Analyse du système
éducatif
Approches historique, institutionnelle, politique,
économique et sociologique de l’École
Forma...
Séance 1
Mercredi 26/11/14
Introduction : 1ère approche des
débats
PMF
Séance 2
Mercredi 17/12/14
Histoire de l'éducation ...
L’évaluation de ce
module• Une dissertation au choix parmi 2 (à la maison)
• Sur un sujet pédagogique ou de connaissance d...
Introduction
A propos de quelques images d’Épinal…
Charlemagne
Jules Ferry
Du mythe à la réalité…!
Charlemagne n’a pas inventé l’école. Elle
existait déjà dans l’antiquité.
Avec le temps, l’enseignement sous la
dynastie M...
❝ Quand Jules Ferry prend l’instruction
publique, l’école est déjà gratuite pour
les deux tiers des élèves et
pratiquement...
Les grandes transformations
du système éducatif
On ne va pas remonter à l’antiquité…
Ni à l’époque médiévale…
Jean-Baptiste de la Salle
1682 : J.B. de la SALLE (prêtre) crée
les premières écoles pour instruire le
peuple (et réfléchi...
En 1789, en référence aux discours
des philosophes (Rousseau,
Diderot…), l’idée de l’importance
de l’instruction pour écla...
échoué Talleyrand, Condorcet,
Lanthéas…) Le plan Bouquier est
adopté le 29 frimaire an II (19
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Le 1er mai 1802 sont créés les lycées
destinés à former l’élite de la Nation.
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❝ C’est à François Guizot, ministre de l’Instruction
Publique du dernier roi de France, Louis Philippe
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Loi Falloux (1850)Avec La Loi Falloux l'enseignement primaire et secondaire se
trouve désormais partagé entre l'enseigneme...
Victor Duruy
1867 : Victor Duruy crée une école de
filles dans chaque commune de plus de
500 habitants et favorise la grat...
st-elle devenue un enjeu central au cours du
Mettre en œuvre la démocratie
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Lois Ferry (1881-1882)
principe de gratuité
principe de la laïcité (enseignement non-religieux
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Il faut noter l’influence forte de
Ferdinand BUISSON collaborateur
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socialiste, fervent...
Avec la IIIème République, l’État
français va prendre en charge
l’instruction et l’éducation de la
population. L’objectif ...
Des frontières strictes entre primaire supérieur
et ordre secondaire
République est une école de classe, reproduisant la s...
Un Tournant dans l’histoire
du système éducatif
« L’institution éducative abandonne officiellement la sé
Pierre Merle, La ...
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Former la nation
On se plaint continuellement que nos enfants
ne connaissent pas assez leur pays : s'ils le
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Source : F. Dubet, L'École des chances : qu'est-ce qu'une école juste ?, Seuil, 2004
Intégration
sociale
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Que faire face à l’allongement
de la scolarité obligatoire ?
1959 : Réforme Berthoin
Scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans
...
Jean Zay
1937 Réforme Jean ZAY
Elle fixe à 14 ans la scolarité obligatoire.
On aligne les programmes des Écoles
Primaires ...
Paul Langevin
Henri Wallon
1946 -1947
C’est la période de l’élaboration du Plan Langevin
Wallon de réforme de l’enseigneme...
Gustave Monod, directeur de
l’enseignement secondaire
après la seconde guerre
mondiale met en place
l’expérience des « cla...
Jean Berthoin
1959 Réforme Berthoin
- prolongation de la scolarité
jusqu ‘à 16 ans ( délai
d’application en1967,pour
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« L’Etat proclame et respecte la liberté de
l’enseignement et en garantit l’exercice aux
établissements privés régulièreme...
À partir des années cinquante la vague démographique
(débutée en France par le redressement de la natalité à
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Christian Fouchet
Le cycle d’orientation 14/15 ans est instauré 4
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Après le CM2 les élèves peuvent fréquenter :
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1ère étape : La réforme Berthoin (cycle commun de de
2ème étape : la naissance du secondaire pour tous
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Quel programme pour ce collège unique ?
Quels enseignants ?
Professeurs d’enseignement général des collèges
Professeurs ce...
