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2016 © Récit D'Une Vie - Tous droits réservés
Dans mon enfance, je me suis enfui dans les rêves pour échapper à un
quotidien qui me rendait malheureux et y concevoir un univers enchanteur où je
trouvais enfin le bonheur. Je vivais dans ma bulle, isolé loin de tout, loin de la
cruauté de la société qui se moquait de mon obésité. Mon cœur cherchait l’amour.
Si je le trouvais dans les rêves, je devais bien me l’avouer, il ne viendrait jamais
dans la réalité. Un jour vînt la fin de ce rêve ou la terrible descente aux enfers, le
cœur effleuré, le cauchemar émergé. J’étais prisonnier dans cette sphère imaginaire
tournant en rond sans savoir comment me réveiller. Les murs se dressaient devant
moi, se renfermant de jour en jour sur moi-même, sans espoir de le trouver, je me
perdais, je devais me retrouver dans la réalité. J’ai quinze ans lorsque je débute le
récit d’un passé qui m’a troublé.
01 - Le Monde Des Rêves
02 - Plus Que Tout Au Monde
03 - On Me Dit
04 - Une Magie Enchanteresse
05 - Un Jour
06 - La Plus Belle Des Etoiles
07 - Jardin Secret
08 - Océan D'Amour
09 - Ma Promesse
10 - Le Plus Beau Des Trésors
11 - Secret
12 - Une Vie Sans Toi
13 - La Fin D'Un Rêve
14 - La Nuit
15 - Futur De L'Histoire
16 - Un Monde Injuste
17 - L'Eternelle Quête
18 - Tristesse Ténébreuse
19 - Le Combat D'Un Destin
20 - Lueur D'Espoir
21 - Le Chemin De La Vérité
22 - Eveil
J’aime m’isoler loin de tout, dans un endroit inconnu de tous. Il n’y a
qu’un endroit sur terre qui nous appartient vraiment, chacun a son univers,
celui-là c’est le mien. Je me suis endormi, une fois de plus je l’imagine mais
pour la première fois je le dessine. Quelques tubes d’aquarelle feront bien
l’affaire. Des couleurs pastel pour faire régner la joie et le bonheur, les autres
nuances pour faire ressortir quelques détails. Ne faut-il pas de tout pour
faire un monde ?
Le jaune pour le soleil, le bleu turquoise pour m’entourer d’une douce
rivière, un bleu plus sombre pour colorier la mer, un peu de vert pâle pour
dessiner de verts pâturages. Il y a aussi du rouge, du orange et du violet mais
certaines choses resteront secrètes. Cette couleur-là, je me la garde pour plus
tard. En attendant, j’utilise celles-ci, un peu de marron et de vert plus foncé
pour dessiner des arbres un peu partout autour et un autre, là, un très grand,
mais pas n’importe où, au milieu de tout. Je n’ai pas peur de me salir les mains,
après tout ce n’est pas réel. Je dessine un monde à mon image.
Gribouillis ? Osez-vous insinuer que je ne sais pas dessiner ? Vous avez bien
raison, je ne dessine pas, je rêve. Pour terminer, je prends la couleur jaune pâle
pour inventer la lune qui peu à peu efface le soleil dans le ciel que je noircis
doucement en partant du haut et en redescendant lentement vers le bas.
(…) Je suis seul à la récréation alors je laisse parler mon imagination. Mes
rêves sont imprégnés d’amour comme une marque que je dépose pour en
certifier leur splendeur. Le rêve que je renferme en moi est un monde magique,
un univers où la réalité n’a pas sa place. J’imagine que personne ne peut me
comprendre mais si vous le pouviez, vous y découvririez un monde
merveilleux proche de l’utopie. Je crois que c’est ce qui me rend tel que je suis :
tendre, doux et sensible.
(…) Je rêve de ce jour où je rencontrerai l’âme sœur mais puisque ce vœu ne
pourra jamais se réaliser dans cette cruelle réalité, l’être aimé, même si elle n’est
qu’imaginée, va rejoindre mes pensées.
Je pourrais me demander comment je me l’imagine physiquement, pourtant
je n’y songe jamais. Pour moi, elle n’a pas d’image, juste un cœur. C’est ainsi
que je la représenterai dans cet univers que j’ai créé. J’aimerais lui tendre les
mains et effacer ces chagrins car en la prenant par la main, elle m’offrirait le
bonheur, celui d’être enfin réunis, et effacerait pour l’éternité toutes mes
tristesses les plus noires. Je voudrais la serrer dans mes bras, lui ouvrir ce
royaume, celui d’un monde mythique, sans chagrin où les rêves n’ont pas de
fin ; le rêve d’un amour éternel.
Viens avec moi. Ensemble, nous parcourrons cette sphère qui vient de naître
comme un cocon pour me protéger de toute cette cruauté. En son sein, seul le
bonheur existe. Main dans la main, nous marchons à présent vers ce royaume,
guidés par les étoiles, vers cette contrée magique, ce monde imaginaire. (Extrait –
Le Monde Des Rêves)
Le soir lorsque je ferme la porte, la chambre se retrouve plongée dans
la pénombre et me laisse entrevoir une nouvelle lumière qui s’illustre à
travers mon sommeil. Les rêves me font oublier toutes ces misères, ces
moqueries que je subis ou ces insultes que l’on me dit quand je ne suis
pas avec mes frères. Ce sont des voyages que l’on fait d’une seule traite,
une nuit durant laquelle notre subconscient se met en veille.
« Notre esprit fait parfois des choses insensées, le mien m’a indiqué un mauvais
chemin, celui de m’inventer un monde qui m’appartient. Je pensais pouvoir y trouver le
repos contrairement à toutes ces autres rêveries où je partais en voyage vers des
explorations bouleversant l’harmonie de contrées pourtant si magiques. J’ignorais à cet
instant qu’avec le temps, mon univers chavirerait l’équilibre régissant le prodigieux
mystère des rêves. »
(…) Certains rêves sont trop majestueux pour être exprimés par des mots sur
une simple feuille de papier. Vous ne pourriez ressentir toute l’euphorie qui
jaillit en moi lorsque je me plonge dans ces rêveries qui viennent s’accomplir
comme une prophétie. Parfois, je n’arrive pas à traduire leurs significations
mais bien souvent ils tentent de nous faire découvrir un message, couvert
d’une subtilité qui m’est difficile de déchiffrer. Si parfois ce monde me semble
morose, les rêves me laissent les doux souvenirs d’un être épanoui. Les yeux
ébahis, mon cœur s’emplit d’une certaine prospérité, gage d’une incroyable
complicité. (Extrait – Plus Que Tout Au Monde)
Dans mes songes, je ne suis plus tout à fait le même physiquement. Certes, je
suis toujours aussi grand, brun, les yeux marron sauf que je ne souffre pas de mes
problèmes de surpoids puisque que je m’imagine comme tout le monde.
Là-bas, le ciel n’est jamais noir, la nuit, il est tapissé de milliers d’étoiles. Soyez
honnête avec vous-même, depuis quand n’avez-vous pas levé la tête pour observer
le ciel ? Et si vous en preniez le temps, car le temps, c’est ce qui vous manque n’est-
ce pas ? Depuis que je suis enfant, je le fais en permanence. J’ai ce profond désir de
m’éloigner de cette Terre, de me rapprocher de mes rêves, de ce monde qui
aujourd’hui me permet de croire en l’amour, en une personne qui m’aimerait
comme je suis. (Extrait – On Me Dit)
Chaque soir, je ferme les yeux et m’envole dans ce monde que j’ai inventé
pour elle. Cet être imaginé est désormais le centre de mon univers, mon seul
amour au sein d’un royaume qui ne connaît pas la douleur. Les autres rêves
n’existent plus, il n’y a plus que celui-ci qui prend vie. Dans mes pensées, je
le bâtis au fur et à mesure des nuits qui passent. À travers mon sommeil, je
rêve de ses bras qui m’attendent et de cet univers qui m’éclaire, là où nous
vivons ensemble des moments magiques et inoubliables, les plus
enchanteurs de toute notre existence.
