Conférence numnow #3

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Brief de la conférence NumNow 3 dont l'objectif est de définir ce qui permettrait à la France d'être en pointe dans le développement des startups du numérique à l'instar des pays comme les Etat-Unis et l'Angleterre.

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Conférence numnow #3

  1. 1. Que peut la France pour ses startups ? Economie, juridique, innovation - Atouts et freins d'une Silicon Valley à la française. Jeudi 26 septembre, 19h chez Frenchweb : 55, rue de Bretagne 75 003 Un taux de création d’entreprises 4 fois supérieur à la moyenne du G7, un chiffre d’affaire qui augmente de 40 % pour les jeunes pousses du digital en 2012, dont 33 % de ce résultat réalisé à l’international : d’apparence, l’économie des startups en France se porte bien. Pourtant, sur un plan international et européen, Paris n’est pas au niveau des eldorados pour startups du numérique que sont San Francisco ou Londres. Dynamisme, coût de la vie, cosmopolitisme, main d’oeuvre IT qualifiée : que manque-t-il à la France pour compter, elle aussi, parmi les royaumes des startups ? Le collectif Numnow a choisi, pour sa troisième édition, de s’interroger sur l’économie du numérique en France en concentrant sa réflexion autour des startups. Comment favoriser un environnement propice à l’émergence des jeunes pousses du numérique ? Faut-il prendre exemple sur nos voisins européens ? Qu’a-t-on à apprendre de l’Angleterre ou des Etats-Unis ? Quel rôle pour l’Etat dans cette politique de dynamisation de l’écosystème digital ?
  2. 2. Nos intervenants : • Simon BALDEYROU : CEO de Deezer. Il a étudié à l’Université de Birmingham, Dauphine et l’ESSEC. Créé en 2007, Deezer est aujourd’hui l’un des modèles de réussite française du numérique. En mai 2013, Deezer est présent dans plus d’une vingtaine de pays et dans neuf langues. • Pierre BROUDER : diplômé de Sciences Po Paris, Pierre Brouder a lancé depuis un an sa startup Bobler : un réseau social vocal qui commence à décoller en France, notamment par la stratégie de recrutement de membres célèbres. Il viendra nous parler de la construction d’un startup en France. • Louis CARLE et Julien BENGUÉ pour Maddyness : Maddyness est le webzine exclusivement consacré aux startups qui séduit plus de 80 000 visiteurs par mois. • Jean-Séverin LAIR : diplômé de Polytechnique et de Télécom Paris. Il travaille actuellement au Ministère de la Culture à la DSI. Il s’intéresse particulièrement à l’innovation technologique mise en oeuvre par l’Etat. • Maxime MARZIN : directeur de l’incubateur de Sciences Po Paris. Maxime Marzin est également le responsable de Sciences Po entrepreneurs. • Dominique PIOTET : Président de Rebellion Lab, agence de conseil ayant des bureaux à San Francisco, Oakland et Las Vegas, employant moins de 10 employés. Il a créé L’Atelier BNP Paribas en 2007 à San Francisco et co-écrit le livre : Comment le web change le monde. • Roxanne VARZA : Diplômée de Sciences Po Paris et la LSE, Roxanne Varza travaille pour l’incubateur Spark mis en place par Microsoft. Elle a écrit pour Techcrunch France, Techbaguette et a fondé Girls in tech. Chaque intervenant s’exprimera sur un thème précis concernant l’économie des startups : internationalisation, communication, tendances web innovantes, comparaison des bonnes pratiques… Puis intervenants et participants s’installeront autour d’une table pour discuter ensemble de ces différents points avec comme objectif final de se mettre d’accord sur une feuille de route concrète et précise pour le développement et la croissance des startups du numérique en France. Rendez-vous chez Frenchweb ! 55, rue de Bretagne 75 003 PARIS