Alain Peyrefitte et Edgar Faure
68 et après…
Le colloque d'Amiens en mars 1968
(donc avant mai !) propose de
supprimer les...
René Haby
1975 Réforme du collège unique
dite “réforme Haby”
La loi HABY du 11 Juillet 1975 met fin à la ventilation des é...
Elle s'inscrit dans le prolongement des réformes qui affectent la durée de la
scolarité obligatoire et l'unification des e...
Alain Savary
Ministère d’Alain Savary 1981-198
Arrivée de la gauche au pouvoir.
Des moyens pour créer de nombreux postes
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1985 création des Bacs Professionnels
1986 Entrée en vigueur de la décentralisation
dans l’éducation nationale. Les collèg...
1959: scolarité obligatoire à 16 ans et loi Debré
1963: Loi Fouchet : Création des CES (Clgs d’enseigt secondaire)
1969 et...
Et ensuite …?
Ensuite, c’est l’histoire
contemporaine et ce sera
l’objet d’un autre
diaporama…
(et puis ça correspond à la...
Quelles évolutions ?
• Ecole et pouvoirs : de l’église à l’État
• L’École : entre autonomie et centralisation
• L’école po...
Bibliographie
Vincent Troger, Jean-Claude Ruano-Borba
Histoire du système éducatif
Que Sais-je ? n°3729 PUF
Antoine Prost
Regards historiques sur l'éducation en France
Belin, 2007
Antoine Prost
Du changement dans l'école
Les réformes de l'éducation de 1936 à nos jou
Seuil 2013
Claude Lelièvre
Histoire des institutions scolaires (depuis 178
Nathan Pédagogie 1991
Antoine Prost
Histoire de l'enseignement et de l'éducation,
tome IV : L'Ecole et la Famille dans une société en mutation, ...
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  1. 1. Analyse du système éducatif Approches historique, institutionnelle, politique, économique et sociologique de l’École Formation des M1et agrégatifs de SES (Ph.Watrelot) 2014- 2015 Séance 2 - 17 décembre 2014
  2. 2. Séance 1 Mercredi 26/11/14 Introduction : 1ère approche des débats PMF Séance 2 Mercredi 17/12/14 Histoire de l'éducation PMF Séance 3 Jeudi 12/02/15 Histoire récente du système éducatif et de l’évolution du métier PMF Séance 4 Jeudi 19/02/15 Philippe W Économie de l’éducation PMF Séance 5 Jeudi 05/03/15 PISA et le système éducatif français (approche comparatiste) PMF Séance 6 Jeudi 12/03/15 approche sociologique de l’École PMF Séance 7 Jeudi 19/03/15 Des disciplines aux curricula (évolution des contenus d’enseignement) PMF
  3. 3. L’évaluation de ce module• Une dissertation au choix parmi 2 (à la maison) • Sur un sujet pédagogique ou de connaissance du système éducatif • l’évolution du métier d’enseignant • les enjeux du socle commun… • l’École française et l’égalité des chances • Aider, accompagner, pansement ou sous-traitance ? • etc. • Avec des documents
  4. 4. Introduction A propos de quelques images d’Épinal…
  5. 5. Charlemagne Jules Ferry Du mythe à la réalité…!
  6. 6. Charlemagne n’a pas inventé l’école. Elle existait déjà dans l’antiquité. Avec le temps, l’enseignement sous la dynastie Mérovingienne devient si médiocre que les lieux d’apprentissage se font rares. Même le clergé est illettré. Charlemagne lui- même ne sait pas écrire, et pourtant, il a reçu une bonne éducation, parle le francique, le grec et le latin et se passionne pour la culture, la grammaire, l’astronomie, le calcul. En 789 Charlemagne publie un capitulaire (acte législatif de l’époque carolingienne) : l’Admonitio Generalis. Ce document modifie le rôle du clergé au sein de son royaume et incite à la création d’écoles pour tous. C’est la IIIeme République qui crée le mythe de Charlemagne inventeur de l’École. Avant que France Gall en 1964 poursuive le mythe avec sa chanson !