(…) Main dans la main, nous courons tous les deux sur l’herbe et nous
découvrons ensemble un autre monde, subjugués par son immensité. Il a pris
sa forme définitive, je l’ai construit selon mes envies sans toutefois tout choisir.
La prairie est immense, elle est ornée de fleurs sauvages et de quelques arbres.
Quand on effeuille la marguerite, il n’y a pas assez de pétales sur les
pâquerettes pour pouvoir dire « pas du tout » lorsqu’on laisse le hasard sourire
à l’amour. Probablement un jeu que l’on fait pour faire naître l’espoir envers
celui ou celle que notre cœur a choisi.
(…) Un instant, nous nous sommes arrêtés de courir pour contempler le
paysage. La rivière s’écoule paisiblement et longe la prairie qui nous sépare
d’une forêt très sombre qui m’a fait frissonner lorsque pour la première fois,
j’ai porté un bref regard, tout aussi rapidement détourné par des pensées qui
me terrifiaient. Elle arpente les sommets de la montagne, l’ascension me semble
vertigineuse.
C’est un sentiment bizarre mais dans ce monde, je préfère ignorer et ne
regarder que ce qui me plaît. J’ignore ce que cela signifie tout comme ce qui
peut bien se trouver derrière ces hauts sommets. Je reconnais que cela
m’intrigue davantage. Ce monde m’appartient, il est mon rêve, mon dessin,
une peinture que j’ai dessinée sur un tableau aussi vaste que l’imaginaire. Il
est mon univers sans vraiment être le mien. Je ne le connais pas, je le découvre
au jour le jour, sans savoir ce que me réservent les lendemains.
Les songes nous laissent parfois confus avec des idées qui jaillissent de nos
pensées en restant toutefois incompréhensibles. Nous voulons joindre le réel
et l’irréel en oubliant qu’ils sont deux mondes bien différents, bien distants.
J’ai le sentiment profond qu’un malaise subsiste au sein de cette contrée mais
en même temps, je suis comblé par la sensation d’un bien étrange qui m’incite
à abandonner l’idée qu’il peut m’effrayer. (Extrait – Une Magie Enchanteresse)
Il n’y a nul besoin de scruter le ciel pour la trouver. Elle n’est nulle part là-haut,
dans cet univers pourtant si immense. Elle se trouve en nous, au fond de notre
cœur. Elle a juste besoin qu’on la fasse briller pour illuminer le firmament des
étoiles. Seul l’amour, le vrai, peut y parvenir.
Enfant, j’adorais contempler les étoiles. Même si je n’avais pas ma lunette, il
m’arrivait parfois d’utiliser des jumelles. Bien que je sois l’unique membre de ma
famille à aimer cette science, ma passion pour l’astronomie est grandissante. La
nuit venue, c’est seul que je scrute le ciel mais dans mes rêves, je ne le suis jamais
pour parcourir le grand voyage vers les étoiles, celles qui me guident toujours vers
mon univers. (Extrait – La Plus Belle Des Etoiles)
Les jours passent, le rêve chaque soir me plonge dans un bonheur
imaginaire, loin de ma vie sur Terre. La nuit approche, il est l’heure de se
coucher, demain sera une autre journée, encore un jour où je devrai de
nouveau faire face aux autres, ou plutôt à ceux qui se moquent de moi, de
mon poids. C’est un lourd fardeau que je porte sur le dos, ce poids que je
traîne comme des chaînes, m’enchaîne…
(…) Vous vous demandez peut-être pourquoi mais sachez qu’il n’y a pas de
secret en moi, ce livre est ce que je suis, il est ma vie, mon récit, celui d’un
homme qui recherche son paradis, juste une personne qui, de jour en jour, fait
battre son cœur et en laquelle il croit. Fermer la porte, ce n’est pas un rituel
sacré, c’est juste une façon pour moi de m’isoler et m’éloigner pour rechercher
la tranquillité. L’imaginer me permet tout bonnement d’apaiser mon cœur. Il y
a cette douleur que je ressens tout au fond de moi à chaque fois que les autres
me font souffrir… La nuit, j’oublie ma vie, je n’y pense plus, je m’endors et
m’envole loin, très loin… Le plus loin que l’on puisse s’imaginer pour
retrouver mon être aimé.. (Extrait – Secret)
Où te caches-tu ? Plusieurs nuits se sont écoulées depuis… Ce monde
enchanteur est présent, seulement il a perdu de ses couleurs. Je ne te trouve
plus dans mon sommeil, dans cette prairie où nous passions notre temps
ensemble, dans ce jardin où sans toi, les fleurs se fanent peu à peu et perdent de
leur éclat. En ce jour de pluie, mon cœur se meurt, je ne trouve plus le courage
de vivre. Peut-être n’ai-je plus d’espoir, je ne sais plus, cette sphère s’assombrit
tout autour de moi. Je ne reconnais pas le soleil sous cet aspect, rien ne brille
plus sans toi. Plus rien n’est merveilleux sans ta présence qui m’éclaire, je
désespère. Loin de toi et sans toi, la vie n’existe pas. Je t’en supplie, tu dois
revenir. Ce monde ne peut survivre sans toi et moi plus que tout encore. Je
t’aime, j’ai besoin de toi dans mon cœur. Sans toi, ma vie n’aurait aucun sens…
Voici quelques nuits où j’erre seul dans mon rêve, dans cette contrée qui
éclairait ma destinée et me donnait tant d’espoir jusqu’à maintenant. Des rêves,
j’en ai déjà tellement fait mais jamais je ne m’étais inventé un monde à moi. Je
ne sais même pas si j’en avais le droit. Si je l’ai fait, c’était pour être avec toi.
Les songes sont éphémères, ils ne sont pas censés subsister. Qu’est-ce que j’ai
fait ? Le dessin que j’ai imaginé est désormais tout abîmé, regardez ce qu’il est
devenu… Il est beau mon rêve, croire en l’irréel…
La pluie tombe abondamment comme les larmes sur mon visage que
pourtant j’essaie de retenir. Je me dirige sous un arbre pour me protéger de la
pluie. Le ciel ne gronde pas… ou pas encore, il n’est pas si sombre. Oui je crois
en toi, j’ai encore de l’espoir. De nouveau ce soir, je fermerai les yeux avec
l’espoir que tu me rejoignes dans ce rêve. Peut-être me diras-tu où je te
trouverai dans la réalité ? (Extrait – Une Vie Sans Toi)
J’ai commencé mon régime, ces premiers jours ne sont pas faciles. Quelque
part, j’ai hâte de voir des résultats mais je sais aussi que je dois faire preuve de
patience. Il n’y a pas grand-chose à faire, seulement de laisser passer le temps
tout en tenant. Le plus dur est de me retenir d’aller fouiller dans les placards
où il y a toujours beaucoup de bonnes choses à manger : des biscuits, des
barres chocolatées, des bonbons et autres sucreries… Pour résumer, tout ce
que je dois éviter. Le mieux est de ne pas y penser mais comment puis-je y
arriver quand la faim s’anime à l’intérieur de moi ? Elle se fait sentir comme
un refrain sans fin.
(…) La vie est un rêve, les rêves ont une fin, le mien touche à sa fin dans le
plus triste des chagrins. Pour l’heure, j’erre seul dans mon rêve, mon univers
est devenu un désert. Ma main effleure l’écorce de cet arbre, là où j’ai gravé nos
initiales. Je passe un doigt autour du cœur qui les entoure et me demande
pourquoi l’âme sœur rêvée a disparu. Ne devait-il pas nous unir pour la vie ?
De nouveau le ciel se couvre peu à peu de nuages gris. Tout devient sombre...
