jusque dans leurs conséquences pratiques les théories destruc- trices des principes de vie sur lesquels reposaient la famille, la société et l'État (2). Enfin, à ces forces physiques, à cette homogénéité et ubi- quité du peuple juif, il faut joindre ses aptitudes intellectuelles extraordinaires d'assimilation et de dissimulation, de souplesse et de ténacité et surtout d'ambition dominatrice. Nous n'insistons pas sur ce dernier point parce qu'il est une évidence. Cette triple force physique, cosmopolite et intellectuelle de la race juive lui a fait comprendre et saisir trois moyens consi- dérables de soumettre le monde à ses volontés : les sociétés secrètes, la Presse et l'or ! La maçonnerie dont elle fonde ou dirige les loges, qu'on a Pu appeler avec raison « une juiverie artificielle », se recrute bien parmi des chrétiens, protestants, libres-penseurs de tous Pays, la. plupart simples arrivistes, séduits par l'entr'aide des Frères .-.Mais la plupart de ceux-ci ne forment que de bas échelons, ignorant les principes révolutionnaires qui les effraie- raient et qui sont l'apanage des seuls initiés, des grands chefs . ", 0),'Un dilemne redoutable s'est posé : ou bien l'émancipation des juifs sera ePnseet conduite par le souffle chrétien, et ce sera une garantie pour la con- •Dhîi 10n.et ,e développement de la civilisation chrétienne ; et labien le souffle et ou seraS0Pn'1ue philantropique s'emparera de l'émancipation U dirigera, et ce et 1 «eaJPÇavaUon la tempête, et le plus formidableinconnu pour les royaumes de «i,,??.0ctétés.(« L'entrée des Israélitesdans la Sociétéfrançaise et dans les États ,%?*:Abbé J. Lémann, ch. III, .§.III). mêmei P-' Lacordaire a dit avec justesse : Le christianismeest devenula loi c vïniii . '? vie- Nulle société n'a péri, nulle race ne s'est éteinte que pour avoir V10'e loi de la vie. la •
  31. 31. 470 Doctrine du Conseil suprême de l'Ordre dont la plupart sont des juifs, ou des créatures de juifs (1). Dans ces loges libre-penseuses, ou communistes, ou nihilistes à leurs degrés élevés, les hommes sont soigneusement triés selon leur degré de réceptibilité et présentés, ou imposés dans les Assemblées gouvernant les divers pays. On comprend l'immense réseau souterrain qui enserre et dirige les élections, qu'elles soient populaires — et alors ce n'est qu'un jeu— qu'elles soient faites par des souverains, entourés à leur insu d'influences judéo-maçonniques. Mieux que cela, on comprend que dans un pays où les associations secrètes sont extrêmement répandues comme dans la Russie, une nuée de conspirateurs savamment organisés puissent sortir à la fois de tous les coins de l'empire, incendier toutes ses institutions et porter sur le pavois trois dictateurs dont deux, Kérensky et Trostky, entièrement juifs et Lénine demi-juif, édictant la confiscation de la propriété privée, la mort des intellectuels, la destruction delà famille par l'union libre, les massacres en masse, et trafiquant de la fortune foncière et monétaire des Slaves affamés avec les banquiers, les concessionnaires de mines, les ingénieurs et entre- preneurs juifs. Ce premier moyen, si menaçant qu'il soit, n'aurait pas suffi si les Juifs n'avaient accaparé la Presse. Crémieux, président de l'Alliance israélite universelle, le leur avait conseillé par ces paroles si connues : Ne poursuivez d'abord ni les places, ni les honneurs, ni les richesses, ayez la presse, vous aurez ensuite tout le reste. Et ils ont la presse sous ses formes multiples et variées : les grandes Agences d'information, les grands quotidiens, les Illustrés, l'affiche éhontée, le théâtre et le cinéma, ces derniers qui détruisent les moeurs tandis que les premiers égarent ou pervertissent les idées (2). Ils dirigent, avec le concours des (1) Parfois même, les loges franc-maçonnes, et ce sont les plus actives, ne sont composéesque d'israelites. « A Londres où se trouve un foyer de révolution, il existe 2 loges juives dont le seuil ne vit jamais passer de chrétiens. C'estlàWi se réunissent tous