Kaïdan eiga

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Un cours sur les Kaidan Eiga

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Kaïdan eiga

  1. 1. Kaidan Eiga --- Dernier CM Ce qui surgissait après lextinction du Kaidan dans les 80s, avec surgissement dephénomènes qui préparent terreau pour la J-Horror. Rumeurs, légendes urbaines (femme sansvisage, enfant dans les toilettes, photographie spririt, naissance de Konaka, scénariste important,mis en valeur par Kyoshi Kurosawa.) Scary True Stories, réal Norio Tsuruta (série 1991-1992). Réalisateur a acheté les droits dumanga: le principe, raconter des histoires vécues par les lecteurs lectrices, en image. Ils envoyez à larédac des histoires. Dimension participative, malgré mauvaise qualité. La mini-série fait transitionentre espace social et espace de limage. Il y applique la théorie « Konaka » (qui scénariste dessus).Une des raisons du succès prolongement sur lécran dhistoires de fantômes. Chacun des épisodes dela série commence avec un ancrage dans la réalité: « Ce que vous allez voir est le recréation dephénomènes de fantômes tels que les gens en font tous les jours lexpérience ».Autre explication du succès de la série, cest que cétait pas classé en films dhorreur (interdit auxados), mais dans la catégorie familiale. Le principe de la série pourrait sapprocher de la 4èmedimension, etc... Récits à sketches, correspondance dans le temps avec Japs, mais les américains, cesont toujours les récits à chute. Pour les japonais, confrontation visuelle entre un adolescent et unfantôme. Scénarios assez pauvres, pour nous, parce que pas focalisés sur les mêmes choses. On estmoins sur la confrontation. Il fonde ainsi quelque chose de fondamental pour la J-Horror, le mode dapparition desfantômes et la confrontation. Les Kaidans accordent beaucoup dimportance à lapparition, qui sontdes séquences à part. On pourrait comparer avec US, ce qui prime, ce sont les scènes de coursespoursuites, non narratives, moments de spectacle. Cest le même type de privilèges, qui fondent laqualité du film. Shimizu multiplie les effets dapparition, parfois trop. Même si les épisodes de Scary True Stories ne privilégient jamais la narration ou laspectspectaculaire, met en place des motifs qui seront ceux de tous les réals de la J-Horror. Ellesillustrent visuellement cette question des rumeurs, des histoires de fantômes, et qui là, avec lesscénario de Konaka, font retour dans des lieux quotidiens du Japon contemporain. Encore une fois,on voit la prégnance de lhistoire classique du Kaidan. Les fantômes ne cherchent pas à faire peur,ce qui effraie cest lénigme de leur apparition. Quels sont ces messages, ces thèmes récurrents?Question de la solitude, lisolement (quils renvoient aux humains), crier une détresse, paralysie(phobie très répandu au Japon). Tsuruta travail dans un Japon modernisé, se détache du côté trèsraffiné du Kaidan classique. Il invente une nouvelle scénographie pour les fantômes, dans le but deles imposer dans un décor contemporain. Filme le quotidien, et la perception des lieux va êtretransformée par lapparition des fantômes. Pour les Japonais, le monde des morts et des vivants estimbriqué. Lapparition des fantômes a pour but de dénoncer le latent, ce qui nest pas visible.Élément fondateur: le fantôme va dramatiser le décor. Le rouge est une percée chromatique, commele feu sous la cendre. Les films vont être presque monochrome, et le vêtement rouge signifie lapercée entre les mondes, la femme en rouge ouvre un passage. Elle menace par sa simple présencede mettre en communication le monde des morts et celui des vivants. [Extrait: Retribution, K.Kurosawa] Toujours une dimension collective, le fantôme va mêmejusquà donner des souvenirs aux gens qui lentourent, des souvenirs faux. [Extrait: Scary True Stories: une ado croise tous les jours le fantôme dun garçon dans lecouloir de son lycée. Il la poursuit en lui assenant sa solitude. Là le fantôme la poursuit, mais ne faittout de même quapparaître dans un coin du cadre]