Trop sombre, j’en ai bien l’impression.
La mélancolie s’empare de ce monde qui sombre. Les fleurs sont mortes, les
feuilles des arbres se sont envolées avec le vent comme l’espoir que j’avais de la
retrouver, celui que je gardais tout au fond de moi. Des larmes jaillissent le
long de mon visage, la douleur me monte à la tête. Je ne puis continuer mon
chemin, à genoux, je pousse un cri sans fin vers le ciel pour clamer ma défaite...
(…) Le rêve s’éteint lorsque le jour revient. Les volets sont fermés et dans
cette obscurité, il me laisse seul dans le noir, seul avec mon chagrin. Sans cet
espoir, mes rêves ne sont plus qu’un sombre cauchemar. Je n’ai qu’une seule
envie, celle de mourir. C’est triste mais je n’existe pas sans elle. Encore un jour
qui me semblera sans fin, l’enfer c’est de vivre sur Terre.
Quand le soir revient, lorsque je regarde de nouveau se coucher le soleil, je
puise en moi cette volonté de continuer à lutter malgré l’obscurité qui continue
de m’envahir. Monde cruel, qu’as-tu fait de moi ? Je suis condamné à errer
dans un désert de sable sous le soleil qui me brûle comme les flammes de
l’enfer, m’embrasent de désespoir. Mon rêve ne se réalisera jamais dans notre
réalité parce que les rêves n’ont pas leurs existences. N’y a-t-il plus d’amour ?
J’aurais dû être comme un rêve et ne jamais exister, la douleur ne serait pas ce
qu’elle est. (Extrait – La Fin D’Un Rêve)
Je me suis levé en pleine nuit pour descendre à la cuisine. Je suis devant le placard,
j’ai ouvert la porte, là où sont rangées toutes les sucreries. Il y a des barres
chocolatées, des bonbons et des biscuits de tous genres, de quoi me rassasier. Je peux
sentir l’odeur à travers les emballages, j’en ai tellement envie. Qu’est-ce que je suis
en train de faire…
Non, je n’ai pas le droit de faire ça. J’ai refermé la porte et me suis laissé tomber à
genoux devant elle, sanglotant. J’ai serré les poings, j’aimerais taper dans cette porte
mais me retiens. Les autres dorment, je ne dois pas les alarmer.
Finalement, je suis remonté me coucher. La faim, elle, reste présente mais mon
esprit, lui, s’évade. Je dois m’accrocher pour subsister et ne pas me laisser aller,
combattre mon passé. Si dans mes rêves je sombre, je sens mon cœur se noyer ici ou
là. De toute façon, je n’ai plus les pieds sur terre. Ma tête, elle, est levée là-haut vers
le ciel. À défaut de pouvoir changer le passé, je conçois mon futur et forcément,
j’imagine mon avenir… (Extrait – La Nuit)
J’avais un rêve, un monde à moi… Je croyais en l’amour et j’avais de l’espoir.
Aujourd’hui je n’espère plus rien. Que ce soit dans les rêves ou dans la réalité, rien
n’a de vérité, rien n’existe. Tout commence mais tout se termine. D’un regard, je
jette un coup d’œil par la fenêtre pour y admirer un temps pluvieux et orageux
comme celui qui règne dans mon cœur.
J’ouvris un instant la fenêtre pour fermer les volets. Quelques secondes m’ont
suffi pour me plonger totalement dans l’obscurité et me retrouver les cheveux
trempés par la pluie qui déferle. Après m’être séché la tête, je me suis allongé dans
mon lit, fixant toujours cette fenêtre qui laisse passer un filtre de lumière lorsque le
tonnerre s’illumine brièvement avant de me replonger dans le noir. Il fait froid mais
je ne ressens pas le besoin de me mettre sous les draps pour m’emmitoufler, comme
j’en ai pris l’habitude. Seul, je m’isole de nouveau et me retrouve dans mon monde,
celui que j’ai dessiné, celui de mes rêves...
(…) Un dernier regard vers une porte fermée... La porte des rêves, celle qui
m’éloigne d’une société qui me fait tant souffrir. Les larmes de nouveau
coulent sur mon visage. J’entrevois la lueur sous la porte qui s’atténue peu à
peu, au fur et à mesure que mes paupières s’alourdissent et me plongent dans
mon sommeil. Je m’isole dans les rêves, imaginant des contrées lointaines où
les rayons d’un soleil m’éblouiraient d’un immense bonheur et d’une chaleur
qui me réchaufferait le cœur. Un monde si différent de celui dans lequel je vis.
(…) Mon rêve est un dessin à moitié effacé par des larmes qui continuent de
couler, abîmant les peintures qui ont perdu de leurs allures. Certaines couleurs
ont même pris de la noirceur. (Extrait – Un Monde Injuste)
Malgré ce que je pense, j’ouvre désespérément les yeux, lentement. J’ai de la
colère en moi mais je vais me reprendre. J’aperçois de la brume tout autour. Au fur
et à mesure que j’ouvre doucement les yeux, j’entends des bruits étranges. C’est
bizarre, on dirait des lames de fer qui se frottent entre elles. J’ai maintenant les yeux
grands ouverts. À ma grande surprise, je me retrouve plongé sur un champ de
bataille, vêtu d’une armure de chevalier avec une épée à la main. Si ce n’est pas de
la magie, c’est de la sorcellerie. Je vous l’ai dit, ce rêve est devenu diabolique, je
sombre dans la folie. Les arbres sont en feu, les guerriers surgissent de tous les
côtés. Ce ne sont pas des hommes mais des squelettes, des morts bien vivants
accoutrés eux aussi en armures de combattant qui tiennent également une épée à la
main. Ils sont effrayants, la situation devient terrifiante.
(...) Tout devient sombre. Vous vouliez découvrir mon rêve ? Bienvenue dans
mon cauchemar..
C’est une vision d’horreur, entouré par les spectres du mal, les damnés reviennent
des enfers, de véritables squelettes qui surgissent des entrailles de la terre, sortis
tout droit des ténèbres. Il y en a de plus en plus, je n’en peux plus. À en juger par
leurs accoutrements, il s’agit sans aucun doute d’anciens guerriers morts aux
champs d’honneur pendant un combat qui a tourné à l’horreur. Moi je suis seul,
sans honneur, m’abandonnant à la mort dans cette nuit glaciale.
Un instant, j’ai levé la tête vers le ciel pour ignorer ma peur. J’ai mis de côté ma
douleur pour calmer ma frayeur. Malgré cette pluie battante et ces gros nuages gris
qui assombrissent la nuit, j’aperçois sa lumière qui les transperce. C’est alors que je
trépasse, gardant la tête toujours levée vers ciel sous le regard de la pleine lune. Je
lui demande au secours mais elle reste là à me contempler impuissante, me laissant
continuer ma chute sur un sol boueux où je m’étale de tout mon corps dans une
descente qui me semble fatale. Couché par terre, le chagrin sur mon visage
témoigne de mon échec. Je n’attends plus que la mort vienne me chercher, je n’ai
plus la force de vivre sans celle que j’aime. (Extrait – L’Eternelle Quête)
J’ai traversé la rivière pour pénétrer dans cette forêt qui se dressait devant moi. J’ai
avancé, je me suis enfoncé dans la brume, vers l’obscurité. J’ai marché, sans me
retourner. Je suis trempé, je n’ai pas pris le temps de me sécher. Les arbres sont
immenses, leur feuillage d’un vert foncé cache le ciel et me plonge dans une obscurité
totale telle que même les rayons du soleil ne peuvent y pénétrer. Je n'apercevrai plus
jamais le magnifique coucher de soleil orangé que j’aimais tant contempler.
