SlideShare une entreprise Scribd logo
1  sur  302
PHYSIOLOGIE RENALE


  I - INTRODUCTION



La binéphrectomie = coma urémique dû à une rétention de:

                      - métabolites (urée, ac. urique, créat.)


                      - substances toxiques                mort


L’insuffisance rén. chronique              l’hémodialyse
I- FONCTIONS DU REIN

Le rein forme et excrète l'urine = solution aqueuse

Chez l'homme, le rein exerce des fonctions importantes pour l’organisme:


                -L'excrétion sélective

                -La régulation de l'homéostasie hydro-électrolytique

                -Fonction de régulation de la pression artérielle
                 Fonction

                -Fonction endocrine

                -Catabolisme des protéines de petit poids moléculaire

                -Néoglucogenèse
- L'excrétion sélective:

Les substances plasmatiques peuvent être :

*/ absentes des urines : glucose, bicarbonates, prot., aa.

*/ excrétées dans l'urine :
        - déchets azotés issus du catabolisme des prot.
        - toxines bactériennes,
        - des H+,
        - sels minéraux (électrolytes)
        - pigments provenant de la dégradation de l’hémoglobine
                                                    = coloration de l’urine

*/ absentes du plasma mais présentes dans les urines: (ammoniac).


                Le rein n'est pas un filtre passif
- La régulation de l'homéostasie hydro-électrolytique du milieu intérieur

                                 = la fonction la plus importante du rein


       Le volume et la composition des urines sont réglés avec précision

                                = stabilité du LEC.
- Fonction de régulation de la pression artérielle


Le rein:

*/ participe à la régulation rapide (qques min) de la PA en contrôlant:

           - la volémie: en ajustant la Natrémie.

           - le syst. rénine-angiot: l’angiot. II est vasoconstricteur



*/ assure à lui seul la régulation lente (qques h.) qui se
                                   confond avec la régulation de la volémie
- Fonction endocrine du rein

Le rein produit certaines hormones :

*/ la vit. D3 active (calcitriol)

*/ la rénine, enz. impliquée dans le contrôle de la PA.

*/ l'érythropoïétine, h. glycopept. stimulant la synth. de globules rouges

*/ L’IGF1 (Insulin like Growth Factor) et l’ EGF (Epidermal Growth Factor),
       h. polypept. = croiss. ou la régénération des cell. tubul. rén.
- Fonction endocrine du rein      (suite)



*/ Les PGI2, PGE2 = vasodilatation au niveau rénal = DSR et le DFG cts.



*/ La kallicréine rénale, (enz. Synth. par les cell. du TD) :

                 découpe le kininogène (circulant ou synth. ds le rein)

                          en bradykinine = vasodilatation et      DSR et DFG




          Les substances ayant un effet intrarénal = subst. autacoïdes.
- Catabolisme des protéines de petit poids moléculaire

       chaînes légères (immunoglobuline…)

       h. polypeptidiques (INS, glucagon, PTH, calcitonine, GH)


- Néoglucogenèse en cas de jeûne prolongé
II - ANATOMIE FONCTIONNELLE
les 2 reins s’étendent de la vertèbre D12 à la L3
1/ Macroscopique:
La vascularisation rénale:



                             Ef   G   Af

        Réseau
        capillaire                         Artère interlobulaire
        péritubulaire


                                                 Artère arquée



    Vasa recta
                                               Artère interlobaire
2/ Microscopique
Le néphron est l’unité fonctionnelle du rein (1.200.000 unités / rein)
a- Le glomérule




                                  Urine primitive




                  Tube proximal
b- Le tube urinifère


                     TCP   Glom.   TCD



                                    Macula
                                    densa



                                             Canal collecteur




     Anse de Henle                                Fig 4 : Disposition
                                                    des néphrons
Nerfs Sympathiques
                      TD                            rénaux




Fig 5 : Schéma d’un glomérule et de son appareil juxtaglomérulaire
c- La vascularisation des néphrons
III - FABRICATION DE L'URINE
Trois mécanismes: - L'ultrafiltration glomérulaire
                   - La réabsorption tubulaire
                   - La sécrétion tubulaire

             Filtration seule          Filtration + Réabs. partielle




          Filtration + Réabs. totale       Filtration + sécrétion
METHODES EXPERIMENTALES

1/ Méthodes directes

 */ La microponction de RICHARDS: dans la chambre glomérulaire
 */ La microperfusion
2/ Méthodes indirectes

La clairance = vol. de plasma totalement épuré (clarifié) d'une
substance donnée par le rein en 1 minute
Le calcul de la clairance varie selon les substances:

   Il nous renseigne sur:

           - le DSR grâce à PAH

           - le DFG par dosage de l’inuline.



Pour une substance x:

La clairance :


            CX       =      [Ux] . DU
                               ]               Ux: conc. Urin. en mg/ml
            ml/mn             [Px]             Px: conc. Plasma. en mg/ml
                                               DU : débit urin. en ml/mn
                                               Cx: en ml/mn
Le coeff. d'extraction (E) d'une subst. plasma. (x) par un organe quelconque
(le rein par exemple) s'écrit:



  E =         ]
          [Pxa] - [Pxv]
                      ]   E: en %
  %          [Pxa]        Pxa: conc. Plasma. en x dans l'artère avant l'organe
                          Pxv: conc. Plasma. en x dans la veine après l'organe


Si [Pxa] = [Pxv]          l'organe n'épure plus.
Si [Pxv] = 0               extraction totale de x.
La clairance peut être étudiée de différentes manières (fig 8):

 - La clairance de filtration glomérulaire
   Exemple: l’inuline : sa clairance = 120 ml/mn.



 - La clairance de sécrétion tubulaire:

    Exemple: le PAH dont la clairance = 600 ml/mn.



   - La clairance de réabsorption tubulaire:

      Exemple 1: L'urée a une C = 70 ml/mn.
      Exemple 2: le glucose (G) = 0 ml/mn
C. ml/mn
                C. PAH




                  C. Inuline



                 C. Glucose
                                              Concentration plasma.
               50 mg/L         1,8 g/L
               PAH             Glucose


Fig 8 Variation des clairances en fonction de la concentration sanguine
IV/ HEMODYNAMIQUE RENALE

1/ Debit sanguin rénal (DSR)

Le DSR est décrit par l'équation générale de résistance (R)

                                   DSR =    Pression
                                               R

Le DSR = 20 % du D cardiaque, soit 1000 ml/mn pour les deux reins.

           Ce D est 100 fois   > au DS musculaire
           Le cortex rénal reçoit 90% du DSR.


Pour un hématocrite de 40 %, le DPR est de 600 ml/mn pour un adulte.
2/ Débit sanguin et consommation rénale d’oxygène


La circulation rénale = fonctionnelle ( peu nourricière)


*/ Dans le cortex, il y a:

        - filtration de grands vol. de sang au niveau des glomérules,

        - un DS d'environ:
                       Rein    = 5 ml/g/min
                       Cerveau = 0,5 ml/g/min

        - Extraction d’O2 :
                        Rein    = 14 ml/L de sang,
                        Cerveau = 62 ml/L pour le cerveau)
*/ Dns la médulla:


       - faible débit sanguin

               2,5 ml/g/min environ dans la médulla externe

               0,6 ml/g/min dans la médulla interne

       - de grandes quantités d'02 sont extraites du sang

               75 à 85% d’O2 = réabs. active de Na (fig 11)



La médulla est très sensible à l'hypoxie

Le NO, les PG… agissent d'une façon paracrine pour assurer un équilibre
entre le faible DSR et les besoins métaboliques.
Réabsorption de Na
Mmol/100g/mn




                       Fig 9
                       Consommation
                       rénale d’O2 en
                       fonction de la
                       réabsorption de Na




                     Consommation
                     rénale d’O2
                     Mmol/100g/mn
3/ Les pressions sanguines et résistances dans les vaisseaux rénaux

Le rein est perfusé à P      ≈ 100 mmHg.
D’après l'équation générale de résistance, on a :

                DSR = P                      P = pression hydrostatique
                      R                      R = résistance


l’artériole aff. = site principal de R vascul.
                   P = 45 mmHg
                   rôle capital dans la régul. de la perfusion glomérulaire

Le   Ø de l'art. eff. <   l'artériole aff.

                     la P de 45 mmHg ds le capill. glom. = 5 fois plus élevée
                                     que celle dans capill. de l’organisme
Fig 10
Variations de la
   pression
 hydrostatique
 au niveau des
 vaisseaux du
      rein
4/ Régul. de la circul. Rén. au cours des variations de la P de perfusion

         a/ autorégulation ou régulation intrinsèque = vasomotricité

         b/ Régulation extrinsèque = neurohormonale


        DSR
        ml/min                                           DFG ml/min



                                     DSR
           1200



                                    DFG                     120 ml/min




                   Régulation 80 Autorégulation 160   PA moyenne
                   Extrinsèque                            mmHg
a/ autorégulation ou régulation intrinsèque

Le DSR et le DFG = stables: 80   <   PA moy.> 160 mmHg

                  = autorégul: vasomotr. P-dépendte de l’art. aff.

                        = réponse myogénique à l’étirement des fibres

                        muscul. de la paroi des artérioles intrarénales (aff.)

Elle persiste en l'abs. de tte influence nerv. ou horm. (rein dénervé, greffé)

                   le DSR est indépendant de la circul. générale.

               DSR = P Si      P     ,R         DSR et DFG   ≈ cts
                     R
                            R = 8ηL            DSR = ∆P . Πr4
                                Πr4                    8ηL

La vasomotricité rénale, en relation avec la PA:
                                           adapte le DSR             DFG ≈ ct
b/ Régulation extrinsèque

Les vaisseaux des reins sont innervés par des fibres sympa. Vasoconstr.

En situation normale (vol. et/ou de PA), on a:

               un tonus permanent inhibiteur de l'activ. du SN. sympa.

Lorsque la stimulation du SNS est plus importante:

                       - activité physique
                       - hypovolémie             levée de l’inhibit. du SNS
                       - PA   < 80 mmHg


      qd PA , R           DSR et du DFG      - vasoconstriction des art. aff.
      La régulation extrinsèque est          - augmentation des R
      différente de l'autorégulation         - baisse du DSR et du DFG
la régulation extrinsèque est assurée grâce 2 syst. Neurohorm. principaux:

- Syst. neuroadrénergique = effets constricteurs directs de type α 1
                               sur le rein en cas d'urgence.

- Syst. rénine-angiotensine : lors d’une hémorragie ou d’hypotension,

       L’angiot. II =

               */ effet vasoconstricteur:
                        ~ fort sur les art. eff.
                        ~ modéré sur les art. aff.

                                   DSG et    P capil.
                                                             DFG ≈ N

               */ stim. la prod. de PG vasodilat.




En cas d’urgence: la régul. extrins. fait participer la circul. rén.
                                 aux adaptations cardiovascul. générales
V/ FILTRATION ET DEBIT DE FILTRATION GLOMERULAIRES


                                     (Prot à PM élevé)-




                                     Urine primitive avec
                                     plus de Cl- et HCO3-




                   Tube proximal
1/ Composition du filtrat glomérulaire


  Le FG = même compos. que le plasma
          sauf les prot. de PM élevé (immunoglobul. entières…)


  Les prot. filtrées de faible PM sont réabsorbées


  Les grosses moléc. Prot. (anions) ne passent pas,

     on aura plus de (Cl-, HC03-) dans l'urine primitive
     que dans le plasma (équilibre de Gibbs-Donnan).
2/ Perméabilité des capillaires glomérulaires

La perméab. capil. : 50 fois > muscle et dépend de: la taille macromoléc.
                                                     la charge
La paroi des capil. glom. contient des prot. X-
                                   = barrière électrostatique contre X-




                                                                +   +

                                      -         _

   Fig 11 Effet de la
 charge électrique sur
la fraction d’excrétion
    de molécules de
dextran de différentes
  tailles chez le rat.
3/ Pression de filtration glomérulaire




                                         Fig 11 bis
                                          Pression de
                                         filtration
                                         glomérulaire
4/ Débit de filtration glomérulaire


Le DFG est très élevé: 120 ml/mn,     soit 180 L/24 h pour les deux reins



l'équation de STARLING lie le flux net aux pressions
                             de part et d'autre de l'endoth. vasculaire


                            ∆      ∆Π)
                 DFG = Kf. (∆P - σ ∆Π              DFG = Kf . Pf

                              σ = 1 réflexion totale (pas de passage).
                              σ = 0 membrane complètement perméable.
                                    Dans les conditions normales, σ = 1.



 La perte de charge entre artère aff. et eff. est négligeable
      (diamètre plus gd. par rapport aux artérioles classiques)
Pf             A




            Artère                        Artère
            afférente                    efférente


Fig 12A Evolution des pressions dans le capillaire
        glomérulaire
VI/ FACTEURS INFLUENÇANT LE DEBIT DE FILTRATION GLOMERULAIRE


1/ Effet du DSR sur le DFG fig 17 B

La fract. filtr: FF= DFG / DPR; soit : FF = 120ml/mn   / 600ml/mn = 20 %.
Lors d'une   DPR = la S capil. de filtr.         DFG             FF cte
                                             (DFG = Kf .Pf avec Kf = k.S)


         mmHg
- Une sténose de l'artère rénale entraîne une baisse du DFG


- Un repas riche en protéines augmente le DSR ( fig 17, C )




                                                          déséquilibre
                                                          de filtration
2/ Effet des résistances artériolaires rénales sur le DFG
3/ Effet de la pression sanguine artérielle sur le débit de filtration
   glomérulaire


Rappel:
La formule de Poiseuille met en relation le D, la viscosité et le rayon d’un long
tube étroit, s’applique aux capillaires sanguins.

D = (PA – PB) = ∆P                              D = débit
       R         R                              L = longueur du tube
R = 8ηL                  D = ∆P . Πr4          ∆P = différence de pression entre
    Πr4                       8ηL                  les points A et B du tube
                                               η = viscosité
                                               r = rayon du tube
                                               R = résistance
FF=   DFG          FF
                             DPR




Fig 19 : Régul. du DPR et du DFG en fonction de la P de perf. rénale
4/ Effet du coefficient d'ultrafiltration sur le DFG


                                  DFG = Kf . Pf

     Une diminution modérée de Kf modifie peu le DFG
     (point d'équilibre = fin du capil. = S. de filtr. élevée )

     Une diminution pathologique de Kf (glomérulonéphrite aiguë)
                                        = baisse du DFG.
5/ Autres facteurs agissant sur le débit de filtration glomérulaire


 Les facteurs suivants peuvent réduire ou arrêter le DFG:


- La baisse de Pc (hypotension, collapsus, choc)


- L’obstruction des voies urinaires (calcul) =
                          augmentation de la Pt (C. de Bowman)


- L’augmentation de Πc (déshydratation, hyperprotéinémie)
VII/ FONCTIONS TUBULAIRES


Grâce aux transferts tubul., le rein:
       - maintient l'homéostasie hydro-électrolytique
       - contrôle la balance de l’eau et des ions
       - régule l’équilibre acide-base



*/ Les mécanismes de réabsorption et de sécrétion tubulaires

- endocytose: ex. réabs des prot. de petite taille dans le TP

- diffusion:   . passive
               . facilitée grâce:   * aux gradients
                                                  chimiques
                                                  électriques
                                    * au transport actif
Ces mouvements se font via des: canaux ioniques, échangeurs,
                                cotransporteurs et des pompes
Remarque:  Les pompes…de la membrane luminale ≠ basolatérale.




                                                      Fig 17
                                                   Transport de
                                                   solutés dans
                                                      le tube
                                                     proximal
LA REABSORPTION TUBULAIRE DU GLUCOSE

1/ Mode actif
  Débit du glucose
  mg/mn



            TmG = Df - De




           TmG
 375


                                         TmG


                                         Glycémie g/L
       0           1,8         3
                 Seuil rénal
                 du glucose
Mécanisme de transport du glucose
Remarques :


- L'hétérogénéité des néphrons explique : l’étalement

- Le Tm permet de connaître la masse des néphrons actifs


- Les lésions glomérulaires = baisse du DFG,
        d'où le Tm n'est pas dépassé (ex: diabète sucré ancien).

- La glycosurie rénale (maladie acquise ou familiale)=
                             baisse de TmG ou du seuil rénal du G.


- Le rein ne participe pas à la régulation de la glycémie.
Mode actif       (suite)

b/ Les acides aminés
- Les aa : réabs. dans le TP en cotransp. Na-aa.
          Leur passage vers l’interstitium se fait par simple diffusion.

         Une aminoacidurie = augmentation de la production ou
                             anomalie de transporteurs rénaux.


c/ L'acide urique

Provient du métabol. des purines endogènes et aliment. (Tm variable)


d/ les phosphates

La phosphaturie dépend de l'apport alimentaire en phosphates

La PTH baisse le TmPO4
2/ Mode passif

L’urée

*/ L'urée = produit du catabolisme protidique.

     L'élimination de l’urée est proportionnelle:

       - aux apports prot. (0,34 g d'urée pour l'ingestion d'l g de prot.) et

       - à l'intensité du catabolisme.
a/ Réabsorption passive de l’urée

       - Dans le TCP la sortie est liée à la réabsorption d’eau.
       - Dans le canal coll. médullaire, la sortie dépend de l’ADH.

L’urine se concentre en urée en se déplaçant vers le TD et le canal coll.




                                                        NaCl


                                                                       ADH
L’excrétion urinaire de l’urée est fonction de:
                                - La qtité de prot. ingérées
                                - Débit urinaire
b/ Mécanisme de réabsorption de l’urée




                                                              ADH
           [urine]
                      UT2                UT3    osmol   UT1
                                               GOCP
B/ La SECRETION TUBULAIRE

a/ Sécrétion active:


Excrétion de détoxication = élimination des subst. exogènes.



Mécanisme à seuil et à Tm : colorants, acides organiques ( PAH),
                               antibiot, sulfamides, produits iodés.


PAH: est sécrété au niveau du TP.

                                                  F

                                                      S
De = Df + Ds




24
b/ Sécrétion passive:                                       F

= diffusion non ionique (bases et ac. faibles)
dépend du pH et du D de l'urine tubul.                          S




la subst. Neutre passe dans l'urine qd la conc. Intratubul. < cell. Tubul.
                                                    (ex: D urinaire élevé)

Une base faible (NH3) = diffusion stimulée par pH urinaire
                   (NH3 s'ionise en NH4+ en fonction de l’acidité urinaire)


Un acide faible = diffusion stimulée par pH urinaire
                       (ac. salicylique et barbiturique)
VIII/ EXCRETION RENALE DU SODIUM




Na = principal cation extracell.

                               la natrémie = 140 mmol/L

                               60 mmol/kg de poids crorporel,
                                    dont 40 mmol/kg sont échangeables

             Apports alimentaires en NaCl (100 à 250 mmol/24 h).

             Les pertes: urines = 90 % (sueur + selles = 10 %.)
1/ TRANSFERTS DE SODIUM



a/ au niveau du glomérule


La masse filtrée   =   [PNa] . DFG

                   = 140 mmol/L x 120 ml/mn ≈ 25.000 mmol/j

                   ≈ 550 g/24 h.   >   [Natrémie]
b/ au niveau du tube contourné proximal

Réabs. de 80 % de Na filtré (+solutés)             hypoton. du liq. tubul.

          réabs. de (80 %) d'eau de manière: - iso-osmotique (obligatoire)
                                                     (en proport. aux solutés)
                                             - indépendante de l’ALD




          Fig25
Fig 26 Mécanisme de réabs. de Na dans la 1ère partie du TP
1èr
e

P
A
R
T
I
E

                                Fig 20
                              Transport
                              de solutés
2ème                         dans le tube
                              proximal
P           H+   3 Na
A      Na               2K
R
T
I
E
c/ Au niveau de l'anse de Henle:
  L’anse de H. = réabs. de Na n’est pas iso-osmotique:




                                                                ALD
                                                         NCC


                                                               ENaC
Transferts de
solutés dans la
branche asc. L. de
l’anse de Henle
d/ Aux niveaux du TD et du tube coll. initial
 ≈ réabsorption de 10 % de Na filtré
       ALD favorise favorise : -la réabs. de Na
                               - l’excrétion de K+ et H+ = acidif. de l’urine




                                                                       ALD
                                                             NCC
                                                                ENaC
Dans le TCD: NCC (+ENaC)=
Cotransp. apical de Na-CL
e/ Au niveau du canal collecteur
-Dans la médul. Int. du coll.: fin de   - la réabs de Na et de
                                        - l’acidif de l’urine

        En cas de besoin, L’ADH permet la réabs. d'eau sans urée.
                          Le fluide tubulaire devient hyperosmotique

- Dans la partie term. du coll, l'ADH favorise la réabs de l’urée par UT1




                                            Na




                                              UT1




                                                            + Na (1 %)
B/ REGULATION DE L‘ EXCRETION RENALE DU SODIUM
a/ bilan du sodium
b/ Balance glomérulotubulaire

Quand la FG augmente, la réabsorption des solutés augmente dans le TP
                                          (sans dépasser 80 % de Na filtré)
Objectif : limiter les apports d'eau et de solutés au TD

    Art. aff.         Na + H2O

            FG




                  Π
La régulation de cette balance dépend de :

       - Π dans les capillaires péritubulaires :

                       Na + H2O
      Art. Aff.



                  FG




                  Π
- facteur hormonal natriurétique (voir plus loin)
- la réabsorption du G (cotransport)
- La baisse de l’ATP ex: syndr. de Fanconi




                                                    ATP




                                                    ATP
c/ Rétrocontrôle tubuloglomérulaire



                      Adénosine          D et/ou Cl (signal)
                      (médiateur)     Na-K-2Cl (transp. m. densa)
                                      ATP           Adénosine
         Vasoconstriction
            (effecteur)

            DFG




                    Perfusion
d- Système rénine-angiotensine-aldostérone




                Art. Aff.
     + macula densa

                                       Cortex surrénalien
e/ Facteurs natriurétiques (fig 19 bis):

NAF : horm. pept. Auricul. cardiaques.       qd le vol sang
         - baissent la réabsorption de Na et d'eau
         - augmentent le DFG de Na.              Vol N.
Ils agissent en augmentant le GMPc qui inhibe les ENaC
- La ouabaïne: h. stéroïde natriurétique (surrénalienne?)

sécrétée qd la volémie augmente =
                 baisse la réabs. de Na en baissant l'activ. de Na-K ATPase.
f/ système nerveux sympathique.