  2. 2. Ça cest la première vague de la J, qui nira pas jusquen Occident. La deuxième vague, avec Nakataet Ring, simpose elle. Il y avait déjà des réalisateurs qui avaient relancé le genre 10 ans avant. Uneréponse probable, cest la figure du fantôme de Sanako. Mode dapparition qui relie les Kaidanclassique au moderne, via le puits. Ça rappelle une pièce du Kabuki (La maison aux assiettes duquartier ****), dans laquelle une servante assassinée par son maitre, ressurgit du puits dans lelequel elle a été jetée pour se venger. Dune origine traditionnelle, avec quelque chose de moderne,la TV. Nakata appuie sa référence. Mode dapparition est un lien entre Kaidan classique et moderne.Sa tenue est très inspirée de la représentation classique du personnage. Sur ces bases là que Nakatareconnaît comme ses inspiration, il tisse un nouveau mode dapparition du fantôme. Certes il sortdun puit pour se venger, comme dans tout Kaidan, mais elle manifeste sa présence à travers desintermédiaires médiatiques. Les personnes qui ont vu la vidéo sont modifiée lorsquelles sont prisesen photo. Le film commence avec une rumeur. Ça parle donc aussi de média. Film qui renouvelle legenre tout en respectant ses racines. Pour Sadako. Lorigine de la mode de la photographie spirit,remonte au début du 20ème siècle. Des scientifiques avaient travaillé dessus, comme un psychiatreJaponais (Tomokishi Fukurai). Voulait impressioner la pellicule sensible par la pensée, ou lesmains.Il fait appel à deux femmes médiums, une sappelle Sadako (!!!) Takahashi. Lien direct avecses expériences donc. Le film fait lien entre Kaidan classiques, les représentations classiques desfantômes. Les moyens de communication sont des outils de résurgence des fantômes. Cest presque dela contamination. Kurosawa est un des premiers avec Oshii à transposer les fantômes dans le cyber-espace. Conceptuellement, Internet est ce qui se rapproche le plus du monde des morts tels quelenvisagent les Japonais, un espace entre deux monde, un au-delà. Konaka fait dInternet (« lelayer ») un ersatz du monde des morts. Ce qui sen rapproche le plus conceptuellement. Internetpeut interagir physiquement avec notre monde. Konaka choisi de découper ses épisodes enLayer,des strates, des couches, des calques, qui sadditionnent les uns les autres. Débute avec le suicidedune adolescente, et toutes ses amies reçoivent un e-mail quelle a envoyé par delà la mort. Une adointrovertie et solitaire semble percevoir le monde invisible tout à fait naturellement, sintéresse àInternet, et au fur et mesure quelle se plonge dans Internet, quelle améliore les performances de samachine, son avatar cybernétique prend de plus en plus de place dans le monde réel. Chez Konaka,la technologie permet dentre apercevoir lautre monde. Les thèmes quil met au jour dans Layerserial experiment, les outils de communications génèrent les fantômes, les font transparaître.Fonctionnent comme vecteurs de lau delà. Cest comme ça quil les inscrit dans un contextecontemporain.[Extrait, cest un animé]Contamination par les moyens de communication, les fils électriques. Superposition entrecommunication et contamination dans Kaïro aussi, puisquun site Internet propage une vague desuicide. Les vivants se vident de leur humanité. Tokyo vit par réflexe. Kurosawa montre Tokyocomme une ville amnésique, sans Histoire, et ses personnages conçus comme des extensions, nefont jamais allusion au passé. Lhumanité fait figure de vestige, voire de corps étranger. Personnagesautomates. Tokyo pourtant semble animée. Le décors fait quand même de la ville un être vivant.Une boucle répète le même réflexe. Inversement, les fantômes transparaissent sur la surfacesensible du réel, prennent corps alors que les vivants se vident de leur vie. Le film est un lent fonduenchainé de lhumanité. Dans Kaïro, lapparition des fantômes fait figure de modèle pour la J-Horror, sa composition des plans prédispose à lapparition, crée ambiance fantomatique. Le spectrena pas à surgir dans le cadre, il na quà transparaître. Dans Kaïro, pas de hors champ, ils sontcontenus à lintérieur du plan, comme si le hors champ était sous le plan, à limage de la structure duréel. Lau delà est imbriqué dans le plan. La composition des plans fait penser à des ouverture dansdes plans stratifiés. Il fait beaucoup de cadres dans le cadre, des écrans dordi, de télé.Illustration [Extrait]. Sur limage dune disquette, une personne se voit de dos en train de regarder le