(…) En ce moment, mes nuits doivent être agitées… J’entends des bruits étranges qui
me font frissonner de terreur, si bien que j’en ai la chair de poule. Je pourrais accélérer
mais préfère m’arrêter. Je me sens observé par une présence qui m’est étrangère,
l’angoisse et la peur montent en moi. Peut-être celle de penser que jamais je ne
réaliserai mon rêve. Je sens une ombre qui m’envahit, ma présence en ce lieu n’est pas
la bienvenue comme les personnes qui ne m’acceptent pas tel que je suis. J’aimerais
contrôler mes rêves comme cette peur qui est présente en moi. (Extrait – Tristesse Ténébreuse)
Je me sens si impuissant face à ma détresse. Quand je laisse la colère grandir en
moi, je me sens fort, je me sens puissant. À force d’être face à face avec l’obscurité, on
s’abandonne à la haine qui se nourrit des moqueries, celles des gens qui me font de la
peine. On finit par devenir aussi sombre que nos propres pensées. Les jours passent,
mon cœur trépasse, mon âme sœur n’est nulle part où je vais.
(…) Dans cette forêt, je me suis retourné un bref instant pour me rassurer mais sans
surprise, c’est l’inverse qui s’est produit. Je voulais me sentir en sécurité, maintenant
je suis inquiet. Je ne suis pas tout à fait sûr de ce que j’ai distingué, je jurerais avoir
aperçu une sombre silhouette qui me suivrait à mon insu. Je peux me tromper mais
pense l’avoir bien vue se faufiler en secret derrière un tronc pour se dissimuler. Pour
l’heure, il vaut mieux se dépêcher, ne pas traîner en chemin. (Extrait – Le Combat D’Une Destin)
On croit la faire fuir mais en vérité elle s’exprime. Si je la laissais entrer, je me
condamnerais. En attendant, elle tourne autour de moi impatiemment… C’est une
sorte d’ombre que j’ai croisée et qui attend le bon moment pour se faufiler à travers
vous, lorsque vous l’exprimez. Soudain, l’angoisse fait place à la tension qui monte.
Il y a des gouttes de sueur qui font place à la frayeur. Plongés dans la panique,
vous perdez alors le contrôle, ressentant une grande peur qui vous paralyse tout le
corps. Vous ne pouvez plus bouger, vous vous retrouvez comme immobilisé. Elle
tente de remplacer votre âme par une noirceur qui vous ronge de l’intérieur. J’en ai
fait la douloureuse épreuve mais j’ai su contrôler mon cœur et maîtriser ma peur.
C’est une épreuve que je ne veux plus revivre... La tentation est grande mais que
vaut-elle contre mon amour ? (Extrait – Lueur D’Espoir)
J’ai continué à marcher sur les sentiers sans m’arrêter. Si là-bas les jours ont passé,
les nuits se sont enchaînées. Enfin, j’arrive au bout de cette route, là où je recherche
la vérité, la clé qui m’ouvrira le chemin de la réalité. J’aperçois enfin la lueur du jour
au loin qui semble m’éclairer pour effacer l’obscurité à laquelle je tente d’échapper
depuis plusieurs mois. J’ai accéléré la cadence, je suis tout excité à l’idée de la revoir.
Peut-être, je me fais encore des idées mais suis persuadé que je vais enfin la
retrouver. L’âme sœur rêvée, celle qui a toujours été mon soleil dans cet univers
brillera-t-elle à nouveau dans mon cœur ?
(…) Après six mois d’efforts dans la réalité, j’arrivais bientôt au bout d’un tunnel
dans lequel je m’étais engouffré à force de me goinfrer, je me suis retrouvé coincé.
Avec les semaines, j’ai compté tous ces kilos que je perdais. Il m’est maintenant de
moins en moins facile de perdre du poids. Dans les songes, si j’étais au bout du
chemin, j’allais bientôt ouvrir les yeux sur un passé qui maintenant me semblait
lointain. Je croyais pouvoir le distancer…
(…) Dans ces récits, j’écris ce que je suis. Ce livre est le reflet de ma vie, il est magique ou
probablement diabolique puisqu’il ne reflète que l’être que je suis. Je me vois dans ce
miroir, me regarde droit dans les yeux comme un face-à-face avec moi-même. Ce miroir est
bien le reflet de la réalité, celui de ma personnalité. Dans les rêves, je ne m’imaginais jamais
gros. Je préférais me visualiser toujours avec un poids idéal comme je le suis maintenant
dans la réalité. Après tout, ce n’est qu’un rêve mais dans celui-ci, je fais preuve de courage
et de détermination contrairement à ma vie de tous les jours où j’ai constamment fui la
méchanceté des autres au lieu de l’affronter. Maintenant, l’heure est venue de me faire face.
Si je me regarde, puisqu’on ne m’en laisse pas le choix, que vois-je ? …
Je vois un homme qui durant son passé a fui dans cette sphère imaginée, là où il n’était
pas repoussé par la société. Un homme qui a continué à vivre dans les rêves parce qu’il a
trouvé que ce monde était parfait contrairement à notre réalité, jusqu’au jour où l’âme sœur
a disparu. Je suis parti à sa recherche mais me rends compte maintenant que tout ça n’était
que pure illusion. La vérité, c’est que je me suis dupé pour affronter la réalité. J’ai préféré
me noyer dans la facilité. D’un côté cela m’a aidé, je me sentais accompagné pour moins
manger mais socialement, je me suis isolé, j’ai préféré m’éloigner de tout, y compris de ma
famille. Qu’ai-je fait ? … Je regrette de m’être conduit ainsi. (Extrait – Le Chemin De La Vérité)
L’épée m’a servi à reconquérir un royaume mais la magie est l’ingrédient qu’il me
manquait pour devenir le maître des rêves. J’ai souvent rêvé d’un monde presque
parfait où la tristesse n’existerait pas, une contrée éloignée où chaque Homme
trouverait son idéal. Ce serait certes le plus prodigieux des royaumes mais quel
serait le sens de notre vie ? Il n’y aurait aucune tâche à achever, aucune direction à
choisir, le chemin parfait serait tracé d’avance.
Tant que le monde ne le sera pas, il y aura toujours des choses à accomplir. C’est
ensemble que nous devons concevoir l’avenir pour le mener vers un univers
meilleur. En réponse aux regards méprisants des autres, je me suis toujours caché
dans les rêves, dans ce royaume enchanteur où tout n’est que bonheur. Un bien-être,
une béatitude où l’on repose son cœur pour oublier notre douleur. Ce n’est qu’un
moment extraordinaire et il est dur de rejoindre la réalité après avoir connu de telles
splendeurs.
Je me suis jusqu’alors réfugié dans les songes, je n’ai pas eu le courage d’affronter
la réalité, de faire face à mes responsabilités. Ma culpabilité a décuplé au regard de
mon obésité. Perdu dans mes illusions, cette sphère de lumière, l’instrument de mon
univers s’obscurcissait au fur et à mesure que je sombrais à travers mes peurs les
plus noires. De jour en jour, je perdais le contrôle d’une contrée imaginée mais avec
le temps, j’ai su dominer mes frayeurs pour retrouver le chemin qui m’a montré la
vérité.
(...) Nous sommes à présent en route pour une nouvelle destination, le trajet sera
long. Par la fenêtre, je regarde défiler sous mes yeux un paysage souvent rural tout
en me demandant si j’ai une âme sœur quelque part… Dieu, de nouveau je me
tourne vers toi, non pas pour te prier en pleurant mais simplement en silence. Que le
ciel puisse m’accompagner de sa grâce pour protéger mes semblables dans les
épreuves qui nous font obstacle et me soutenir sur cette nouvelle route qui me fait
face. Même si parfois le ciel est gris, qu’il nous laisse seuls dans l’obscurité, même si
je t’ai délaissé sans jamais vraiment t’oublier, oh sphère étoilée, toi mon guide
céleste, je sais que je pourrai toujours compter sur les étoiles pour trouver mon
chemin quand je serai plongé dans le noir. Mais dans notre réalité, il y en aura
toujours une qui brillera plus forte que les autres pour illuminer mon présent et mon
avenir, mon étoile, l’espoir. (Extrait – Éveil)
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  • 1. 2016 © Récit D'Une Vie - Tous droits réservés
  • 2.
