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Chapitre 4
*Suite à sa longue réflexion,elle prend la parole.
Après tout, c’estmon histoire. C’est à moi de la raconter. Je me rappelle encore ce
jour-là.
Je pensais…
Il pouvait toujours crever ce connard. Oh ! Je m'emporte encore.Je sais que ça ne
sert à rien d'insulter les gens mais cela me fait plus que du bien. Essayez vous-
même ! Pensez à la personne que vous haïssez le plus et criait son nom en ajoutant
une ou deux insultes. Ça me libère et ça vous libérera aussi. On arrivait à la voiture
et ma mère me regardait toujours l'air préoccupée.Je savais qu'elle se posait des
questions sur moi et s'en voulait de n'avoir rien remarquée. Mais je savais aussi,
que cette semaine est une semaine intense de boulot et qu'elle devait donc
retourner travailler si elle voulait arrondir les fins de mois et réussir à nous faire
vivre. Elle me déposadonc devant notre appartement et parti. Cela peu paraître
infiniment bizarre de faire ce genre de truc après une tentative de suicide mais il faut
savoir que son argent on est rien. Je savais aussi que la semaine prochaine elle
aurait une prime si cette semaine elle ne s'absentait pas et je ne voulais pas
m'interposerentre elles et ses rêves. Je rentrais dans l’appartement. Le taudis que
l'on nommait si injustement "appartement".On y trouvait qu'un salon, une salle de
bain, un lit et bien sur une cuisine. Cela n'a jamais été le grand luxe mais on avait
réussit au prix de 3 ans d'économieà s'offrirune Télévisionmais les chaînes que l'o
regardait était publiques et gratuites. Je m'assis donc contre la fenêtre.Je regardais
les autres marchaient dans la rue. Un va et viens que rien ne troubler sauf peut être
de temps en temps les petits enfants qui prenaient la rue comme une chasse au
trésor. Ces gens allaient et venaient. Je ne savais pas ce qu'ils pensaient. Je ne
savais pas s'ils étaient tristes ou heureux et j'aurais tellement aimée être là pour
féliciterce qui est heureux et aider les tristes à se remettre sur pied. J'aimerais
tellement leur dire: "Tu sais la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Il faut se battre
pour elle. Tu es forte tu vas y arriver et ne laisse pas les autres t'abattre." J'aimerais
tellement leur répéter cela jusqu'à qu'ils se sentent mieux. Jusqu'à qu'ils croient en
eux-mêmes et se relèvent pour affronterles problèmes de la vie. J'aimerais le leur
répétercomme j'aurais aimé que quelqu'un me le dise. Les gens ne sont là que
pour ce qu'ils veulent et dès qu'ils l'ont il ne vous parle plus vous renie. Le pouvoir
des mots, c'estça que personne ne peut reconnaître, pensais-je.Avec un mot on
peut détruire une personne et avec un mot la reconstruire. Avec un mot on pouvait
manifesternotre joie ou faire comprendre que l'on a peur. Avec un mot, la vie
change. Elle passe d’adoptable à domptable et de conductrice à conduite. On
reprend le dessus sur la vie comme on aurait du le reprendre.Je remis mes
écouteurs."Street Lights", Irma. Oui voilà. Nous sommes tous des lumières. Mais
ceux qui brillent de milles feux ne pourraient-ils pas aider ce qui s’éteint ?
Apprenons à partager notre bonheur et notre joie.
Bringing hopeto the elders ; And daylightto the blind

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