  7. 7. ❝ Quand Jules Ferry prend l’instruction publique, l’école est déjà gratuite pour les deux tiers des élèves et pratiquement tous les enfants de 8 à 10 ans vont à l’école. Le vrai changement est de la rendre obligatoire de 6 à 13 ans : l’obligation est une prolongation de la scolarité. L’important dans les lois de 1881 et 1882 c’est l’affirmation des principes et la laïcité qui fait rupture, alors que la gratuité et l’obligation prolongent l’action des gouvernements antérieurs et des communes. Ces lois changent d’ailleurs peu ce qui se passe dans les écoles en dehors du catéchisme qui en sort.❞ Antoine Prost in Dictionnaire de l’éducation PUF 2008
  8. 8. Les grandes transformations du système éducatif
  9. 9. On ne va pas remonter à l’antiquité… Ni à l’époque médiévale…
  10. 10. Jean-Baptiste de la Salle 1682 : J.B. de la SALLE (prêtre) crée les premières écoles pour instruire le peuple (et réfléchit aux pratiques pédagogiques). L’instruction s’adresse en priorité aux garçons.
  11. 11. En 1789, en référence aux discours des philosophes (Rousseau, Diderot…), l’idée de l’importance de l’instruction pour éclairer les citoyens s’incarne particulièrement dans la pensée de Condorcet, dont le rapport sur l’Organisation générale de l’instruction publique, en 1792, fait ressortir ,sans que l’obligation scolaire soit indiquée, une idée nouvelle de laïcité et une différenciation faite entre l’instruction et l’éducation. Condorcet assigne à l’école primaire “le soin d’enseigner ce qui est nécessaire à chaque individu pour se conduire lui même et jouir de la plénitude de ses Droits.” Mais les aléas politiques font que le projet de Condorcet ne verra pas le jour Nicolas de Condorcet
  12. 12. échoué Talleyrand, Condorcet, Lanthéas…) Le plan Bouquier est adopté le 29 frimaire an II (19 décembre 1793). Il proclame la liberté d'enseignement. L'instruction est gratuite et obligatoire. Les instituteurs, fonctionnaires publics, sont salariés par la République à raison du nombre d’élèves. Le programme de l’enseignement primaire se réduit à la lecture, à l’écriture, et aux premières règles de l’arithmétique. Le 27 brumaire an III (17 novembre 1794) Lakanal fait adopter par la Convention une nouvelle loi. L'instruction reste gratuite mais non obligatoire. Il est décidé d'ouvrir une école publique pour mille habitants mais aussi d'autoriser de fonder des écoles particulières (privées). Les presbytères non vendus sont mis à la disposition de la municipalité, pour servir tant au logement de l’instituteur qu’à recevoir les élèves pendant la durée des leçons. Chaque école est divisée en deux sections, l’une pour les garçons, l’autre pour les filles.
  13. 13. Le 1er mai 1802 sont créés les lycées destinés à former l’élite de la Nation. Le décret impérial portant sur l'organisation de l'Université et créant le baccalauréat est promulgué le 17 mars 1808. L’Université est régie et gouvernée par un grand-maître. Chaque académie est gouvernée par un recteur résidant au chef-lieu des académies.