  • 3.
  • 4.
  • 5.
  • 6.
  • 7.
  • 8.
  • 9.
  • 10.
  • 11. Dans mon enfance, je me suis enfui dans les rêves pour échapper à un quotidien qui me rendait malheureux et y concevoir un univers enchanteur où je trouvais enfin le bonheur. Je vivais dans ma bulle, isolé loin de tout, loin de la cruauté de la société qui se moquait de mon obésité. Mon cœur cherchait l’amour. Si je le trouvais dans les rêves, je devais bien me l’avouer, il ne viendrait jamais dans la réalité. Un jour vînt la fin de ce rêve ou la terrible descente aux enfers, le cœur effleuré, le cauchemar émergé. J’étais prisonnier dans cette sphère imaginaire tournant en rond sans savoir comment me réveiller. Les murs se dressaient devant moi, se renfermant de jour en jour sur moi-même, sans espoir de le trouver, je me perdais, je devais me retrouver dans la réalité. J’ai quinze ans lorsque je débute le récit d’un passé qui m’a troublé.
  • 12. 01 - Le Monde Des Rêves 02 - Plus Que Tout Au Monde 03 - On Me Dit 04 - Une Magie Enchanteresse 05 - Un Jour 06 - La Plus Belle Des Etoiles 07 - Jardin Secret 08 - Océan D'Amour 09 - Ma Promesse 10 - Le Plus Beau Des Trésors 11 - Secret 12 - Une Vie Sans Toi 13 - La Fin D'Un Rêve 14 - La Nuit 15 - Futur De L'Histoire 16 - Un Monde Injuste 17 - L'Eternelle Quête 18 - Tristesse Ténébreuse 19 - Le Combat D'Un Destin 20 - Lueur D'Espoir 21 - Le Chemin De La Vérité 22 - Eveil
  • 13. J’aime m’isoler loin de tout, dans un endroit inconnu de tous. Il n’y a qu’un endroit sur terre qui nous appartient vraiment, chacun a son univers, celui-là c’est le mien. Je me suis endormi, une fois de plus je l’imagine mais pour la première fois je le dessine. Quelques tubes d’aquarelle feront bien l’affaire. Des couleurs pastel pour faire régner la joie et le bonheur, les autres nuances pour faire ressortir quelques détails. Ne faut-il pas de tout pour faire un monde ?
  • 14. Le jaune pour le soleil, le bleu turquoise pour m’entourer d’une douce rivière, un bleu plus sombre pour colorier la mer, un peu de vert pâle pour dessiner de verts pâturages. Il y a aussi du rouge, du orange et du violet mais certaines choses resteront secrètes. Cette couleur-là, je me la garde pour plus tard. En attendant, j’utilise celles-ci, un peu de marron et de vert plus foncé pour dessiner des arbres un peu partout autour et un autre, là, un très grand, mais pas n’importe où, au milieu de tout. Je n’ai pas peur de me salir les mains, après tout ce n’est pas réel. Je dessine un monde à mon image. Gribouillis ? Osez-vous insinuer que je ne sais pas dessiner ? Vous avez bien raison, je ne dessine pas, je rêve. Pour terminer, je prends la couleur jaune pâle pour inventer la lune qui peu à peu efface le soleil dans le ciel que je noircis doucement en partant du haut et en redescendant lentement vers le bas.
  • 15. (…) Je suis seul à la récréation alors je laisse parler mon imagination. Mes rêves sont imprégnés d’amour comme une marque que je dépose pour en certifier leur splendeur. Le rêve que je renferme en moi est un monde magique, un univers où la réalité n’a pas sa place. J’imagine que personne ne peut me comprendre mais si vous le pouviez, vous y découvririez un monde merveilleux proche de l’utopie. Je crois que c’est ce qui me rend tel que je suis : tendre, doux et sensible. (…) Je rêve de ce jour où je rencontrerai l’âme sœur mais puisque ce vœu ne pourra jamais se réaliser dans cette cruelle réalité, l’être aimé, même si elle n’est qu’imaginée, va rejoindre mes pensées.
  • 16. Je pourrais me demander comment je me l’imagine physiquement, pourtant je n’y songe jamais. Pour moi, elle n’a pas d’image, juste un cœur. C’est ainsi que je la représenterai dans cet univers que j’ai créé. J’aimerais lui tendre les mains et effacer ces chagrins car en la prenant par la main, elle m’offrirait le bonheur, celui d’être enfin réunis, et effacerait pour l’éternité toutes mes tristesses les plus noires. Je voudrais la serrer dans mes bras, lui ouvrir ce royaume, celui d’un monde mythique, sans chagrin où les rêves n’ont pas de fin ; le rêve d’un amour éternel. Viens avec moi. Ensemble, nous parcourrons cette sphère qui vient de naître comme un cocon pour me protéger de toute cette cruauté. En son sein, seul le bonheur existe. Main dans la main, nous marchons à présent vers ce royaume, guidés par les étoiles, vers cette contrée magique, ce monde imaginaire. (Extrait – Le Monde Des Rêves)
  • 17. Le soir lorsque je ferme la porte, la chambre se retrouve plongée dans la pénombre et me laisse entrevoir une nouvelle lumière qui s’illustre à travers mon sommeil. Les rêves me font oublier toutes ces misères, ces moqueries que je subis ou ces insultes que l’on me dit quand je ne suis pas avec mes frères. Ce sont des voyages que l’on fait d’une seule traite, une nuit durant laquelle notre subconscient se met en veille.
  • 18. « Notre esprit fait parfois des choses insensées, le mien m’a indiqué un mauvais chemin, celui de m’inventer un monde qui m’appartient. Je pensais pouvoir y trouver le repos contrairement à toutes ces autres rêveries où je partais en voyage vers des explorations bouleversant l’harmonie de contrées pourtant si magiques. J’ignorais à cet instant qu’avec le temps, mon univers chavirerait l’équilibre régissant le prodigieux mystère des rêves. » (…) Certains rêves sont trop majestueux pour être exprimés par des mots sur une simple feuille de papier. Vous ne pourriez ressentir toute l’euphorie qui jaillit en moi lorsque je me plonge dans ces rêveries qui viennent s’accomplir comme une prophétie. Parfois, je n’arrive pas à traduire leurs significations mais bien souvent ils tentent de nous faire découvrir un message, couvert d’une subtilité qui m’est difficile de déchiffrer. Si parfois ce monde me semble morose, les rêves me laissent les doux souvenirs d’un être épanoui. Les yeux ébahis, mon cœur s’emplit d’une certaine prospérité, gage d’une incroyable complicité. (Extrait – Plus Que Tout Au Monde)
  • 19. Dans mes songes, je ne suis plus tout à fait le même physiquement. Certes, je suis toujours aussi grand, brun, les yeux marron sauf que je ne souffre pas de mes problèmes de surpoids puisque que je m’imagine comme tout le monde. Là-bas, le ciel n’est jamais noir, la nuit, il est tapissé de milliers d’étoiles. Soyez honnête avec vous-même, depuis quand n’avez-vous pas levé la tête pour observer le ciel ? Et si vous en preniez le temps, car le temps, c’est ce qui vous manque n’est- ce pas ? Depuis que je suis enfant, je le fais en permanence. J’ai ce profond désir de m’éloigner de cette Terre, de me rapprocher de mes rêves, de ce monde qui aujourd’hui me permet de croire en l’amour, en une personne qui m’aimerait comme je suis. (Extrait – On Me Dit)
  • 20. Chaque soir, je ferme les yeux et m’envole dans ce monde que j’ai inventé pour elle. Cet être imaginé est désormais le centre de mon univers, mon seul amour au sein d’un royaume qui ne connaît pas la douleur. Les autres rêves n’existent plus, il n’y a plus que celui-ci qui prend vie. Dans mes pensées, je le bâtis au fur et à mesure des nuits qui passent. À travers mon sommeil, je rêve de ses bras qui m’attendent et de cet univers qui m’éclaire, là où nous vivons ensemble des moments magiques et inoubliables, les plus enchanteurs de toute notre existence.