   - L'énervation rénale ne modifie pas le DSR.


   - Une stimulation des nerfs sympathiques

                 DSR et     réabsorption d'eau et de Na dans le TCP




    - Remarque
    Les diurétiques baissent la réabsorption tubulaire de Na
    (effet natriurétique chez les hypertendus).
IX/ EXCRETION DE L‘ EAU
I/ Bilan de l'eau chez un adulte normal:
2/ Réabsorption proximale d'eau:
   Elle est obligatoire l'eau suit passivement et proportionnellement
             le mvt. de Na, G ... (loi de l'osmose) = 80 % de l'eau filtrée

                                                    Baisse du vol urin.
                                                   sans baisse d’osmol.
3/ Réabsorption distale de l'eau:
TCD = très peu perméable à l’eau.

La réabs. de Na, Ca…            dilution supplémentaire liq. tubulaire

La réabs. d’eau (5 %) = facultative dans le TCD :
                                  mécanisme de concentration-dilution
                                      en fontion de Na et du vol. dans TCD.




                                                           ADH



                                                    Urine
                                                    Hyperosmot.
4/ Gradient osmotique corticopapillaire (GOCP):

a/ Création du GOCP:

L'anse de Henle   ≈   syst. de multipl. de concentr. à contre-courant.

Au niveau de l'interstitium: création de GOCP = 900 mOsm/l.
                                       (1200 - 300 = 900 mosm/1).
Mécanisme:
Iso      Hypo




Fig 33 : Création du gradient osmotique
                                corticopapilaire
Système d’échange de chaleur par contre-courant
4ème temps: Echanges passifs d’eau et de solutés à contre-courant
b/ Maintien du GOCP interstitiel:




                                    Vasa recta
c/ Utilité du GOCP



                     Fig 35 Variations du GOCP en fonction des
                                apports hydriques
X




Charge hydrique                    Privation hydrique
  diurèse                              antidiurèse

    Fig 36 Dilution et concentration des urines
A noter que :

- Diurèse aqueuse = réabs. tubul. normale.
      (Le D urinaire max.   ≈ 16 ml/mn ≈ 1L /h).
L’ingestion d’eau à + de 1L/h pendant longtemps ou      ADH

= intoxication aqueuse          Baisse de la tonicité du LEC
                                         - gonflement des cell. Cérébrales
                                         - convulsion
                                         - coma et mort.


- Diurèse osmotique (diabétiques):

            l’osmolarité du liq. tubul.         Vol. urinaire.

                         réabsorpt. au niveau du TP
                               (≠ de la diurèse aqueuse).
5/ Régulation du bilan hydrique:

a/ La régulation des entrées d'eau : est déterminée par la soif

       L’osmol. Plasma.              la soif
       volémie ou PSA              la soif




                                                            IX

                                                             X
b/ Régulation des sorties rénales d'eau:


L’ADH est synth., dans les SO et PV hypothal.
     = perméalise le canal coll. à l’eau




                                           Na




                                            UT1




                                                  + Na (1 %)
Mécanisme d’action de l’ADH sur le canal collecteur




Vésicules                             PKA
d’exocytose                                           ADH
c/ Régulation de la libération de l‘ADH
  - Stimulus osmotique

    ADH pg/ml



                                                 Fig 26A Libération de
                                                 l’ADH en fonction de
                                                 l’osmolarité
                                                 plasmatiquela PSA et
                                                 de la volémie




                        280
             Osmolarité plasmatique en mOsm/kg
- Stimulus hémodynamique


      ADH pg/ml


                                                 PSA
                                      Volume




              Diminution de la PSA et du Volume (en %)
ADH pg/ml
                          Baisse de 15 %
                          du Vol. Sanguin




          sensibilité                       Fig 26C Effet de
                                            l’hypovolémie sur la
                                            relation entre la
                                            libération de l’ADH et
                                            l’osmolarité plasmatique



1,4



               280
                  seuil
      Osmolarité plasmatique en mOsm/kg
Voies afférentes pour la régul. de la lib. d’ADH au niveau hypothal.




                                                            IX

                                                              X
PHYSIOLOGIE DES
GLANDES ENDOCRINES
I/ INTRODUCTION

La glande endocrine: élabore un messager chimique (hormone)…

*/ La communication intercellulaire
Les coordinations rapides = syst. nerveux.

Les coordinations lentes et prolongées = syst. endocrinien

Ces systèmes contrôlent

                   -   Le métabolisme
                   -   La croissance
                   -   La reproduction
                   -   Les réponses de l'organisme à son milieu.
II/ CLASSIFICATION DES HORMONES


a/ Les hormones polypeptidiques et glycoprotéiques
               = Groupe le plus important.


  Composition différente en aa:
               - Les h. hypothal.
               - Les h. hypophysaires
               - La parathormone, la calcitonine
               - Les h. gastrointestinales.
Remarque:
Leur composition en aa est variable selon les espèces.
b/ Les hormones stéroïdiennes

Elles dérivent toutes du cholestérol et comprennent:

       - Les h. cortico-surrénaliennes

       - Les h. sexuelles

       - La vit. D


c/ Les hormones de structure amine

  Ces h. proviennent d'une transformation d'aa:

       - T3 et T4 dérivent de la tyrosine

       - Les catécholamines dérivent de la phénylalanine et de la tyrosine.
III/ MECANISME DE LIBERATION,
               TRANSPORT ET ACTION DES HORMONES


a/ La libération hormonale


Les h. sont peu ou pas stockées (except. : OT, ADH, T3, T4)

La réserve est généralement inférieure aux besoins journaliers.


Après un stimulus, il y a libération des h. de leurs sites:

        - par exocytose à partir de granules :
                                        h. neurohypophys.
                                        catéchol.
                                        INS

        - par détachement à partir de gouttelettes lipidiques:
                                       h. stéroïdes
b/ Transport des hormones


Les h. sont généralement transportées par :
                                     protéines spécifiques
                                     l'albumine.



I1 y a un équilibre entre les moléc. liées et libres:

                                        liaison réversible: h + T ↔ hT

                                        Seule l'h. libre est active
La demi-vie d'une h. = le t. pour que la moitié de l'h. soit détruite


                               ADH : 15 mn,
                               T4 : une semaine

                                l'ADH du rat est de 1 mn




Remarque:
Anomalies génétiques: la prot. de transport absente :
           pas d’effet notable sur le fonctionnement endocrinien
c/ mécanisme d'action des hormones


Il y a de très faibles qtités d'h. circulantes

        Les cell. cibles ont des sites de reconnaissance (récepteurs : R):
                                         R. spécifiques
                                         R. très sensibles

        Les R. doivent être capables de:
                                       traduire le message
                                       amplifier le message


*/ C'est l'hormone et son complément (R)
                                                 activation sélective de la
cell. cible.
Remarque :

*/ Un agoniste

*/ Un antagoniste

*/ La liaison H-R est saturable et ± réversible.

*/ Une cell. cible peut avoir plusieurs R pour une même H.
III/ LES RÉCEPTEURS CELLULAIRES
Les cell. cibles sont équipées de R : Intracell. et membran.




                                             Cytoplasme
1/ LES RÉCEPTEURS INTRACELLULAIRES
présents dans le noyau et le cytoplasme

   E2, P,                     H
   Glucocrt.
                                            Cytoplasme
                              R

                 Transfo. du R

                                                    Prot. de
                              H
                                                     choc
                    NOYAU     R                      therm.
                                                               Mécanisme
                                                               d’action des
                                    ARNm                       h. stéroïdes

                                  Prot. Spécif.

                                  Réponse spécif.
2/ LES RÉCEPTEURS MEMBRANAIRES




R membr. = glycoprot. complexes fixées dans la membrane plasmique.


4 types :

    -   les   R   canaux ioniques
    -   les   R   qui se comportent comme des enzymes
    -   les   R   qui interagissent avec les enzymes JAK kinases
    -   les   R   qui interagissent avec les protéines G
Les R. membr. ont trois régions distinctes :
                      extracell.
                      transmembranaire
                      intracell.




         Fig 3 Structure d’un récepteur heptamembranaire
a/ Les récepteurs canaux ioniques : distinguer:
- Canaux de fuite: ouverts en permanence

- Canaux ioniques activés par des R: le R est séparé du canal.
                  Ouverture transitoire, commandée par la fixation: h-R




                                                               Fig 4
                                                         Activation d’un
                                                          canal ionique
                                                         par interaction
                                                             ligand-
                                                            récepteur
- Le R canal ionique:


       R et canal ionique:
               sensible au voltage
               activables par des neuromédiat. (A.chol., glutamate, GABA)

la diffusion ionique       variations du potentiel membr.
                           = réponse cell. (ex: Ca = second messager)




                                                            Fig    4   bis
                                                            Schéma d’un
                                                            récepteur
                                                            canal ionique
b/ Les récepteurs qui se comportent comme des enzymes
       - R = activité enz. intrinsèque (R aux fact. de croiss. et INS).
       - phosphorylent spécif. des prot. contenant l'aa. tyrosine
                                                   le nom tyrosine kinases
       - R au ANF = R et Guanylyl cyclase         GMPc = second messager




                            Récepteur


                          Tyrosine kinase
INS
c/ Les récepteurs qui interagissent avec les enzymes JAK kinases
       */ pas de fonction tyrosine kinase.
       */ activation similaire à celle des R tyrosine kinases:
                       - dimérisation du R,
                       - activation de prot. à fonction tyr. kinase (JAK)
                           Messager (GH, PRL, HCG…)




                        Récepteur




                             JAK kinase
d/ Les récepteurs qui interagissent avec les protéines G

La majorité de ces R sont couplés à une prot. G qui est liée au GDP

Les prot. G: composées de sous-unités : Gα - Gβ - Gγ

Plusieurs sous-unités: 20 sous-unités α, 5 sous-unités β et 12 sous-unités γ




                                                          Fig 5 Récepteur
                                                             serpentin
                                                         membranaire avant
                                                          et après liaison
                                                            d’un ligand
Hormones… (1er messager)


                          R. membranaire

               Activation de prot. Gs , Gi , Gq …
                    et échange GDP/GTP

                       α-GTP et β/γ


Action directe           Action + /- sur    Activation de la    Effecteurs
sur des canaux ion.      l’adényl cycl.    phospholipase C      (S/unit. catalyt)


                                                                     Seconds
K+, Ca2+                   ou    AMPc               Ca2+, IP3, DAG   messagers




           Fig 6 Activation des récepteurs associés aux protéines G
3/ Régulation des récepteurs



 */ Régulation négative (down regulation):

 Baisse du nombre de R spécifiques membranaire,
                suite à une élévation import. de l'h. correspondante.

 C'est un phénomène chronique = désensibilisation cell. due à :
                      - une augmentation de l'internalisation des R
                      - une baisse de synthèse des R.



 */ Régulation positive (Up regulation):

 C'est l'augmentation du nombre de R due à une
             baisse de l'h. correspondante = hypersensibilité de la cellule.
LE SYSTEME HYPOTHALAMO-HYPOPHYSAIRE

I/ L'HYPOPHYSE
     L’antéhypophyse a une structure glandulaire:
                              Pas de connexion nerv. avec l’hypothal.
                              Contient des fibres nerv. vasomotrices.




                                                         CM : corps
                               Éminence médiane
                                                                mamillaires
                                                         CO : chiasma optique
                                                         LA : lobe anté-
                                                               hypophysaire
                                                         LP : lobe postérieur




Fig 9 Sécrétion des hormones hypothalamo-hypophysaires
Les h. sont sécrét. par des cell. différenciées de l'adéno-hypoph.




α Et β MSH



                 Tissu
                 cible
                                              Ovaires
                           Foie
                                                 et
                                             Testicules
L'hypophyse intermédiaire sécrète:

                   l'h. mélano-stimulante (α-MSH) et une
                                           β-endorphine

Le rôle de la partie intermédiaire de l’hypophyse est réduit chez l’humain.




La neuro-hypophyse a une structure essentiellement nerveuse et sécrète:

                    L'ADH et l'ocytocine (OT) dans 2 noyaux : (SO) et (PV)
II/ REGULATION DE LA SECRETION ADENO-HYPOPHYSAIRE
Les hormones hypothalamiques:
                          stimulantes= libérines
                          inhibitrices= statines




   (dopamine)
                         +
                         +
                  et des peptides dérivés de la pro-opiomélanocortine
                                                     (la   β-lipotropine)
a/ Les neuro-hormones stimulantes

- Gn-RH (LH-RH): la gonadolib. = sécrét. max. (20 mn) de LH, puis de FSH


        Le test à la Gn-RH en cas d’insuff. horm. (impubér., insuff. gonad.)


 La GnRH = sécrét. par bouffées épisodiques
                            pics circahoraires de LH et de FSH.



 En cas de lésion de l'hypothalamus ventral,
        l'administration de GnRH = pulsatile : 1pulsation/H

         L’infusion cte. de GnRH = désensibil. des R-GnRH de l'adénohyp.
                                 = régul. à la baisse            LH
- GH-RH: ou somatocrinine               la libération de la GH

- TRH: la thyrolibérine              la libération rapide et max. (20 mn)
                                                        de TSH et de PRL

         Le test à la TRH est utilisé pour évaluer la réserve en TSH.

         La TRH est sécrétée dans d'autres régions du cerveau

         Les thermorécept sont proches de cette région = thermorégul.


- PRH: (TRH)                     la libération de la PRL.



- CRH:                    la libération de l'ACTH, et la β-lipotropine
                                  (peptides dérivés de la pro-opiomélanocortine)
b/ Les neuro-hormones inhibitrices

-SRIF: Somatostatine                 freine la sécrétion de
                                         GH, TSH, l‘INS, glucagon, gastrine,


-PIH = (dopamine):            inhib. permanente de la sécrét. de PRL


-MIF: Melanocyte H. Inhib. factor:           bloque la libération de la MSH
III/ ROLE DE L'HYPOPHYSE

L’hypophysectomie =
 */ Chez l'animal jeune (mammifère):
      - Arrêt de la croiss. = nanisme harmonieux
      - Infantilisme génital = impubérisme
      - Capsules surrén. et thyroïdie = atrophiés


                                                    2
                              1
                                                        Singes rhésus
                                                        de même âge
                                                        1: hypophysect.
                                                        2: normal
*/ Chez l'animal adulte:

       ~ Déficience absolue de la reproduction

       ~ Atrophie de la thyroïde avec:
                       - baisse de 30 % du métabol.
                       - baisse de l'affinité de la thyroïde pour l'iode
       ~ une atrophie des capsules surrénales.



La restitution de la fonction: par des extraits de l'adéno-hypophyse.


L'hypophyse contrôle trois grandes fonctions de l'organisme:
                                 la croissance
                                 la reproduction
                                 le métabolisme
IV/ LES HORMONES DE L'ADENOHYPOPHYSE




                               SNC

                            Hypothalamus
                          RH         RIH
             ACTH
Hypophyse    LH/FSH                        ADH
             TSH         GH     PRL        OT


            C. surrén.                           Médulo-   Pancréas
            Gonades           Foie
Glandes                                          Surrén.   Parathyroïdes
            Thyroïde



                         T I S S U          C I B L E
1- TSH, FSH, LH = glycoprotéines

                  formées de 2 chaînes pept. α et β.

                  α = similaire et pas d'activ. bio.

                  β = spécifique à chaque hormone

       β est active en association avec α, et faiblement active seule

Les R de TSH, FSH et LH = R membr. couplés à des protéines G.
                         L’activation du R = synthèse d’AMPc.
*/ La TSH :

    Favorise:
          la croiss. de la glande thyroïde
          la synth. et la sécrét. de T3 et T4



La sécrétion de TSH = rythme circadien
        un pic nocturne avant le sommeil
              (indépend. du cortisol de T3 et T4)




                                                    T3 – T4
*/ LH et FSH: reproduction dans les deux sexes

La sécrétion (pulsatile) de LH et de FSH répond à celle de GnRH (pulsatile)
Chez la femme, FSH et LH suivent un rythme menstruel.
                                PRL                       Lumière pour une
                                DOPA                      libération circad.
                                NOR
                                        +




La sécrét. de GnRH est modulée par :
       les phéromones
        le stress physique (aménorrhée: marathoniennes et anorexiques)
        le stress psychique.


L'utilisation de superagonistes à longue durée d'action =
         désensib. les R de la GnRH = arrêt de sécrétion de FSH et de LH
2- PRL ou LTH ou mammotropine
a/ Structure et sécrétion
H. prot. de 199 aa, élaborée s/ forme de pro-hormone (d-vie 30 mn)

Les formes polymériques (« big PRL » et « big big PRL ») = faible activ. bio.

La PRL = cycle circadien avec des variations ultradiennes




                                                          Fig 9 bis
                                                          Variations
                                                          nycthémérales de
                                                          la PRL sérique
b/ Mécanisme d’action de la PRL

La PRL agit sur : les gl. mam. principalement, ovaires. testicules, foie…


Les R de PRL peuvent subir une régulation:

       - positive en réponse aux E2 et à l‘INS

       - négative en réponse à la P ou à une élévation aiguë de PRL
                         R-PRL sont internalisés             R disponibles
Phosphoryl. de prot. à fonction
                               tyrosine kinase (JAK2)




Fig 11 : Mécanisme cellulaire d’action de la prolactine
c/ Régulation de la sécrétion de la prolactine


PRL pdt. la grossesse
 le dévept. de la gl. mam. = action combinée de PRL, E2, P et HPL

Au moment du post-partum :
                               la PRL initie la biosynthèse du lait,
                               le réflexe de la tétée l’entretient



À conc. élevée, la PRL bloque la synthèse de GnRH               FSH et LH

       = pas d’ovulation (aménorrhée de la lactation) chez la femme

       = pas de spermatogenèse (inhib. de la 5 α-réduct) chez l’homme


     Cet effet explique les cas d'infertilité et d'aménorrhée
c/ Régulation de la sécrétion de la prolactine




                               +                       +
            E2 (grossesse)         HYPOTHALAMUS
          (action anti-DOPA)
                             PRH             GAP   PIF
                            (TRH,                  (DOPA)
                            OC ?) +          -     -
        Bromocriptine              ANTEHYPOPHYSE
        (Agoniste DOPA)        -



                                       PRL


                                      Glande
                                     mammaire


 le GAP (GnRH Associated Peptide), sécrété sous forme d'un
                              précurseur commun au PIF et à la LH-RH.
3- ACTH: Adrenocorticotropin Hormone

ACTH = h. peptid, dont la partie aminoterminale code toute l'activité bio.


Dans les cell. corticotropes de l’antéhypophyse:

          la protéolyse de la POMC

                                           ACTH + β-lipotropine

                                           mélanotropines: α et βMSH

                                           βendorphines
L'ACTH :

       Stimule: la croiss. de la corticosurrénale
                la sécrét. des stéroïdes surrén. (les glucocorticoïdes)




                     h
L'hypersécrét. d’ACTH:
                  augmente la lipolyse
                  intensifie la pigment. cutanée ( stim. synth de mélanine)




                   ACTH


L'effet de noircissement de la peau par l'ACTH est dû à la séquence 1-13
de cette molécule qui correspond à l'α-MSH.
4- GH ou STH (H. de croissance, somatotropine)


a- Structure et sécrétion


GH: h. peptid, produite par les cell. somatotropes de l’antéhyp.

       Structure   ≈ PRL et HPL
       50 % de GH est liée à la GHBP (growth hormone binding protein).

       d-vie est de 20 à 30 mn.
La sécrétion de GH est variable selon l’âge :

        5 à 8 ng/ml chez l’enfant et l’adolescent (puberté)
        2 à 4 ng/ml chez l’adulte jeune

        baisse physiologique vers 60 ans

Sa libération est pulsatile: 6 à 12 pulses/ 24 h.

Le taux de GH augmente 1 heure après le début du sommeil

                   GH
                 ng/ml
Variations typiques de la sécrétion de GH pendant le
jour, montrent l'effet particulièrement puissant d’un
exercice physique et aussi le taux élevé de sécrétion de
GH qui se produit pendant les premières heures de
sommeil profond.
b- Effets de la STH sur la croissance


L’action de la GH sur la croiss. implique les IGF.

La GH:
         h. anabolisante

         stimule la croiss. staturale postnatale:

         Stimule plus la chondrogenèse que l’ostéogenèse
             (différenciat. et prolif. des cartil. de conjug. avant la soudure)

         Augmente la formation de la matrice osseuse
                                    aux extrémités des os longs.




L’action de la GH sur la croiss. est dose dépendante:
        ≠ des autres h. qui participent à la régul. de la croiss. corporelle:
                                                               T3, T4, INS, T et E2
L’excès de GH cause:   gigantisme chez l’enfant
                       acromégalie chez l’adulte.




Traits typiques de
l’acromégalie
Remarques :

Les retards de croiss. ont des mécanismes distincts:

       - déficit en GH = nanisme harmonieux.


       - diminution du nombre de R de GH (chez les pygmées)


       - déficit de prod. des IGF (Kwashiorkor)


       - mutation du R-GH (insensib. des R-GH à la GH (syndr. de Laron)
c- Effets de la STH sur le métabolisme

L’action métabol. de la GH se fait direct. sur les R. des cell. cibles

                                    Ces effets se maintiennent toute la vie



- Effet de GH sur le métabolisme protidique

       La GH stimule l’anabolisme prot.
       GH favorise l’entrée des aa dans les cell. = bilan azoté et phosph. positif:
               - augmente la masse musculaire
               - hypertrophie les viscères, le foie,
                 le rein, le pancréas.
Poids du corps en g        GH + T4




                               GH
        150                             Fig 10 Effet de la
                                        GH sur le poids du
                                        corps d’un rat de
                                        laboratoire




                              Témoins
                                 T4
                                        Jours
                5     20      40
- Effets de la STH sur le métabolisme lipidique

       GH a une action anti-INS dans le muscle = pas de stock.

       elle a une action lipolytique (Sensibil. les adipoc. aux catéchol):

                        libération des AGL = énergie: jeûne, stress
                                           = cétogénique
- Effets de la STH sur le métabolisme des glucides

Action anti-INS dans le muscle.