  14. 14. ❝ C’est à François Guizot, ministre de l’Instruction Publique du dernier roi de France, Louis Philippe que l’on doit une loi de 1833 obligeant chaque commune “à entretenir au moins une école primaire élémentaire ”. Guizot fait aussi ouvrir une école normale d’instituteurs dans chaque département, fixe une rétribution minimale pour les instituteurs et instaure le corps des inspecteurs primaires. Il impose en outre un choix pédagogique fondamental : celui de la méthode “dite simultanée” celle que nous connaissons aujourd’hui qui consiste à réunir des élèves de même niveau pour leur dispenser simultanément le même enseignement. […] Les instituteurs renonçaient ainsi à l’ancienne méthode héritée du moyen âge qui consistait à faire travailler individuellement pendant que les autres répétaient leurs propres leçons ou chahutaient en attendant leur tour. ❞ Vincent Troger L’école : idées reçues Ed. Le Cavalier Bleu ❝ L’instruction primaire élémentaire comprend nécessairement l’instruction morale et religieuse ❞
  15. 15. Loi Falloux (1850)Avec La Loi Falloux l'enseignement primaire et secondaire se trouve désormais partagé entre l'enseignement public, géré par les communes, les départements et l'État, et l'enseignement privé, dit « libre », dont les établissements sont gérés par des particuliers, des associations ou des congrégations. De fait, même si elle ne le dit pas officiellement, la loi vise surtout à autoriser l'enseignement catholique, dans les écoles primaires et les établissements secondaires. Elle donne une grande part à l'Église catholique romaine dans l'organisation de l'enseignement : les évêques siègent de droit au conseil d'académie, l'école est surveillée par le curé conjointement avec le maire. Un simple rapport du maire ou du curé peut permettre à l'évêque de muter un instituteur à sa guise. Les préfets peuvent révoquer les instituteurs1.«L'instruction est demeurée trop isolée de l'éducation ; l'éducation est demeurée trop isolée de la religion. Le temps n'est plus, grâce à Dieu, où l'on faisait à la religion l'insulte de croire que, complice de l'ignorance, elle servait d'instrument docile à tous les gouvernements. Nous voulons que la religion ne soit imposée à personne, mais enseignée à tous… Mais pour que la religion communique à l'éducation sa puissance, il faut que tout y concoure à la fois, et l'enseignement, et le maître. C'est le but que nous avons tâché d'atteindre autant qu'on peut le faire par des mesures législatives, en confiant au curé ou au
  16. 16. Victor Duruy 1867 : Victor Duruy crée une école de filles dans chaque commune de plus de 500 habitants et favorise la gratuité des écoles. C’est en 1880 que Camille Sée créera les lycées de jeunes filles
  17. 17. st-elle devenue un enjeu central au cours du Mettre en œuvre la démocratie S’adapter aux bouleversements économiques ble de ne pas donner l’instruction gratis ; elle répond de l Victor Hugo, Les Misérables, 1862
  18. 18. Lois Ferry (1881-1882) principe de gratuité principe de la laïcité (enseignement non-religieux principe de l’obligation (7-13ans) principe de l’universalité (éducation des filles)
  19. 19. Il faut noter l’influence forte de Ferdinand BUISSON collaborateur direct de J.Ferry, militant radical socialiste, fervent laïque, directeur de l’enseignement primaire de 1876 à1896 auteur du célèbre Dictionnaire de la pédagogie 1887 actualisé en 1911, référence des Ecoles normales de la 3ème république. (Prix Nobel de la Paix en 1927) Le ministre de l’éducation de 2012 à 2014, Vincent Peillon a placé son action dans la référence à Ferdinand Buisson
  20. 20. Avec la IIIème République, l’État français va prendre en charge l’instruction et l’éducation de la population. L’objectif premier est l’alphabétisation, le deuxième est de laïciser. Il existe 2 types d’écoles : - le réseau primaire gratuit de 2 à 12 ans qui mène au certificat d’études primaires avec la possibilité pour les plus doués d’accéder au « cours complémentaire » et au brevet supérieur. - le réseau secondaire payant avec latin dès la 11ème (CP) qui comprend le collège des jésuites ou les lycées (1802) laïques avec baccalauréat.
  21. 21. Des frontières strictes entre primaire supérieur et ordre secondaire République est une école de classe, reproduisant la stru
  22. 22. Un Tournant dans l’histoire du système éducatif « L’institution éducative abandonne officiellement la sé Pierre Merle, La démocratisation de l'enseignement, 20
  23. 23. Ferry ne s’attaque pas à la démocratisation de l’enseignement secondaire. Des systèmes de bourses au mérite existent pour des élèves de milieux populaires qu’on « pousse » en EPS ou en petites classes des lycées, voire vers l’Ecole normale, intégrable en seconde, mais la séparation des milieux populaires et des classes sociales aisées est patente dans le secondaire. Les « nostalgiques de l’école de jules Ferry » oublient souvent cette réalité. C’est l’école primaire du peuple, mais elle ne bouleverse pas la hiérarchie sociale existante ; le secondaire est d’ailleurs payant et s’étend des classes primaires aux classes préparatoires, permettant ainsi à certains enfants de ne subir aucun brassage social (hors enseignement privé) Démocratisation ?