les fils de tous les élémentsrévolutionnairesqui couventdansles loges chrétiennes», ou dites telles. En Italie, la Vente suprême avait pour cher, un compagnon de Nubius connu seulement sous le nom de Piccolo Tigre et qui était juif. Voici ce qu'il écrivait à l'a Vente piémontaise : . « L'essentiel est d'isoler l'homme de sa famille et de lui en faire perdrei» moeurs.Il aime les longues causeriesdu café, l'oisiveté des spectacles. Entraincz-i soUtrez-lè et donnez-lui une importance quelconque,apprenez-lui discrètement s'ennuyer de ses travaux journaliers (le dégoût du travail... hélas, le but est-_ assez atteint aujourd'hui..!) et par ce manège, après lui avoir montré c,0fl>'e • sont pénibles tous les devoirs, vous lui inculquerezle désir d'une autre existe» • L'homme est né rebelle. Attisezce désir de rébellion,jusqu'à l'incendie, maisn^ l'incendie n'éclate pas ! C'est une préparation à la grande oeuvreque v«J'( commencer. uand vous aurez insinué dans les âmes le dégoûtde la 1am!?e.eL0!it Q religion, laisseztomberquelques mots qui provoquent le désir d'être affiliea la ' y la plus voisine. (Cité par des Mousseaux, ch. X, 1er*division dans « Le Ju Judaïsme » ) ipterrei (2) Il serait impossiblede nommer tous les grandsjournaux qui en Angie? ^ en France, en Allemagne appartiennent directement ou par intermédiaire*^ -juifs. Pendant la grande guerre un de nos quotidiens du plus fort tirage
  32. 32. Le Sacré-Coeur et la Conversion d'Israël ,471 francs-maçons et la Ligue de l'Enseignement en France, l'ensei- gnement secondaire où les noms israélites s'implantent de plus en plus, à la place de nos religieux français exilés. Ils pénètrent dans la Sorbonne et jusque sous la coupole de notre Académie française, cependant qu'ils habillent la vertu et la foi d'oripeaux grotesques et le vice d'atours luxueux et enivrants dans de capi- teux romans. Crémieux avait raison : en possédant la Presse, les et entraînent et gouvernés, ils Juifs trompent gouvernants régissent la mode, l'opinion, ils créent des réputations littéraires et artistiques tout artificielles, ils prennent les places et enfin, par un cercle vicieux trop réel, de même qu'ils achètent cette Presse par l'or ,1a Presse à son tour, en travaillant l'opinion et prépa- rant les coups de Bourse augmente sans cesse leur troisième et plus puissant moyen d'action : l'or, roi du monde déchristianisé (1) Ce serait une puérilité que de démontrer que l'or est aux mains de là haute finance juive. Nul comme le juif ne sait se Faufiler dans les entreprises commerciales, s'y tailler la part du lion, et faire suer l'or; ses représentants disséminés dans tous les comptoirs, possesseurs des grandes banques font loi aux Bourses des divers États. L'or est le nerf de l'industrie, il trône sous la figure de certains hommes politiques dont il achète la conscience, il gouverne les sociétés secrètes et la Presse. Les Juifs ont le fer qui commande à la guerre et l'or qui extrait, transforme, et destine le fer aux fins décrétées par eux. . Comment s'étonner alors de l'ambition inouïe du petit noyau de Juifs qui tiennent le monde en leur pouvoir et rêvent de lui imposer une domination universelle. Deux juifs ont suffi pour s'emparer de l'empire slave et le détruire. Armés de la télégraphie sans fil, maîtres des arsenaux, des munitions, des transports, des Conseils d'État, combien leur faudrait-il dé temps, et combien d'audacieux pour brasser, le monde politique à leur guise s'ils avaient pu en arracher toutes les racines enfoncées par le christianisme selon les plans formulés dans leurs Directives (2). attaquépour ses théories subversives du patriotisme et de l'union sacrée. Des Procédés onteux d'achat, de rachat, des compromis ont découvert au public h uesnoms de maçons et de juifs. Le procès a été étouffé ,1ejournal continue à Paraître. (1) Une des preuves les plus actuelles et vivantes de la souveraineté de la presse anti-françaisedes grands quotidiens, c'est la façon dont elletient en suspens «jefrene deux réformes