Favorise la glycolyse cellulaire au niveau du foie (effet diabétogène)

GH augmente pendant le jeûne (avec le cortisol, l'adrénaline et le glucagon)
                      maintien de la glycémie = adaptation au jeûne


L’IGF1 a une action insulinique dix fois plus faible que celle de l’INS
                                                             sur le muscle.
- Effets de la STH sur le métabolisme minéral


La GH provoque:

       rétention du phosphore (hyperphosphorémie de l'acromégalie)

       calciurie

  L'élimination fécale du Ca est diminuée, le bilan peut rester positif
d- Mode d'action de la GH




                                GH

                                      PL          PLC


                                      Phosphor. de prot. à
                   IRS-1              fction tyr kin (JAK2)




                                     STAT
           PI 3-kinase



       Effet                                 NOYAU
                    Synthèse
       INS-like                             Traduction
                    Protéique
                                            Transcription
                         IGF1
e- Régulation de la sécrétion de la GH

T3, cortisol, AGL          HYPOTHALAMUS            hypoglycémie,
hyperglycémie,                                     jeûne, stress,
obésité                                            sommeil, aa,
                              GRF         SRIF

                          Antéhypophyse


                               GH


                              Foie               Tissu cible
                        ( + autres cellules)     (métabolisme)


                         Somatomédines
                             (IGF1)


                            Tissu cible
                           (croissance)
V/ LES HORMONES DE LA NEURO-HYPOPHYSE



ADH = essentielt. prod. dans le SO,
OT = prod. dans le PV.


L’ADH et l’OT : synth. de pro-hormones

    Après protéolyse, on a :
       ADH, OT et
       neurophysines = transp. sp. des 2 h.


h. et transport. migrent (≈ 12 h) vers
                les term. nerv. post-hypoph.

L’excitation des (SO) et (PV) =
        libérat. du contenu par exocytose
1/ Propriétés biologiques de l'ADH


- La destruction des S.0 et P.V = diabète insipide
                                  polyurie massive et définitive (15 L/j),
                                  urines hypotoniques
                                  polydipsie

         L'hypophysectomie donne un diabète insipide transitoire

- L'administration d'extraits post-hypophysaires =
                                       réduction de la diurèse
                                       formation d'urines hypertoniques.
a/ Mécanisme d’action de l’ADH

L’AVP a 3 types de R : V1, V2 et V3 (ou V1B) couplés à des prot. G.




             PKA
                           Endosomes




        Fig 17 Mécanisme d’action de l’ADH sur le canal collecteur
Remarque :

- Il y a 5 types d’aquaporines:
                 Aquap: 1, 2 et 3: dans le rein,
                 Aquap: 4: dans le cerveau
                 Aquap: 5: ds les gl. salivaires, lacrymales, voies resp.


- Il existe:

         diabète insipide: défaut d’ADH

         diabète insipide dit néphrogénique: insensibilité du rein à l’ADH
                     (mutation du gène du R-V2 ou du gène de l'aquaporine 2)


- Dans les autres tissus: muscles, foie: l’AVP se lie à un R-V1
b/ Action vasculaire


A très forte dose, l'AVP est:

                hypertensive (vasoconstr. = nom de vasopressine),
                contraction du colon et de l'utérus (moins que l‘OT)



Les R. V1A = responsables de l'effet vasoconstricteur de l’ADH
2/ Régulation de la sécrétion de l'ADH

Plusieurs facteurs contrôlent la diurèse:
L’osmolarité: les osmorécepteurs: connectés par synapse aux SO et PV
Les volorécepteurs et les barorécepteurs ont des voies afférentes qui passent
par les nerfs glossopharyngien et pneumogastrique pour stimuler: SO et PV.




                                                          IX

                                                           X
a/ Facteur osmotique
Une augment. de 1 à 2 % de l’osmol. plasma:
                      décharge d'ADH           oligurie et soif
       Les osmorécepteurs entraînent un tonus de sécrétion d'ADH.


       ADH
       pg/ml

                                                  Libération de
                                                  l’ADH en
                                                  fonction de
                   Seuil de la SOIF               l’osmolarité
                                                  plasmatiquela




                                seuil osmotique


                    280
              Osmolarité plasmatique en
           mOsm/kg
b/ Facteurs volumétriques (PSA et Vol. )

*/ PSA
L'hypotension dans le syst. artériel: hémorragie importante
                                           les barorécept. règlent la press.

les barorécepteurs = action tonique inhibitrice de la sécrétion de l'ADH.

  PSA              Inhibition              ADH           antidiurèse
*/ Volume
- La baisse du VSC: hémorragie modérée:
        les volorécepteurs (basse pression) des oreillettes règlent la volémie.

Les volorécepteurs = action tonique inhibitrice de la sécrétion de l'ADH.

  VSC             Inhibition            ADH               antidiurèse

La réponse à l’hypovol. et à l’hypotens. est renforcée par l’angiot. II.
Exemples:

- L'orthostatisme augmente le vol. sang. dans les membres inf., =
                    baisse du VSC, augmention de l'ADH puis antidiurèse.


- La déshydratation = volémie et      Natrémie
      Vol. + Osmol. = action couplée sur la sécrét. de l'ADH



- Une perfusion intrav. avec un grand vol. de sérum hypertonique:
                        la régulation se fait avec priorité pour la volémie.


L'ADH conserve l'homéostasie pour 2 ctes. importantes:
             le VSC et l'osmol. avec priorité pour le volume.
c/ Facteurs thermiques

-    température du sang                  ADH et oligurie

Les osmorécept. hypothal. se comportent comme des thermorécepteurs

Le couplage thermorégul. et ADH = récupérer l'eau perdue
                                      par sudation pour la thermolyse.

- Le froid      vasoconstriction            VSC             ADH et diurèse
d/ Facteurs neurovégétatifs


La stimulation du SNΣ                  ADH et rétention d'eau
                                     (émotion, exercices physiques, tétée...)
                              sans modification d'osmol, de PSA ou de VSC.


Facteurs pharmacologiques:
                     l’adrénaline et l’alcool:           ADH,
                     l’acétylcholine et la nicotine:     ADH.
B/ L'OCYTOCINE



La succion du mamelon                    OT (sans l’AVP).
les endorphines                         OT

L’OT agit sur la gl. mam. et sur l'endomètre préparés par:
                       les E2, la P et la PRL

L'effet principal de l’OT est:
                - la contract. des cell. myoépith. des alvéoles de la gl. Mam.
                - l'éjection du lait.


En thérapeutique, l’OT:
- déclenche les contractions du myomètre et facilite la délivrance du fœtus.
- Elle peut intervenir sur l'hémostase à la suite de l'accouchement.


[OT] chez l’homme = [OT] chez la femme
   [OT] lors de l’éjacul.: contracte le canal défér. et propulse le sperme
                                                            dans l’urètre ?
LE PANCRÉAS ENDOCRINE

Le pancréas (80 g) dont 1 à 2 % = portion endocrine = îlots de Langerhans

Les fonctions endocrines et exocrines sont indépendantes.




                                              Cell.


                                             Cell.

                                             Cell.




           Fig 15 Schéma d’un îlot de
                     Langerhans
L‘ I N S U L I N E


1/ Suppression de la fonction

    - La pancréatectomie totale = décès rapide
    - La destruction des cell. B par l'alloxane = diab. sucré expérimental.




a- Troubles du métabolisme des glucides

        Hyperglycémie avec: glycosurie
                            polyurie
                           polydipsie



b- Troubles du métabolisme des lipides

        Lipolyse avec oxydation incomplète des AGL = cétogenèse
c- Troubles du métabolisme des protides

          Protéolyse = amaigrissement.



d- Mécanisme des troubles

           polyphagie = compensat. de la baisse de l'utilisation cell. du G



2/ Restitution de la fonction
            L'apport exogène d‘INS
3/ Synthèse de l’insuline




   Clivage du peptide signal


   Formation des
   ponts disulfures

    Clivage du pep C



                            INS + pep C + pro-INS
INS et glucagon sont sécrétés dans le tronc porte, pour rejoindre le foie

INS, pro-INS et pept C: circulent sous forme libre.
                        La d-vie de l’INS = 5 mn
Les INS: porc, bœuf, poulet sont actives chez l'homme




                                                              Fig 16
                                                             Structure de
                                                             la molécule
                                                             de pré-
                                                             proinsuline
4/ Régulation de la libération d’INS

a- Le glucose
        a-1/ Libération d’INS en réponse à une perfusion de G.

                                                    insulino-sécrétion




            INS

                                   10                       40
                                                            mn
Le pancréas = détecteur métabol.
              adapte la sécrét. d‘INS aux variat. de
                                       - glycémie
                                       - substrats métaboliques


La sécrétion d’INS:

       */En continu, tout au long de la journée.

       */En réponse à un stimulus
a-2/ Réponse des hormones pancréatiques à un repas riche en glucides




                                                          Fig 17
                                                          Réponse des
                                                          hormones
                                                          pancréatiques
                                                          à un repas
                                                          riche en
                                                          glucides
a-3/ Régulation de la sécrétion d’insuline par le glucose plasmatique

Une augment. du G extracell. = augment. équival. du G dans la cell. B
                                    grâce aux GLUT 2




                                                             Fig 18
                                                             Mécanisme
                                                             d’action du
                                                             glucose sur
                                                             la cellule B
                                                             du pancréas

Dépolarisation
b- Les acides aminés, acides gras et corps cétoniques

*/ Les aa stimulent la libération de l‘INS par action:
                                        - directe sur les cell. B
                                        - indirecte sur les h. digestives.

*/ Les AGL et C. céton. augment. faiblement la libérat. d‘INS
c- Les hormones digestives

      Action directe: stimulent la sécrétion d’INS.
      Action indirecte: potential. l’effet insulinosécréteur
                                           des stimulus primaires(G, aa)




L’administration du G et des aa par voie orale:

           la sécrét. d'autres h. gastro-intest., ex: glucagon-like peptide 1

                                           = puissant agent insulinogénique
Glycémie g/l                          Insulinémie U/ml


    3                                                           IJ
                        IV                    8


    2
                        IJ
                                                                IV
                                              4

                       IJ : intrajéjunale
    1                 IV : intraveineuse      2
                             mn                                      mn
          0           120                         0           120

Fig 24 Effet de la voie d’administration sur la glycémie et l’insulinémie
Tractus digestif


                [G, aa]   Neurone aff.

Hormones
digestives
                          Neurone eff.

                             - La GH,
                             - Stimulations:
                                  para-ε
                                  β adrén.

                             -   la somatostatine,
                             -   les prostaglandines,
                             -   les stimul. α adrén.
                             -   les β bloquants
d- Autres actions


- La GH,
- Stimulations:            augment. la libérat. d'INS
     para-ε
     β adrénergiques




-   la somatostatine,
-   les prostaglandines,
                           diminuent la sécrétion d’INS
-   les stimul. α adrén.
-   les β bloquants


Les toxiques pour les cell. β : l'alloxane, la streptozotocine...
5/ Mécanisme d’action de l’insuline


       Glucose
Fin de la stimul.par INS = endocytose des vésicules à GLUT-4




Stimul.
par INS



                                                   Fin de stimulation
                                                   par INS
6/ Actions physiologiques de l'insuline

a- Métabolisme des hydrates de carbone



- L‘INS augmente (dans: muscle, foie et tissus adipeux) :

       la pénétrat. intracell. du G. (grâce aux GLUT-4)

       l’utilisat. du G par les tissus (glycolyse): augte. activité et qtité des
                                                                glucokinases…



 Le muscle stocke 70 % du sucre puis le reste: foie et enfin le tissu adip.

 Le muscle utilise son sucre, le foie le libère pdt la nuit et entre les repas.
- L‘INS diminue la libérat. du G (glycolyse)

    par les tissus insulinosensibles et surtout par foie en:

        */ inhibant la glycogénolyse

        */ activant la glycolyse: augte. activité et qtité des glucokinases…

        */ stimulant la glycogenèse active l’enz: glycogène synthase.
.
b- Métabolisme des lipides



Dans le foie, l‘INS augmente la synth. des triglycérides en
                                 stimulant la triglycéride synthétase.


L‘INS diminue la libération des AGL par le tissu adipeux en
                   inhibant la lipase adipocytaire = diminue la cétogénèse.
c- Métabolisme des protéines


L‘INS augmente la synthèse protéique: stimule le transport actif des aa
                                      dans les cell hépatiques et muscul.

L‘INS inhibe la protéolyse et favorise la croiss. cell. (anabolisme)


L’INS appartient à famille des fact. de croiss. (bcp de caract. communs)
d- Transport ionique


L’INS stimule l'entrée de K ds les cell. Insulinosens.:
                                                     action sur Na-K ATPase


L’excès d’INS peut conduire à une hypokaliémie grave.




En résumé

L’INS stimule l'anabolisme, le stockage,

Favorise la croissance cellulaire
7/ Métabolisme de l'insuline


L‘INS circule: non liée à une protéine = rapidement dégradée
                       dans le foie, les reins et les muscles, d-vie: 5 mn.



L’INS a des R membr. spécif. situés sur les cell. muscul., adip. et hépat.



Certains diabétiques développent une résistance à l'action de l'insuline:

                      fabriquent des anticorps contre leurs propres R,

                       insuffisance en R à INS. = régulation à la baisse
A noter que :


- L'excès d‘INS peut entraîner une hypoglycémie sévère =
                       troubles neurologiques
                       coma, réversible par administr. de G


- Le déficit en INS = diabète sucré.

- La glycémie N. : 0,8 et 1,15 g/L.

- Les systèmes hyperglycémiants sont:
                             l'adrénaline et le glucagon à court terme.
                             La GH et le cortisol à long terme

        (les glucocorticoïdes diminuent l'affinité des R pour l‘INS).

- Le diabète sucré = 2 glycémies (2 jours) à jeun > 1,26 g/L ?
IV/ LE GLUCAGON



H. hyperglyc. de 29 aa, produite par les cell. A du pancréas.


Séquence = cte chez tous les mammifères.


Les cell. A produisent du proglucagon après protéolyse = glucagon


Le glucagon circule libre, d-vie 10 minutes.



Les cell. A peuvent être détruites par la guanidine.
1/ Actions physiologiques

Effets opposés à ceux de l‘INS = mobilisation des substrats énergétiques.
                                 stockés dans le foie et les tissus adipeux



a- Métabolisme des glucides

               Inhibition de la glycogenèse

               stimulation de la glycogénolyse.

               protéolyse

               lipolyse par augmentation des lipases.

L'augmentation de la lipolyse et de la glycogénolyse a un effet:

               inotrope positif: augment. la F. contract. du myocarde
                               = effet est utilisé en thérapeutique
B- Mécanisme d'action du GLUCAGON
Le glucagon à un R. membr., lié à une prot. G, active l'adényl cycl. et
                                                          augmente l'AMPc.
Dans le cœur, il peut augmenter l’AMPc en stimulant la cyclase ou en
                                          inhibant la phosphodiestérase.
                        Glucagon


                          R
                              Gs AC

                                     Phosphodiestérase
                                  AMPc        5’AMP


                           Protéines kinases A

                           Phosphoprotéines


                           Action physiologique
2/ Régulation de la sécrétion du glucagon
       - L'hypoglycémie = adaptation au jeûne
       - Les aa glucogéniques (arg, ala, cystéine…):   INS et GLUCAGON

 Pendant que l‘INS assure l’entrée du G, des aa et des lipides dans les
cell; le glucagon protège contre l'hypoglycémie.
- Les hormones gastrointestinales:

               La pancréozymine augmente la libération du glucagon

               La sécrétine augmente l’INS et baisse le glucagon

               La somatostatine baisse l‘INS et le glucagon

La sécrétion de l'insuline et du glucagon dépend
               des signaux nerveux
               hormonaux
               des substrats énergétiques.

C’est le rapport INS/glucagon qui contrôle le métabolisme glucidique

La glucagonémie varie très peu au cours de la journée (≠ de l’insulinémie).
LA GLANDE THYROÏDE
Le tissu thyroïd. = ensemble de follic. (ou vésicules) =

                                     couche unique de cell. épithél.




                 Fig 29 : Follicule thyroïdien et cellules C
Fig 28: Effet de la TSH sur l’activité fonctionnelle de la
                    Thyroïde d’un rat




 Thyroïde d’un rat                Rat normal
 hypophysectomisé                + inj. de TSH
II/ SUPPRESSION DE LA FONCTION


1/ Chez l'animal jeune: la thyroïdectomie totale:

- Arrêt de la croiss. en long. des os longs.
    pas la croiss. en épaiss: os plats et vertèbres = nanisme dysharmonieux


- Pas d'ossification du cartilage de conjugaison

- Pas de dévpt. Gonad. ni de puberté = infantilisme génital.


- Troubles nerveux:
     ~ Une réduction de l'activité motrice
     ~ Une absence de dévpt. intell.: Crétinisme hypothyroïdien
- Troubles végétatifs:
               baisse de la fréq. cardiaque
               baisse de la PSA
               frilosité
               diminution de la libido

- Troubles métaboliques:
        diminut. du métabol. basal et du catabol.: le sujet prend du poids




2/ Chez l'animal adulte

Les structures mises en place ne sont pas touchées (morphogenèse);
                                pour le reste, les troubles sont identiques
IV/ BIOSYNTHESE DES HORMONES THYROIDIENNES


Besoins en iode: 75 à 150 g/j
Réserve        : 10 à 15 mg



Les cell. Follic. de la thyr. Fabriquent:
                 - des enzymes (peroxydases)
                 - une glycoprotéine : la thyroglobuline.
- Les cell. Thyr. captent l’I- aliment. par un symport Na+/I- (NIS)
- La TSH stimule l’activité du NIS
- dans les cell. Thyr. [I-] = 20-40 fois      > plasma

                                                         Iodation intracolloïdale

                                   I

    Peroxydase                                                        TSH




                                            Désiodase

Symport Na+/I-
        (NIS)


                                       I-     Na    T4 (80%)
                                                    T3
La synthèse des h. thyr.

Les enz. combinent l’I- avec la tyrosine de cette thyroglobuline
Toutes ces réactions sont catalysées par la peroxydase.
      Peroxydase




                  T3 (6 µg/24H)                                T4 (80 µg/24H)
5/ Libération des hormones thyroïdiennes




                              I

   Peroxydase                                                 TSH




                                       Désiodase




                                         Na        T4 (80%)
                                  I-
                                                   T3
6/ Transport et métabolisme de T3 et T4


T3 et T4: (70 %) liées à la TBG (thyroxin binding globulin)

Le reste est lié à l'albumine + préalbumine (TBPA = transthyrétine)

        Seule la fraction libre est biologiquement active

T3 est la plus active.
T4 pas d’action biologique propre?
rT3 pas d’effet biologique connu.

La demi-vie: T4 ≈ 7j , T3 ≈ 1j.      signes tardifs d'hypofonction. thyroïd.




T4 et T3 sont dégradées dans le foie et excrétées dans la bile.
V/ EFFETS PHYSIOLOGIQUES DE T3 ET T4

T3 et T4 se lient à un R nucléaire       synth. d’enz.        Activ. Cell.



a- Action sur le métabolisme


T3 et T4: stimulent le métabol. de base
          augment. la consom. d'O2 des tissus métaboliqt. Actifs
               = action calorigénique (nécess. chez les homéothermes)

                   Exception: cerveau adulte, testicules, gangl. Lymphat.,
                                             la rate et l'adénohypophyse.


La consommation de base en oxygène est de l'ordre de 250 ml/min

                                 chez l'hyperthyroïdien: 400 ml/min

                                 chez l'hypothyroïdien: 150 ml/min.
L’effet calorigène est dû à l’augmentation :
                - du catabolisme (acides gras…)
                - de l'activ. ATPase Na+-K+ membr. de ≠ tissus

       L'hypothyroïdie                  baisse de la t° centrale et inverst.




                                                            Fig 24 bis Réponse
                                                            calorigénique des rats
                                                            thyroïdectomisés à
                                                            l’injection de T3 ou T4




                       Dose ( g/kg/j)
Action de T3 et T4 sur le métabolisme des glucides:


T3 et T4 augmentent:

               l'absorpt. Intest. des glucides.

                la glycogénolyse hépat. et muscul. en synergie avec
                           les catéchol., la GH, le cortisol et le glucagon.



Dans l'hyperthyroïdie, la glycémie:

                s'élève rapidt. après un repas (peut dépasser le seuil rénal)

                redescend rapidt. après.
Action de T3 et T4 sur le métabolisme des lipides et protides:


T3 et T4:      augmentent la lipolyse en synergie avec:
                                        les catéchol.,
                                        la GH,
                                        le cortisol
                                        le glucagon.


Si la prise alimentaire n'augmente pas:
          il y a catabol. des réserves en prot. et de graisses: le sujet maigrit.



A dose normale: T3 et T4 = anabolisme (rétention azotée)

                           = action indisp. à la croiss. et
                                            à la différenciat. du tissu nerv.

A forte dose, il y a catabolisme protéique (excrétion d'azote)
Les effets de T3 et T4 sur le métabolisme du cholestérol


Les h. thyroïdiennes:

          diminuent le cholestérol plasma: format. des R. LDL dans foie =
                                    extract. hépat. du cholest. circulant.