  24. 24. Former la nation On se plaint continuellement que nos enfants ne connaissent pas assez leur pays : s'ils le connaissaient mieux, dit-on avec raison, ils l'aimeraient encore davantage et pourraient encore mieux le servir. Mais nos maîtres savent combien il est difficile de donner à l'enfant une idée nette de la patrie, ou même tout simplement de son territoire ou de ses ressources. La patrie ne représente pour l'écolier qu'une chose abstraite, à laquelle, plus souvent qu'on ne croit, il peut rester étranger pendant une assez longue période de la vie. Pour frapper son esprit, il faut lui rendre la patrie visible et vivante. Source : Extrait de la préface du manuel scolaire Le tour de France par deux enfants, 1877 Légitimer la République Faire corps en vue d’un nouveau conflit Donner de nouveaux repères
  25. 25. Source : F. Dubet, L'École des chances : qu'est-ce qu'une école juste ?, Seuil, 2004 Intégration sociale Sélection des élites (classement) finalité éducative 3 finalités de l’École
  26. 26. Que faire face à l’allongement de la scolarité obligatoire ? 1959 : Réforme Berthoin Scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans RAPPEL sur la scolarité obligatoire 1882 : 13 ans 1936 : 14 ans
  27. 27. Jean Zay 1937 Réforme Jean ZAY Elle fixe à 14 ans la scolarité obligatoire. On aligne les programmes des Écoles Primaires Supérieures sur ceux du 1er cycle de l’enseignement secondaire Jean Zay prévoit aussi la création de l’ENA pour favoriser l’accès par le mérite aux fonctions d’administration supérieure .
  28. 28. Paul Langevin Henri Wallon 1946 -1947 C’est la période de l’élaboration du Plan Langevin Wallon de réforme de l’enseignement Paul Langevin, le physicien, puis après son décès, Henri Wallon, le psychologue, président les travaux d’une commission d’experts qui définit les finalités de l’Ecole : «former l’homme, le travailleur, le citoyen »,et propose une scolarité secondaire organisée en trois cycles : - cycle commun 7 /11 ans - cycle d’orientation 11/ 15 ans - cycle de spécialisation 15/ 18 ans - 3 cycles pour l’enseignement supérieur Le rapport affirme aussi le droit à la formation permanente. Ce plan reste aujourd’hui une référence quasi mythique pour le monde de l’enseignement plusieurs de ses dispositions seront mises en place progressivement. La rupture politique après 1947 avec les communistes (dont étaient proches certains experts de la commission) et la pression du « baby boom » le feront passer au second plan.
  29. 29. Gustave Monod, directeur de l’enseignement secondaire après la seconde guerre mondiale met en place l’expérience des « classes nouvelles », (elles seront environ 200 quand l’expérience s’arrêtera en 1950) dans les lycées ; l’idée est de favoriser, en liaison avec le courant de l’Education nouvelle, des méthodes actives, une ouverture vers la culture extérieure, les sorties et les visites hors l’école.
  30. 30. Jean Berthoin 1959 Réforme Berthoin - prolongation de la scolarité jusqu ‘à 16 ans ( délai d’application en1967,pour laisser le temps d’absorber la vague de nouveaux élèves ) - création de 3 cycles : élémentaire 6/11 ans, d’observation 11/13 ans, 2 d cycle 15/18ans - Deux filières sont distinguées l’enseignement général et l’enseignement professionnel.