  3. 3. Le collectif NumNow s’est d’abord réunit sous l’impulssion de la publication du rapport de Terra Nova « Numérique : renouer avec les valeurs progressistes et dynamiser la croissance ». Un certain nombre d’entre elles concernent l’économie des jeunes pousses numériques : Proposition n°1 : Poursuivre le développement des pôles de compétitivité, mais réorienter les aides de l’Etat et des régions vers les PME plutôt que vers les grands groupes. La garantie d’une part minimale réservée aux PME doit être consacrée dans les règles d'attribution des aides au titre des pôles. Proposition n°2 : Soutenir des organisations transverses et mutualisées d'innovation collective comme le réseau des Cantines pour favoriser les lancements d'activité numérique, en complémentarité des aides apportées par les grandes entreprises. Proposition n°5 : Mettre au point un programme à l’échelle européenne visant à encourager les PME à s’engager dans le Cloud Computing. Proposition n°6 : Créer des guichets uniques régionaux permettant d'orienter efficacement les entrepreneurs et de simplifier leurs démarches administratives Proposition n°7 : Subventionner les organisations d'innovation transverse dans le domaine du numérique au titre de l'aide apportée aux jeunes entrepreneurs, avec une évaluation régulière de l'efficacité de leur action, sur la base d’objectifs contractualisés. Proposition n°8 : Revoir l’ensemble des aides de l’État dans le domaine numérique, y compris le crédit d’impôt recherche, et assurer un financement selon le modèle du « tamis » afin de recréer une pyramide équilibrée d’acteurs dans ce domaine. Proposition n°9 : Constituer une banque publique d'investissement chargée de financer prioritairement les investissements des PME dans les secteurs innovants, avec une part réservée au capital-amorçage. Proposition n°12 : Rendre les marchés publics plus favorables aux PME qui innovent, en évitant notamment de concentrer la commande publique sur les grands acteurs, et s’engager dans la négociation d’un « Small Business Act » de l’innovation européenne. Proposition n°112 : Développer les incitations fiscales à l’innovation, en particulier pour les petites entreprises, source de croissance et de créations d’emplois. L'objectif de cette rencontre est donc de réfléchir ensemble à la faisabilité de ces propositions en les discutant, en en proposant de nouvelles, mais surtout, en proposant un plan d’action concret pour leur mise en œuvre.
  4. 4. Quelques chiffres clés : Étude de l’Insee – 2012 • 549 975 entreprises crées en 2012 Baromètre France Digitale pour la période 2011-2012 sur les startups du numérique : • Un chiffre d’affaire total qui progresse de 40 % pour les startups du numérique • 33 % du CA réalisé à l’international • 25 % des entreprises dont le chiffre d'affaires se situe entre 5 et 50 millions ont un investisseur étranger à leur capital • En 2012, le volume d’affaires a augmenté : +127 million d'euros à l'étranger et +400 millions en France • Le CDI est le contrat le plus fréquent puisque 89 % des salariés sont employés pour une durée indéterminée • 2/3 de leurs recettes sont faites en France • 41 % du capital de ses entreprises est détenu par les fondateurs et les salariés En savoir plus Startup Ecosystem Report 2012 du Startup Genome • Paris : 11e écosystème au monde et 2e ville européenne, après Londres, avant Berlin Etude sur les acteurs français du capital-investissement par l’AFIC et E&Y pour 2012 • La performance à long terme du capital-investissement français mesurée à fin 2012, s’élève à + 8,58 % • La France et le Royaume-Uni restent en tête des niveaux de performance et d’activité des principaux pays européens (performance à fin 2012, depuis l’origine : France + 8,6%, Royaume-Uni + 11,4%) • Les performances à 3 ans en France, en Allemagne au Royaume-Uni se redressent en 2012 par rapport à la situation de 2011. Cette tendance s’inscrit dans la ligne du dépassement de la crise des dettes souveraines en zone euro. Notre collectif #NumNow #NumNow, c’est un collectif composé de Terra Nova, Silicon Sentier, Renaissance Numérique, l’Institut Edgar Quinet, Démocratie Ouverte, French Data Network, OKFN France et Terra Nova Etudiants. Un collectif qui propose trois Barcamps afin d’élaborer un plan d’action opérationnel, par une mise en commun des ressources et des idées, pour que le numérique permette de reconstruire du collectif. À l’heure de l’exclusion, notre objectif est de renforcer les solidarités et les valeurs collectives grâce au numérique, à la fois en assurant l’accès de tous à un bien commun numérique mais également en réinventant le service public et en refondant les politiques publiques.

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