Pas d’analogue des h. thyroïd. utilisable en clinique pour abaisser le
                      cholestérol plasma. sans augmenter le métabol.
b- Action de T3 et T4 sur les organes et fonctions de l'organisme

- La croissance:
             Chez les enfants hypothyroïdiens l’apport de T3 et T4:
              stimule la croiss. et entraîne un bilan azoté positif.

            Après la naissance:
             T3 et T4: potentialisent l'action de la GH
                         stimulent l'ossif. et la croiss. linéaire des os




- Le muscle squelettique :

     Les hyperthyroïdiens = myopathie thyrotoxique
           faiblesse muscul. due en partie à l'augment. du catabol. prot.


     L’hypothyroïdie = faiblesse muscul., crampes et de raideur.
- Le système cardio-vasculaire:


T3 et T4:

              augmentent la fréq. et l'excit. cardiaque en augmentant:

                  le nombre et l'affinité des R. β-adrén. dans le cœur

                       = potentialis. l'action des catéchol. (tachycardie)



Les bloqueurs β comme le propanolol: utilisés pour traiter la thyrotoxicose
- Le système nerveux central:

un déficit en T3 et T4 pendant la vie utérine entraîne:

      un retard de croissance du cortex et du cervelet,
              diminution de la myélinisation
               diminution de la prolifération des axones et des dendrites,

             = arriération mentale si le déficit n'est traité à la naiss.


T3 et T4 =   - maturation des cell. nerv. chez les nouveaux-nés
             - l'excitabilité chez les adultes.
- La thermogenèse:

le froid stimule la sécrétion de T3 et T4 =   adaptation aux var. saison.


Les thermorécepteurs se trouvent près des noyaux sécrétant la TRH.
VI/ REGULATION DE LA FONCTION THYROIDIENNE

1/ Régulation extrinsèque

La TSH: stimule toutes les étapes de la synth. des h. thyroïd. depuis la
captation de l'iode jusqu'à la libération de T3 et T4.

   - Froid
                             HYPOTHALAMUS
   - Stress
                                 TRH
   - Jeûne de
   longue durée

                    continu Anté-hypophyse
       Somatostatine,
      Cortisol, Dopamine…        TSH



                                  Thyroïde
                                    T3
                                     T4
- Jeûne prolongé = baisse de TRH = baisse de T3 et T4
                 = baisse du catabol.(préserver les cal. et les protéines)



            T3, RT3                             T4




                                                            Fig 34 Effet du
                                                            jeûne sur les taux
                                                            de T3 de T4 et de RT3
                                                            chez l’humain
- Lors d'une hypothyroïdie hypothalamique ou hypophysaire,

     la TSH est basse par défaut de synthèse au niveau hypophysaire.



- Lors d'une hypothyroïdie d'origine thyroïdienne,
      la TSH augmente par absence de rétrocontrôle négatif par T3 et T4.
2/ Autorégulation intrinsèque

Elle est exercée par l'iodémie:

- La diminution des apports d'iode (inf à 50 g/dl) entraîne:
               une baisse de la sécrétion de T3 et T4
               une élévation de TRH et de TSH.

      La stimulation continue par la TSH conduit à
               une hypertrophie et
               une hyperplasie des cell. Follicul. = goitre très vascularisé
- L'augmentation de l'iodémie

       inhibe la synthèse et de libération hormonale

       diminue la sensibilité thyroïdienne à la TSH.

           Mécanisme: inhibition légère et temporaire
                                        de l’organification de l’iodure.

Si l’augmentation dépasse 2 mg/j, la synthèse hormonale est stoppée



Cette autorégulation est connue sous le nom d'effet Wolff-Chaikoff
                       elle est temporaire chez les sujets normaux
LA CORTICO-SURRÉNALE

                       ALD




                       CORTISOL



                       Androg + E2
                       + + Cortisol
                         Cortisol

                       Adrén + NOR.
II/ LES STEROIDES SURRENALIENS

Les glucocorticoïdes: le cortisol
                      la corticostérone
                         = formation du glucose


Les minéralocorticoïdes: l'aldostérone
                        = rétention de Na au niveau rénal.


Les androgènes: l’androstènedione
                la déhydroépiandrostérone (DHEA)
                         = action masculinisante < T.



Rappel
le cortex surrénal., l'ovaire et le testicule =
                                   même origine embryo: sillon urogénital.
Le précurseur des h. corticostéroïdes = le cholestérol
                          présent dans les lipoprot. de basse densité (LDL).
METABOLISME DES STEROIDES SURRENALIENS


a/ Les glucocorticoïdes:



       Le cortisol transporté par la transcortine CBG
                                     (corticosteroid binding globulin)

                                     demi-vie: 90 mn

                                     Seul le cortisol libre (20 %) est actif
b/ Les minéralocorticoïdes:



               L'aldostérone = faiblement liée aux prot. plasma.

                              40 % avec l’albumine
                              20 % avec la CBG

                              demi-vie: 20 mn
c/ Les androgènes surrénaliens:




             Androstènedione et DHEA sont:

                      liées à l’albumine: 90 %

                              la SBG (sex binding globulin): 3 %

                      dégradées dans le foie et excrét. dans les urines.
IV/ LES GLUCOCORTICOÏDES

A/ Régulation de la sécrétion des glucocorticoïdes




                            SNC             Stress, hypoglyc.
                                             Rythmes circ,

                        Hypothalamus
                            CRF



                        Antéhypophyse
                            ACTH



                        Corticosurrénale
                           CORTISOL
                       (dexaméthasone)
- Rythme circadien:

Une "horloge hypothalamique" fait varier - CRH
                                          - ACTH
                                          - CORTISOL avant le réveil
Il y a aussi un rythme ultradien de : 30 mn. pour l’ACTH




                Cortisol

               ACTH


                                                     6
B/ Mécanisme d’action de l’ACTH



                             LDL-cholestérol




 Cortisol




               Cellule fasciculo-réticulée corticosurrénalienne
C/ Effets physiologiques des glucocorticoïdes

Le cortisol agit par action : - directe sur son R. intracell.
                              - indirecte en syn. avec d’autres hormones
                                   ex: Cortisol/Glucagon/catécchol.
                                              (rôle permissif du cortisol)


Le cortisol =   action sur le métabolisme
                                des protéines
                                des graisses
                                des glucides (surtout)

            = Adaptations au stress et au jeûne = protection contre
                               l’hypoglycémie = h. de la vie




L’excès de CORTISOL = catabolisme non contrôlé à différents niveaux.
a/ Au niveau hépatique:

*/ Dans le foie: cortisol = anabolisant: synthèse à partir des aa de:
                - glycogène en syn. avec l’INS
                - Glucose en syn. avec le GLUCAGON (gluconéogenèse)


*/ Dans les autres organes: cortisol = catabolisant
            = hyperglycémie (opposé à l’INS)
            = production de substrats pour la gluconéogenèse hépatique
b- Au niveau musculaire:


Le cortisol:
        - inhibe la synthèse et
        - stimule la dégradation des protéines;


l'hypercortisolémie entraîne:

       - une fonte musculaire (amyotrophie)

       - une fragilité de la peau
c- Au niveau osseux:


L’hypercortisolémie entraîne

   - une réduction de la trame prot. de l'os = ostéoporose

   - une inhibition de l’activité ostéoblastique = action directe sur l’os

   - un diminution de l’absorpt. Intest. du Ca = action indirecte

   - une augmentation de l’élimination rénale du Ca = action indirecte
d- Au niveau du tissu adipeux:

Le cortisol           lipolyse et
                      potential. l'effet des catéchol.
                                Les AGL mobilisés = énergie

                       hyperlipémie et hyperchol.
                       syndrome de Cushing = obésité facio-tronculaire
                                              (action adipogénétique
                                              du cortisol)
e- Au niveau gastrique:


Le cortisol
              - augmente la production d'HCl

              - baisse la synthèse des PG (nécess. au maintien du mucus)

                              favorise l'apparition de l'ulcère gastrique
f- Action anti-inflammatoire et anti-immunitaire


Le cortisol:

        - inhibe les médiateurs de l’inflammation (leukotriènes et PG):
                = action anti-inflammatoire


        - inhibe la prod. d'interleukine 2            les lymphocytes T

                = supprime les réponses immunitaires exagérées « frein »
g- Autres actions:


*/ Lors d'une hypercortisolémie, on observe:

   - une fragilité vasculaire et tendance aux ecchymoses


   - une atrophie des tissus lymphoïdes: favorise l’apoptose des cell.

   lymphoïdes


   - une action minéralocorticoïde (effets croisés des hormones)

                                  = réabsorpt. de Na et fuite K et de H:
                                             - une rétention hydrique

                                               - une hypertension artérielle

                                               - une alcalose métabolique
*/ Le manque de cortisol se solde par:

           - une hypoglycémie
           - une hypovolémie
           - une hypotension artérielle etc...



*/ Chez le fœtus, le cortisol est nécessaire à la maturation

   du SNC,

   de la rétine,

   du tractus digestif et

   du poumon (responsable de la synth. du surfactant pulmonaire )
V/ LES MINERALOCORTICOIDES
A/ Mécanisme d’action de l’aldostérone


                          LIQUIDE TUBULAIRE
           Na        K




   SANG                      ALDOSTERONE
B/ Régulation de la sécrétion de l'aldostérone

Trois systèmes interviennent :

- L'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien:

                 ACTH              Aldostérone
                                  (transitoirement = action mineure)



- La kaliémie:    K+             Aldostérone et inversement


- Système Rénine-Angiotensine-Aldostérone (SRA), (fig 31) :
                            Syst. le plus important: la sécrét. d’ALD.
                                est sensible à l’équilibre hydrominéral
Système rénine-angiotensine-aldostérone (SRA):




    + macula densa

                                        Cortex surrénalien
                                          zone glomérulée
*/ Mécanisme d’action de l'angiotensine II

          L’angiot. II a une demi-vie de 90 sec. = rapidité des régulations.


                  Ang II

                               G
                                      PLC



                                            PKC


     ALD               Prégnénolone               Cholestérol




              Cellule de la zone glomérulée du cortex surrénalien
*/ Effets physiologiques de l’angiotensine II


L'angiotensine II déclenche à la fois:

   - la sécrétion de l’ ALD

   - une vasoconstr. Artériol. Générale (sauf cerveau et le muscle).

   - la libération de l'ADH et des catécholamines.

   - l'augmentation de la PSA.
*/ Autres actions


La libération de rénine est inhibée par:
                                l’hypernatrémie (macula densa)
                                l'angiotensine II.

Le NAF diminue la sécrétion de l’ALD.


Ces voies de régulations sont utilisées dans le traitement de
                                                         l'hypertension.
C/ Effets physiologiques des minéralocrticoïdes

L’ALD, permet la régulation du bilan sodé par le REIN

                             la réabs. de Na dans les TD et coll.
                             par échange avec des ions K+ et H+


D’où, en cas d’excès d’ALD = une hypokaliémie
                             une augmentation de l’acidité urinaire.


L’ALD stimule également la réabsorption du Na+ au niveau:
                         du côlon,
                         des glandes salivaires
                         cutanées.


Le manque d’ALD entraîne une perte chronique de Na avec:
                                           hypovolémie
                                           hypotension artérielle.
VI/ LES ANDROGENES SURRENALIENS

A/ Régulation de la sécrétion des androgènes cortico-surrénaliens

Les cell. de la zone réticulée ont des R membran. pour l'ACTH.
        L’ACTH contrôle la synth. des androg. Surrén. (pas les gonadotrop.)
La sécrétion de la DHEA (et du sulfate de DHEA)

                    - augmente de l'enfance à l'âge adulte
                    - diminue beaucoup au cours du vieillissement
                                 DHEA = effet anti-vieillissement…?
B/ Effets physiologiques des androgènes surrénaliens


Les androgènes surrénaliens:     ont des effets masculinisants
                                 stimulent l'anabolisme protéique
                                 stimulent la croissance.


*/ En quantité normale, ces hormones ont très peu d'effets masculinisants
                                             (20 % de la T du testicule)
*/ L’excès d'androgènes surrénaliens chez:



- Le mâle:

       ~ adulte = accentue l’effet de la T.


       ~ avant la puberté = dévpt. précoce des caract. sex. second.

                          sans croiss. testicul. = (pseudopuberté précoce)
*/ L’excès d'androgènes surrénaliens chez:
- la femme:
        ~ élévation modérée chez l’enfant femelle = virilisation
          Si pas de traitement:        syndrome adrénogénital :




       ~ un excès d'androgènes cause un pseudohermaphrodisme femelle
                                 = masculinisation des organes génitaux
REGULATION HORMONALE DU
                   METABOLISME PHOSPHOCALCIQUE


I/ INTRODUCTION

La réserve osseuse en Ca = 1 kg chez l'adulte = 99 % du Ca total

Le Ca se trouve sous deux formes:

        - complexe de sel d'hydroxyapatite (50 %) = le sel minéral de l'os.

        - ionisé (50 %) = forme active.




La vit. D, la PTH et la CT                la régul. phosphocalcique

                = maintien d'une concentration cte. en Ca ionisé du LEC
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb
Physiologie Renale Prof Ettaïb

Contenu connexe

Tendances

Occlusion intestinale
Occlusion intestinaleOcclusion intestinale
Occlusion intestinaleRose De Sable
 
Médicaments de l’hypertension artérielle
Médicaments de l’hypertension artérielleMédicaments de l’hypertension artérielle
Médicaments de l’hypertension artérielleEmna Jaoued
 
Pneumothorax spontane
Pneumothorax spontanePneumothorax spontane
Pneumothorax spontanehind henzazi
 
APPAREIL URINAIRE IDE V2 (1).ppt
APPAREIL URINAIRE IDE V2 (1).pptAPPAREIL URINAIRE IDE V2 (1).ppt
APPAREIL URINAIRE IDE V2 (1).pptNajiImad
 
Anatomie du Médiastin
Anatomie du Médiastin Anatomie du Médiastin
Anatomie du Médiastin Rachid Marouf
 
Classification des médicaments (1)
Classification des médicaments (1)Classification des médicaments (1)
Classification des médicaments (1)Hana Hanouna
 
Les ulceres gastro duodenaux. irep pptx (1)
Les ulceres gastro duodenaux. irep pptx (1)Les ulceres gastro duodenaux. irep pptx (1)
Les ulceres gastro duodenaux. irep pptx (1)killua zoldyck
 
Semiologie digestive 2015
Semiologie digestive 2015Semiologie digestive 2015
Semiologie digestive 2015Egn Njeba
 
Splénomégalie dr merabet
Splénomégalie dr merabetSplénomégalie dr merabet
Splénomégalie dr merabetkillua zoldyck
 
Cat devant une hémorragie digestive
Cat devant une hémorragie digestiveCat devant une hémorragie digestive
Cat devant une hémorragie digestiveHamlaoui Saddek
 
Foie et voies biliaires
Foie et voies biliairesFoie et voies biliaires
Foie et voies biliairesEgn Njeba
 
Le système circulatoire ah
Le système circulatoire ahLe système circulatoire ah
Le système circulatoire ahEya Nasraoui
 
Cat devant des vomissents
Cat devant des vomissentsCat devant des vomissents
Cat devant des vomissentskillua zoldyck
 
Angiocholite aiguë
Angiocholite aiguë Angiocholite aiguë
Angiocholite aiguë CHU Tlemcen
 

Tendances (20)

Occlusion intestinale
Occlusion intestinaleOcclusion intestinale
Occlusion intestinale
 
Médicaments de l’hypertension artérielle
Médicaments de l’hypertension artérielleMédicaments de l’hypertension artérielle
Médicaments de l’hypertension artérielle
 
Pneumothorax spontane
Pneumothorax spontanePneumothorax spontane
Pneumothorax spontane
 
Crises convulsives
Crises convulsivesCrises convulsives
Crises convulsives
 
Le coeur
Le coeurLe coeur
Le coeur
 
APPAREIL URINAIRE IDE V2 (1).ppt
APPAREIL URINAIRE IDE V2 (1).pptAPPAREIL URINAIRE IDE V2 (1).ppt
APPAREIL URINAIRE IDE V2 (1).ppt
 
Foie cardiaque
Foie cardiaqueFoie cardiaque
Foie cardiaque
 
Anatomie du Médiastin
Anatomie du Médiastin Anatomie du Médiastin
Anatomie du Médiastin
 
Les etats de choc
Les etats de chocLes etats de choc
Les etats de choc
 
Classification des médicaments (1)
Classification des médicaments (1)Classification des médicaments (1)
Classification des médicaments (1)
 
Les ulceres gastro duodenaux. irep pptx (1)
Les ulceres gastro duodenaux. irep pptx (1)Les ulceres gastro duodenaux. irep pptx (1)
Les ulceres gastro duodenaux. irep pptx (1)
 
Semiologie digestive 2015
Semiologie digestive 2015Semiologie digestive 2015
Semiologie digestive 2015
 
ponction-ascite
 ponction-ascite  ponction-ascite
ponction-ascite
 
Splénomégalie dr merabet
Splénomégalie dr merabetSplénomégalie dr merabet
Splénomégalie dr merabet
 
AVC
AVCAVC
AVC
 
Cat devant une hémorragie digestive
Cat devant une hémorragie digestiveCat devant une hémorragie digestive
Cat devant une hémorragie digestive
 
Foie et voies biliaires
Foie et voies biliairesFoie et voies biliaires
Foie et voies biliaires
 
Le système circulatoire ah
Le système circulatoire ahLe système circulatoire ah
Le système circulatoire ah
 
Cat devant des vomissents
Cat devant des vomissentsCat devant des vomissents
Cat devant des vomissents
 
Angiocholite aiguë
Angiocholite aiguë Angiocholite aiguë
Angiocholite aiguë
 

En vedette

physiologie du rein
physiologie du rein physiologie du rein
physiologie du rein saraminoucha
 
Exploration de la fonction renale
Exploration de la fonction renaleExploration de la fonction renale
Exploration de la fonction renaleMBOUSSOU Yoan
 
Le système urinaire_-mode_de_compatibilité-
Le système urinaire_-mode_de_compatibilité-Le système urinaire_-mode_de_compatibilité-
Le système urinaire_-mode_de_compatibilité-ندى العفاس
 
Oedemes, cours pour paramédicaux
Oedemes,  cours pour paramédicauxOedemes,  cours pour paramédicaux
Oedemes, cours pour paramédicauxbilal abboub
 
Pancreas as endocrine function
Pancreas as endocrine functionPancreas as endocrine function
Pancreas as endocrine functionDebabrata Behera
 
12 cours-pancreas 2010-2
12 cours-pancreas 2010-212 cours-pancreas 2010-2
12 cours-pancreas 2010-2donnano
 
L'appareil digestif 2 organes annexes
L'appareil digestif 2   organes annexesL'appareil digestif 2   organes annexes
L'appareil digestif 2 organes annexesEya Nasraoui
 
Digestion i1
Digestion i1Digestion i1
Digestion i1laamlove
 
Le foie _v_biliaires_panc
Le foie _v_biliaires_pancLe foie _v_biliaires_panc
Le foie _v_biliaires_panclaamlove
 
ملخص مخرجات لجان اصلاح المنظومة التربوية في تونس
ملخص مخرجات لجان اصلاح المنظومة التربوية في تونسملخص مخرجات لجان اصلاح المنظومة التربوية في تونس
ملخص مخرجات لجان اصلاح المنظومة التربوية في تونسTunisie collège
 
Hhh diapo.ppt.2012 2013
Hhh diapo.ppt.2012 2013Hhh diapo.ppt.2012 2013
Hhh diapo.ppt.2012 2013Bama Tiziri
 
Ira post op pévention
Ira post op   péventionIra post op   pévention
Ira post op péventionSoulaf Sel
 
2015 Upload Campaigns Calendar - SlideShare
2015 Upload Campaigns Calendar - SlideShare2015 Upload Campaigns Calendar - SlideShare
2015 Upload Campaigns Calendar - SlideShareSlideShare
 
What to Upload to SlideShare
What to Upload to SlideShareWhat to Upload to SlideShare
What to Upload to SlideShareSlideShare
 
Getting Started With SlideShare
Getting Started With SlideShareGetting Started With SlideShare
Getting Started With SlideShareSlideShare
 

En vedette (17)

physiologie du rein
physiologie du rein physiologie du rein
physiologie du rein
 
Exploration de la fonction renale
Exploration de la fonction renaleExploration de la fonction renale
Exploration de la fonction renale
 
Le système urinaire_-mode_de_compatibilité-
Le système urinaire_-mode_de_compatibilité-Le système urinaire_-mode_de_compatibilité-
Le système urinaire_-mode_de_compatibilité-
 
Oedemes, cours pour paramédicaux
Oedemes,  cours pour paramédicauxOedemes,  cours pour paramédicaux
Oedemes, cours pour paramédicaux
 
La sécrétion pancréatique 2012
La sécrétion pancréatique 2012La sécrétion pancréatique 2012
La sécrétion pancréatique 2012
 
Pancreas as endocrine function
Pancreas as endocrine functionPancreas as endocrine function
Pancreas as endocrine function
 
12 cours-pancreas 2010-2
12 cours-pancreas 2010-212 cours-pancreas 2010-2
12 cours-pancreas 2010-2
 
L'appareil digestif 2 organes annexes
L'appareil digestif 2   organes annexesL'appareil digestif 2   organes annexes
L'appareil digestif 2 organes annexes
 
Digestion i1
Digestion i1Digestion i1
Digestion i1
 
Le foie _v_biliaires_panc
Le foie _v_biliaires_pancLe foie _v_biliaires_panc
Le foie _v_biliaires_panc
 
Anatomie abdomen
Anatomie abdomenAnatomie abdomen
Anatomie abdomen
 
ملخص مخرجات لجان اصلاح المنظومة التربوية في تونس
ملخص مخرجات لجان اصلاح المنظومة التربوية في تونسملخص مخرجات لجان اصلاح المنظومة التربوية في تونس
ملخص مخرجات لجان اصلاح المنظومة التربوية في تونس
 
Hhh diapo.ppt.2012 2013
Hhh diapo.ppt.2012 2013Hhh diapo.ppt.2012 2013
Hhh diapo.ppt.2012 2013
 
