ENTRE INSTRUCTION ET PROPAGANDE
l’armée et le cinéma dans
l’entre-deux-guerres (1920-1939)
par Stéphane LAUNEY
SOMMAIRE
Le cinéma militaire dans l'entre-deux-guerres
• Une histoire sans archives ?
• Retour aux sources
Pérennisation d...
Le cinéma militaire dans l'entre-deux-guerres
Une histoire sans archives ?
• Les travaux historiques se sont appuyés princ...
Sources filmiques : état de la question
Du dépôt des films
au fort d’Ivry en
1946… à la
disparition d’une
grande partie de...
Comment expliquer les lacunes dans les collections
actuelles de l’ECPAD ?
Un problème de conservation ?
Une décomposition ...
Absence de moyens cinématographiques
communs aux trois armées
La section cinématographique de
l’armée (SCA) n’est pas un
o...
Vers une pérennisation du cinéma militaire (1/2)
1920 - 1922
Septembre 1919 : suppression du SPCG. Les collections demeure...
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En temps de paix, le film est
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Pérennisation du cinéma militaire
Pierre Calvet dirige la SCA jusqu'à l'été 1940. En 1932,
de nouveaux locaux et équipemen...
L’œil de l’aviateur…
Aéronautique militaire :
- des liens étroits avec le cinéma ;
- à la pointe de la technique avec des ...
…et l’œil du marin !
Le cinéma, un outil en
faveur du recrutement
- une participation maritime aux
films de fiction et aux...
Regard sur la production :
entre instruction et propagande (1/2)
1935 : rapport Petsche
- le ministère de la Guerre au pre...
Regard sur la production :
entre instruction et propagande (2/2)
Les films d’instruction :
de la conception à la diffusion...
Les films sur les batailles de 1918
ECPAD, 14.18 A 120, Offensive générale concentrique
Le cinétir
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Une production éducative
et de propagande
- une éducation morale et patriotique (montage
de films sur la Grande Guerre) ;
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Conclusion
À la veille du second conflit mondial, le cinéma militaire a
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Merci pour votre attention
ECPAD, 14.18 A 1243
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L’armée et le cinéma dans l’entre-deux-guerres (1920-1939)

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Présentation réalisée le 27 mars 2015 par Stéphane Launey au musée de l'Armée, aux Invalides, dans le cadre du colloque "Images d'armées : un siècle de cinéma et de photographie militaires (1915-2015)"

Publié dans : Art & Photos
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L’armée et le cinéma dans l’entre-deux-guerres (1920-1939)

