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Start14 french tech startuffe nation

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Start14 french tech startuffe nation

  1. 1. Alors,qu’attendred’untellabel? Le label est décerné à un pôle métropolitain censé supporter un écosystème local de jeunes pousses avec à la clé des bénéfices pour la startup de l’écosystème labellisé – utilisation du label comme une marque commune - bien qu’aucune contribution financière ne soit versée. On ne peut nier l’intérêt d’une telle labellisation au niveau national, la région parisienne concentrant à elle seule environ 60% des startups, masquant de fait le caractère innovant d’autres régions. Avec la labellisation French Tech, on a pu voir émerger des métropoles qui n’étaient pas particulièrement connues pour leurs jeunes pousses. Et au niveau national en dehors des métropoles point de salut ?Etsimonentreprise/startupn’estpas dans une métropole, je n’ai droit à rien parce que je suis un bouseux. Parce qu’en dehors des lieux de pouvoir politique, rien ne peut exister ? Sur le plan international en revanche, le bilan est moins probant, il est difficile aujourd’hui de comprendre en quoi ce label permet de promouvoir les startups à l’étranger alors que cela en était l’objectif premier. Parler d’une technologie française innovantemais désignerauseinmêmed’un pays des métropoles particulières oblitère définitivement la lisibilité du label en l’éparpillant au lieu d’insuffler une dynamique globale de groupe. Unestratégiedecommunication coûteuse... Côté moyen, cette action du gouvernement a un coût, certes minime comparé au déficit public, mais une communication onéreuse rapportée aux bénéfices générés. Rappelons-le, aucune rémunération financière n’est attribuée aux startups innovantes porteuses du label. L’argent du plan de communication de ce label aurait pu être directement alloué aux startups, qui 80 START MAGAZINE A I M E star t Si les intentions du gouvernement sont plutôt nobles, une labellisation « French Tech » ne semble pas avoir beaucoup de sens, sur la scène internationale, on ne retrouve aucun équivalent, personne ne parle de GermanTech ou de JapaneseTech. Pourtant, la réputation de la technologie allemande ou de l’innovation japonaise n’est plus à faire. Je n’oserais vous rappeler les « CES Las Vegas » et autres « Vivatech » d’il y a quelques années, d’avant Covid, où dans les allées du salon on rencontrait plus d’élus régionaux (des délégations de plus de 50 personnes avec « journalistes » ? embedded...) que de startup, tout cela aux frais du contribuable... Et cerise sur le gâteau, en ordre dispersé, sous des bannières et stands « régionalistes » totalement illisibles et incompréhensibles pour un investisseur ou un prospect non français. Si la crise du COVID a été positive, c’est au moins sur l’arrêt de cette gabegie. Comment avons nous fait pour passer d’une bonne idée et d’un besoin réel à une usine à gaz administrative et politique qui ne sert pas les entreprises ou l’économie réelle mais les agendas des élus nationaux, régionaux et métropolitains, peu importe le parti politique en présence, seule compte la photo ! D errière ce titre éminemment provocateur, l’auteur a quelques interrogations sur l’emblématique « FrenchTech », son cortège de salons, de communications politiques et d’appels à projets bidons... En ces temps électoraux, nous nous extasions sur la 26ème licorne française, n’oublions pas quand même que les licornes sont des animaux légendaires et que l’argent magique n’existe pas... Et que nos 26 licornes n’ont objectivement rien à envier aux 37 anglaises et 26 allemandes, surtout au niveau des fonds levés... Et qu’il n’existe point de salut hors d’une approche purement européenne, comme nous le verrons à la fin de ce billet ! Unpeud’histoirerécente Lancé par le gouvernement Français, le label French Tech a pour objectif déclaré « de faire de la France entière un vaste accélérateur de startups : un réseau de quelques écosystèmes attractifs. ». Belle ambition. Au départ une bonne idée qui date du quinquennat précédent (2014), sur un constat somme toute pertinent : comment faire rayonner à l’international les startup françaises, au demeurant invisibles par rapport à leur homologues nord-américaines malgré leur qualités avérées. FRENCH TECH Ou comment passer de la bonne idée à la « Startuffe Nation » ?    L E B I L L E T D ’ H U M E U R D E P A S C A L F L A M A N D UNELABELLISATION« FRENCHTECH»NE SEMBLEPASAVOIR BEAUCOUPDESENS, SURLASCÈNEINTER- NATIONALE