Ira post op pévention
Ira post op   péventionIra post op   pévention
Ira post op pévention
 
2015 Upload Campaigns Calendar - SlideShare
2015 Upload Campaigns Calendar - SlideShare2015 Upload Campaigns Calendar - SlideShare
2015 Upload Campaigns Calendar - SlideShare
 
What to Upload to SlideShare
What to Upload to SlideShareWhat to Upload to SlideShare
What to Upload to SlideShare
 
Getting Started With SlideShare
Getting Started With SlideShareGetting Started With SlideShare
Getting Started With SlideShare
 

Similaire à Physiologie Renale Prof Ettaïb

Physiologie renale (2)
Physiologie renale (2)Physiologie renale (2)
Physiologie renale (2)KHADIJAADMI
 
Anatomie de l'appareil urinaire.pdf
Anatomie de l'appareil urinaire.pdfAnatomie de l'appareil urinaire.pdf
Anatomie de l'appareil urinaire.pdfSidahmedZerroukisba
 
Snv 1ère méd (nov 2011 latiri)
Snv 1ère méd (nov 2011 latiri)Snv 1ère méd (nov 2011 latiri)
Snv 1ère méd (nov 2011 latiri)rhouma_placebo
 
Insuffisance renale jfs 10 11 15
Insuffisance renale jfs 10 11 15Insuffisance renale jfs 10 11 15
Insuffisance renale jfs 10 11 15raymondteyrouz
 
Les Médicaments Cardiovasulaires (French) Symposia
Les Médicaments Cardiovasulaires (French) SymposiaLes Médicaments Cardiovasulaires (French) Symposia
Les Médicaments Cardiovasulaires (French) SymposiaThe CRUDEM Foundation
 
Cat tres pratique copyinternet
Cat tres pratique   copyinternetCat tres pratique   copyinternet
Cat tres pratique copyinternetkillua zoldyck
 
Cours IADE anesthésie en chirurgie intracrânienne
Cours IADE anesthésie en chirurgie intracrânienne Cours IADE anesthésie en chirurgie intracrânienne
Cours IADE anesthésie en chirurgie intracrânienne Suzanne SAADAT
 
Physiologie rénale 2011: particularités pédiatriques
Physiologie rénale 2011: particularités pédiatriquesPhysiologie rénale 2011: particularités pédiatriques
Physiologie rénale 2011: particularités pédiatriquesNouhoum L Traore
 
Bases de la dialyse ab 2013
Bases de la dialyse ab 2013Bases de la dialyse ab 2013
Bases de la dialyse ab 2013Alain Birbes
 
IRA for students year 5 of médicals school
IRA for students year 5 of médicals schoolIRA for students year 5 of médicals school
IRA for students year 5 of médicals schoolNarathLong
 
L'insuffisance respiratoire chronique
L'insuffisance respiratoire chroniqueL'insuffisance respiratoire chronique
L'insuffisance respiratoire chroniquebelaibzino
 
PHY A circ diapo.pptx
PHY A circ diapo.pptxPHY A circ diapo.pptx
PHY A circ diapo.pptxoneartstudios
 
physiologie du nerf
physiologie du nerf physiologie du nerf
physiologie du nerf saraminoucha
 
Fonctions rénales BTS diététique
Fonctions rénales BTS diététiqueFonctions rénales BTS diététique
Fonctions rénales BTS diététiqueFranckRencurel
 

Similaire à Physiologie Renale Prof Ettaïb (20)

Physiologie renale (2)
Physiologie renale (2)Physiologie renale (2)
Physiologie renale (2)
 
Anatomie de l'appareil urinaire.pdf
Anatomie de l'appareil urinaire.pdfAnatomie de l'appareil urinaire.pdf
Anatomie de l'appareil urinaire.pdf
 
Curs 3 franceza
Curs 3   francezaCurs 3   franceza
Curs 3 franceza
 
Snv 1ère méd (nov 2011 latiri)
Snv 1ère méd (nov 2011 latiri)Snv 1ère méd (nov 2011 latiri)
Snv 1ère méd (nov 2011 latiri)
 
Insuffisance renale jfs 10 11 15
Insuffisance renale jfs 10 11 15Insuffisance renale jfs 10 11 15
Insuffisance renale jfs 10 11 15
 
5 URINAIRE (1).docx
5 URINAIRE (1).docx5 URINAIRE (1).docx
5 URINAIRE (1).docx
 
Les Médicaments Cardiovasulaires (French) Symposia
Les Médicaments Cardiovasulaires (French) SymposiaLes Médicaments Cardiovasulaires (French) Symposia
Les Médicaments Cardiovasulaires (French) Symposia
 
Exellent homeostasie
Exellent homeostasieExellent homeostasie
Exellent homeostasie
 
Cat tres pratique copyinternet
Cat tres pratique   copyinternetCat tres pratique   copyinternet
Cat tres pratique copyinternet
 
Cours IADE anesthésie en chirurgie intracrânienne
Cours IADE anesthésie en chirurgie intracrânienne Cours IADE anesthésie en chirurgie intracrânienne
Cours IADE anesthésie en chirurgie intracrânienne
 
Hhh diapo.ppt
Hhh diapo.pptHhh diapo.ppt
Hhh diapo.ppt
 
Physiologie rénale 2011: particularités pédiatriques
Physiologie rénale 2011: particularités pédiatriquesPhysiologie rénale 2011: particularités pédiatriques
Physiologie rénale 2011: particularités pédiatriques
 
SIADH clinical case
SIADH clinical caseSIADH clinical case
SIADH clinical case
 
Bases de la dialyse ab 2013
Bases de la dialyse ab 2013Bases de la dialyse ab 2013
Bases de la dialyse ab 2013
 
IRA for students year 5 of médicals school
IRA for students year 5 of médicals schoolIRA for students year 5 of médicals school
IRA for students year 5 of médicals school
 
L'insuffisance respiratoire chronique
L'insuffisance respiratoire chroniqueL'insuffisance respiratoire chronique
L'insuffisance respiratoire chronique
 
Rea les amines
Rea les amines Rea les amines
Rea les amines
 
PHY A circ diapo.pptx
PHY A circ diapo.pptxPHY A circ diapo.pptx
PHY A circ diapo.pptx
 
physiologie du nerf
physiologie du nerf physiologie du nerf
physiologie du nerf
 
Fonctions rénales BTS diététique
Fonctions rénales BTS diététiqueFonctions rénales BTS diététique
Fonctions rénales BTS diététique
 

Dernier

Bibdoc 2024 - Les maillons de la chaine du livre face aux enjeux écologiques.pdf
Bibdoc 2024 - Les maillons de la chaine du livre face aux enjeux écologiques.pdfBibdoc 2024 - Les maillons de la chaine du livre face aux enjeux écologiques.pdf
Bibdoc 2024 - Les maillons de la chaine du livre face aux enjeux écologiques.pdfBibdoc 37
 
PIE-A2-P4-support stagiaires sept 22-validé.pdf
PIE-A2-P4-support stagiaires sept 22-validé.pdfPIE-A2-P4-support stagiaires sept 22-validé.pdf
PIE-A2-P4-support stagiaires sept 22-validé.pdfRiDaHAziz
 
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Bilan.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Bilan.pdfSciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Bilan.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Bilan.pdfSKennel
 
Cours SE Le système Linux : La ligne de commande bash - IG IPSET
Cours SE Le système Linux : La ligne de commande bash - IG IPSETCours SE Le système Linux : La ligne de commande bash - IG IPSET
Cours SE Le système Linux : La ligne de commande bash - IG IPSETMedBechir
 
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_EtudiantActeur.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_EtudiantActeur.pdfSciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_EtudiantActeur.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_EtudiantActeur.pdfSKennel
 
Le Lean sur une ligne de production : Formation et mise en application directe
Le Lean sur une ligne de production : Formation et mise en application directeLe Lean sur une ligne de production : Formation et mise en application directe
Le Lean sur une ligne de production : Formation et mise en application directeXL Groupe
 
Annie Ernaux Extérieurs. pptx. Exposition basée sur un livre .
Annie   Ernaux  Extérieurs. pptx. Exposition basée sur un livre .Annie   Ernaux  Extérieurs. pptx. Exposition basée sur un livre .
Annie Ernaux Extérieurs. pptx. Exposition basée sur un livre .Txaruka
 
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_IA.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_IA.pdfSciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_IA.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_IA.pdfSKennel
 
Cours SE Gestion des périphériques - IG IPSET
Cours SE Gestion des périphériques - IG IPSETCours SE Gestion des périphériques - IG IPSET
Cours SE Gestion des périphériques - IG IPSETMedBechir
 
Principe de fonctionnement d'un moteur 4 temps
Principe de fonctionnement d'un moteur 4 tempsPrincipe de fonctionnement d'un moteur 4 temps
Principe de fonctionnement d'un moteur 4 tempsRajiAbdelghani
 
Cours de Management des Systèmes d'information
Cours de Management des Systèmes d'informationCours de Management des Systèmes d'information
Cours de Management des Systèmes d'informationpapediallo3
 
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_FormationRecherche.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_FormationRecherche.pdfSciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_FormationRecherche.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_FormationRecherche.pdfSKennel
 
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Conférence_SK.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Conférence_SK.pdfSciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Conférence_SK.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Conférence_SK.pdfSKennel
 
LA MONTÉE DE L'ÉDUCATION DANS LE MONDE DE LA PRÉHISTOIRE À L'ÈRE CONTEMPORAIN...
LA MONTÉE DE L'ÉDUCATION DANS LE MONDE DE LA PRÉHISTOIRE À L'ÈRE CONTEMPORAIN...LA MONTÉE DE L'ÉDUCATION DANS LE MONDE DE LA PRÉHISTOIRE À L'ÈRE CONTEMPORAIN...
LA MONTÉE DE L'ÉDUCATION DANS LE MONDE DE LA PRÉHISTOIRE À L'ÈRE CONTEMPORAIN...Faga1939
 
Zotero avancé - support de formation doctorants SHS 2024
Zotero avancé - support de formation doctorants SHS 2024Zotero avancé - support de formation doctorants SHS 2024
Zotero avancé - support de formation doctorants SHS 2024Alain Marois
 
Presentation de la plateforme Moodle - avril 2024
Presentation de la plateforme Moodle - avril 2024Presentation de la plateforme Moodle - avril 2024
Presentation de la plateforme Moodle - avril 2024Gilles Le Page
 
Bibdoc 2024 - Ecologie du livre et creation de badge.pdf
Bibdoc 2024 - Ecologie du livre et creation de badge.pdfBibdoc 2024 - Ecologie du livre et creation de badge.pdf
Bibdoc 2024 - Ecologie du livre et creation de badge.pdfBibdoc 37
 
PIE-A2-P 5- Supports stagiaires.pptx.pdf
PIE-A2-P 5- Supports stagiaires.pptx.pdfPIE-A2-P 5- Supports stagiaires.pptx.pdf
PIE-A2-P 5- Supports stagiaires.pptx.pdfRiDaHAziz
 
Bernard Réquichot.pptx Peintre français
Bernard Réquichot.pptx   Peintre françaisBernard Réquichot.pptx   Peintre français
Bernard Réquichot.pptx Peintre françaisTxaruka
 

Dernier (20)

Bibdoc 2024 - Les maillons de la chaine du livre face aux enjeux écologiques.pdf
Bibdoc 2024 - Les maillons de la chaine du livre face aux enjeux écologiques.pdfBibdoc 2024 - Les maillons de la chaine du livre face aux enjeux écologiques.pdf
Bibdoc 2024 - Les maillons de la chaine du livre face aux enjeux écologiques.pdf
 
PIE-A2-P4-support stagiaires sept 22-validé.pdf
PIE-A2-P4-support stagiaires sept 22-validé.pdfPIE-A2-P4-support stagiaires sept 22-validé.pdf
PIE-A2-P4-support stagiaires sept 22-validé.pdf
 
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Bilan.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Bilan.pdfSciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Bilan.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Bilan.pdf
 
Cours SE Le système Linux : La ligne de commande bash - IG IPSET
Cours SE Le système Linux : La ligne de commande bash - IG IPSETCours SE Le système Linux : La ligne de commande bash - IG IPSET
Cours SE Le système Linux : La ligne de commande bash - IG IPSET
 
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_EtudiantActeur.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_EtudiantActeur.pdfSciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_EtudiantActeur.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_EtudiantActeur.pdf
 
Le Lean sur une ligne de production : Formation et mise en application directe
Le Lean sur une ligne de production : Formation et mise en application directeLe Lean sur une ligne de production : Formation et mise en application directe
Le Lean sur une ligne de production : Formation et mise en application directe
 
Annie Ernaux Extérieurs. pptx. Exposition basée sur un livre .
Annie   Ernaux  Extérieurs. pptx. Exposition basée sur un livre .Annie   Ernaux  Extérieurs. pptx. Exposition basée sur un livre .
Annie Ernaux Extérieurs. pptx. Exposition basée sur un livre .
 
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_IA.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_IA.pdfSciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_IA.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_IA.pdf
 
Cours SE Gestion des périphériques - IG IPSET
Cours SE Gestion des périphériques - IG IPSETCours SE Gestion des périphériques - IG IPSET
Cours SE Gestion des périphériques - IG IPSET
 
Principe de fonctionnement d'un moteur 4 temps
Principe de fonctionnement d'un moteur 4 tempsPrincipe de fonctionnement d'un moteur 4 temps
Principe de fonctionnement d'un moteur 4 temps
 
Cours de Management des Systèmes d'information
Cours de Management des Systèmes d'informationCours de Management des Systèmes d'information
Cours de Management des Systèmes d'information
 
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_FormationRecherche.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_FormationRecherche.pdfSciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_FormationRecherche.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Atelier_FormationRecherche.pdf
 
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Conférence_SK.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Conférence_SK.pdfSciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Conférence_SK.pdf
SciencesPo_Aix_InnovationPédagogique_Conférence_SK.pdf
 
LA MONTÉE DE L'ÉDUCATION DANS LE MONDE DE LA PRÉHISTOIRE À L'ÈRE CONTEMPORAIN...
LA MONTÉE DE L'ÉDUCATION DANS LE MONDE DE LA PRÉHISTOIRE À L'ÈRE CONTEMPORAIN...LA MONTÉE DE L'ÉDUCATION DANS LE MONDE DE LA PRÉHISTOIRE À L'ÈRE CONTEMPORAIN...
LA MONTÉE DE L'ÉDUCATION DANS LE MONDE DE LA PRÉHISTOIRE À L'ÈRE CONTEMPORAIN...
 
Zotero avancé - support de formation doctorants SHS 2024
Zotero avancé - support de formation doctorants SHS 2024Zotero avancé - support de formation doctorants SHS 2024
Zotero avancé - support de formation doctorants SHS 2024
 
Presentation de la plateforme Moodle - avril 2024
Presentation de la plateforme Moodle - avril 2024Presentation de la plateforme Moodle - avril 2024
Presentation de la plateforme Moodle - avril 2024
 
DO PALÁCIO À ASSEMBLEIA .
DO PALÁCIO À ASSEMBLEIA                 .DO PALÁCIO À ASSEMBLEIA                 .
DO PALÁCIO À ASSEMBLEIA .
 
Bibdoc 2024 - Ecologie du livre et creation de badge.pdf
Bibdoc 2024 - Ecologie du livre et creation de badge.pdfBibdoc 2024 - Ecologie du livre et creation de badge.pdf
Bibdoc 2024 - Ecologie du livre et creation de badge.pdf
 
PIE-A2-P 5- Supports stagiaires.pptx.pdf
PIE-A2-P 5- Supports stagiaires.pptx.pdfPIE-A2-P 5- Supports stagiaires.pptx.pdf
PIE-A2-P 5- Supports stagiaires.pptx.pdf
 
Bernard Réquichot.pptx Peintre français
Bernard Réquichot.pptx   Peintre françaisBernard Réquichot.pptx   Peintre français
Bernard Réquichot.pptx Peintre français
 