  3. 3. plan, mise en profondeur, larsen visuel. Mais on devine dans lensemble du plan, le visage duprochain contaminé. 7 plan dans laxe qui senchainent (ce qui est « interdit »)Lapparition de la même image apparaît sur le téléphone mobile de celui qui regarde. Deux plansidentiques percent le plan. Plate forme de communication entre le monde des morts et le réel. Le réseau internet ou téléphonique agit comme le Styx antique. Lorsque Yabé retourne danslapprt de son ancien ami suicidé, une trace noire apparaît sur le mur. Yabé éteint la lumière, et dansloscurité, il y a fondu enchainé qui donne limpression que lempreinte sextirpe. Ils attirent de cettemanière les vivants du monde des morts. Tagushi retourne à létat de trace. Aspiration. Dans Kaïro,les trous, les orifices, le rouge, sont des Charon inversés. Ce sont des seuils, ouverture daccès pourune cohabitation forcée entre morts et vivants. Le rouge, qui apparaît comme une blessurechromatique sur les teintes monotones, agissent comme une trouée à lintérieur des plans. Le rougeest comme une brulure infligée sur la surface du cadre, et qui menace la sérénité du cadre.QuandYabé entre dans la zone interdite, ce sont des entailles originelles, des entailles dans la surface de laréalité. On passe du sombre à la lumière avec un mur tapissé de rouge, comme une plaie, plaie ducadre. Le fantôme était déjà là, attendait. Réalité latente qui fait pression sur réalité manifeste. Cestun étudiant qui a une chemise rouge qui va donner le fin mot de lhistoire. « Les âmes occupent unezones dont lespace est limité ». Référence à la phrase de Roméro dans Zombies. Dans Kaïro, pasdau delà au décors comme il ny en a pas dans le cadre. La disparition systématique des individusdu cadre correspond à la mort. Quitter le plan, cest sortir du film. La règle, garder ancrage dans leplan. Du fait quil n y ai pas de hors champ, les bords du cadre sont centrifuges, on est expulsés.Tous les êtres humains dans Kairo sont destinés à disparaître. Autre film important dans la J, Dark Water, adapté dune nouvelle de Suzuki, dont le thèmeest leau. Comme dans Ring, leau est important. Le réseau est évoqué par la métaphore de leauencore une fois (même réalisateur). Commence un aussi sur un plan sur la mer. Linternaute deKairo, ou le vidéophile de ring est un narcisse qui cherche on reflet dans leau. Leau est un élémentconducteur, elle fait preuve comme le réseau, dune solidarité parfaite dans le transport des élément.Dans Ring, un pêcheur en parle. Le réseau et leau fonctionne de la même manière. Locéan a étévecteur de transmissions de biens, mais aussi de maladies. Cest pareil avec Internet. Chez les réalsdu Kaidan moderne, le réseau est comme leau. Cest pour ça que les déviances des cyber réseau ontété très vite dénoncés par eux. Lidéogramme japonais qui représente la rivière symbolise la famille, il représente aussilenfant qui dort au milieu de ses deux parents. Dans Ring, locéan du réseau se perd, la structure estéclatée. Dans les Kaidan modernes, les parents toujours absents, démissionnaires ou victimes dunerupture ou dune cassure.La faillite cause les problèmes du personnages, léclatement du spectre. Sans famille, lespersonnages principaux sont exclus du cadre, disparaissent. Ils se retrouvent isolés. Le réseausimpose comme un moyen détablir un lien groupal de substitution. Locéan du réseau est infini.Lorsquun individu Japonais, se perd, il na plus de références au groupe. Sans groupes, on nexisteplus. On perd son moi. Un réseau substitution à la famille nexiste pas, la solitude se connecte à lasolitude. Avec cette métaphore de leau, Nakata avec Dark Water continue à explorer cette figure deleau comme élément maudit. Encore un puits, encore une famille désagrégée qui vit en dessous, unfantôme qui passe par leau. Mitsuko sintroduit par les appartements à travers les signes dhumidité.Un fantôme qui ne revient pas se venger, mais qui viennent exprimer leur peine aux vivants. Lapeur de la solitude, mal contemporain, on le retrouve dans la plupart des films Japonais de cetteépoque. La grande majorité des films de jeunes réalisateurs, travaillent sur la solitude. Le versantsocial du spectral devient ce qui compose les héros japonais du cinéma contemporain.

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