  • 21. (…) Main dans la main, nous courons tous les deux sur l’herbe et nous découvrons ensemble un autre monde, subjugués par son immensité. Il a pris sa forme définitive, je l’ai construit selon mes envies sans toutefois tout choisir. La prairie est immense, elle est ornée de fleurs sauvages et de quelques arbres. Quand on effeuille la marguerite, il n’y a pas assez de pétales sur les pâquerettes pour pouvoir dire « pas du tout » lorsqu’on laisse le hasard sourire à l’amour. Probablement un jeu que l’on fait pour faire naître l’espoir envers celui ou celle que notre cœur a choisi. (…) Un instant, nous nous sommes arrêtés de courir pour contempler le paysage. La rivière s’écoule paisiblement et longe la prairie qui nous sépare d’une forêt très sombre qui m’a fait frissonner lorsque pour la première fois, j’ai porté un bref regard, tout aussi rapidement détourné par des pensées qui me terrifiaient. Elle arpente les sommets de la montagne, l’ascension me semble vertigineuse.
  • 22. C’est un sentiment bizarre mais dans ce monde, je préfère ignorer et ne regarder que ce qui me plaît. J’ignore ce que cela signifie tout comme ce qui peut bien se trouver derrière ces hauts sommets. Je reconnais que cela m’intrigue davantage. Ce monde m’appartient, il est mon rêve, mon dessin, une peinture que j’ai dessinée sur un tableau aussi vaste que l’imaginaire. Il est mon univers sans vraiment être le mien. Je ne le connais pas, je le découvre au jour le jour, sans savoir ce que me réservent les lendemains. Les songes nous laissent parfois confus avec des idées qui jaillissent de nos pensées en restant toutefois incompréhensibles. Nous voulons joindre le réel et l’irréel en oubliant qu’ils sont deux mondes bien différents, bien distants. J’ai le sentiment profond qu’un malaise subsiste au sein de cette contrée mais en même temps, je suis comblé par la sensation d’un bien étrange qui m’incite à abandonner l’idée qu’il peut m’effrayer. (Extrait – Une Magie Enchanteresse)
  • 23. Il n’y a nul besoin de scruter le ciel pour la trouver. Elle n’est nulle part là-haut, dans cet univers pourtant si immense. Elle se trouve en nous, au fond de notre cœur. Elle a juste besoin qu’on la fasse briller pour illuminer le firmament des étoiles. Seul l’amour, le vrai, peut y parvenir. Enfant, j’adorais contempler les étoiles. Même si je n’avais pas ma lunette, il m’arrivait parfois d’utiliser des jumelles. Bien que je sois l’unique membre de ma famille à aimer cette science, ma passion pour l’astronomie est grandissante. La nuit venue, c’est seul que je scrute le ciel mais dans mes rêves, je ne le suis jamais pour parcourir le grand voyage vers les étoiles, celles qui me guident toujours vers mon univers. (Extrait – La Plus Belle Des Etoiles)
  • 24. Les jours passent, le rêve chaque soir me plonge dans un bonheur imaginaire, loin de ma vie sur Terre. La nuit approche, il est l’heure de se coucher, demain sera une autre journée, encore un jour où je devrai de nouveau faire face aux autres, ou plutôt à ceux qui se moquent de moi, de mon poids. C’est un lourd fardeau que je porte sur le dos, ce poids que je traîne comme des chaînes, m’enchaîne…
  • 25. (…) Vous vous demandez peut-être pourquoi mais sachez qu’il n’y a pas de secret en moi, ce livre est ce que je suis, il est ma vie, mon récit, celui d’un homme qui recherche son paradis, juste une personne qui, de jour en jour, fait battre son cœur et en laquelle il croit. Fermer la porte, ce n’est pas un rituel sacré, c’est juste une façon pour moi de m’isoler et m’éloigner pour rechercher la tranquillité. L’imaginer me permet tout bonnement d’apaiser mon cœur. Il y a cette douleur que je ressens tout au fond de moi à chaque fois que les autres me font souffrir… La nuit, j’oublie ma vie, je n’y pense plus, je m’endors et m’envole loin, très loin… Le plus loin que l’on puisse s’imaginer pour retrouver mon être aimé.. (Extrait – Secret)
  • 26. Où te caches-tu ? Plusieurs nuits se sont écoulées depuis… Ce monde enchanteur est présent, seulement il a perdu de ses couleurs. Je ne te trouve plus dans mon sommeil, dans cette prairie où nous passions notre temps ensemble, dans ce jardin où sans toi, les fleurs se fanent peu à peu et perdent de leur éclat. En ce jour de pluie, mon cœur se meurt, je ne trouve plus le courage de vivre. Peut-être n’ai-je plus d’espoir, je ne sais plus, cette sphère s’assombrit tout autour de moi. Je ne reconnais pas le soleil sous cet aspect, rien ne brille plus sans toi. Plus rien n’est merveilleux sans ta présence qui m’éclaire, je désespère. Loin de toi et sans toi, la vie n’existe pas. Je t’en supplie, tu dois revenir. Ce monde ne peut survivre sans toi et moi plus que tout encore. Je t’aime, j’ai besoin de toi dans mon cœur. Sans toi, ma vie n’aurait aucun sens…
  • 27. Voici quelques nuits où j’erre seul dans mon rêve, dans cette contrée qui éclairait ma destinée et me donnait tant d’espoir jusqu’à maintenant. Des rêves, j’en ai déjà tellement fait mais jamais je ne m’étais inventé un monde à moi. Je ne sais même pas si j’en avais le droit. Si je l’ai fait, c’était pour être avec toi. Les songes sont éphémères, ils ne sont pas censés subsister. Qu’est-ce que j’ai fait ? Le dessin que j’ai imaginé est désormais tout abîmé, regardez ce qu’il est devenu… Il est beau mon rêve, croire en l’irréel… La pluie tombe abondamment comme les larmes sur mon visage que pourtant j’essaie de retenir. Je me dirige sous un arbre pour me protéger de la pluie. Le ciel ne gronde pas… ou pas encore, il n’est pas si sombre. Oui je crois en toi, j’ai encore de l’espoir. De nouveau ce soir, je fermerai les yeux avec l’espoir que tu me rejoignes dans ce rêve. Peut-être me diras-tu où je te trouverai dans la réalité ? (Extrait – Une Vie Sans Toi)
  • 28. J’ai commencé mon régime, ces premiers jours ne sont pas faciles. Quelque part, j’ai hâte de voir des résultats mais je sais aussi que je dois faire preuve de patience. Il n’y a pas grand-chose à faire, seulement de laisser passer le temps tout en tenant. Le plus dur est de me retenir d’aller fouiller dans les placards où il y a toujours beaucoup de bonnes choses à manger : des biscuits, des barres chocolatées, des bonbons et autres sucreries… Pour résumer, tout ce que je dois éviter. Le mieux est de ne pas y penser mais comment puis-je y arriver quand la faim s’anime à l’intérieur de moi ? Elle se fait sentir comme un refrain sans fin.