Physiologie Renale Prof Ettaïb

  • 1. PHYSIOLOGIE RENALE I - INTRODUCTION La binéphrectomie = coma urémique dû à une rétention de: - métabolites (urée, ac. urique, créat.) - substances toxiques mort L’insuffisance rén. chronique l’hémodialyse
  • 2. I- FONCTIONS DU REIN Le rein forme et excrète l'urine = solution aqueuse Chez l'homme, le rein exerce des fonctions importantes pour l’organisme: -L'excrétion sélective -La régulation de l'homéostasie hydro-électrolytique -Fonction de régulation de la pression artérielle Fonction -Fonction endocrine -Catabolisme des protéines de petit poids moléculaire -Néoglucogenèse
  • 3. - L'excrétion sélective: Les substances plasmatiques peuvent être : */ absentes des urines : glucose, bicarbonates, prot., aa. */ excrétées dans l'urine : - déchets azotés issus du catabolisme des prot. - toxines bactériennes, - des H+, - sels minéraux (électrolytes) - pigments provenant de la dégradation de l’hémoglobine = coloration de l’urine */ absentes du plasma mais présentes dans les urines: (ammoniac). Le rein n'est pas un filtre passif
  • 4. - La régulation de l'homéostasie hydro-électrolytique du milieu intérieur = la fonction la plus importante du rein Le volume et la composition des urines sont réglés avec précision = stabilité du LEC.
  • 5. - Fonction de régulation de la pression artérielle Le rein: */ participe à la régulation rapide (qques min) de la PA en contrôlant: - la volémie: en ajustant la Natrémie. - le syst. rénine-angiot: l’angiot. II est vasoconstricteur */ assure à lui seul la régulation lente (qques h.) qui se confond avec la régulation de la volémie
  • 6. - Fonction endocrine du rein Le rein produit certaines hormones : */ la vit. D3 active (calcitriol) */ la rénine, enz. impliquée dans le contrôle de la PA. */ l'érythropoïétine, h. glycopept. stimulant la synth. de globules rouges */ L’IGF1 (Insulin like Growth Factor) et l’ EGF (Epidermal Growth Factor), h. polypept. = croiss. ou la régénération des cell. tubul. rén.
  • 7. - Fonction endocrine du rein (suite) */ Les PGI2, PGE2 = vasodilatation au niveau rénal = DSR et le DFG cts. */ La kallicréine rénale, (enz. Synth. par les cell. du TD) : découpe le kininogène (circulant ou synth. ds le rein) en bradykinine = vasodilatation et DSR et DFG Les substances ayant un effet intrarénal = subst. autacoïdes.
  • 8. - Catabolisme des protéines de petit poids moléculaire chaînes légères (immunoglobuline…) h. polypeptidiques (INS, glucagon, PTH, calcitonine, GH) - Néoglucogenèse en cas de jeûne prolongé
  • 9. II - ANATOMIE FONCTIONNELLE les 2 reins s’étendent de la vertèbre D12 à la L3
  • 11. La vascularisation rénale: Ef G Af Réseau capillaire Artère interlobulaire péritubulaire Artère arquée Vasa recta Artère interlobaire
  • 12. 2/ Microscopique Le néphron est l’unité fonctionnelle du rein (1.200.000 unités / rein)
  • 13. a- Le glomérule Urine primitive Tube proximal
  • 14. b- Le tube urinifère TCP Glom. TCD Macula densa Canal collecteur Anse de Henle Fig 4 : Disposition des néphrons
  • 15. Nerfs Sympathiques TD rénaux Fig 5 : Schéma d’un glomérule et de son appareil juxtaglomérulaire
  • 16. c- La vascularisation des néphrons
  • 17. III - FABRICATION DE L'URINE Trois mécanismes: - L'ultrafiltration glomérulaire - La réabsorption tubulaire - La sécrétion tubulaire Filtration seule Filtration + Réabs. partielle Filtration + Réabs. totale Filtration + sécrétion
  • 18. METHODES EXPERIMENTALES 1/ Méthodes directes */ La microponction de RICHARDS: dans la chambre glomérulaire */ La microperfusion
  • 19. 2/ Méthodes indirectes La clairance = vol. de plasma totalement épuré (clarifié) d'une substance donnée par le rein en 1 minute
  • 20. Le calcul de la clairance varie selon les substances: Il nous renseigne sur: - le DSR grâce à PAH - le DFG par dosage de l’inuline. Pour une substance x: La clairance : CX = [Ux] . DU ] Ux: conc. Urin. en mg/ml ml/mn [Px] Px: conc. Plasma. en mg/ml DU : débit urin. en ml/mn Cx: en ml/mn
  • 21. Le coeff. d'extraction (E) d'une subst. plasma. (x) par un organe quelconque (le rein par exemple) s'écrit: E = ] [Pxa] - [Pxv] ] E: en % % [Pxa] Pxa: conc. Plasma. en x dans l'artère avant l'organe Pxv: conc. Plasma. en x dans la veine après l'organe Si [Pxa] = [Pxv] l'organe n'épure plus. Si [Pxv] = 0 extraction totale de x.
  • 22. La clairance peut être étudiée de différentes manières (fig 8): - La clairance de filtration glomérulaire Exemple: l’inuline : sa clairance = 120 ml/mn. - La clairance de sécrétion tubulaire: Exemple: le PAH dont la clairance = 600 ml/mn. - La clairance de réabsorption tubulaire: Exemple 1: L'urée a une C = 70 ml/mn. Exemple 2: le glucose (G) = 0 ml/mn
  • 23. C. ml/mn C. PAH C. Inuline C. Glucose Concentration plasma. 50 mg/L 1,8 g/L PAH Glucose Fig 8 Variation des clairances en fonction de la concentration sanguine
  • 24. IV/ HEMODYNAMIQUE RENALE 1/ Debit sanguin rénal (DSR) Le DSR est décrit par l'équation générale de résistance (R) DSR = Pression R Le DSR = 20 % du D cardiaque, soit 1000 ml/mn pour les deux reins. Ce D est 100 fois > au DS musculaire Le cortex rénal reçoit 90% du DSR. Pour un hématocrite de 40 %, le DPR est de 600 ml/mn pour un adulte.
  • 25. 2/ Débit sanguin et consommation rénale d’oxygène La circulation rénale = fonctionnelle ( peu nourricière) */ Dans le cortex, il y a: - filtration de grands vol. de sang au niveau des glomérules, - un DS d'environ: Rein = 5 ml/g/min Cerveau = 0,5 ml/g/min - Extraction d’O2 : Rein = 14 ml/L de sang, Cerveau = 62 ml/L pour le cerveau)
  • 26. */ Dns la médulla: - faible débit sanguin 2,5 ml/g/min environ dans la médulla externe 0,6 ml/g/min dans la médulla interne - de grandes quantités d'02 sont extraites du sang 75 à 85% d’O2 = réabs. active de Na (fig 11) La médulla est très sensible à l'hypoxie Le NO, les PG… agissent d'une façon paracrine pour assurer un équilibre entre le faible DSR et les besoins métaboliques.
  • 27. Réabsorption de Na Mmol/100g/mn Fig 9 Consommation rénale d’O2 en fonction de la réabsorption de Na Consommation rénale d’O2 Mmol/100g/mn
  • 28. 3/ Les pressions sanguines et résistances dans les vaisseaux rénaux Le rein est perfusé à P ≈ 100 mmHg. D’après l'équation générale de résistance, on a : DSR = P P = pression hydrostatique R R = résistance l’artériole aff. = site principal de R vascul. P = 45 mmHg rôle capital dans la régul. de la perfusion glomérulaire Le Ø de l'art. eff. < l'artériole aff. la P de 45 mmHg ds le capill. glom. = 5 fois plus élevée que celle dans capill. de l’organisme
  • 29. Fig 10 Variations de la pression hydrostatique au niveau des vaisseaux du rein
  • 30. 4/ Régul. de la circul. Rén. au cours des variations de la P de perfusion a/ autorégulation ou régulation intrinsèque = vasomotricité b/ Régulation extrinsèque = neurohormonale DSR ml/min DFG ml/min DSR 1200 DFG 120 ml/min Régulation 80 Autorégulation 160 PA moyenne Extrinsèque mmHg
  • 31. a/ autorégulation ou régulation intrinsèque Le DSR et le DFG = stables: 80 < PA moy.> 160 mmHg = autorégul: vasomotr. P-dépendte de l’art. aff. = réponse myogénique à l’étirement des fibres muscul. de la paroi des artérioles intrarénales (aff.) Elle persiste en l'abs. de tte influence nerv. ou horm. (rein dénervé, greffé) le DSR est indépendant de la circul. générale. DSR = P Si P ,R DSR et DFG ≈ cts R R = 8ηL DSR = ∆P . Πr4 Πr4 8ηL La vasomotricité rénale, en relation avec la PA: adapte le DSR DFG ≈ ct
  • 32. b/ Régulation extrinsèque Les vaisseaux des reins sont innervés par des fibres sympa. Vasoconstr. En situation normale (vol. et/ou de PA), on a: un tonus permanent inhibiteur de l'activ. du SN. sympa. Lorsque la stimulation du SNS est plus importante: - activité physique - hypovolémie levée de l’inhibit. du SNS - PA < 80 mmHg qd PA , R DSR et du DFG - vasoconstriction des art. aff. La régulation extrinsèque est - augmentation des R différente de l'autorégulation - baisse du DSR et du DFG
  • 33. la régulation extrinsèque est assurée grâce 2 syst. Neurohorm. principaux: - Syst. neuroadrénergique = effets constricteurs directs de type α 1 sur le rein en cas d'urgence. - Syst. rénine-angiotensine : lors d’une hémorragie ou d’hypotension, L’angiot. II = */ effet vasoconstricteur: ~ fort sur les art. eff. ~ modéré sur les art. aff. DSG et P capil. DFG ≈ N */ stim. la prod. de PG vasodilat. En cas d’urgence: la régul. extrins. fait participer la circul. rén. aux adaptations cardiovascul. générales
  • 34. V/ FILTRATION ET DEBIT DE FILTRATION GLOMERULAIRES (Prot à PM élevé)- Urine primitive avec plus de Cl- et HCO3- Tube proximal
  • 35. 1/ Composition du filtrat glomérulaire Le FG = même compos. que le plasma sauf les prot. de PM élevé (immunoglobul. entières…) Les prot. filtrées de faible PM sont réabsorbées Les grosses moléc. Prot. (anions) ne passent pas, on aura plus de (Cl-, HC03-) dans l'urine primitive que dans le plasma (équilibre de Gibbs-Donnan).
  • 36. 2/ Perméabilité des capillaires glomérulaires La perméab. capil. : 50 fois > muscle et dépend de: la taille macromoléc. la charge La paroi des capil. glom. contient des prot. X- = barrière électrostatique contre X- + + - _ Fig 11 Effet de la charge électrique sur la fraction d’excrétion de molécules de dextran de différentes tailles chez le rat.
  • 37. 3/ Pression de filtration glomérulaire Fig 11 bis Pression de filtration glomérulaire
  • 38. 4/ Débit de filtration glomérulaire Le DFG est très élevé: 120 ml/mn, soit 180 L/24 h pour les deux reins l'équation de STARLING lie le flux net aux pressions de part et d'autre de l'endoth. vasculaire ∆ ∆Π) DFG = Kf. (∆P - σ ∆Π DFG = Kf . Pf σ = 1 réflexion totale (pas de passage). σ = 0 membrane complètement perméable. Dans les conditions normales, σ = 1. La perte de charge entre artère aff. et eff. est négligeable (diamètre plus gd. par rapport aux artérioles classiques)
  • 39. Pf A Artère Artère afférente efférente Fig 12A Evolution des pressions dans le capillaire glomérulaire
  • 40. VI/ FACTEURS INFLUENÇANT LE DEBIT DE FILTRATION GLOMERULAIRE 1/ Effet du DSR sur le DFG fig 17 B La fract. filtr: FF= DFG / DPR; soit : FF = 120ml/mn / 600ml/mn = 20 %. Lors d'une DPR = la S capil. de filtr. DFG FF cte (DFG = Kf .Pf avec Kf = k.S) mmHg
  • 41. - Une sténose de l'artère rénale entraîne une baisse du DFG - Un repas riche en protéines augmente le DSR ( fig 17, C ) déséquilibre de filtration
  • 42. 2/ Effet des résistances artériolaires rénales sur le DFG
  • 43. 3/ Effet de la pression sanguine artérielle sur le débit de filtration glomérulaire Rappel: La formule de Poiseuille met en relation le D, la viscosité et le rayon d’un long tube étroit, s’applique aux capillaires sanguins. D = (PA – PB) = ∆P D = débit R R L = longueur du tube R = 8ηL D = ∆P . Πr4 ∆P = différence de pression entre Πr4 8ηL les points A et B du tube η = viscosité r = rayon du tube R = résistance
  • 44. FF= DFG FF DPR Fig 19 : Régul. du DPR et du DFG en fonction de la P de perf. rénale
  • 45. 4/ Effet du coefficient d'ultrafiltration sur le DFG DFG = Kf . Pf Une diminution modérée de Kf modifie peu le DFG (point d'équilibre = fin du capil. = S. de filtr. élevée ) Une diminution pathologique de Kf (glomérulonéphrite aiguë) = baisse du DFG.
  • 46. 5/ Autres facteurs agissant sur le débit de filtration glomérulaire Les facteurs suivants peuvent réduire ou arrêter le DFG: - La baisse de Pc (hypotension, collapsus, choc) - L’obstruction des voies urinaires (calcul) = augmentation de la Pt (C. de Bowman) - L’augmentation de Πc (déshydratation, hyperprotéinémie)
  • 47. VII/ FONCTIONS TUBULAIRES Grâce aux transferts tubul., le rein: - maintient l'homéostasie hydro-électrolytique - contrôle la balance de l’eau et des ions - régule l’équilibre acide-base */ Les mécanismes de réabsorption et de sécrétion tubulaires - endocytose: ex. réabs des prot. de petite taille dans le TP - diffusion: . passive . facilitée grâce: * aux gradients chimiques électriques * au transport actif
  • 48. Ces mouvements se font via des: canaux ioniques, échangeurs, cotransporteurs et des pompes Remarque: Les pompes…de la membrane luminale ≠ basolatérale. Fig 17 Transport de solutés dans le tube proximal
  • 49. LA REABSORPTION TUBULAIRE DU GLUCOSE 1/ Mode actif Débit du glucose mg/mn TmG = Df - De TmG 375 TmG Glycémie g/L 0 1,8 3 Seuil rénal du glucose
  • 51. Remarques : - L'hétérogénéité des néphrons explique : l’étalement - Le Tm permet de connaître la masse des néphrons actifs - Les lésions glomérulaires = baisse du DFG, d'où le Tm n'est pas dépassé (ex: diabète sucré ancien). - La glycosurie rénale (maladie acquise ou familiale)= baisse de TmG ou du seuil rénal du G. - Le rein ne participe pas à la régulation de la glycémie.
  • 52. Mode actif (suite) b/ Les acides aminés - Les aa : réabs. dans le TP en cotransp. Na-aa. Leur passage vers l’interstitium se fait par simple diffusion. Une aminoacidurie = augmentation de la production ou anomalie de transporteurs rénaux. c/ L'acide urique Provient du métabol. des purines endogènes et aliment. (Tm variable) d/ les phosphates La phosphaturie dépend de l'apport alimentaire en phosphates La PTH baisse le TmPO4
  • 53. 2/ Mode passif L’urée */ L'urée = produit du catabolisme protidique. L'élimination de l’urée est proportionnelle: - aux apports prot. (0,34 g d'urée pour l'ingestion d'l g de prot.) et - à l'intensité du catabolisme.
  • 54. a/ Réabsorption passive de l’urée - Dans le TCP la sortie est liée à la réabsorption d’eau. - Dans le canal coll. médullaire, la sortie dépend de l’ADH. L’urine se concentre en urée en se déplaçant vers le TD et le canal coll. NaCl ADH
  • 55. L’excrétion urinaire de l’urée est fonction de: - La qtité de prot. ingérées - Débit urinaire
  • 56. b/ Mécanisme de réabsorption de l’urée ADH [urine] UT2 UT3 osmol UT1 GOCP
  • 57. B/ La SECRETION TUBULAIRE a/ Sécrétion active: Excrétion de détoxication = élimination des subst. exogènes. Mécanisme à seuil et à Tm : colorants, acides organiques ( PAH), antibiot, sulfamides, produits iodés. PAH: est sécrété au niveau du TP. F S
  • 58. De = Df + Ds 24
  • 59. b/ Sécrétion passive: F = diffusion non ionique (bases et ac. faibles) dépend du pH et du D de l'urine tubul. S la subst. Neutre passe dans l'urine qd la conc. Intratubul. < cell. Tubul. (ex: D urinaire élevé) Une base faible (NH3) = diffusion stimulée par pH urinaire (NH3 s'ionise en NH4+ en fonction de l’acidité urinaire) Un acide faible = diffusion stimulée par pH urinaire (ac. salicylique et barbiturique)
  • 60. VIII/ EXCRETION RENALE DU SODIUM Na = principal cation extracell. la natrémie = 140 mmol/L 60 mmol/kg de poids crorporel, dont 40 mmol/kg sont échangeables Apports alimentaires en NaCl (100 à 250 mmol/24 h). Les pertes: urines = 90 % (sueur + selles = 10 %.)
  • 61. 1/ TRANSFERTS DE SODIUM a/ au niveau du glomérule La masse filtrée = [PNa] . DFG = 140 mmol/L x 120 ml/mn ≈ 25.000 mmol/j ≈ 550 g/24 h. > [Natrémie]
  • 62. b/ au niveau du tube contourné proximal Réabs. de 80 % de Na filtré (+solutés) hypoton. du liq. tubul. réabs. de (80 %) d'eau de manière: - iso-osmotique (obligatoire) (en proport. aux solutés) - indépendante de l’ALD Fig25
  • 63. Fig 26 Mécanisme de réabs. de Na dans la 1ère partie du TP
  • 64. 1èr e P A R T I E Fig 20 Transport de solutés 2ème dans le tube proximal P H+ 3 Na A Na 2K R T I E
  • 65. c/ Au niveau de l'anse de Henle: L’anse de H. = réabs. de Na n’est pas iso-osmotique: ALD NCC ENaC
  • 66. Transferts de solutés dans la branche asc. L. de l’anse de Henle
  • 67. d/ Aux niveaux du TD et du tube coll. initial ≈ réabsorption de 10 % de Na filtré ALD favorise favorise : -la réabs. de Na - l’excrétion de K+ et H+ = acidif. de l’urine ALD NCC ENaC
  • 68. Dans le TCD: NCC (+ENaC)= Cotransp. apical de Na-CL
  • 69. e/ Au niveau du canal collecteur -Dans la médul. Int. du coll.: fin de - la réabs de Na et de - l’acidif de l’urine En cas de besoin, L’ADH permet la réabs. d'eau sans urée. Le fluide tubulaire devient hyperosmotique - Dans la partie term. du coll, l'ADH favorise la réabs de l’urée par UT1 Na UT1 + Na (1 %)
  • 70. B/ REGULATION DE L‘ EXCRETION RENALE DU SODIUM a/ bilan du sodium b/ Balance glomérulotubulaire Quand la FG augmente, la réabsorption des solutés augmente dans le TP (sans dépasser 80 % de Na filtré) Objectif : limiter les apports d'eau et de solutés au TD Art. aff. Na + H2O FG Π
  • 71. La régulation de cette balance dépend de : - Π dans les capillaires péritubulaires : Na + H2O Art. Aff. FG Π
  • 72. - facteur hormonal natriurétique (voir plus loin) - la réabsorption du G (cotransport) - La baisse de l’ATP ex: syndr. de Fanconi ATP ATP
  • 73. c/ Rétrocontrôle tubuloglomérulaire Adénosine D et/ou Cl (signal) (médiateur) Na-K-2Cl (transp. m. densa) ATP Adénosine Vasoconstriction (effecteur) DFG Perfusion
  • 74. d- Système rénine-angiotensine-aldostérone Art. Aff. + macula densa Cortex surrénalien
  • 75. e/ Facteurs natriurétiques (fig 19 bis): NAF : horm. pept. Auricul. cardiaques. qd le vol sang - baissent la réabsorption de Na et d'eau - augmentent le DFG de Na. Vol N. Ils agissent en augmentant le GMPc qui inhibe les ENaC
  • 76. - La ouabaïne: h. stéroïde natriurétique (surrénalienne?) sécrétée qd la volémie augmente = baisse la réabs. de Na en baissant l'activ. de Na-K ATPase.
  • 77. f/ système nerveux sympathique. - L'énervation rénale ne modifie pas le DSR. - Une stimulation des nerfs sympathiques DSR et réabsorption d'eau et de Na dans le TCP - Remarque Les diurétiques baissent la réabsorption tubulaire de Na (effet natriurétique chez les hypertendus).
  • 78. IX/ EXCRETION DE L‘ EAU I/ Bilan de l'eau chez un adulte normal: 2/ Réabsorption proximale d'eau: Elle est obligatoire l'eau suit passivement et proportionnellement le mvt. de Na, G ... (loi de l'osmose) = 80 % de l'eau filtrée Baisse du vol urin. sans baisse d’osmol.
  • 79. 3/ Réabsorption distale de l'eau: TCD = très peu perméable à l’eau. La réabs. de Na, Ca… dilution supplémentaire liq. tubulaire La réabs. d’eau (5 %) = facultative dans le TCD : mécanisme de concentration-dilution en fontion de Na et du vol. dans TCD. ADH Urine Hyperosmot.
  • 80. 4/ Gradient osmotique corticopapillaire (GOCP): a/ Création du GOCP: L'anse de Henle ≈ syst. de multipl. de concentr. à contre-courant. Au niveau de l'interstitium: création de GOCP = 900 mOsm/l. (1200 - 300 = 900 mosm/1).
  • 82. Iso Hypo Fig 33 : Création du gradient osmotique corticopapilaire
  • 83. Système d’échange de chaleur par contre-courant
  • 84. 4ème temps: Echanges passifs d’eau et de solutés à contre-courant
  • 85. b/ Maintien du GOCP interstitiel: Vasa recta
  • 86. c/ Utilité du GOCP Fig 35 Variations du GOCP en fonction des apports hydriques
  • 87. X Charge hydrique Privation hydrique diurèse antidiurèse Fig 36 Dilution et concentration des urines
  • 88. A noter que : - Diurèse aqueuse = réabs. tubul. normale. (Le D urinaire max. ≈ 16 ml/mn ≈ 1L /h). L’ingestion d’eau à + de 1L/h pendant longtemps ou ADH = intoxication aqueuse Baisse de la tonicité du LEC - gonflement des cell. Cérébrales - convulsion - coma et mort. - Diurèse osmotique (diabétiques): l’osmolarité du liq. tubul. Vol. urinaire. réabsorpt. au niveau du TP (≠ de la diurèse aqueuse).
  • 89. 5/ Régulation du bilan hydrique: a/ La régulation des entrées d'eau : est déterminée par la soif L’osmol. Plasma. la soif volémie ou PSA la soif IX X
  • 90. b/ Régulation des sorties rénales d'eau: L’ADH est synth., dans les SO et PV hypothal. = perméalise le canal coll. à l’eau Na UT1 + Na (1 %)
  • 91. Mécanisme d’action de l’ADH sur le canal collecteur Vésicules PKA d’exocytose ADH
  • 92. c/ Régulation de la libération de l‘ADH - Stimulus osmotique ADH pg/ml Fig 26A Libération de l’ADH en fonction de l’osmolarité plasmatiquela PSA et de la volémie 280 Osmolarité plasmatique en mOsm/kg
  • 93. - Stimulus hémodynamique ADH pg/ml PSA Volume Diminution de la PSA et du Volume (en %)
  • 94. ADH pg/ml Baisse de 15 % du Vol. Sanguin sensibilité Fig 26C Effet de l’hypovolémie sur la relation entre la libération de l’ADH et l’osmolarité plasmatique 1,4 280 seuil Osmolarité plasmatique en mOsm/kg
  • 95. Voies afférentes pour la régul. de la lib. d’ADH au niveau hypothal. IX X
  • 97. I/ INTRODUCTION La glande endocrine: élabore un messager chimique (hormone)… */ La communication intercellulaire
  • 98. Les coordinations rapides = syst. nerveux. Les coordinations lentes et prolongées = syst. endocrinien Ces systèmes contrôlent - Le métabolisme - La croissance - La reproduction - Les réponses de l'organisme à son milieu.