qui s'imposent logiquement comme conséquencesde nos g™clPes émocratiques :saitrépartition proportionnelle scolaire, et la représenta-: d la c™ Proportionnelle.On comment, l'esprit français rebondissant toujours â tron Inier suJet>,es radicaux et radicaux-socialistesont abstentions ou dé la trouvé le moyen ti„„tiuere* d'en mutiler les effets, à l'aide de savantes tionshypocritesde quotidiens. opposi- Publ^ Tou*-en nous réservant surest certain l'origine des Protocoles dés Sages de Sion Brinis»Par l'éminent Mgr Touin,il que ces documents existaient au sé"'°" Muséumau 10 août 1906sous les n» 3926-d-17.Ceseraientles un écrivain dèsle extraits des russe?- nues Congrès sioniste de Bâle en 1867 et publiés par tres eonnu,Serge Nilus. Les Protocols donnent entre, bien d'autres du même
  33. 33. 472 Doctrine Déjà, ils se sont essayés à la communauté universelle des Gentils. Se pliant avec adresse aux exigences de ceux qui, sous l'emprise d'une foi méconnue par eux-mêmes, aspirent encore au bien de l'humanité, ils ont revêtu de toutes les apparences de la philantrohpie un de leurs rêves : le tribunal suprême, «ia Société des Nations » qui effacerait les frontières et jugerait en dernier ressort ; mais, montrant ainsi son origine, cette étrange Société des Nations refuse l'entrée au seul représentant sacré de la doctrine de paix et de charité : le Pape ! Déjà ils se sont essayés à élever en face du Pape et au-dessus de tous les pays civilisés une de leurs créatures : Wilson. Et nous avons vu, raillant toute raison humaine, mais impulsés par les Juifs, toutes les affaires, tous les câbles, le monde entier suspendus aux 7, 10 ou 14 propositions du fameux Messie, tous les fils électriques frémir pour transporter aux quatre coins de l'univers les phrases lourdes, vides et inintelligibles de ce factice potentat comme des décisions souveraines propres à trancher les destinées des peuples. Déjà ils se sont essayés à rétablir le noyau du royaume de Juda à Jérusalem. Oui, traitant en vaincue la France victorieuse de la guerre, l'internationale juive expulsait de Palestine son influence séculaire, et la Ville sainte ayant été délivrée du joug .ottoman par une puissance alliée et chrétienne, par un pays de ces « Gentils ou goym qu' Israël méprise tant », Israël la forçait par son Internationale financière, ô ironie et insolent paradoxe - à la restituer aux Juifs ! genre, les ordres ou directions suivantes aux initiés congressistes: « Pour décom- poser le sang des États, leur injecter le libéralisme. 11n'y aura plus qu'à attendre la fin de leur agonie. «Opprimer les chrétiens de façon qu'ils soient contraints d'offrir aux Juif» l'hégémoniemondiale. Former un « supergouvernement universel... sic) « Se servir pour atteindre ce but de la franc-maçonnerie,mettre la pressesoùi le joug. . « Pour parvenir la violencedoit être le principe. Les moyens ? la ruse et 1Hy- pocrisie. « Ne pas nous arrêter devant le nombre des victimes. «Saper toute foi, arracher de l'esprit des goym la croyance en Dieu et en l'âme, et leur substituer des formules mathématiques et des besoinsmatériels (sic). «Accentuer les haines plus encore par la crise économiquequi arrêtera toute vie industrielle chez les goym... jeter ainsi d'immenses foules de travailleur dans la rue simultanément dans toute l'Europe. Et elles verserontjoyeusement . le sang, (sic) . « Poursuivre la dégénérescence goym. des , « Manoeuvrerla plèbe par la misèreet écraser ceux qui se dressent sur non chemin. t de u «Tromper, corrompre; abrutir la jeunesse des goym par l'enseignement principes faux inspiréspar nous (sic). ^ « Destruction des Universités afin de détruire toute force collective,excep celle des Juifs, etc.. » • o ans « Une chose est certaine : les protocols sont une réalité historique depuis en Russie et sous le nom de bolchevismes'essaient à révolutionnerles deux tinents. , m* Les « Protocols », 5, rue Pré-aux-Clercs,Paris 7e— Les Protocols(resw ' 96, bd Malesherbesà la Revue internationale Paris. Prix : 1 franc.