  • 29. (…) La vie est un rêve, les rêves ont une fin, le mien touche à sa fin dans le plus triste des chagrins. Pour l’heure, j’erre seul dans mon rêve, mon univers est devenu un désert. Ma main effleure l’écorce de cet arbre, là où j’ai gravé nos initiales. Je passe un doigt autour du cœur qui les entoure et me demande pourquoi l’âme sœur rêvée a disparu. Ne devait-il pas nous unir pour la vie ? De nouveau le ciel se couvre peu à peu de nuages gris. Tout devient sombre... Trop sombre, j’en ai bien l’impression. La mélancolie s’empare de ce monde qui sombre. Les fleurs sont mortes, les feuilles des arbres se sont envolées avec le vent comme l’espoir que j’avais de la retrouver, celui que je gardais tout au fond de moi. Des larmes jaillissent le long de mon visage, la douleur me monte à la tête. Je ne puis continuer mon chemin, à genoux, je pousse un cri sans fin vers le ciel pour clamer ma défaite...
  • 30. (…) Le rêve s’éteint lorsque le jour revient. Les volets sont fermés et dans cette obscurité, il me laisse seul dans le noir, seul avec mon chagrin. Sans cet espoir, mes rêves ne sont plus qu’un sombre cauchemar. Je n’ai qu’une seule envie, celle de mourir. C’est triste mais je n’existe pas sans elle. Encore un jour qui me semblera sans fin, l’enfer c’est de vivre sur Terre. Quand le soir revient, lorsque je regarde de nouveau se coucher le soleil, je puise en moi cette volonté de continuer à lutter malgré l’obscurité qui continue de m’envahir. Monde cruel, qu’as-tu fait de moi ? Je suis condamné à errer dans un désert de sable sous le soleil qui me brûle comme les flammes de l’enfer, m’embrasent de désespoir. Mon rêve ne se réalisera jamais dans notre réalité parce que les rêves n’ont pas leurs existences. N’y a-t-il plus d’amour ? J’aurais dû être comme un rêve et ne jamais exister, la douleur ne serait pas ce qu’elle est. (Extrait – La Fin D’Un Rêve)
  • 31. Je me suis levé en pleine nuit pour descendre à la cuisine. Je suis devant le placard, j’ai ouvert la porte, là où sont rangées toutes les sucreries. Il y a des barres chocolatées, des bonbons et des biscuits de tous genres, de quoi me rassasier. Je peux sentir l’odeur à travers les emballages, j’en ai tellement envie. Qu’est-ce que je suis en train de faire… Non, je n’ai pas le droit de faire ça. J’ai refermé la porte et me suis laissé tomber à genoux devant elle, sanglotant. J’ai serré les poings, j’aimerais taper dans cette porte mais me retiens. Les autres dorment, je ne dois pas les alarmer. Finalement, je suis remonté me coucher. La faim, elle, reste présente mais mon esprit, lui, s’évade. Je dois m’accrocher pour subsister et ne pas me laisser aller, combattre mon passé. Si dans mes rêves je sombre, je sens mon cœur se noyer ici ou là. De toute façon, je n’ai plus les pieds sur terre. Ma tête, elle, est levée là-haut vers le ciel. À défaut de pouvoir changer le passé, je conçois mon futur et forcément, j’imagine mon avenir… (Extrait – La Nuit)
  • 32. J’avais un rêve, un monde à moi… Je croyais en l’amour et j’avais de l’espoir. Aujourd’hui je n’espère plus rien. Que ce soit dans les rêves ou dans la réalité, rien n’a de vérité, rien n’existe. Tout commence mais tout se termine. D’un regard, je jette un coup d’œil par la fenêtre pour y admirer un temps pluvieux et orageux comme celui qui règne dans mon cœur. J’ouvris un instant la fenêtre pour fermer les volets. Quelques secondes m’ont suffi pour me plonger totalement dans l’obscurité et me retrouver les cheveux trempés par la pluie qui déferle. Après m’être séché la tête, je me suis allongé dans mon lit, fixant toujours cette fenêtre qui laisse passer un filtre de lumière lorsque le tonnerre s’illumine brièvement avant de me replonger dans le noir. Il fait froid mais je ne ressens pas le besoin de me mettre sous les draps pour m’emmitoufler, comme j’en ai pris l’habitude. Seul, je m’isole de nouveau et me retrouve dans mon monde, celui que j’ai dessiné, celui de mes rêves...
  • 33. (…) Un dernier regard vers une porte fermée... La porte des rêves, celle qui m’éloigne d’une société qui me fait tant souffrir. Les larmes de nouveau coulent sur mon visage. J’entrevois la lueur sous la porte qui s’atténue peu à peu, au fur et à mesure que mes paupières s’alourdissent et me plongent dans mon sommeil. Je m’isole dans les rêves, imaginant des contrées lointaines où les rayons d’un soleil m’éblouiraient d’un immense bonheur et d’une chaleur qui me réchaufferait le cœur. Un monde si différent de celui dans lequel je vis. (…) Mon rêve est un dessin à moitié effacé par des larmes qui continuent de couler, abîmant les peintures qui ont perdu de leurs allures. Certaines couleurs ont même pris de la noirceur. (Extrait – Un Monde Injuste)
  • 34. Malgré ce que je pense, j’ouvre désespérément les yeux, lentement. J’ai de la colère en moi mais je vais me reprendre. J’aperçois de la brume tout autour. Au fur et à mesure que j’ouvre doucement les yeux, j’entends des bruits étranges. C’est bizarre, on dirait des lames de fer qui se frottent entre elles. J’ai maintenant les yeux grands ouverts. À ma grande surprise, je me retrouve plongé sur un champ de bataille, vêtu d’une armure de chevalier avec une épée à la main. Si ce n’est pas de la magie, c’est de la sorcellerie. Je vous l’ai dit, ce rêve est devenu diabolique, je sombre dans la folie. Les arbres sont en feu, les guerriers surgissent de tous les côtés. Ce ne sont pas des hommes mais des squelettes, des morts bien vivants accoutrés eux aussi en armures de combattant qui tiennent également une épée à la main. Ils sont effrayants, la situation devient terrifiante. (...) Tout devient sombre. Vous vouliez découvrir mon rêve ? Bienvenue dans mon cauchemar..