  • 99. II/ CLASSIFICATION DES HORMONES a/ Les hormones polypeptidiques et glycoprotéiques = Groupe le plus important. Composition différente en aa: - Les h. hypothal. - Les h. hypophysaires - La parathormone, la calcitonine - Les h. gastrointestinales. Remarque: Leur composition en aa est variable selon les espèces.
  • 100. b/ Les hormones stéroïdiennes Elles dérivent toutes du cholestérol et comprennent: - Les h. cortico-surrénaliennes - Les h. sexuelles - La vit. D c/ Les hormones de structure amine Ces h. proviennent d'une transformation d'aa: - T3 et T4 dérivent de la tyrosine - Les catécholamines dérivent de la phénylalanine et de la tyrosine.
  • 101. III/ MECANISME DE LIBERATION, TRANSPORT ET ACTION DES HORMONES a/ La libération hormonale Les h. sont peu ou pas stockées (except. : OT, ADH, T3, T4) La réserve est généralement inférieure aux besoins journaliers. Après un stimulus, il y a libération des h. de leurs sites: - par exocytose à partir de granules : h. neurohypophys. catéchol. INS - par détachement à partir de gouttelettes lipidiques: h. stéroïdes
  • 102. b/ Transport des hormones Les h. sont généralement transportées par : protéines spécifiques l'albumine. I1 y a un équilibre entre les moléc. liées et libres: liaison réversible: h + T ↔ hT Seule l'h. libre est active
  • 103. La demi-vie d'une h. = le t. pour que la moitié de l'h. soit détruite ADH : 15 mn, T4 : une semaine l'ADH du rat est de 1 mn Remarque: Anomalies génétiques: la prot. de transport absente : pas d’effet notable sur le fonctionnement endocrinien
  • 104. c/ mécanisme d'action des hormones Il y a de très faibles qtités d'h. circulantes Les cell. cibles ont des sites de reconnaissance (récepteurs : R): R. spécifiques R. très sensibles Les R. doivent être capables de: traduire le message amplifier le message */ C'est l'hormone et son complément (R) activation sélective de la cell. cible.
  • 105. Remarque : */ Un agoniste */ Un antagoniste */ La liaison H-R est saturable et ± réversible. */ Une cell. cible peut avoir plusieurs R pour une même H.
  • 106. III/ LES RÉCEPTEURS CELLULAIRES Les cell. cibles sont équipées de R : Intracell. et membran. Cytoplasme
  • 107. 1/ LES RÉCEPTEURS INTRACELLULAIRES présents dans le noyau et le cytoplasme E2, P, H Glucocrt. Cytoplasme R Transfo. du R Prot. de H choc NOYAU R therm. Mécanisme d’action des ARNm h. stéroïdes Prot. Spécif. Réponse spécif.
  • 108. 2/ LES RÉCEPTEURS MEMBRANAIRES R membr. = glycoprot. complexes fixées dans la membrane plasmique. 4 types : - les R canaux ioniques - les R qui se comportent comme des enzymes - les R qui interagissent avec les enzymes JAK kinases - les R qui interagissent avec les protéines G
  • 109. Les R. membr. ont trois régions distinctes : extracell. transmembranaire intracell. Fig 3 Structure d’un récepteur heptamembranaire
  • 110. a/ Les récepteurs canaux ioniques : distinguer: - Canaux de fuite: ouverts en permanence - Canaux ioniques activés par des R: le R est séparé du canal. Ouverture transitoire, commandée par la fixation: h-R Fig 4 Activation d’un canal ionique par interaction ligand- récepteur
  • 111. - Le R canal ionique: R et canal ionique: sensible au voltage activables par des neuromédiat. (A.chol., glutamate, GABA) la diffusion ionique variations du potentiel membr. = réponse cell. (ex: Ca = second messager) Fig 4 bis Schéma d’un récepteur canal ionique
  • 112. b/ Les récepteurs qui se comportent comme des enzymes - R = activité enz. intrinsèque (R aux fact. de croiss. et INS). - phosphorylent spécif. des prot. contenant l'aa. tyrosine le nom tyrosine kinases - R au ANF = R et Guanylyl cyclase GMPc = second messager Récepteur Tyrosine kinase
  • 113. INS
  • 114. c/ Les récepteurs qui interagissent avec les enzymes JAK kinases */ pas de fonction tyrosine kinase. */ activation similaire à celle des R tyrosine kinases: - dimérisation du R, - activation de prot. à fonction tyr. kinase (JAK) Messager (GH, PRL, HCG…) Récepteur JAK kinase
  • 115. d/ Les récepteurs qui interagissent avec les protéines G La majorité de ces R sont couplés à une prot. G qui est liée au GDP Les prot. G: composées de sous-unités : Gα - Gβ - Gγ Plusieurs sous-unités: 20 sous-unités α, 5 sous-unités β et 12 sous-unités γ Fig 5 Récepteur serpentin membranaire avant et après liaison d’un ligand
  • 116. Hormones… (1er messager) R. membranaire Activation de prot. Gs , Gi , Gq … et échange GDP/GTP α-GTP et β/γ Action directe Action + /- sur Activation de la Effecteurs sur des canaux ion. l’adényl cycl. phospholipase C (S/unit. catalyt) Seconds K+, Ca2+ ou AMPc Ca2+, IP3, DAG messagers Fig 6 Activation des récepteurs associés aux protéines G
  • 117. 3/ Régulation des récepteurs */ Régulation négative (down regulation): Baisse du nombre de R spécifiques membranaire, suite à une élévation import. de l'h. correspondante. C'est un phénomène chronique = désensibilisation cell. due à : - une augmentation de l'internalisation des R - une baisse de synthèse des R. */ Régulation positive (Up regulation): C'est l'augmentation du nombre de R due à une baisse de l'h. correspondante = hypersensibilité de la cellule.
  • 118. LE SYSTEME HYPOTHALAMO-HYPOPHYSAIRE I/ L'HYPOPHYSE L’antéhypophyse a une structure glandulaire: Pas de connexion nerv. avec l’hypothal. Contient des fibres nerv. vasomotrices. CM : corps Éminence médiane mamillaires CO : chiasma optique LA : lobe anté- hypophysaire LP : lobe postérieur Fig 9 Sécrétion des hormones hypothalamo-hypophysaires
  • 119. Les h. sont sécrét. par des cell. différenciées de l'adéno-hypoph. α Et β MSH Tissu cible Ovaires Foie et Testicules
  • 120. L'hypophyse intermédiaire sécrète: l'h. mélano-stimulante (α-MSH) et une β-endorphine Le rôle de la partie intermédiaire de l’hypophyse est réduit chez l’humain. La neuro-hypophyse a une structure essentiellement nerveuse et sécrète: L'ADH et l'ocytocine (OT) dans 2 noyaux : (SO) et (PV)
  • 121. II/ REGULATION DE LA SECRETION ADENO-HYPOPHYSAIRE
  • 122. Les hormones hypothalamiques: stimulantes= libérines inhibitrices= statines (dopamine) + + et des peptides dérivés de la pro-opiomélanocortine (la β-lipotropine)
  • 123. a/ Les neuro-hormones stimulantes - Gn-RH (LH-RH): la gonadolib. = sécrét. max. (20 mn) de LH, puis de FSH Le test à la Gn-RH en cas d’insuff. horm. (impubér., insuff. gonad.) La GnRH = sécrét. par bouffées épisodiques pics circahoraires de LH et de FSH. En cas de lésion de l'hypothalamus ventral, l'administration de GnRH = pulsatile : 1pulsation/H L’infusion cte. de GnRH = désensibil. des R-GnRH de l'adénohyp. = régul. à la baisse LH
  • 124. - GH-RH: ou somatocrinine la libération de la GH - TRH: la thyrolibérine la libération rapide et max. (20 mn) de TSH et de PRL Le test à la TRH est utilisé pour évaluer la réserve en TSH. La TRH est sécrétée dans d'autres régions du cerveau Les thermorécept sont proches de cette région = thermorégul. - PRH: (TRH) la libération de la PRL. - CRH: la libération de l'ACTH, et la β-lipotropine (peptides dérivés de la pro-opiomélanocortine)
  • 125. b/ Les neuro-hormones inhibitrices -SRIF: Somatostatine freine la sécrétion de GH, TSH, l‘INS, glucagon, gastrine, -PIH = (dopamine): inhib. permanente de la sécrét. de PRL -MIF: Melanocyte H. Inhib. factor: bloque la libération de la MSH
  • 126. III/ ROLE DE L'HYPOPHYSE L’hypophysectomie = */ Chez l'animal jeune (mammifère): - Arrêt de la croiss. = nanisme harmonieux - Infantilisme génital = impubérisme - Capsules surrén. et thyroïdie = atrophiés 2 1 Singes rhésus de même âge 1: hypophysect. 2: normal
  • 127. */ Chez l'animal adulte: ~ Déficience absolue de la reproduction ~ Atrophie de la thyroïde avec: - baisse de 30 % du métabol. - baisse de l'affinité de la thyroïde pour l'iode ~ une atrophie des capsules surrénales. La restitution de la fonction: par des extraits de l'adéno-hypophyse. L'hypophyse contrôle trois grandes fonctions de l'organisme: la croissance la reproduction le métabolisme
  • 128. IV/ LES HORMONES DE L'ADENOHYPOPHYSE SNC Hypothalamus RH RIH ACTH Hypophyse LH/FSH ADH TSH GH PRL OT C. surrén. Médulo- Pancréas Gonades Foie Glandes Surrén. Parathyroïdes Thyroïde T I S S U C I B L E
  • 129. 1- TSH, FSH, LH = glycoprotéines formées de 2 chaînes pept. α et β. α = similaire et pas d'activ. bio. β = spécifique à chaque hormone β est active en association avec α, et faiblement active seule Les R de TSH, FSH et LH = R membr. couplés à des protéines G. L’activation du R = synthèse d’AMPc.
  • 130. */ La TSH : Favorise: la croiss. de la glande thyroïde la synth. et la sécrét. de T3 et T4 La sécrétion de TSH = rythme circadien un pic nocturne avant le sommeil (indépend. du cortisol de T3 et T4) T3 – T4
  • 131. */ LH et FSH: reproduction dans les deux sexes La sécrétion (pulsatile) de LH et de FSH répond à celle de GnRH (pulsatile) Chez la femme, FSH et LH suivent un rythme menstruel. PRL Lumière pour une DOPA libération circad. NOR + La sécrét. de GnRH est modulée par : les phéromones le stress physique (aménorrhée: marathoniennes et anorexiques) le stress psychique. L'utilisation de superagonistes à longue durée d'action = désensib. les R de la GnRH = arrêt de sécrétion de FSH et de LH
  • 132. 2- PRL ou LTH ou mammotropine a/ Structure et sécrétion H. prot. de 199 aa, élaborée s/ forme de pro-hormone (d-vie 30 mn) Les formes polymériques (« big PRL » et « big big PRL ») = faible activ. bio. La PRL = cycle circadien avec des variations ultradiennes Fig 9 bis Variations nycthémérales de la PRL sérique
  • 133. b/ Mécanisme d’action de la PRL La PRL agit sur : les gl. mam. principalement, ovaires. testicules, foie… Les R de PRL peuvent subir une régulation: - positive en réponse aux E2 et à l‘INS - négative en réponse à la P ou à une élévation aiguë de PRL R-PRL sont internalisés R disponibles
  • 134. Phosphoryl. de prot. à fonction tyrosine kinase (JAK2) Fig 11 : Mécanisme cellulaire d’action de la prolactine
  • 135. c/ Régulation de la sécrétion de la prolactine PRL pdt. la grossesse le dévept. de la gl. mam. = action combinée de PRL, E2, P et HPL Au moment du post-partum : la PRL initie la biosynthèse du lait, le réflexe de la tétée l’entretient À conc. élevée, la PRL bloque la synthèse de GnRH FSH et LH = pas d’ovulation (aménorrhée de la lactation) chez la femme = pas de spermatogenèse (inhib. de la 5 α-réduct) chez l’homme Cet effet explique les cas d'infertilité et d'aménorrhée
  • 136. c/ Régulation de la sécrétion de la prolactine + + E2 (grossesse) HYPOTHALAMUS (action anti-DOPA) PRH GAP PIF (TRH, (DOPA) OC ?) + - - Bromocriptine ANTEHYPOPHYSE (Agoniste DOPA) - PRL Glande mammaire le GAP (GnRH Associated Peptide), sécrété sous forme d'un précurseur commun au PIF et à la LH-RH.
  • 137. 3- ACTH: Adrenocorticotropin Hormone ACTH = h. peptid, dont la partie aminoterminale code toute l'activité bio. Dans les cell. corticotropes de l’antéhypophyse: la protéolyse de la POMC ACTH + β-lipotropine mélanotropines: α et βMSH βendorphines
  • 138. L'ACTH : Stimule: la croiss. de la corticosurrénale la sécrét. des stéroïdes surrén. (les glucocorticoïdes) h
  • 139. L'hypersécrét. d’ACTH: augmente la lipolyse intensifie la pigment. cutanée ( stim. synth de mélanine) ACTH L'effet de noircissement de la peau par l'ACTH est dû à la séquence 1-13 de cette molécule qui correspond à l'α-MSH.
  • 140. 4- GH ou STH (H. de croissance, somatotropine) a- Structure et sécrétion GH: h. peptid, produite par les cell. somatotropes de l’antéhyp. Structure ≈ PRL et HPL 50 % de GH est liée à la GHBP (growth hormone binding protein). d-vie est de 20 à 30 mn.
  • 141. La sécrétion de GH est variable selon l’âge : 5 à 8 ng/ml chez l’enfant et l’adolescent (puberté) 2 à 4 ng/ml chez l’adulte jeune baisse physiologique vers 60 ans Sa libération est pulsatile: 6 à 12 pulses/ 24 h. Le taux de GH augmente 1 heure après le début du sommeil GH ng/ml
  • 142. Variations typiques de la sécrétion de GH pendant le jour, montrent l'effet particulièrement puissant d’un exercice physique et aussi le taux élevé de sécrétion de GH qui se produit pendant les premières heures de sommeil profond.
  • 143. b- Effets de la STH sur la croissance L’action de la GH sur la croiss. implique les IGF. La GH: h. anabolisante stimule la croiss. staturale postnatale: Stimule plus la chondrogenèse que l’ostéogenèse (différenciat. et prolif. des cartil. de conjug. avant la soudure) Augmente la formation de la matrice osseuse aux extrémités des os longs. L’action de la GH sur la croiss. est dose dépendante: ≠ des autres h. qui participent à la régul. de la croiss. corporelle: T3, T4, INS, T et E2
  • 144. L’excès de GH cause: gigantisme chez l’enfant acromégalie chez l’adulte. Traits typiques de l’acromégalie
  • 145. Remarques : Les retards de croiss. ont des mécanismes distincts: - déficit en GH = nanisme harmonieux. - diminution du nombre de R de GH (chez les pygmées) - déficit de prod. des IGF (Kwashiorkor) - mutation du R-GH (insensib. des R-GH à la GH (syndr. de Laron)
  • 146. c- Effets de la STH sur le métabolisme L’action métabol. de la GH se fait direct. sur les R. des cell. cibles Ces effets se maintiennent toute la vie - Effet de GH sur le métabolisme protidique La GH stimule l’anabolisme prot. GH favorise l’entrée des aa dans les cell. = bilan azoté et phosph. positif: - augmente la masse musculaire - hypertrophie les viscères, le foie, le rein, le pancréas.
  • 147. Poids du corps en g GH + T4 GH 150 Fig 10 Effet de la GH sur le poids du corps d’un rat de laboratoire Témoins T4 Jours 5 20 40
  • 148. - Effets de la STH sur le métabolisme lipidique GH a une action anti-INS dans le muscle = pas de stock. elle a une action lipolytique (Sensibil. les adipoc. aux catéchol): libération des AGL = énergie: jeûne, stress = cétogénique
  • 149. - Effets de la STH sur le métabolisme des glucides Action anti-INS dans le muscle. Favorise la glycolyse cellulaire au niveau du foie (effet diabétogène) GH augmente pendant le jeûne (avec le cortisol, l'adrénaline et le glucagon) maintien de la glycémie = adaptation au jeûne L’IGF1 a une action insulinique dix fois plus faible que celle de l’INS sur le muscle.
  • 150. - Effets de la STH sur le métabolisme minéral La GH provoque: rétention du phosphore (hyperphosphorémie de l'acromégalie) calciurie L'élimination fécale du Ca est diminuée, le bilan peut rester positif
  • 151. d- Mode d'action de la GH GH PL PLC Phosphor. de prot. à IRS-1 fction tyr kin (JAK2) STAT PI 3-kinase Effet NOYAU Synthèse INS-like Traduction Protéique Transcription IGF1
  • 152. e- Régulation de la sécrétion de la GH T3, cortisol, AGL HYPOTHALAMUS hypoglycémie, hyperglycémie, jeûne, stress, obésité sommeil, aa, GRF SRIF Antéhypophyse GH Foie Tissu cible ( + autres cellules) (métabolisme) Somatomédines (IGF1) Tissu cible (croissance)
  • 153. V/ LES HORMONES DE LA NEURO-HYPOPHYSE ADH = essentielt. prod. dans le SO, OT = prod. dans le PV. L’ADH et l’OT : synth. de pro-hormones Après protéolyse, on a : ADH, OT et neurophysines = transp. sp. des 2 h. h. et transport. migrent (≈ 12 h) vers les term. nerv. post-hypoph. L’excitation des (SO) et (PV) = libérat. du contenu par exocytose
  • 154. 1/ Propriétés biologiques de l'ADH - La destruction des S.0 et P.V = diabète insipide polyurie massive et définitive (15 L/j), urines hypotoniques polydipsie L'hypophysectomie donne un diabète insipide transitoire - L'administration d'extraits post-hypophysaires = réduction de la diurèse formation d'urines hypertoniques.
  • 155. a/ Mécanisme d’action de l’ADH L’AVP a 3 types de R : V1, V2 et V3 (ou V1B) couplés à des prot. G. PKA Endosomes Fig 17 Mécanisme d’action de l’ADH sur le canal collecteur
  • 156. Remarque : - Il y a 5 types d’aquaporines: Aquap: 1, 2 et 3: dans le rein, Aquap: 4: dans le cerveau Aquap: 5: ds les gl. salivaires, lacrymales, voies resp. - Il existe: diabète insipide: défaut d’ADH diabète insipide dit néphrogénique: insensibilité du rein à l’ADH (mutation du gène du R-V2 ou du gène de l'aquaporine 2) - Dans les autres tissus: muscles, foie: l’AVP se lie à un R-V1
  • 157. b/ Action vasculaire A très forte dose, l'AVP est: hypertensive (vasoconstr. = nom de vasopressine), contraction du colon et de l'utérus (moins que l‘OT) Les R. V1A = responsables de l'effet vasoconstricteur de l’ADH
  • 158. 2/ Régulation de la sécrétion de l'ADH Plusieurs facteurs contrôlent la diurèse: L’osmolarité: les osmorécepteurs: connectés par synapse aux SO et PV Les volorécepteurs et les barorécepteurs ont des voies afférentes qui passent par les nerfs glossopharyngien et pneumogastrique pour stimuler: SO et PV. IX X
  • 159. a/ Facteur osmotique Une augment. de 1 à 2 % de l’osmol. plasma: décharge d'ADH oligurie et soif Les osmorécepteurs entraînent un tonus de sécrétion d'ADH. ADH pg/ml Libération de l’ADH en fonction de Seuil de la SOIF l’osmolarité plasmatiquela seuil osmotique 280 Osmolarité plasmatique en mOsm/kg
  • 160. b/ Facteurs volumétriques (PSA et Vol. ) */ PSA L'hypotension dans le syst. artériel: hémorragie importante les barorécept. règlent la press. les barorécepteurs = action tonique inhibitrice de la sécrétion de l'ADH. PSA Inhibition ADH antidiurèse
  • 161. */ Volume - La baisse du VSC: hémorragie modérée: les volorécepteurs (basse pression) des oreillettes règlent la volémie. Les volorécepteurs = action tonique inhibitrice de la sécrétion de l'ADH. VSC Inhibition ADH antidiurèse La réponse à l’hypovol. et à l’hypotens. est renforcée par l’angiot. II.
  • 162. Exemples: - L'orthostatisme augmente le vol. sang. dans les membres inf., = baisse du VSC, augmention de l'ADH puis antidiurèse. - La déshydratation = volémie et Natrémie Vol. + Osmol. = action couplée sur la sécrét. de l'ADH - Une perfusion intrav. avec un grand vol. de sérum hypertonique: la régulation se fait avec priorité pour la volémie. L'ADH conserve l'homéostasie pour 2 ctes. importantes: le VSC et l'osmol. avec priorité pour le volume.
  • 163. c/ Facteurs thermiques - température du sang ADH et oligurie Les osmorécept. hypothal. se comportent comme des thermorécepteurs Le couplage thermorégul. et ADH = récupérer l'eau perdue par sudation pour la thermolyse. - Le froid vasoconstriction VSC ADH et diurèse
  • 164. d/ Facteurs neurovégétatifs La stimulation du SNΣ ADH et rétention d'eau (émotion, exercices physiques, tétée...) sans modification d'osmol, de PSA ou de VSC. Facteurs pharmacologiques: l’adrénaline et l’alcool: ADH, l’acétylcholine et la nicotine: ADH.
  • 165. B/ L'OCYTOCINE La succion du mamelon OT (sans l’AVP). les endorphines OT L’OT agit sur la gl. mam. et sur l'endomètre préparés par: les E2, la P et la PRL L'effet principal de l’OT est: - la contract. des cell. myoépith. des alvéoles de la gl. Mam. - l'éjection du lait. En thérapeutique, l’OT: - déclenche les contractions du myomètre et facilite la délivrance du fœtus. - Elle peut intervenir sur l'hémostase à la suite de l'accouchement. [OT] chez l’homme = [OT] chez la femme [OT] lors de l’éjacul.: contracte le canal défér. et propulse le sperme dans l’urètre ?
  • 166. LE PANCRÉAS ENDOCRINE Le pancréas (80 g) dont 1 à 2 % = portion endocrine = îlots de Langerhans Les fonctions endocrines et exocrines sont indépendantes. Cell. Cell. Cell. Fig 15 Schéma d’un îlot de Langerhans
  • 167. L‘ I N S U L I N E 1/ Suppression de la fonction - La pancréatectomie totale = décès rapide - La destruction des cell. B par l'alloxane = diab. sucré expérimental. a- Troubles du métabolisme des glucides Hyperglycémie avec: glycosurie polyurie polydipsie b- Troubles du métabolisme des lipides Lipolyse avec oxydation incomplète des AGL = cétogenèse
  • 168. c- Troubles du métabolisme des protides Protéolyse = amaigrissement. d- Mécanisme des troubles polyphagie = compensat. de la baisse de l'utilisation cell. du G 2/ Restitution de la fonction L'apport exogène d‘INS
  • 169. 3/ Synthèse de l’insuline Clivage du peptide signal Formation des ponts disulfures Clivage du pep C INS + pep C + pro-INS
  • 170. INS et glucagon sont sécrétés dans le tronc porte, pour rejoindre le foie INS, pro-INS et pept C: circulent sous forme libre. La d-vie de l’INS = 5 mn Les INS: porc, bœuf, poulet sont actives chez l'homme Fig 16 Structure de la molécule de pré- proinsuline
  • 171. 4/ Régulation de la libération d’INS a- Le glucose a-1/ Libération d’INS en réponse à une perfusion de G. insulino-sécrétion INS 10 40 mn
  • 172. Le pancréas = détecteur métabol. adapte la sécrét. d‘INS aux variat. de - glycémie - substrats métaboliques La sécrétion d’INS: */En continu, tout au long de la journée. */En réponse à un stimulus