  2. 2. contre la « tech » française et ses indéniables atouts... Dans ce petit monde « entre soit » les profils d'ingénieurs et de spécialistes de la tech sont invisibles. Confinés dans leurs laboratoires et derrière leurs écrans, ce sont pourtant les talents que les entreprises devraient plébisciter à des postes de dirigeants... «Les ingénieurs et les spécialistes de la tech sont absent de la FrenchTech, tant dans son leadership que dans ses membres». Ce phénomène est général à une société qui tient à l'écart les compétences techniques, pourtant nécessaires à la transformation de l’administration et de l'économie. Au final, l’intérêt du label French Tech se justifie essentiellement à l’échelle nationale. Les métropoles labellisées en sont les réelles bénéficiaires et non véritablement les startups elles-mêmes. C’est un comble quand on se rappelle que l’un des principes disruptifs majeurs de la nouvelle économie est de se passer des intermédiaires…Une schizophrénie française bien classique. Pourquoi cela n’est pas reconnu au niveau mondial, la question elle est vite répondue ! Tout n’est pas à jeter et définitivement négatif : le label French Tech a permis de créer des écosystèmes locaux, là où ils n’existaient pas, et de les fédérer, il a permis de donner à des startups provinciales une possibilité de visibilité internationale sous une bannière commune... Mais il a aussi mis en difficulté les écosystèmes pré-existants, déjà organisés et performants en favorisant la prise de pouvoir et l’adoubement politique de petits potentats locaux en quête de visibilité médiatique et la reprise en mains dans certaines régions du secteur de la «tech» par les organisations claniques de l’économie traditionnelle. Quand une région dépense 100€ pour la tech et les startups, quelle est la part réelle qui revient aux entreprises et quelle est la part qui revient dans le salaire des fonctionnaires gouvernementaux et régionaux, des consultants divers et des communicants institutionnels ? Les cours régionales des comptes sont mieux placées que l’auteur pour répondre à cette question. Et devraient réellement se pencher sur le sujet... Lesstartupsetentreprises françaisesdelatechn’ontpasbesoin deservirdesupportde communicationpolitiqueetdefaire valoir; elles ont besoins en premier lieu de clients (avant même d’investisseurs) ! Surtout quand la commande publique représente 50 % du PIB d’un pays comme le nôtre! Collectivités locales, gouvernement, faites confiance à vos pépites et plutôt que de faire de la communication ; confiez, par exemple et au hasard, la gestion des données de santé de vos concitoyens à un groupement d’entreprises françaises du cloud plutôt qu’à Microsoft ! Un « Small Business Act » européen (pas local, pas français) ne serait-il pas un signe fort, une preuve d’amour, de nos institutions pour nos entreprises ? Et puis soyons réalistes, il n’y aucun avenir à une tech Franco-Française, nous devons avant tout a minima être européen, les GAFAM nous le rappellent tous les jours, et malgré les Cassandre, tout n’est pas encore joué ! Nous avons de réelles compétences, des ingénieurs et chercheurs de très haut niveau que le monde entier nous envie (et nous pille), des entrepreneurs motivés, des écosystèmes performants, ne laissons pas la communication politique et les fausses bonnes intentions tout gâcher !  en ont besoin, et sur lesquelles se reposent précisément les métropoles/régions pour réclamer le label. La France a-t-elle besoin de communiquer sur sa puissance technologique, son succès devrait se démontrer naturellement ! Le gouvernement dépense des millions pour communiquer, préférant investir dans le « parler » plutôt que dans le « faire ». Se faire représenter par le Président de la République est flatteur et ne se refuse pas, mais cela fait quand même un peu cher le « Community Manager » ! Créer une initiative pour clamer au monde que nos jeunes pousses technologiques sont les meilleures, c'est très «Gaulois ». « On est les meilleurs, mais vous n'êtes pas assez intelligents pour le comprendre, alors on va vous l'expliquer. » On part la fleur au fusil expliquer au monde entier que les entreprises technologiques françaises sont excellentes, et que les investisseurs allemands, américains, japonais ou chinois ne l'ont pas compris... A leur place j’en serai vexé. Cerise sur le gâteau, la French Tech « joue » START MAGAZINE 81 A I M E star t

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