  31. 31. « L’Etat proclame et respecte la liberté de l’enseignement et en garantit l’exercice aux établissements privés régulièrement ouverts […]. Dans les établissements privés qui ont passé un des contrats prévus, l’enseignement placé sous le régime du contrat est soumis au rôle de l’Etat. .L’établissement, tout en conservant son caractère propre, doit donner cet enseignement dans le respect total de la liberté de conscience. Tous les enfants sans distinction d’origine, d’opinions ou de croyances, y ont accès.» Loi Debré 1959 Enseignement public et privé
  32. 32. À partir des années cinquante la vague démographique (débutée en France par le redressement de la natalité à partir de 1942-1943, suivi du « baby boom » à partir de 1945) contraint l’Etat à des efforts considérables de reconstruction (dans les régions dévastées ) et de construction nouvelles pour accueillir un nombre croissant d’enfants, d’abord au niveau primaire ( responsabilités des communes, mais il faut pourvoir les postes d’enseignants) et puis au niveau collège (entre 1965 et 1975 2354 collèges seront ouverts, soit un par jour ouvrable !). Massification
  33. 33. Christian Fouchet Le cycle d’orientation 14/15 ans est instauré 4 voies en parallèle : - enseignement classique (lycées avec latin) - enseignement moderne long (lycée sans latin avec seconde langue) - enseignement moderne court (les Cours Complémentaires et les Collèges d’Enseignement Général, CEG) - les classes de transition, CPPN (classes préprofessionnelles de niveau) et CPA (classes préparatoires à l’apprentissage ) qui accueillent des élèves en échec scolaire à la fin du primaire ou après la cinquième (CPPN,CPA). 1962 Réforme Fouchet
  34. 34. Après le CM2 les élèves peuvent fréquenter : - un lycée après examens d’entrée en 6° et y suivre des études longues jusqu’au brevet en 3° ou plus jusqu’au bac en lycée, encadrés majoritairement par des enseignants licenciés maîtres auxiliaires ou titulaires (adjoints d’enseignement), certifiés ou agrégés (plutôt les classes de lycée) - un cours complémentaire (6°et 5° ).Ils peuvent être orientés en 4° en CEG ou Lycée (souvent avec un examen dans ce cas) ou en enseignement professionnel (CET) ; leurs enseignants sont majoritairement des instituteurs qui se sont spécialisés en classes de transition CPPN CPA ou bivalents (PEGC, professeurs d’enseignement général des collèges qui suivent une formation spécialisée en Ecole normale) - un CEG (collège d’enseignement général dont la structure est la plus proche des collèges qui vont être crées) de la 6° à la 3° et des 1962 Réforme Fouchet
  35. 35. 1ère étape : La réforme Berthoin (cycle commun de de 2ème étape : la naissance du secondaire pour tous en 1963 (création des collèges d’enseignement second 3ème étape : la mise en place du collège unique en 1975 (réforme Haby) Vers le collège unique
  36. 36. Quel programme pour ce collège unique ? Quels enseignants ? Professeurs d’enseignement général des collèges Professeurs certifiés (CAPES créé en 1950) On a donc répondu à une demande de prolongation de scolarité de type primaire supérieur, par un enseignement de type secondaire.
  37. 37. Alain Peyrefitte et Edgar Faure 68 et après… Le colloque d'Amiens en mars 1968 (donc avant mai !) propose de supprimer les notes chiffrées pour “lutter contre un système élitiste”. Cette réforme est appuyée par Alain Peyrefitte. En 1969, la circulaire du 6 janvier évoque la relativité de la note et l'illusion de sa précision « les études docimologiques dont l'origine est antérieure à 1930 et qui se sont multipliés dans les 20 dernières années ne laissent aucun doute sur le caractère illusoire d'un tel raffinement dans la précision de la note et du classement obtenu » Le ministre de l'Éducation nationale de l'époque Edgar Faure décrète dans cette circulaire que « la notation chiffrée peut être abandonnée sans regrets ». C'est le 9 juillet 1971 (circulaire 71-228) que les notes sur 20 sont à nouveau prônées dans les classes qui comportent un examen (3ème, terminale).