  • 173. a-2/ Réponse des hormones pancréatiques à un repas riche en glucides Fig 17 Réponse des hormones pancréatiques à un repas riche en glucides
  • 174. a-3/ Régulation de la sécrétion d’insuline par le glucose plasmatique Une augment. du G extracell. = augment. équival. du G dans la cell. B grâce aux GLUT 2 Fig 18 Mécanisme d’action du glucose sur la cellule B du pancréas Dépolarisation
  • 175. b- Les acides aminés, acides gras et corps cétoniques */ Les aa stimulent la libération de l‘INS par action: - directe sur les cell. B - indirecte sur les h. digestives. */ Les AGL et C. céton. augment. faiblement la libérat. d‘INS
  • 176. c- Les hormones digestives Action directe: stimulent la sécrétion d’INS. Action indirecte: potential. l’effet insulinosécréteur des stimulus primaires(G, aa) L’administration du G et des aa par voie orale: la sécrét. d'autres h. gastro-intest., ex: glucagon-like peptide 1 = puissant agent insulinogénique
  • 177. Glycémie g/l Insulinémie U/ml 3 IJ IV 8 2 IJ IV 4 IJ : intrajéjunale 1 IV : intraveineuse 2 mn mn 0 120 0 120 Fig 24 Effet de la voie d’administration sur la glycémie et l’insulinémie
  • 178. Tractus digestif [G, aa] Neurone aff. Hormones digestives Neurone eff. - La GH, - Stimulations: para-ε β adrén. - la somatostatine, - les prostaglandines, - les stimul. α adrén. - les β bloquants
  • 179. d- Autres actions - La GH, - Stimulations: augment. la libérat. d'INS para-ε β adrénergiques - la somatostatine, - les prostaglandines, diminuent la sécrétion d’INS - les stimul. α adrén. - les β bloquants Les toxiques pour les cell. β : l'alloxane, la streptozotocine...
  • 180. 5/ Mécanisme d’action de l’insuline Glucose
  • 181. Fin de la stimul.par INS = endocytose des vésicules à GLUT-4 Stimul. par INS Fin de stimulation par INS
  • 182. 6/ Actions physiologiques de l'insuline a- Métabolisme des hydrates de carbone - L‘INS augmente (dans: muscle, foie et tissus adipeux) : la pénétrat. intracell. du G. (grâce aux GLUT-4) l’utilisat. du G par les tissus (glycolyse): augte. activité et qtité des glucokinases… Le muscle stocke 70 % du sucre puis le reste: foie et enfin le tissu adip. Le muscle utilise son sucre, le foie le libère pdt la nuit et entre les repas.
  • 183. - L‘INS diminue la libérat. du G (glycolyse) par les tissus insulinosensibles et surtout par foie en: */ inhibant la glycogénolyse */ activant la glycolyse: augte. activité et qtité des glucokinases… */ stimulant la glycogenèse active l’enz: glycogène synthase. .
  • 184. b- Métabolisme des lipides Dans le foie, l‘INS augmente la synth. des triglycérides en stimulant la triglycéride synthétase. L‘INS diminue la libération des AGL par le tissu adipeux en inhibant la lipase adipocytaire = diminue la cétogénèse.
  • 185. c- Métabolisme des protéines L‘INS augmente la synthèse protéique: stimule le transport actif des aa dans les cell hépatiques et muscul. L‘INS inhibe la protéolyse et favorise la croiss. cell. (anabolisme) L’INS appartient à famille des fact. de croiss. (bcp de caract. communs)
  • 186. d- Transport ionique L’INS stimule l'entrée de K ds les cell. Insulinosens.: action sur Na-K ATPase L’excès d’INS peut conduire à une hypokaliémie grave. En résumé L’INS stimule l'anabolisme, le stockage, Favorise la croissance cellulaire
  • 187. 7/ Métabolisme de l'insuline L‘INS circule: non liée à une protéine = rapidement dégradée dans le foie, les reins et les muscles, d-vie: 5 mn. L’INS a des R membr. spécif. situés sur les cell. muscul., adip. et hépat. Certains diabétiques développent une résistance à l'action de l'insuline: fabriquent des anticorps contre leurs propres R, insuffisance en R à INS. = régulation à la baisse
  • 188. A noter que : - L'excès d‘INS peut entraîner une hypoglycémie sévère = troubles neurologiques coma, réversible par administr. de G - Le déficit en INS = diabète sucré. - La glycémie N. : 0,8 et 1,15 g/L. - Les systèmes hyperglycémiants sont: l'adrénaline et le glucagon à court terme. La GH et le cortisol à long terme (les glucocorticoïdes diminuent l'affinité des R pour l‘INS). - Le diabète sucré = 2 glycémies (2 jours) à jeun > 1,26 g/L ?
  • 189. IV/ LE GLUCAGON H. hyperglyc. de 29 aa, produite par les cell. A du pancréas. Séquence = cte chez tous les mammifères. Les cell. A produisent du proglucagon après protéolyse = glucagon Le glucagon circule libre, d-vie 10 minutes. Les cell. A peuvent être détruites par la guanidine.
  • 190. 1/ Actions physiologiques Effets opposés à ceux de l‘INS = mobilisation des substrats énergétiques. stockés dans le foie et les tissus adipeux a- Métabolisme des glucides Inhibition de la glycogenèse stimulation de la glycogénolyse. protéolyse lipolyse par augmentation des lipases. L'augmentation de la lipolyse et de la glycogénolyse a un effet: inotrope positif: augment. la F. contract. du myocarde = effet est utilisé en thérapeutique
  • 191. B- Mécanisme d'action du GLUCAGON Le glucagon à un R. membr., lié à une prot. G, active l'adényl cycl. et augmente l'AMPc. Dans le cœur, il peut augmenter l’AMPc en stimulant la cyclase ou en inhibant la phosphodiestérase. Glucagon R Gs AC Phosphodiestérase AMPc 5’AMP Protéines kinases A Phosphoprotéines Action physiologique
  • 192. 2/ Régulation de la sécrétion du glucagon - L'hypoglycémie = adaptation au jeûne - Les aa glucogéniques (arg, ala, cystéine…): INS et GLUCAGON Pendant que l‘INS assure l’entrée du G, des aa et des lipides dans les cell; le glucagon protège contre l'hypoglycémie.
  • 193. - Les hormones gastrointestinales: La pancréozymine augmente la libération du glucagon La sécrétine augmente l’INS et baisse le glucagon La somatostatine baisse l‘INS et le glucagon La sécrétion de l'insuline et du glucagon dépend des signaux nerveux hormonaux des substrats énergétiques. C’est le rapport INS/glucagon qui contrôle le métabolisme glucidique La glucagonémie varie très peu au cours de la journée (≠ de l’insulinémie).
  • 195. Le tissu thyroïd. = ensemble de follic. (ou vésicules) = couche unique de cell. épithél. Fig 29 : Follicule thyroïdien et cellules C
  • 196. Fig 28: Effet de la TSH sur l’activité fonctionnelle de la Thyroïde d’un rat Thyroïde d’un rat Rat normal hypophysectomisé + inj. de TSH
  • 197. II/ SUPPRESSION DE LA FONCTION 1/ Chez l'animal jeune: la thyroïdectomie totale: - Arrêt de la croiss. en long. des os longs. pas la croiss. en épaiss: os plats et vertèbres = nanisme dysharmonieux - Pas d'ossification du cartilage de conjugaison - Pas de dévpt. Gonad. ni de puberté = infantilisme génital. - Troubles nerveux: ~ Une réduction de l'activité motrice ~ Une absence de dévpt. intell.: Crétinisme hypothyroïdien
  • 198. - Troubles végétatifs: baisse de la fréq. cardiaque baisse de la PSA frilosité diminution de la libido - Troubles métaboliques: diminut. du métabol. basal et du catabol.: le sujet prend du poids 2/ Chez l'animal adulte Les structures mises en place ne sont pas touchées (morphogenèse); pour le reste, les troubles sont identiques
  • 199. IV/ BIOSYNTHESE DES HORMONES THYROIDIENNES Besoins en iode: 75 à 150 g/j Réserve : 10 à 15 mg Les cell. Follic. de la thyr. Fabriquent: - des enzymes (peroxydases) - une glycoprotéine : la thyroglobuline.
  • 200. - Les cell. Thyr. captent l’I- aliment. par un symport Na+/I- (NIS) - La TSH stimule l’activité du NIS - dans les cell. Thyr. [I-] = 20-40 fois > plasma Iodation intracolloïdale I Peroxydase TSH Désiodase Symport Na+/I- (NIS) I- Na T4 (80%) T3
  • 201. La synthèse des h. thyr. Les enz. combinent l’I- avec la tyrosine de cette thyroglobuline Toutes ces réactions sont catalysées par la peroxydase. Peroxydase T3 (6 µg/24H) T4 (80 µg/24H)
  • 202. 5/ Libération des hormones thyroïdiennes I Peroxydase TSH Désiodase Na T4 (80%) I- T3
  • 203. 6/ Transport et métabolisme de T3 et T4 T3 et T4: (70 %) liées à la TBG (thyroxin binding globulin) Le reste est lié à l'albumine + préalbumine (TBPA = transthyrétine) Seule la fraction libre est biologiquement active T3 est la plus active. T4 pas d’action biologique propre? rT3 pas d’effet biologique connu. La demi-vie: T4 ≈ 7j , T3 ≈ 1j. signes tardifs d'hypofonction. thyroïd. T4 et T3 sont dégradées dans le foie et excrétées dans la bile.
  • 204. V/ EFFETS PHYSIOLOGIQUES DE T3 ET T4 T3 et T4 se lient à un R nucléaire synth. d’enz. Activ. Cell. a- Action sur le métabolisme T3 et T4: stimulent le métabol. de base augment. la consom. d'O2 des tissus métaboliqt. Actifs = action calorigénique (nécess. chez les homéothermes) Exception: cerveau adulte, testicules, gangl. Lymphat., la rate et l'adénohypophyse. La consommation de base en oxygène est de l'ordre de 250 ml/min chez l'hyperthyroïdien: 400 ml/min chez l'hypothyroïdien: 150 ml/min.
  • 205. L’effet calorigène est dû à l’augmentation : - du catabolisme (acides gras…) - de l'activ. ATPase Na+-K+ membr. de ≠ tissus L'hypothyroïdie baisse de la t° centrale et inverst. Fig 24 bis Réponse calorigénique des rats thyroïdectomisés à l’injection de T3 ou T4 Dose ( g/kg/j)
  • 206. Action de T3 et T4 sur le métabolisme des glucides: T3 et T4 augmentent: l'absorpt. Intest. des glucides. la glycogénolyse hépat. et muscul. en synergie avec les catéchol., la GH, le cortisol et le glucagon. Dans l'hyperthyroïdie, la glycémie: s'élève rapidt. après un repas (peut dépasser le seuil rénal) redescend rapidt. après.
  • 207. Action de T3 et T4 sur le métabolisme des lipides et protides: T3 et T4: augmentent la lipolyse en synergie avec: les catéchol., la GH, le cortisol le glucagon. Si la prise alimentaire n'augmente pas: il y a catabol. des réserves en prot. et de graisses: le sujet maigrit. A dose normale: T3 et T4 = anabolisme (rétention azotée) = action indisp. à la croiss. et à la différenciat. du tissu nerv. A forte dose, il y a catabolisme protéique (excrétion d'azote)
  • 208. Les effets de T3 et T4 sur le métabolisme du cholestérol Les h. thyroïdiennes: diminuent le cholestérol plasma: format. des R. LDL dans foie = extract. hépat. du cholest. circulant. Pas d’analogue des h. thyroïd. utilisable en clinique pour abaisser le cholestérol plasma. sans augmenter le métabol.
  • 209. b- Action de T3 et T4 sur les organes et fonctions de l'organisme - La croissance: Chez les enfants hypothyroïdiens l’apport de T3 et T4: stimule la croiss. et entraîne un bilan azoté positif. Après la naissance: T3 et T4: potentialisent l'action de la GH stimulent l'ossif. et la croiss. linéaire des os - Le muscle squelettique : Les hyperthyroïdiens = myopathie thyrotoxique faiblesse muscul. due en partie à l'augment. du catabol. prot. L’hypothyroïdie = faiblesse muscul., crampes et de raideur.
  • 210. - Le système cardio-vasculaire: T3 et T4: augmentent la fréq. et l'excit. cardiaque en augmentant: le nombre et l'affinité des R. β-adrén. dans le cœur = potentialis. l'action des catéchol. (tachycardie) Les bloqueurs β comme le propanolol: utilisés pour traiter la thyrotoxicose
  • 211. - Le système nerveux central: un déficit en T3 et T4 pendant la vie utérine entraîne: un retard de croissance du cortex et du cervelet, diminution de la myélinisation diminution de la prolifération des axones et des dendrites, = arriération mentale si le déficit n'est traité à la naiss. T3 et T4 = - maturation des cell. nerv. chez les nouveaux-nés - l'excitabilité chez les adultes.
  • 212. - La thermogenèse: le froid stimule la sécrétion de T3 et T4 = adaptation aux var. saison. Les thermorécepteurs se trouvent près des noyaux sécrétant la TRH.
  • 213. VI/ REGULATION DE LA FONCTION THYROIDIENNE 1/ Régulation extrinsèque La TSH: stimule toutes les étapes de la synth. des h. thyroïd. depuis la captation de l'iode jusqu'à la libération de T3 et T4. - Froid HYPOTHALAMUS - Stress TRH - Jeûne de longue durée continu Anté-hypophyse Somatostatine, Cortisol, Dopamine… TSH Thyroïde T3 T4
  • 214. - Jeûne prolongé = baisse de TRH = baisse de T3 et T4 = baisse du catabol.(préserver les cal. et les protéines) T3, RT3 T4 Fig 34 Effet du jeûne sur les taux de T3 de T4 et de RT3 chez l’humain
  • 215. - Lors d'une hypothyroïdie hypothalamique ou hypophysaire, la TSH est basse par défaut de synthèse au niveau hypophysaire. - Lors d'une hypothyroïdie d'origine thyroïdienne, la TSH augmente par absence de rétrocontrôle négatif par T3 et T4.
  • 216. 2/ Autorégulation intrinsèque Elle est exercée par l'iodémie: - La diminution des apports d'iode (inf à 50 g/dl) entraîne: une baisse de la sécrétion de T3 et T4 une élévation de TRH et de TSH. La stimulation continue par la TSH conduit à une hypertrophie et une hyperplasie des cell. Follicul. = goitre très vascularisé
  • 217. - L'augmentation de l'iodémie inhibe la synthèse et de libération hormonale diminue la sensibilité thyroïdienne à la TSH. Mécanisme: inhibition légère et temporaire de l’organification de l’iodure. Si l’augmentation dépasse 2 mg/j, la synthèse hormonale est stoppée Cette autorégulation est connue sous le nom d'effet Wolff-Chaikoff elle est temporaire chez les sujets normaux
  • 218. LA CORTICO-SURRÉNALE ALD CORTISOL Androg + E2 + + Cortisol Cortisol Adrén + NOR.
  • 219. II/ LES STEROIDES SURRENALIENS Les glucocorticoïdes: le cortisol la corticostérone = formation du glucose Les minéralocorticoïdes: l'aldostérone = rétention de Na au niveau rénal. Les androgènes: l’androstènedione la déhydroépiandrostérone (DHEA) = action masculinisante < T. Rappel le cortex surrénal., l'ovaire et le testicule = même origine embryo: sillon urogénital.
  • 220. Le précurseur des h. corticostéroïdes = le cholestérol présent dans les lipoprot. de basse densité (LDL).
  • 221. METABOLISME DES STEROIDES SURRENALIENS a/ Les glucocorticoïdes: Le cortisol transporté par la transcortine CBG (corticosteroid binding globulin) demi-vie: 90 mn Seul le cortisol libre (20 %) est actif
  • 222. b/ Les minéralocorticoïdes: L'aldostérone = faiblement liée aux prot. plasma. 40 % avec l’albumine 20 % avec la CBG demi-vie: 20 mn
  • 223. c/ Les androgènes surrénaliens: Androstènedione et DHEA sont: liées à l’albumine: 90 % la SBG (sex binding globulin): 3 % dégradées dans le foie et excrét. dans les urines.
  • 224. IV/ LES GLUCOCORTICOÏDES A/ Régulation de la sécrétion des glucocorticoïdes SNC Stress, hypoglyc. Rythmes circ, Hypothalamus CRF Antéhypophyse ACTH Corticosurrénale CORTISOL (dexaméthasone)
  • 225. - Rythme circadien: Une "horloge hypothalamique" fait varier - CRH - ACTH - CORTISOL avant le réveil Il y a aussi un rythme ultradien de : 30 mn. pour l’ACTH Cortisol ACTH 6
  • 226. B/ Mécanisme d’action de l’ACTH LDL-cholestérol Cortisol Cellule fasciculo-réticulée corticosurrénalienne
  • 227. C/ Effets physiologiques des glucocorticoïdes Le cortisol agit par action : - directe sur son R. intracell. - indirecte en syn. avec d’autres hormones ex: Cortisol/Glucagon/catécchol. (rôle permissif du cortisol) Le cortisol = action sur le métabolisme des protéines des graisses des glucides (surtout) = Adaptations au stress et au jeûne = protection contre l’hypoglycémie = h. de la vie L’excès de CORTISOL = catabolisme non contrôlé à différents niveaux.
  • 228. a/ Au niveau hépatique: */ Dans le foie: cortisol = anabolisant: synthèse à partir des aa de: - glycogène en syn. avec l’INS - Glucose en syn. avec le GLUCAGON (gluconéogenèse) */ Dans les autres organes: cortisol = catabolisant = hyperglycémie (opposé à l’INS) = production de substrats pour la gluconéogenèse hépatique
  • 229. b- Au niveau musculaire: Le cortisol: - inhibe la synthèse et - stimule la dégradation des protéines; l'hypercortisolémie entraîne: - une fonte musculaire (amyotrophie) - une fragilité de la peau
  • 230. c- Au niveau osseux: L’hypercortisolémie entraîne - une réduction de la trame prot. de l'os = ostéoporose - une inhibition de l’activité ostéoblastique = action directe sur l’os - un diminution de l’absorpt. Intest. du Ca = action indirecte - une augmentation de l’élimination rénale du Ca = action indirecte
  • 231. d- Au niveau du tissu adipeux: Le cortisol lipolyse et potential. l'effet des catéchol. Les AGL mobilisés = énergie hyperlipémie et hyperchol. syndrome de Cushing = obésité facio-tronculaire (action adipogénétique du cortisol)
  • 232. e- Au niveau gastrique: Le cortisol - augmente la production d'HCl - baisse la synthèse des PG (nécess. au maintien du mucus) favorise l'apparition de l'ulcère gastrique
  • 233. f- Action anti-inflammatoire et anti-immunitaire Le cortisol: - inhibe les médiateurs de l’inflammation (leukotriènes et PG): = action anti-inflammatoire - inhibe la prod. d'interleukine 2 les lymphocytes T = supprime les réponses immunitaires exagérées « frein »
  • 234. g- Autres actions: */ Lors d'une hypercortisolémie, on observe: - une fragilité vasculaire et tendance aux ecchymoses - une atrophie des tissus lymphoïdes: favorise l’apoptose des cell. lymphoïdes - une action minéralocorticoïde (effets croisés des hormones) = réabsorpt. de Na et fuite K et de H: - une rétention hydrique - une hypertension artérielle - une alcalose métabolique
  • 235. */ Le manque de cortisol se solde par: - une hypoglycémie - une hypovolémie - une hypotension artérielle etc... */ Chez le fœtus, le cortisol est nécessaire à la maturation du SNC, de la rétine, du tractus digestif et du poumon (responsable de la synth. du surfactant pulmonaire )
  • 236. V/ LES MINERALOCORTICOIDES A/ Mécanisme d’action de l’aldostérone LIQUIDE TUBULAIRE Na K SANG ALDOSTERONE
  • 237. B/ Régulation de la sécrétion de l'aldostérone Trois systèmes interviennent : - L'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien: ACTH Aldostérone (transitoirement = action mineure) - La kaliémie: K+ Aldostérone et inversement - Système Rénine-Angiotensine-Aldostérone (SRA), (fig 31) : Syst. le plus important: la sécrét. d’ALD. est sensible à l’équilibre hydrominéral
  • 238. Système rénine-angiotensine-aldostérone (SRA): + macula densa Cortex surrénalien zone glomérulée
  • 239. */ Mécanisme d’action de l'angiotensine II L’angiot. II a une demi-vie de 90 sec. = rapidité des régulations. Ang II G PLC PKC ALD Prégnénolone Cholestérol Cellule de la zone glomérulée du cortex surrénalien
  • 240. */ Effets physiologiques de l’angiotensine II L'angiotensine II déclenche à la fois: - la sécrétion de l’ ALD - une vasoconstr. Artériol. Générale (sauf cerveau et le muscle). - la libération de l'ADH et des catécholamines. - l'augmentation de la PSA.
  • 241. */ Autres actions La libération de rénine est inhibée par: l’hypernatrémie (macula densa) l'angiotensine II. Le NAF diminue la sécrétion de l’ALD. Ces voies de régulations sont utilisées dans le traitement de l'hypertension.
  • 242. C/ Effets physiologiques des minéralocrticoïdes L’ALD, permet la régulation du bilan sodé par le REIN la réabs. de Na dans les TD et coll. par échange avec des ions K+ et H+ D’où, en cas d’excès d’ALD = une hypokaliémie une augmentation de l’acidité urinaire. L’ALD stimule également la réabsorption du Na+ au niveau: du côlon, des glandes salivaires cutanées. Le manque d’ALD entraîne une perte chronique de Na avec: hypovolémie hypotension artérielle.
  • 243. VI/ LES ANDROGENES SURRENALIENS A/ Régulation de la sécrétion des androgènes cortico-surrénaliens Les cell. de la zone réticulée ont des R membran. pour l'ACTH. L’ACTH contrôle la synth. des androg. Surrén. (pas les gonadotrop.)
  • 244. La sécrétion de la DHEA (et du sulfate de DHEA) - augmente de l'enfance à l'âge adulte - diminue beaucoup au cours du vieillissement DHEA = effet anti-vieillissement…?
  • 245. B/ Effets physiologiques des androgènes surrénaliens Les androgènes surrénaliens: ont des effets masculinisants stimulent l'anabolisme protéique stimulent la croissance. */ En quantité normale, ces hormones ont très peu d'effets masculinisants (20 % de la T du testicule)
  • 246. */ L’excès d'androgènes surrénaliens chez: - Le mâle: ~ adulte = accentue l’effet de la T. ~ avant la puberté = dévpt. précoce des caract. sex. second. sans croiss. testicul. = (pseudopuberté précoce)
  • 247. */ L’excès d'androgènes surrénaliens chez: - la femme: ~ élévation modérée chez l’enfant femelle = virilisation Si pas de traitement: syndrome adrénogénital : ~ un excès d'androgènes cause un pseudohermaphrodisme femelle = masculinisation des organes génitaux
  • 248. REGULATION HORMONALE DU METABOLISME PHOSPHOCALCIQUE I/ INTRODUCTION La réserve osseuse en Ca = 1 kg chez l'adulte = 99 % du Ca total Le Ca se trouve sous deux formes: - complexe de sel d'hydroxyapatite (50 %) = le sel minéral de l'os. - ionisé (50 %) = forme active. La vit. D, la PTH et la CT la régul. phosphocalcique = maintien d'une concentration cte. en Ca ionisé du LEC