  34. 34. et la Conversion d'Israël 473 Le Sacré-Coeur Le péril est-il assez total et intense ? Les catholiques pourront-ils continuer à dire : la question ?.. Oh nous ne nous occupons point de ces « imaginations! » juive Les faits prouvent que la puissance juive, impulsée elle- même, en dernier ressort par « celui qui est homicide dès le com- mencement » balaierait et tordrait comme des fétus de paille toutes les institutions et tous les États du monde, si Dieu n'était le Créateur de ce monde, et Jésus-Christ, son Sauveur. pas Oui, la main des Juifs qui tient l'or, la presse et les sociétés secrètes, crucifierait à nouveau le Christ en chacun de nous si le Christ n'avait, il y a deux siècles, penché son Coeur sur la France et aggrandissant la blessure dont Longin l'avait trans- percé par l'ordre d'Israël ne lui avait pas dit « Tu y puiseras des trésors de sanctification et de salut pour tirer les hommes de l'abîme de la perdition ». Oui, les Juifs seraient vainqueurs si Léon XIII de son regard d'aigle, perçant le mal jusqu'au fond et le remède jusqu'en ses abîmes insondables, n'avait consacré le genre humain au Sacré- Coeur ! Le genre humain tout entier, y compris.les Juifs ! Ah c'est, que l'amour, et l'amour d'un Dieu est plus fort que la haine, plus fort que la mort. Ah c'est que le Sacré-Coeur, vivant, palpitant, brûlant dans la frêle Hostie, verse en nous les flots de son Sang divin qui crie à son Père et à nous : Dimitte Mis ! Ah c'est que le sang du Sacré-Coeur, c'est la grâce divine. Et la grâce divine, elle charrie toutes les vraies richesses — toutes — car le Christ Amour est Roi temporel et Roi Spirituel — ri- chesses auprès desquelles le métal d'or n'est plus un maître mais un serviteur. Ah c'est que, nous qui sommes des baptisés et des confirmés dans la foi, nous avons le strict devoir de partager notre trésor avec les pauvres riches Juifs. Ils voudraient nous en dépouiller, sachant bien et pro- clamant que sans la foi,, le monde serait à eux. Augmentons donc cette foi en nous, pour les en revêtir. Ils nous repoussent avec dissimulation ou haine. Aimons-les. Prions pour eux. Agis- sons pour eux. Dieu les a aimés : A Abraham le juif, Il a renouvelé le pardon et promis un Sauveur. Le Sacré-Coeur les a aimés. Naissant à Bethléem, son premier sourire a été pour sa Mère, mais son second a été pour la crèche, son premier autel, et pour la Judée sa Mère patrie, premier temple qui contenait ce premier autel. ,. Marie l'Immaculée était juive et son protecteur, Joseph était juif..Marie, tige de Jessé a aimé les Juifs. Lorsqu'en trans- perçant les mains et les pieds de .son Fils adoré, les Juifs lui
  35. 35. 474 Doctrine transpercèrent le coeur, elle s'unit au coeur de Jésus d'une union intime, unique, inénarrable que peut seule surpasser l'union hy. : postatique. Et sentant que sous toutes ses douleurs, le Coeur rje Jésus était heureux d'être la victime universelle, Marie sous toutes ses agonies fut heureuse du bonheur de Jésus : d'être holocauste à la Trinité Sainte et rachat pour les pécheurs dont les premiers étaient les Juifs ! Michel le héraut des droits de Dieu, celui qui doit établir le règne du Sacré-Coeur, aime les Juifs. Il a été pendant 20 siècles l'Ange préposé à la Synagogue. Et comme l'a dit si bel- lement le R. P. Barret « on ne guérit pas d'un premier amour »(1), Il nous aidera, lui, l'Ange de lumière, vainqueur de Satan, ange des ténèbres, dans la Conversion d'Israël au Sacré-Coeur. Il fallait dire dans cette première partie pourquoi cette conversion urgeait. Nous verrons dans la suivante avec quels moyens on a entrepris cette grande oeuvre que nous prions tous les lecteurs de Regnabit de faire leur. II « Abyssus abyssum invocat ». L'abîme de la Toute-puissance appelle pour exécuter de grandes choses l'abîme de la faiblesse. Ste Hélène préside à la dévotion de la Croix, Julienne de Mont Cornillon à celle de l'Eucharistie, Marguerite-Marie à celle du Sacré-Coeur. Une plus humble femme encore, Louise-Madeleine Human préside à la Conversion d'Israël. (2) C'était au lendemain de la Révolution française qui, par la main de S* Just, avait empourpré du sang catholique l'Est de la France. Un trio de fervents Alsaciens s'étaient retirés de la scène tumultueuse du monde bouleversé pour se retremper sur les cîmes des Vosges, dans les eaux de la vie intérieure et l'air pur de la solitude. C'étaient l'abbé Colmar, sauvé par miracle des • terribles circonstances où il avait vingt fois exposé sa vie pour conforter les martyrs de la guillotine en permanence (3), Me Breck, une pieuse veuve, et Mel 1? Human, fleur de science et de modestie, (4) qui surtout aimait à plein coeur l'Amour même (1) «Le Réveil d'Israël » excellentdiscoursdu R. P. Barret, édité par l'Apos- tolat de la Prière,9, rue Montplaisir,Toulouse. . . .. les înaj- (2) » Dans toutes les conquêtes célèbresdu christianisme,tant sur Maistrej vidus que sur les nations on voit toujours surgir une femme. » (Joseph de (3) Mort archevêque de Mayence. .„„ (4) Lire : Une Française d'Alsace. Mcl'cLouise Humann, par M0Fliche,cnw Paris. Dans la préface le R. P. Schaffner, Superîeur • Téqui, 82, rue Bonaparte, nous prévient de la haute conscienceet du beau taien général des Prêtres de Sion auxquels nous sommesheureux de rendre hommage.

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