  1. 1. ENTRE INSTRUCTION ET PROPAGANDE l’armée et le cinéma dans l’entre-deux-guerres (1920-1939) par Stéphane LAUNEY
  2. 2. SOMMAIRE Le cinéma militaire dans l'entre-deux-guerres • Une histoire sans archives ? • Retour aux sources Pérennisation du cinéma militaire • Au sein du ministère de la Guerre • L’œil de l'aviateur et du marin Regard sur la production • Entre instruction... • … et propagande Conclusion ECPAD, FT 424
  3. 3. Le cinéma militaire dans l'entre-deux-guerres Une histoire sans archives ? • Les travaux historiques se sont appuyés principalement sur quelques documents épars, des témoignages ou la presse cinématographique ; • Les archives ont connu les affres de la Seconde Guerre mondiale : perdues ou confisquées par les Allemands puis par les Soviétiques. Retour aux sources • Le fonds Moscou : les archives du 3e bureau de l’EMA du ministère de la guerre ont permis d’isoler de nombreux documents échangés avec la section cinématographique, créée en 1920 ; • Possibilité de porter un regard neuf sur cette période en croisant ces sources avec les films encore conservés à l’ECPAD (séries FT, 14.18, SS).
  4. 4. Sources filmiques : état de la question Du dépôt des films au fort d’Ivry en 1946… à la disparition d’une grande partie de ce fonds. ECPAD, reportage Terre 11246 ECPAD, archives Marcel Cau, dossier 22
  5. 5. Comment expliquer les lacunes dans les collections actuelles de l’ECPAD ? Un problème de conservation ? Une décomposition de la pellicule nitrate stockée dans de mauvaises conditions, avant que le SCA ne prenne réellement possession des lieux à l’automne 1948. Une élimination volontaire ? Une élimination des films en raison de leur obsolescence au vu du nouvel armement, en grande partie américain, équipant l’armée française et entraînant des changements radicaux dans la manière de faire la guerre. SHD, DBIB Terre 4° 7021
  6. 6. Absence de moyens cinématographiques communs aux trois armées La section cinématographique de l’armée (SCA) n’est pas un organisme interarmées. En 1936 est institué un service cinématographique de la marine et, l’année suivante, son équivalent pour l’armée de l’air. ECPAD, 14.18 A 1347 ECPAD, FT 343
  7. 7. Vers une pérennisation du cinéma militaire (1/2) 1920 - 1922 Septembre 1919 : suppression du SPCG. Les collections demeurent aux Beaux-arts puis aux Archives photographiques d’art et d’histoire. Juin 1920 : à la demande du 3e bureau (instruction), feu vert pour la mise en place d’une section cinématographique (SCA) au sein du service géographique de l’armée. La SCA a d’emblée une forte dimension éducative. Aussi dénommée « section d’enseignement par l’image », sa première mission est la diffusion du cinéma dans les écoles et les centres d’éducation physique. Des débuts confidentiels : – Installation sommaire aux Invalides (cour de Metz) ; – manque de crédits ; – un effectif réduit ; – matériel vieillissant à mettre aux normes.
  8. 8. Vers une pérennisation du cinéma militaire (2/2) 1923 - 1925 En temps de paix, le film est rapidement perçu comme une réponse adéquate à la question de l’instruction militaire - programme Buat (à partir de 1923) : réalisation de films d'instruction ; - diffusion à titre d'essai dans quelques corps d'armée ; - théorisation du cinéma militaire (parution d’articles dans la presse militaire). SHD, GR 7 N sup. 569, pellicules du film Les gaz de combat
  9. 9. Pérennisation du cinéma militaire Pierre Calvet dirige la SCA jusqu'à l'été 1940. En 1932, de nouveaux locaux et équipements avec un personnel étoffé ; des crédits conséquents mis à disposition : 1926 - 1939 Au sein de l’armée, de nouveaux corps d'armées sont équipés en appareils de projection avec un personnel qualifié (taux d'équipement régimentaires de 80 % prévu fin 1938) ; création de dépôts permanents de films dans les régions militaires (apparition de collections régimentaires en 1936) ; une note annuelle précise le programme des films à réaliser et leur diffusion. SHD, GR 8 Ye 39559
  10. 10. L’œil de l’aviateur… Aéronautique militaire : - des liens étroits avec le cinéma ; - à la pointe de la technique avec des soldats spécialistes ; - projet de rattachement de la SCA à la fin des années 20. Armée de l’air : - l’autonomie de 1934 ne remet pas en cause le lien avec la SCA ; - la création du service cinématographique de l’air (1937) conforte ses particularismes (films d’instructions spécialisés, propagande aéronautique). Revue maritime, mai 1927
  11. 11. …et l’œil du marin ! Le cinéma, un outil en faveur du recrutement - une participation maritime aux films de fiction et aux documentaires ; - 1927 : création d’un service photo-cinéma, sans grands moyens (le ministère se tourne alors vers l’industrie privée) ; - 1936 : un service cinématographique de la marine aux compétences élargies (instruction et propagande) est institué. SHD, MV 1 BB8 15 ECPAD, FT 174
  12. 12. Regard sur la production : entre instruction et propagande (1/2) 1935 : rapport Petsche - le ministère de la Guerre au premier rang des crédits consacrés au cinéma ; - une cinémathèque de 145 films d’instruction et de 115 films de propagande, tous muets. Typologie des films d’instruction : - film tactique (étude d’un règlement) ; - film technique (étude d’un armement) ; La pédagogie militaire par le cinéma : nombreux cartons explicatifs, grand usage de schémas et dessins animés, emploi du ralenti Revue militaire française, juillet-septembre 1926
  13. 13. Regard sur la production : entre instruction et propagande (2/2) Les films d’instruction : de la conception à la diffusion - élaboration d’un scénario au sein d’une commission ; - réalisation par la SCA, en lien avec un conseiller technique, puis montage ; - validation puis diffusion ; - nouveaux règlements rend certains films obsolètes (éliminations ?) : nécessité d’une nouvelle réalisation. SHD, DBIB Terre 4° 7021 SHD, GR 9 N 295, répertoire 1934
  14. 14. Les films sur les batailles de 1918 ECPAD, 14.18 A 120, Offensive générale concentrique
  15. 15. Le cinétir « L’image s’arrête au moment où la balle frappe l’écran et le point d’impact apparaît lumineux puis la projection reprend après un temps d’arrêt » Note du 18 décembre 1937, SHD, GR 7 N sup. 568, d. 1 SHD, GR 9 NN1 404
  16. 16. Une production éducative et de propagande - une éducation morale et patriotique (montage de films sur la Grande Guerre) ; - une propagande coloniale (films vantant la vie militaire aux colonies pour soutenir les engagements ; réalisation de courts-métrages pour l’exposition coloniale de 1931) ; - une propagande sanitaire (informer les soldats des risques encourus pendant leur passage sous les drapeaux mais aussi après leur retour à la vie civile). L’armée se fait également l’écho du mouvement nataliste (films sur la prophylaxie des maladies vénériennes). ECPAD, 14.18 A 97 ECPAD, FT 507 ECPAD, FT 520
  17. 17. Conclusion À la veille du second conflit mondial, le cinéma militaire a manifestement réussi à s’imposer au sein de l’institution, notamment grâce à l’action du commandant Calvet. En dehors de l’armée, ce dernier a contribué à son rayonnement par ses participations à plusieurs manifestations se rapportant au cinéma éducatif. En 1938, un projet de réorganisation de la SCA évoque timidement, entre autres, la possibilité d’une structure interarmées qui ne pourra aboutir avant septembre 1939. Toutefois, les méthodes de production et de diffusion du cinéma militaire, pensées et mises en œuvre durant l’entre- deux-guerres, inspireront le fonctionnement du service cinématographique des armées constitué en 1946.
  18. 18. Merci pour votre attention ECPAD, 14.18 A 1243

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