  • 35. C’est une vision d’horreur, entouré par les spectres du mal, les damnés reviennent des enfers, de véritables squelettes qui surgissent des entrailles de la terre, sortis tout droit des ténèbres. Il y en a de plus en plus, je n’en peux plus. À en juger par leurs accoutrements, il s’agit sans aucun doute d’anciens guerriers morts aux champs d’honneur pendant un combat qui a tourné à l’horreur. Moi je suis seul, sans honneur, m’abandonnant à la mort dans cette nuit glaciale. Un instant, j’ai levé la tête vers le ciel pour ignorer ma peur. J’ai mis de côté ma douleur pour calmer ma frayeur. Malgré cette pluie battante et ces gros nuages gris qui assombrissent la nuit, j’aperçois sa lumière qui les transperce. C’est alors que je trépasse, gardant la tête toujours levée vers ciel sous le regard de la pleine lune. Je lui demande au secours mais elle reste là à me contempler impuissante, me laissant continuer ma chute sur un sol boueux où je m’étale de tout mon corps dans une descente qui me semble fatale. Couché par terre, le chagrin sur mon visage témoigne de mon échec. Je n’attends plus que la mort vienne me chercher, je n’ai plus la force de vivre sans celle que j’aime. (Extrait – L’Eternelle Quête)
  • 36. J’ai traversé la rivière pour pénétrer dans cette forêt qui se dressait devant moi. J’ai avancé, je me suis enfoncé dans la brume, vers l’obscurité. J’ai marché, sans me retourner. Je suis trempé, je n’ai pas pris le temps de me sécher. Les arbres sont immenses, leur feuillage d’un vert foncé cache le ciel et me plonge dans une obscurité totale telle que même les rayons du soleil ne peuvent y pénétrer. Je n'apercevrai plus jamais le magnifique coucher de soleil orangé que j’aimais tant contempler. (…) En ce moment, mes nuits doivent être agitées… J’entends des bruits étranges qui me font frissonner de terreur, si bien que j’en ai la chair de poule. Je pourrais accélérer mais préfère m’arrêter. Je me sens observé par une présence qui m’est étrangère, l’angoisse et la peur montent en moi. Peut-être celle de penser que jamais je ne réaliserai mon rêve. Je sens une ombre qui m’envahit, ma présence en ce lieu n’est pas la bienvenue comme les personnes qui ne m’acceptent pas tel que je suis. J’aimerais contrôler mes rêves comme cette peur qui est présente en moi. (Extrait – Tristesse Ténébreuse)
  • 37. Je me sens si impuissant face à ma détresse. Quand je laisse la colère grandir en moi, je me sens fort, je me sens puissant. À force d’être face à face avec l’obscurité, on s’abandonne à la haine qui se nourrit des moqueries, celles des gens qui me font de la peine. On finit par devenir aussi sombre que nos propres pensées. Les jours passent, mon cœur trépasse, mon âme sœur n’est nulle part où je vais. (…) Dans cette forêt, je me suis retourné un bref instant pour me rassurer mais sans surprise, c’est l’inverse qui s’est produit. Je voulais me sentir en sécurité, maintenant je suis inquiet. Je ne suis pas tout à fait sûr de ce que j’ai distingué, je jurerais avoir aperçu une sombre silhouette qui me suivrait à mon insu. Je peux me tromper mais pense l’avoir bien vue se faufiler en secret derrière un tronc pour se dissimuler. Pour l’heure, il vaut mieux se dépêcher, ne pas traîner en chemin. (Extrait – Le Combat D’Une Destin)
  • 38. On croit la faire fuir mais en vérité elle s’exprime. Si je la laissais entrer, je me condamnerais. En attendant, elle tourne autour de moi impatiemment… C’est une sorte d’ombre que j’ai croisée et qui attend le bon moment pour se faufiler à travers vous, lorsque vous l’exprimez. Soudain, l’angoisse fait place à la tension qui monte. Il y a des gouttes de sueur qui font place à la frayeur. Plongés dans la panique, vous perdez alors le contrôle, ressentant une grande peur qui vous paralyse tout le corps. Vous ne pouvez plus bouger, vous vous retrouvez comme immobilisé. Elle tente de remplacer votre âme par une noirceur qui vous ronge de l’intérieur. J’en ai fait la douloureuse épreuve mais j’ai su contrôler mon cœur et maîtriser ma peur. C’est une épreuve que je ne veux plus revivre... La tentation est grande mais que vaut-elle contre mon amour ? (Extrait – Lueur D’Espoir)
  • 39. J’ai continué à marcher sur les sentiers sans m’arrêter. Si là-bas les jours ont passé, les nuits se sont enchaînées. Enfin, j’arrive au bout de cette route, là où je recherche la vérité, la clé qui m’ouvrira le chemin de la réalité. J’aperçois enfin la lueur du jour au loin qui semble m’éclairer pour effacer l’obscurité à laquelle je tente d’échapper depuis plusieurs mois. J’ai accéléré la cadence, je suis tout excité à l’idée de la revoir. Peut-être, je me fais encore des idées mais suis persuadé que je vais enfin la retrouver. L’âme sœur rêvée, celle qui a toujours été mon soleil dans cet univers brillera-t-elle à nouveau dans mon cœur ? (…) Après six mois d’efforts dans la réalité, j’arrivais bientôt au bout d’un tunnel dans lequel je m’étais engouffré à force de me goinfrer, je me suis retrouvé coincé. Avec les semaines, j’ai compté tous ces kilos que je perdais. Il m’est maintenant de moins en moins facile de perdre du poids. Dans les songes, si j’étais au bout du chemin, j’allais bientôt ouvrir les yeux sur un passé qui maintenant me semblait lointain. Je croyais pouvoir le distancer…
  • 40. (…) Dans ces récits, j’écris ce que je suis. Ce livre est le reflet de ma vie, il est magique ou probablement diabolique puisqu’il ne reflète que l’être que je suis. Je me vois dans ce miroir, me regarde droit dans les yeux comme un face-à-face avec moi-même. Ce miroir est bien le reflet de la réalité, celui de ma personnalité. Dans les rêves, je ne m’imaginais jamais gros. Je préférais me visualiser toujours avec un poids idéal comme je le suis maintenant dans la réalité. Après tout, ce n’est qu’un rêve mais dans celui-ci, je fais preuve de courage et de détermination contrairement à ma vie de tous les jours où j’ai constamment fui la méchanceté des autres au lieu de l’affronter. Maintenant, l’heure est venue de me faire face. Si je me regarde, puisqu’on ne m’en laisse pas le choix, que vois-je ? … Je vois un homme qui durant son passé a fui dans cette sphère imaginée, là où il n’était pas repoussé par la société. Un homme qui a continué à vivre dans les rêves parce qu’il a trouvé que ce monde était parfait contrairement à notre réalité, jusqu’au jour où l’âme sœur a disparu. Je suis parti à sa recherche mais me rends compte maintenant que tout ça n’était que pure illusion. La vérité, c’est que je me suis dupé pour affronter la réalité. J’ai préféré me noyer dans la facilité. D’un côté cela m’a aidé, je me sentais accompagné pour moins manger mais socialement, je me suis isolé, j’ai préféré m’éloigner de tout, y compris de ma famille. Qu’ai-je fait ? … Je regrette de m’être conduit ainsi. (Extrait – Le Chemin De La Vérité)
  • 41. L’épée m’a servi à reconquérir un royaume mais la magie est l’ingrédient qu’il me manquait pour devenir le maître des rêves. J’ai souvent rêvé d’un monde presque parfait où la tristesse n’existerait pas, une contrée éloignée où chaque Homme trouverait son idéal. Ce serait certes le plus prodigieux des royaumes mais quel serait le sens de notre vie ? Il n’y aurait aucune tâche à achever, aucune direction à choisir, le chemin parfait serait tracé d’avance. Tant que le monde ne le sera pas, il y aura toujours des choses à accomplir. C’est ensemble que nous devons concevoir l’avenir pour le mener vers un univers meilleur. En réponse aux regards méprisants des autres, je me suis toujours caché dans les rêves, dans ce royaume enchanteur où tout n’est que bonheur. Un bien-être, une béatitude où l’on repose son cœur pour oublier notre douleur. Ce n’est qu’un moment extraordinaire et il est dur de rejoindre la réalité après avoir connu de telles splendeurs.
  • 42. Je me suis jusqu’alors réfugié dans les songes, je n’ai pas eu le courage d’affronter la réalité, de faire face à mes responsabilités. Ma culpabilité a décuplé au regard de mon obésité. Perdu dans mes illusions, cette sphère de lumière, l’instrument de mon univers s’obscurcissait au fur et à mesure que je sombrais à travers mes peurs les plus noires. De jour en jour, je perdais le contrôle d’une contrée imaginée mais avec le temps, j’ai su dominer mes frayeurs pour retrouver le chemin qui m’a montré la vérité. (...) Nous sommes à présent en route pour une nouvelle destination, le trajet sera long. Par la fenêtre, je regarde défiler sous mes yeux un paysage souvent rural tout en me demandant si j’ai une âme sœur quelque part… Dieu, de nouveau je me tourne vers toi, non pas pour te prier en pleurant mais simplement en silence. Que le ciel puisse m’accompagner de sa grâce pour protéger mes semblables dans les épreuves qui nous font obstacle et me soutenir sur cette nouvelle route qui me fait face. Même si parfois le ciel est gris, qu’il nous laisse seuls dans l’obscurité, même si je t’ai délaissé sans jamais vraiment t’oublier, oh sphère étoilée, toi mon guide céleste, je sais que je pourrai toujours compter sur les étoiles pour trouver mon chemin quand je serai plongé dans le noir. Mais dans notre réalité, il y en aura toujours une qui brillera plus forte que les autres pour illuminer mon présent et mon avenir, mon étoile, l’espoir. (Extrait – Éveil)