  38. 38. René Haby 1975 Réforme du collège unique dite “réforme Haby” La loi HABY du 11 Juillet 1975 met fin à la ventilation des élèves à la sortie de l'école primaire entre les premiers cycles des lycées, les collèges, les collèges d'enseignement (CEG) et prévoie que tous les élèves issus du cours moyen seconde année (CM2) doivent entrer en sixième dans un collège unique et dans des classes hétérogènes destinées à éviter les effets de ségrégation, souvent sociale. Une démocratisation s'opère au plan qualitatif. Article 4 : "Tous les enfants reçoivent dans les collèges une formation secondaire. Celle-ci succède sans discontinuité à la formation primaire en vue de donner aux élèves une culture accordée à la société de leur temps. Elle repose sur un équilibre des disciplines intellectuelles, artistiques, manuelles, physiques et sportives et permet de révéler les aptitudes et les goûts". Article 7 : "Des aménagements particuliers et des actions de soutien sont prévues au profit des élèves qui éprouvent des difficultés"
  39. 39. Elle s'inscrit dans le prolongement des réformes qui affectent la durée de la scolarité obligatoire et l'unification des enseignements post-primaire . La prolongation de la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans, une des grandes orientations de la réforme Berthoin (59), ne devient effective qu'en 1967; supprimant l'examen d'entrée en sixième, elle est à l'origine de la démocratisation de l'accès à l'enseignement secondaire. La réforme Fouchet (1963) organise l'orientation dans les collèges d'enseignement secondaire (CES) par la mise en place des classes de quatrième et troisième pratiques, qui constituent avec les classes de sixème et de cinquième de transition une filière de ségrégation scolaire et sociale. La réforme Haby se caractérise d'abord par la suppression des filières de relégation : "les nouveaux collèges, qui se substituent aux classes de premier cycle des lycées, aux collèges d'enseignement secondaire et aux collèges d'enseignement général, sont désormais investis d'un double mission : donner à tous les jeunes français une même culture de base et préparer leur orientation". L'orientation se fera désormais par le jeu des options choisies en quatrième, options d'enseignement général ou à caractère préprofessionnel. une évolution plus égalitaire dans sa forme que dans dans sa mise en oeuvre concrète : supprimant les filières de l'intérieur, elle souligne les disparités entre collèges. 1975 Réforme du collège unique
  40. 40. Alain Savary Ministère d’Alain Savary 1981-198 Arrivée de la gauche au pouvoir. Des moyens pour créer de nombreux postes d’enseignants sont dégagés, dès l’automne 1981 par un collectif budgétaire. 1982 : création des Mafpen 1982 : mise en place des ZEP lancement d’établissements expérimentaux Alain Savary démissionne en 1984 s’estimant désavoué par François Mitterand après le recul devant les manifestations de défense de l’enseignement privé sur la réforme de la Loi Falloux.
  41. 41. 1985 création des Bacs Professionnels 1986 Entrée en vigueur de la décentralisation dans l’éducation nationale. Les collèges dépendent du financement des départements, les lycées des conseils régionaux. Jean-Pierre Chevenement Jean-Pierre Chevenement 84-86 “Calmer le jeu” “80% d’une classe d’âge au bac”
  42. 42. 1959: scolarité obligatoire à 16 ans et loi Debré 1963: Loi Fouchet : Création des CES (Clgs d’enseigt secondaire) 1969 et 1972 : création des corps de PEGC et de certifiés 1975 : collège unique (Loi Haby) 1982 : éducation prioritaire et création des MAFPEN 1982-1985: lois de décentralisation 1985 : création du baccalauréat professionnel 1989 : loi d’orientation sur l"éducation dite loi Jospin et création des IUFM 2005 : loi d’orientation “Fillon” : mise en place du socle commun 2013 : Loi d’orientation et de programmation de refondation de l’École.
  43. 43. Et ensuite …? Ensuite, c’est l’histoire contemporaine et ce sera l’objet d’un autre diaporama… (et puis ça correspond à la période où je suis devenu prof…)
  44. 44. Quelles évolutions ? • Ecole et pouvoirs : de l’église à l’État • L’École : entre autonomie et centralisation • L’école pour tous : filles et garçons, riches et pauvres • vers le collège unique … • massification… Démocratisation ?
  45. 45. Bibliographie
  46. 46. Vincent Troger, Jean-Claude Ruano-Borba Histoire du système éducatif Que Sais-je ? n°3729 PUF
  47. 47. Antoine Prost Regards historiques sur l'éducation en France Belin, 2007
  48. 48. Antoine Prost Du changement dans l'école Les réformes de l'éducation de 1936 à nos jou Seuil 2013
  49. 49. Claude Lelièvre Histoire des institutions scolaires (depuis 178 Nathan Pédagogie 1991
  50. 50. Antoine Prost Histoire de l'enseignement et de l'éducation, tome IV : L'Ecole et la Famille dans une société en mutation, depuis 193

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